Jeudi 20 Juin 2013, 11:28
S'abonner à Syndiquer
download

500'000 signataires pour la vérité sur les tués et disparus des Balkans

02.07.2011 - 10:36

Une pétition pour que toute la lumière soit faite sur ce qui est arrivé aux victimes des conflits des années 90 dans les Balkans a été lancée par un collectif de quelque 1500 ONG. Cinq cent mille personnes l'ont signée.

Cinq cent mille personnes dans les Balkans occidentaux ont signé d’avril à juin une pétition pour que toute la lumière soit faite sur ce qui est arrivé aux victimes des conflits des années 90 et établir une liste des personnes disparues.

L’objectif des organisateurs de cette initiative régionale inédite, parainnée par un collectif de quelque 1500 ONG, est simple et ambitieux: établir la liste exhaustive des victimes des guerres en Croatie, en Bosnie, au Kosovo, déterminer les circonstances de leur mort, mais aussi recenser toutes les personnes disparues.

"Les noms de chaque personne ayant péri dans des crimes de guerre ou au combat seront répertoriés, ainsi que les circonstances dans lesquelles elles ont été tuées", a expliqué à Natasa Kandic, une personnalité serbe de premier plan sur la question des crimes de guerre commis dans l’ex-Yougoslavie et l’une des principales initiatrices de la pétition.Il en sera de même pour les personnes disparues, dont le nombre est évalué dans la région à quelque 15'000.

"Notre vision est d’en finir une fois pour toutes avec cette pratique dans les Balkans qui consiste à manipuler les chiffres sans jamais citer les noms des victimes", ajoute-t-elle.

"La balle est dans le camp des Etats issus de l’ex-Yougoslavie"

Natasa Kandic et les organisateurs de la pétition considèrent que la balle est désormais dans le camp des Etats issus de l’ex-Yougoslavie pour mettre en place une Commission régionale (Recom) chargée d’établir toute la vérité sur les victimes des guerres des Balkans.

Elle espère que cette Commission sera mise en place au début de 2013.

Les présidents serbe et croate, Boris Tadic et Ivo Josipovic, ainsi que les plus hauts responsables du Monténégro, la Commission et le Parlement européens ont vivement soutenu cette initiative.

Les citoyens en Slovénie, Croatie, Serbie, Bosnie, Monténégro, Macédoine et Kosovo étaient invités à signer la pétition.

Beaucoup de jeunes ont répondu à l’appel, selon les organisateurs.

L’initiative a été bien suivie au Kosovo (1,7 million d’habitants) avec 100.000 signatures, en Serbie (270.000 signatures pour environ 7,5 millions d’habitants), au Monténégro (30.000 signatures pour 600.000 habitants) et en Bosnie (90.000 signatures pour 3,8 millions d’habitants).

"Pour pouvoir se tourner vers l’avenir"

"Il faut voir ce qui est arrivé à ces pauvres gens, comment ils ont péri et fermer ce volet à jamais pour pouvoir se tourner vers l’avenir", a déclaré Branko Kokic, un étudiant de 19 ans, à Belgrade, après avoir signé la pétition.

Pour Yll Vuthi, 17 ans, à Pristina, "la vérité doit être établie, onze ans après la guerre (au Kosovo, en 1998-1999). Nous ne savons ni ce qu’a été la destinée des disparus, ni les responsables (...) J’ai signé (la pétition) pour que de telles choses ne se reproduisent plus jamais".

L’Association kosovare des familles des disparus s’est néanmoins opposée à l’initiative.

"On s’efforce indirectement d’aider la Serbie à effacer sa responsabilité pour les tragédies provoquées dans les Balkans", a estimé Sheremet Ademi, l’un des militants de l’Association.

"Etablir quelque chose qu’on connaît déjà n’a aucun sens. Tout cela est fait pour les intérêts purement personnels et ceux de la Serbie. Nous, les victimes, savons très bien ce qui s’est passé", a déclaré Hatidza Mehmedovic, présidente de l’association "Les mères de Srebrenica" à Sarajevo.

Croatie réticente

En Croatie, la signature de la pétition n’a eu qu’un effet très limité avec 20 000 signatures.

"Il existe (en Croatie) une résistance à toute initiative régionale (...) Les gens ne veulent aucun souvenir provenant de notre passé commun, même si les crimes commis exigent une approche régionale", a estimé Mme Kandic.

"Nous devons nous acquitter de cette tâche pour toutes les victimes et les générations à venir afin qu’elles ne soient pas à nouveau dans une situation où le souvenir du passé produira la haine et les conflits", a-t-elle conclu.

Publicité

Publicité

Publicité

Publicité

Publicité

Le ministre kosovar du Développement économique, Besim Beqaj, explique dans une interview accordée à Albinfo.ch en quoi le Kosovo offre un climat favorable aux investissements étrangers, et ce, dans différents secteurs comme le tourisme, les mines et l'énergie
Diversité
Intégration: la religion est-elle un frein? L’émission « Diversité » de cette semaine est consacrée au thème de la religion et de l'intégration en Suisse
albinfo.ch: Remzi Durmishi und Elez Badalli
Un consulat pour les kosovars du canton du Tessin Les Kosovars vivant dans la région italophone de Suisse se sentent discriminés par les institutions de leur pays d'origine. Ils dénoncent le fait qu'ils soient les seuls à ne pas pouvoir bénéficier de services consulaires.
Après 10 ans d'activité, Swisscontact ferme ses bureaux au Kosovo Le ministre kosovar de l'Enseignement, Ramë Buja, a déclaré que l'impact de « Swisscontact » sur l'enseignement et la formation des jeunes au Kosovo allait laisser une marque importante. Il espère que l'aide suisse continuera sous d'autres formes
"Il faut davantage d'engagement en Suisse" Ce dimanche 9 juin s'est tenue l'Assemblée annuelle des Albanais de Suisse
Diversité
Keystone
Âge et Migration: rester ou partir ? L'émission "Diversité" de cette semaine est consacrée au thème des seniors d'origine immigrée

Publicité

Publicité

Météo

Berne

Nuages
  • 22 °C
Signalé le :
jeu, 20/06/2013 - 10:50

Pristina

Peu de nuages
  • 28 °C
Signalé le :
jeu, 20/06/2013 - 10:30

Zürich

Nuages
  • 21 °C
Signalé le :
jeu, 20/06/2013 - 10:50

Skopje

Ciel clair
  • 31 °C
Signalé le :
jeu, 20/06/2013 - 10:30

Publicité

Newsletter

Publicité

Changement de devises

Amount to convert

Publicité

Facebook

Copyright © 2010 albinfo.ch. All Rights Reserved.

L’utilisation des articles, photos et contenus de la plateforme albinfo.ch est autorisée à condition que la source soit citée. Toute reproduction ou utilisation sans l’autorisation d’albinfo.ch est interdite et constitue une violation des droits d’auteur.
La rédaction se réserve le droit de ne pas publier et restituer des articles, photos ou d’autres types de documents envoyés.

Qui sommes-nous

La charte