Thématique

Simonetta Sommaruga participe à Paris à une conférence internationale sur la lutte contre le financement du terrorisme

 La Conseillère fédérale Simonetta Sommaruga participe jeudi 26 avril à Paris à une conférence internationale sur la lutte contre le financement du terrorisme. Elle sera accompagnée du secrétaire d’Etat aux questions financières internationales Jörg Gasser. Dans le cadre d’une visite de travail, la cheffe du DFJP doit par ailleurs visiter des projets de lutte contre la radicalisation

Plusieurs dizaines d’Etats et d’organisations sont invités par le Président français Emmanuel Macron à la Conférence internationale de Paris sur la lutte contre le financement du terrorisme. Les 25 et 26 avril, les ministres et experts partageront leurs expériences sur les nouveaux modes opératoires du financement du terrorisme. Ils échangeront également sur des solutions visant à optimiser la collecte et la diffusion du renseignement financier, ainsi que sur de nouvelles approches concernant l’implication du secteur privé dans la lutte contre le financement du terrorisme.

Malgré les revers enregistrés sur le terrain par l’Etat islamique, la menace du terrorisme ne décline pas. Les organisations terroristes savent faire évoluer la nature et la structure de leurs sources de financement. Ces ressources ne cessent de se diversifier : soutien d’Etats ou dons de particuliers, extorsion directe des populations ou détournement d’actions caritatives, produits de la criminalité organisée. La Suisse s’engage face au défi que représente la lutte contre le financement du terrorisme à travers trois axes principaux : améliorer la détection, consolider la collaboration entre les autorités nationales, et renforcer la coopération internationale.

Lutte contre la radicalisation

La lutte contre le terrorisme et la radicalisation restera un thème central de la visite de travail de la cheffe du Département fédéral de justice et police (DFJP) le vendredi 27 avril. Elle aura l’occasion de s’informer sur place des programmes de lutte contre la radicalisation, notamment dans une prison de la région parisienne qui dispose d’une large expérience dans ce domaine. Cette prison est dotée  d’un « quartier d’évaluation de la radicalisation », où sont évalués le niveau de radicalisation et la dangerosité des détenus susceptibles d’être radicalisés ou ayant commis des actes terroristes.