Intégration

Suisse : la naturalisation facilitée unit les politiciens Albano-suisses

À la suite des activités liées à l’initiative visant à faciliter la naturalisation de la troisième génération d’immigrés, un débat entre les jeunes politiciens Albano-suisses des partis comme le PS, le PLR et le PBD, a eu lieu à Zürich.

Les militants, normalement divisés par leurs idéologies, se sont réunis pour défendre un intérêt commun, celui d’une Suisse plus libérale et ouverte d’esprit. Les jeunes politiciens d’origine albanaise ont exprimé leur volonté de coopérer et de parvenir à un consensus sur le thème de la naturalisation.

Përparim Avdili a parlé de la philosophie de son parti, le PLR, par rapport aux étrangers. Il a admis que le PLR ne se concentre pas sur la politique qui traite des étrangers et de l’intégration, et que le thème principal du parti est l’économie.

Qëndresa Sadriu, conseillère du PS dans la municipalité de Glattbrugg, à Zürich, est née et a grandi en Suisse. De ce fait, elle pense avoir le droit de se battre pour l’égalité des chances de tous ceux qui vivent dans ce pays, et même ceux qui y sont considérés comme étrangers. Elle a également critiqué certains Albanais qui vivent et travaillent ici et cependant ne pensent qu’à rentrer au pays. De plus, ils imposent cette attitude à leurs enfants nés en Suisse, chose qui les désoriente et ainsi ne leur permet de se sentir nulle part chez eux.

Alban Imeri, député du canton de Thurgovie, trouve absurde le fait que les jeunes de la deuxième génération doivent subir un test de connaissance de la langue allemande, sachant qu’ils parlent l’allemand mieux que l’albanais.

Parlant de l’intégration sans oublier ses racines, il a mentionné son propre exemple. Il est né en Suisse, et avant de terminer ses études à l’ETH de Zürich, il est devenu député au parlement du canton. Il est également président d’une association de musique albanaise. « Je suis actif dans la société suisse, mais cela ne m’empêche pas de cultiver la culture et la tradition de mon pays d’origine ».

Florim Kadri, responsable de l’immigration au sein du syndicat Unia, dans le canton d’Argovie, est né en Suisse. Il a vécu quelques années en Macédoine, où il a fréquenté l’école jusqu’à la première année de lycée. À son retour en Suisse, Kadri a suivi la voie de l’intégration.

« Aujourd’hui, il n’existe plus d’expatrié qui vit ici et considère la Suisse comme un pays étranger. Nous aimons la Suisse et nous respectons ses règles, ses lois et ses coutumes. Mais je me demande si la Suisse répond de la même manière. Nous accepte-t-elle comme l’un de ses composants à part entière ? » questionne Florim Kadriu, qui a demandé aux Albanais porteurs du passeport suisse de voter, parce que cela fait la différence.