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Union des Imams albanais en Suisse : « Les accusations de Saida Keller Messahli sont diffamatoires »

L'Union des Imams albanais en Suisse (UIAS) a réagi fermement aux déclarations récentes de Saida Keller Messahli, Présidente du Forum pour l’Islam progressiste en Suisse, dans la presse suisse.

Pour l’UIAS,  « les calomnies, les semi-vérités sont plus dangereuses que les mensonges. L’utilisation de concepts qui ne sont pas clairement définis, tout en se référant à des contextes erronés, crée de la confusion et de la peur dans l’opinion public».

L’UIAS qualifie donc d’inventions les allégations de S. Keller Messahli, et ce sur plusieurs points, à commencer par la question du financement de la construction de mosquées albanaises ou le financement d’imams albanais en Suisse qui seraient, selon elle, par des organisations islamiques de l’étranger. L’UIAS affirme que «chaque mosquée publie constamment dans ses locaux les informations sur les contributions financières des membres et des autres donateurs ». Elle se dit « prête à prouver aux autorités suisses l’origine de tous les revenus et dépenses financières de leurs mosquées, et ce, jusqu’au dernier centime. La totalité du financement a été réalisé par les membres de la mosquée ainsi que par les autres mosquées albanaises établies en Suisse ».

Selon la déclaration de l’UIAS, Mme Keller Messahli « invente le fait comme quoi la plupart des imams albanais sont salafistes et qu’ils ont, dans leur système, un agenda politique. Elle invente lorsqu’elle affirme que dans les écoles religieuses au sein des mosquées albanaises en Suisse a lieu un endoctrinement des enfants ».

En ce qui concerne l’accusation selon laquelle l’Union des imams albanais en Suisse aurait invité, en Suisse, des personnes dénoncées pour radicalisme islamique, l’UIAS souligne qu’ils n’ont pas été invités par l’UIAS, mais par des mosquées spécifiques (membres de l’UIAS, n.d.l.r.) « Bien que, dans l’intervalle, ces imams aient été libérés de ces accusations, nous regrettons qu’ils aient fréquenté nos mosquées ». L’UIAS se défend aussi en rappelant que « les personnes qui ont été convié par l’UIAS  sont  des professeurs et des universitaires, tels que le Dr. Ahmed Xhaballah de Paris; le Prof. Dr. Ednan Aslan et de Prof. Dr. Zekirja Sejdini de l’Université de Vienne; le Prof. Dr. Samuel M. Behloul de Lucerne et Dr. Ahmed Alibashic, etc.».

« Nos Imams sont des consultant auprès des autorités suisses et rejettent le discours extrémiste de certains musulmans d’ici, comme par exemple lorsqu’il s’agit des cas de la natation pour les filles, les salutations en serrant la main”, poursuit la déclaration.

« On peut être fiers que dans nos mosquées, non pas qu’on implante la radicalisation ou l’extrémisme, mais que nous contribuons, de manière substantielle, à l’intégration des musulmans, de tout âge, en Suisse », souligne l’UIAS. Cette dernière rappelle aussi  sa signature de la Déclaration de laïcité à Berne, survenue le 20 mars de cette année : « Cette charte souligne le respect de la laïcité, de l’ordre constitutionnel suisse, et condamne le radicalisme de toutes sortes » rappelle-elle.

L’UIAS menace, dans son communiqué, de poursuivre Mme S. K. Messahli en justice, si elle ne retire pas ses accusations diffamatoires envers l’UIAS et les mosquées albanaises qui sont ses membres.