{"id":322789,"date":"2019-10-27T22:39:55","date_gmt":"2019-10-27T21:39:55","guid":{"rendered":"https:\/\/www.albinfo.ch\/?p=322789"},"modified":"2019-10-27T22:39:55","modified_gmt":"2019-10-27T21:39:55","slug":"pour-une-culture-du-bati-de-qualite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.albinfo.ch\/fr\/pour-une-culture-du-bati-de-qualite\/","title":{"rendered":"Pour une culture du b\u00e2ti de qualit\u00e9"},"content":{"rendered":"<div class=\"contentHead\"><\/div>\n<div class=\"mod mod-nsbnewsdetails\">\n<p>L&#8217;architecture fait partie int\u00e9grante du patrimoine humain, dans lequel elle doit s&#8217;inscrire et qu&#8217;elle est parfois appel\u00e9e \u00e0 restaurer. Elle \u00e9volue avec notre conception du rapport au monde et \u00e0 la nature, laquelle ne saurait \u00eatre fig\u00e9e. Elle ne cesse d\u00e8s lors d&#8217;osciller entre deux \u00e9lans contradictoires\u00a0: l&#8217;esprit de conservation et l&#8217;esprit d&#8217;ouverture. Et dans le cadre de cette journ\u00e9e de r\u00e9flexion, il me semble important de d\u00e9crire \u00e0 pr\u00e9sent plus en d\u00e9tail, sous l&#8217;angle de la politique, les m\u00e9canismes de ces deux forces antagonistes que sont l&#8217;esprit de conservation et l&#8217;esprit d&#8217;ouverture et comment elles trouvent \u00e0 se concr\u00e9tiser dans le monde de la construction.<\/p>\n<p>L&#8217;invitation que j&#8217;ai lanc\u00e9e l&#8217;an dernier aux ministres europ\u00e9ens de la culture de venir dans les Grisons, \u00e0 Davos, pour \u00e9changer sur notre mani\u00e8re de concevoir nos lieux de vie, allait dans le sens de la haute id\u00e9e que nous nous faisons de l&#8217;architecture. Faire preuve d&#8217;un esprit d&#8217;ouverture lorsque l&#8217;on est hant\u00e9 par un esprit de conservation, c&#8217;est n\u00e9cessairement savoir faire preuve d&#8217;un esprit de rupture et cela n&#8217;est pas chose ais\u00e9e.<\/p>\n<p>Voici ce qu&#8217;\u00e9crivait Le Corbusier en 1923, dans son manifeste \u00ab\u00a0V<i>ers une architecture\u00a0\u00bb<\/i>.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<i>L&#8217;homme actuel sent, d&#8217;une part, un monde qui s&#8217;\u00e9labore logiquement, clairement, qui produit avec puret\u00e9 des choses utiles et utilisables et, d&#8217;autre part, il se retrouve d\u00e9concert\u00e9, dans un vieux cadre hostile. Ce cadre, c&#8217;est son g\u00eete\u00a0; sa ville, sa rue, sa maison, son appartement se dressent contre lui et, inutilisables, l&#8217;emp\u00eachent de poursuivre dans son repos le m\u00eame chemin spirituel qu&#8217;il poursuit dans son travail<\/i>. (&#8230;)\u00a0<i>Un grand d\u00e9saccord r\u00e8gne entre un \u00e9tat d&#8217;esprit moderne qui est une injonction et un stock \u00e9touffant de d\u00e9tritus s\u00e9culaires\u00a0<\/i>\u00bb.<\/p>\n<p>Le Corbusier, qui pensait renier le pass\u00e9, consid\u00e9rait finalement que, pour adapter son habitat \u00e0 son environnement, l&#8217;homme avait le choix, radical, entre \u00ab\u00a0<i>l&#8217;architecture ou la r\u00e9volution<\/i>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>S&#8217;il existe un moment particulier o\u00f9, dans le champ de la politique des constructions, l&#8217;esprit de conservation et l&#8217;esprit d&#8217;ouverture sont amen\u00e9s \u00e0 se confronter, c&#8217;est, assur\u00e9ment, \u00e0 l&#8217;occasion des concours d&#8217;architecture. Dans les concours d&#8217;architecture, au-del\u00e0 de l&#8217;aspect purement \u00e9conomique li\u00e9 au co\u00fbt \u00e0 supporter pour la collectivit\u00e9, ce sont de nombreux crit\u00e8res qui sont examin\u00e9s, relevant tant\u00f4t de l&#8217;esprit de conservation, tant\u00f4t de l&#8217;esprit d&#8217;ouverture. Le respect des normes contraignantes applicables en mati\u00e8re d&#8217;am\u00e9nagement du territoire, du droit de l&#8217;environnement ou du d\u00e9veloppement durable, n&#8217;ont au fond d&#8217;autre but que de faciliter l&#8217;int\u00e9gration des nouvelles constructions au d\u00e9cor pr\u00e9existant, que celui-ci soit naturel ou b\u00e2ti. Les pr\u00e9occupations \u00e9cologiques, l&#8217;adaptation \u00e0 un climat en pleine mutation, sont aujourd&#8217;hui au c\u0153ur des d\u00e9bats et impliquent de faire \u00e9voluer notre mani\u00e8re d&#8217;envisager les constructions.<\/p>\n<p>Pour reprendre les mots du Corbusier, il s&#8217;agit de distinguer les constructions assimilables \u00e0 des \u00ab\u00a0<i>d\u00e9tritus s\u00e9culaires<\/i>\u00a0\u00bb, au regard par exemple de leur salubrit\u00e9, du patrimoine rev\u00eatant une importance culturelle digne de protection.<\/p>\n<p>Selon des accords de l&#8217;OMC, les proc\u00e9dures dites de \u00ab\u00a0march\u00e9s publics\u00a0\u00bb r\u00e9gissant les concours d&#8217;architecture doivent respecter la libre circulation et la libre-concurrence. C&#8217;est dans cette optique, d\u00e9j\u00e0, qu&#8217;il s&#8217;agit de faire preuve d&#8217;un esprit d&#8217;ouverture au march\u00e9 international. Esprit d&#8217;ouverture qui se manifestera encore dans le choix des techniques, des proc\u00e9d\u00e9s, ou des mat\u00e9riaux modernes utilis\u00e9s. Au moment de l&#8217;adjudication, la confrontation de l&#8217;esprit de conservation et de l&#8217;esprit d&#8217;ouverture finit par engendrer une r\u00e9flexion politique, voire philosophique, qui peut s&#8217;av\u00e9rer plus subtile encore. Les d\u00e9cisions \u00e0 prendre pourront ainsi traduire un certain utilitarisme, rev\u00eatir le sens du compromis ou r\u00e9sulter d&#8217;une dissertation plus g\u00e9n\u00e9rale li\u00e9e \u00e0 l&#8217;esth\u00e9tique et \u00e0 l&#8217;id\u00e9e du Beau. La discussion sera politique lorsqu&#8217;il s&#8217;agira de d\u00e9cider comment adapter notre habitat \u00e0 ce que nous sommes, ce qui implique un choix de soci\u00e9t\u00e9 &#8211; individualiste ou plut\u00f4t communautaire &#8211; et peut avoir des r\u00e9percussions sur la mani\u00e8re d&#8217;agencer nos constructions.<\/p>\n<p>En 1928, lors du premier congr\u00e8s international d&#8217;architecture moderne qui s&#8217;\u00e9tait tenu \u00e0 La Sarraz, on avait abord\u00e9 le th\u00e8me de l&#8217;architecture et de ses rapports avec l&#8217;Etat et la d\u00e9claration radicale qui s&#8217;ensuivit s&#8217;achevait en ces termes\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<i>Si les Etats prenaient le contrepied de leur attitude actuelle, ils provoqueraient une v\u00e9ritable renaissance architecturale qui viendrait tout naturellement s&#8217;int\u00e9grer dans l&#8217;orientation g\u00e9n\u00e9rale du d\u00e9veloppement \u00e9conomique et social du pays<\/i>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Les politiciens \u00e9taient alors consid\u00e9r\u00e9s comme d\u00e9pass\u00e9s, obnubil\u00e9s par l&#8217;id\u00e9e du pass\u00e9 et prisonniers d&#8217;une conception surann\u00e9e du Beau, les architectes signataires ne jurant que par le modernisme.<\/p>\n<p>Mais les choses ont chang\u00e9, et l&#8217;esprit de conservation et de pr\u00e9servation du patrimoine s&#8217;est progressivement inscrit dans nos lois, gr\u00e2ce \u00e0 quoi les r\u00e9alisations du Corbusier ne seront d&#8217;ailleurs certainement jamais jet\u00e9es dans la benne des \u00ab\u00a0<i>d\u00e9tritus s\u00e9culaires<\/i>\u00a0\u00bb. De nos jours, c&#8217;est une philosophie du \u00ab\u00a0en m\u00eame temps\u00a0\u00bb que nous serions presque invariablement contraints d&#8217;\u00e9pouser. Faire preuve d&#8217;ouverture et de modernit\u00e9, mais \u00ab\u00a0en m\u00eame temps\u00a0\u00bb, faire preuve d&#8217;un esprit de conservation en inscrivant le patrimoine \u00e0 b\u00e2tir dans un d\u00e9cor qu&#8217;il nous faut aussi pr\u00e9server.<\/p>\n<p>Lorsque je voyage en Europe, je me pose souvent cette question: O\u00f9 est pass\u00e9e notre culture du b\u00e2ti\u00a0? Bien s\u00fbr, on croise encore de magnifiques nouveaux b\u00e2timents, de tr\u00e8s belles places, des monuments et des ensembles remarquablement restaur\u00e9s. Mais le plus souvent, il s&#8217;agit d&#8217;espaces d\u00e9pourvus de culture.<\/p>\n<p>Je fais de la politique, pas de l&#8217;architecture. Et je ne suis pas suis un expert. Pourtant, je me demande parfois si les gens n&#8217;\u00e9prouvent pas des difficult\u00e9s avec leur espace de vie quotidien. Je pense aux zones commerciales, b\u00e2timents industriels et maisons d&#8217;habitation plus anciennes se partagent l&#8217;espace. Des quartiers entiers o\u00f9 le transport individuel reste roi, o\u00f9 tout est pens\u00e9 en termes d&#8217;am\u00e9nagement technique et non d&#8217;urbanisme vivant.<\/p>\n<p>Les villages eux aussi ont souffert durant ces vingt derni\u00e8res ann\u00e9es. Tout le monde a construit comme bon lui semblait, souvent sans prendre en compte de l&#8217;espace public. M\u00eame les d\u00e9tails &#8211; qualit\u00e9, mat\u00e9rialit\u00e9 durable, syst\u00e8mes simples et solides &#8211; ont \u00e9t\u00e9 n\u00e9glig\u00e9s.<\/p>\n<p>Ce constat nous incite \u00e0 agir\u00a0: il est grand temps de remettre l&#8217;accent sur la qualit\u00e9 du b\u00e2ti. Et quelles sont les perspectives d&#8217;avenir ? Elles ne sont pas si sombres. Car peu \u00e0 peu, une r\u00e9sistance semble se former contre la banalisation du paysage architectural.<\/p>\n<p>La D\u00e9claration de Davos, adopt\u00e9e par les ministres europ\u00e9ens de la Culture, appelle justement \u00e0 mettre en \u0153uvre une culture du b\u00e2ti de qualit\u00e9. Elle a ainsi permis d&#8217;inscrire l&#8217;objectif d&#8217;un environnement b\u00e2ti de qualit\u00e9 \u00e0 l&#8217;agenda politique. Je suis fier que la Suisse ait lanc\u00e9 cette initiative et j&#8217;ai plaisir \u00e0 constater que la D\u00e9claration de Davos a suscit\u00e9 la r\u00e9flexion et donn\u00e9 une impulsion dans de nombreux pays et organisations. D\u00e9sormais appel\u00e9e Processus de Davos, cette d\u00e9marche r\u00e9unit un grand nombre de pays, ainsi que l&#8217;UNESCO et l&#8217;UIA.<\/p>\n<p>Ce vaste int\u00e9r\u00eat montre aussi que la discussion est urgente et que nous devons repenser au plus vite la fa\u00e7on dont nous g\u00e9rons notre environnement architectural. Mais nous avons des d\u00e9fis majeurs \u00e0 relever\u00a0: le changement climatique, la transition \u00e9nerg\u00e9tique, l&#8217;\u00e9volution de la mobilit\u00e9 et le d\u00e9clin de la biodiversit\u00e9.<\/p>\n<p>Des d\u00e9fis qui ont un impact majeur sur notre espace de vie. Pour les ma\u00eetriser, nous ne pouvons pas compter uniquement sur la recherche et la technologie\u00a0: nous devons aussi tenir compte de l&#8217;humain et de ses besoins. Nous devons en outre veiller \u00e0 ce que ces \u00e9volutions ne d\u00e9gradent pas davantage nos valeurs architecturales et notre patrimoine culturel.<\/p>\n<p>Ces d\u00e9fis exigent des efforts, de la force et de la volont\u00e9 politique. Le secteur public et le secteur priv\u00e9 doivent mettre en place de nouvelles collaborations qui placent la culture du b\u00e2ti au centre des r\u00e9flexions. Les valeurs humaines et culturelles, le souci du bien commun, doivent revenir au centre de la r\u00e9flexion. Et il faut trouver un nouvel \u00e9quilibre entre les aspects \u00e9conomiques, techniques et culturels.<\/p>\n<p>Si construire, c&#8217;est cr\u00e9er de la culture, c&#8217;est donc aussi cr\u00e9er du sens. Une culture du b\u00e2ti de qualit\u00e9, ce n&#8217;est pas seulement une architecture solide. Les architectes commencent d&#8217;ailleurs \u00e0 r\u00e9affirmer leur responsabilit\u00e9 sociale et leur mission au sein de la soci\u00e9t\u00e9. \u00c0 revendiquer haut et fort une culture du b\u00e2ti de qualit\u00e9. Cette revendication est appel\u00e9e \u00e0 prendre de l&#8217;ampleur. \u00c0 devenir un mouvement pour la culture du b\u00e2ti\u00a0! Un mouvement qui exige une v\u00e9ritable vision urbanistique globale, en lieu et place d&#8217;un am\u00e9nagement du territoire en deux dimensions. Qui prot\u00e8ge et cultive le patrimoine culturel tout en revendiquant un langage architectural contemporain, qui combine conservation et ouverture.<\/p>\n<p>Nous devons nous affranchir de la quantit\u00e9 de normes techniques impos\u00e9es par l&#8217;immobilier et l&#8217;industrie, et envisager la culture du b\u00e2ti comme un bien commun qui tienne t\u00eate au secteur \u00e9conomique et qui s&#8217;immisce dans la politique. Il est grand temps de mettre ces revendications sur la table et d&#8217;entamer le d\u00e9bat, de se retrousser les manches pour la culture du b\u00e2ti. Car pour moi, une culture du b\u00e2ti de qualit\u00e9, c&#8217;est avant tout le r\u00e9sultat d&#8217;un d\u00e9bat passionn\u00e9, d&#8217;une vaste r\u00e9flexion et d&#8217;une confrontation entre ce qui est et ce qui devrait \u00eatre. Une discussion qui porte non seulement sur la fonction, le rendement et les besoins du march\u00e9, mais aussi sur la mat\u00e9rialit\u00e9, la beaut\u00e9 et l&#8217;ambiance cr\u00e9\u00e9e.<\/p>\n<p>Pour mener ce d\u00e9bat, nous avons besoin d&#8217;experts, mais aussi de profanes \u00e9clair\u00e9s. Car si tout le monde n&#8217;est pas capable de construire une maison, d&#8217;\u00e9valuer un plan ou un projet, chacun en revanche est \u00e0 m\u00eame d&#8217;exprimer ses besoins.<\/p>\n<p>Une culture du b\u00e2ti de qualit\u00e9, ce sont des villages et des villes bien con\u00e7us et vivants, aptes \u00e0 r\u00e9pondre aux nouvelles exigences de la soci\u00e9t\u00e9 tout en conservant leurs particularit\u00e9s historiques. Une culture du b\u00e2ti de qualit\u00e9 renforce le sentiment d&#8217;identit\u00e9. Il permet la cohabitation entre une grande diversit\u00e9 de personnes. Simultan\u00e9ment, il refl\u00e8te la diversit\u00e9 des personnes qui habitent cet espace de vie. Un am\u00e9nagement de qualit\u00e9 encourage l&#8217;identification au lieu de vie et renforce la coh\u00e9sion du voisinage.<\/p>\n<p>La qualit\u00e9 est un imp\u00e9ratif strat\u00e9gique. Pr\u00e9tendre que la qualit\u00e9 et la beaut\u00e9 sont subjectives est un raccourci un peu simpliste. Car il y a des endroits, des quartiers, des b\u00e2timents o\u00f9 nous nous sentons bien. C&#8217;est quelque chose que l&#8217;on peut mesurer. Il peut s&#8217;agir d&#8217;espaces tr\u00e8s divers, anciens ou nouveaux, \u00e0 l&#8217;architecture traditionnelle ou au contraire innovante. Mais tous doivent \u00eatre mesur\u00e9s \u00e0 l&#8217;aune du bien-\u00eatre que l&#8217;on y ressent.<\/p>\n<p>Quel serait mon souhait\u00a0? Que la qualit\u00e9 de la culture du b\u00e2ti devienne un v\u00e9ritable objectif dans notre soci\u00e9t\u00e9. Que cette derni\u00e8re soit consciente de son droit collectif \u00e0 jouir d&#8217;un espace de vie de qualit\u00e9 et qu&#8217;elle exerce ce droit.<\/p>\n<p>Vous, les architectes, \u00eates appel\u00e9s \u00e0 jouer un r\u00f4le central dans cette nouvelle donne. N&#8217;h\u00e9sitez pas \u00e0 vous approprier ce r\u00f4le, \u00e0 vous lancer dans cette d\u00e9marche et \u00e0 vous imposer si n\u00e9cessaire. Mais la culture du b\u00e2ti nous concerne tous. En l&#8217;habitant ou en le fa\u00e7onnant, nous agissons sur notre milieu. Et celui-ci exerce \u00e0 son tour une influence sur nous. Nous portons tous la responsabilit\u00e9 de participer activement au fa\u00e7onnement de notre espace de vie.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.admin.ch\/gov\/fr\/accueil\/documentation\/communiques.msg-id-76816.html\">admin.ch<\/a><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Discours du Conseiller f\u00e9d\u00e9ral Alain Berset \u00e0 l\u2019occasion de la Conf\u00e9rence internationale CAE-UIA sur les concours d\u2019architecture \u00e0 Paris \u2013 Seules les paroles prononc\u00e9es font foi.<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":322791,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1168,1170],"tags":[],"vendi":[],"content_country":[],"class_list":["post-322789","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-culture","category-vivre-en-suisse"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.albinfo.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/322789","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.albinfo.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.albinfo.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.albinfo.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.albinfo.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=322789"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.albinfo.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/322789\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.albinfo.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/322791"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.albinfo.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=322789"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.albinfo.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=322789"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.albinfo.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=322789"},{"taxonomy":"vendi","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.albinfo.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/vendi?post=322789"},{"taxonomy":"content_country","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.albinfo.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/content_country?post=322789"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}