{"id":358456,"date":"2020-02-25T16:40:53","date_gmt":"2020-02-25T15:40:53","guid":{"rendered":"https:\/\/www.albinfo.ch\/?p=358456"},"modified":"2020-02-25T17:29:54","modified_gmt":"2020-02-25T16:29:54","slug":"deux-soeurs-et-deux-mondes-qui-saffrontent","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.albinfo.ch\/fr\/deux-soeurs-et-deux-mondes-qui-saffrontent\/","title":{"rendered":"Deux \u00ab s\u0153urs \u00bb et deux mondes qui s\u2019affrontent"},"content":{"rendered":"<p>Dans son \u0153uvre \u00ab\u00a0la mise-en-sc\u00e8ne de la vie quotidienne\u00a0\u00bb, le sociologue Erving Goffman, nous apprends que les individus jouent en permanence un r\u00f4le en face des autres. Comme dans une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre o\u00f9 les protagonistes portent des masques pour plaire \u00e0 autrui. C\u2019est ainsi avec une certaine ironie que, dans la pi\u00e8ce \u00ab\u00a0S\u0153urs\u00a0\u00bb, mise-en-sc\u00e8ne par Elidan Arzoni au th\u00e9\u00e2tre Galpon, les personnages vont faire tomber les masques pour se livrer \u00e0 un pugilat verbal deux heures durant.<\/p>\n<p>Avant de p\u00e9n\u00e9trer sur l\u2019ar\u00e8ne, le metteur en sc\u00e8ne met en garde les spectateurs\u00a0: \u00ab\u00a0quand vous entrerez, la pi\u00e8ce aura d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9\u00a0\u00bb. \u00c0 l\u2019int\u00e9rieur, on d\u00e9couvre la sc\u00e8ne sobre et noir. Au milieu est dispos\u00e9e un grand tapis cendr\u00e9 sur lequel des chaises sont m\u00e9ticuleusement align\u00e9s par la s\u0153ur a\u00een\u00e9, Arblinda. En face, la cadette, Nastassja, l\u2019observe le regard froid, valise \u00e0 la main, pr\u00eate \u00e0 tout d\u00e9baller. La tension est palpable et l\u2019on devine tr\u00e8s vite que ce terrain va se transformer en no man\u2019s land.<\/p>\n<p>Durant deux heures, les deux s\u0153urs ne se m\u00e9nageront pas, rien ne sera \u00e9pargn\u00e9, tous les reproches remontant de la petite enfance \u00e0 l\u2019\u00e2ge adulte seront bons \u00e0 dire. Les assaillantes ne rechigneront pas \u00e0 porter de violents coups que les spectateurs recevront \u00e0 double, tant le langage est cru et incisif.<\/p>\n<p>Nous serons d\u2019office pris d\u2019empathie pour Nastassja, venue dans l\u2019espoir de clamer sa souffrance et conjurer la mal\u00e9diction d\u2019\u00eatre n\u00e9e en second. Cependant, Arblinda, bien d\u00e9cid\u00e9e \u00e0 ne pas se laisser envahir par les envies destructrices de sa cadette, va progressivement renverser ce rapport \u00e0 un moment charni\u00e8re o\u00f9 la pi\u00e8ce va d\u00e9passer le cadre familial pour tenir un propos plus profond, universel et humaniste. En effet, l\u2019ain\u00e9e, militante d\u2019une ONG venant en aide aux migrants et aux SDF, va \u00e9voquer les souffrances des victimes par ce qu\u2019elle nomme \u00ab\u00a0la g\u00e9opolitique absurde\u00a0\u00bb. Cette dimension politique ne va alors pas consister \u00e0 uniquement exposer la confrontation de deux s\u0153urs, mais de deux id\u00e9ologies que tout oppose. Elidan Arzoni nous confiera par ailleurs que la pi\u00e8ce aborde deux souffrances distinctes\u00a0: \u00ab\u00a0l\u2019une priv\u00e9e et l\u2019autre du monde\u00a0\u00bb. Effectivement, Arblinda est sensible \u00e0 la souffrance du monde qui l\u2019entoure, mais insensible aux souffrances de sa s\u0153ur, alors que le paradigme est invers\u00e9 pour Nastassja. Deux visions du monde qui peinent donc \u00e0 coexister dans nos soci\u00e9t\u00e9s contemporaines.\u00a0Le metteur en sc\u00e8ne ira m\u00eame plus loin, qualifiant les opinions politiques de l\u2019a\u00een\u00e9e proche de l\u2019extr\u00eame-gauche ou de la France Insoumise, alors que la cadette serait une macroniste av\u00e9r\u00e9e. La pi\u00e8ce questionne \u00e9galement nos positions face \u00e0 ces souffrances qui m\u00e8nent notre monde \u00e0 se d\u00e9chirer, mais aussi la place de notre existence individuelle au sein d\u2019une soci\u00e9t\u00e9, d\u2019un monde collectif. Est-ce qu\u2019une souffrance prime sur l\u2019autre\u00a0?<\/p>\n<p>Les com\u00e9diennes, Arblinda Dauti-Gervalla et Nastassja Tanner, sont \u00e9poustouflantes dans leurs r\u00f4les o\u00f9 les tirades sont interminablement jouissives. Leur corps et mise est \u00e0 rude \u00e9preuve, elles donnent tout, jusqu\u2019\u00e0 leur propre pr\u00e9nom dans la pi\u00e8ce. \u00ab\u00a0S\u0153urs\u00a0\u00bb s\u2019inscrit ainsi dans une r\u00e9alit\u00e9 sociale et politique. Nous le disions, les masques tombent, mais le quatri\u00e8me mur \u00e9galement. Les spectateurs sont pris \u00e0 parti dans cette joute verbale. En effet, Arblinda s\u2019adresse soudainement \u00e0 nous. On ne sait plus sur quel pied danser, est-ce le personnage ou la com\u00e9dienne qui nous parle\u00a0? Peu importe finalement, il s\u2019agit l\u00e0 de la m\u00eame personne. La r\u00e9alit\u00e9 nous rattrape ainsi, nous questionne sur notre propre place dans ce monde souffrant d\u2019une \u00ab\u00a0g\u00e9opolitique absurde\u00a0\u00bb. Et quand nous questionnons la com\u00e9dienne sur la cause des migrants et sur ses origines albanaises, il devient difficile pour elle de pas \u00eatre \u00e9mue. Rien d\u2019\u00e9tonnant finalement, la pi\u00e8ce avait d\u00e9but\u00e9 bien avant que les spectateurs arrivent et finie, dans le r\u00e9el, bien apr\u00e8s que ces derniers quittent la salle\u00a0; si l\u2019on peut consid\u00e9rer que cela puisse finir un jour.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0S\u0153urs\u00a0\u00bb fait l\u2019effet d\u2019un tsunami qui ravage tout sur son passage, les chaises soigneusement ordonn\u00e9es finissent en d\u00e9sordre, car tout doit \u00eatre bouscul\u00e9. La cadette pousse l\u2019a\u00een\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 ces derniers retranchements, alors que cette derni\u00e8re renvoi sa col\u00e8re sur ce monde passif et impuissant qui r\u00e9p\u00e8te sans cesse les erreurs du pass\u00e9. Il ne manque plus qu\u2019aux spectateurs de faire \u00e9cho \u00e0 cette col\u00e8re, de provoquer une \u00ab\u00a0\u00e9meute\u00a0\u00bb ou un \u00ab\u00a0effondrement\u00a0\u00bb, et bien entendu de se pr\u00e9cipiter \u00e0 aller la voir cette pi\u00e8ce.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.albinfo.ch\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/arblinda1.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-358457\" src=\"https:\/\/www.albinfo.ch\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/arblinda1.png\" alt=\"\" width=\"202\" height=\"316\" srcset=\"https:\/\/www.albinfo.ch\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/arblinda1.png 202w, https:\/\/www.albinfo.ch\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/arblinda1-192x300.png 192w, https:\/\/www.albinfo.ch\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/arblinda1-64x100.png 64w, https:\/\/www.albinfo.ch\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/arblinda1-112x175.png 112w\" sizes=\"auto, (max-width: 202px) 100vw, 202px\" \/><\/a><\/p>\n<h5><strong>Arblinda Dauti-Gervalla \u2013 actrice<br \/>\n<\/strong><\/h5>\n<h5>Genevoise, d&#8217;origine albanaise, Arblinda Dauti a fait ses \u00e9tudes d\u2019art dramatique au Cours Florent \u00e0 Paris de 2012 \u00e0 2015. Elle a \u00e9t\u00e9 laur\u00e9ate de la bourse Simon I. Pati\u00f1o en 2013.<br \/>\nElle a ensuite jou\u00e9 La Trag\u00e9die du Vengeur de Thomas Middleton (m.e.s Jerzy Klezyk) ; Oncle Vania d\u2019Anton Tchekhov (m.e.s Lise Dehurtevent) ; Toc Toc de Laurent Baffie (m.e.s Laurent Baffie, tourn\u00e9e de 2 ans en France, dont le Festival d\u2019Avignon en 2018 et \u00e0 Casablanca) ; Very Nice d\u2019Eric Carri\u00e8re (m.e.s Roger Louret).<br \/>\nS\u0153urs sera le premier spectacle qu\u2019elle jouera dans sa ville d\u2019origine.<\/h5>\n<h4><a href=\"https:\/\/www.albinfo.ch\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/nasstasia.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-358461\" src=\"https:\/\/www.albinfo.ch\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/nasstasia.png\" alt=\"\" width=\"185\" height=\"285\" srcset=\"https:\/\/www.albinfo.ch\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/nasstasia.png 197w, https:\/\/www.albinfo.ch\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/nasstasia-194x300.png 194w, https:\/\/www.albinfo.ch\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/nasstasia-65x100.png 65w, https:\/\/www.albinfo.ch\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/nasstasia-113x175.png 113w\" sizes=\"auto, (max-width: 185px) 100vw, 185px\" \/><\/a><br \/>\n<strong>Nastassja Tanner \u2013 actrice<br \/>\n<\/strong><\/h4>\n<h5>Dipl\u00f4m\u00e9e de La Manufacture \u2013 Haute Ecole de Th\u00e9\u00e2tre de Suisse Romande \u2013 Lausanne en 2015, Nastassja Tanner a notamment jou\u00e9 dans Ivanov d\u2019Anton Tchekhov (m.e.s. Alexandre Doublet) ; Lac de Pascal Rambert (m.e.s. Denis Maillefer, au TLH Sierres, Th\u00e9\u00e2tre du Loup Gen\u00e8ve, Vidy Lausanne, La Cartoucherie Paris) ; Villa Dolorosa de Rebekka Kricheldorf (m.e.s. Guillaume B\u00e9guin, Th\u00e9\u00e2tre du Poche Gen\u00e8ve, CDN Montlu\u00e7on, Vidy Lausanne) ; Adieu S\u00e9mione S\u00e9mionovitch ! d\u2019apr\u00e8s Nikola\u00ef Erdman (m.e.s. Lara Khattabi et Jonas Lambelet, Th\u00e9\u00e2tre Saint-Gervais Gen\u00e8ve.<br \/>\nElle tourne son solo Loubna depuis 2017, notamment au Centre Culturel Suisse \u00e0 Paris, \u00e0 la Com\u00e9die de Gen\u00e8ve et au Th\u00e9\u00e2tre du Pommier \u00e0 Neuch\u00e2tel.<br \/>\nElle a jou\u00e9 dans plusieurs court-m\u00e9trages ainsi que pour la t\u00e9l\u00e9vision : D\u00e9voil\u00e9es (Jacob Berger) ; dans la s\u00e9rie Quartier des banques (Fulvio Bernasconi) ; ainsi que Pr\u00e9nom Mathieu (Lionel Baier).<\/h5>\n<p><a href=\"https:\/\/www.albinfo.ch\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/elidan.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-358485\" src=\"https:\/\/www.albinfo.ch\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/elidan.png\" alt=\"\" width=\"182\" height=\"274\" srcset=\"https:\/\/www.albinfo.ch\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/elidan.png 182w, https:\/\/www.albinfo.ch\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/elidan-66x100.png 66w, https:\/\/www.albinfo.ch\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/elidan-116x175.png 116w\" sizes=\"auto, (max-width: 182px) 100vw, 182px\" \/><\/a><\/p>\n<h4><strong>Elidan Arzoni \u2013 Mise en sc\u00e8ne et costumes<\/strong><\/h4>\n<h5>Apr\u00e8s des \u00e9tudes d&#8217;art dramatique aupr\u00e8s de la Section Professionnelle d\u2019Art Dramatique (SPAD) du Conservatoire de Lausanne, il travaille, notamment, avec Bernard Bloch, Eric Devanth\u00e9ry, Claude Stratz, Omar Porras, Michel Deutsch, Anne-C\u00e9cile Moser, Manfred Karge, Michel Kullmann, Anne Bisang, Nicolas Brieger, Genevi\u00e8ve Guhl.<\/h5>\n<h5>En 2007, Elidan Arzoni cr\u00e9e la Compagnie M\u00e9tamorphoses. Il fait ses d\u00e9buts comme metteur en sc\u00e8ne avec Huis clos de Jean-Paul Sartre, donn\u00e9 au Th\u00e9\u00e2tre T\/50 \u00e0 Gen\u00e8ve en 2008. Suivront : Dans la solitude des champs de coton de Bernard-Marie Kolt\u00e8s au Th\u00e9\u00e2tre T\/50 \u00e0 Gen\u00e8ve en 2010 (mise en sc\u00e8ne, sc\u00e9nographie, costumes, lumi\u00e8res et r\u00f4le du Dealer) ; La Le\u00e7on d\u2019Eug\u00e8ne Ionesco au Th\u00e9\u00e2tre Alchimic en 2011 (mise en sc\u00e8ne, sc\u00e9nographie, costumes et r\u00f4le du Professeur) ; \u00ab Art \u00bb de Yasmina Reza au Th\u00e9\u00e2tre Alchimic en 2012 (mise en sc\u00e8ne, sc\u00e9nographie, costumes et r\u00f4le de Marc), repris avec grand succ\u00e8s au Th\u00e9\u00e2tre Alchimic et au Th\u00e9\u00e2tre de l\u2019Orangerie en 2013 ; Les Liaisons dangereuses de Christopher Hampton d\u2019apr\u00e8s Laclos au Th\u00e9\u00e2tre Alchimic en 2013 (mise en sc\u00e8ne, sc\u00e9nographie, costumes et r\u00f4le de Valmont) ; La V\u00e9rit\u00e9 de Florian Zeller au Th\u00e9\u00e2tre Alchimic en 2014 (mise en sc\u00e8ne, sc\u00e9nographie, costumes et r\u00f4le de Marc) ; Cl\u00f4ture de l\u2019amour de Pascal Rambert au Th\u00e9\u00e2tre du Gr\u00fctli et au Th\u00e9\u00e2tre Les Salons en 2016 (mise en sc\u00e8ne, sc\u00e9nographie et costumes) ; Contraction de Mike Bartlett au Th\u00e9\u00e2tre Alchimic en 2017 (mise en sc\u00e8ne et costumes) ; La Grande et fabuleuses histoire du commerce de Jo\u00ebl Pommerat au Th\u00e9\u00e2tre du Gr\u00fctli en 2018 (mise en sc\u00e8ne, costumes et r\u00f4le d\u2019Andr\u00e9) ; Momo de S\u00e9bastien Thi\u00e9ry au Th\u00e9\u00e2tre Alchimic en 2019 (mise en sc\u00e8ne, sc\u00e9nographie et costumes).<\/h5>\n<h5>Il a sign\u00e9 sa premi\u00e8re mise en sc\u00e8ne lyrique avec Romeo und Julie, Singspiel de Georg Anton Benda produit par l\u2019Op\u00e9ra de Chambre de Gen\u00e8ve et donn\u00e9 \u00e0 l\u2019Alhambra en juillet 2018.<\/h5>\n<h5>Au cin\u00e9ma, outre de nombreux court-m\u00e9trages, il a jou\u00e9 le r\u00f4le principal dans La mort en exil, moyen-m\u00e9trage d&#8217;Ayten Mutlu, s\u00e9lectionn\u00e9 au Festival de Cannes en 2002 ; dans Film Socialisme de Jean-Luc Godard ; Ceux qui travaillent d\u2019Antoine Russbach (Meilleure fiction au Prix du cin\u00e9ma suisse 2019) ; Fortissimo ! de Janine Piguet et la s\u00e9rie Frieden de Michael Schaerer.<\/h5>\n<p><a href=\"https:\/\/www.albinfo.ch\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/s23.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-358471\" src=\"https:\/\/www.albinfo.ch\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/s23.png\" alt=\"\" width=\"531\" height=\"760\" srcset=\"https:\/\/www.albinfo.ch\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/s23.png 531w, https:\/\/www.albinfo.ch\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/s23-210x300.png 210w, https:\/\/www.albinfo.ch\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/s23-277x396.png 277w, https:\/\/www.albinfo.ch\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/s23-70x100.png 70w, https:\/\/www.albinfo.ch\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/s23-122x175.png 122w\" sizes=\"auto, (max-width: 531px) 100vw, 531px\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les com\u00e9diennes, Arblinda Dauti-Gervalla et Nastassja Tanner, sont \u00e9poustouflantes dans leurs r\u00f4les o\u00f9 les tirades sont interminablement jouissives. Leur corps est mise \u00e0 rude \u00e9preuve, elles donnent tout, jusqu\u2019\u00e0 leur propre pr\u00e9nom dans la pi\u00e8ce. \u00ab S\u0153urs \u00bb s\u2019inscrit ainsi dans une r\u00e9alit\u00e9 sociale et politique. <\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":358467,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1163,1168,1182],"tags":[],"vendi":[],"content_country":[],"class_list":["post-358456","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-fr-e-diaspora","category-culture","category-agenda"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.albinfo.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/358456","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.albinfo.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.albinfo.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.albinfo.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.albinfo.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=358456"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.albinfo.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/358456\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.albinfo.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/358467"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.albinfo.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=358456"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.albinfo.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=358456"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.albinfo.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=358456"},{"taxonomy":"vendi","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.albinfo.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/vendi?post=358456"},{"taxonomy":"content_country","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.albinfo.ch\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/content_country?post=358456"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}