Albanie
Hommages et adieux à Ismail Kadare : une cérémonie empreinte d’émotion et de controverse
Un dernier hommage populaire et solennel Le 3 juillet 2024, les Albanais d’Albanie, du Kosovo et de Macédoine du Nord ont rendu un dernier hommage à Ismail Kadare, figure emblématique de la littérature albanaise et mondiale, décédé le 1er juillet à l’âge de 88 ans.
Des hommages publics ont été organisés au Théâtre National de l’Opéra et du Ballet de Tirana en présence de nombreuses personnalités politiques et culturelles, dont la présidente du Kosovo, Vjosa Osmani, et le Premier ministre du Kosovo, Albin Kurti.
Une scénographie représentant Mère Teresa, initialement prévue pour une autre représentation, a servi de toile de fond inattendue à la cérémonie, suscitant les commentaires du Premier ministre Edi Rama : “Sous l’ombre de sa sainte bien-aimée, Ismail, les yeux fermés, se sentirait protégé de tous.”
Polémiques autour de la sépulture La cérémonie a été marquée par des controverses concernant le lieu de sépulture de l’écrivain. Le Premier ministre Edi Rama a révélé les nombreuses “propositions non sollicitées” reçues pour l’emplacement de la tombe, notamment celle du cimetière des Martyrs de la Guerre de libération nationale au Kosovo. Finalement, dans le respect des volontés de la famille, une cérémonie privée a eu lieu au cimetière de Tufina, où Kadare reposera temporairement.
Une dernière demeure qui lui sera propre sera aménagée ultérieurement. Discours émouvants et hommages vibrants Lors de la cérémonie, seul le Premier ministre Edi Rama a prononcé un discours, à la demande de la famille. Il a rappelé la stature d’Ismail Kadare, “témoin d’un mot” qui a reçu autant d’éloges que de critiques de la part de ses compatriotes. Les filles de l’écrivain, Besiana et Gresa Kadare, ont également partagé leurs souvenirs émouvants lors de la cérémonie privée.
“Je l’imagine s’élevant comme un dieu au panthéon des génies du monde et nous regardant”, a déclaré Besiana. Un héritage littéraire immense Ismail Kadare laisse derrière lui une œuvre littéraire considérable, plusieurs fois nominée pour le prix Nobel de littérature. Son décès a suscité une vive émotion en Albanie et dans le monde entier.
Le Premier ministre Edi Rama a conclu son discours en soulignant l’importance de respecter le départ de l’écrivain et de lui offrir une dernière demeure digne de son héritage : “Il est venu, a écrit et est parti ! Nous n’avons qu’un devoir.
Respecter son départ, en lui donnant au moment et à l’endroit opportuns une dernière demeure où il ne se sentira menacé ni par l’amour non sollicité, qu’il redoutait, ni par le voisinage jamais désiré, qu’il trouvait ennuyeux, et surtout pas par les rassemblements, les honneurs et les discours, qu’il craignait.”
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