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La Suisse présente son plan d’action pour renforcer l’efficacité de l’OSCE à l’horizon 2025

Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) considère les 50 ans de l’Acte final de Helsinki en 2025 comme l’occasion de dresser un bilan et de s’engager pour un renforcement de l’OSCE

Après la traditionnelle première visite officielle à son homologue autrichien Alexander Van der Bellen, le président de la Confédération Ignazio Cassis s’est rendu au siège de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) à Vienne. Il y a rencontré l’actuel président de l’OSCE, le ministre des affaires étrangères polonais Zbigniew Rau, ainsi que la secrétaire générale de l’organisation Helga Schmid. A cette occasion, le président Cassis a présenté le plan d’action 2022-2025 de la Suisse pour l’OSCE.

La Pologne a repris en 2022 la présidence de l’OSCE. Lors de ses rencontres avec le ministre des affaires étrangères Zbigniew Rau et la secrétaire générale de l’OSCE Helga Schmid, le président de la Confédération a thématisé la question de la sécurité de l’Europe qui s’est considérablement dégradée ces dernières semaines. Dans ce contexte, il a dévoilé les objectifs et les priorités de la Suisse au sein de l’instance pour les années à venir. Le plan d’action de la Suisse définit aussi des mesures à mener à l’horizon du 50ème anniversaire de l’Acte final de Helsinki en 2025, par lequel les chefs d’État et de gouvernement avaient posé les fondements de l’OSCE et de la coopération en matière de sécurité.

Une OSCE plus forte et plus opérationnelle

Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) considère les 50 ans de l’Acte final de Helsinki en 2025 comme l’occasion de dresser un bilan et de s’engager pour un renforcement de l’OSCE. Avec son plan d’action OSCE 2022-2025, la Suisse veut identifier des mesures qui contribuent à renforcer l’organisation et à reconsolider la sécurité européenne. Le plan d’action n’a pas la prétention de présenter la politique de la Suisse au sein de l’OSCE de manière exhaustive. Il met cependant l’accent sur les domaines dans lesquels la Suisse est en mesure d’apporter une valeur ajoutée d’ici à 2025.

Concrètement, la Suisse souhaite œuvrer à la préservation et à la revitalisation des acquis de l’OSCE. Elle prévoit pour cela de participer au développement d’un processus de dialogue en vue d’Helsinki 2025, de renforcer le contrôle des armements et donc la confiance entre les Etats participants et d’augmenter les capacités dans la résolution des conflits. Dans ce contexte, l’accent sera également mis sur la numérisation et le développement de la diplomatie scientifique.

L’OSCE, une priorité pour la Suisse

Pour la Suisse, l’OSCE a toujours été un pilier fondamental de la sécurité européenne. L’organisation constitue à la fois un important instrument de prévention et de règlement des conflits ainsi qu’une plateforme de dialogue. Ces dernières années, la marge de manœuvre de l’OSCE s’est progressivement réduite, ceci dû notamment à une crise de confiance entre les États. Trop souvent, ce manque de confiance fait obstacle à la recherche d’une solution commune. Dans le cadre de l’OSCE, la Suisse a toujours contribué à la recherche de compromis et au dépassement des blocages. Cela avait particulièrement été remarqué lors des années de présidence de la Suisse, en 1996 et en 2014.

La présentation du plan d’action 2022-2025 à Vienne intervient dans la même semaine des pourparlers entre les États-Unis et la Russie le 10 janvier à Genève, du dialogue entre la Russie et l’OTAN à Bruxelles le 12 janvier et de l’échange d’aujourd’hui au sein de l’OSCE. « La Suisse est préoccupée par la crise profonde de la sécurité européenne », a déclaré le président de la Confédération Ignazio Cassis. « Je salue le dialogue qui a été initié à ce sujet dans différents formats. Ce qui est important pour la Suisse, c’est que l’OSCE en ait également discuté aujourd’hui. Ici, toutes les parties sont sur un pied d’égalité autour de la table. Avec son plan d’action, la Suisse veut contribuer à rétablir la confiance au sein de l’OSCE et à trouver des solutions communes. »

Objectif annuel du Conseil fédéral en 2021

Pour assurer la cohérence des mesures, le DFAE a pu compter sur la contribution du Département de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS), du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) et d’autres services concernés de l’Administration fédérale.

La présentation du document par le DFAE était l’un des objectifs annuels du Conseil fédéral pour 2021. Le plan d’action vise à mettre en œuvre la politique de la Suisse concernant l’OSCE conformément à la stratégie de politique extérieure 2020-2023 (SPE 20­23). Le plan d’action fait partie de la cascade stratégique de la politique étrangère suisse.


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