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Semaine de la Francophonie: “La Beauté de l’Âne” à Berne raconte l’histoire du Kosovo
Dans le cadre de la Semaine de la Francophonie, organisée par l’Ambassade de la République du Kosovo à Berne, le documentaire long métrage “La Beauté de l’Âne”, œuvre de la réalisatrice albano-suisse Dea Gjinovci, a été projeté au Kino Ciné Club.
La soirée a débuté par une réception organisée sous forme d’apéro, où les participants ont eu l’occasion de déguster des vins du Kosovo, transformant ainsi l’ouverture de l’événement en une présentation soignée de la culture et de la production locale.
Ensuite, l’ambassadeur de la République du Kosovo à Berne, S.E. Mentor Latifi, s’est adressé aux participants en soulignant l’importance de la participation du Kosovo à cette plateforme culturelle internationale. “Bienvenue à la projection du film “La Beauté de l’Âne” (“La beauté de l’âne”), qui se tient aujourd’hui dans le cadre de la Semaine de la langue française et de la Francophonie à Berne. Nous sommes heureux de participer pour la première fois à cette Semaine avec un film helvético-kosovar. Je souhaite remercier Mme Isabelle Biedermann pour son soutien, ainsi que la réalisatrice Dea Gjinovci et le distributeur ‘Firsthand Films’ qui ont rendu possible cette projection avant même sa première à Berne.”
Il a également rappelé la position du Kosovo dans l’espace francophone:
“Notre pays est devenu membre observateur de l’Organisation internationale de la Francophonie en 2014 et a obtenu en 2018 le statut de membre associé. À travers des projets culturels et médiatiques, comme le reportage “Destination Francophonie” réalisé par TV5MONDE, le public a la possibilité de mieux découvrir le Kosovo. C’est un pays qui mérite d’être visité et, selon le Gallup Global Safety Report 2025, il figure parmi les pays les plus sûrs d’Europe.”
Le documentaire “La Beauté de l’Âne: traite de la réalité du Kosovo d’après-guerre à travers un récit personnel et exploratoire. La réalisatrice et son père retournent dans son village natal, Makermal, un espace détruit par la guerre, où la mémoire des habitants reste la principale source de l’histoire.
Le film suit ce retour comme un processus de recherche, ravivant les souvenirs des années 50 et mettant en lumière des histoires non racontées, y compris la disparition de la grand-mère de la réalisatrice. À travers ce parcours, les dimensions personnelle et collective s’entrelacent, offrant un aperçu de la résilience de la communauté face au traumatisme.
Avec cette réalisation, Dea Gjinovci apporte une approche sensible et réfléchie de l’histoire et de la mémoire, en traitant le passé comme un processus qui exige un retour et une réévaluation continue.
Pour albinfo.ch, Luljeta Ademi
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