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la Suisse soutient le dialogue pour la création d’un centre de recherche dans l’Europe du Sud-Est

Le projet SEEIIST a pour objectif la création d’un centre de recherche biomédicale sur le cancer dans la région du sud-est européen

La Suisse a accueilli une conférence de haut niveau dans le cadre du projet The South East European International Institute for Sustainable Technologies (SEEIIST) ce lundi à Berne. Sept ministres et représentants de dix pays du Sud-Est de l’Europe ont participé à cette rencontre en présence du conseiller fédéral Ignazio Cassis. Le projet SEEIIST a pour objectif la création d’un centre de recherche biomédicale sur le cancer dans la région du sud-est européen. A cette occasion, le chef du Département fédéral des affaires étrangères a réaffirmé la disponibilité de la Suisse à soutenir les discussionsentre les différents pays partenaires en vue de la réalisation d’un tel institut.

La Suisse a répondu positivement à la demande du Comité directeur du SEEIIST d’organiser une réunion de haut niveau entre les différentes parties prenantes au projet. Ainsi, sept ministres et représentants des pays membres du SEEIIST se sont réunis à Berne pour thématiser la création d’un nouveau centre de recherche en Europe du Sud-Est. Reposant sur les principes fondateurs du CERN, cet institut sera dédié à la recherche en médecine biologique et nucléaire, spécialisé notamment dans le développement d’une technologie de pointe pour le traitement de certains types de cancers.

En soutenant le dialogue pour la création du SEEIIST, la Suisse entend poursuivre ses efforts dans l’utilisation de la diplomatie scientifique en tant qu’instrument de politique étrangère. Dans son discours, le conseiller fédéral Ignazio Cassis a notamment souligné l’importance de ce volet de la diplomatie et des raisons qui ont poussé le DFAE à promouvoir un tel dialogue : « En tant que pays innovateur et hébergeant une importante communauté scientifique, la Suisse dispose des atouts et de la crédibilité nécessaires pour jouer ce rôle de facilitateur », a-t-il déclaré.

Le soutien à un tel projet s’inscrit par ailleurs dans le sillage de la Stratégie de politique extérieure 2020-2023 du Conseil fédéral.

A l’occasion de cette réunion de haut niveau, le chef du DFAE était également accompagné de la secrétaire d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation, Martina Hirayama, ainsi que du représentant spécial pour la diplomatie scientifique, l’Ambassadeur Alexandre Fasel.

Création de deux groupes de travail

Lors de cette réunion, le SEEIIST a notamment demandé à la Suisse de présider deux groupes de travail, dans lesquels tous les pays sont représentés. Un premier groupe de travail aura la charge de définir la nature juridique du futur centre de recherche tandis que l’autre se penchera sur les critères de sélection du lieu qui pourra héberger le SEEIIST. Le CERN et le Paul Scherrer Institute (PSI) apportent également des contributions importantes aux discussions. La directrice générale du CERN, Fabiola Gianotti, ainsi que le professeur Leonid Rivkin, vice-directeur du PSI, ont également pris part à la rencontre du jour.

Un projet réunissant dix pays

Proposé fin 2016 par l’ancien directeur général du CERN, le professeur Herwig Schopper, le SEEIIST a reçu un premier soutien politique officiel du gouvernement du Monténégro en mars 2017. Après la signature d’une déclaration d’intention en octobre 2017 au CERN, l’initiative a été transformée en un projet régional rassemblant différents pays : l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Bulgarie, la République du Kosovo, la République de Macédoine du Nord, le Monténégro, la Serbie et la Slovénie. La Croatie et la Grèce officient par ailleurs en tant que membres observateurs.


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