Intégration

Berisha, l’histoire d’une ambition

Rencontre avec un homme aux grandes idées et aux multiples passions

Arrivé en 1990 de Macédoine, D. Berisha se retrouve en Suisse à l’âge de 16 ans. Il est réfugié de guerre et perçoit ce changement de vie comme une chance. Malgré les difficultés auxquelles il est confronté, cet entrepreneur dans l’âme cherche à s’en sortir.  Son premier objectif est de devenir indépendant. Il apprend la langue, travaille d’arrache-pied, entreprend des études et obtient son CFC.

C’est avec le sourire qu’il me raconte que c’est en Suisse qu’il a pu s’épanouir, qu’il a vécu ses premières amours, participé à des fêtes et rencontré des amis …

Dix ans après son arrivée, il fonde son entreprise dans le secteur du bâtiment et de la  restauration de bâtiments. Aujourd’hui, il emploie une trentaine d’employés, italiens, suisses, portugais ou albanais qui travaillent auprès de son organisation. Patron de « HB Peinture » et « Renovapro », il mise sur cette diversité pour créer un véritable esprit d’équipe et laisser s’exprimer des compétences variées et complémentaires … et ça fonctionne !

Sérieux, ambitieux, investi, M. Berisha gagne la confiance de ses clients et exécute des chantiers à travers toute la Romandie tels que l’Hôtel Royal de Lausanne, plusieurs grandes banques cantonales, des EMS, des bâtiments de l’EPFL, pour n’en citer que quelques-uns. Cet entrepreneur dynamique a créé des entreprises qui font aujourd’hui partie intégrante des rouages de l’économie de la Suisse romande. Selon lui, c’est une chance de pouvoir travailler avec de grandes sociétés, l’Etat et les personnes les plus influentes de la région.

Selon notre perspective, cette réussite est la conséquence d’un travail acharné et de la mise en œuvre d’une vision.

Plutôt fier, il me confie qu’il aime ce qu’il fait. Cet homme passionné a fondé une deux sociétés et ne compte surement pas s’arrêter là. Constamment en effervescence, il vit sa vie intensément, a fondé une famille et est motard à ses heures perdues. La clé du bonheur réside dans la pratique d’une existence indépendante. Il n’échangerait pour rien au monde sa liberté d’agir. Sa sincérité et son franc parlé animent notre conversation et je perçois un homme convaincu des objectifs à atteindre et capable de convaincre autrui de les poursuivre avec lui.

Berisha rappelle que son intégration à la Suisse et à sa culture est totale. Tout en souriant, il me dit que de temps en temps il se perçoit même comme plus suisse que suisse : loyal envers sa patrie, mais également pétri des caractéristiques qui font la réputation de la Suisse : ponctualité, intégrité et perfectionnisme ! Etant établi à Lausanne, il se sent profondément attaché et concerné par l’activité de cette ville. Immigré de première génération, il souhaite aujourd’hui que les différences se gomment et que les étiquettes tombent. La multi-culturalité de la Suisse constitue sa force et la diaspora suisso-albanaise se démarque aujourd’hui par son investissement et sa volonté de contribution à l’effort national.

Berisha est à lui seul l’allégorie de l’ambition, comme moteur de l’accomplissement de l’existence. « Choisis ce que tu aimes et débrouilles toi pour que cela fonctionne » pourrait sans nul doute être sa devise !