Arbër Bullakaj, dès le 27 avril, député au Parlement fédéral de la Suisse

Arbër Bullakaj, l’un des politiciens d’origine albanaise les plus présents et les plus réussis sur la scène politique suisse, deviendra député au Parlement fédéral de la Suisse à partir du 27 avril. Il ne s’agit pas d’un événement inattendu, mais de l’aboutissement d’un engagement de longue durée et constant dans son contenu, écrit albinfo.ch. Bullakaj est actif dans la politique suisse, d’abord au niveau local, dans la ville de Wil dans le canton de Saint-Gall depuis au moins 15 ans.

Avec cette réussite, il devient le deuxième Albanais, après Islam Alijaj, à obtenir un siège dans l’organe législatif suprême de la Suisse. Tous deux proviennent du Parti socialiste suisse.

Mais revenons d’abord à sa plus récente réussite, son élection au Conseil national de la Suisse.

Lors des dernières élections parlementaires de 2023, Bullakaj s’était classé premier sur la liste d’attente, ce qui lui permettait d’être élu en cas de retrait d’un député déjà élu. Il avait obtenu la même position également lors des élections de 2019, deux succès importants pour un politicien ayant un “parcours migratoire”.

La plateforme médiatique albinfo.ch suit depuis des années le parcours de réussite d’Arbër Bullakaj, voyant en lui un politicien bien profilé et capable de faire partie des institutions de niveau national en Suisse.

Désormais, la députée fédérale du Parti socialiste suisse, Claudia Friedli, se retire du parlement après 33 ans d’engagement en politique. Sa place sera prise par Arbër Bullakaj, qui figurait en tête de la liste d’attente. Il deviendra membre du Conseil national suisse le 27 avril 2026.

Ci-dessous, un extrait du message publié par Arbër Bullakaj, dans lequel il annonce qu’il prendra place au parlement.

“33 ans dans la politique parlementaire, au conseil communal, au parlement cantonal et depuis 2013 au Conseil national. Une vie remplie de réalisations politiques que je respecte profondément. Merci Claudia. Je prendrai sa place le 27 avril.

Je dois m’arrêter un instant.

Année 2015. Je me présentais pour la première fois au Conseil national. Numéro 9 sur une liste de 12 candidats. Presque inconnu. Sans grand budget. Sans nom de famille ayant une tradition politique en Suisse. Et puis quelque chose d’inattendu se produit.

Des centaines de personnes, beaucoup sans aucune expérience politique auparavant, accrochent volontairement des affiches sur les murs de leurs maisons. Elles s’organisent elles-mêmes. Elles convainquent leurs voisins. Non pas parce qu’un parti les envoie, mais parce qu’elles ne se voient pas représentées au Conseil national. Et parce qu’elles veulent changer cela.

Ce n’est pas une campagne. C’est un mouvement. Ce qui suit devient un parcours porté par l’énergie qui naît lorsque de nombreuses personnes s’unissent pour atteindre quelque chose de plus grand que ce qui semblait possible à ce moment-là.”

Trois campagnes électorales. En 2015, un résultat exceptionnel malgré le fait que j’étais neuvième sur la liste. En 2019, meilleur nouveau candidat et premier suppléant. La même chose également en 2023, rapporte albinfo.ch.

Ces onze années m’ont appris que la politique n’est pas un sprint, mais un décathlon. La persévérance seule ne suffit pas. Il faut penser de manière stratégique, faire preuve de détermination, être capable de résister à la pression et savoir se relever encore et encore.

L’association “Aktion Vierviertel” est née de cette énergie. Et l’initiative pour la démocratie est née de ce travail, avec la conviction profonde que les quatre quarts composent la Suisse et non seulement trois, lorsque un quart de la population est exclu de la participation.

Sur ce chemin, je n’ai jamais été seul. Ensuite, Bullakaj remercie tous ceux qui l’ont soutenu dans la réalisation de sa plus grande réussite politique.

Dans la suite de son message, il affirme qu’au Conseil national suisse il défendra des droits de citoyenneté équitables, sans arbitraire, pour tous ceux qui considèrent ce pays comme leur maison. Pour une Suisse qui façonne ses relations avec l’Europe et le monde de manière crédible et avec conviction. Pour une société qui vit contre la discrimination non pas comme un slogan, mais comme un principe fondamental.

Pour une Suisse où il n’a pas d’importance d’où l’on vient, en quoi l’on croit ou qui l’on aime.

Riola Xhemaili mène Suisse vers la victoire au début des qualifications pour la Coupe du monde de football

L’équipe nationale de Suisse a commencé avec une victoire sa campagne de qualification pour la Coupe du monde de football, en battant la Équipe féminine d’Irlande du Nord sur le score de 2 à 0.

La grande protagoniste de cette rencontre a été la footballeuse d’origine albanaise Riola Xhemaili, qui a inscrit le but de l’ouverture du score et a ouvert la voie au succès de l’équipe helvétique, rapporte albinfo.ch.

Après deux défaites lors des matchs amicaux contre Équipe nationale de Belgique féminine et Équipe nationale du pays de Galles féminine en décembre, cette victoire marque également le premier succès de l’entraîneur Rafael Navarro à la tête de la sélection suisse. La Suisse a dominé la rencontre dès la première minute, contrôlant le jeu et ne laissant presque aucune opportunité à l’adversaire.

Après environ 20 minutes de jeu, Xhemaili a profité de la première occasion sérieuse et, grâce à une frappe précise, a donné l’avantage à la Suisse. Son but a apporté plus de sérénité à l’équipe, qui a ensuite géré son avance, même avec moins d’intensité offensive. Le deuxième but est venu en fin de match grâce à la joueuse entrée en cours de jeu, Svenja Fölmli.

L’Irlande du Nord a montré une prestation assez faible et a rarement réussi à menacer le but suisse, la défense neutralisant presque toutes les tentatives. Même s’il y a eu un moment de confusion à la fin lorsque l’arbitre a sifflé la fin du match environ une minute et demie plus tôt, cela n’a pas influencé le résultat final.

Avec cette victoire convaincante, la Suisse entame avec assurance son parcours vers la Coupe du monde, tandis que Riola Xhemaili confirme une nouvelle fois son rôle important au sein de la sélection helvétique./Albinfo.ch

IVe Sommet de la Diaspora albanaise: “Through Roots We Rise”, un nouveau chapitre dans la relation avec la diaspora

Le IVe Sommet de la Diaspora albanaise se tient cette année sous le message central “Through Roots We Rise”, reflétant la nouvelle approche du Gouvernement de l’Albanie visant à renouer, renforcer et revitaliser la relation stratégique avec la diaspora albanaise, l’un des atouts les plus précieux du pays pour son image, sa réputation et son développement à long terme.

Le Sommet n’est pas conçu comme une simple rencontre symbolique, mais comme une nouvelle étape politique et institutionnelle pour repenser la manière dont l’État albanais soutient sa diaspora, écoute ses besoins et valorise les réussites des individus, professionnels, entrepreneurs et communautés albanaises à travers le monde.

Le modèle H.E.A.R.T – cinq racines stratégiques

L’architecture thématique du Sommet repose sur le modèle H.E.A.R.T, qui représente cinq piliers stratégiques principaux:

TWINNING – La dimension pratique de la coopération, visant le jumelage de projets, l’échange d’expertise et la mise en relation d’institutions, de villes et de professionnels. L’objectif est de transformer la relation avec la diaspora en un processus continu et mesurable.

REPUTATION – Ce pilier concerne le renforcement de l’image de l’Albanie sur la scène internationale. À travers la numérisation des services, la promotion des histoires de réussite et l’amélioration de la transparence institutionnelle, il s’agit de construire une narration positive pour l’Albanie et les Albanais dans le monde.

ALLIANCES – Axé sur le renforcement de la diplomatie et la construction de partenariats stratégiques. La diaspora est considérée comme un acteur actif des relations internationales, de la diplomatie publique et de la création d’alliances durables.

ECONOMY – Cette dimension reflète l’approche consistant à considérer la diaspora comme partenaire de développement, à travers les investissements, les transferts financiers, l’éducation financière et l’intégration dans l’économie nationale. L’objectif est de bâtir des ponts concrets entre le succès économique de la diaspora et le potentiel de développement du pays.

HERITAGE – Met l’accent sur la préservation et la promotion du patrimoine culturel, linguistique et spirituel albanais, comme fondement de l’identité au-delà des frontières. Le patrimoine est envisagé comme un capital identitaire et diplomatique actif.

Vers l’Albanie 2030

Selon les organisateurs, ces cinq racines constituent le cœur stratégique du IVe Sommet de la Diaspora albanaise, reflétant une vision d’une diaspora non seulement liée émotionnellement à son histoire, mais activement engagée dans la construction d’un avenir commun.

Le Sommet marque ainsi un nouveau moment d’unité et de réorganisation, un espace de dialogue visant à faire entendre les voix de la diaspora et à élaborer des politiques plus efficaces au service de l’objectif à long terme: Albanie 2030.

La Commission européenne demande l’introduction du roaming gratuit également pour les pays des Balkans occidentaux

La Commission européenne a annoncé mercredi qu’elle demandera au Conseil européen l’autorisation d’ouvrir des négociations avec six pays des Balkans occidentaux, dont le Kosovo, afin de les intégrer à la zone de roaming de l’Union européenne.

En pratique, cela permettra aux voyageurs d’utiliser internet, de passer des appels et d’envoyer des messages sans frais supplémentaires.

La zone de roaming de l’Union européenne permet aux citoyens d’utiliser les services de téléphonie mobile dans les autres pays de l’UE sans coûts additionnels. Le 1er janvier, l’Ukraine et la Moldavie ont également rejoint ce système, écrit telegrafi.com.

Si un accord est conclu, ” les personnes voyageant entre l’UE et les Balkans occidentaux pourront passer des appels, envoyer des messages ou utiliser internet sans frais de roaming “, précise le communiqué de la Commission.

Toutefois, le processus prendra du temps, car les pays des Balkans occidentaux devront adapter leurs règles de roaming aux standards de l’UE et signer des accords bilatéraux avec chaque État membre.

Certains opérateurs mobiles dans l’UE et dans les Balkans occidentaux ont déjà réduit les tarifs de roaming, mais ces mesures restent volontaires et non obligatoires.

Désormais, le Conseil européen doit approuver le mandat de la Commission avant le début des négociations bilatérales.

Les pays susceptibles de bénéficier de l’élargissement de la zone de roaming sont le Kosovo, l’Albanie, la Macédoine du Nord, le Monténégro, la Bosnie-Herzégovine et la Serbie.

Entela Zhuta, une ingénieure leader dans l’énergie et les technologies de l’information

Cette fois-ci, le magazine Albinfo.ch vous présente une nouvelle histoire de réussite, celle d’une Albanaise au parcours académique solide et à l’éthique professionnelle exemplaire.

Il s’agit d’Entela Zhuta, un exemple remarquable d’une Albanaise qui a grandi et étudié en Albanie et qui est aujourd’hui un nom reconnu au sein de l’une des entreprises les plus puissantes de Suisse, Schneider Electric AG, dans les domaines de l’énergie et des technologies de l’information.

Les débuts en Albanie et l’évolution professionnelle

Entela Zhuta a étudié le génie électrique à l’Université polytechnique de Tirana. Dès le départ, sa passion pour la technologie et les solutions innovantes l’a distinguée. Après ses études universitaires, elle a relevé des défis professionnels en Albanie et au Kosovo, posant les bases de sa carrière.

Après plusieurs années en tant qu’ingénieure dans l’industrie du ciment, Entela s’est distinguée par ses compétences en gestion et en collaboration internationale.

Elle a ensuite occupé le poste de Sales Manager et consultante en projets pour des entreprises allemandes et autrichiennes, combinant expertise technique et compétences commerciales.

Un MBA à l’Université méditerranéenne de Tirana lui a permis d’acquérir les outils nécessaires pour gérer des projets complexes et des équipes transfrontalières, ouvrant la voie à un succès international.

La Suisse, point de départ d’un nouveau parcours entre intégration et défis

En 2020, Entela s’est installée en Suisse, où elle a commencé à travailler comme Sales Technical Manager dans une entreprise internationale.

S’intégrer dans un marché nouveau et multilingue représentait un défi, mais grâce à la maîtrise de quatre langues étrangères, dont trois langues officielles suisses, et à sa capacité d’apprentissage rapide, elle a gagné le respect et la confiance de ses collègues et clients.

Aujourd’hui, Entela est Account Manager Datacenter Ecosystems chez Schneider Electric AG, où elle coordonne et soutient les ingénieurs électriciens dans toute la Suisse. Elle propose des solutions innovantes pour les centres de données et les infrastructures IT, en réunissant compétences techniques, managériales et communicationnelles dans un rôle clé.

Au-delà de sa carrière, Entela est active au sein de l’AES, l’Association des ingénieurs albanais en Suisse, où elle met son expérience et son énergie au service de la communauté.

Dans sa vie personnelle, elle est passionnée de sport, notamment de tennis et de natation, preuve que son énergie et son engagement ne connaissent pas de limites.

Entela Zhuta est plus qu’une professionnelle accomplie. Elle est une figure inspirante du réseautage féminin dans la diaspora, une preuve que la passion, le travail acharné et la coopération internationale peuvent générer un véritable impact. Son parcours montre que le talent albanais peut briller partout dans le monde.

Compétences techniques, managériales et communicationnelles réunies en une seule personne

Aujourd’hui, Entela est Account Manager Datacenter Ecosystems chez Schneider Electric AG, où elle coordonne et soutient les ingénieurs électriciens à travers toute la Suisse. Elle propose des solutions innovantes pour les centres de données et l’infrastructure IT, combinant compétences techniques, managériales et communicationnelles dans un rôle stratégique.

Përparim Avdili: Les autres défendent le statu quo, moi je représente le changement

Përparim Avdili est un nom largement cité ces dernières années dans la politique zurichoise et au delà. Expert en finances, il est depuis trois ans président du FDP pour la ville de Zurich et siège depuis plusieurs années à l’assemblée communale, le parlement de la ville. Voilà une partie du “portfolio” officiel de cet homme politique de 38 ans, d’origine albanaise de Macédoine.

Mais plus encore que par ce parcours, sa présence médiatique actuelle et son rôle central dans les débats politiques à Zurich s’expliquent par sa candidature à la mairie de la plus grande ville de Suisse. Un pas audacieux pour un jeune politicien issu de l’immigration, certes, mais nullement surprenant au regard de son profil de combattant qui défie l’immobilisme et vise le changement. Une forme d’identification à son propre prénom: progrès.

Nous avons discuté avec Përparim Avdili de sa candidature à la mairie de Zurich, des stéréotypes auxquels il est souvent confronté en tant que politicien non conventionnel d’origine albanaise, ainsi que de l’offre politique avec laquelle il défie la classe politique établie de la ville et des “malentendus” qui l’accompagnent quant à sa manière de faire campagne.

Albinfo.ch: Commençons par la manière dont les médias suisses vous décrivent comme un politicien de droite, libéral du FDP, qui “reprend les thèmes” de la gauche. On évoque notamment votre origine étrangère, vos parents issus de la classe ouvrière et le fait que vous êtes vous même locataire, ce qui ne correspond pas à l’image typique d’un libéral classique, encore moins d’un représentant du “Züriberg”. Comment répondez vous à ces qualificatifs stéréotypés?

Përparim Avdili: Concernant les stéréotypes des médias suisses: je suis libéral parce que je crois en la liberté individuelle, en l’égalité des chances et en l’économie de marché, et non parce que je correspondrais à une image classique du “Züriberg”. Mon parcours d’enfant de parents travailleurs venus des Balkans, mon enfance à Altstetten en tant que locataire, m’ont précisément appris les valeurs libérales: travail acharné, responsabilité personnelle et intervention limitée de l’État. Je ne suis pas “de gauche par apparence” mais libéral avec des racines réelles, non élitistes. C’est ma force, pas ma faiblesse.

Albinfo.ch: Dans la même logique, il y a aussi votre engagement en faveur de logements abordables et contre la concentration des privilèges liée à 35 ans de pouvoir de la gauche. Concrètement, qu’a fait la gauche sur la question du logement pour qu’un politicien de droite comme vous l’attaque, et avec quels arguments vous y opposez vous?

Përparim Avdili: La gauche, en particulier le Parti social démocrate et les Verts, a bloqué pendant des années des terrains constructibles, compliqué les procédures et découragé les investisseurs par des taxes et des réglementations excessives. Résultat : pénurie de logements, loyers élevés, familles qui quittent la ville. Je dis: plus de construction, moins de bureaucratie, des incitations pour les propriétaires et les promoteurs afin que les prix baissent. Les attaques contre moi viennent du fait qu’ils veulent conserver le monopole des “solutions sociales”, alors que la réalité montre que leur politique a échoué.

Albinfo.ch: Vous vous êtes fait remarquer par une campagne très dynamique, peu caractéristique du FDP, en défiant l’establishment qui détient le pouvoir à Zurich. Est ce votre style habituel dans vos confrontations politiques ou avez vous cette fois “mis davantage d’accélérateur” pour mobiliser aussi un électorat endormi dont vous avez grand besoin, sachant que l’adversaire est particulièrement fort?

Përparim Avdili: Oui, je suis plus actif et plus direct que la moyenne du FDP, parce que je veux réveiller les gens. La Suisse, et Zurich en particulier, mérite davantage de dynamisme et moins de “Weiter so”, continuer ainsi. Provoquer l’establishment n’est pas un objectif en soi, mais un moyen de mettre en lumière les vrais problèmes : logement, économie, sécurité. L’électorat endormi doit être mobilisé et je le fais avec énergie et clarté.

Albinfo.ch: Sur les affiches électorales placées dans les points les plus fréquentés de Zurich, d’où votre portrait nous sourit, on remarque, en plus du style défiant, la répétition fréquente de la lettre “ë”. Y a t il une explication précise et est ce lié à la lettre “ë” de l’alphabet albanais?

Përparim Avdili: Oui, c’est intentionnel et cela est lié à l’alphabet albanais. C’est un petit signe, mais porteur de sens : je suis fier de mes racines albanaises et je souhaite que mes lecteurs le ressentent aussi. C’est un salut adressé à la communauté, sans pour autant faire une campagne uniquement pour elle. Cela ressemble davantage à une promesse qu’avec Përparim comme maire, le changement viendra.

Albinfo.ch: Au delà de la base traditionnelle du FDP, vous comptez certainement aussi sur la communauté albanaise de Zurich. Selon vous, peut elle faire la différence? Est elle suffisamment nombreuse et intégrée? Comment comptez vous la mobiliser en faveur de votre candidature à la mairie de Zurich ? Avez vous organisé ou prévoyez vous d’organiser des rencontres publiques avec les Albanais ayant le droit de vote en Suisse?

Përparim Avdili: Elle est importante, environ 10 000 personnes ayant le droit de vote dans la ville de Zurich, et de plus en plus intégrée, avec beaucoup de jeunes nés ici, bien formés et bien insérés professionnellement. Elle peut faire la différence si elle participe massivement. Je mobilise la communauté par des rencontres ouvertes, certaines ont déjà eu lieu, d’autres sont prévues, à travers des médias comme Albinfo.ch, des spots émotionnels et des messages clairs : je suis l’un des vôtres, avec une vision libérale pour toute la ville.

Albinfo.ch: En parlant de la communauté albanaise, vous avez déjà donné plusieurs preuves de votre engagement en sa faveur et en faveur des étrangers en général, au sein du parlement de la ville de Zurich ainsi qu’en tant que vice président de Secondos. Pourtant, pensez vous que l’électorat d’origine albanaise, traditionnellement identifié à la gauche suisse, vous soutiendra cette fois ci en tant que libéral?

Përparim Avdili: Traditionnellement, notre communauté a soutenu la gauche en raison des thèmes sociaux et migratoires. Mais beaucoup comprennent aujourd’hui qu’une intégration réussie exige aussi une économie forte, des emplois et une bonne formation, pas seulement des aides. J’offre une alternative: libéral, mais attentif aux besoins des étrangers et des secondos. Je suis convaincu que la grande majorité des Albanais apprécient mon engagement en faveur de la communauté.

 

Albinfo.ch: Votre parcours, d’un enfant grandi dans des conditions modestes à Altstetten jusqu’à un politicien qui vise la mairie de la plus grande métropole suisse, est souvent perçu comme la preuve que la Suisse est un pays d’opportunités. Attribuez vous vous aussi cette réussite au fait d’avoir vécu et de vivre à Zurich, donc en Suisse?

Përparim Avdili: Oui, à 100 %. Mon évolution d’un enfant d’Altstetten à président du FDP de la ville et candidat à la mairie montre que le système fonctionne ici si l’on travaille dur et que l’on ne renonce pas. C’est le mérite de la Suisse, de ses règles claires, de la méritocratie et des opportunités offertes à tous. Cela n’empêche pas de reconnaître les problèmes de discrimination que certaines personnes rencontrent encore au quotidien.

Albinfo.ch: En plus de la gauche, pour vous en tant que libéral avec un parcours migratoire, la droite plus à droite que le FDP, notamment l’UDC, représente aussi un défi. Le FDP a souvent coopéré avec l’UDC sur certaines questions. Mais pour vous personnellement, en tant que politicien suisse d’origine albanaise, les campagnes menées par l’UDC contre les Albanais constituent elles un tabou en matière de coopération?

Përparim Avdili: En tant que parti, le FDP a coopéré avec l’UDC sur certains dossiers, comme l’économie ou la fiscalité, tout comme avec d’autres partis au Parlement. Personnellement, en tant qu’homme aux racines albanaises, je m’oppose aux campagnes qui ont diabolisé les Albanais, elles étaient erronées et nuisibles. Mais je ne considère pas la coopération comme un tabou lorsqu’il existe des intérêts communs, par exemple contre une bureaucratie excessive. La politique est pragmatique, mais mes valeurs restent fermes.

Albinfo.ch: En tant que politicien ambitieux issu de l’immigration, vous avez été la cible de provocations venant de milieux d’extrême droite. Un publiciste vous a suggéré de changer de nom pour réussir en politique, un autre vous a demandé de retourner d’où vous venez. Que leur répondez vous?

Përparim Avdili: Je rejette catégoriquement ces propos. Mon nom est Përparim Avdili, c’est mon identité et ma fierté. Ceux qui suggèrent de changer de nom ou de partir révèlent une vision étroite et raciste. Je suis ici parce que la Suisse est ma maison et je veux l’améliorer pour tous, y compris pour ceux qui provoquent.

Albinfo.ch: Vous vous êtes distingué par la campagne la plus proactive pour la mairie de Zurich. Des observateurs vous considèrent comme le principal challenger du candidat du parti au pouvoir, Raphael Golta du PS. Mais le fait qu’il fasse partie de l’exécutif et que votre autre rival, Glättli des Verts, ait été longtemps député fédéral montre que l’establishment ne peut être sous estimé. Où situez vous votre atout face à ces poids lourds de la politique zurichoise?

Përparim Avdili: J’apporte une énergie nouvelle, un regard extérieur à l’establishment et des idées concrètes pour le logement et l’économie. Golta et les autres représentent le statu quo, moi je représente le changement. Ma campagne est plus proactive, plus visible et les gens le remarquent. La victoire viendra de la mobilisation de ceux qui veulent quelque chose de nouveau.

Un message aux Albanais de Zurich ayant le droit de vote

La communauté albanaise est importante, environ 10 000 personnes ayant le droit de vote dans la ville de Zurich, et elle est de plus en plus intégrée, avec de nombreux jeunes nés ici, bien formés et bien insérés professionnellement. Elle peut faire la différence si elle participe massivement au vote.

Je mobilise la communauté à travers des rencontres ouvertes, certaines ont déjà eu lieu et d’autres sont prévues, par le biais de médias comme Albinfo.ch, de spots émotionnels et de messages clairs: je suis l’un des vôtres, mais avec une vision libérale pour toute la ville.

 

 

 

Elections du 8 mars à Lausanne: ” Plus de pragmatisme et moins d’idéologie “

Le 8 mars prochain, Lausanne vivra un moment politique clé avec les élections communales. Dans une ville historiquement ancrée à gauche, le Parti libéral-radical (PLR) affiche des ambitions claires: renforcer significativement sa présence à la Municipalité et au Conseil communal, avec l’objectif assumé de décrocher deux, voire trois sièges.

À l’approche de ce scrutin décisif, la plateforme Albinfo.ch a donné la parole à deux nouvelles candidates qui incarnent ce renouveau libéral-radical : Mathilde Maillard et Marlène Bérard. Engagées, déterminées et porteuses d’une vision dynamique pour la capitale vaudoise, elles défendent une politique axée sur la responsabilité financière, le soutien à l’économie locale, la sécurité et la qualité de vie.

Dans un contexte politique où chaque siège compte, le PLR entend capitaliser sur une volonté de changement perceptible auprès d’une partie de l’électorat lausannois. Le 8 mars pourrait ainsi marquer un tournant pour l’équilibre politique de la ville. Une élection à suivre de près – et des voix nouvelles à découvrir dans l’interview exclusive réalisée par albinfo.ch.

Parcours des candidates PLR à la Municipalité de Lausanne

 

Mathilde Maillard: Lausannoise de naissance, j’ai grandi dans un village à proximité de notre Ville. J’ai effectué ma scolarité et mes études à Lausanne et j’ai obtenu mon brevet d’avocate en juin 2022. En parallèle de mes études de droit, je me suis engagée en sein du PLR Lausanne, d’abord comme Secrétaire générale, puis comme Présidente depuis 2022. Elue au Conseil communal en 2021, j’ai eu à cœur de m’engager sur des sujets importants pour notre ville et ses habitants comme la sécurité et la propreté dans le centre, et notamment sur la place de la Riponne, l’accessibilité du Centre-ville où encore la politique du logement.

Marlène Bérard: Je suis née à Lausanne où j’ai grandi et effectué toute ma scolarité. Après avoir obtenu ma licence en droit et un postgrade en droit des affaires, j’ai travaillé une dizaine d’année dans différentes entreprises. En parallèle, j’ai beaucoup œuvré au sein du PLR où j’ai assumé la présidence du parti et celle de groupe. J’ai siégé entre 2006 et 2012 au Conseil communal de Lausanne. J’ai quitté le Conseil communal pour me consacrer à mes enfants qui ont aujourd’hui 15 et 13 ans. En 2018, j’ai obtenu mon brevet d’avocat et en 2021, je me suis relancée en politique avec la chance d’être élue au Conseil communal. Aujourd’hui, je suis candidate à la Municipalité.

albinfo.ch: Le PLR lance un ticket visant la reconquête avec un mélange d’expérience sortante et de renouveau féminin. Au-delà des slogans, quelle est l’alternative concrète que vous proposez face à la majorité rose-verte actuelle, notamment sur la question critique du logement et de la mobilité?

Mathilde Maillard: Lausanne est une ville d’opportunités, mais aujourd’hui elle devient une ville de contraintes. Trop peu de logements, trop de blocages administratifs, des loyers qui explosent, une mobilité qui décourage les familles et les entrepreneurs. Notre alternative est simple: remettre du pragmatisme là où il y a trop d’idéologie.

Sur le logement, nous voulons accélérer les projets en modernisant les plans d’aménagement et en introduisant des quotas raisonnables de logements d’utilité publique (15%), sans exclure la classe moyenne ni les indépendants. Lausanne doit permettre à ceux qui travaillent ici d’y vivre aussi. Sur la mobilité, nous voulons une ville qui assume son rôle de capitale économique: complémentarité des transports publics, maintien des places de parcs, réalisation du M3 dans les meilleurs délais.

Beaucoup de familles issues de la diaspora albanaise ont investi, travaillé dur, acheté ou développé une activité ici. Elles ont besoin d’une ville stable, accessible et prévisible. C’est exactement ce que nous proposons.

albinfo.ch: En tant qu’avocate et élue, vous êtes souvent au front sur les questions de sécurité et d’espace public. Lausanne fait face à des défis importants (deal de rue, sentiment d’insécurité). Quelle est votre stratégie pour concilier fermeté et prévention, afin de garantir une ville sereine pour tous?

Marlène Bérard : La sécurité est la condition de la liberté. Sans sécurité, il n’y a ni commerce, ni vie de quartier, ni avenir pour les familles. Sur le trafic de drogue, notre position est claire: tolérance zéro. Le deal n’a pas sa place dans l’espace public ni dans les transports. Il faut renforcer les effectifs de police et leur présence visible au centre-ville.

Mais la fermeté ne s’oppose pas à la prévention. Les personnes dépendantes doivent être accompagnées vers une sortie durable de la dépendance, avec un suivi clair et coordonné entre police, travailleurs sociaux et structures spécialisées. Ce que nous refusons, c’est l’abandon. L’abandon des quartiers, l’abandon des commerçants, l’abandon des familles. Beaucoup d’entrepreneurs issus de la diaspora investissent dans la restauration, le commerce, les services. Ils ont droit à un environnement sûr et respecté. C’est une question de justice.

Créer des ponts avec les entrepreneurs

albinfo.ch: Le Paradoxe Politique: En observant les listes électorales, on constate un fait marquant: les formations de gauche présentent de nombreux candidats issus de la diaspora albanaise, alors que le PLR n’en compte qu’un seul sur ses listes lausannoises. Ce constat n’est-il pas étonnant, voire contradictoire, sachant que la communauté albanaise est importante à Lausanne et dans le Canton et compte dans ses rangs énormément d’entrepreneurs et d’indépendants qui partagent a priori les valeurs libérales (travail, liberté d’entreprendre)?

Mathilde Maillard & Marlène Bérard: Nous respectons toutes les trajectoires politiques. Mais au PLR, nous ne recrutons pas selon l’origine, nous recrutons selon les valeurs. Durant cette législature, nous avons eu la chance de compter sur l’engagement de Klesta Krasniqi, restauratrice et conseillère communale très active. Cette année encore, nous avons la chance de compter sur Arsim Ferizi.

L’engagement politique de milice demande du temps et une grande disponibilité. Or, comme vous le relevez, beaucoup de membres de la communauté albanaise sont entrepreneurs, indépendants, chefs d’entreprise – et donc extrêmement sollicités. Nous voulons justement mieux créer les ponts entre ces entrepreneurs et la politique locale.

albinfo.ch: Comment expliquez-vous cette difficulté du PLR à attirer ou à visibiliser ces profils issus de la diaspora albanaise? Est-ce un manque d’ouverture du parti ou un malentendu sur les valeurs ?

Mathilde Maillard & Marlène Bérard: Le PLR est historiquement le parti de la liberté d’entreprendre, de la responsabilité individuelle et du mérite: des valeurs profondément partagées par de nombreuses familles issues de la diaspora albanaise. Peut-être avons-nous parfois insuffisamment expliqué nos positions, et nous vous remercions de nous donner l’opportunité de le faire aujourd’hui.

La devise: moins de bureaucratie et plus de soutien à l’économie

albinfo.ch: Lausanne est une ville de diversité. Au-delà de la politique, comment le PLR compte-t-il soutenir spécifiquement les commerçants et entrepreneurs issus de la migration, qui sont souvent des moteurs essentiels de l’économie de quartier?

Mathilde Maillard & Marlène Bérard: La communauté albanaise à Lausanne compte de nombreux restaurateurs, artisans, entrepreneurs, indépendants. Ils créent des emplois, paient leurs impôts, investissent dans les quartiers. Notre priorité est claire : moins de bureaucratie, plus de prévisibilité. Cela signifie notamment : simplifier les démarches administratives, soutenir financièrement les commerces impactés par des travaux et garantir une fiscalité stable.

La participation des immigrés: ” Au-delà de l’information, il faut donner envie “

albinfo.ch: C’est un fait, beaucoup de personnes issues de la migration qui possèdent le droit de vote ne l’exercent pas. Selon vous, pourquoi ne se sentent-elles pas concernées ? Est-ce un échec des partis politiques à s’adresser à elles? Comment comptez-vous, concrètement, leur redonner l’envie de participer aux décisions qui impactent leur quotidien?

Mathilde Maillard & Marlène Bérard: Beaucoup d’étrangers naturalisés ou établis ignorent qu’ils peuvent voter au niveau communal. C’est un problème d’information, pas d’indifférence. Nous avons participé à des ateliers avec le Bureau lausannois de l’intégration pour expliquer concrètement comment voter.

 

 

La manifestation “Couronne de la Liberté”, une mémoire qui unit les générations en Suisse

La manifestation commémorative avec programme artistique “Couronne de la Liberté”, qui se tiendra le 14 mars à Berne, représente un acte important d’hommage au sacrifice sublime de la famille Jashari et de tous ceux qui ont contribué au cheminement vers la liberté et la dignité du peuple albanais.

“Couronne de la Liberté” est un témoignage vivant que la mémoire historique n’est pas seulement un devoir moral, mais aussi une source inépuisable d’inspiration pour notre avenir commun, indique un communiqué de presse transmis par le Conseil d’organisation de cette manifestation.

Organisée dans un esprit de respect et de responsabilité historique, cette manifestation devient un espace de réflexion où la mémoire collective se renforce et où les valeurs qui nous unissent prennent une nouvelle dimension dans la conscience nationale.

En Suisse, où la diaspora albanaise demeure un pont vivant entre l’histoire et l’avenir, “Couronne de la Liberté” revêt une signification particulière en tant que symbole d’unité, de solidarité et d’engagement envers notre héritage national.

Le sacrifice de la famille Jashari reste une lumière guide, un rappel permanent que la liberté est une valeur qui exige un engagement constant et une responsabilité partagée.

Par la participation d’institutions, d’associations, d’artistes, de clubs et de représentants de notre nation, cette manifestation témoigne de la force de l’unité et de l’importance de préserver la mémoire historique dans une société démocratique et multiculturelle”, poursuit le communiqué.

Un puissant réseau de coopération représentant plus de 70 associations et organisations albanaises témoigne de l’unité et de l’engagement commun pour la préservation de la mémoire et des valeurs nationales.

Une contribution commune

Le Conseil d’organisation des associations culturelles albanaises “Couronne de la Liberté” exprime sa profonde reconnaissance à toutes celles et tous ceux qui, avec dévouement et engagement, contribuent à la réalisation de ce projet, partenaires institutionnels, associations, sponsors, artistes, sportifs et collaborateurs.

La manifestation sera également honorée par la participation de l’Ensemble national des chants et danses “Shota” de la République du Kosovo, ainsi que par la présence du sponsor médiatique Radio Télévision du Kosovo.

La force invisible de la diaspora

À tous les bénévoles qui, avec engagement, énergie et un profond sens des responsabilités, ont contribué à chaque aspect de l’organisation de ce projet, le Conseil d’organisation adresse sa plus haute gratitude et considération.

En préservant la mémoire et en renforçant les liens entre les générations, la diaspora albanaise en Suisse démontre que la liberté n’est pas seulement un droit acquis, mais un héritage qui nous unit et nous guide vers l’avenir avec dignité et responsabilité, conclut le communiqué du Conseil d’organisation de la manifestation “Couronne de la Liberté”.

Participants et soutiens

Organisateur
Conseil des associations culturelles albanaises en Suisse

Invité d’honneur
Ensemble national des chants et danses “Shota” de la République du Kosovo

Sponsors
A.Dibra, Autohandel
BB Gerüstbau
Dion Bau
Securion, Berne
Polissage marbre Genève
Rénovations salr Thaqi

Sponsors médiatiques
RTK, Radio Télévision du Kosovo
Albinfo.ch
Besainfo
Alb Radio

Partenaires institutionnels et réseaux
Dora d’Istria, association culturelle
Union des associations LUGINAS, plus de 30 associations
Ligue albanaise dans le monde
Club pour l’Unesco
Réseau intellectuel albanais
Association Bashkimi, Uster
Association GJERGJ KASTRIOTI, Suisse
Association Racaku, Nyon
Association RNH, Rinia nuk harron
Association Skënderbej
Association humanitaire Papuçarët
Association culturelle et artistique Dona
Club de motards SHQIPONJAT
Hora e Skënderbeut, Suisse
Art Plisi
Studio artistique Fenix
Studio Aktrimi
Association étudiante
Association “Studenti” Zürich
ANEA, Neuchâtel
Fédération des étudiants albanais en Suisse
Association des étudiants albanais, Université de Lausanne

Associations et ensembles avec programme artistique
Ensemble Arbëresha
Ensemble Trojet
Ensemble VATRA
Sh.K.A. Ilirët
Sh.K.A. Dardania
Sh.K.A. Teuta
SH. M. SH. Atdheu
Association Albakult
Association Bashkimi, Berne
Ensemble Shqiponja
Chœur Lulëkuqet
Chœur Lyra
Lahutari
Artband

La manifestation “Couronne de la Liberté” aura lieu à la Kursaal Arena à Berne.

Date: samedi 14 mars 2026
Heure: 15:00–18:30
Adresse: Kursaal Bern, Kornhausstrasse 3, 3013 Bern, Suisse
Entrée libre
Info: +41 79 607 46 74
Mail: [email protected]

 

Se confier dans la langue de l’âme, pourquoi la thérapie dans la langue maternelle guérit plus profondément

La migration est souvent conceptualisée comme un processus d’intégration économique et sociale. Pourtant, sur le plan psychologique, elle représente une expérience profondément complexe qui influence directement l’identité personnelle, le sentiment d’appartenance et le bien être mental.

Dans sa pratique clinique à Zurich, en Suisse, Dr Valbone Miftari constate que pour une part importante d’individus, la migration s’accompagne de traumatismes inexprimés. Ces expériences, non traitées sur le plan émotionnel, se manifestent fréquemment par des symptômes psychosomatiques, des troubles anxieux et des épisodes dépressifs, reflétant la charge psychique que comporte le processus de déplacement et d’adaptation à une nouvelle réalité.

“La migration ne se termine pas avec le changement de lieu de vie. Elle se transporte avec l’individu, dans la mémoire, dans le corps et dans la manière dont le quotidien est vécu”, souligne Dr Miftari.

L’un des phénomènes les plus fréquents dans la pratique clinique est la somatisation de la souffrance émotionnelle, c’est à dire la transformation des vécus psychiques en manifestations corporelles. Dans le contexte migratoire, les expériences de stress chronique, la perte du soutien social et la pression d’un fonctionnement constant ne parviennent pas à se structurer au niveau symbolique et apparaissent sous forme de douleurs physiques.

L’expression de la souffrance intérieure, à travers le corps

“Beaucoup de compatriotes n’expriment pas leur souffrance avec des mots, mais avec le corps. Les douleurs physiques sont souvent la manière dont la psyché cherche à être entendue”, explique t elle.

Le spectre clinique des plaintes comprend des troubles psychosomatiques, des douleurs corporelles sans base organique identifiable, une tension musculaire persistante, des troubles du sommeil et une fatigue chronique. À cela s’ajoutent des formes de dépression dissimulées derrière un fonctionnement apparemment normal et un fort engagement professionnel, ainsi que des troubles anxieux accompagnés d’un état permanent d’inquiétude intérieure. Dans la pratique clinique, on rencontre également des cas liés à la discrimination et au harcèlement sur le lieu de travail, à l’épuisement psychophysique appelé burnout, à des conflits intergénérationnels, à des situations d’abus émotionnel de longue durée, à des divorces, à des problèmes d’addiction ainsi qu’à des troubles psychiatriques plus sévères, y compris des troubles délirants et des psychoses. Tout cela fait du traumatisme de la migration une expérience multidimensionnelle.

La décision de recourir à une thérapie n’est pas nécessairement liée à une crise aiguë. Dans de nombreux cas, elle constitue une expression de conscience et de responsabilité envers la santé mentale. Toutefois, le processus thérapeutique exige une disposition à la réflexion et à la confrontation avec soi même, ce qui demeure encore un obstacle culturel pour une partie de la communauté.

La langue occupe une place particulière en psychothérapie

Dans le processus thérapeutique, la langue joue un rôle essentiel. Dr Miftari souligne que l’usage de la langue maternelle crée des conditions favorables à l’expression de l’expérience émotionnelle. “De nombreux patients parviennent à expliquer leurs symptômes dans une autre langue, mais c’est seulement dans la langue maternelle qu’ils touchent le cœur de la douleur. C’est là que surgissent des mots sans traduction, des émotions sans équivalent et des histoires qui ont besoin d’être racontées exactement comme elles ont été vécues”, poursuit elle. “Dans la langue maternelle, le patient parvient à structurer son expérience émotionnelle et à élaborer sa mémoire personnelle. Cela crée des bases plus solides pour le processus thérapeutique”, observe t elle.

Le traumatisme de la migration et les femmes

Un chapitre particulier du traumatisme de la migration concerne l’expérience des femmes albanaises en diaspora. Pour elles, la thérapie représente souvent le premier espace où elles peuvent articuler leurs vécus personnels et leur charge émotionnelle sans la pression des rôles traditionnels familiaux et sociaux. “Pour beaucoup de femmes, la thérapie est la première fois qu’elles parlent d’elles mêmes en dehors des rôles imposés. C’est un pas vers la construction d’une identité plus consciente et plus autonome”, souligne Dr Miftari.

Le processus thérapeutique aide à établir des limites psychologiques et à construire des relations plus équilibrées avec soi même et avec les autres. Ce développement a un impact direct sur la stabilité émotionnelle de la famille et sur un fonctionnement plus sain des relations sociales.

Une autre dimension importante du traumatisme de la migration apparaît chez les hommes albanais en diaspora. Les modèles traditionnels de masculinité, fondés sur la retenue émotionnelle et la responsabilité envers la famille, créent des obstacles à la recherche d’une aide professionnelle.

L’exil et la crise de l’identité

“Chez les hommes, la dépression se manifeste souvent par de l’irritabilité et de l’isolement. La demande d’aide survient généralement lorsque les symptômes sont devenus impossibles à ignorer”, explique t elle.

La migration s’accompagne d’une perte de statut social et d’une baisse de l’estime de soi. De figure d’autorité dans le contexte d’origine, l’individu devient un travailleur anonyme dans la société d’accueil. Cette crise identitaire s’exprime rarement par des mots.

L’un des thèmes centraux de l’expérience migratoire est la vie entre deux réalités. Les individus vivent physiquement dans la société d’accueil, mais restent émotionnellement liés à leur pays d’origine. Cette situation engendre un sentiment de non appartenance et une tension psychologique constante.

“Vivre entre deux réalités signifie ne se sentir pleinement appartenir à aucune. Cela crée une fatigue identitaire qui accompagne l’individu pendant des années”, souligne Dr Miftari.

Dans le discours public, la migration est souvent présentée comme une histoire de réussite et de stabilité économique. Mais derrière cette image ordonnée se cache un long parcours de sacrifices et d’expériences traumatiques qui prennent progressivement la forme d’insomnie, d’anxiété et de dépression. “Le traumatisme ne s’arrête pas au franchissement des frontières. Il continue de vivre à travers le sentiment de non appartenance et d’exclusion sociale, touchant non seulement la première génération, mais aussi celles qui suivent”, souligne Dr Miftari.

Prendre soin de soi aujourd’hui est un cadeau pour les générations de demain

Elle explique que le traumatisme transgénérationnel est une réalité scientifiquement documentée et qu’il se transmet à travers la relation parent enfant, les modèles émotionnels et les mécanismes biologiques du stress, y compris les modifications neuroendocriniennes et épigénétiques qui augmentent la vulnérabilité à l’anxiété et à la dépression. Ainsi, de nombreux jeunes portent une douleur sans nom, héritage d’histoires familiales non élaborées. La thérapie aide à identifier les mécanismes de transmission intergénérationnelle du traumatisme et à interrompre ce cycle, ayant ainsi une valeur préventive pour la stabilité émotionnelle de la famille.

Selon Dr Miftari, le conflit entre les générations naît du choc entre la culture du sacrifice des parents et le besoin d’autonomie personnelle des enfants. “Les parents agissent souvent à partir d’un système de survie façonné par le traumatisme, la peur et le contrôle, tandis que les enfants cherchent identité et autodétermination dans une autre réalité sociale. Entre ‘n’oublie pas d’où tu viens’ et ‘je veux être moi même’ se crée une tension intérieure qui se manifeste par de l’anxiété, une crise d’identité ou une distance émotionnelle, alors que la thérapie apprend aux parents que laisser leurs enfants suivre leur propre chemin ne signifie pas les perdre, mais leur faire confiance, et que l’amour ne se mesure pas par le contrôle, mais par le soutien.”

En conclusion, Dr Miftari rappelle que la santé mentale constitue le fondement du bien être humain et social et ne relève pas d’une question purement individuelle. “Lorsque l’individu guérit, la famille guérit et lorsque la famille se renforce, la communauté se renforce”, souligne t elle. Bien que notre nation possède une résilience exceptionnelle, la véritable résilience, selon elle, ne réside pas seulement dans l’endurance et la survie, mais dans le courage de demander une aide professionnelle. Prendre soin de soi aujourd’hui est un cadeau pour les générations de demain.

Profil de Dr Med Valbone Miftari

Dr Med Valbone Miftari est médecin spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie et exerce son activité professionnelle à Zurich, où elle dirige le cabinet VM Praxis | Psychiatrie und Psychotherapie. Elle possède une vaste expérience clinique dans le traitement d’un large éventail de troubles de la santé mentale, et son travail avec des patients issus de la diaspora albanaise associe une approche scientifique contemporaine à une sensibilité culturelle marquée. Parallèlement à sa pratique clinique, Dr Miftari est vice présidente de l’Association des médecins albanais en Suisse et contribue activement à la promotion de la santé mentale à travers des écrits et des traductions d’ouvrages, ainsi qu’au renforcement de la coopération professionnelle au sein de la communauté.

email: [email protected]
Web: www.vmpraxis-zürich.ch

 

 

Le drapeau du Kosovo au sommet de l’Himalaya, un rêve accompli de Uta Ibrahimi

Dans un monde où les frontières physiques et mentales semblent de plus en plus impitoyables, rares sont les histoires qui les dépassent avec calme, dignité et une profonde dimension humaine. L’histoire de Uta Ibrahimi n’est pas seulement un récit d’alpinisme extrême ou d’ascensions de sommets de plus de 8 000 mètres. C’est une histoire d’identité, d’appartenance et de sacrifice, écrite pas à pas entre la glace, le danger et la solitude, mais portée par l’amour pour le Kosovo et son peuple. Pendant huit années consécutives, Uta Ibrahimi a défié non seulement les montagnes les plus dangereuses de la planète, mais aussi les limites du corps, de l’esprit et de l’âme.

Chaque expédition a été une confrontation avec la peur, la perte, la fatigue et l’incertitude, mais aussi une preuve exceptionnelle de résilience humaine. Sur chaque sommet où elle s’est tenue, le drapeau du Kosovo et le drapeau national étaient présents non comme de simples symboles formels, mais comme une charge émotionnelle et une responsabilité morale de représenter un petit pays à l’histoire douloureuse, mais doté d’une force spirituelle extraordinaire.

Cette interview n’est pas une liste de succès ou de records sportifs. C’est un récit sincère de la douleur de la perte, des sacrifices personnels invisibles, des préjugés, de la solitude et des moments où le retour à la maison a été plus important que l’atteinte du sommet. Uta Ibrahimi parle ouvertement de son père, du traumatisme du Shishapangma, des années vécues dans l’incertitude et du prix personnel qu’elle a payé pour rester fidèle à elle même.

En même temps, c’est une histoire d’espoir. Une preuve que d’un petit pays comme le Kosovo peuvent émerger des récits qui touchent le monde. Que les femmes peuvent être fortes sans perdre leur sensibilité. Et que les grands rêves, même lorsqu’ils semblent impossibles, peuvent se réaliser lorsque le travail, l’amour et le courage avancent ensemble.

Dans cette interview exclusive pour Albinfo.ch, Uta Ibrahimi raconte tout, sans filtre, sans embellissement et sans compromis, partageant avec le lecteur non seulement les sommets qu’elle a gravis, mais aussi le poids qu’elle a porté dans son cœur tout au long de ce parcours.

Albinfo.ch: Que représente le Kosovo pour vous dans ce parcours?

Uta Ibrahimi: Pour moi, le Kosovo a été et reste la motivation principale derrière chaque ascension que j’ai réalisée. Chaque pas vers les plus hauts sommets du monde, je l’ai fait en emportant le Kosovo avec moi, dans le cœur, dans l’esprit et sur le drapeau. L’indépendance du Kosovo est l’un des moments les plus beaux et les plus inoubliables de ma vie. Le souvenir de cette journée est encore très vivant en moi, ainsi que la grande joie ressentie sur la place Mère Teresa, où l’on percevait une énergie rare d’unité, d’espoir et de fierté.

Albinfo.ch: Que ressentez vous lorsque vous atteignez le sommet?

Uta Ibrahimi: Dans ces moments là, tous les habitants du Kosovo me viennent à l’esprit comme une seule personne. C’est comme si je les portais tous avec moi, dans un sac symbolique, jusqu’au sommet. Les yeux lumineux des enfants que je rencontre dans les écoles lors de mes visites apparaissent devant moi. Leur énergie, leurs rêves et leur foi pure en la vie m’accompagnent dans chaque respiration. À cet instant, je ne suis pas seule, je suis remplie de toute leur force, de leur espoir et de leur lumière.

Albinfo.ch: Quelle importance votre identité albanaise a t elle eue dans votre parcours?

Uta Ibrahimi: Mon identité d’Albanaise a été un pilier essentiel dans tout mon parcours professionnel et personnel. Venir d’un petit pays, avec une histoire douloureuse mais des gens extraordinairement forts, vous apprend que la résilience, la patience et la persévérance ne sont pas un choix, mais un mode de vie. En tant qu’Albanaise, j’ai grandi avec le sentiment de devoir travailler deux fois plus pour prouver ma valeur, mais aussi avec la fierté de représenter un peuple qui ne s’est jamais rendu. Cette identité m’a donné la force de croire en moi même lorsque les conditions étaient inégales, lorsque les doutes étaient grands et le chemin très difficile. Sur chaque sommet où je me suis tenue, mon identité albanaise n’a pas été simplement une appartenance nationale, mais une source de force, de responsabilité et d’inspiration pour montrer que même d’un petit pays peuvent naître de grandes histoires.

Albinfo.ch: Quelles ont été les plus grandes difficultés de ce projet?

Uta Ibrahimi: J’ai traversé de nombreux moments extrêmement difficiles lors des ascensions des plus hauts sommets du monde. Ce projet a duré huit ans, huit années de travail constant pour assurer les financements, d’entraînements continus et de confrontations avec des ascensions très éprouvantes, physiquement et mentalement. Même si je suis une personne qui essaie toujours de garder la motivation élevée et de trouver du positif dans les moments les plus sombres, il y a eu des instants où la fatigue, la peur et le doute étaient bien réels. Dans ces moments, la force principale pour continuer a été ma famille, mes proches, leur soutien inconditionnel, mais aussi les enfants et tout le peuple du Kosovo, que j’ai toujours sentis près de moi avec confiance et soutien. L’idée que je n’étais pas seule là haut, que chaque pas en avant représentait espoir, inspiration et message pour les autres, m’a donné la force de continuer même lorsque mon corps voulait s’arrêter.

Albinfo.ch: Quel sommet a été le plus difficile pour vous?

Uta Ibrahimi: Sans aucun doute, le sommet le plus difficile émotionnellement pour moi a été le Dhaulagiri. C’est un sommet chargé d’émotions profondes et chaque fois que j’y pense, les larmes me montent aux yeux. J’ai atteint le Dhaulagiri lors de ma troisième tentative. Lors de la première, alors que j’étais en expédition, mon père, mon héros, est décédé. À ce moment là, sans hésitation, j’ai interrompu l’expédition et je suis rentrée chez moi. Aucun sommet n’avait plus d’importance. La deuxième tentative a échoué en raison des conditions extrêmes, la montagne ne nous a pas laissé passer. Ce fut une autre leçon de patience et d’acceptation. Lors de la troisième tentative, tout a pris un autre sens. J’ai atteint le sommet les 17 et 18 mai, précisément le jour de l’anniversaire de mon père. Nous n’étions que quatre personnes au sommet. L’ascension était presque impossible, mais tout au long du chemin je sentais mon père près de moi, comme s’il me guidait pas à pas, comme s’il me tenait la main jusqu’au sommet. Ce sommet m’a fait grandir deux fois plus, comme personne et comme femme. Il m’a profondément transformée, m’a renforcée, mais en même temps m’a rendue plus douce. Le Dhaulagiri n’a pas été seulement une ascension, mais un processus de guérison, un dialogue silencieux entre moi et la douleur, et une preuve que l’amour et le lien spirituel ne s’arrêtent pas, même aux altitudes les plus extrêmes.

Sur le plan physique, les sommets les plus difficiles pour moi ont été le K2 et l’Annapurna. Ces deux montagnes sont reconnues mondialement comme parmi les plus ardues et les plus dangereuses au monde, en raison du terrain extrême, des conditions imprévisibles et du risque constant. Chaque pas sur ces montagnes a été une confrontation directe avec les limites du corps et de l’esprit. Pour cette raison, je serai éternellement reconnaissante envers Mère Nature de m’avoir permis de gravir ces sommets et, surtout, de rentrer entière et en sécurité chez moi. En fin de compte, le véritable succès ne consiste pas seulement à atteindre le sommet, mais à avoir la possibilité de revenir et de poursuivre sa vie avec encore plus de respect pour la force et la grandeur des montagnes.

Albinfo.ch: Que signifie pour vous le fait d’être aujourd’hui une source d’inspiration pour de nombreuses femmes?

Uta Ibrahimi: C’est un sentiment très beau et particulier pour moi de savoir qu’aujourd’hui j’inspire de nombreuses jeunes filles et femmes albanaises, et pas seulement. Cela me touche profondément de voir que mon parcours continue d’inspirer, non pas forcément à gravir de hauts sommets, mais avant tout à croire en soi et en sa force intérieure. Lorsque j’ai commencé ce chemin vers les sommets du monde, je n’avais pas le soutien nécessaire de la société. Il y avait beaucoup de doutes, de préjugés et un manque de confiance. Mais grâce au travail acharné, à la persévérance et à l’engagement, j’ai réussi non seulement à accomplir mon projet, mais aussi à devenir un exemple qui motive aujourd’hui d’autres personnes. Pour être honnête, c’est un sentiment qui remplit le cœur. J’ai toujours cru que nous sommes dans cette vie pour faire quelque chose non seulement pour nous mêmes, mais aussi pour les autres. Et aujourd’hui, avec une conviction profonde, je peux dire que j’ai réussi à vivre cette conviction dans la pratique.

Albinfo.ch: Quels ont été vos plus grands sacrifices personnels?

Uta Ibrahimi: C’est une question très vaste et, honnêtement, je pourrais en parler indéfiniment. Mais ce qui me fait le plus mal, c’est lorsque certaines personnes, assises confortablement dans une vie stable, commentent avec légèreté en disant: “Oui, mais tu l’as fait pour toi.” Ces paroles minimisent souvent des années de sacrifices invisibles et incompris. Mes défis ne se limitaient pas aux ascensions. Ce parcours a duré huit ans et, à bien des égards, il continue encore. C’est une vie passée loin des êtres chers, loin de la stabilité financière et familiale. Aujourd’hui, j’ai 42 ans et j’ai presque toujours vécu en mouvement, dans l’incertitude, en choisissant une voie que peu de gens sont prêts à emprunter. Je pense que les femmes comprennent cela mieux que quiconque, surtout dans une société qui attend souvent de vous sécurité et rôles définis, et non risque et incertitude permanente. Malgré tout, mon cœur est rempli. Oui, il y a des moments de solitude, et ils sont réels. Mais au final, je sais que ce chemin m’a donné quelque chose de précieux: le sentiment d’avoir vécu avec sens, courage et fidélité à moi même.

Albinfo.ch: Y a t il eu des moments de doute ou de peur profonde?

Uta Ibrahimi: Je n’ai pas eu beaucoup de moments où j’ai douté de moi même, car j’ai toujours cherché une raison positive pour continuer, même lorsque c’était très difficile. Mais il y a un moment qui m’a profondément bouleversée et que je porte encore en moi. Il est lié au Shishapangma, lorsque j’ai été très proche de la mort. Une avalanche est tombée sous mes yeux et, dans cette tragédie, nous avons perdu quatre membres de notre équipe. Ce fut une expérience qui m’a brisée émotionnellement et psychologiquement. Après cela, il m’a été extrêmement difficile de repartir en expédition, et encore plus d’envisager un retour sur le même sommet. De retour chez moi, mon corps et mon esprit étaient totalement détruits. J’ai passé beaucoup de temps en physiothérapie, essayant de me reconstruire physiquement et mentalement. Le traumatisme était et reste réel. Le dépassement n’est pas venu rapidement ni facilement. Il est venu avec le temps, l’acceptation, un travail profond sur moi même et le respect de la peur. Je n’ai pas nié ce qui m’est arrivé, je l’ai accepté comme partie intégrante de mon parcours. Et peut être que c’est cela qui m’a permis de continuer: avancer non pas en oubliant, mais en vivant avec ce que j’ai traversé.

Albinfo.ch: Quel message avez vous pour les jeunes Albanais?

Uta Ibrahimi: Mon message pour les jeunes Albanais est simple, mais vrai: tout s’atteint par le travail. Un travail constant, un travail engagé, et souvent bien plus d’efforts que nous pensons être capables de fournir. Mais le travail seul ne suffit pas. Il faut aussi beaucoup d’amour, de l’amour pour ce que vous rêvez, pour vous mêmes, pour le chemin que vous choisissez et pour les personnes qui vous entourent. Il y aura de l’incertitude, des doutes et des moments où personne ne croira en vous. Dans ces instants, votre propre foi en vous fera la différence. N’attendez pas d’être prêts. Commencez. Travaillez. Faites des erreurs. Apprenez. Et continuez. Car les grands rêves exigent un grand courage, mais leur récompense est de vivre une vie pleine de sens.

Albinfo.ch: Que souhaitez vous que votre histoire dise au monde sur le Kosovo?

Uta Ibrahimi: Mon histoire a déjà montré à de nombreux pays qui est le Kosovo et qui sont les Albanais. Lors de chaque expédition, pas seulement sur les sommets de plus de 8 000 mètres, j’ai hissé le drapeau du Kosovo et celui de la nation albanaise comme symbole de fierté, d’appartenance et d’identité. Je fais partie des rares athlètes du Kosovo à avoir obtenu le soutien de grandes marques internationales, et cela a été une autre manière de placer le Kosovo sur la carte mondiale du sport et de l’aventure. Aujourd’hui, beaucoup de personnes savent où se trouve le Kosovo. Beaucoup savent quel peuple nous sommes: travailleur, résilient, courageux et porteur de grands rêves. Ce que je souhaite que mon histoire montre au monde, c’est que d’un petit pays peuvent émerger des personnes d’une grande force, avec des valeurs, une vision et la capacité de se tenir dignement aux côtés des meilleurs au monde.

C’est cela, Uta du Kosovo sur les sommets du monde…

L’histoire de Uta Ibrahimi demeure l’un des récits contemporains les plus puissants sur ce que signifie vivre avec un but. Elle nous rappelle que le succès ne se mesure pas seulement à l’atteinte du sommet, mais au courage de revenir, de continuer et de rester fidèle à soi même, même lorsque le chemin est solitaire et incertain.

Au delà de l’alpinisme, Uta Ibrahimi représente une génération de femmes et d’hommes qui refusent d’être limités par les circonstances, les attentes sociales ou la peur. Elle est la preuve que le sacrifice, même lorsqu’il est douloureux, peut se transformer en sens, et que la perte, même lorsqu’elle laisse des blessures profondes, peut devenir une force. Dans chaque mot de cette interview se ressent le poids d’une vie vécue sans compromis, mais aussi la sérénité d’une personne qui sait pourquoi elle a choisi cette voie. Son récit ne demande pas des applaudissements, mais de la compréhension. Il ne cherche pas l’héroïsme, mais le respect du courage humain. En fin de compte, l’histoire d’Uta Ibrahimi est un miroir pour nous tous, un appel à ne pas attendre le moment parfait, à ne pas craindre les chemins difficiles et à croire que même des plus petits pays peuvent naître des histoires capables d’émouvoir le monde. Cette interview n’est pas seulement un témoignage personnel. C’est un chapitre vivant de l’histoire moderne du Kosovo, écrit à des altitudes extrêmes, mais avec les pieds solidement ancrés au sol et le cœur ouvert aux générations à venir.

Rame Lahaj et la Fondacioni Rame Lahaj, une voix mondiale au service d’une mission nationale

À l’occasion du dix huitième anniversaire de l’indépendance du Kosovo, cette interview exclusive propose un récit approfondi avec le ténor reconnu Rame Lahaj, l’une des figures les plus représentatives de l’art albanais sur les grandes scènes mondiales de l’opéra. Dans un échange qui dépasse la simple biographie personnelle et s’inscrit dans une dimension de responsabilité culturelle, Lahaj évoque son parcours, d’une réalité marquée par la guerre et le manque vers les scènes internationales les plus prestigieuses, l’identité comme axe créatif, ainsi que la Fondacioni Rame Lahaj comme mission à long terme au service de l’art et des jeunes générations albanaises.

albinfo.ch: Comment définissez vous votre parcours artistique, d’un contexte social marqué par la guerre et le manque vers les institutions les plus élitistes de l’opéra mondial?

Rame Lahaj: Mon parcours artistique est indissociable du contexte dans lequel j’ai grandi, été éduqué et formé. En grandissant dans une petite province à la fin des années 90, avec des conditions de vie très limitées, le manque a été la force et le moteur principal de tout ce qui a suivi. À cette époque, beaucoup de choses semblaient presque impossibles, non seulement à réaliser, mais même à rêver. C’est précisément dans ce contraste entre l’impossibilité et le profond désir d’explorer la vie, la profession et moi même que j’ai construit les fondements de ma personnalité artistique. Mon parcours n’a pas été linéaire, il a été un long processus de confrontations, de sacrifices et d’autodiscipline, qui m’a progressivement conduit vers les institutions les plus élitistes de l’opéra mondial.

albinfo.ch:Dans quelle mesure votre identité culturelle albanaise a t elle influencé la formation de votre esthétique d’interprétation et l’accueil international de votre art?

Rame Lahaj: Mon identité culturelle albanaise n’a jamais été un élément ajouté artificiellement à mon art. J’ai grandi avec les chants populaires, folkloriques, patriotiques et d’amour, des formes d’expression sincères qui ne provenaient pas de grandes écoles européennes, mais de l’expérience vécue. Cette authenticité a profondément influencé mon esthétique d’interprétation. Lorsque je me suis confronté au répertoire lyrique le plus exigeant, ce bagage culturel a constitué une richesse intérieure, donnant à mon interprétation une sincérité et une couleur émotionnelle que le public international perçoit comme une véritable originalité.

albinfo.ch: Existe t il un moment paradigmatique dans votre carrière où l’affirmation personnelle s’est transformée en représentation culturelle collective?

Rame Lahaj: Je ne distinguerais pas un seul moment. Dès le début, deux dimensions ont coexisté, mon développement personnel et la représentation de l’identité nationale. Partout où je me suis produit, l’enjeu n’a pas été uniquement la qualité artistique, mais aussi la manière dont la culture albanaise était représentée. Cela n’a jamais été une stratégie calculée, mais un état profondément ancré en moi.

albinfo.ch: Comment préservez vous votre autonomie artistique et votre intégrité esthétique dans un système global où les standards institutionnels et la concurrence sont déterminants?

Rame Lahaj: Je crois fermement qu’un artiste est unique uniquement lorsqu’il offre son originalité sans compromis. Dans un système global où le risque d’uniformisation est élevé, préserver son autonomie artistique exige conscience et courage. Je n’ai jamais ressenti le besoin de m’adapter de manière forcée aux tendances ou aux règles extérieures. Mon parcours de vie, ma richesse intérieure et ma discipline professionnelle ont construit mon propre standard et m’ont permis de préserver mon intégrité esthétique même dans des environnements très compétitifs.

albinfo.ch: Qui est Rame Lahaj en dehors de la scène, dans la vie quotidienne?

Rame Lahaj: En dehors de la scène, je suis une personne simple et réfléchie, sans besoin de construire une façade publique. Le respect du travail, des personnes et de la discipline fait partie de mon éducation. Je n’ai jamais agi pour créer une immunité artificielle ou pour me prouver à travers une position. Tout ce que j’ai construit est venu de l’amour du développement et du désir de représenter dignement mon pays.

albinfo.ch: Lorsque vous regardez en arrière sur votre parcours de vie et artistique, quels sont les moments qui vous ont le plus profondément façonné?

Rame Lahaj: Ma formation ne se rattache pas à un seul sommet, mais à une continuité d’expériences. L’enfance à la fin des années 90, le traumatisme de la guerre, la confrontation à des réalités sociales difficiles, puis les défis professionnels dans des contextes internationaux se sont naturellement entremêlés. Ce sont précisément ces périodes difficiles qui ont construit une personnalité qui vit aujourd’hui en paix avec elle même et considère la vie comme un processus continu de développement.

Rame Lahaj, FB

albinfo.ch: Comment interprétez vous aujourd’hui la situation de 2019 concernant le concert prévu à Skopje?

Rame Lahaj: Aujourd’hui, je vois cette situation avec clarté professionnelle. Il ne s’agissait pas d’un boycott institutionnel, mais d’une conséquence du manque de professionnalisme de certains individus qui ont tenté de déstabiliser une initiative culturelle. Dans un contexte social sensible, ma réaction était fondée sur un principe clair, tolérance zéro face au manque de discipline professionnelle. Le concert a finalement eu lieu, bien que sous un autre format, démontrant que l’art ne doit pas être arrêté par des énergies destructrices.

albinfo.ch: Comment percevez vous la relation entre votre art et la diaspora albanaise, en particulier en Suisse?

Rame Lahaj: La diaspora albanaise est l’un des publics les plus sincères et les plus sensibles. Pendant des décennies, elle a été exposée à des formes musicales qui n’ont pas toujours été authentiques. À travers des concerts et des festivals, j’ai cherché à créer un dialogue entre la musique classique urbaine et la chanson albanaise. La diaspora est ouverte à l’exploration, à condition qu’elle ressente du respect et de la sincérité dans ce qui lui est proposé.

albinfo.ch: Pensez vous vous engager institutionnellement à l’avenir pour soutenir les jeunes talents albanais?

Rame Lahaj: Cet engagement se concrétise déjà à travers la Fondacioni Rame Lahaj, qui soutient les jeunes talents et crée des passerelles entre artistes locaux et internationaux. Au delà d’un projet culturel, la Fondation représente une mission à long terme visant à construire une infrastructure artistique plus durable et à combler un vide institutionnel encore présent dans notre réalité culturelle.

albinfo.ch: En conclusion, qui est aujourd’hui Rame Lahaj et quel est votre message pour les jeunes générations albanaises?

Rame Lahaj: Nous vivons à une époque saturée de bruit numérique et de frustration, qui nous pousse souvent à renoncer à l’éducation et au sacrifice. Je crois que l’on se trouve soi même uniquement à travers le travail, l’étude et une analyse continue de soi. C’est mon message aux jeunes générations albanaises, au pays et dans la diaspora, ne renoncez pas à ce processus, car c’est ainsi que se construit une vision claire de la vie, de la profession et de la contribution à la communauté. Puisque cette interview est publiée sur albinfo.ch, plateforme de la diaspora albanaise, je souhaite inviter les lecteurs, notamment ceux qui vivent en Suisse et dans la diaspora, à participer aux activités de la Fondacioni Rame Lahaj durant le mois de juillet. Le programme comprend des festivals, des concerts, des masterclasses, des ateliers et des projets éducatifs destinés à toutes les générations, créant des espaces où musique, savoir et expérience s’entrelacent naturellement. À travers ces activités, nous visons à construire des ponts durables entre le Kosovo, la diaspora et l’espace culturel européen, en positionnant la culture comme l’une des formes les plus solides de lien et de représentation. Merci.

Cet entretien met en lumière Rame Lahaj comme une figure façonnée par un processus constant de travail et d’expérience, fondé sur la discipline, l’engagement et une conscience claire de la responsabilité que l’art porte dans l’espace public. Son récit montre que l’activité artistique et la présence scénique font partie intégrante d’un processus plus large de représentation culturelle et d’une relation réfléchie avec la société.

Dans le contexte du dix huitième anniversaire de l’indépendance du Kosovo, cette interview traite la culture comme un élément essentiel de la construction sociale et de la représentation publique. L’engagement de Lahaj à travers la Fondacioni Rame Lahaj reflète une orientation claire vers la création de mécanismes durables de soutien aux jeunes générations, en déplaçant l’accent de la réussite individuelle vers la responsabilité institutionnelle. Dans ce cadre, l’art est conçu comme une activité à fonction à long terme, étroitement liée à l’éducation, au patrimoine culturel et à la consolidation d’une vision durable pour l’avenir.

La diaspora, parmi les publics les plus sincères

La diaspora albanaise est l’un des publics les plus sincères et les plus sensibles. Pendant des décennies, elle a été exposée à des formes musicales qui n’étaient pas toujours authentiques. À travers concerts et festivals, j’ai cherché à instaurer un dialogue entre la musique classique urbaine et la chanson albanaise. La diaspora est ouverte à l’exploration, dès lors qu’elle perçoit respect et sincérité dans ce qui lui est proposé.

Diaspora: 15 milliards d’euros en 18 ans pour le Kosovo

Depuis la proclamation de l’indépendance le 17 février 2008, la communauté albanaise de la diaspora a soutenu le pays par des transferts de fonds qui ont touché toutes les sphères de la vie économique et sociale, contribuant à l’amélioration du niveau de vie des familles et du pays dans son ensemble.

Cette année, le Kosovo célèbre 18 ans d’indépendance, un parcours historique construit sur le sacrifice, le courage et l’engagement. Une partie essentielle de ce cheminement est constituée par les compatriotes vivant à l’étranger, qui ont accueilli avec enthousiasme l’indépendance et la construction de l’État, en investissant dans de nombreux domaines.

La diaspora a envoyé plus de 15 milliards d’euros de transferts vers le Kosovo entre 2008 et 2025. En réalité, ce soutien constant n’est pas seulement financier, il reflète des liens émotionnels forts, la solidarité et le sens des responsabilités envers les familles et le pays, écrit albinfo.ch.

La diaspora, pilier durable de l’économie

Au delà de l’aide familiale, les transferts de la diaspora ont transformé l’économie du Kosovo. Les fonds envoyés de l’étranger sont utilisés pour l’alimentation, l’habillement, les services éducatifs et de santé, améliorant ainsi la vie de milliers de familles. Ils stimulent le marché local, soutiennent les entreprises, facilitent l’accès aux services financiers et créent de nouvelles opportunités d’investissement. Chaque euro provenant de la diaspora a un impact direct sur les dépenses essentielles, contribuant à réduire la pauvreté et à améliorer le bien être des familles.

Le magazine Albinfo.ch a obtenu les données de la Banque centrale du Kosovo, selon lesquelles les transferts ont connu une croissance constante, passant de 608,7 millions d’euros en 2008 à plus de 1,4 milliard d’euros en 2025.

Ces chiffres montrent que la diaspora a été l’un des principaux piliers de l’économie du Kosovo, notamment durant les mois de vacances d’été et d’hiver, lorsque de nombreux compatriotes visitent le pays et apportent un soutien supplémentaire à leurs familles.

Le lien émotionnel et social avec le Kosovo

Au delà de l’impact économique, la diaspora a préservé l’identité, la culture et les traditions du Kosovo. De nombreuses familles attendent le retour des proches pendant les vacances pour partager des histoires, célébrer ensemble et renforcer les liens familiaux, rapporte encore albinfo.ch.

Les investissements et les transferts ne sont pas seulement de l’argent, ils sont l’expression du soin, de l’amour et de la responsabilité envers la terre natale.

Dix huit ans d’indépendance montrent que les succès du Kosovo ne sont pas uniquement des réalisations politiques, mais aussi le résultat de l’engagement continu de la diaspora.

À travers les transferts, les Albanais vivant à l’étranger ont aidé le pays à se développer, à renforcer son économie et à améliorer la vie de chaque citoyen.

L’histoire du succès économique du Kosovo est aussi, en partie, l’histoire du dévouement et du sacrifice de la diaspora. Elle a été, elle est et continuera d’être un symbole du lien indissociable avec le Kosovo. /Albinfo.ch

 

Albinfo.ch
Albinfo.ch

Le magazine albinfo.ch proche de ses lecteurs, même au dessus des nuages, avec Chair Airlines

En collaboration avec la compagnie aérienne suisse Chair Airlines, le magazine albinfo.ch ouvre un nouveau chapitre dans la manière dont il sert ses lecteurs.

Désormais, albinfo.ch peut être lu en ligne gratuitement même pendant les vols depuis la Suisse vers Pristina et Skopje, devenant ainsi le compagnon informatif du voyage, même au dessus des nuages.

Ce pas vers le numérique ne signifie pas un éloignement de la tradition. Au contraire. Le magazine albinfo.ch continuera d’être publié en version imprimée, distribué dans différents lieux fréquentés par la communauté albanaise en Suisse, notamment dans les ambassades et consulats, les hôtels, les restaurants, ainsi qu’auprès de nos abonnés réguliers. La version print reste une partie intégrante de notre identité éditoriale.

Depuis des années, la version imprimée d’albinfo.ch propose des reportages, des analyses et des récits de la diaspora albanaise, en construisant une relation de confiance et de continuité avec nos lecteurs. Aujourd’hui, cette expérience s’élargit encore grâce à l’accès numérique à bord des vols de Chair Airlines.

Grâce à la plateforme moderne CHAIRtainment, les passagers ont la possibilité de feuilleter le magazine albinfo.ch à tout moment pendant le vol, directement depuis leur smartphone ou leur tablette, sans avoir besoin d’une connexion internet personnelle ni d’équipement supplémentaire. La lecture d’albinfo devient ainsi partie intégrante d’une expérience plus flexible, en phase avec un mode de vie moderne.

L’évolution vers la version en ligne était une étape nécessaire. Nous voulons que notre contenu soit toujours proche du lecteur, sans frontières géographiques et sans barrières de temps. Du print au numérique, albinfo.ch reste la même voix fiable de la diaspora albanaise, désormais aussi présente à bord des vols de Chair Airlines.

Cette transition ne constitue pas un remplacement, mais un enrichissement de notre expérience médiatique, en préservant notre identité éditoriale tout en répondant aux besoins des lecteurs d’aujourd’hui.

Sevdail Tahiri
CEO, albinfo.ch

 

Éducation: La Macédoine du Nord dit “Non” à l’Europe?

Alors que Skopje prétend faire de l’adhésion à l’Union Européenne sa priorité absolue, le texte du ” Zakon za visoko obrazovanie 2026 ” prend exactement le chemin inverse. En érigeant des barrières protectionnistes dignes d’une forteresse, le pays tourne le dos à l’esprit de libre circulation et d’intégration régionale.

Une loi qui “chasse” la jeunesse au lieu d’attirer le savoir

Au lieu d’attirer des institutions d’enseignement de qualité et des investissements étrangers, ce projet de loi agit comme un puissant répulsif. En verrouillant l’offre éducative locale, le gouvernement ne protège pas les étudiants: il les condamne à l’exil. Si les jeunes ne trouvent pas sur leur propre sol des formations de pointe (IA, Cybersécurité, Mécatronique) à cause de barrières administratives absurdes, ils iront se faire instruire ailleurs. Cette loi est une machine à fabriquer de l’émigration. Elle vide le pays de sa substance grise en poussant les talents à fuir vers des cieux plus ouverts, là où le savoir n’est pas l’otage de règlements restrictifs.

Le rideau de fer des Balkans

L’Article 26 est le symbole de cette fermeture. En exigeant qu’une université étrangère figure dans le Top 500 de Shanghai pour s’implanter, le gouvernement exclut arbitrairement toutes les institutions d’excellence de nos voisins directs : Albanie, Kosovo, Serbie, Bulgarie et Grèce.

Comment peut-on prétendre bâtir un ” Open Balkan ” tout en interdisant le savoir venant de nos voisins ? Ce critère ne vise pas la qualité, il vise à protéger un cartel d’universités locales qui craignent la concurrence des pôles technologiques modernes.

Un racket financier institutionnalisé

L’Article 51 (garantie bancaire de 100% des frais de scolarité) et l’Article 50 (rigidité sur le personnel titulaire) finissent d’achever toute velléité d’investissement étranger. Bloquer des millions d’euros pour avoir le droit d’enseigner est une aberration économique. C’est un filtre par l’argent qui condamne la jeunesse à des infrastructures vieillissantes, tout en empêchant l’arrivée de formations de pointe.

L’heure de vérité pour les partis politiques

La loi est en phase de consultation. Il n’est pas trop tard, mais il y a urgence. Les partis politiques du pays, et plus particulièrement les partis albanais, doivent sortir de leur mutisme et exiger que la copie soit revue. Soutenir l’adhésion à l’UE tout en laissant passer une loi qui verrouille le marché de l’éducation contre les standards européens est une trahison politique.

Il est impératif que les élus exigent le remplacement de ces critères arbitraires par les standards de l’ENQA/EQAR (les normes européennes d’assurance qualité). Si la Macédoine du Nord ferme ses portes aux institutions régionales, elle envoie un message clair à Bruxelles: le pays préfère ses monopoles internes aux valeurs européennes.

La jeunesse macédonienne ne peut pas être prise en otage par des intérêts corporatistes. Cette loi doit être réécrite pour ouvrir le pays, pas pour l’étouffer./Albinfo.ch

La karatéka du Kosovo offre une médaille à l’Albanie

L’équipe nationale albanaise de karaté a remporté sa deuxième médaille au Championnat d’Europe à Limassol, à Chypre, grâce à la sportive Lanika Rexhepi.

La Fédération albanaise de karaté a annoncé que Lanika Rexhepi a été sacrée vice championne d’Europe dans la catégorie cadettes +61 kg, lors du Championnat d’Europe Cadets, Juniors et U21.

Originaire du Kosovo et concourant sous les couleurs de l’Albanie, elle a décroché la médaille d’argent dans la catégorie des cadettes pour les +61 kg.

Rexhepi s’est distinguée par des prestations remarquables, en enchaînant les victoires. Elle a débuté par un succès 8 0 face au Monténégro, avant de s’imposer sur le même score contre la Géorgie, puis 6 1 contre la France et 3 0 face à l’Italie.

Le parcours de Lanika Rexhepi s’est arrêté en finale, où elle s’est inclinée 0 1 contre son adversaire portugaise après un combat très disputé.

Le premier succès de l’Albanie dans ce championnat est venu samedi grâce à Neevis Hasani, qui a remporté la médaille de bronze dans la catégorie cadets 52 kg. Un résultat historique signé par le talentueux karatéka de Tirana, qui s’entraîne depuis cinq ans au sein du club bardheblu sous la direction de l’entraîneur Bekim Basha.

À rappeler que l’Albanie a été représentée au Championnat d’Europe de karaté par 14 sportifs, encadrés par les entraîneurs Mirandi Backa, Lirim Dedej et Jetmir Rexhepi.

L’équipe nationale albanaise de karaté a ainsi enregistré des résultats importants à Limassol, en remportant deux médailles dans une compétition qui a réuni environ 1 195 athlètes issus de 46 pays.

L’ensemble “Arbëresha” a célébré le 22e anniversaire de sa fondation

Le 7 février 2026, l’ensemble “Arbëresha “a célébré le 22e anniversaire de sa fondation à travers une soirée culturelle animée, réunissant des membres de la communauté albanaise en Suisse ainsi que des passionnés de l’art traditionnel albanais.

À cette occasion, un riche programme artistique a été présenté, comprenant des danses traditionnelles, de la musique folklorique et diverses interprétations, visant à promouvoir et à mettre en valeur le patrimoine culturel albanais. L’événement a également mis en lumière le long parcours de l’ensemble et sa contribution à la préservation de l’identité albanaise au sein de la diaspora.

Depuis plus de deux décennies, l’ensemble “Arbëresha” s’engage dans la conservation et la transmission des traditions albanaises aux jeunes générations, à travers des performances régulières mettant en avant la danse, la musique folklorique et les costumes nationaux.

Selon le responsable de l’ensemble, Augustin Ukaj, et le directeur artistique, Nue Uka, des groupes et des artistes venus de Suisse et d’autres pays où vivent des Albanais ont pris part à l’événement. Le programme comprenait également des danses présentées en première ainsi que des interprétations innovantes.

Cette année, l’animation de la soirée a été confiée à des présentateurs venus directement du Kosovo, tandis que le groupe de musique urbaine “String String” de Pristina a assuré la performance de clôture.

Les organisateurs ont considéré cette 22e édition comme particulière et ont invité tous les migrants ainsi que les amateurs de la culture albanaise à y participer. Un large groupe venu du Kosovo a également fait le déplacement pour célébrer ensemble cet anniversaire de l’ensemble “Arbëresha”.

Depuis 22 ans, l’ensemble “Arbëresha” continue de contribuer à la préservation de la tradition et de la culture albanaises à travers la musique, la danse et les costumes traditionnels.

Manifestation culturelle et commémorative “La Couronne de la Liberté” à Berne

Le 14 mars 2026, à la Kursaal Arena de Berne, le Conseil des Associations Culturelles Albanaises en Suisse organise la manifestation commémorative et culturelle “Kurora e Lirisë”, un événement qui vise à contribuer aux échanges culturels entre de nombreux cantons, à la préservation de la mémoire historique et à la valorisation de la coexistence dans une société démocratique telle que la Suisse.

Le Conseil est composé de plus de 30 associations culturelles et étudiantes actives dans différents cantons de Suisse. L’événement a un caractère culturel et cherche à créer un espace de rencontre, d’échange et de coopération entre les associations culturelles albanaises issues de divers cantons du pays.

À travers des danses et des chants traditionnels, les associations participantes contribuent à la promotion du patrimoine culturel et de l’identité artistique, reflétant les valeurs de la société multiculturelle suisse ainsi que le processus d’intégration réussie de la communauté albanaise.

La manifestation est organisée en hommage au sacrifice sublime de la famille Jashari et des martyrs de la liberté du Kosovo, dans le cadre de la promotion de la mémoire historique et des échanges culturels.

L’événement reflète l’histoire collective d’une communauté qui vit aujourd’hui, contribue et s’intègre dans la société suisse, tout en préservant son identité et son héritage culturel. La manifestation sera honorée par la présence de membres de la famille Jashari, de représentants des familles des martyrs vivant en Suisse, de représentants institutionnels et diplomatiques suisses et albanais, ainsi que d’universitaires, d’historiens et d’artistes.

Les contributeurs de ce projet, associations d’étudiants albanais, associations culturelles, artistes, associations soutenant l’intégration des Albanais dans différents domaines de la vie en société helvétique et promouvant leurs réussites, seront le meilleur reflet de l’unité.

L’événement sera couvert par les médias dans le cadre d’un programme conçu avec des contenus culturels et commémoratifs. Le programme de cette manifestation est adapté à un public familial et se déroule dans un esprit de respect entre les générations. Dans les jours à venir, le programme artistique détaillé sera présenté.

Coordinateurs du projet: Association Culturelle Dora d’Istria, Genève et Ensemble Arbëreshët, Thurgovie.

Horaire: 14 mars, de 15h00 à 18h00

Lieu: Kursaal, Berne

Informations

Mirishahe Limani Hiler: Tél. 079 607 46 74

Aulon Nura, un succès de la diaspora kosovare dans l’ingénierie spatiale

L’Ambassade de la République du Kosovo partage avec fierté l’histoire inspirante d’Aulon Nura, un jeune homme à succès issu de la diaspora kosovare, qui construit une carrière remarquable dans le domaine de l’ingénierie spatiale, rapporte albinfo.ch.

Aulon Nura a obtenu un Master of Science (M.Sc.) en ingénierie spatiale (Aerospace Engineering) à la prestigieuse KTH Royal Institute of Technology en Suède, l’une des institutions européennes les plus reconnues dans les domaines des sciences et de la technologie.

Il travaille actuellement comme ingénieur en propulsion au sein de l’entreprise OHB Sweden, l’une des principales sociétés européennes de l’industrie spatiale. Dans ce rôle, Aulon contribue directement au développement de technologies avancées et à la réalisation de missions spatiales, en participant à des projets d’importance stratégique pour l’industrie spatiale européenne.

Përshkrimi i fotografisë nuk është i disponueshëm.

Ses réalisations représentent un exemple inspirant pour les jeunes du Kosovo et témoignent du grand potentiel de notre diaspora dans les domaines de la science, de l’innovation et de la technologie.

Récemment, Aulon Nura a rejoint le Réseau des Jeunes Professionnels, une plateforme créée par l’Ambassade de la République du Kosovo à Stockholm, dans le but de connecter et de renforcer les jeunes professionnels issus de la diaspora. /Albinfo.ch

“Pour ceux qui ne sont pas revenus: une voix de Qyshk”

Il y a des livres que l’on lit, et il y a des livres qui coupent le souffle. “Për ata që s’u kthyen” d’Edona B. Kelmendi n’est pas un livre que l’on referme facilement. C’est un récit qui reste dans le corps, parce qu’il vient d’une enfant qui a vu ce qu’aucun enfant ne devrait jamais voir.

Ce livre est un témoignage direct du massacre de Qyshk, dans la commune de Peja, survenu le 14 mai 1999, l’un des crimes les plus graves commis pendant la guerre au Kosovo. Il ne parle pas de la guerre comme d’une histoire, mais de la guerre comme d’une vie interrompue, d’une enfance brûlée, d’une absence qui ne se referme jamais.

Qyshk, le jour qui ne s’est jamais terminé

Lorsque Edona revient en arrière, elle ne revient pas vers des souvenirs. Elle revient vers ce jour du 14 mai à Qyshk, lorsque les maisons ont été incendiées, que des personnes ont été brûlées et tuées vives, et que son enfance a été brutalement interrompue.

“Revenir en arrière, c’est comme toucher une blessure qui ne s’est jamais complètement refermée et qui ne se refermera jamais.”

Elle parle d’une enfant contrainte de grandir trop vite, au milieu de la peur et d’une perte irréparable. Une enfant qui n’avait pas le temps de comprendre ce qui se passait, mais qui sentait que quelque chose d’irréversible lui arrachait tout.

Aujourd’hui, elle revient en arrière non pas pour rouvrir la douleur, mais pour donner une voix à cette enfance réduite au silence, pour montrer que, même profondément atteinte, elle ne s’est pas éteinte.

Le souvenir qui vit dans le corps

Lorsqu’elle ferme les yeux, Edona ne voit pas seulement des images. Elle ressent l’odeur de la fumée qui étouffe, les détonations des armes qui déchirent les oreilles, les maisons en flammes, les pleurs des enfants, la panique dans les yeux des adultes qui ne savaient pas comment protéger les plus petits.

“À cet âge, je ne comprenais pas ce qui se passait, mais je sentais que quelque chose d’irréversible m’enlevait tout.” Cette sensation de ce jour à Qyshk est aujourd’hui le souvenir le plus puissant qui l’accompagne, un acte inhumain que, comme elle le dit, aucun esprit sain ne peut comprendre pleinement.

Le père qui n’est jamais revenu

Lors du massacre de Qyshk, son père, Besim D. Kelmendi, âgé de seulement 36 ans, a perdu la vie, avec d’autres membres de la famille. Cette perte ne se surmonte pas, elle devient une partie de la vie.

Enfant, Edona portait la douleur comme un fardeau, presque comme une culpabilité, sans savoir pourquoi. En tant que femme, elle comprend que sa force, son caractère et sa résilience se sont construits sur l’absence, mais en tant que mère, cette perte prend une autre dimension.

“À travers mes filles, je comprends plus profondément l’amour d’un parent et la douleur de ce qui m’a été refusé.”

Aujourd’hui, elle vit avec l’absence, mais aussi avec une responsabilité sacrée: faire vivre leurs noms, ne pas laisser leur histoire disparaître, faire en sorte que ses enfants sachent d’où ils viennent, ce qui leur a été injustement arraché et combien la vie est précieuse.

Écrire comme nécessité pour survivre

Ce livre n’était pas seulement un choix. C’était une nécessité. Edona ne pouvait pas accepter que les noms de ses proches restent uniquement gravés sur un monument commémoratif. Elle a voulu leur donner une voix, un visage et une place dans l’histoire. Mais le chemin vers ce livre n’a pas été facile.

“J’ai eu de nombreux moments où je ne pouvais plus continuer et où je me disais que je n’y arriverais pas, mais l’amour pour ceux que j’ai perdus et la fierté pour leur résistance m’ont poussée à ne pas m’arrêter.

Ce livre n’a pas été écrit en un mois, ni en un an. Il m’a fallu du temps, de la force et du courage pour revenir en arrière, me souvenir et revivre des moments que j’essayais autrefois d’oublier, simplement pour survivre.”

“Pour ceux qui ne sont pas revenus” est sa manière de les garder en vie et de ne pas laisser ce qui s’est passé à Qyshk se dissoudre avec le temps. Car, comme elle le dit, l’oubli risque de mener à la répétition.

“Ils ne nous ont jamais quittés. Ils vivent dans les noms que nous portons, dans les enfants que nous élevons, dans les valeurs que nous essayons de préserver et dans le chemin que nous empruntons chaque jour. La douleur a pu nous briser, mais elle nous a aussi rendus plus conscients de la vie et les uns des autres. Nous ne les avons pas oubliés et nous ne les oublierons jamais.

Leur histoire vivra. Leurs noms seront lus avec respect et l’amour pour eux continuera de se transmettre de génération en génération, avec fierté, dignité et fidélité.”

Deux voix, une seule douleur

Ce livre parle avec deux voix: la voix de l’Edona enfant, pure et vulnérable, là où la douleur se ressent plus qu’elle ne se comprend, et la voix de l’Edona adulte, qui écrit avec conscience et responsabilité pour donner un sens à ce qu’un enfant ne peut expliquer.

La douleur et le silence du monde

La douleur de la perte est permanente. Mais le silence du monde et l’absence de justice l’alourdissent encore davantage. “La perte te brise une fois. L’injustice te blesse chaque jour.” Surtout lorsque les crimes sont encore niés aujourd’hui. Lorsque la vérité est remise en question. Lorsque ceux qui ont commis les crimes continuent de les nier, alors même qu’elle les a vus de ses propres yeux et qu’elle les revit encore dans ses cauchemars.

Une justice tardive ne guérit pas la douleur, son absence maintient la blessure ouverte.

Un message pour les générations à venir

La guerre n’est pas une page lointaine de l’histoire. Ses conséquences vivent encore parmi nous, dans des familles brisées, dans des blessures invisibles et dans des silences incompris.

La liberté a un prix. Reconnaître la vérité n’est pas un fardeau, mais une responsabilité. “La mémoire n’est pas un choix, c’est un devoir.”

Au-delà de la langue et des frontières

Edona souhaite que ce livre soit traduit en anglais, en français et en allemand afin d’être lu également par un public non albanais, car cette histoire n’est pas seulement albanaise, elle est profondément humaine. Un appel universel à la dignité, à la justice et à la paix.

“Pour ceux qui ne sont pas revenus” est désormais en vente dans les librairies du Kosovo et nous espérons qu’il atteindra bientôt aussi les librairies internationales, au-delà des frontières et des langues. Car la mémoire n’appartient pas à un seul pays et parce que l’oubli tue une seconde fois.

Nous vous invitons à faire partie de la cérémonie de lancement du livre “Pour ceux qui ne sont pas revenus” d’Edona B. Kelmendi, un récit poignant sur la mémoire, l’absence et les blessures qui ne se referment jamais.

14 février 2026 | 14:00
Galerie des Arts – Ferizaj

 

Le Sommet de la diaspora albanaise revient avec sa quatrième édition

Le IVe Sommet de la diaspora albanaise se tiendra les 14 et 15 avril 2026 à Tirana, marquant un nouveau moment important de rassemblement et de réflexion pour les Albanais du monde entier, écrit albinfo.ch.

Cet événement national majeur est organisé sous le patronage particulier du Premier ministre de l’Albanie, Edi Rama, et vise à renforcer les liens entre la diaspora albanaise et les institutions du pays, tout en mettant en valeur la contribution des Albanais vivant à l’étranger au développement à long terme de l’Albanie et de l’espace albanais.

Sous le slogan ” Through Roots We Rise ” (À travers nos racines, nous nous élevons), le Sommet de la diaspora albanaise 2030 servira de plateforme de coopération, de dialogue et de vision pour l’avenir, en réunissant des professionnels, des entrepreneurs, des universitaires et des représentants de la diaspora venus du monde entier, écrit encore albinfo.ch.

L’événement se déroulera à Tirana et devrait rassembler des personnalités institutionnelles de premier plan, des représentants de la diaspora et des partenaires stratégiques, avec un accent particulier sur le rôle de la diaspora dans le développement économique, culturel et social du pays.

Les organisateurs invitent toutes les personnes intéressées à noter les dates des 14 et 15 avril 2026 dans leur agenda, tandis que d’autres détails seront communiqués ultérieurement./Albinfo.ch

 

Shaqiri brille dans le derby: triplé spectaculaire et victoire dramatique du FC Bâle face à Zurich

Xherdan Shaqiri a livré une prestation exceptionnelle en devenant le héros absolu du FC Bâle lors du derby face à Zurich. L’attaquant kosovar a inscrit un triplé, dont le but de la victoire dans les toutes dernières minutes, offrant ainsi à son équipe un succès majeur.

Shaqiri a marqué à trois reprises durant la rencontre, faisant preuve de classe, d’expérience et de sang-froid dans les moments décisifs. Le dernier but, inscrit dans les instants finaux du match, a scellé la victoire de Bâle et déclenché la fête des supporters dans le stade.

Avec cette performance, la star kosovare a une nouvelle fois démontré qu’il reste l’un des joueurs les plus décisifs de la Super League suisse, toujours prêt à faire la différence et à offrir du spectacle sur le terrain.

Video:

https://www.facebook.com/share/v/1FjFYjCTfj/