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Le vote de la diaspora décide au Kosovo, mais il manque en Suisse
La mobilisation de la communauté albanaise pour participer à la politique locale et aux processus démocratiques du pays où elle vit reste encore limitée
Les données montrent que la diaspora kosovare en Suisse continue de s’intéresser aux processus politiques au Kosovo. Des milliers de citoyens se sont inscrits et ont voté lors des dernières élections parlementaires, démontrant que le lien avec le pays d’origine reste fort même après de nombreuses années passées à l’étranger. Dans certains processus électoraux au Kosovo, le vote de la diaspora a même été décisif, influençant directement le résultat final et la répartition des mandats parlementaires.
Cependant, les élections locales tenues le 8 mars 2026 dans plusieurs cantons suisses ont montré une autre réalité: la mobilisation de la communauté albanaise pour participer à la politique locale et aux processus démocratiques du pays où elle vit reste encore limitée.
Cela ne concerne pas seulement les élections locales. Même lors des élections nationales suisses, ainsi que lors des nombreux référendums organisés durant l’année, on observe un intérêt relativement faible pour le vote de la part d’une partie de la communauté albanaise. Cela est encore plus visible si l’on considère qu’aujourd’hui beaucoup d’entre eux ont obtenu le droit de vote grâce à la citoyenneté suisse, tandis que dans certains cantons la participation aux élections est également possible pour les résidents disposant d’un permis de séjour permanent.
Le débat sur la participation politique de la communauté s’ouvre souvent uniquement lors des élections en Suisse et se termine généralement une fois celles-ci passées. Pourtant, la réalité évolue progressivement. Aujourd’hui, au Parlement fédéral à Berne, il y a deux députés ayant des racines albanaises, Islam Alijaj et Arbër Bullakaj. De même, la participation de politiciens d’origine albanaise se poursuit dans les assemblées communales et dans les exécutifs locaux de nombreuses villes suisses.
À Zurich, par exemple, Përparim Avdili était candidat à la mairie, mais n’a pas été élu, malgré une campagne exigeante et courageuse dans une concurrence politique très forte.
La participation politique ne doit pas être vue comme un choix entre le Kosovo et la Suisse. Au contraire, les deux sont importantes. L’engagement dans les élections au Kosovo montre la responsabilité envers le pays d’origine, tandis que la participation aux élections locales et nationales en Suisse est la manière la plus directe d’influencer les décisions qui touchent la vie quotidienne de la communauté ici.
Une communauté politiquement forte est celle qui participe activement dans les deux espaces, en conservant le lien avec la patrie tout en s’intégrant pleinement dans la société où elle vit.
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