Kurti au forum Italie–Kosovo sur l’agroalimentaire : le Kosovo prêt pour les investissements et les partenariats à long terme

Le Premier ministre par intérim Albin Kurti a déclaré que le Kosovo offre une stabilité macroéconomique, un système financier solide et un climat de plus en plus favorable aux investissements étrangers, rapporte albinfo.ch.

Lors de son intervention au forum Italie-Kosovo consacré à l’agro-industrie, Kurti a souligné que le pays a augmenté ses exportations, amélioré l’environnement des affaires et attire de nouveaux investissements, en s’appuyant sur le potentiel d’une population jeune et entreprenante.

Selon lui, les rencontres business-to-business (B2B) organisées dans le cadre de ce forum contribueront à la création de partenariats concrets entre les entreprises kosovares et italiennes, non seulement dans le secteur agro-industriel, mais aussi dans d’autres domaines.

La ministre par intérim de l’Industrie, de l’Entrepreneuriat et du Commerce, Mimoza Kusari-Lila, a déclaré que la participation des entrepreneurs italiens montre un intérêt clair pour une coopération économique à long terme et de nouveaux investissements au Kosovo.

De son côté, le ministre par intérim de l’Agriculture, Armend Muja, a affirmé que le Kosovo vise le développement de modèles agricoles modernes, avec un accent particulier sur la production biologique et la transformation alimentaire.

L’ambassadrice du Kosovo en Italie, Nita Shala, a souligné que le pays dispose d’un grand potentiel dans le secteur agroalimentaire, notamment grâce à ses terres fertiles, ses producteurs locaux et une nouvelle génération d’entrepreneurs orientés vers les standards européens.

De son côté, l’ambassadeur d’Italie au Kosovo, Maurizio Antonini, a qualifié le forum de preuve du partenariat stratégique entre les deux pays et a mis en avant l’importance du secteur agroalimentaire dans les relations commerciales entre le Kosovo et l’Italie.

Selon les données présentées, l’Italie reste l’un des principaux partenaires commerciaux du Kosovo, avec un volume global d’échanges commerciaux atteignant plusieurs centaines de millions d’euros, le secteur alimentaire occupant une place importante dans ces relations./Albinfo.ch

Participation au Forum économique “Vienna Economic Forum – Meet Kosovo in Vienna 2026”

L’Agence kosovare pour les investissements et le soutien aux entreprises (KIESA) a invité les entreprises du Kosovo à participer au Forum économique “Vienna Economic Forum – Meet Kosovo in Vienna 2026”, qui se tiendra à l’Hotel Imperial à Vienne, le 09.06.2026, rapporte albinfo.ch.

Selon le communiqué, la date limite de candidature est fixée au 31.05.2026, tandis que les candidatures peuvent être envoyées à l’adresse e-mail suivante : [email protected].

Pour plus d’informations et pour postuler, les entreprises peuvent également visiter le site officiel de KIESA : https://kiesa.rks-gov.net/page.aspx?id=1,134,1135

La Gendarmerie du Kosovo en voie de création, les procédures pour sa mise en place sont lancées

Le ministère de l’Intérieur du Kosovo a lancé les procédures pour la création de la Gendarmerie de la République du Kosovo, en franchissant la première étape institutionnelle vers sa mise en place, rapporte albinfo.ch.

Le ministre de l’Intérieur par intérim, Xhelal Sveçla, a annoncé avoir signé la création d’un groupe de travail chargé d’analyser et de proposer les modalités de fonctionnement de cette nouvelle institution de sécurité.

Selon lui, ce groupe de travail aura pour mission d’élaborer les modalités concernant la Gendarmerie en tant qu’agence relevant du ministère de l’Intérieur, dans le but de renforcer l’architecture de sécurité du pays.

Sveçla a souligné que la création de la Gendarmerie constitue une étape importante dans la consolidation du système de sécurité du Kosovo, avec un accent particulier sur la surveillance des frontières, la protection de l’intégrité territoriale, la lutte contre le terrorisme, la gestion des troubles à haut risque et la protection des infrastructures critiques.

Il a ajouté que cette nouvelle unité renforcera les capacités de l’État à prévenir et neutraliser les menaces portant atteinte à la sécurité des citoyens et à la souveraineté du pays./Albinfo.ch

Donauwörth vit un week-end “kosovar” riche en activités et en couleurs culturelles

La ville allemande de Donauwörth a vécu un week-end animé et riche en activités. En plus de la traditionnelle Foire de Mai, les visiteurs ont eu l’occasion de découvrir ce que le Kosovo a à offrir, rapporte albinfo.ch.

Pendant le week-end de la Foire de Mai, la ville s’est transformée en un véritable centre d’activités culturelles et touristiques. Environ 70 stands ont été installés sur le marché principal, tandis que des promenades en bateau sur la rivière Wörnitz, des dégustations de vins proposées par les partenaires autrichiens de la ville ainsi que des foires gastronomiques avec des produits locaux ont également été organisées.

Parallèlement, le marché des produits régionaux s’est tenu le samedi, tandis que le dimanche a marqué la première journée de la mobilité à Donauwörth, accompagnée d’un programme varié et d’une large offre destinée aux citoyens.

Kosovo au centre de l’attention lors du “Europa-Wochenende”

Depuis plusieurs années, le week-end européen est également organisé dans le cadre de la Foire de Mai, avec chaque année la mise à l’honneur d’un pays différent. Cette année, le pays choisi était le Kosovo.

La présentation a été assurée par l’Association culturelle germano-albanaise “Hasan Prishtina” de Donauwörth, qui a proposé des spécialités traditionnelles du Kosovo et accueilli un invité de marque.

Sur la place Fischerplatz, le maire Michael Bosse a accueilli le consul général du Kosovo, Afrim Nura, qui couvre les régions de Bavière et de Thuringe.

Un message fort pour les liens entre le Kosovo et l’Allemagne

Lors de son discours, le consul Afrim Nura s’est adressé avec émotion aux compatriotes de Donauwörth ainsi qu’aux visiteurs de la foire, en soulignant l’importance de renforcer les relations entre le Kosovo et l’Allemagne.

“Le Kosovo est le plus jeune État d’Europe et les relations germano-kosovares doivent se vivre à travers les rencontres et la coopération aux niveaux régional et européen”, a-t-il déclaré.

Il a également remercié les organisateurs locaux Ram Avdullahi et Zaim Alimi pour leur engagement et l’organisation de cet événement.

Danses traditionnelles kosovares au cœur de l’Allemagne

L’ambiance est devenue encore plus festive avec la performance du groupe de danse FC Alba d’Augsbourg, qui a enchanté le public avec des danses traditionnelles kosovares, mettant à l’honneur la culture et la tradition albanaises.

L’événement a été chaleureusement accueilli par les visiteurs et salué comme une présentation réussie du Kosovo dans le cadre des activités européennes à Donauwörth./Albinfo.ch

 

 

https://www.augsburger-allgemeine.de/donauwoerth/viel-trubel-in-der-stadt-ein-kosovarisches-wochenende-in-donauwoerth-114170948?at_campaign=facebook_feed&at_department=red&at_location=aa&at_medium=feed&at_product=news&fbclid=IwZnRzaAR4cQZleHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZAo2NjI4NTY4Mzc5AAEemniXFMPm4U3TQp9y_CcNounEu9qadM-FempjeXPuygn-k-VR2GpLL6bPDBE_aem_ZmFrZWR1bW15MTZieXRlcw

L’Albanaise Qendresa collabore avec Drake sur la chanson “Slap The City”

L’artiste albanaise attire l’attention internationale grâce à sa participation à la chanson “Slap The City”, l’un des morceaux les plus expérimentaux de l’album.

Il s’agit de Qendresa, qui franchit une étape importante dans sa carrière en rejoignant le tout nouveau projet musical de la superstar mondiale Drake, intitulé “HABIBTI”, rapporte albinfo.ch.

La chanson “Slap The City”, à laquelle participe également Qendresa, est considérée par les auditeurs comme l’un des moments les plus artistiques et expérimentaux de l’album. Elle propose un mélange intéressant de R&B alternatif, de sonorités modernes et d’influences électroniques, créant une atmosphère singulière, différente des projets habituels de Drake.

Qendresa est connue pour son style unique, mêlant R&B, soul et éléments de la culture underground londonienne, tandis que cette collaboration place son nom, mais aussi le nom albanais, dans l’un des projets musicaux les plus commentés du moment.

“From London to the world”, l’artiste albanaise démontre que le talent albanais a le potentiel de s’imposer sur les plus grandes scènes internationales, en intégrant l’industrie musicale mondiale./Albinfo.ch

 

La cinquième édition de Kino Kosova 2026 a confirmé son succès et son importance culturelle à Zurich

“Return To Kosovo” et “House With a Voice” ont marqué la soirée de clôture du festival avec des récits puissants sur la mémoire, la survie et la dignité humaine.

Photo: Genti Mesinaj

“Cette année, nous avons ressenti avec beaucoup d’intensité le lien entre les films et le public. Les salles pleines, les discussions après les projections et l’intérêt pour les thèmes abordés par les films ont montré que Kino Kosova est devenue une plateforme importante de sensibilisation à travers l’art et le grand écran. Pour nous, il était essentiel que les films transmettent de puissants messages humains sur la guerre, la mémoire, la justice et la paix.”

Photo: Genti Mesinaj

À une époque où, dans de nombreuses régions du monde, les guerres, les déplacements forcés et les crises humanitaires se poursuivent, le cinéma demeure l’une des formes les plus puissantes pour documenter les vérités historiques, préserver la mémoire collective et rappeler l’importance de la paix, de la dignité humaine et de la responsabilité morale de ne pas rester silencieux face aux injustices”, a déclaré à albinfo.ch le directeur du festival, Sabahet Meta, lors de la soirée de clôture du festival.

Photo: Genti Mesinaj

Les salles combles tout au long du festival, le grand intérêt du public et les échanges intenses avec les réalisateurs et auteurs ont démontré que Kino Kosova a désormais construit une identité culturelle solidement établie au sein de la diaspora.

Le thème de cette année, “Between Resistance and Paradise, Stories of Survival and Hope” (“Entre résistance et paradis : histoires de survie et d’espoir”), s’est reflété avec force lors de la soirée de clôture à travers deux documentaires abordant la guerre, le traumatisme, l’identité et la liberté individuelle.

Photo: Genti Mesinaj

Au cœur de la soirée se trouvait le documentaire “Return To Kosovo”, qui a présenté l’un des récits les plus bouleversants sur les conséquences humaines de la guerre au Kosovo. Le film suit le retour du journaliste britannique Julius Strauss au Kosovo, plus de deux décennies après avoir rencontré Besnik Deliu, alors âgé de cinq ans, survivant du massacre d’Abria, au cours duquel 23 membres de sa famille ont été massacrés.

Photo: Genti Mesinaj

À partir d’une rencontre fortuite pendant la guerre, le documentaire construit un récit puissant sur la mémoire, les blessures du passé et la nécessité de comprendre l’histoire à travers l’expérience humaine. Leur retour sur le lieu du massacre est présenté comme une confrontation émotionnelle avec le traumatisme et avec les questions qui restent ouvertes même après de nombreuses années. “Return To Kosovo” a été réalisé par Emma Strauss, Julius Strauss, Donald Harding et Ben Harding.

Tout aussi marquant, le documentaire “House with a Voice” aborde l’histoire de six burrnesha albanaises qui ont choisi de vivre dans un rôle masculin pour échapper aux structures patriarcales, aux mariages forcés et aux restrictions imposées aux femmes. Le film propose des récits intimes sur le sacrifice, l’identité et la liberté, tout en remettant en question les conceptions traditionnelles du genre et du rôle de la femme dans la société. À travers des témoignages personnels, le documentaire ouvre une profonde réflexion sur la dignité humaine et sur la manière dont les sociétés patriarcales continuent d’imposer des limites à la vie et à la liberté des femmes.

Photo: Genti Mesinaj

Dans ce contexte, le film résonne également avec force avec les débats mondiaux actuels sur le féminicide, la violence faite aux femmes et les manifestations organisées chaque année dans différents pays pour la défense des droits des femmes. Il rappelle qu’aujourd’hui encore, des milliers de femmes continuent d’être tuées par leurs partenaires ou des membres de leur famille, tandis que dans de nombreuses sociétés, la vie, la voix et l’autonomie des femmes sont encore considérées comme moins précieuses. C’est précisément à travers les histoires des burrneshas que le documentaire met en lumière le poids des structures patriarcales et la manière dont les femmes sont souvent contraintes de sacrifier leur identité et leur vie personnelle pour obtenir liberté, sécurité ou respect social.

Après la projection, le public a engagé une longue discussion avec la réalisatrice Kristine Nrecaj, qui a parlé du processus de réalisation du film et de l’importance de documenter ces histoires non seulement comme un phénomène culturel albanais, mais aussi comme une réflexion universelle sur la liberté et la survie.

Photo: Genti Mesinaj

L’édition de cette année a été conçue par les organisateurs comme un récit culturel continu entre Zurich et Berne, sous la devise “One Festival. Two Chapters.”, le festival ayant entamé son dialogue artistique à Zurich pour le poursuivre ensuite à Berne.

Pour la cinquième année consécutive, albinfo.ch a été sponsor média du festival.

Photo: Genti Mesinaj

Site officiel : Kino Kosova Film Festival

Lisez aussi :

“Kino Kosova” hapi dyert me sallat plot dhe rrëfime që sollën Kosovën në ekran

 

 

 

 

 

Manifestation massive à Skopje, les étudiants albanais réclament l’examen de jurisprudence en albanais

La diaspora albanaise en Suisse et dans d’autres pays européens suit avec une grande vigilance les récents développements en Macédoine du Nord, tandis que la manifestation organisée aujourd’hui par les étudiants albanais à Skopje a suscité une large attention et un fort élan de solidarité sur les réseaux sociaux ainsi que dans l’opinion publique albanaise. La demande visant à permettre le passage de l’examen de jurisprudence en langue albanaise est perçue par de nombreux compatriotes comme une question touchant directement à l’égalité, à la dignité citoyenne et au respect des droits garantis par la loi.

Dans cet esprit, les étudiants albanais ont défilé aujourd’hui à Skopje, du Pont de pierre jusqu’au ministère de la Justice, en demandant l’application de la Loi sur l’usage des langues et la possibilité de passer l’examen de jurisprudence également en albanais, rapporte albinfo.ch.

Avec des pancartes portant des messages tels que “La loi sur le papier, la discrimination dans la pratique”, “Respectez la Loi sur les langues” et “Justice déstabilisatrice”, les manifestants ont demandé que les dispositions légales ne restent pas seulement formelles, mais qu’elles soient appliquées concrètement par les institutions de l’État.

L’un des organisateurs de la manifestation, Mevlan Ademi, a déclaré devant les protestataires que les étudiants albanais avaient été confrontés à des obstacles et à des contrôles lors de l’organisation de la marche vers Skopje. Il a souligné que la manifestation était pacifique et que la demande des étudiants ne concernait pas des privilèges, mais la réalisation d’un droit garanti par la loi et par l’Accord d’Ohrid. “Nous ne sommes pas contre cet État, nous sommes ici pour la dignité, l’égalité et le respect”, a-t-il déclaré lors de son discours devant le ministère de la Justice.

Les organisateurs ont demandé aux institutions d’apporter une solution concrète et de ne pas traiter cette question avec indifférence institutionnelle, avertissant que l’ignorance de la voix des étudiants ne ferait qu’accroître le mécontentement citoyen. La question de l’examen de jurisprudence en langue albanaise a suscité un large débat en Macédoine du Nord ces derniers mois. Environ 385 étudiants albanais des universités albanaises du pays ont demandé que l’examen se déroule également en albanais, en faisant valoir que la Loi sur l’usage des langues oblige les institutions étatiques à permettre l’utilisation de l’albanais dans les procédures concernées.

Entre-temps, malgré les déclarations des responsables affirmant qu’une solution juridique et institutionnelle est en cours d’élaboration, aucune décision concrète n’a encore été présentée. La manifestation d’aujourd’hui était la deuxième organisée par les étudiants albanais, après celle tenue le 6 avril à Skopje.

 

Entre l’aigle autour du cou et le but sur le terrain

Aujourd’hui, on voit de plus en plus souvent de jeunes Albanais porter l’aigle autour du cou, sur un t-shirt ou même sur le volant de leur voiture. Ils écoutent de la musique albanaise à plein volume, ressentent le rythme et vivent l’émotion.

Mais lorsqu’il s’agit de la langue, beaucoup d’entre eux ont du mal à parler albanais. Les mots se bloquent, les phrases s’interrompent, tandis que l’identité reste quelque part entre le symbole et la réalité.

C’est une génération qui n’a pas perdu son sentiment d’appartenance, mais qui l’a transformé. Une identité qui s’exprime souvent davantage à travers des signes visibles qu’à travers le vécu quotidien.

Et c’est précisément là que commence le paradoxe.

Alors qu’une partie de cette génération tente de maintenir son identité vivante à travers les symboles, à un autre niveau, la société dans laquelle elle vit continue de lire cette identité selon les circonstances.

Le cas de Xherdan Shaqiri est sans doute l’illustration la plus claire de cela.

Lorsqu’il marquait pour l’équipe nationale suisse, il était la “star suisse”, symbole de réussite et de fierté nationale. Une belle histoire d’intégration accueillie sans réserve.

Mais au moment où il ne marquait pas, lorsque son niveau de jeu ne répondait plus aux attentes, le récit changeait avec une étonnante facilité. Il n’était plus simplement suisse. Il redevenait l’autre étiquette : l’Albanais du Kosovo.

Ce n’est pas seulement un double standard. C’est une manière de penser qui traite l’identité comme quelque chose de mouvant, dépendant de la performance.

Et c’est là que les deux réalités se rejoignent : celle des jeunes avec l’aigle autour du cou et celle d’un footballeur sur la scène internationale.

Dans les deux cas, l’identité devient un terrain où se heurtent attentes, perceptions et réalité du quotidien. Un processus qui, comme on le voit chez la deuxième génération de la diaspora, n’est pas un choix entre deux mondes, mais une tentative de faire vivre les deux en même temps.

Mais la société accepte rarement cette complexité.

Elle exige de la simplicité : soit tu es l’un, soit tu es l’autre.

Alors que la réalité est bien plus complexe.

Car un aigle autour du cou ne rend personne moins intégré. Tout comme un but ne rend personne plus suisse.

Et peut-être que le problème ne réside pas dans la manière dont ces jeunes ou ces sportifs vivent leur identité.

Le problème réside dans la manière dont nous continuons à la lire : selon les circonstances, selon le résultat, selon le besoin de placer quelqu’un dans une seule catégorie.

Au final, l’identité n’est ni un accessoire, ni un titre de match.

C’est quelque chose de bien plus profond que cela.

6 juin : Le Salon du Livre au Château, avec également un espace dédié au livre albanais

Le samedi 6 juin aura lieu la cinquième édition du Salon du Livre au Château, un événement unique qui associe littérature, art et charme du château de Cressier.

L’entrée est gratuite et l’événement se déroulera de 16h00 à 22h00 à Rue Vallier 3, 2088 Cressier NE.

Selon l’annonce, une attention particulière sera accordée cette année à la création littéraire albanaise.

Programme de la journée :

16h00 : Ouverture avec les sons du Cor des Alpes par Michel Fellmann.
16h10 : Discours d’ouverture, exposition découverte, artisanat, bibliobus, maquillage pour enfants et bar ouvert.
16h30 et 17h30 : Lecture pour les jeunes avec des histoires Kamishibaï (Marianne Schneeberger).
18h00 : Concert West Tide, musique live.
20h00 : Concert dessiné, une performance artistique unique.
20h30 : Animation “Histoire Poind’Ex”.
22h00 : Clôture du salon avec le Cor des Alpes.

Il est précisé qu’en cas de beau temps, le salon se tiendra dans la cour idyllique du château. En cas de pluie, l’événement aura lieu dans la Salle Vallier.

Environ 143 000 candidatures de la diaspora

L’inscription des électeurs vivant hors du Kosovo pour participer aux élections anticipées de l’Assemblée du Kosovo s’est achevée dimanche à minuit.

En l’espace de 12 jours, la CEC a reçu 142 803 demandes, dont la majorité ont été approuvées. Les électeurs enregistrés devront désormais attendre les échéances de vote, selon le mode de scrutin qu’ils ont choisi lors de leur inscription.

Le porte-parole de la CEC, Valmir Elezi, a communiqué la fin du processus d’inscription des électeurs à l’étranger ainsi que les données préliminaires issues de ce processus, rapporte albinfo.ch.

“Selon les données préliminaires, depuis le début de ce processus, le 6 mai, jusqu’à sa clôture le 17 mai 2026, 142 803 demandes d’inscription ont été reçues via la plateforme électronique. Jusqu’à présent, 109 696 ont été approuvées, 7 325 ont été refusées et 25 702 sont encore en attente d’examen”, a déclaré Elezi.

Selon lui, le mode de vote le plus choisi est le vote par correspondance.

“Sur les 109 696 demandes approuvées, 81 901 citoyens se sont inscrits pour envoyer leur bulletin de vote vers une boîte postale à l’étranger, 2 855 autres pour envoyer leur bulletin vers la boîte postale de la CEC au Kosovo, tandis que 24 940 se sont inscrits pour voter physiquement dans l’une des représentations diplomatiques”, a précisé Elezi.

Quand aura lieu le vote ?

Selon le porte-parole de la CEC, le vote à l’étranger se déroule plus tôt.

“Tout d’abord, il est prévu que le vote par correspondance commence le 25 mai et se termine le 6 juin, tandis que le vote dans les représentations diplomatiques sera organisé le 6 juin”, a indiqué Elezi.

Vote par correspondance et vote dans les représentations diplomatiques

Plus loin, Elezi a expliqué que “pour le vote par correspondance, les boîtes postales ont été mises en service, tandis que pour le vote physique dans les représentations diplomatiques, la CEC précisera le nombre d’ambassades et de consulats où ce type de vote sera organisé.

“Pour le vote par correspondance, des boîtes postales ont été mises en service dans 23 pays différents à travers le monde, y compris le Kosovo, et leurs adresses seront rendues publiques au cours de cette semaine. Quant au vote physique dans les représentations diplomatiques, la CEC précisera le nombre d’ambassades et de consulats où ce vote sera organisé. Selon la décision initiale, le processus de vote devait être organisé dans 48 représentations diplomatiques avec un total de 70 bureaux de vote, dont 33 ambassades et 15 consulats. Toutefois, comme durant la période d’inscription certaines représentations comptent moins de 50 électeurs inscrits, la CEC réexaminera la liste des représentations diplomatiques où le vote sera organisé le 6 juin”, a informé Elezi.

La diaspora albanaise en Roumanie, un pont entre l’histoire et l’avenir de l’Albanie

Le ministre albanais de l’Europe et des Affaires étrangères, Ferit Hoxha, a participé à une soirée commémorative organisée à l’Archidiocèse métropolitain Tirana-Durrës, dédiée au Bienheureux Vladimir Ghika. Il a été présenté comme une figure aux multiples dimensions, un exemple de foi, de dignité et de résistance, ainsi qu’un lien culturel et spirituel important entre l’Albanie et la Roumanie.

Dans une publication sur le réseau social “X”, Hoxha a qualifié cet événement de moment important de mémoire pour les relations historiques, culturelles et humaines profondes entre les deux pays et leurs peuples.

Il a souligné que c’est précisément en Roumanie que des éléments essentiels de la Renaissance nationale albanaise ont pris forme, où les patriotes albanais ont formulé les idées de liberté et d’indépendance, publié des journaux et des livres, et maintenu vivante l’âme nationale ainsi que l’identité européenne de l’Albanie.

Le ministre a également salué la contribution des familles albanaises qui ont laissé leur empreinte dans la vie politique, culturelle et spirituelle des deux pays, soulignant que c’est aussi une manière d’honorer la diaspora albanaise en Roumanie.

“Ceux qui n’ont pas oublié leurs racines, mais les ont préservées et transmises avec fierté de génération en génération”, a-t-il déclaré.

Hoxha a ajouté qu’aujourd’hui encore, la diaspora albanaise, qualifiée de “patrie à l’extérieur”, reste une source importante d’énergie, de savoir et de liens, contribuant au développement du pays, au renforcement de l’identité nationale et à l’avenir européen de l’Albanie.

Le peintre albanais Haxhi Fejzullahu ouvre l’exposition “La terre ne connaît pas de frontières” en Autriche

L’artiste albanais bien connu Haxhi Fejzullahi, qui vit en Autriche, a ouvert son exposition personnelle dans la ville autrichienne de Voitsberg. L’exposition a été inaugurée à la galerie “Schlossberg am Tor” sous le titre “Erde kennt keine Grenzen” “La terre ne connaît pas de frontières”, rapporte albinfo.at.

L’exposition comprend 21 œuvres aux motifs artistiques variés, réalisées selon sa technique personnelle, avec de la terre et du charbon.

À travers ses peintures, l’artiste présente l’entrelacement de deux cultures, l’albanaise et l’autrichienne, en transmettant un message artistique et culturel puissant.

Dans ses œuvres, il reflète également la commune de Voitsberg, connue comme une région marquée par la tradition du charbon, écrit albinfo.at.

Le public présent a été impressionné par les œuvres et l’originalité artistique de Haxhi Fejzullahi. L’ouverture de l’exposition a été assurée par la déléguée à la culture, Mag. Evelin Oswald, tandis que le vice-maire de la commune de Voitsberg, Christoph Kurti, a également prononcé un mot de bienvenue et de remerciement.

Par ailleurs, la commissaire de l’exposition, Mag. Ingeborg Pock, pédagogue en art, a hautement salué les valeurs artistiques et la créativité de l’artiste Haxhi Fejzullahi.

La soirée culturelle “La danse nous unit” à Genève : une célébration de l’identité albanaise dans la diaspora

À Genève, la soirée culturelle “La danse nous unit” a eu lieu, un événement qui a rassemblé la communauté albanaise dans une atmosphère festive remplie de musique, de danse et de traditions.

L’ambassadeur d’Albanie en Suisse, Ermal Dredha, a également participé à cet événement. À travers une publication sur les réseaux sociaux, il a souligné l’importance de préserver la culture et l’identité albanaises au sein de la diaspora, tout en saluant la contribution des organisateurs et des artistes impliqués.

L’événement a été organisé par l’association “Rinia Contact”, une organisation engagée depuis 28 ans au service de la communauté albanaise, en collaboration avec Swiss Albania Event.

Le programme artistique a été enrichi par diverses performances, notamment celles de la troupe culturelle et artistique “Agimi” de Prizren, sous la direction du chorégraphe Gezim Sertollaj, ainsi que d’un groupe artistique venu de Kruja avec les chorégraphes Uesli Alushi et Kristjan Kavalli. Les artistes Mimoza Nazarko, Edmond Basha, Bardh Ramadani ainsi que le groupe Art Band Art sont également montés sur scène.

La soirée a été marquée par des danses traditionnelles, de la musique et divers éléments de la culture albanaise, transmettant un message d’unité et de préservation de l’identité nationale, malgré la distance géographique.

L’événement “La danse nous unit” témoigne du rôle de l’art et de la tradition comme pont entre les générations et comme facteur important dans le renforcement de la communauté albanaise au sein de la diaspora.

À la fin de l’événement, la contribution de l’organisatrice Rezarta Sejdiu Shatri a également été saluée pour son engagement dans la promotion de la jeunesse albanaise en Suisse.

Bebe Rexha apporte son soutien aux étudiants albanais en Macédoine du Nord

La chanteuse albanaise de renommée internationale, Bebe Rexha, a apporté son soutien aux étudiants albanais en Macédoine du Nord, qui ont annoncé une manifestation pour défendre le droit d’utiliser la langue albanaise lors de l’examen de droit.

À travers une publication sur les réseaux sociaux, elle a déclaré que la langue albanaise est profondément enracinée dans l’identité nationale des Albanais et que des générations entières se sont battues pour la préserver et la maintenir vivante.

“Notre langue albanaise est profondément enracinée dans notre identité. Pendant des générations, nous nous sommes battus pour la préserver et la maintenir vivante”, a t elle écrit, rapporte albinfo.ch.

Bebe Rexha a ensuite souligné que la Macédoine du Nord est un État multiethnique, construit sur la coexistence et l’égalité des droits pour toutes les communautés, où l’albanais est reconnu comme langue coofficielle.

“Les étudiants albanais méritent les mêmes droits et les mêmes opportunités que tous les autres”, a t elle déclaré.

Le Kosovo a des alliés pour l’OTAN, mais se soutient il lui même ?

Au milieu d’un monde en chaos et en pleine réorganisation, la sécurité est redevenue une priorité absolue et, pour le Kosovo, elle est directement liée à l’OTAN, la plus grande alliance militaire au monde.

Un nouvel élan pour son rapprochement avec l’alliance est en train de se consolider dans les centres de décision à Washington, mais son exploitation semble nécessiter une impulsion politique plus forte de la part de Pristina.

Pour l’ancien ministre albanais de la Défense, Fatmir Mediu, impliqué de près dans les discussions sur l’avancement du Kosovo vers l’OTAN, le soutien de Washington constitue une opportunité importante. Mais, selon lui, cette opportunité perd de son poids si le Kosovo ne garantit pas une stabilité institutionnelle interne. L’adhésion à l’OTAN exige avant tout un consensus politique et une approche coordonnée de la part du Kosovo lui même.

“Sans un Kosovo doté d’institutions solides, sans une politique et un gouvernement stables, il sera difficile d’ouvrir la voie à l’adhésion à l’OTAN”, a déclaré Mediu dans l’émission Expose de Radio Free Europe.

Fin avril, une avancée concrète a eu lieu au Congrès américain. Le représentant Keith Self, avec ses collègues Ritchie Torres et Mike Lawler, a proposé une résolution visant à faire progresser le chemin du Kosovo vers l’OTAN.

Cette résolution, soutenue par les deux partis, souligne notamment que “la gouvernance démocratique du Kosovo, le contrôle civil des forces de sécurité et la coexistence multiethnique constituent un argument convaincant pour une adhésion à l’OTAN”.

Elle affirme également que “l’intégration du Kosovo dans l’alliance de l’OTAN constituerait un contrepoids nécessaire pour décourager les efforts hostiles et prévenir une nouvelle catastrophe mondiale dans les Balkans”.

Ce n’est pas la seule initiative. Une autre résolution au Congrès, lancée également fin avril par Torres, Self et le congressiste George Latimer, met l’accent sur la présence militaire des États Unis au Kosovo, considérée comme essentielle à la stabilité régionale.

Lors d’une réunion cette semaine du Comité des affaires étrangères de la Chambre des représentants, Self a de nouveau souligné que le Kosovo a démontré un engagement clair envers la stabilité régionale et l’alignement stratégique avec l’OTAN, et qu’il mérite donc d’en faire partie.

“Le Kosovo est sans aucun doute l’un des partenaires européens les plus proches et les plus fidèles des États Unis. En très peu de temps, ce jeune État a démontré un engagement clair envers la gouvernance démocratique, le contrôle civil des forces de sécurité et la coexistence multiethnique, autant d’éléments qui renforcent l’argument en faveur de son adhésion à l’OTAN et de la stabilité dans les Balkans”, a déclaré Self lors de la séance du 13 mai.

Le cabinet du congressiste Torres a également exprimé son soutien à l’adhésion du Kosovo à l’OTAN ainsi qu’au maintien de la présence américaine au sein de la mission de maintien de la paix KFOR.

“Le Congrès espère voir le Kosovo rejoindre l’OTAN, maintenir un soutien bipartisan pour conserver le niveau des forces au sein de la KFOR, et poursuivre un dialogue qui ne récompense pas la Serbie pour ses concessions limitées et son obstination”, a déclaré Benny Stanislawski, porte parole de Torres, à Radio Free Europe.

Le gouvernement du Kosovo n’a pas répondu aux questions de Radio Free Europe sur son interprétation des récentes résolutions du Congrès américain, ses éventuelles communications avec les États Unis ou l’OTAN, ni sur son évaluation de la position actuelle du Kosovo dans le processus d’intégration euro atlantique.

Le bureau de l’OTAN à Bruxelles a simplement indiqué que toute étape supplémentaire pour consolider les relations entre l’alliance et les institutions du Kosovo nécessite le consensus de tous les alliés.

“Nous encourageons les institutions du Kosovo à renforcer la bonne gouvernance pour le bien de tous ceux qui vivent au Kosovo. L’OTAN reste pleinement engagée en faveur de la stabilité dans les Balkans occidentaux, notamment à travers la mission KFOR”, a déclaré un porte parole de l’alliance à Radio Free Europe.

La politique de “porte ouverte” de l’OTAN repose sur l’article 10 du Traité de Washington, qui stipule que l’adhésion est ouverte à tout “État européen capable de faire avancer les principes de ce traité et de contribuer à la sécurité de la zone de l’Atlantique Nord”.

Le Kosovo affiche depuis longtemps son ambition d’adhérer à l’alliance et a entrepris des démarches pour développer ses capacités de sécurité conformément à ses standards, mais le processus reste bloqué politiquement, car quatre États membres de l’OTAN ne reconnaissent toujours pas son indépendance, et toute nouvelle expansion exige le consensus des 32 alliés.

Radio Free Europe a contacté les ministères des Affaires étrangères de ces quatre pays, l’Espagne, la Grèce, la Slovaquie et la Roumanie, pour leur demander s’ils envisagent de revoir leur position sur la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo.

Seul le ministère slovaque des Affaires étrangères a répondu, affirmant que sa position reste fondée sur la déclaration du Parlement de 2007, qui lie la résolution du statut du Kosovo au respect des demandes de la Serbie et du droit international, ainsi qu’au résultat du dialogue Pristina Belgrade facilité par l’Union européenne.

Les observateurs estiment que, malgré les positions rigides des États non reconnaissants, les résolutions du Congrès américain, bien que non contraignantes, empêchent que le Kosovo “tombe dans l’oubli”.

Selon Mediu, cet engagement est également lié à l’intérêt des États Unis de préserver les équilibres dans les Balkans et de contrer l’influence croissante de la Russie, de la Chine et de la Serbie dans la région.

“Je suis convaincu que les États Unis considèrent l’OTAN comme un élément extrêmement important, non seulement pour la stabilité des Balkans, mais aussi pour une influence géopolitique plus large. Et dans ce cadre, le Kosovo fait évidemment partie de leurs intérêts”, affirme Mediu.

L’ancien haut responsable de l’OTAN, Jamie Shea, estime que l’activisme au Congrès américain doit être compris davantage comme l’établissement d’un agenda à long terme que comme un impact immédiat. Selon lui, cela maintient le Kosovo à l’attention politique de Washington et ouvre un espace pour une future opportunité, lorsque les conditions dans les relations Kosovo Serbie et au sein même de l’OTAN seront plus favorables.

“Mais honnêtement, tant qu’il n’y aura pas de stabilité politique au Kosovo, car trois élections en 18 mois ne sont pas un bon signal, et tant qu’il n’y aura pas plus de stabilité après les élections de juin, il ne faut pas s’attendre à une voie claire vers l’intégration euro atlantique”, dit Shea.

Le Kosovo organisera dans moins d’un mois ses troisièmes élections parlementaires en un an et demi, après que les deux précédents cycles n’ont pas permis de produire des institutions stables en raison du manque de consensus entre les partis politiques.

Mediu soutient que l’adhésion à l’OTAN ne dépend pas seulement du soutien américain, mais aussi de la coordination politique et de l’engagement interne du Kosovo, en coopération avec ses alliés.

Dans ce contexte, il souligne la nécessité d’intensifier les activités diplomatiques et de lobbying, en particulier à Washington, ainsi que de mettre en œuvre des réformes structurées selon les standards de l’OTAN, rappelant qu’un parcours similaire a précédé l’adhésion de l’Albanie à l’OTAN en 2009.

“Je pense que c’est l’un des meilleurs développements pour le Kosovo. Pour plusieurs raisons, car si l’on se souvient de notre histoire, tout a commencé ainsi, avec des déclarations et des résolutions au Congrès américain. Si ensuite une résolution est approuvée par le Congrès, elle devient un élément qui peut influencer la politique du Département d’État ou de l’administration américaine”, explique Mediu.

Il ajoute que les États Unis ont un poids décisif dans la prise de décision de l’OTAN et qu’il serait difficile pour certains États membres de résister à une pression américaine si Washington insistait sur l’adhésion du Kosovo.

Lors de la réunion du Comité des affaires étrangères du 13 mai, le congressiste Self a demandé le blocage de 1,8 milliard de dollars d’aide militaire à la Grèce jusqu’à ce qu’Athènes reconnaisse l’indépendance du Kosovo, présentant même un amendement pour suspendre cette aide annuelle, mais celui ci a été rejeté par certains représentants démocrates.

Shea convient qu’il est important de maintenir une pression sur les États non reconnaissants, mais ajoute que le Kosovo ne peut pas compter uniquement sur les États Unis et souligne la nécessité d’une approche plus équilibrée envers l’Europe.

“Le Kosovo doit mener un effort de lobbying plus équilibré et faire pression aussi fortement à Berlin, Paris, Londres ou Varsovie qu’à Washington. S’appuyer uniquement sur les États Unis a peut être fonctionné dans les années 1990, mais ce n’est plus une stratégie efficace aujourd’hui”, estime Shea.

Dans la même logique, Daniel Serwer, de l’Université Johns Hopkins à Washington, souligne les limites réelles de l’influence du Congrès américain dans ce processus.

“Les résolutions suggèrent un soutien politique considérable à l’adhésion du Kosovo à l’OTAN, mais elles ne contraignent pas l’administration. Le président peut les ignorer. Son autorité en politique étrangère est pratiquement illimitée”, dit Serwer.

À une époque où l’ordre mondial est en pleine réécriture et où les équilibres sécuritaires vacillent, les États Unis signalent également une réorganisation de leur présence militaire en Europe, allant jusqu’au retrait de milliers de soldats d’Allemagne.

Dans cette nouvelle réalité, ce que souligne Mediu prend tout son sens: la présence américaine au sein de la KFOR n’est pas seulement militaire, c’est un message politique fort sur l’engagement des États Unis dans la région. Et si le Kosovo veut tirer parti de cette fenêtre géopolitique, il doit sortir de la logique de la politique quotidienne et passer à une action stratégique à long terme./REL

La footballeuse kosovare Modesta Uka remporte la Coupe d’Autriche féminine

L’équipe de Modesta Uka a remporté la Coupe d’Autriche féminine. Lors de la 50e finale, l’équipe viennoise “Austria Wien” a triomphé avec mérite face au Red Bull Salzbourg sur le score de 1 à 0 jeudi après midi. Le but de la victoire a été inscrit par Katharina Schiechtl d’une tête à la suite d’un corner. Il s’agit du tout premier titre de l’histoire de l’équipe féminine de “Austria Wien”.

Le match s’est déroulé devant un nombre record de spectateurs, avec plus de 4 600 personnes réunies au stade “Sport Club” à Vienne.

Bien qu’elle n’ait pas marqué, la joueuse de l’équipe nationale du Kosovo, Modesta Uka, a apporté une contribution remarquable lors de ce match, au point d’être élue joueuse du match. Après la rencontre, Modesta apparaît sur l’une des photos en formant l’aigle albanais avec ses mains, un geste par lequel elle a voulu montrer son lien avec ses origines.

Modesta Uka est l’une des meilleures footballeuses du Kosovo et elle évolue avec beaucoup de succès également en Autriche.

Née dans la ville de Vitia au Kosovo, Modesta a commencé à jouer au football dès son plus jeune âge, mais durant ses 14 années passées au Kosovo, elle n’a évolué dans aucun club de football.

En 2014, Modesta s’est installée en Autriche avec sa famille.

Depuis, elle a évolué au sein de l’équipe autrichienne “Sturm Graz”, où elle est rapidement devenue l’une des stars de l’équipe. L’année dernière, la joueuse albanaise de 27 ans a été transférée au club viennois “Austria Wien”, avec lequel elle est sous contrat jusqu’en 2027.

En plus de leur victoire en Coupe d’Autriche, Modesta et son équipe sont également en course pour le titre de championnes d’Autriche.

La présentatrice de l’Eurovision a brillé avec des créations de stylistes du Kosovo

Le Kosovo n’a pas participé au concours, mais il a tout de même laissé son empreinte à l’”Eurovision” à travers ses créateurs.

Les trois tenues de la présentatrice Victoria Swarovski pour la soirée finale organisée à Vienne ont été créées par les designers Valdrin Sahiti et Drenusha Xharra. La première, en vert émeraude, est une création de Valdrin Sahiti.

“Dans son apparition en vert émeraude, Swarovski joue avec un glamour scénique pur. Elle porte une robe moulante et scintillante dans une teinte profonde de vert qui, sous les projecteurs, brille presque comme des écailles de poisson. La coupe suit les lignes du corps, tandis que le décolleté accentué, les fines bretelles et les détails décoratifs mettent encore davantage en valeur la partie supérieure”, ont décrit les médias étrangers, rapporte albinfo.ch.

La robe violette, avec laquelle la présentatrice est apparue peu avant la fin de la performance de l’Autriche, porte la signature de Drenusha Xharra.

Alisi émeut avec la chanson “Nan” lors de la finale de l’”Eurovision 2026″

Alisi hat im Finale des Eurovision 2026 einen bewegenden und emotionalen Auftritt geliefert, als er an fünfter Stelle auftrat.

Der Sänger aus Shkodra, Alis Kallaçi, performte in Wien erneut den Song “Nan”, diesmal auf der Bühne des grossen Finales. Auch dieses Mal war die Schauspielerin Rajmonda Bulku Teil dieser Bühnenmagie, schreibt Top Channel.

Zur Erinnerung: Sein Auftritt im Halbfinale war spektakulär und vereinte Energie, Emotionen und eine einzigartige Bühnenpräsentation. Ein besonderes Element war die Präsenz der Schauspielerin Rajmonda Bulku auf der Bühne, die eine künstlerische und symbolische Dimension einbrachte und die emotionale Botschaft des Liedes über die Figur der albanischen Mutter unterstrich.

Alisis Auftritt wurde vom rot schwarzen albanischen Flaggenmotiv und einer elektrisierenden Atmosphäre begleitet, was für alle Albaner, die den Eurovision verfolgen, ein Moment des Stolzes war. Experten bezeichneten Alis zudem als einen der Künstler mit der stärksten Stimme dieser Ausgabe.

Samsung réagit à la plainte déposée par Dua Lipa

Le géant technologique Samsung a réagi à la plainte déposée par la chanteuse d’origine albanaise Dua Lipa, qui accuse l’entreprise d’avoir utilisé son image sans autorisation sur les emballages de téléviseurs, rapporte albinfo.ch.

Dans une déclaration à Billboard, Samsung a indiqué que la photo de l’artiste avait été utilisée en 2025 via les contenus d’un partenaire tiers du service “Samsung TV Plus”, affirmant avoir reçu des garanties selon lesquelles toutes les autorisations nécessaires avaient été obtenues.

L’entreprise a nié toute intention de faire un usage abusif et a souligné qu’elle respecte les droits de propriété intellectuelle des artistes.

Entre temps, les avocats de Dua Lipa ont déposé une plainte devant le tribunal fédéral de Los Angeles, affirmant que son image a été utilisée sans autorisation et sans compensation financière dans le cadre d’une campagne marketing aux États Unis durant les années 2025 et 2026.

Selon la plainte, l’équipe juridique de l’artiste réclame 15 millions de dollars de dédommagement, qualifiant l’affaire de violation grave de ses droits et d’utilisation de son image à des fins commerciales./Albinfo.ch

Erza Doda élue membre du Conseil municipal de Redbridge à Londres

L’Albanaise originaire du Kosovo, Erza Doda, a été élue membre du conseil municipal de Redbridge à Londres, dans le cadre des élections locales organisées au Royaume Uni, rapporte albinfo.ch.

Doda s’est présentée et a remporté son mandat en tant que représentante du Parti travailliste, marquant ainsi un nouveau succès pour la représentation des Albanais dans la politique locale britannique.

Diplômée de l’University College London (UCL) en politique, histoire et économie, elle a construit son profil professionnel au cours des dernières années grâce à son engagement au sein d’institutions britanniques, devenant désormais également partie prenante de la prise de décision politique au niveau local.

L’élection d’Erza Doda au conseil municipal de Redbridge est considérée comme une réussite importante et un signal de la montée en puissance du rôle de la diaspora albanaise dans la vie publique et politique du Royaume Uni./Albinfo.ch

“Kino Kosova” ouvre ses portes avec des salles combles et des récits qui ont fait venir le Kosovo à l’écran

Les deux films de la soirée d’ouverture, “Palace of Youth” et “Era”, ont offert au public de Zurich des récits sur la jeunesse, la mémoire et la réalité du Kosovo, tandis que les réalisateurs et les protagonistes ont partagé leurs expériences lors d’une soirée marquée par un grand intérêt et un dialogue enrichissant avec le public.

albinfo.ch est, pour la cinquième année consécutive, sponsor média de Kino Kosova.

La soirée d’hier a marqué un début réussi pour la cinquième édition du festival Kino Kosova à Zurich, dans une atmosphère caractérisée par une forte participation et un intérêt particulier pour le cinéma albanais. L’ouverture officielle a été accompagnée par la projection de deux films abordant différentes périodes et réalités du Kosovo, suscitant un dialogue chaleureux entre le public et les créateurs présents dans la salle.

La cinquième édition de Kino Kosova a entamé son parcours à Zurich, réunissant dès la première soirée un large public composé de cinéastes, de représentants institutionnels et de passionnés d’art. L’ouverture de cette édition s’est distinguée par un vif intérêt, les salles combles confirmant l’importance que cet événement a acquise en tant que plateforme de promotion du cinéma kosovar en Suisse.

Le directeur du festival, Sabahet Meta, a souligné le rôle du cinéma dans la construction de ponts culturels ainsi que la mission de Kino Kosova de présenter des récits qui dépassent les frontières géographiques. La soirée a été animée par Aleksandra Hiltmann et Adelina Gashi, en présence de nombreuses personnalités de la vie culturelle, parmi lesquelles Vigan Berisha, chef du Consulat du Kosovo à Zurich.

 

Le programme cinématographique a débuté avec le documentaire “Palace of Youth”, qui traite des efforts des jeunes de Pristina pour trouver leur propre espace d’expression à travers la musique. Le film se concentre sur les histoires de Suada, Leka et Edona, qui poursuivent leurs aspirations artistiques au milieu des défis sociaux et politiques de l’après-guerre. La réalisatrice Maddie Gwinn, qui vit au Kosovo, a expliqué au public l’importance de la culture jeunesse comme moyen d’identité. Avec une formation académique entre les États-Unis et l’Allemagne, Gwinn propose un regard intime sur la réalité du Kosovo, avec l’objectif de favoriser la coopération entre les industries cinématographiques internationales.

Dans la deuxième partie, le film de fiction “Era”, réalisé par Parta Kelmendi, a été projeté, situant son récit dans le Kosovo des années 1990. L’histoire suit le personnage d’Era qui, après un déplacement forcé vers un village, se confronte aux restrictions d’un nouvel environnement et aux dilemmes concernant son avenir. Sa rencontre avec Fatos, un personnage qui facilite les départs illégaux du pays, devient un tournant dans sa quête d’autonomie personnelle. Pour son interprétation dans ce rôle, l’actrice Zana Berisha a reçu le prix de la meilleure actrice au Brooklyn Film Festival, témoignant du haut niveau artistique du projet. La réalisatrice Kelmendi a confirmé à travers ce long métrage sa longue expérience dans le traitement des thèmes de la mémoire et du traumatisme collectif.

Le festival se poursuit aujourd’hui avec un programme riche comprenant la projection des films “Images Through Time”, “Luna Park” et “Snajka: Diary of Expectations”. Ces productions offrent différentes perspectives sur l’identité et les dynamiques sociales, en favorisant le dialogue entre les créateurs et le public. Après les projections, la soirée culminera avec une performance musicale du groupe ZWADA, apportant une ambiance festive et contemporaine à cette édition. Cette alliance entre cinéma et musique reflète l’esprit du festival, qui vise à créer des espaces communs d’expression artistique. Le programme du  Kino Kosova Film Festival

Fotot/VIDEO: Genti Mersinaj

Première mondiale du film “Dua” au Festival de Cannes, un moment de fierté pour le cinéma kosovar

L’ambassade de la République du Kosovo à Paris a qualifié la première mondiale du film “Dua”, projeté dans le cadre du programme “Semaine de la Critique” au Festival de Cannes, de moment de fierté et d’émotions particulières, rapporte albinfo.ch.

Selon un communiqué publié par l’ambassade sur les réseaux sociaux, des représentants de l’ambassade en France, du ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports du Kosovo ainsi que du Centre cinématographique du Kosovo ont pris part à cet événement important, exprimant leur soutien à la promotion internationale du cinéma kosovar.

Toute l’équipe du film s’était réunie autour de la réalisatrice Blerta Basholli pour marquer cette importante réussite. Parmi les producteurs et coproducteurs du projet figurent Valon Bajgora, Yll Uka, Agon Uka et Jean-Christophe Reymond. L’équipe comprenait également les producteurs suisses Britta Rindelaub et Thomas Reichlin de Alva Film, ainsi que le coproducteur français Amaury Ovise de Kazak Productions.

Après la projection, chaleureusement accueillie par le public cannois, la soirée s’est poursuivie avec un gala festif réunissant artistes, producteurs, partenaires institutionnels et personnalités reconnues du monde du cinéma.

Selon l’ambassade, la sélection du film “Dua” dans le programme “Semaine de la Critique” représente une reconnaissance majeure pour le cinéma du Kosovo et pour la nouvelle génération de créateurs qui, à travers l’art, présentent l’histoire, la mémoire et la créativité du pays sur les plus grandes scènes internationales.

À la fin de sa réaction, l’ambassade a félicité la réalisatrice Blerta Basholli ainsi que toute l’équipe du film pour ce succès, en soulignant que le Kosovo est fier de cette réalisation./Albinfo.ch