Une personne sur trois en Suisse a vécu une expérience de discrimination ou de violence

Un tiers de la population résidante permanente en Suisse déclare avoir été victime de discrimination ou de violence, le plus souvent pour des motifs racistes. Par ailleurs, la majorité de la population considère le racisme comme un problème important. C’est ce qui ressort de la dernière enquête sur le vivre ensemble en Suisse, réalisée tous les deux ans par l’Office fédéral de la statistique sur mandat du Service de lutte contre le racisme et du Secrétariat d’État aux migrations.

Près d’une personne sur trois en Suisse déclare avoir été victime de discrimination ou de violence. Par rapport aux années précédentes, ce chiffre s’est stabilisé à un niveau élevé. Dans la majorité des cas de discrimination, les victimes invoquent des motifs ethno-raciaux, principalement la nationalité (50 %), mais aussi la couleur de peau, signes corporels (19 %), la religion (17 %) ou l’origine ethnique (15 %). Les personnes issues de la migration sont plus touchées que la moyenne, puisque le taux monte à 40 % dans cette partie de la population. Les valeurs chez les 15 à 24 ans sont frappantes : plus de 50 % des jeunes de cette classe d’âge déclarent avoir été victimes de discrimination ou de violence. Par rapport à 2020, ce taux a augmenté de six points de pourcentage (de 48 % en 2020 à 54 % en 2022).

Les résultats 2022 de l’enquête sur le vivre ensemble en Suisse confirment les tendances observées par le passé : les chiffres relatifs au racisme et à la xénophobie sont stables et les attitudes négatives envers les groupes et les minorités continuent de diminuer légèrement. Quant aux stéréotypes négatifs, notamment à l’égard des personnes musulmanes et juives, ils restent très répandus.

La majorité de la population résidente en Suisse (60 %) s’accorde à dire que le racisme est un problème important dans notre pays. La part de la population qui estime que les mesures de lutte contre le racisme sont insuffisantes tend à augmenter légèrement depuis 2018 (2018 : 31 %, 2020 : 32 %, 2022 : 34 %). Elle atteint même 47 % chez les 15 à 24 ans en 2022.

L’enquête sur le vivre ensemble en Suisse
Depuis plus de 10 ans, l’enquête sur le vivre ensemble en Suisse (VeS) fournit des données sur les changements sociétaux dans les domaines du racisme, de la xénophobie et de la discrimination. Elle est réalisée par l’Office fédéral de la statistique sur mandat du Service de lutte contre le racisme et du Secrétariat d’États aux migrations.

La situation sur le marché du travail en janvier 2023

Les chômeurs inscrits en janvier 2023 – Selon les relevés du Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO), à fin janvier 2023, 100’776 personnes étaient inscrites au chômage auprès des offices régionaux de placement (ORP), soit 3’835 de plus que le mois précédent. Le taux de chômage a augmenté, passant de 2,1% en décembre 2022 à 2,2% pendant le mois sous revue. Le chômage a diminué de 21’492 personnes (-17,6%) par rapport au mois correspondant de l’année précédente.

Le chômage des jeunes en janvier 2023
Le chômage des jeunes (de 15 à 24 ans) a augmenté de 266 personnes (+3,0%), passant à 9’039. Par rapport au même mois de l’année précédente, il a diminué de 1’361 personnes (-13,1%).

Chômeurs de 50-64 ans en janvier 2023
Le nombre des chômeurs de 50-64 ans a augmenté de 815 personnes (+2,8%) pour s’établir à 30’038 personnes. Par rapport au même mois de l’année précédente, cela correspond à une diminution de 7’830 personnes (-20,7%).

Demandeurs d’emploi en janvier 2023
L’ensemble des demandeurs d’emploi inscrits se chiffre à 169’516 personnes, soit 1’612 de plus que le mois précédent et 37’351 (-18,1%) de moins qu’au même mois de l’année précédente.

Places vacantes annoncées en janvier 2023
Le 1er juillet 2018, l’obligation d’annoncer les postes vacants pour les genres de professions dont le taux de chômage national atteint au moins 8% a été introduite dans toute la Suisse; depuis le 1er janvier 2020, cette valeur seuil est passée à 5%. Il a augmenté de 3’337 en janvier, passant à 51’810. Parmi ces 51’810 places, 33’442 étaient soumises à l’obligation d’annonce.

Réductions de l’horaire de travail décomptées en novembre 2022
En novembre 2022, les réductions de l’horaire de travail (chômage partiel) ont touché 1’536 personnes, soit 358 de moins (-18,9%) que le mois précédent. Le nombre d’entreprises ayant eu recours à de telles mesures a diminué de 8 unités (-4,6%), passant à 167, celui des heures de travail perdues de 13’247 unités (-13,8%), pour s’établir à 83’081 heures. L’année précédente à la même époque (novembre 2021), le chômage partiel avait sévi dans 7’384 entreprises, touchant 44’753 personnes et entraînant la perte de 2’290’283 heures de travail.

Personnes arrivées en fin de droits en novembre 2022
Selon les données provisoires fournies par les caisses de chômage, 6’602 personnes ont épuisé leurs droits aux prestations de l’assurance-chômage dans le courant du mois de novembre 2022.

 

Introduction de la nouvelle carte d’identité

La nouvelle carte d’identité (CI) suisse sera émise à partir du 3 mars 2023. Comme pour le nouveau passeport suisse, cette carte conjugue des éléments de sécurité de pointe et un nouveau design. Les émoluments de cette carte restent inchangés. Toutes les cartes d’identité délivrées à ce jour conservent leur validité.

Comme pour le nouveau passeport, introduit il y a quatre mois, la CI suisse a été mise à jour avec les techniques de sécurité les plus modernes. Certains éléments de sécurité sont insérés dans les matériaux, d’autres sont créés lors de la fabrication de la carte et d’autres encore au moment de la personnalisation de la carte. Pour la première fois, la nouvelle CI suisse forme, avec le nouveau passeport, une famille de documents d’identité au design uniforme.

Comme pour le passeport, la nouvelle carte d’identité sera délivrée par l’Office fédéral des constructions et de la logistique (OFCL). La personnalisation de la CI sera également réalisée par l’OFCL avec l’ajout d’informations personnelles comme le nom du titulaire, la date de validité ou la photographie.

Obtention de la nouvelle CI

Toutes les cartes d’identité délivrées à ce jour restent valables jusqu’à la date d’expiration qui y est inscrite. Les personnes souhaitant obtenir la nouvelle carte d’identité peuvent obtenir un rendez-vous à partir du 3 mars 2023 auprès d’un bureau des passeports ou d’une représentation compétente de la Suisse à l’étranger. Suivant le canton de résidence, les communes de domicile délivrent également des CI. Les offres combinées comprenant un passeport et une carte d’identité pourront toujours être commandées auprès des bureaux cantonaux des passeports.

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Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste

Cette année, commémorer l’Holocauste prend une importance et une dimension particulière. Alors que nous nous inclinons devant la mémoire des 6 millions de Juifs assassinés pendant la Seconde Guerre mondiale, ainsi que devant celle des Sinti, des Roms et de toutes les autres victimes ayant souffert du nazisme et de sa politique inhumaine, les circonstances nous invitent à placer cette commémoration sous le double signe de la vérité historique et de la résistance.

Plus de trois quarts de siècle après la libération des camps de concentration, la vérité historique des crimes de l’Allemagne nazie ne devrait souffrir d’aucune contestation. On observe pourtant régulièrement une réécriture de l’histoire à des fins destructives. Ainsi, pour justifier son agression militaire de l’Ukraine, la Russie a recours à un parallèle frauduleux postulant que le gouvernement démocratiquement élu à Kiev est composé de nazis. Cette prétendue « dénazification » n’est pas seulement un prétexte grossier pour démoniser et envahir un pays voisin. C’est aussi une distorsion de l’histoire et un manque de respect absolu envers les victimes de l’Allemagne nazie.

La falsification de l’histoire rend le travail de mémoire plus nécessaire que jamais. Quand les repères se perdent, quand les responsabilités deviennent floues, quand les théories de la conspiration remplacent les faits établis, il y a véritablement danger. C’est pour cela qu’il faut sans relâche éduquer, réfléchir et débattre.

Défendre la vérité et commémorer les victimes de l’Holocauste aujourd’hui, c’est aussi rendre hommage à l’esprit de résistance et de bravoure. Il y a 80 ans débutait le soulèvement du ghetto juif de Varsovie. En janvier 1943, alors que près de 300’000 personnes avaient déjà été déportées vers les camps de la mort, un petit groupe de combattants juifs, armés de pistolets, attaqua des gardes nazis. Ils périrent tous, mais cet acte de bravoure encouragea les habitants du ghetto à résister en défiant les ordres, se cachant et construisant des bunkers souterrains.

Après avoir interrompu les déportations, les Nazis décidèrent de les reprendre en avril, déclenchant alors un soulèvement général. Malgré leur armement nettement supérieur, ils subirent de nombreuses pertes et ne vinrent à bout de la résistance qu’après 27 jours de combats acharnés. Le ghetto fut finalement rasé et plus de 40’000 survivants furent déportés et tués.

Cette décision collective de s’opposer à la brutalité nazie est un acte de courage qui résonne aujourd’hui encore. L’exemple des résistants de Varsovie souligne la valeur de la dignité humaine et nous rappelle à nos propres responsabilités: celles de lutter, avec nos moyens démocratiques, de manière ferme et sans équivoque, contre l’antisémitisme, le racisme et la barbarie.

Bien que nous fassions face à une situation très différente, la période d’instabilité actuelle est propice aux tentations d’exclusion et de repli sur soi. Nous devons donc redoubler d’efforts pour lutter contre la discrimination, la haine et la violence, et promouvoir le respect mutuel, la diversité et le dialogue. Cela demande de la détermination et de la persistance.

Le Conseil fédéral s’engage clairement dans ce sens, tant sur le plan intérieur que dans les instances internationales, où la Suisse défend le respect des droits humains, la protection des civils et la paix durable. C’est pour promouvoir ces valeurs, inscrites dans la Charte des Nations Unies, que la Suisse est devenue, le 1er janvier 2023, pour la première fois dans son histoire, membre du Conseil de sécurité de l’ONU. Retenir les leçons historiques de l’Holocauste est un devoir permanent. Nous devons toutes et tous nous engager, constamment et partout, contre la propagation de l’antisémitisme et du racisme.

Prévisions en matière d’asile pour 2023 : le SEM a informé les cantons

Le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) a communiqué aux cantons ses prévisions en matière d’asile pour 2023. Selon les deux scénarios les plus probables, il recevra entre 24 000 et 40 000 nouvelles demandes d’asile. Le nombre enregistré à la fin de l’année dépendra notamment de l’évolution des mouvements migratoires de la Turquie via la route des Balkans ou à destination de l’Italie. Les membres de l’État-major spécial Asile (SONAS) ont pris acte aujourd’hui des prévisions en matière d’asile pour 2023.

En 2022, près de 24 500 demandes d’asile ont été déposées en Suisse, soit environ 64 % de plus qu’en 2021. À cela s’ajoutent quelque 75 000 demandes de statut de protection S présentées par des personnes ayant fui l’Ukraine. Les principaux pays de provenance des requérants d’asile ont été l’Afghanistan et la Turquie. Cette hausse du nombre de nouvelles demandes d’asile s’explique principalement par l’intensification des flux migratoires le long de la route des Balkans et la levée des restrictions de voyage liées au COVID-19. Le SEM s’attend également en 2023 à ce que ce nombre soit supérieur à la moyenne. Le scénario « moyen », le plus probable, table sur 27 000 nouvelles demandes (+/- 3000), tandis que le scénario « haut », dont la probabilité est quasiment la même, en annonce 35 000 (+/- 5000).

L’évolution des mouvements migratoires de la Turquie vers la Grèce et la Bulgarie, puis le long de la route des Balkans, de même que celle des flux de migrants au départ de la Turquie qui se rendent directement en Italie par la voie maritime seront décisives. L’ampleur de la migration depuis l’Afrique du Nord vers le sud de l’Italie ou des pays dont les ressortissants sont exemptés de l’obligation de visa (comme la Géorgie, le Venezuela ou la Colombie) en direction de l’Europe ainsi que la pratique suivie par les États voisins de la Suisse en matière d’asile et de renvoi seront également déterminantes. Quel que soit le scénario, il faut à nouveau s’attendre en 2023 à ce que le nombre de nouvelles demandes d’asile recule dans un premier temps, avant de grimper au printemps et en été, puis de fléchir à nouveau vers la fin de l’année.

Poursuite de la collaboration étroite entre la Confédération et les cantons

En ce qui concerne les personnes en quête de protection qui arrivent d’Ukraine, il est difficile de formuler des prévisions à long terme. Selon le scénario le plus probable, le SEM estime qu’entre 2500 et 5000 demandes de statut S seront déposées chaque mois d’ici à fin mars 2023. Ce nombre devrait ensuite s’amenuiser progressivement pour osciller entre 1000 et 1500 à l’automne, à supposer que la guerre en Ukraine se poursuive avec la même intensité. La Confédération (avec le soutien du SEM et par l’intermédiaire de l’armée, du service civil et de l’Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières OFDP), les cantons, les villes et les communes continueront à collaborer étroitement afin de pouvoir relever les défis de taille qui attendent la Suisse en 2023. Le SONAS, dirigé par la secrétaire d’État aux migrations, demeure l’organe compétent dans ce domaine.

Xhaka est élu joueur de l’année en Suisse

Xhaka a emporté le prix du joueur suisse de l’année, laissant derrière lui Yann Sommer (Bayern Munich) et Manuel Akanji (Manchester City)

Les meilleurs joueurs de 2022 ont été honorés à Berne à l’occasion de la Swiss Football Night, organisée par l’Association suisse de football et la Ligue suisse de football, rapporte albinfo.ch. Le trophée « Iconic » était divisé en six catégories.

Joueur de l’année en Suisse : Granit Xhaka

Le milieu de terrain albanais de 30 ans est le capitaine et l’un des joueurs les plus importants de l’équipe nationale suisse. Fin mars, lors du match contre le Kosovo, il n’était que le sixième Suisse à atteindre la barre des 100 matches internationaux, selon sfr.ch.

Xhaka est également l’un des joueurs incontestés d’Arsenal à Londres. Il est actuellement en tête du classement de la Premier League avec les Londoniens, rapporte albinfo.ch. Xhaka a emporté le prix du joueur suisse de l’année, laissant derrière lui Yann Sommer (Bayern Munich) et Manuel Akanji (Manchester City)

A cette occasion, il a remercié “tout le monde pour tout” qu’ils ont fait pour lui, pour tous ceux “qui ont cru en moi”. Ses remerciements vont à l’entraîneur de Nati, ses coéquipiers et à sa famille. Il s’est également montré reconnaissant envers ceux qui “n’ont pas cru en lui” du fait de l’avoir motivé à devenir encore meilleur, écrit albinfo.ch.

Joueuse suisse de l’année : Ramona Bachmann

L’attaquante de 32 ans a joué pour Rosenborg, Wolfsburg et Chelsea et a rencontré un grand succès avec tous ces clubs. La joueuse originaire de Lucerne est sous contrat avec le Paris St-Germain depuis 2020, rapporte albinfo.ch. Avec les Françaises, elle est devenue championne en 2021 et un an plus tard vainqueur de la coupe. Bachmann fait partie intégrante de l’équipe nationale depuis 2007.

Jusqu’à présent, elle a disputé 129 matches internationaux, marquant 57 buts.

BOX

Autres gagnants de la soirée :

Joueur de Super League de l’année : Fabian Rieder (YB)

Jeune de l’année : Fabian Rieder (YB)

Joueur de l’année en Challenge League : Brighton Labeau (Lausanne-Sport)

Joueuse de l’année en Super League féminine : Fabienne Humm (FCZ)

 

Forum économique mondial : l’armée tire un bilan positif de son engagement

L’Armée suisse a rempli tous ses mandats dans le cadre de l’engagement subsidiaire de sûreté en faveur du canton des Grisons et des mesures de sécurité destinées à la rencontre annuelle 2023 du Forum économique mondial. Quelque 4200 militaires étaient engagés quotidiennement. Aucune violation notable des restrictions de l’espace aérien n’est à signaler.

Ce vendredi 20 janvier 2023, à 16 heures, l’Armée suisse a été libérée de son mandat d’appui en faveur des mesures de sécurité destinées à la rencontre annuelle 2023 du Forum économique mondial, et les restrictions de l’espace aérien ont été levées. La libération du mandat se déroule par étapes, et la troupe continuera d’effectuer des tâches jusqu’à la fin du service d’appui.

Aucun incident grave

Quelque 4200 militaires ont été engagés quotidiennement depuis le 10 janvier pour accomplir la mission. Ils ont protégé l’espace aérien, des ouvrages et des personnes, et soutenu les autorités civiles sur le plan logistique ainsi que dans le cadre du transport aérien de personnes protégées par le droit international public, du Service sanitaire coordonné, de l’aide au commandement et de la défense contre les menaces nucléaires, biologiques ou chimiques. Aucune violation notable de l’espace aérien restreint n’a eu lieu durant la rencontre. Le service d’appui de l’armée s’est déroulé sans incident notable, à l’exception d’un accident de la circulation : le 15 janvier, un véhicule de transport de troupe a fait une sortie de route sur une chaussée enneigée dans la région de Davos et s’est renversé. Neuf militaires ont subi des blessures légères à moyennement graves. Depuis, tous ont toutefois pu quitter l’hôpital. La Justice militaire a ouvert une enquête.

Remerciements du président du Conseil d’État grison

Peter Peyer, président du Conseil d’État grison et chef du Département de la justice, de la sécurité et de la santé, a évoqué l’excellente collaboration au sein du réseau de sécurité et remercié les militaires du travail qu’ils ont effectué 24 heures sur 24 au profit de la sécurité. Le colonel Walter Schlegel, commandant de la police cantonale des Grisons, a assumé la conduite globale de l’engagement. Il s’est réjoui de constater que l’armée a, comme à son habitude, mené sa mission à bien avec une fiabilité exemplaire. De plus, il a remercié l’ensemble des militaires de l’engagement qu’ils ont accompli.

Le commandant de l’engagement subsidiaire de sûreté, le commandant de corps Laurent Michaud, chef du commandement des Opérations, a lui aussi exprimé sa gratitude et sa satisfaction. En effet, l’organisation professionnelle et la milice ont parfaitement accompli leur mission et, dans ce cadre, collaboré de manière professionnelle avec l’ensemble des partenaires, tant au sein du Réseau national de sécurité qu’à l’étranger.

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Autrefois élève de l’école réelle, aujourd’hui étudiant de médecine : Dardan Avdijaj

Être assoiffé de connaissances, ouvert à l’autocritique et discipliné pour ne pas perdre de vue son objectif de carrière. C’est ainsi que Dardan Avdijaj explique le secret de sa réussite, qui lui a permis d’étudier son métier de rêve pour devenir médecin.

“Et ici, je vois une différence fondamentale, car je préfère regarder avec une autocritique mes réalisations et mon rôle d’étudiant à cette époque, plus que dans le système éducatif”, déclare Avdijaj.

albinfo.ch : Monsieur Avdijaj, quelles sont les trois étapes qui ont été déterminantes pour vous durant votre parcours scolaire ?

Dardan Avdijaj : Les trois étapes les plus importantes de ma scolarité ont commencé après avoir passé quelques années en tant qu’élève de deuxième niveau en primaire. J’ai fait mes premiers pas dans le monde professionnel de la santé en tant que professionnel (FaGe). Je suis entré en contact avec la médecine pour la première fois dans une école professionnelle et depuis, ma soif de connaissances et ma curiosité pour l’éducation ont augmenté de jour en jour, en particulier pour les sujets médicaux. Après avoir réussi le stage, j’ai poursuivi mon parcours scolaire pour obtenir un diplôme professionnel puis j’ai également terminé l’école supérieur – la passerelle avant de passer à l’Université. Ces trois étapes ont été des moments importants et nécessaires pour mes études de médecine actuelles à l’Université de Zurich.

albinfo.ch: Hier, vous étiez élève à l’école réelle (dans le système suisse, cela représente un niveau plus bas de l’école secondaire) tandis que vous êtes aujhourd’hui un étudiant de médecine. Ce fait ne vous rend-t-il pas critique du système scolaire ou de la séparation entre l’enseignement primaire et supérieur ?

Dardan Avdijaj : Aujourd’hui, je peux regarder le système scolaire avec beaucoup de plaisir et de gratitude : au moins, toutes les portes m’étaient encore ouvertes grâce à l’option de l’école supérieure. Et là, je vois une différence fondamentale, car je préfère porter un regard autocritique sur mes acquis et mon rôle d’étudiant à cette époque, plus que dans le système scolaire. C’est beaucoup plus constructif et pertinent. Par exemple, si je suis conscient de l’importance de la relation entre le professeur et l’élève, alors j’investis mon temps dans ce domaine, où je peux vraiment changer ou optimiser quelque chose.

albinfo.ch : Quelle est votre recette du succès pour des objectifs professionnels aussi exigeants ?

Dardan Avdijaj: La volonté de continuer à travailler sur votre rôle d’étudiant, d’avoir de l’autodiscipline et de la diligence et, bien sûr, d’avoir une soif curieuse, presque inextinguible de connaissances, pour plus d’éducation.

albinfo.ch : Votre origine albanaise joue-t-elle un rôle dans vos études ou pendant votre travail à l’hôpital ?

Dardan Avdijaj : (rit). Non, pas vraiment, cela arrive surtout avec des patients curieux qui veulent savoir exactement d’où vient ce nom de famille (Avdijaj). Avec mes collègues de travail ça se passe comme ceci : ils utilisent le fait que je parle albanais de façon assez pragmatique et au service du travail, donc il arrive souvent qu’ils m’amènent dans la chambre d’un patient en tant qu’interprète de langue albanaise.

Et je n’ai jamais eu d’expériences critiques ou négatives, donc je ne peux pas m’en plaindre non plus.

Driter Gjukaj

 

La langue albanaise à la troisième place parmi les langues étrangères en Suisse

Les albanophones occupent la deuxième place (après les anglophones) dans la suisse alémanique, la troisième dans la zone romande/francophone et la cinquième dans la région tessinoise.

L’Office fédéral de la statistique (OFS) a publié les dernières données sur la répartition des langues parlées en Suisse en 2020 et les évolutions par rapport à 2010.

Albinfo.ch a tiré de la brochure publiée par l’OFS les données les plus pertinentes portant sur la diffusion de la langue albanaise dans les régions linguistiques suisses, comme dans les régions allemandes, française et italienne.

“Depuis le milieu du 20e siècle, la part des langues non nationales est en rapport direct avec l’augmentation de la population étrangère et avec l’évolution de sa composition”, indique l’introduction de la publication.

En 2000, les langues non nationales les plus parlées étaient les langues balkaniques c’est-à-dire le croate et l’albanais. Tandis qu’en 2020, l’anglais était en tête (6,7%), suivi du portugais (3,5%), de l’albanais (2,8%) et de l’espagnol (2,4%), écrit albinfo.ch.

Alors que les langues ex-yougoslaves, résumées par l’abréviation BKMS (le bosniaque, le croate, le monténégrin et le serbe) représentent ensemble 2,4%.

Toutes les langues non nationales à l’exception des BKMS, du néerlandais, de l’allemand et du turc ont été citées plus souvent par la population sur 15 ans comme langues principales par rapport à 2010. L’anglais en particulier a connu à partir de la première décennie du siècle une forte hausse : ses locuteurs ont augmenté de 2,2 points de pourcentage en 2020.

Le portugais a également monté au classement (+0,5 point de pourcentage) tandis que l’albanais et l’espagnol ont tous les deux augmenté de +0,3 point de pourcentage.

L’usage des langues non maternelles selon les différentes régions linguistiques en Suisse reste tout du moins intéressant.

Ainsi, en zone germanophone, 6,5% de la population déclarent que pour eux l’anglais est la langue principale (pour les 15 ans et plus). Dans cette zone, la langue albanaise est deuxième, elle est parlée par 3,2% des habitants, tandis que les quatre langues des Slaves du Sud, ensemble (BKMS), sont parlées par 2,8%.

Dans l’espace francophone, comme le montrent les graphiques, l’albanais (avec 2,2%) occupe la quatrième place, après l’anglais, le portugais et l’espagnol, écrit albinfo.ch. Alors que dans la zone italophone, la langue albanaise n’est qu’à la cinquième place, après l’anglais, le portugais, l’espagnol et le BKMS.

 

VIDEO: Allocution de Nouvel An du Président de la Confédération Alain Berset

Mesdames et Messieurs,

C’est une nouvelle année qui débute.

Et nous la commençons avec une certaine impatience, de la joie, mais aussi un peu d’appréhension. Parce que les derniers temps ont été difficiles.

Il y a d’abord eu la pandémie, avec beaucoup de souffrances et un quotidien difficile à la maison, à l’école, au travail et durant nos loisirs.

Et maintenant, il y a une guerre en Europe. Qui a aussi de fortes répercussions sur notre quotidien, que ce soit en matière d’énergie ou d’inflation.

Mesdames et Messieurs,

Ces années de crises nous ont beaucoup appris :

  • Appris que nous savons comment être solidaires lorsque c’est nécessaire.
  • Appris que nos institutions, nos assurances sociales, notre système de santé et nos finances publiques sont solides
  • Que nous sommes capables de nous adapter.

Aujourd’hui, je me trouve au Musée national suisse, à Zurich.

Au fil de l’exposition – ici, comme à Prangins et à Schwyz, les deux autres sites du Musée national  –, on prend conscience des défis auxquels notre pays a été confronté, et qu’il a toujours su les relever.

Pourquoi? Parce que nous avons toujours privilégié ce qui nous unit plutôt que ce qui nous divise, et renforcé ainsi notre cohésion.

En 1848, par exemple, après la guerre du Sonderbund, les cantons vainqueurs n’ont pas imposé une nouvelle constitution aux cantons catholiques.

Ils l’ont rédigée avec eux, créant un Etat souverain, respecté des puissances voisines. Cette Constitution de 1848 – dont nous fêtons cette année le 175e anniversaire – a constitué une étape essentielle pour l’avenir de la Suisse.

C’est à elle que nous devons notre sécurité et notre prospérité, notre culture du dialogue. Notre pays a ensuite connu d’autres avancées majeures – je pense en particulier au droit d’initiative ou de référendum – bases de notre démocratie directe.

Des principes et des institutions pour lesquels nous continuons, aujourd’hui encore, à nous engager.

 

L’engagement…

Le voilà, Mesdames et Messieurs, le pilier de notre pays. L’engagement pour nos familles et nos amis;  pour une association, notre quartier, notre ville ou village. C’est-à-dire là où nous vivons. Là où nous rencontrons et partageons avec les autres. Là où nous découvrons à quel point il est important de prendre des responsabilités.

Oui, je sais: nous n’allons pas pouvoir régler tous les problèmes. Mais nous pouvons contribuer à les résoudre. S’engager, c’est s’ouvrir. S’engager, c’est le contraire du repli sur soi.

C’est se rendre compte que les problèmes des autres deviendront tôt ou tard NOS problèmes.

Mesdames et Messieurs,

Nous savons que, dans les moments difficiles, il faut parfois s’arrêter et prendre le temps de réfléchir. Faire preuve de curiosité et savoir se remettre en question.

Oui, les problèmes ne manquent pas. Mais nous sommes nombreux, en Suisse et dans le monde, à vouloir les affronter. De quoi rester optimiste et regarder l’avenir avec confiance.

Je vous souhaite, à vous et à vos proches, une bonne et heureuse année 2023.

Pleine de joie, de curiosité et de partage.

 

L’émission complète sur la visite des femmes suisses à Krushë e Madhe

Les deux femmes suisses se sont entre autres essayées dans le rôle que des femmes de Krusha dans leur coopérative de transformation des légumes, fondée par Fahrije Hoti.

Hier soir, la radio publique de Suisse alémanique SRF, dans le cadre de la série documentaire “SRF bi de Lüt”, a diffusé une émission intéressante sur le Kosovo, rapporte albinfo.ch. En effet, l’émission retrace une aventure passionnante de deux villageoises suisses qui se sont rendues au Kosovo, à l’initiative de la télévision en question, dans le village de Krushë e Madhe, sans savoir où elles allaient.

Dans ce village bien connu du Kosovo, les visiteuses y ont passé plusieurs jours en compagnie des veuves de Krushë e Madhe, un village qui a connu l’un des plus grands massacres commis par les Serbes pendant la guerre au Kosovo.

Les deux agricultrices suisses ont également fait l’expérience du travail que font les femmes de Krushë dans leur coopérative de transformation de légumes, fondée et dirigée par Fahrije Hoti, l’une des nombreuses femmes de ce village dont les maris ont été massacrés puis disparu durant la dernière guerre.

Les deux femmes ont également vécu une fête de famille à Krushë e Madhe, découvrant l’atmosphère joyeuse qui y régnait.

Rendez vous ici pouvez regarder l’intégralité de l’émission télévisée de la SRF sur la visite des femmes suisses à Krushë te Madhe.

La situation se tend entre la Serbie et le Kosovo

Depuis lundi soir, l’armée serbe était en état d’alerte renforcée après les récentes tensions au Kosovo voisin, où ont eu lieu des tirs et des explosions et où des barrages routiers ont été érigés par la population serbe locale.  Le ministre serbe de la Défense, Milos Vucevic, dans un communiqué, a déclaré avoir reçu l’ordre du Président Vucic « pour l’armée serbe d’être au plus haut niveau de préparation au combat ».

Le chef des armées de Belgrade a annoncé avoir été dépêché par le président, Aleksandar Vucic, à la frontière avec le Kosovo. Le ministre de la Défense a indiqué que le chef de l’État a ordonné de renforcer la présence militaire serbe de 1500 soldats à 5000.

La Serbie ne reconnaît pas l’indépendance déclarée en 2008 de son ancienne province méridionale, peuplée à 95% d’Albanais. La Serbie et son président Vucic encouragent les 120.000 Serbes au Kosovo à défier les autorités locales, au moment où Pristina veut faire valoir sa souveraineté sur l’ensemble du territoire du Kosovo.

Ainsi, depuis le 10 décembre, au Nord du pays, plusieurs centaines de Serbes du Kosovo ont érigé des barrages composés de camions et d’autobus dans le but de protester contre l’arrestation d’un ancien policier serbe. En conséquence, la circulation vers deux postes frontaliers avec Belgrade est totalement paralysée.

Peu avant le départ du général Mojsilovic vers la frontière avec le Kosovo, plusieurs médias serbes ont diffusé une vidéo dans laquelle on entendrait des coups de feu, faisant croire qu’il s’agissait de combats  survenus en début de soirée lorsque les forces kosovares auraient essayé de démanteler une barricade. Cette information a immédiatement été démentie par la police kosovare, qui a assuré sur sa page officielle Facebook que ses membres n’avaient participé à aucun échange de tirs ni quelconque démantèlement de barricade.

La presse de Pristina a par ailleurs fait savoir qu’une patrouille des forces lettones de l’OTAN se trouvait dans la zone de tirs.

Le ministre kosovar de l’Intérieur, Xhelal Svecla, a confirmé que la patrouille de la Kfor avait été attaquée. De son côté, la force de l’Alliance a annoncé mener une enquête sur des tirs ayant survenus le 25 décembre, à proximité d’une patrouille de la mission de l’OTAN au Kosovo. Aucun blessé ou dégâts matériels ne sont à reporter.

Depuis hier soir, le poste frontière de Merdar est fermé à la circulation. Cela a été confirmé par le Centre national de gestion des frontières, au sein du ministère de l’Intérieur. Ce point est fermé en raison des barricades que les Serbes ont placées dans la partie serbie.

“La circulation au point frontière Merdar est fermée en entrée et sortie, en raison des barricades sur le territoire de la Serbie, aux alentours de 2 kilomètres, jusqu’à nouvel ordre”, indique l’annonce du Centre National de la gestion des frontières. La fermeture de ce point de frontière coïncide avec la rentrée au pays en masse de la diaspora Kosovare pour les fêtes de fin d’année.

Par ailleurs, des ressortissants de la Diaspora qui ont été contraints de revenir du poste frontière de Merdare auraient été attaqués à la grenade assourdissante par des personnes à proximité des barricades.

“Il y a eu des provocations, où l’un des Serbes qui bloquait la route a tiré une bombe assourdissante dans notre direction”, a déclaré l’un d’entre eux.

Début novembre, des centaines de policiers serbes travaillant pour la police du Kosovo mais également des juges, procureurs et autres fonctionnaires ont démissionné en masse pour protester contre une décision d’interdire aux Serbes qui vivent au Kosovo d’utiliser des plaques d’immatriculation délivrées par la Serbie – décision qui est désormais suspendue.

Selon la Première Ministre serbe Ana Brnabic, la situation avec le Kosovo est en ce moment « au bord du conflit armé ».

/albinfo.ch/

 

 

Après Bâle et Lausanne, rendez-vous à Prishtina ! 

Les dernières statistiques officielles du Kosovo indiquent une tendance à la hausse des exportations de marchandises du Kosovo vers la Suisse. Depuis 2014, les exportations sont vers une hausse systématique, dépassant à chaque fois les chiffres de l’année précédente. 

Au cours du mois d’octobre 2022, le Kosovo a exporté des marchandises d’une valeur de 7.3 millions Euros vers la Suisse. De nombreux facteurs peuvent être attribués à l’augmentation des échanges entre le Kosovo et la Suisse. Toutefois, il faut souligner les indicateurs économiques positifs et ce sont sans aucun doute les entrepreneurs albano-suisses qui ont ouvert les portes aux producteurs du Kosovo sur le marché suisse de la construction. 

En plus de donner l’exemple d’un dévouement économique en contribuant à l’économie du pays d’origine, les entrepreneurs albanais-suisse permettent ainsi aux producteurs et entreprises kosovars de se développer professionnellement tout en augmentant l’emploi et en améliorant la qualité de la production et des services selon les normes suisses !  

Tous les produits fabriqués au Kosovo sont dorénavant dotés des dernières technologies qui garantissent une grande qualité et des designs uniques qui correspondent aux tendances et aux goûts contemporains. Ainsi, la marque “Made in Kosovo” a besoin de plus de promotion dans les organes économiques en Suisse ! Un rôle important dans cette direction a joué la plate-forme médiatique albinfo.ch online et print. Au-delà de sa mission de média, elle a réuni cette année, à deux reprises, des producteurs kosovars et des entrepreneurs suisses. La tenue du Forum, le plus grand salon de la construction “Swiss Bau 2022”, et du Forum économique de la construction à Lausanne, en partenariat avec USAID KosovaCompeteActivity et le Groupe Orllati SA, démontre le grand intérêt des deux pays à intensifier les relations entre les entreprises de la construction, notamment dans les secteurs de la transformation du bois et du métal constructions. Par ailleurs, la plateforme albinfo.ch online et print a une nouvelle fois édité un numéro spécial de son magazine, dressant des portraits d’entreprises performantes kosovares et suisses, qui sont des modèles de coopération dans différents secteurs. Les statistiques des exportations kosovares vers la Suisse y sont entre autres reflétées en détail. 

Cependant, tous ces forums économiques, au-delà des rencontres B2B et des rapprochements de leurs contrats et collaborations, peuvent aussi réunir des capitaux d’entrepreneurs kosovars et suisses, afin de créer de grandes entreprises et d’être concurrentes non seulement sur le marché suisse mais au-delà. 

Nous n’avons pas fixé la date du 12.12.2022 pour le Forum de la construction Suisse-Kosovo. On espère qu’elle rappelera longtemps à tous les acteurs économiques qu’une coopération bilatérale entre les deux pays est nécessaire et opportune. La plateforme médiatique albinfo.ch poursuivra sa mission au-delà de l’information en réunissant des entreprises suisses et kosovares de la construction et de l’exportation de bois, par le biais de réseaux, de création de contacts directs, de recherches par besoins, d’événements B2B, respectivement de forums économiques en Suisse dans la promotion des produits kosovars et le marché suisse. La prochaine rencontre aura lieu au Kosovo. Rendez-vous donc à Prishtina ! 

La Suisse s’engage pour la normalisation des relations entre la Serbie et le Kosovo

Dans le nord du Kosovo, les tensions entre le Kosovo et la Serbie se sont accrues ces derniers jours. Des images montrant des convois de l’armée serbe attisent les craintes d’une nouvelle escalade de la violence. Sur mandat du Conseil de sécurité de l’ONU, la Kosovo Force (KFOR) est présente dans la région depuis 1999 pour garantir un environnement pacifique et sûr. Dans le cadre de la promotion militaire de la paix, la Suisse est également engagée dans la mission KFOR avec la SWISSCOY. De plus, la Suisse soutient les efforts pour la normalisation des relations entre la Serbie et le Kosovo par le biais d’autres instruments.

L’engagement de la SWISSCOY est un exemple de la manière dont la Suisse s’engage pour la sécurité et la stabilité dans la région. La normalisation des relations entre la Serbie et le Kosovo est un élément-clé pour favoriser la stabilité et le développement des Balkans occidentaux. L’enjeu est également important pour les intérêts de la Suisse, qui compte sur son territoire près de 400’000 personnes originaires de cette région.

En ce qui concerne les efforts de normalisation, la Suisse a toujours précisé à la Serbie et au Kosovo, lors des contacts officiels, que la responsabilité principale de recherche et développement de solutions incombe en premier lieu à ces deux pays. Ils aspirent tous deux à une adhésion à l’UE. Depuis plus de dix ans, l’UE dirige les négociations entre la Serbie et le Kosovo. Des accords ont été conclus en 2013 et 2015. Depuis, les chefs de gouvernement et les équipes serbes et kosovares chargées des négociations techniques se sont rencontrés à diverses reprises dans le cadre de cycles de négociations, tant pour éviter une éventuelle escalade que pour concrétiser les accords et permettre enfin leur mise en application.

Engagement de la Suisse

Depuis 2015, le DFAE soutient ces efforts avec ses propres instruments de nature complémentaire. La division Paix et droits de l’homme a régulièrement organisé des réunions auxquelles ont participé des représentants des partis les plus influents des deux pays. Il était important que des représentants des deux pays puissent échanger régulièrement et en toute discrétion sur des questions politiques, afin de créer le socle nécessaire au développement de leurs relations et à l’instauration d’une confiance mutuelle. Ces rencontres ont permis de nouer des contacts directs à l’abri des regards, qui ont notamment contribué à éviter que la violence n’éclate ou encore à éprouver des idées avant de les intégrer dans les négociations officielles. Une rencontre de ce type a notamment eu lieu en Suisse une semaine après la décision prise par les Serbes de se retirer des institutions de l’État kosovar.

/eda.admin.ch/

 

 

L’armée met des places d’hébergement supplémentaires à la disposition du SEM

La Suisse continue d’accueillir des personnes en quête de protection venant d’Ukraine et reste confrontée à un nombre élevé de requérants d’asile. Pour lui permettre de rester maître de la situation, l’armée met à la disposition du Secrétariat d’État aux migrations des places d’hébergement supplémentaires, ainsi que du personnel militaire pour l’aménagement et l’exploitation des infrastructures. Le 16 décembre 2022, le Conseil fédéral a décidé d’un engagement subsidiaire de l’armée jusqu’à la fin du mois de mars 2023 au plus tard.

Le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) s’attend à ce que, d’ici à la fin de l’année, le nombre des personnes en quête de protection venant d’Ukraine passe à environ 75 000 et celui des demandes d’asile à quelque 24 000. Avec l’armée, le SEM a fait passer le nombre de places d’hébergement de 5000 à plus de 9000 lits depuis ce printemps et recruté du personnel supplémentaire pour l’encadrement et la sécurité. Des ressources supplémentaires sont néanmoins nécessaires pour pouvoir continuer d’assurer l’hébergement et l’encadrement des personnes en quête de protection et des requérants d’asile ces prochains mois.

Il est nécessaire d’agir en particulier dans le domaine de l’hébergement. À moyen terme, le SEM aura vraisemblablement besoin d’environ 3000 lits supplémentaires. L’armée fournit quelque 2100 places d’hébergement en déplaçant des écoles de recrues, des écoles de cadres et des cours de répétition. Cette capacité pourrait passer à environ 2700 places si des mesures appropriées de densification sont mises en place.

Logements et personnel

L’armée met ainsi à la disposition du SEM, dans un premier temps, des capacités d’accueil sur les places d’armes de Fribourg (prochainement), Bure (à partir de début 2023) et Dübendorf (à partir de début 2023), puis dans un deuxième temps, sur les places d’armes de Thoune et St. Luzisteig (à partir de février 2023 pour les deux). Les cours d’instruction militaire se poursuivront sans entraves.

Il faut davantage de personnel pour l’aménagement, la gestion et l’exploitation de ces logements, ainsi que pour les soins et l’encadrement médical des personnes en quête de protection et des requérants d’asile. En raison de la pénurie de main-d’œuvre qualifiée sur le marché du travail, le SEM ne parvient pas à recruter suffisamment de personnel. Jusqu’à 140 civilistes sont d’ores et déjà mobilisables pour aider à l’encadrement. En vertu de la décision du Conseil fédéral, le SEM peut à présent également compter, selon les besoins effectifs, sur l’appui de 500 militaires au plus, qui interviendront de manière échelonnée. Ils apporteront leur soutien au SEM pour l’aménagement et l’exploitation des infrastructures militaires supplémentaires mises à disposition et pour le transport des personnes en quête de protection et des requérants d’asile.

La secrétaire d’État aux migrations décide avec l’armée du nombre de militaires requis et de leur répartition. Les prestations demandées seront fournies par des militaires en service long ou des formations en service ordinaire. À noter que le personnel militaire n’effectuera pas de tâches ayant trait à la sécurité. Seuls les cantons peuvent faire appel à la protection civile.

Procédure d’acquisition simplifiée

Une acquisition directe de gré à gré des biens et services nécessaires est indispensable pour pouvoir garantir l’aménagement et la disponibilité opérationnelle des logements supplémentaires. Il s’agit, d’une part, de disposer du matériel nécessaire à l’aménagement des logements (lits, literie, armoires, installations de chauffage supplémentaires, conteneurs sanitaires, etc.) et, d’autre part, d’assurer que les personnes hébergées bénéficient des services de base dans les domaines de la restauration, de la santé, de l’hygiène, de l’habillement et de l’encadrement. En conséquence, le Conseil fédéral a autorisé le SEM à acquérir directement sur le marché, de gré à gré, les biens et services nécessaires.

La Confédération évalue régulièrement la situation et se concerte avec les cantons

Le SEM examine et évalue régulièrement la situation et informe les cantons et les autres partenaires de l’évolution de la situation par l’intermédiaire de l’État-major spécial Asile. Les infrastructures militaires seront restituées à l’armée à mesure qu’elles ne seront plus nécessaires.

Troisième plan d’action national contre la traite des êtres humains 2023-2027

La Suisse mise sur la prévention, la poursuite pénale, la protection des victimes et la collaboration pour lutter contre la traite des êtres humains. Lors de sa séance du 16 décembre 2022, le Conseil fédéral a adopté le troisième plan d’action national contre la traite des êtres humains pour les années 2023 à 2027. Ce plan comprend 44 actions correspondant à sept buts stratégiques. Désormais, 600 000 francs seront à disposition pour soutenir des organisations et des projets.

La traite des êtres humains se déroule typiquement à l’abri des regards, c’est pourquoi le nombre réel de victimes en Suisse n’est pas connu. Pour améliorer l’efficacité de la lutte contre ce crime, l’Office fédéral de la police (fedpol) a élaboré le plan d’action national contre la traite des êtres humains 2023-2027, en collaboration avec le Réseau national de sécurité (RNS).

Ce plan d’action en est déjà à sa troisième édition. Se fondant sur les conclusions de l’évaluation du deuxième plan d’action (2017-2020), il met l’accent sur la prévention de l’exploitation de la force de travail, le renforcement de la poursuite pénale, un meilleur soutien des victimes et de leurs droits ainsi que la formation et la formation continue des acteurs concernés. Pour couvrir ces champs d’action, sept buts stratégiques ont été définis, qui seront concrétisés à travers 44 actions.

Il est par exemple prévu d’élaborer un programme de formation à l’intention des groupes professionnels amenés à être en contact avec de possibles victimes de traite des êtres humains. Une autre mesure consiste à organiser des semaines d’action et des événements de sensibilisation afin d’informer le grand public des possibilités de signalement en cas de soupçon de traite des êtres humains.

En outre, au lieu des 400 000 francs actuels, fedpol aura désormais 600 000 francs par an à disposition pour soutenir des projets et des organisations engagées dans la lutte contre la traite des êtres humains.

Protection des mineurs contre la traite des êtres humains

Le plan d’action accorde une attention particulière à la prévention et à la lutte contre l’exploitation des mineurs. Les mineurs étant dépendants d’autrui, ils ont besoin d’être particulièrement protégés. C’est ce que confirme l’étude « Exploitation des mineurs dans le contexte de la traite des êtres humains en Suisse » du Centre suisse de compétence pour les droits humains (CSDH). Cette étude met notamment en évidence que des facteurs comme des conditions familiales précaires ou des rencontres virtuelles exposent les mineurs à un risque accru d’être victimes de traite des êtres humains. Les conclusions de l’étude ont été directement intégrées dans le plan d’action national contre la traite des êtres humains 2023-2027.

Large soutien politique et caractère plus contraignant

Le nouveau plan d’action a été élaboré avec la participation de spécialistes de la Confédération, des cantons et des villes, de la société civile, de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et des partenaires sociaux. Afin de conférer un plus grand ancrage politique à cette deuxième édition, le RNS a accompagné tout le processus de conception. Les mesures ont en outre été approuvées par la Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS), par la Conférence des directrices et directeurs des départements cantonaux de justice et police (CCDJP) et par le Conseil fédéral. Le plan d’action 2023-2027 bénéficie ainsi d’un soutien politique plus large et revêt un caractère plus contraignant.

Regards croisés sur les migrants en suisse et la question de la double appartenance

La journée internationale des migrants du 18 décembre est une opportunité pour faire le point sur ce sujet, à savoir, que se passe-t-il en Suisse, en Europe et dans le Monde ? Depuis quelques mois, la guerre fait rage aux portes de l’Europe dont notre pays fait partie. La Suisse a pris sa part de responsabilité en faisant face aux flux de migrants qui ne cessent d’arriver d’Ukraine. Dans son côté, le Secrétariat d’Etat des Migrations (SEM) a récemment mis en place l’Agenda d’Intégration Suisse (AIS) pour intégrer les personnes issues de la migration en général et en particulier celles détentrices d’un livret F dans un délai de sept ans. Accueillir et intégrer sont deux objectifs qui croisent leur chemin. De plus, l’intégration des migrants touche fortement la vie institutionnelle et associative du pays d’accueil. Une question se pose : comment s’y prendre pour conserver la tradition de bon accueil des helvètes et promouvoir l’intégration ?

Pour y répondre, nous devrions faire un bond en avant pour relater la situation actuelle et répondre aux défis dont la nature est sociale, financière, administrative et juridique. Ainsi, les nouveaux arrivés sont en majorité des ukrainiens (livret S), tandis que d’autres migrants possédant un livret F sont déjà sur le sol suisse souhaitent s’intégrer dans la société suisse ainsi que sur le marché du travail. En général, on se rend compte que ces migrants sont presque tous bilingues, avec une culture, des compétences et avec une bonne volonté de contribuer à la société suisse, en somme, qu’ils ont déjà une appartenance à celle-ci. De plus, nous dirons qu’ils ne sont pas moins intelligents que nous !

Cependant, un travail de fourmis s’impose à ce stade. Nous devrions encourager ces nouveaux arrivés en suisse à s’intégrer dans la vie sociétale tout en admettant que l’intégration passe par des contextes non-officiels, dit  « par le bas », à travers le principe de diversité comme une valeur inclusive. Donc ils devraient participer aux réunions de quartier, fêtes des voisins, devenir membre d’une association, faire de bénévolat, ainsi en espérant réussir une intégration locale.

De l’autre côté, les migrants possédant un livret F devraient participer aux institutions, la voie législative le leur permet à certaines conditions telles que : faire partie de la commission d’intégration communale, ou encore être élu en tant que conseillers communaux. Au niveau de la vie associative, ils doivent avoir accès à la richesse culturelle du pays d’accueil comme : regarder un film, aller au théâtre voir une pièce, visiter un musée, dans le but d’appréhender les valeurs de la suisse. Dans cet optique, l’Agenda d’Intégration Suisse doit continuer à tracer son chemin en intégrant les migrants détenteurs de Livret F en leur proposant des activités collectives comprenant des ateliers, sorties, animations, visite d’institutions, séance d’information et modules divers. Au niveau individuel, il faut permettre à chacun/e d’élaborer un programme personnel d’autonomie (PPA) ou un programme individuel d’intégration (PII). Ces projets permettront aux migrants d’exploiter ou améliorer ses compétences acquises dans le pays d’origine, afin de s’intégrer sur le marché du travail. Ce sont des activités qui conduisent ces migrants vers une intériorisation des valeurs du pays d’accueil en leur permettant de maintenir une double appartenance.

Ainsi, un regard croisé sur ces activités susmentionnés nous amène à explorer d’autres pistes qui permettraient à ces migrants de s’intégrer dans le pays d’accueil. Celles-ci comprennent des cours, formations, stages, apprentissages pour améliorer leurs compétences et les orienter vers les secteurs manquant de mains d’œuvre. Il faut souligner que les secteurs de l’hôtellerie, de la santé et de l’informatique auront besoin de main d’œuvre dans l’avenir. S’investir dans ces secteurs besogneux, c’est une aubaine à saisir et un point de convergence entre deux parties : autorités et migrants. D’ailleurs, il serait judicieux de prioriser ces personnes qui sont déjà sur le sol suisse au lieu de faire venir de main d’œuvre d’ailleurs ! En guise de rappel, en mars 2022 le Conseil fédéral a déjà adopté certaines mesures pour alléger les démarches administratives concernant les secteurs qui souffriront de pénurie de main d’œuvre afin de recruter des travailleurs provenant de pays tiers. Jusqu’à présent, la législation prévoyait l’accès sur le marché du travail suisse uniquement pour les travailleurs hautement qualifiés, à certaines conditions, sans tenir compte des travailleurs provenant des pays de l’UE/AELE.

Abdulah Ahmedi, docteur en droit

Visite de la troupe par le chef de l’Armée au Kosovo et en Bosnie et Herzégovine

Il tient à cœur au chef de l’Armée de transmettre personnellement ses remerciements aux membres de la Swisscoy au Kosovo et à ceux de la mission Eufor Althea en Bosnie et Herzégovine pour leur engagement en faveur de la sécurité et de la stabilité dans les Balkans. Le commandant de corps Thomas Süssli sera accompagné de la conseillère d’État Stephanie Eymann (BS), du conseiller d’État Paul Winiker (LU), du conseiller aux États Mathias Zopfi (GL) et des conseillers nationaux Franz Grüter (LU) et Thomas Hurter (SH).

Le premier jour, la délégation se rendra au quartier général de la KFOR où elle pourra se faire une idée de la situation toujours instable et voir de près les activités des quelque 195 militaires suisses présents sur place. Ensuite, le chef de l’Armée s’entretiendra avec le major-général italien Angelo M. Ristuccia, commandant de la KFOR, et participera en soirée à la fête de Noël du 47e contingent de la Swisscoy.

Le 20 décembre, le chef de l’Armée se rendra à Sarajevo, en Bosnie et Herzégovine, et y rencontrera les militaires suisses du 37e contingent de l’Eufor Althea. Répartis sur trois sites, vingt Suisses et Suissesses y effectuent actuellement une mission de promotion de la paix. Au programme figureront encore un entretien avec le major-général autrichien Anton Wessely, commandant de l’Eufor, et une brève visite auprès du lieutenant-général Senad Mašović, chef des forces armées de Bosnie et Herzégovine.

COVID-19 : remboursement des vaccinations et cession de doses en 2023

Les vaccinations contre le COVID-19 resteront gratuites pour la population en 2023. Lors de sa séance du 16 décembre 2022, le Conseil fédéral a prolongé jusqu’à fin 2023 et partiellement adapté les dispositions de l’ordonnance sur les épidémies relatives au remboursement de ces vaccinations. Il a également décidé de continuer, en 2023, à céder à d’autres États des doses de vaccins non utilisées en Suisse.

La vaccination est un élément central de la lutte contre la pandémie de COVID-19. Elle offre une bonne protection contre les formes graves et permet d’éviter les hospitalisations. C’est pourquoi, l’année prochaine, la Confédération continuera de prendre en charge les vaccinations recommandées contre le COVID-19 si elles ne sont pas couvertes par l’assurance-maladie obligatoire. Sont notamment concernées les injections en pharmacie.

Les dispositions de l’ordonnance sur les épidémies relatives au remboursement sont prolongées jusqu’à fin 2023 et partiellement adaptées. La vaccination continuera d’être prise en charge pour les personnes domiciliées en Suisse mais non soumises à l’assurance-maladie obligatoire, de même que pour les frontaliers. Ainsi, l’accès gratuit aux vaccinations recommandées reste garanti pour la population. L’ordonnance entre en vigueur le 1er janvier 2023 et a effet jusqu’au 31 décembre 2023.

En outre, le Conseil fédéral a approuvé la prolongation au 1er janvier 2023 de la convention tarifaire fixant les forfaits relatifs aux vaccinations contre le COVID-19 chez les personnes disposant d’une assurance obligatoire des soins. Ces forfaits restent inchangés par rapport à 2022.

Cession de vaccins contre le COVID-19 en 2023

Le Conseil fédéral a déjà défini en février 2022 la stratégie de principe concernant la cession de doses non utilisées à d’autres États. Cette stratégie demeure pertinente et sera encore appliquée en 2023. 13 millions de doses au maximum pourront être revendues ou cédées cette année-là si elles ne sont pas utilisées en Suisse.

Internet plus rapide inscrit dans le service universel

Le Conseil fédéral augmente la vitesse de l’internet inscrite dans le service universel, avec, dès 2024, un débit de transmission de 80 Mbit/s. Le 16 décembre 2022, le Conseil fédéral a adopté la révision correspondante de l’ordonnance sur les services de télécommunication. En profiteront en particulier les personnes qui vivent dans des régions sans offre équivalente sur le marché. La Commission fédérale de la communication (ComCom) peut désormais lancer la procédure d’octroi de la prochaine concession de service universel.

Comme l’a illustré la pandémie de COVID 19, l’accès à des services à large bande fiables et performants dans toutes les régions du pays est indispensable pour toutes les catégories de population. L’offre de service universel sera donc élargie dans la nouvelle concession à partir de 2024. En révisant l’ordonnance sur les services de télécommunication (OST), le Conseil fédéral a adapté l’offre aux besoins sociaux et économiques ainsi qu’à l’état de la technique. Les clients du service universel pourront choisir à l’avenir entre l’accès à l’internet actuel, avec un débit de téléchargement et de téléversement de respectivement 10 et 1 Mbit par seconde, et le nouvel accès à 80/8 Mbit/s.

L’ordonnance révisée prévoit explicitement le principe de subsidiarité. Si une solution est déjà disponible sur le marché, aucune offre relevant du service universel n’est prévue. La mise en œuvre est technologiquement neutre : les régions périphériques peuvent donc également être raccordées par des solutions de radiocommunication mobile ou par satellite, ce qui permet une réalisation rapide. Une limite de prix est aussi prévue : l’accès à l’internet à 80/8 Mbit/s coûtera 60 francs par mois (hors TVA).

Dans le cadre de la consultation, environ 70 prises de position ont été recueillies, dont la grande majorité saluait la proposition d’inclure dans le service universel une offre de débit internet de 80/8 Mbit/s.

Préparation et octroi de la future concession

Actuellement, Swisscom est titulaire de la concession de service universel, qui expire fin 2023. La ComCom, l’organe compétent pour l’octroi de la concession, peut désormais lancer la procédure d’attribution de la future concession, qui entrera en vigueur en 2024.

Nouvelle modification du service universel à partir de 2024

L’étendue du service universel sera largement maintenue, à l’exception du service téléphonique avec trois numéros, qui est supprimé. Ce service permet d’utiliser plusieurs numéros en même temps sur un même raccordement, afin de mener plusieurs conversations en parallèle. L’abandon de cette offre s’explique par la baisse de la demande ainsi que par le nombre suffisant d’alternatives disponibles sur le marché pour téléphoner avec plusieurs numéros, comme par exemple les applications basées sur l’internet.

Le Premier Forum de la Construction Suisse-Kosovo a réuni plus de 80 entreprises

Le soir du 12 décembre s’est tenu le Forum de la construction, le premier du genre, à Lausanne (St.-Sulpice), en Suisse. Ce Forum a réuni plus de 80 entreprises, dont les activités sont centrées dans le secteur de la construction et la transformation du bois ou du métal. Le forum comptait également de nombreux bureaux d’architecture, de design et agences immobilières suisses et kosovares.

Organisé par la plateforme albinfo.ch, avec le soutien de l’USAID Kosovo Compete Activity et du GROUPE ORLLATI SA, ce Forum a réuni en un même lieu un nombre important d’entreprises du Kosovo et de Suisse dans le but de les mettre en réseau. L’objectif de cet important évènement étant de faire bénéficier mutuellement ses entreprises en les mettant en relation, mais aussi d’exploiter le potentiel d’exportation de produits et services du Kosovo envers la Suisse, en vue d’instaurer une coopération durable dans ce secteur.

Ces dernières années, les entreprises kosovares ont vu augmenter, de manière stubstantielle, la production et le développement de divers projets rimant avec les tendances, les besoins des clients ainsi que leur qualité de concepteurs ou de producteurs. Cela a eu pour conséquence positive une augmentation de la demande vis-à-vis de leurs produits, et ce sur un marché plus large européen et au-delà. Une voie a ainsi été créée pour que ces entreprises du Kosovo entrent sur le marché européen, en particulier le marché helvétique.

Dans le but de promouvoir les entreprises des deux pays, le premier Forum de la construction réalisé à Lausanne a réussi à révéler, à travers diverses riches présentations, le potentiel économique et le travail de certaines entreprises les plus performantes de Suisse et, d’autre part, la reconnaissance des capacités des entreprises du Kosovo.

Lors de ce Forum, de nombreuses rencontres B2B (business to business) ont également été organisées avec un accès direct entre entreprises suisses et kosovares, permettant ainsi des contacts et des projets de collaboration concrets.

Le directeur de la plateforme albinfo.ch (online&print), Sevdail Tahiri

Lors de l’événement qui s’est tenu à l’hôtel “Starling” à Lausanne, le Forum s’est ouvert par le discours de l’organisateur, le directeur de la plateforme albinfo.ch (online&print), Sevdail Tahiri, qui a évoqué l’importance de cette organisation.

“En plus de contribuer à l’économie du pays d’origine, les entrepreneurs suisso-albanais permettent ainsi aux producteurs et aux entreprises kosovars de se développer professionnellement, de créer des emplois, et d’élever la qualité de la production et des services selon les standards et normes suisses », a déclaré M. Tahiri.

Tahiri a remercié les partenaires pour leur soutien, et également indiqué que cette rencontre contribue au développement mutuel, entre la Suisse et le Kosovom, en termes d’affaires : “nos rencontres Suisse-Kosovo sont devenues plus fréquentes, c’est un indicateur encourageant que les relations commerciales et commerciales entre les deux pays se développent.”

 

Skender Rama, directeur du projet USAID Kosovo Compete Activity, lors de sa présentation aux participants, a évoqué l’engagement et les succès des entreprises du Kosovo.”Ces entreprises ont investi dans des équipements, des machines et de la main-d’œuvre pour atteindre la qualité et les normes internationales, l’augmentation des exportations en est la preuve. Pourquoi pensons-nous que nous pouvons exporter encore plus, c’est justement le lien qui existe, et qui peut être renforcé encore plus grâce aux entreprises de la diaspora », a’til souligné.

Destan Orllati, directeur financier du Groupe Orllati

Destan Orllati, directeur financier du Groupe Orllati –  l’une des sociétés la plus puissante de la Suisse romande dirigée par Avni Orllati – et partenaire de ce forum, a également salué les participants et remercié les initiateurs de cette rencontre Il a exprimé sa fierté quant aux réalisations de cette entreprise, ajoutant que cette dernière était ouverte à la collaboration avec d’autres entreprises aux objectifs communs.

Véronique Chaignat, Directrice de la communication du Groupe Orllati

Après les discours officiels, La phase de présentations lors du forum de la construction a été entamée par Mme Véronique Chaignat, Directrice de la communication du Groupe Orllati, qui a présenté aux invités l’histoire de la famille Orllati, leurs débuts en tant qu’entreprise de construction, les très nombreux projets réalisés et les objectifs futurs de cette société. V. Chaignat a déroulé tout l’historique émouvant de la fratrie Orllati et de leur famille, qui ont débuté avec peu de ressources, mais avec beaucoup de motivation et labeur, pour aboutir aujourd’hui à une entreprise qui compte environ 900 collaborateurs. Mme Chaignat a aussi montré l’engagement social de la société Orllati, par le biais de la fondation Ardian Orllati.

Le fait que le Kosovo construise des maisons modulaires à l’étranger, non seulement en Europe, en Allemagne et en Autriche, mais aussi de l’autre côté de l’océan aux États-Unis d’Amérique, témoigne du développement de l’industrie du bois. Ces maisons sont produites dans l’usine “Instabuild” au Kosovo, entreprise aux normes européennes et américaines ! Diedon Kica était venu spécialement de Prishtina pour présenter la société “Instabuilt” à ce Forum.

Dr.Bashkim Iseni

Dr Bashkim Iseni, le fondateur de la plateforme Albinfo.ch, est intervenu en qualité de co-initiateur d’une nouvelle structure comune qui verra le jour, et qui sera la “maison” du Kosovo en Suisse. B. Iseni a quant à lui en a présenté les objectifs principaux de cette future organisation, afin de faciliter la relation entre les entreprises suisses et kosovares de construction et d’exportation du bois. Pour Bashkim Iseni, il s’agit de combler un vide important dû au manque de structures professionnelles publiques ou privées suisses-kosovares dans le domaine des affaires. Selon lui, ce sera activité continue, un chainon de coopération moderne et efficace axé sur le secteur de la construction, reliant la Suisse et le Kosovo.

Suivant la partie officielle des discours, des réunions B2B se sont tenues pendant plus de 3 heures dans plusieurs espaces prévus, et préparés avec beaucoup de soin par le personnel de l’Hôtel Starling à Saint-Sulpice, pour mener des conversations dans de bonnes conditions, et échanger des idées de coopération entre entreprises ayant des intérêts communs. Ces réunions, bien préparées en amont, avec un agenda précis de rencontres, étaient considérées comme la forme la plus adéquate pour faire des affaires de qualité à court ou même à long terme.

Au cours de ces rencontres, il a également été question des opportunités offertes par le marché suisse dans ce secteur, de la relation entre les entreprises de construction et celles de l’architecture et du design, de la vente par le biais d’agences immobilières et de nombreux autres aspects connexes qui affectent le développement de ces entreprises, notamment les domaines du marketing et de la publicité.

L’événement, qui a abouti à la création de futurs contrats commerciaux ainsi qu’à la mise en réseau des protagonistes du domaine, fut un franc succès. Rendez-vous est déjà pris à Prishtina, cette fois-ci avec des entreprises suisses au Kosovo.

Au premier Forum de la construction, il n’y avait pas moyen de manquer la nourriture traditionnelle, partie intégrante de la culture albanaise, du vins blanc de la côte vaudoise et du rouge kosovar, accompagnés de notes légères de musique en arrière-plan, interprété en direct par DUO EAST.

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Auteur de l’article: Alisa Buzhala

Photo du Forum de la construction à Lausanne, prise par Rromir Imami

Fotografi nga Forumi i Ndërtimtarisë në Lozanë