Archives
La jeune Albano-Canadienne de 13 ans impressionne Vérone avec une performance en solo
À seulement 13 ans, elle est montée sur scène lors d’un événement présenté par Amadeus, l’une des figures les plus connues de la télévision italienne, laissant une forte impression avec une interprétation pleine d’émotion et d’élégance.
Ce moment est considéré comme une étape importante dans son parcours artistique, compte tenu de son jeune âge et du niveau prestigieux de la scène sur laquelle elle s’est produite.
Le parcours d’Isabel Eve se développe entre Vérone et Berlin, où elle construit progressivement une carrière sur les scènes européennes, en enchaînant les succès.
Grâce à son talent et à son engagement, elle est considérée comme l’un des talents les plus prometteurs de la jeune génération sur la scène artistique internationale./Albinfo.ch

Visar Morina signe avec Cinetic après son triomphe à Sundance avec “Shame and Money”
Le réalisateur kosovar Visar Morina a signé un accord de représentation avec la société américaine Cinetic Media, après son succès au Sundance Film Festival 2026, rapporte albinfo.ch.
Son film “Shame and Money” a remporté le prix du jury dans la catégorie World Cinema Dramatic Competition, étant salué comme l’un des projets les plus remarquables de cette édition. Le film est également désormais qualifié pour les Oscars dans la catégorie “Best International Feature Film”, à la suite des nouvelles modifications du règlement de l’Académie.
L’histoire du film se déroule dans le Kosovo rural et suit la vie d’un couple d’agriculteurs confronté à un tournant inattendu qui les oblige à quitter leur maison et à affronter la dure réalité urbaine. La production a été très bien accueillie par la critique, atteignant même 100 % sur Rotten Tomatoes.
Morina, qui a émigré en Allemagne à l’âge de 15 ans, est connu pour ses films qui abordent l’émigration, l’identité et les conflits sociaux. Ses œuvres précédentes incluent “Babai”, lauréat du prix de la meilleure réalisation à Karlovy Vary, ainsi que “Exile”, présenté à Sundance et à la Berlinale.
Avec cet accord, Morina rejoint la liste des réalisateurs internationaux de renom représentés par Cinetic Media./Albinfo.ch
Albani, Albana et Arta, trois jeunes Albanais au parcours académique couronné de succès aux États-Unis
Une histoire de réussite qui commence à Gostivar et mène aux universités d’élite des États-Unis sert aujourd’hui d’exemple inspirant de dévouement au savoir et de sacrifice familial. Le parcours d’Albani, d’Albana et d’Arta montre que le plus grand investissement qu’une famille puisse faire est l’éducation, rapporte albinfo.ch.
Leur parcours académique a commencé à l’école primaire “Ismail Qemali” à Gostivar, avant de se poursuivre à l’école “Woodrow Wilson” à Tetovo, où ils ont bénéficié d’un soutien important du personnel éducatif. Arta a ensuite poursuivi ses études à la “Nova International School” à Skopje, où elle a terminé avec succès le programme international International Baccalaureate (IB).
Entre-temps, Albani et Albana ont poursuivi leur formation en Allemagne, au prestigieux collège “Stiftung Louisenlund”, où ils ont également achevé le programme IB et se sont préparés à relever des défis académiques internationaux.
Cette formation avancée leur a ouvert les portes d’universités renommées aux États-Unis, où tous les trois ont été admis dans des établissements classés parmi les meilleurs du pays. Albani et Albana ont obtenu leur diplôme à la University of Minnesota Twin Cities, tandis qu’Arta a terminé ses études à la University of Arizona.
Aujourd’hui, ils ont construit des parcours professionnels réussis dans différents domaines : Albani dans les sciences financières et informatiques, avec un master en Robotic Finance à Lugano ; Albana en architecture d’intérieur ; tandis qu’Arta en Business Administration avec une spécialisation secondaire en Public Relations.
Derrière ce parcours se trouve aussi le sacrifice de leur mère, qui a renoncé à sa carrière pour se consacrer entièrement à l’éducation de ses enfants, une décision que la famille considère comme l’investissement le plus important de sa vie.
Cette histoire reste un exemple inspirant montrant qu’avec de la vision, de la discipline et un soutien familial, le succès académique à l’échelle internationale est accessible même en venant d’une ville comme Gostivar./Albinfo.ch
Le film “Dua” de Blerta Basholli remporte le prix “SACD” à Cannes
Le film “Dua” de la réalisatrice kosovare Blerta Basholli a été récompensé par le prix “SACD” au Festival international du film de Cannes. Ce prix est décerné dans le cadre de la section parallèle “Semaine de la Critique” par la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques.
Le prix “SACD” est généralement attribué au meilleur scénario ou à des œuvres au style original et marquant. Basholli, qui est également scénariste du film, a écrit le scénario en collaboration avec Nicole Borgeat, rapporte albinfo.ch.
Le film aborde la réalité du Kosovo des années 1990, et le casting réunit les acteurs Arben Bajraktaraj, Kaona Matoshi, Yllka Gashi, Kushtrim Hoxha, Fiona Abdullahu et Mila Saviq.
Le Ballet national du Kosovo brille en Colombie avec “Carmina Burana”
Le Ballet national du Kosovo a offert une prestation exceptionnelle en Colombie avec la célèbre œuvre scénique “Carmina Burana”, présentée sur la scène du Teatro Pablo Tobón Uribe, rapporte albinfo.ch.
La représentation à Medellín a été accueillie par de longs applaudissements du public colombien, démontrant une fois de plus la capacité de l’art à dépasser les frontières et à créer un dialogue entre différentes cultures.
Cette présentation s’inscrit dans le cadre d’une importante tournée internationale du Ballet national du Kosovo en Colombie, à travers laquelle les artistes kosovars représentent leur pays avec dignité sur les scènes internationales.
La tournée artistique devrait se poursuivre dans d’autres grandes villes du pays, notamment Cali et Bogotá, où le public aura l’occasion de découvrir l’interprétation de la troupe kosovare dans cette œuvre emblématique du répertoire mondial./Albinfo.ch
Xhaka égale le record de Shaqiri et Behrami en Coupe du monde
Le sélectionneur de la Suisse, Murat Yakin, a publié la liste des joueurs retenus pour la Coupe du monde qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique. La grande expérience des joueurs convoqués saute immédiatement aux yeux, rapporte albinfo.ch.
Pas moins de 18 joueurs de la sélection ont déjà participé à des Coupes du monde avec la Suisse, ce qui montre que Yakin a choisi de partir avec une équipe éprouvée et expérimentée sur la plus grande scène du football mondial.
Le capitaine de la Suisse sera Granit Xhaka, qui mènera l’équipe lors du Mondial qui débutera le 11 juin. Pour Xhaka, il s’agira de sa quatrième Coupe du monde en carrière, égalant ainsi le record jusqu’ici détenu uniquement par Xherdan Shaqiri et Valon Behrami.
Shaqiri et Behrami sont les seuls joueurs à avoir représenté la Suisse lors de quatre Coupes du monde, et Xhaka rejoindra désormais cette liste. Ricardo Rodriguez égalera lui aussi ce record.
Le milieu de terrain Ardon Jashari figure également dans la sélection suisse, malgré des prestations peu marquantes avec l’AC Milan.
Entre-temps, Xhaka aborde cette Coupe du monde en grande forme, après une saison très réussie durant laquelle il a dirigé Sunderland en tant que capitaine en Premier League, où il a brillé tout au long de la saison./Albinfo.ch

Quand on lui a dit “tu n’es pas faite pour être chanteuse”, Dua Lipa a décidé de ne pas abandonner
L’histoire de Dua Lipa est une preuve évidente que le talent, le courage et la persévérance peuvent changer le destin, même lorsque les autres vous disent que vous n’y arriverez pas, rapporte albinfo.ch.
Elle est née à Londres en 1995, de parents albanais ayant quitté le Kosovo pendant la guerre. Dès son enfance, Dua a grandi entre deux réalités : à la maison, on parlait albanais, on écoutait de la musique et on vivait la culture albanaise, tandis qu’à l’extérieur, elle essayait de s’adapter au rythme d’une métropole comme Londres. C’était une vie entre deux identités, mais aussi un chemin qui allait progressivement la façonner en tant qu’artiste.
Son amour pour la musique est né très tôt. Dua essayait de chanter à l’école, mais une phrase prononcée par une enseignante est restée longtemps gravée dans sa mémoire : “Tu n’es pas faite pour chanter.” Pour beaucoup de jeunes, une telle remarque aurait marqué la fin d’un rêve. Pour elle, ce n’était que le début du défi.
À l’âge de 11 ans, sa famille est retournée au Kosovo, dans un pays encore marqué par les conséquences de la guerre. Mais dans cette nouvelle réalité, Dua sentait qu’elle n’y trouvait pas sa place. Elle savait clairement que son rêve musical ne pourrait pas prendre forme là où elle se trouvait. Elle voulait revenir là où elle pourrait grandir, apprendre et faire ses preuves : à Londres.
Et à l’âge de 15 ans, elle a pris la décision qui allait changer sa vie. Elle est retournée seule à Londres, avec un courage que peu d’adolescents auraient eu. Le jour, elle travaillait pour subvenir à ses besoins, comme serveuse et mannequin, tandis que la nuit, elle enregistrait des chansons et publiait des reprises sur internet, en espérant qu’un jour quelqu’un l’entendrait. Il n’y avait aucune garantie, aucune voie facile, seulement de la foi et du travail.
Et un jour… quelqu’un l’a entendue.
En 2017, la chanson “New Rules” est devenue un phénomène mondial et a atteint la première place au Royaume-Uni. C’était le moment où Dua Lipa n’était plus simplement une jeune fille qui rêvait, mais un nom qui s’imposait avec force sur la scène internationale, rapporte plus loin albinfo.ch.
Mais la célébrité n’est pas venue uniquement avec des applaudissements. En 2018, après sa performance aux Brit Awards, elle a dû faire face à une vague de moqueries et de critiques sur les réseaux sociaux. Un commentaire viral s’est propagé partout, devenant le symbole des préjugés qui accompagnent souvent les artistes en pleine ascension. Pendant un moment, Dua s’est retirée, a quitté les réseaux sociaux et est restée silencieuse.
Mais elle n’a pas abandonné.
Lorsqu’elle est revenue, elle est revenue plus forte, mieux préparée et plus déterminée. Avec la chanson “Don’t Start Now”, elle a prouvé qu’elle n’avait pas seulement survécu, mais qu’elle avait grandi. Les critiques ne l’ont pas arrêtée, au contraire, elles l’ont renforcée.
Dua Lipa n’a pas changé son rêve.
Elle a changé la manière dont le monde la voyait.
Et aujourd’hui, son nom résonne sur toutes les plus grandes scènes du monde : Dua Lipa./Albinfo.ch
Basha Troni, le réalisateur aux racines albanaises qui se distingue en Finlande
Basha Troni est réalisateur, scénariste et producteur de cinéma, connu pour son style de réalisation distinctif et son approche émotionnelle dans le récit d’histoires humaines. Finlandais suédophone aux racines albanaises, ses films se concentrent sur la sensibilité intérieure et les liens entre les personnes, avec une mise en scène marquée par l’intensité et la vivacité, rapporte albinfo.ch.
Troni a écrit et réalisé plusieurs courts métrages, dont “Death of a Boy” (2021), qui a été salué pour son authenticité narrative et sa manière de traiter les émotions.
Actuellement, il développe son premier long métrage, le drame romantique “The Letters”, tout en travaillant parallèlement sur une série en collaboration avec Aurora Studios.
Parmi ses plus grandes influences en matière de réalisation, Basha Troni a cité des figures majeures du cinéma mondial comme Taylor Hackford et Steven Spielberg, soulignant leur impact considérable sur la formation de son style créatif./Albinfo.ch

Uta Ibrahimi raconte sa deuxième ascension de l’Everest : Au-delà de 8 000 mètres, j’ai senti la présence de mon père
L’alpiniste kosovare Uta Ibrahimi a partagé les émotions de sa deuxième ascension du plus haut sommet du monde, le mont Everest, qualifiant cette expédition d’expérience profonde et totalement différente de la première, rapporte albinfo.ch.
Ibrahimi a expliqué que cette fois-ci, elle n’était pas seulement présente sur l’Everest en tant qu’alpiniste, mais aussi dans le rôle de guide et de cheffe d’équipe, assumant une grande responsabilité pour la sécurité du groupe dans des conditions extrêmes et à haut risque.
Elle a indiqué que cette ascension a été encore plus particulière, car elle s’est déroulée à une date personnelle liée à sa famille, tandis que tout le parcours a été marqué par de fortes émotions et de nombreux souvenirs.
Dans son témoignage, Ibrahimi a souligné qu’à plus de 8 000 mètres d’altitude, au milieu des vents violents et des difficultés de l’Everest, elle avait ressenti la présence spirituelle de son père, rendant cette réussite encore plus personnelle et significative./Albinfo.ch
L’ALBANIE À L’HEURE DE GENÈVE : LE DESTIN SOLAIRE D’AMARILDO PILO
Un parcours d’excellence et de volonté
L’histoire commence à la fin des années 1980. Le père d’Amarildo Pilo devient le premier Consul commercial de l’Albanie en Suisse, une période charnière de l’histoire albanaise. Amarildo n’a alors que 17 ans lorsqu’il arrive en Suisse avec son père et son frère. Comme beaucoup d’Albanais de cette génération, il débarque dans un pays inconnu, sans parler français, avec seulement la volonté de travailler et de construire quelque chose.
Le jeune Amarildo trouve une place d’apprenti dans une entreprise de distribution horlogère genevoise qui représente de grandes maisons suisses comme Raymond Weil, Baume & Mercier ou Doxa. C’est là qu’il découvre l’univers des montres suisses. Mais plus encore que les produits, ce qui le fascine, c’est le savoir-faire derrière chaque pièce : les gestes précis, le travail manuel, la patience des artisans, l’attention obsessionnelle portée au détail.
Cette découverte va changer sa vie.
Pendant plus de dix ans, Amarildo Pilo sillonne l’Europe de l’Est pour développer des réseaux de distribution horlogère. Il participe à l’ouverture de centaines de points de vente et devient l’un des spécialistes suisses du développement commercial dans ce secteur.
L’expert aux 830,000 kilomètres
Au début des années 2000 et au sommet de cette carrière internationale, il prend une décision rare : ralentir. Pour lui, la famille et les relations humaines passent avant tout. En 2001, il fonde sa propre marque, Pilo & Co Genève, dans le quartier historique de Saint-Gervais.
Ce choix du quartier de Saint-Gervais n’est pas anodin. Amarildo Pilo y retrouve quelque chose qui lui rappelle profondément les valeurs albanaises : le travail artisanal, la proximité humaine, les petites structures familiales, le respect du métier et la simplicité. À l’image des anciens Cabinotiers genevois, il refuse l’industrialisation excessive et préfère construire une maison à taille humaine, où les relations comptent autant que les créations elles-mêmes.
Chef d’entreprise à la fois visionnaire et pragmatique, il est à l’écoute des marchés et saisit les opportunités où elles se présentent, hier en Asie, demain en Amérique latine. En 25 ans, cet infatigable voyageur aura parcouru plus de 830’000 kilomètres pour promouvoir sa marque, soit plus de 20 fois le tour de la terre.
Une âme chaleureuse derrière la précision
Ce qui frappe chez Amarildo Pilo, au-delà de sa réussite, c’est l’homme. Derrière le chef d’entreprise se cache une personnalité étonnamment simple, accessible et dotée d’un humour naturel qui brise immédiatement la glace. Loin de l’ostentation souvent liée au monde du luxe, il cultive une franchise et une joie de vivre qui rendent chaque rencontre mémorable.
Pour lui, une montre c’est un objet à transmettre de génération en génération, à l’image de la langue et des coutumes de son pays qu’il transmet avec fierté à ses enfants. Cette dimension humaine se retrouve dans ses créations, où le rouge et le noir de ses racines s’invitent avec élégance sur ses modèles les plus prisés.
L’Albanie est également présente dans ses collaborations artistiques, notamment avec le célèbre danseur classique albanais Marlon Dino.
Le temps comme héritage
Aujourd’hui, Pilo & Co Genève possède deux boutiques à Genève, une de chaque côté du Rhône — un fait unique pour une maison horlogère suisse indépendante. Mais au-delà du succès commercial, ce qui impressionne surtout, c’est la cohérence du parcours.
Dans un univers horloger souvent dominé par les géants du luxe et les stratégies marketing agressives, Amarildo Pilo a choisi une autre voie : celle de l’indépendance, de la fidélité à ses racines et du temps long.
Et peut-être est-ce justement cela, au fond, la plus albanaise de ses réussites.

Dans le monde très fermé de l’horlogerie suisse, son nom est pourtant très connu et devenu une référence mondiale auprès des professionnels. Discret, réservé, un homme qui n’a
jamais cherché la lumière, préférant construire patiemment une maison à son image : indépendante, familiale et profondément humaine.


Petrit Kllokoqi raconte son expérience sur l’Everest : “J’ai vu la mort de mes propres yeux”
L’alpiniste et entrepreneur kosovar Petrit Kllokoqi a vécu l’un des défis les plus difficiles de sa vie lors de son ascension vers le sommet le plus élevé du monde, l’Everest.
Lors d’une intervention en direct depuis l’Everest Base Camp, il a décrit cette expédition de 45 jours comme une expérience inoubliable, mais en même temps extrêmement dangereuse, où la vie est constamment en péril.
Selon lui, chaque année, des dizaines d’alpinistes perdent la vie sur l’Everest, et son expédition n’a pas été épargnée par les tragédies.
“L’Everest représente un danger immense. Malheureusement, au cours de cette expédition, trois personnes de notre groupe ont perdu la vie. L’un d’eux n’avait que 24 ans. Les conditions sont extrêmement dures et il arrive souvent de passer à côté de corps sans vie qui ne peuvent pas être récupérés”, a-t-il déclaré à Tv Klan, rapporte albinfo.ch.
Kllokoqi a expliqué que cette expérience a été une bataille non seulement physique, mais aussi mentale, où les pensées pour sa famille le faisaient parfois douter de la poursuite de l’ascension.
“Il y a des moments où l’on se demande pourquoi on fait cela, mais ensuite on se rappelle son objectif et on continue”, a-t-il confié.
Il a souligné qu’au-delà de 7 000 mètres d’altitude, on entre dans la “zone de la mort”, où le niveau d’oxygène chute considérablement et où l’utilisation de masques devient indispensable.
Selon lui, la préparation pour cette ascension a duré une année et a inclus des ascensions sur plusieurs montagnes du monde, notamment le Mont Blanc et le Kilimandjaro.
“Je me suis préparé physiquement et mentalement pendant longtemps. L’ascension de l’Everest ne commence pas au Népal, mais bien plus tôt, dans la famille et dans la vie”, a déclaré Kllokoqi.
Il a qualifié son arrivée au sommet de l’Everest de moment de fierté, affirmant qu’il avait le sentiment d’emmener le drapeau albanais au sommet le plus élevé de la Terre.
À Zurich, le livre “1998–1999. Les années du Kosovo” de Blerim Shala sera présenté
Le samedi 23 mai 2026, Zurich accueillera la présentation du livre “1998–1999. Les années du Kosovo” du publiciste Blerim Shala, une œuvre qui retrace la période décisive de la guerre et du parcours du Kosovo vers la liberté et l’indépendance.
L’événement se déroulera à partir de 14h30 au SOHO (Hardstrasse 260, 8005 Zurich). L’auteur sera également présent, tandis que l’éditeur Enver Robelli prononcera le mot d’ouverture et mènera un échange avec Blerim Shala autour des développements politiques, diplomatiques et militaires des années 1998–1999.
Le livre propose une chronique des événements ayant conduit à la libération du Kosovo, en abordant la Conférence de Rambouillet, l’intervention de l’OTAN, la diplomatie internationale, ainsi que le drame de l’expulsion et du retour des réfugiés albanais pendant la guerre.
L’ouvrage a été réédité par la maison d’édition “Dora d’Istria” afin de permettre aux lecteurs albanais, en particulier à la diaspora, de revenir sur l’une des périodes les plus déterminantes de l’histoire du Kosovo.
Détails de l’événement :
• Livre : “1998–1999. Les années du Kosovo”
• Auteur : Blerim Shala
• Date : 23 mai 2026
• Heure : 14h30
• Lieu : SOHO | Events Location
Adresse : Hardstrasse 260, 8005 Zurich
Pour plus d’informations : https://www.dorabooks.com/product-page/blerim-shal…
Hoffenheim pourrait bénéficier de 100 millions d’euros grâce aux footballeurs du Kosovo
Hoffenheim était proche d’une qualification pour la Ligue des champions, mais a finalement assuré sa participation à la Ligue Europa.
Trois footballeurs du Kosovo évoluent au sein de l’équipe allemande : Fisnik Asllani, Albian Hajdari et Leon Avdullahu.
Selon le site Sofascore, le club allemand pourrait bénéficier de 100 millions d’euros en cas de vente de ces joueurs, puisque telle serait leur valeur cumulée.
Cependant, Asllani est le joueur le plus convoité, tandis que Hajdari et Avdullahu devraient poursuivre leur parcours en Allemagne.
Fisnik est estimé à 31 millions d’euros, Albian à 20 millions et Leon à 27 millions.
Kurti au forum Italie–Kosovo sur l’agroalimentaire : le Kosovo prêt pour les investissements et les partenariats à long terme
Le Premier ministre par intérim Albin Kurti a déclaré que le Kosovo offre une stabilité macroéconomique, un système financier solide et un climat de plus en plus favorable aux investissements étrangers, rapporte albinfo.ch.
Lors de son intervention au forum Italie-Kosovo consacré à l’agro-industrie, Kurti a souligné que le pays a augmenté ses exportations, amélioré l’environnement des affaires et attire de nouveaux investissements, en s’appuyant sur le potentiel d’une population jeune et entreprenante.
Selon lui, les rencontres business-to-business (B2B) organisées dans le cadre de ce forum contribueront à la création de partenariats concrets entre les entreprises kosovares et italiennes, non seulement dans le secteur agro-industriel, mais aussi dans d’autres domaines.
La ministre par intérim de l’Industrie, de l’Entrepreneuriat et du Commerce, Mimoza Kusari-Lila, a déclaré que la participation des entrepreneurs italiens montre un intérêt clair pour une coopération économique à long terme et de nouveaux investissements au Kosovo.
De son côté, le ministre par intérim de l’Agriculture, Armend Muja, a affirmé que le Kosovo vise le développement de modèles agricoles modernes, avec un accent particulier sur la production biologique et la transformation alimentaire.
L’ambassadrice du Kosovo en Italie, Nita Shala, a souligné que le pays dispose d’un grand potentiel dans le secteur agroalimentaire, notamment grâce à ses terres fertiles, ses producteurs locaux et une nouvelle génération d’entrepreneurs orientés vers les standards européens.
De son côté, l’ambassadeur d’Italie au Kosovo, Maurizio Antonini, a qualifié le forum de preuve du partenariat stratégique entre les deux pays et a mis en avant l’importance du secteur agroalimentaire dans les relations commerciales entre le Kosovo et l’Italie.
Selon les données présentées, l’Italie reste l’un des principaux partenaires commerciaux du Kosovo, avec un volume global d’échanges commerciaux atteignant plusieurs centaines de millions d’euros, le secteur alimentaire occupant une place importante dans ces relations./Albinfo.ch
Participation au Forum économique “Vienna Economic Forum – Meet Kosovo in Vienna 2026”
L’Agence kosovare pour les investissements et le soutien aux entreprises (KIESA) a invité les entreprises du Kosovo à participer au Forum économique “Vienna Economic Forum – Meet Kosovo in Vienna 2026”, qui se tiendra à l’Hotel Imperial à Vienne, le 09.06.2026, rapporte albinfo.ch.
Selon le communiqué, la date limite de candidature est fixée au 31.05.2026, tandis que les candidatures peuvent être envoyées à l’adresse e-mail suivante : [email protected].
Pour plus d’informations et pour postuler, les entreprises peuvent également visiter le site officiel de KIESA : https://kiesa.rks-gov.net/page.aspx?id=1,134,1135
La Gendarmerie du Kosovo en voie de création, les procédures pour sa mise en place sont lancées
Le ministère de l’Intérieur du Kosovo a lancé les procédures pour la création de la Gendarmerie de la République du Kosovo, en franchissant la première étape institutionnelle vers sa mise en place, rapporte albinfo.ch.
Le ministre de l’Intérieur par intérim, Xhelal Sveçla, a annoncé avoir signé la création d’un groupe de travail chargé d’analyser et de proposer les modalités de fonctionnement de cette nouvelle institution de sécurité.
Selon lui, ce groupe de travail aura pour mission d’élaborer les modalités concernant la Gendarmerie en tant qu’agence relevant du ministère de l’Intérieur, dans le but de renforcer l’architecture de sécurité du pays.
Sveçla a souligné que la création de la Gendarmerie constitue une étape importante dans la consolidation du système de sécurité du Kosovo, avec un accent particulier sur la surveillance des frontières, la protection de l’intégrité territoriale, la lutte contre le terrorisme, la gestion des troubles à haut risque et la protection des infrastructures critiques.
Il a ajouté que cette nouvelle unité renforcera les capacités de l’État à prévenir et neutraliser les menaces portant atteinte à la sécurité des citoyens et à la souveraineté du pays./Albinfo.ch
Donauwörth vit un week-end “kosovar” riche en activités et en couleurs culturelles
La ville allemande de Donauwörth a vécu un week-end animé et riche en activités. En plus de la traditionnelle Foire de Mai, les visiteurs ont eu l’occasion de découvrir ce que le Kosovo a à offrir, rapporte albinfo.ch.
Pendant le week-end de la Foire de Mai, la ville s’est transformée en un véritable centre d’activités culturelles et touristiques. Environ 70 stands ont été installés sur le marché principal, tandis que des promenades en bateau sur la rivière Wörnitz, des dégustations de vins proposées par les partenaires autrichiens de la ville ainsi que des foires gastronomiques avec des produits locaux ont également été organisées.
Parallèlement, le marché des produits régionaux s’est tenu le samedi, tandis que le dimanche a marqué la première journée de la mobilité à Donauwörth, accompagnée d’un programme varié et d’une large offre destinée aux citoyens.
Kosovo au centre de l’attention lors du “Europa-Wochenende”
Depuis plusieurs années, le week-end européen est également organisé dans le cadre de la Foire de Mai, avec chaque année la mise à l’honneur d’un pays différent. Cette année, le pays choisi était le Kosovo.
La présentation a été assurée par l’Association culturelle germano-albanaise “Hasan Prishtina” de Donauwörth, qui a proposé des spécialités traditionnelles du Kosovo et accueilli un invité de marque.
Sur la place Fischerplatz, le maire Michael Bosse a accueilli le consul général du Kosovo, Afrim Nura, qui couvre les régions de Bavière et de Thuringe.
Un message fort pour les liens entre le Kosovo et l’Allemagne
Lors de son discours, le consul Afrim Nura s’est adressé avec émotion aux compatriotes de Donauwörth ainsi qu’aux visiteurs de la foire, en soulignant l’importance de renforcer les relations entre le Kosovo et l’Allemagne.
“Le Kosovo est le plus jeune État d’Europe et les relations germano-kosovares doivent se vivre à travers les rencontres et la coopération aux niveaux régional et européen”, a-t-il déclaré.
Il a également remercié les organisateurs locaux Ram Avdullahi et Zaim Alimi pour leur engagement et l’organisation de cet événement.
Danses traditionnelles kosovares au cœur de l’Allemagne
L’ambiance est devenue encore plus festive avec la performance du groupe de danse FC Alba d’Augsbourg, qui a enchanté le public avec des danses traditionnelles kosovares, mettant à l’honneur la culture et la tradition albanaises.
L’événement a été chaleureusement accueilli par les visiteurs et salué comme une présentation réussie du Kosovo dans le cadre des activités européennes à Donauwörth./Albinfo.ch
L’Albanaise Qendresa collabore avec Drake sur la chanson “Slap The City”
L’artiste albanaise attire l’attention internationale grâce à sa participation à la chanson “Slap The City”, l’un des morceaux les plus expérimentaux de l’album.
Il s’agit de Qendresa, qui franchit une étape importante dans sa carrière en rejoignant le tout nouveau projet musical de la superstar mondiale Drake, intitulé “HABIBTI”, rapporte albinfo.ch.
La chanson “Slap The City”, à laquelle participe également Qendresa, est considérée par les auditeurs comme l’un des moments les plus artistiques et expérimentaux de l’album. Elle propose un mélange intéressant de R&B alternatif, de sonorités modernes et d’influences électroniques, créant une atmosphère singulière, différente des projets habituels de Drake.
Qendresa est connue pour son style unique, mêlant R&B, soul et éléments de la culture underground londonienne, tandis que cette collaboration place son nom, mais aussi le nom albanais, dans l’un des projets musicaux les plus commentés du moment.
“From London to the world”, l’artiste albanaise démontre que le talent albanais a le potentiel de s’imposer sur les plus grandes scènes internationales, en intégrant l’industrie musicale mondiale./Albinfo.ch

La cinquième édition de Kino Kosova 2026 a confirmé son succès et son importance culturelle à Zurich
“Return To Kosovo” et “House With a Voice” ont marqué la soirée de clôture du festival avec des récits puissants sur la mémoire, la survie et la dignité humaine.

“Cette année, nous avons ressenti avec beaucoup d’intensité le lien entre les films et le public. Les salles pleines, les discussions après les projections et l’intérêt pour les thèmes abordés par les films ont montré que Kino Kosova est devenue une plateforme importante de sensibilisation à travers l’art et le grand écran. Pour nous, il était essentiel que les films transmettent de puissants messages humains sur la guerre, la mémoire, la justice et la paix.”

À une époque où, dans de nombreuses régions du monde, les guerres, les déplacements forcés et les crises humanitaires se poursuivent, le cinéma demeure l’une des formes les plus puissantes pour documenter les vérités historiques, préserver la mémoire collective et rappeler l’importance de la paix, de la dignité humaine et de la responsabilité morale de ne pas rester silencieux face aux injustices”, a déclaré à albinfo.ch le directeur du festival, Sabahet Meta, lors de la soirée de clôture du festival.

Les salles combles tout au long du festival, le grand intérêt du public et les échanges intenses avec les réalisateurs et auteurs ont démontré que Kino Kosova a désormais construit une identité culturelle solidement établie au sein de la diaspora.
Le thème de cette année, “Between Resistance and Paradise, Stories of Survival and Hope” (“Entre résistance et paradis : histoires de survie et d’espoir”), s’est reflété avec force lors de la soirée de clôture à travers deux documentaires abordant la guerre, le traumatisme, l’identité et la liberté individuelle.

Au cœur de la soirée se trouvait le documentaire “Return To Kosovo”, qui a présenté l’un des récits les plus bouleversants sur les conséquences humaines de la guerre au Kosovo. Le film suit le retour du journaliste britannique Julius Strauss au Kosovo, plus de deux décennies après avoir rencontré Besnik Deliu, alors âgé de cinq ans, survivant du massacre d’Abria, au cours duquel 23 membres de sa famille ont été massacrés.

À partir d’une rencontre fortuite pendant la guerre, le documentaire construit un récit puissant sur la mémoire, les blessures du passé et la nécessité de comprendre l’histoire à travers l’expérience humaine. Leur retour sur le lieu du massacre est présenté comme une confrontation émotionnelle avec le traumatisme et avec les questions qui restent ouvertes même après de nombreuses années. “Return To Kosovo” a été réalisé par Emma Strauss, Julius Strauss, Donald Harding et Ben Harding.
Tout aussi marquant, le documentaire “House with a Voice” aborde l’histoire de six burrnesha albanaises qui ont choisi de vivre dans un rôle masculin pour échapper aux structures patriarcales, aux mariages forcés et aux restrictions imposées aux femmes. Le film propose des récits intimes sur le sacrifice, l’identité et la liberté, tout en remettant en question les conceptions traditionnelles du genre et du rôle de la femme dans la société. À travers des témoignages personnels, le documentaire ouvre une profonde réflexion sur la dignité humaine et sur la manière dont les sociétés patriarcales continuent d’imposer des limites à la vie et à la liberté des femmes.
Photo: Genti Mesinaj
Dans ce contexte, le film résonne également avec force avec les débats mondiaux actuels sur le féminicide, la violence faite aux femmes et les manifestations organisées chaque année dans différents pays pour la défense des droits des femmes. Il rappelle qu’aujourd’hui encore, des milliers de femmes continuent d’être tuées par leurs partenaires ou des membres de leur famille, tandis que dans de nombreuses sociétés, la vie, la voix et l’autonomie des femmes sont encore considérées comme moins précieuses. C’est précisément à travers les histoires des burrneshas que le documentaire met en lumière le poids des structures patriarcales et la manière dont les femmes sont souvent contraintes de sacrifier leur identité et leur vie personnelle pour obtenir liberté, sécurité ou respect social.
Après la projection, le public a engagé une longue discussion avec la réalisatrice Kristine Nrecaj, qui a parlé du processus de réalisation du film et de l’importance de documenter ces histoires non seulement comme un phénomène culturel albanais, mais aussi comme une réflexion universelle sur la liberté et la survie.

L’édition de cette année a été conçue par les organisateurs comme un récit culturel continu entre Zurich et Berne, sous la devise “One Festival. Two Chapters.”, le festival ayant entamé son dialogue artistique à Zurich pour le poursuivre ensuite à Berne.
Pour la cinquième année consécutive, albinfo.ch a été sponsor média du festival.

Site officiel : Kino Kosova Film Festival
Lisez aussi :
“Kino Kosova” hapi dyert me sallat plot dhe rrëfime që sollën Kosovën në ekran
Manifestation massive à Skopje, les étudiants albanais réclament l’examen de jurisprudence en albanais
La diaspora albanaise en Suisse et dans d’autres pays européens suit avec une grande vigilance les récents développements en Macédoine du Nord, tandis que la manifestation organisée aujourd’hui par les étudiants albanais à Skopje a suscité une large attention et un fort élan de solidarité sur les réseaux sociaux ainsi que dans l’opinion publique albanaise. La demande visant à permettre le passage de l’examen de jurisprudence en langue albanaise est perçue par de nombreux compatriotes comme une question touchant directement à l’égalité, à la dignité citoyenne et au respect des droits garantis par la loi.
Dans cet esprit, les étudiants albanais ont défilé aujourd’hui à Skopje, du Pont de pierre jusqu’au ministère de la Justice, en demandant l’application de la Loi sur l’usage des langues et la possibilité de passer l’examen de jurisprudence également en albanais, rapporte albinfo.ch.
Avec des pancartes portant des messages tels que “La loi sur le papier, la discrimination dans la pratique”, “Respectez la Loi sur les langues” et “Justice déstabilisatrice”, les manifestants ont demandé que les dispositions légales ne restent pas seulement formelles, mais qu’elles soient appliquées concrètement par les institutions de l’État.
L’un des organisateurs de la manifestation, Mevlan Ademi, a déclaré devant les protestataires que les étudiants albanais avaient été confrontés à des obstacles et à des contrôles lors de l’organisation de la marche vers Skopje. Il a souligné que la manifestation était pacifique et que la demande des étudiants ne concernait pas des privilèges, mais la réalisation d’un droit garanti par la loi et par l’Accord d’Ohrid. “Nous ne sommes pas contre cet État, nous sommes ici pour la dignité, l’égalité et le respect”, a-t-il déclaré lors de son discours devant le ministère de la Justice.
Les organisateurs ont demandé aux institutions d’apporter une solution concrète et de ne pas traiter cette question avec indifférence institutionnelle, avertissant que l’ignorance de la voix des étudiants ne ferait qu’accroître le mécontentement citoyen. La question de l’examen de jurisprudence en langue albanaise a suscité un large débat en Macédoine du Nord ces derniers mois. Environ 385 étudiants albanais des universités albanaises du pays ont demandé que l’examen se déroule également en albanais, en faisant valoir que la Loi sur l’usage des langues oblige les institutions étatiques à permettre l’utilisation de l’albanais dans les procédures concernées.
Entre-temps, malgré les déclarations des responsables affirmant qu’une solution juridique et institutionnelle est en cours d’élaboration, aucune décision concrète n’a encore été présentée. La manifestation d’aujourd’hui était la deuxième organisée par les étudiants albanais, après celle tenue le 6 avril à Skopje.
Entre l’aigle autour du cou et le but sur le terrain
Aujourd’hui, on voit de plus en plus souvent de jeunes Albanais porter l’aigle autour du cou, sur un t-shirt ou même sur le volant de leur voiture. Ils écoutent de la musique albanaise à plein volume, ressentent le rythme et vivent l’émotion.
Mais lorsqu’il s’agit de la langue, beaucoup d’entre eux ont du mal à parler albanais. Les mots se bloquent, les phrases s’interrompent, tandis que l’identité reste quelque part entre le symbole et la réalité.
C’est une génération qui n’a pas perdu son sentiment d’appartenance, mais qui l’a transformé. Une identité qui s’exprime souvent davantage à travers des signes visibles qu’à travers le vécu quotidien.
Et c’est précisément là que commence le paradoxe.
Alors qu’une partie de cette génération tente de maintenir son identité vivante à travers les symboles, à un autre niveau, la société dans laquelle elle vit continue de lire cette identité selon les circonstances.
Le cas de Xherdan Shaqiri est sans doute l’illustration la plus claire de cela.
Lorsqu’il marquait pour l’équipe nationale suisse, il était la “star suisse”, symbole de réussite et de fierté nationale. Une belle histoire d’intégration accueillie sans réserve.
Mais au moment où il ne marquait pas, lorsque son niveau de jeu ne répondait plus aux attentes, le récit changeait avec une étonnante facilité. Il n’était plus simplement suisse. Il redevenait l’autre étiquette : l’Albanais du Kosovo.
Ce n’est pas seulement un double standard. C’est une manière de penser qui traite l’identité comme quelque chose de mouvant, dépendant de la performance.
Et c’est là que les deux réalités se rejoignent : celle des jeunes avec l’aigle autour du cou et celle d’un footballeur sur la scène internationale.
Dans les deux cas, l’identité devient un terrain où se heurtent attentes, perceptions et réalité du quotidien. Un processus qui, comme on le voit chez la deuxième génération de la diaspora, n’est pas un choix entre deux mondes, mais une tentative de faire vivre les deux en même temps.
Mais la société accepte rarement cette complexité.
Elle exige de la simplicité : soit tu es l’un, soit tu es l’autre.
Alors que la réalité est bien plus complexe.
Car un aigle autour du cou ne rend personne moins intégré. Tout comme un but ne rend personne plus suisse.
Et peut-être que le problème ne réside pas dans la manière dont ces jeunes ou ces sportifs vivent leur identité.
Le problème réside dans la manière dont nous continuons à la lire : selon les circonstances, selon le résultat, selon le besoin de placer quelqu’un dans une seule catégorie.
Au final, l’identité n’est ni un accessoire, ni un titre de match.
C’est quelque chose de bien plus profond que cela.











