C’est avec une grande tristesse que le Conseil fédéral a appris le décès d’Elisabeth Kopp, à l’âge de 86 ans. Première femme à siéger au gouvernement suisse, elle a notamment œuvré en faveur de la condition féminine. Le Conseil fédéral et la Chancellerie fédérale présentent leurs sincères condoléances à sa famille et à ses proches.
Le 2 octobre 1984, le Parlement élit Elisabeth Kopp au Conseil fédéral, au premier tour du scrutin. Une date importante non seulement dans la vie de la Zurichoise, membre du PRD, mais aussi dans l’évolution de la condition féminine en Suisse : treize ans après l’introduction du suffrage féminin, c’est la première fois qu’une femme accède au gouvernement du pays.
Elisabeth Kopp étudie le droit à Zurich. La répression de l’insurrection de Budapest en 1956 amène la jeune femme à s’engager pour les réfugiés, la démocratie et les droits de l’homme. La protection de l’environnement et l’égalité des droits, notamment du droit de vote, pour les femmes comptent parmi les autres causes qu’elle défend.
Elle commence sa carrière politique à Zumikon, comme conseillère municipale puis comme présidente de la commune. Élue au Conseil national en 1979, elle est nommée vice-présidente du PRD en 1984, avant de devenir conseillère fédérale, prenant la tête, avec compétence et engagement, du Département fédéral de justice et police. Sous sa direction, la Suisse se dote d’une nouvelle loi permettant de traiter plus rapidement les demandes d’asile. Elisabeth Kopp s’oppose fermement à l’initiative populaire « pour la limitation de l’immigration », que les citoyens rejettent en 1988. Durant son mandat de conseillère fédérale, elle œuvre aussi en faveur de l’égalité des femmes, notamment du nouveau droit matrimonial.
En 1989, Elisabeth Kopp est contrainte, sous la pression publique, de démissionner du Conseil fédéral pour avoir demandé par téléphone à son mari de se retirer d’une société en raison d’une éventuelle implication dans une affaire de blanchiment d’argent. Bien qu’elle ait toujours nié toute faute morale ou juridique, elle est accusée d’avoir violé le secret de fonction. Le Tribunal fédéral l’acquitte l’année suivante.
Après sa démission, Elisabeth Kopp se retire dans un premier temps de la vie publique. Par la suite, elle s’exprime ponctuellement sur des sujets qui lui tiennent à cœur. En 2004, elle soutient l’introduction de l’assurance-maternité. L’égalité des femmes, qu’elle encourage à s’engager en politique, reste chère à ses yeux ; elle la défend lors de conférences et discussions jusque dans les dernières années de sa vie.
À l’occasion du 50e anniversaire du droit de vote des femmes, il y a deux ans, elle se souvient des combats politiques qu’elle a menés alors qu’elle était étudiante. À la question d’un camarade d’études qui lui avait demandé pourquoi elle s’engageait pour le suffrage féminin alors qu’elle était une femme tout à fait normale, elle avait répondu : « Justement ! ». Avant d’ajouter qu’aujourd’hui, participer à la vie politique allait de soi pour ses petites-filles et que c’était très bien ainsi.
Elisabeth Kopp est décédée le Vendredi saint des suites d’une longue maladie.
Le dernier numéro du magazine Albinfo.ch est là. La naturalisation, ou plus communément «l’obtention du passeport suisse», est l’un des sujets phares de ce numéro. L’éditorial et un article détaillé sont consacrés à ce sujet, illustrant des cas d’Albanais de deuxième génération qui ont eu des difficultés lors de la naturalisation.
Les témoignages de certains d’entre eux ont été publiés dans les colonnes de la presse locale et sont devenus l’objet de débats sur les procédures difficiles de naturalisation imposées par la Suisse. En particulier, certaines communes rurales de Suisse orientale et centrale « naviguent » dans cette direction, allant un cran au-delà des règles plutôt strictes fixées par l’Etat concernant la naturalisation des étrangers.
Dans ce numéro du magazine, nous avons également évoqué divers sujets qui se définissent principalement par les réalisations de personnes de notre communauté, en Suisse et au-delà.
Dans ce contexte, la présentation de l’expert en énergie, Arben Shabani, représente un sujet particulier. Arben, comme on peut le lire dans le titre de la première page, dirige une unité de plus de 700 employés à l’unité du géant Hitachi, à Oerlikon, Zurich.
En outre, comme sujet spécial du numéro, l’article sur le déjà célèbre détecteur de programme ChatGPT.
Dans la continuité des sujets du magazine, nous avons le portrait de la réalisatrice albanaise-suisse Elena Avdija, qui a remporté le grand prix suisse du meilleur film de l’année (Cascadeuse).
Suela Jorgaqi, la femme de Tirana qui a été pendant plusieurs années directrice d’une célèbre bibliothèque suisse à Zurich, est l’une des prochaines présentées dans ce numéro pour continuer ensuite avec des entretiens dont la pédopsychiatre, Xhida Lumi, le réalisateur Fisnik Maxwile, candidat au principal prix suisse du film de l’année, etc.
Comme toujours, ce numéro propose des sections standard telles que : Ex Libris, Cinéma, Mots croisés, Horoscope, etc.
Le magazine peut être obtenu gratuitement dans presque tous les lieux fréquentés par les Albanais en Suisse, tandis que, pour l’obtenir par la poste à domicile, il peut être commandé moyennant des frais.
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Les personnes qualifiées provenant d’États tiers peuvent à certaines conditions obtenir une autorisation de travailler en Suisse. Dans le but de simplifier la procédure d’autorisation, le Département fédéral de justice et police (DFJP) a mis en œuvre une série de mesures levant des obstacles administratifs. Il en a informé le Conseil fédéral lors de la séance du 5 avril 2023.
Les travailleurs qualifiés provenant d’États tiers peuvent être autorisés à exercer une activité lucrative en Suisse si celle-ci répond à un besoin et sert les intérêts économiques du pays. Dans un rapport du 4 mars 2022 rédigé sur mandat du Conseil national, le Conseil fédéral a montré quelles mesures permettraient d’éliminer certains des obstacles administratifs, d’accélérer les procédures et d’augmenter la sécurité du droit pour les entreprises. Il a chargé le DFJP de mettre en œuvre directement certaines de ces mesures et d’en examiner d’autres de manière plus approfondie.
Procédures simplifiées dans les métiers en tension
Le DFJP a informé le Conseil fédéral, lors de la séance, de ce qui a déjà été fait. Depuis le 1er février 2023, les autorités cantonales compétentes en matière de marché du travail et de migration peuvent tenir compte de la situation des entreprises qui cherchent à recruter dans des métiers particulièrement touchés par la pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Concrètement, elles peuvent, pour ces métiers, se montrer plus souples sur les exigences en matière de qualifications professionnelles et concernant la preuve que le recrutement n’a pas été possible en Suisse.
Pour cet assouplissement, le DFJP a adapté les directives relatives à la loi sur les étrangers et l’intégration (LEI), après consultation des cantons. Depuis cette adaptation, les cantons peuvent également autoriser de manière simplifiée le passage d’une activité salariée à une activité indépendante pour les personnes étrangères déjà en Suisse et titulaires d’une autorisation de séjour. Par ailleurs, toujours depuis le 1er février 2023, la procédure est raccourcie pour une partie des demandes d’autorisation de travail qui ne nécessitent plus l’approbation de la Confédération.
Pas de remise en cause du système des contingents
Les cantons s’opposent en revanche à l’introduction d’un supplément d’émolument pour le traitement accéléré d’une demande d’autorisation de travail. Le Conseil fédéral a donc décidé d’y renoncer. En lieu et place, les cantons et le DFJP échangeront d’ici la fin de 2023 sur les meilleures méthodes en termes de délais de traitement et de procédures.
Selon une enquête réalisée en 2022 par le DFJP auprès des cantons et des partenaires sociaux, l’actuel système de contingents remplit bien son objectif de gestion de l’immigration, tout en étant flexible. Le DFJP mettra néanmoins en œuvre certaines améliorations ponctuelles : les contingents annuels seront fixés en tenant davantage compte de données factuelles et l’attribution aux cantons de contingents de la réserve fédérale sera simplifiée.
Les élections du Grand Conseil du Parlement et de l’exécutif du Canton de Genève se sont tenues dimanche 2 avril. Ces élections avaient une importance particulière pour la population albanaise locale car comme jamais auparavant, 4 nouveaux politiciens originaires de cette communauté ont assuré un siège au parlement cantonal genevois qui compte 100 places. Ce nombre de quatre élus n’est pas négligeable.
La première est l’élue du Parti socialiste (PS), Xhevrie Osmani qui a obtenu, pour la deuxième fois, le mandat de députée au Parlement du Canton de Genève, en recueillant le plus de voix parmi les candidats d’origine albanaise. Originaire de Gjilan, au Kosovo, Xhevrie Osmani a émigré avec ses parents en Suisse lorsqu’elle était enfant.
Dans cette ville bien connue de la diplomatie internationale, elle a fait des étude en sciences politiques à l’Université de Genève. Elle s’est aussi distinguée en tant que conseillère à la commune de Meyrin à Genève.
Xhevrie Osmani
Léonard Ferati est aussi un nouveau député élu, aux couleurs du PS, dans le Canton. La première réaction de L. Ferati pour albinfo.ch fut : “ces élections sont le fruit d’un travail de terrain qui dure depuis plusieurs années. Je profite de cette déclaration pour exprimer ma gratitude envers ceux qui ont pris la peine de voter pour moi, et en particulier ma famille et mes amis”, déclare l’homme politique fraichement élu.
Leonard Ferati
La surprise de ces élections est aussi la victoire de deux candidats au patronyme albanaise issus de la liste du mouvement populiste de droite MCG (Mouvement Citoyen Genevois – Lëvizja Qytetatre Gjenevase), rapporte albinfo.ch.
Arber Jahija
Il s’agit de Skender Salihi et Arber Jahja, qui se retrouvent à ce poste pour la première fois.
Skender Salihi
13 candidats d’origine albanaise s’étaient ont figuré dans les listes des formations politiques aux élections cantonales pour le Grand Conseil genevois.
La Suisse apparait comme l’endroit préféré des Kosovars, selon une nouvelle étude menée par dua.com, rapporte albinfo.ch.
La Suisse apparaît comme le pays le plus visité (28,75%), suivie de l’Allemagne (21,5%) et de la Suède (4,82%).
Une grande partie des utilisateurs (54,77%) ont exprimé leur préférence pour la région germanophone, selon Albinfo.ch.
L’Autriche se classe à la 4ème place, juste après la Suède, avec un pourcentage proche de la 5ème place, occupée par la France.
La recherche a porté sur une analyse des données de plus de 160 000 utilisateurs de l’application – à travers laquelle plus de centaines de milliers de vols ont été générés – pour déterminer les destinations les plus populaires pour les Kosovars.
La question de la libéralisation des visas a été l’un des sujets les plus discutés au fil des ans dans le pays, et les recherches ont révélé des données intéressantes sur les endroits les plus populaires à visiter pour les Kosovars – à une période où la libéralisation des visas n’est pas encore entrée en vigueur.
Les utilisateurs de l’application ont la possibilité d’utiliser l’option de vol pour changer de lieu du Kosovo vers un autre pays, avec la possibilité de rencontrer d’autres Albanais.
De cette manière, la recherche a analysé les données de plus de 160 000 utilisateurs du Kosovo au sein de l’application – cette recherche qui a généré plus de centaines de milliers de vols – pour déterminer les endroits les plus populaires pour les Kosovars.
Non seulement les résultats de ces recherches arrivent au bon moment – avec la négociation portant sur une entrée en vigueur de la libéralisation des visas dès le 1er janvier 2024 – mais ils donnent également un aperçu de l’intérêt des Kosovars pour les pays qu’ils souhaitent visiter à travers le monde.
Un pourcentage surprenant – d’environ 54,77 % des utilisateurs kosovars – préfère la région germanophone, ce qui la rend très populaire./Albinfo.ch
« Drii Winter » (hugofilm features GmbH, Christof Neracher), de Michael Koch, a été sacré meilleur film de fiction 2023. Le Quartz du meilleur documentaire a été décerné à Elena Avdija pour « Cascadeuses » (Bande à part Films Sàrl, Agnieszka Ramu, Marie-Lou Pahud).
« Je suis Noires », de Juliana Fanjul et Rachel M’Bon (Akka Films Sàrl, Palmyre Badinier, Philippe Coeytaux, Nicolas Wadimoff), a reçu le prix du meilleur court métrage. « The Record », de Jonathan Laskar (Papier perforé / Punched paper films, Sophie Laskar-Haller, Jonathan Laskar), a été récompensé dans la catégorie du meilleur film d’animation, et « Ours », de Morgane Frund (Bachelor en vidéo à la Hochschule Luzern HSLU), dans celle du meilleur film de diplôme.
Le film « La Ligne », d’Ursula Meier, a reçu trois trophées : pour la performance de Stéphanie Blanchoud dans le rôle de Margaret (meilleure interprétation féminine), pour celle d’Elli Spagnolo dans le rôle de Marion (meilleur second rôle féminin) et pour le scénario (Stéphanie Blanchoud, Ursula Meier et Antoine Jaccoud). Manfred Liechti a reçu le prix de meilleure interprétation masculine pour le rôle de Peter K. dans le film « Peter K. – Alleine gegen den Staat ».
Premier long métrage de Carmen Jaquier, « Foudre » a été récompensé par deux distinctions : celle de la meilleure musique de film (Nicolas Rabaeus) et celle du meilleur son (Carlos Ibañez-Diaz et Denis Séchaud). Le prix pour la meilleure photographie a été remis à Silvan Hillmann, pour « Unrueh », et celui pour le meilleur montage à Karine Sudan, pour « (Im)mortels ».
Cette année, le Prix spécial de l’Académie a été attribué à Barbara Fischer et Giles Foreman pour leur travail en tant que coachs d’acteurs. Alain Berset, président de la Confédération et chef du Département fédéral de l’intérieur, a prononcé l’éloge de la productrice Ruth Waldburger, qui a reçu le Prix d’honneur pour l’ensemble de sa carrière.
La prochaine édition du Prix du cinéma suisse aura lieu le vendredi 22 mars 2024 à Zurich.
(KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)
Toutes les distinctions du Prix du cinéma suisse 2023 :
Meilleur film de fiction : DRII WINTER de Michael Koch (hugofilm features GmbH, Christof Neracher)
Meilleur documentaire : CASCADEUSES d’Elena Avdija (Bande à part Films Sàrl, Agnieszka Ramu, Marie-Lou Pahud)
Meilleur court métrage : JE SUIS NOIRES de Juliana Fanjul et Rachel M’Bon (Akka Films Sàrl, Palmyre Badinier, Philippe Coeytaux, Nicolas Wadimoff)
Meilleur film d’animation : THE RECORD de Jonathan Laskar (Papier perforé / Punched paper films, Sophie Laskar-Haller, Jonathan Laskar)
Meilleur scénario : LA LIGNE – Stéphanie Blanchoud, Ursula Meier, Antoine Jaccoud
Meilleure interprétation féminine : Stéphanie Blanchoud (Margaret) dans LA LIGNE
Meilleure interprétation masculine : Manfred Liechti (Peter K.) dans PETER K. – ALLEINE GEGEN DEN STAAT
Meilleure interprétation dans un second rôle : Elli Spagnolo (Marion) dans LA LIGNE
Meilleure musique de film : FOUDRE – Nicolas Rabaeus
Meilleure photographie : UNRUEH – Silvan Hillmann
Meilleur montage : (IM)MORTELS – Karine Sudan
Meilleur son : FOUDRE – Carlos Ibañez-Diaz, Denis Séchaud
Meilleur film de diplôme : OURS de Morgane Frund (Bachelor en vidéo à la HSLU)
Prix spécial de l’Académie :
Barbara Fischer, coach d’acteurs
Giles Foreman, coach d’acteurs
Prix d’honneur :
Ruth Waldburger, pour l’ensemble de sa carrière de productrice
Choix des lauréats
Le Département fédéral de l’intérieur désigne les lauréats parmi les films nominés en se basant sur les recommandations des quelque 500 membres de l’Académie du cinéma suisse. Les lauréats du Prix du cinéma suisse ne sont pas récompensés par une somme d’argent additionnelle.
L’Office fédéral de la culture s’associe à ses partenaires, la SRG SSR et l’association « Quartz » Genève Zürich, pour rendre hommage à la production cinématographique suisse ; la cérémonie est organisée en collaboration avec Swiss Films, l’Académie du cinéma suisse et les Journées de Soleure.
Les Délégations aux affaires jurassiennes des gouvernements bernois et jurassien ont trouvé un accord sur la question de la péréquation financière lors d’une conférence tripartite présidée mercredi soir par la cheffe du Département fédéral de justice et police (DFJP), la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider. Le projet de concordat pourra donc être finalisé ces prochaines semaines et mis en consultation par les deux gouvernements mi-mai ; à cette occasion, une communication conjointe des gouvernements bernois et jurassien est prévue à Moutier. Le calendrier prévoyant un transfert de Moutier le 1er janvier 2026 est maintenu.
Dans le cadre des négociations bilatérales entre les cantons de Berne et du Jura concernant le concordat sur le transfert de Moutier, la question de la correction des flux découlant de la péréquation financière et de la compensation des charges restait controversée. Les deux cantons faisant face à un blocage, une médiation de la Confédération avait été demandée en fin d’année passée. Il était important de trouver rapidement une solution afin de permettre le transfert de Moutier au 1er janvier 2026, les deux gouvernements ayant réaffirmé leur volonté de respecter le calendrier prévu.
Mercredi soir 22 mars 2023 à Berne, un accord a été conclu dans le cadre de la conférence tripartite Jura présidée pour la première fois par la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider. Les gouvernement bernois et jurassiens ont décidé de rendre publiques les modalités du projet de concordat lors d’une communication conjointe prévue mi-mai.
A l’issue de la phase de consultation et après sa signature par les gouvernements, le concordat sera ensuite soumis pour approbation aux deux parlements cantonaux. Une votation populaire devra ensuite être organisée dans les cantons de Berne et du Jura. Enfin, les Chambres fédérales pourront approuver en 2025 un arrêté fédéral sur le transfert de la commune de Moutier au canton du Jura.
La task force Pénurie de médicaments recommande aux pharmacies et aux cabinets médicaux de recourir davantage à la prescription et à la délivrance de médicaments en quantités fractionnées. Cette recommandation s’applique à partir de jeudi, le 23 mars 2023, pour certains médicaments touchés par une forte pénurie. Elle est de durée limitée et prendra fin lorsque la situation en matière d’approvisionnement se sera stabilisée. Une liste énumérant les principes actifs concernés a été établie.
En principe, les médicaments sont remis dans le plus petit emballage original requis pour les besoins du traitement. La délivrance de quantités fractionnées est autorisée dans des cas exceptionnels dûment justifiés, mais la pratique est restrictive. Or il n’est plus possible, au vu des difficultés d’approvisionnement actuelles, d’assurer la livraison de toutes les tailles d’emballages existantes. Les emballages originaux contiennent dès lors souvent davantage de médicaments qu’il n’en faut aux patients pour leur traitement, les médicaments restants risquant d’être éliminés.
La task force dirigée par l’Approvisionnement économique du pays (AEP) recommande de ce fait la prescription et la délivrance en quantités fractionnées des médicaments touchés par une pénurie lorsque la taille d’emballage requise pour le traitement n’est pas livrable. Cette mesure permet de répartir les médicaments disponibles sur un plus grand nombre de patients et d’éviter l’élimination des emballages entamés.
Pas de limitation de la quantité requise pour un traitement
La quantité de médicaments prescrits et délivrés reste fonction des directives thérapeutiques. La Confédération ne donne pas d’instructions quant à la quantité de médicaments à délivrer pour un traitement spécifique. Cette décision reste du ressort du seul personnel médical et dépend de la quantité requise pour assurer un traitement efficace. La remise fractionnée ne s’applique pas pour les personnes atteintes d’un trouble ou d’une maladie chronique, dans la mesure où elles utilisent la totalité des médicaments prescrits.
Les patients continuent de recevoir la quantité de médicaments requise pour leur traitement.
La sûreté des médicaments est assurée
Pour des motifs liés à la sûreté des médicaments, tous ne peuvent pas être délivrés en quantités fractionnées. Les liquides, les comprimés effervescents, les comprimés et les gélules provenant de flacons multidoses ne sont pas adaptés à un tel mode de distribution. Il n’est pas davantage envisageable de prélever des gélules ou des comprimés sur une plaquette ; celle-ci doit être remise intacte au patient.
Les pharmacies et les cabinets médicaux qui remettent eux-mêmes des médicaments aux patients doivent étiqueter les quantités fractionnées en fonction des informations figurant sur l’emballage original, procéder à un contrôle et documenter dûment le processus, ce dernier élément permettant d’assurer la traçabilité en cas de rappel des médicaments concernés. En cas de remise fractionnée de médicaments, les patients doivent obtenir l’ensemble des informations accompagnant l’emballage original, et notamment la notice.
Il est à noter que tous les cantons n’autorisent pas la propharmacie, à savoir la remise de médicaments par les médecins. Le droit cantonal prime en la matière. Les médecins pratiquant la propharmacie sont toutefois priés eux aussi de délivrer des quantités fractionnées.
La Confédération et les associations professionnelles publient une liste des principes actifs
L’Office fédéral de l’approvisionnement économique du pays (OFAE) publie sur son site (Pénuries actuelles) et sur les réseaux sociaux une liste des principes actifs de médicaments délivrés en quantités fractionnées en cas de pénurie. Les associations professionnelles informent les médecins et les pharmaciens de toute modification de la liste. Elle sera actualisée tous les mois.
Outre cette nouvelle liste, l’OFAE continue de publier sur son site les listes de médicaments vitaux et de vaccins en rupture de stock. Depuis 2015, le Bureau de notification des produits thérapeutiques de l’AEP informe les acteurs concernés (médecins, pharmaciens, personnel hospitalier) des problèmes d’approvisionnement et des options de substitution qui s’offrent à eux.
La situation est toujours tendue pour les médicaments
Au cours des derniers mois, la situation déjà difficile en matière d’approvisionnement en médicaments s’est tendue davantage, affectant toujours plus le secteur des soins ambulatoires. Fin janvier 2023, le domaine Produits thérapeutiques de l’AEP a qualifié la situation de problématique et mis sur pied une task force Pénurie de médicaments, dans laquelle sont représentés la Confédération, les cantons et les milieux industriels. Celle-ci couvre aussi bien la médecine humaine que la médecine animale.
La task force examine des mesures à court terme permettant d’améliorer la situation. En vue d’assurer un renforcement à long terme, l’OFSP et l’OFAE concrétisent en outre les mesures proposées au Conseil fédéral dans le rapport 2022 sur les pénuries de médicaments.
L’association professionnelle des médecins, la FMH, et celle des pharmaciens, pharmaSuisse, également représentées au sein de la task force, soutiennent la recommandation, pour le bien des patients. Ce soutien a son importance, car c’est aux médecins et aux pharmaciens qu’il incombera d’appliquer la recommandation, avec le surplus de travail que cela implique.
La mesure est limitée dans le temps et sera levée aussitôt que la situation en matière d’approvisionnement se sera stabilisée. L’AEP informera le public en conséquence.
Lors de sa séance du 17 mars 2023, le Conseil fédéral a adopté un rapport sur l’exercice du droit de vote par les Suisses de l’étranger. Le rapport donne un aperçu de la pratique actuelle et montre que la grande majorité des Suisses de l’étranger reçoit son matériel de vote en temps utile. Il analyse en outre les adaptations organisationnelles et procédurales envisageables
Le rapport « Exercice du droit de vote depuis l’étranger : bases, pratique actuelle et options » donne suite au postulat 20.4348 Silberschmidt, lequel charge le Conseil fédéral d’examiner comment l’envoi du matériel de vote relatif aux scrutins fédéraux et la remise du bulletin de vote pourraient être simplifiés pour les Suisses de l’étranger.
En vue de l’établissement du rapport, on a relevé les délais de remise effectifs du matériel de vote aux Suisses de l’étranger. À cet effet, les électeurs à l’étranger des cantons de Lucerne, de Fribourg, d’Argovie, du Tessin et de Genève ont été invités à communiquer la date à laquelle ils avaient reçu leur matériel de vote pour la votation populaire fédérale du 28 novembre 2021. Les résultats de l’enquête montrent que la très grande majorité des Suisses de l’étranger reçoit son matériel de vote en temps utile. Ce n’est que dans des pays lointains, tels que l’Australie, la Nouvelle-Zélande, les Philippines, l’Afrique du Sud et l’Uruguay qu’il est arrivé que des Suisses de l’étranger aient reçu leur matériel de vote tardivement ou n’aient pas eu le temps de voter.
Le rapport analyse différentes options visant à accélérer la remise du matériel de vote, telles que le recours au courrier diplomatique, l’anticipation de l’envoi ou la remise à une adresse en Suisse. Il conclut que le vote électronique demeure l’option la plus prometteuse pour faciliter l’exercice des droits politiques des Suisses de l’étranger affectés par les retards du courrier. La décision du Conseil fédéral du 3 mars 2023 permettra à 3 cantons de mener des essais de vote électronique, avec un électorat limité, dès le mois de juin 2023. C’est dans cette voie qu’il faut avancer.
Les Suisses de l’étranger peuvent prendre part aux votations et élections fédérales, à condition qu’ils soient inscrits au registre des électeurs de leur commune de vote, soit leur dernière commune de domicile en Suisse ou, à défaut, leur commune d’origine. Lors de la votation fédérale du 25 septembre 2022, 214 000 Suisses de l’étranger étaient inscrits dans un registre des électeurs.
Durant le mois de février 2023, 1681 demandes d’asile ont été déposées en Suisse, soit 842 de moins que le mois précédent (-33,4 %) et 377 de plus qu’en février 2022. Les pays les plus représentés ont été la Turquie et l’Afghanistan. En outre, 1874 personnes ayant fui l’Ukraine ont obtenu le statut de protection S au cours du mois sous revue.
Les principaux pays de provenance des personnes ayant présenté une demande d’asile en Suisse en février 2023 sont la Turquie (310 demandes, soit 197 de moins qu’en janvier), l’Afghanistan (295 demandes ; -499), le Maroc (179 demandes ; +27), l’Algérie (159 demandes ; -39) et l’Érythrée (156 demandes ; +21).
Sur les 1681 demandes déposées en février, 1350 étaient des demandes primaires (janvier 2023 : 2170), c’est-à-dire déposées indépendamment d’autres personnes ayant déjà demandé une protection. Les personnes qui ont déposé une telle demande au cours du mois sous revue venaient principalement d’Afghanistan (277, -477), de Turquie (236, -201), du Maroc (179, +28), d’Algérie (158, -34) et de Syrie (51, -9). Les demandes secondaires, pour leur part, font suite à des demandes d’asile déjà enregistrées (par ex., naissances, regroupements familiaux ou demandes multiples).
Demandes d’asile réglées en première instance
Le Secrétariat d’État aux migrations a réglé 2177 demandes d’asile en février 2023. Parmi elles, 740 ont abouti à une décision de non-entrée en matière (dont 563 sur la base de l’accord de Dublin), 452 à l’octroi de l’asile et 675 à une admission provisoire en première instance. Le nombre de cas en suspens en première instance s’élève à 12 303, soit 465 de moins que le mois précédent.
Départs
En février 2023, 878 personnes ont quitté la Suisse sous le contrôle des autorités ou ont été renvoyées dans leur pays ou dans un pays tiers. La Suisse a demandé à d’autres États Dublin de prendre en charge 949 requérants. Dans le même temps, 161 personnes ont été transférées dans l’État Dublin responsable du traitement de leur demande d’asile. La Suisse a, quant à elle, reçu 398 demandes de prise en charge émanant d’autres États Dublin, et 41 personnes ont été transférées sur son territoire.
Ukraine : statut de protection S (procédure spéciale)
Le 12 mars 2022, le Conseil fédéral a pour la première fois activé le statut de protection S, afin que la Suisse puisse accueillir des personnes venant d’Ukraine qui ont besoin de protection.
En février 2023, 2040 personnes ont déposé une demande de statut S dans un centre fédéral pour requérants d’asile ; ce statut a été accordé à 1874 personnes et refusé à 78 autres, qui ne remplissaient pas les critères.
Depuis l’activation du statut de protection S, celui-ci a pris fin pour 9592 personnes et la fin du statut est en cours d’examen pour 1290 personnes. Fin février, 65 134 personnes bénéficiaient du statut S.
Ce vaccin, qui est administré en une seule dose de 0,5 ml, contient 25 microgrammes d’ARNm du vaccin original Spikevax et 25 microgrammes d’ARNm dirigé contre les variants Omicron BA.4 et BA.5. La préparation « Spikevax Original / Omicron BA.4-5 » est destinée aux personnes âgées de 18 ans et plus qui ont déjà reçu ladite préparation ou un autre vaccin autorisé en primovaccination et/ou en dose de rappel.
Cette suspension injectable contient à la fois de l’ARN messager (ARNm) du vaccin original contre le COVID-19, et de l’ARN messager codant pour la protéine de spicule des variants BA.4 et BA.5 d’Omicron. Swissmedic a pris sa décision en tenant compte des données cliniques sur Spikevax Original / Omicron BA.4-5.
Ce produit a été adapté afin de mieux correspondre aux variants du SARS-CoV-2. L’effet protecteur du vaccin bivalent contre les variants Omicron BA.5 et BA.5 du virus SARS-CoV-2 a été mesuré à l’aune de la concentration en anticorps et est supérieur à celui du vaccin original. Le profil de sécurité du vaccin modifié est comparable à celui des vaccins à ARNm initiaux. Aucun nouveau problème de sécurité n’a en effet été signalé à l’étranger après l’administration du vaccin adapté.
Différences entre les procédures d’octroi des autorisations
Les vaccins contre les variants BA.4 et BA.5 sont déjà autorisés à l’étranger, mais ces décisions ont été prises à l’aune de données extrapolées et non de données cliniques. D’autres facteurs, comme le contexte pandémique local ou le cadre juridique, peuvent en outre influencer les décisions à l’étranger. C’est ainsi qu’une autorisation d’urgence peut être délivrée, même si la situation sanitaire n’est plus hautement problématique. Ces procédures d’autorisation qui existent dans certains pays à l’étranger n’ont pas été prévues explicitement par le législateur dans la loi sur les produits thérapeutiques (LPTh).
En Suisse, ce dernier a défini dans la LPTh que l’examen des médicaments en vue de leur autorisation devait reposer sur des essais cliniques. Lorsqu’il reçoit une demande d’autorisation, l’institut vérifie dès lors si l’efficacité, la sécurité et la qualité du médicament peuvent être démontrées. Telle est l’approche qui a également été appliquée lors de l’examen des vaccins contre les variants BA.4 et BA.5, raison pour laquelle les délais peuvent être plus longs en Suisse qu’à l’étranger.
Le sport a de nombreux effets bénéfiques pour les enfants, les jeunes et les adultes. Toutefois, les statistiques montrent que les filles et les jeunes femmes sont moins sportives que leurs camarades masculins de la même tranche d’âge. En proposant des mesures qui misent avant tout sur la formation, l’Office fédéral du sport OFSPO entend encourager l’activité physique des filles et des jeunes femmes de manière ciblée. Tour d’horizon des mesures en place à l’occasion de la Journée internationale des femmes.
«Le corps de la femme dans le sport», «Encouragement des filles et des jeunes femmes» ou encore «Vivre la diversité», tels sont les intitulés de trois des nombreuses séquences d’apprentissage numériques qui ont vu le jour dernièrement chez Jeunesse+Sport (J+S). La plus récente d’entre elles, «Le corps de la femme dans le sport», a été élaborée conjointement avec Swiss Olympic, l’organisation faîtière du sport suisse.
Ces cours en ligne, intéressants et variés, sont mis gratuitement à la disposition des moniteurs et monitrices, des responsables sportifs des clubs et fédérations, des enseignants et enseignantes ainsi que des parents. Ils témoignent de l’importance que le programme J+S, le plus grand programme d’encouragement du sport de la Confédération, accorde à la promotion des filles et des jeunes femmes dans la formation. Car, en Suisse, ces dernières continuent à faire moins de sport que leurs camarades masculins de la même tranche d’âge. C’est ce qui ressort notamment de l’étude SOPHYA (Swiss Children’s Objectively Measured Physical Activity), dont les résultats ont été publiés à l’automne 2022.
Cet écart, l’OFSPO a à cœur de le combler dans les années à venir en mettant en œuvre diverses mesures. Lorsqu’ils sont pratiqués dans un cadre protégé et sûr, le sport et l’activité physique ont en effet un impact positif sur la santé physique et mentale des enfants et des jeunes, un impact dont tant les filles que les garçons doivent pouvoir profiter pleinement. C’est pourquoi l’OFSPO s’engage systématiquement en faveur de la promotion des filles et des jeunes femmes dans le sport. Des recommandations d’action concrètes sont élaborées sur la base notamment du rapport «Encouragement des filles et des jeunes femmes dans le sport» publié en 2020.
Jeunesse+Sport: former et créer de nouvelles offres
Des milliers de moniteurs et de monitrices suivent chaque année une formation J+S. En pointant les besoins spécifiques des filles et des jeunes femmes dans le sport, ces formations transmettent un savoir essentiel. Les moniteurs et monitrices découvrent par exemple l’influence des changements physiques intervenant durant la puberté sur l’entraînement au sein des clubs et apprennent comment développer une posture ouverte sur ces questions. Ils s’exercent aussi à concevoir des entraînements permettant aux filles et aux jeunes femmes de se sentir à l’aise et de prendre confiance en elles. L’une des solutions proposées consiste par exemple à prévoir des entraînements sans garçons afin d’évacuer les stéréotypes de genre.
Accroître la part de femmes dans les études de sport à Macolin
À la Haute école fédérale de sport de Macolin HEFSM aussi, les femmes bénéficient d’un encouragement spécifique. Rattachée à l’OFSPO, la HEFSM a aussi mis en œuvre diverses mesures pour attirer les femmes dans ses filières de bachelor et de master. C’est ainsi notamment que le test d’aptitude pour l’admission aux études a été adapté. Le football, qui est en Suisse principalement pratiqué par des hommes, ne fait par exemple plus partie des disciplines testées. Par ailleurs, toutes les femmes sont convoquées le même jour pour le test de manière à ce qu’elles suscitent moins de curiosité et puissent se concentrer totalement sur le sport.
Au cours de ces dernières années, le thème des femmes dans les filières d’études a fait l’objet d’un éclairage particulier lors de la séance d’information sur le bachelor. Des étudiantes ont été invitées à prendre la parole pour répondre aux questions et raconter leur expérience.
Projet «Éthique dans le sport»: plus de responsables femmes dans le sport pour de nouvelles impulsions
En janvier 2023, la Confédération a précisé selon quelles modalités les principes éthiques seraient ancrés de manière plus forte et plus contraignante dans le système du sport suisse, présentant les changements réalisés à cette fin dans l’ordonnance sur l’encouragement du sport. Cette révision implique aussi une obligation pour les organisations sportives d’atteindre une proportion de femmes et d’hommes d’au moins 40% dans leurs organes dirigeants. Cette mesure s’applique à Swiss Olympic et aux fédérations sportives nationales.
L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) et la Commission fédérale pour les vaccinations (CFV) ont émis leurs recommandations vaccinales pour le printemps et l’été 2023. Sur la base des expériences faites ces trois dernières années et de l’épidémiologie d’autres virus respiratoires, l’OFSP et la CFV tablent sur une circulation réduite du coronavirus ces prochains mois. Dès avril 2023, la vaccination contre le COVID-19 sera recommandée uniquement à certaines personnes à risque.
On estime que le risque d’infection individuel et de surcharge du système de santé sera faible ce printemps et cet été. Les sous-variants d’Omicron qui circulent actuellement provoquent des infections plutôt légères par rapport aux variants précédents. Les personnes sans facteurs de risque ne sont presque plus susceptibles de tomber gravement malades. Par conséquent, l’OFSP et la CFV n’émettent aucune recommandation vaccinale pour ces personnes pour le printemps et l’été 2023.
La vaccination reste recommandée pour les personnes vulnérables uniquement si leur médecin traitant estime qu’elle est nécessaire sur le plan médical, et si l’on suppose qu’elle permettra de renforcer temporairement la protection contre une forme grave de la maladie. La dernière vaccination ou la dernière infection connue doit remonter à au moins six mois.
La vaccination reste recommandée aux personnes présentant une immunodéficience sévère.
Les spécialistes estiment que la vaccination n’a qu’un effet limité sur la transmission des virus actuellement en circulation. La stratégie de vaccination de l’OFSP et de la CFV vise toujours à réduire les formes graves de la maladie et à garantir l’approvisionnement en soins. Si, contre toute attente, une flambée devait se produire, les recommandations vaccinales seraient adaptées.
Vaccinations pour voyager
Chaque pays fixe ses propres règles concernant l’entrée sur son territoire, comme une vaccination contre le COVID-19 durant une période donnée. Il incombe aux voyageurs de s’informer sur ces règles et de se faire vacciner si nécessaire. Les frais liés à une vaccination effectuée pour voyager sont à la charge de la personne concernée.
En 2022, l’Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières (OFDF) a vu ses recettes globales s’accroître de 0,8 milliard par rapport à l’année précédente. Une grande partie des infractions constatées lors des importations via le commerce en ligne concernent le domaine des contrefaçons d’articles de marque et les importations non autorisées de médicaments. Le nombre de migrantes et de migrants entrés irrégulièrement en Suisse s’est révélé beaucoup plus élevé qu’en 2021, en dépassant ainsi la valeur de 2016.
Par rapport à l’année précédente, les recettes globales de l’OFDF ont augmenté en 2022, passant de 23,5 milliards de francs à 24,3 milliards de francs et poursuivant ainsi leur ascension par rapport à la valeur de 2019 (23,0 milliards de francs). La hausse est principalement due aux recettes supplémentaires de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), qui représente près de la moitié des recettes de l’OFDF (2022: 12,2 milliards de francs / 2021: 11,3 milliards de francs). Les recettes de l’OFDF proviennent non seulement de la TVA, mais aussi, pour l’essentiel, de l’impôt sur les huiles minérales, de l’impôt sur le tabac, de la redevance sur le trafic des poids lourds et des droits de douane à l’importation. Les déclarations en douane dans le trafic des marchandises de commerce sont également en hausse par rapport à l’année précédente (2022: 54 millions / 2021: 50,7 millions).
Importants flux migratoires
En 2022, le nombre d’interpellations pour séjour illégal en Suisse a quasiment triplé, poursuivant une tendance initiée en 2021 (2022: 52 077 / 2021: 18 859 / 2016: 48 838). Les cas de migrantes et de migrants entrés irrégulièrement en Suisse à la frontière orientale depuis l’Autriche ont déjà augmenté à partir du second semestre 2021. Quant à la hausse des cas à la frontière méridionale, elle a débuté au cours du deuxième semestre de l’année passée. Il s’agissait principalement de ressortissantes et de ressortissants afghans, tunisiens et marocains. En 2022, 476 cas de passeurs présumés (2021: 478) ont été constatés et annoncés aux polices cantonales.
À noter que depuis le début du conflit en Ukraine, l’OFDF assiste le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) dans l’identification des personnes en quête de protection qui viennent d’Ukraine et dans l’examen des documents. Il lui apporte également son appui dans les procédures d’asile ordinaires.
Contrôles des mesures en lien avec le conflit en Ukraine
Quelque 72 infractions à Loi sur les embargos, liées au conflit en Ukraine, ont été annoncées au Secrétariat d’État à l’économie (SECO). Le SECO est chargé de l’exécution et de la surveillance des sanctions envers la Russie et travaille en étroite collaboration avec les services de la Confédération concernés dont l’OFDF.
Protéger la santé des végétaux
Dans sa mission de protection de l’environnement, l’OFDF a constaté, dans le trafic touristique, 4873 importations de plantes, fruits, légumes, fleurs coupées, feuillages coupés ou semences non conformes en provenance de pays tiers (hors de l’UE et de l’AELE) (2021: 4451). L’ordonnance sur la santé des végétaux, qui est entrée en vigueur en 2020 et vise à empêcher l’introduction d’organismes dangereux et de maladies de plantes, semble encore trop peu connue des voyageuses et des voyageurs.
Hausse des contrefaçons dans le commerce des marchandises
En 2022, l’OFDF a de nouveau mis en sûreté nettement plus d’envois de contrefaçons dans le trafic des marchandises de commerce que l’année précédente (2022: 7964 / 2021: 5959), alors que les découvertes ont quelque peu diminué dans le trafic touristique (2022: 2517 / 2021: 2881). Au total 43 098 articles de marque contrefaits (2021: 33 285), dont 37 664 dans le trafic commercial, ont été mis en sûreté en 2022 (2021: 27 354).
Plus de stupéfiants mais moins de médicaments mis en sûreté
Dans le domaine des stupéfiants, la croissance quantitative la plus forte a concerné la cocaïne. Presque 160 kg de cocaïne ont été découverts durant le cours de l’année, en plus d’une importante quantité saisie dans le cadre d’une opération policière. Les mises en sûreté de drogue dans le trafic postal poursuivent leur tendance à la hausse. Il s’agit souvent d’envois, parfois de plusieurs kilos de marijuana, en provenance d’Amérique du Nord. Les cas sont ensuite traités par les polices cantonales compétentes. Les mises en sûreté dans la catégorie des médicaments et des produits dopants ont nettement diminué (2022: 7806 / 2021: 11 263).
La digitalisation gagne du terrain
Les services numériques développés dans le cadre du programme de transformation DaziT ont connu un essor important en 2022. Dans le trafic commercial, l’application «Activ», qui permet un passage sans arrêt à la frontière, a connu une hausse importante de son utilisation. Celle-ci s’explique notamment par la mise en place d’un projet pilote à la Douane Sud en collaboration avec l’Italie. Le nombre de déclarations en douane effectuées via l’application et activées automatiquement à la frontière a été multiplié par trois par rapport à 2021 (2022: 50 360 / 2021: 16 369). Dans le trafic touristique, le nombre de déclarations effectuées par des voyageurs à l’aide de l’application «QuickZoll» (2022: 53 453 / 2021: 31 835) et le chiffre d’affaires généré (2022: 5,1 millions de francs / 2021: 2,9 millions de francs) ont augmenté de manière significative.
L’application «Via», qui permet aux détenteurs de camping-cars ou d’autocars immatriculés à l’étranger de verser en toute autonomie la redevance forfaitaire sur le trafic des poids lourds, a vu quant à elle le nombre de quittances générées tripler par rapport à l’année précédente (2022: 50 360 / 2021: 16 369), de même que les revenus qui en découlent (2022: 2,4 millions de francs / 2021: 0,8 million de francs). Autre chiffre en hausse: la part d’utilisation du système européen de télépéage SET pour le paiement de la redevance sur le trafic des poids lourds liée aux prestations (RPLP) est passée de 33% en 2021 à 45% en 2022.
Par ailleurs, un jalon important sera franchi cette année dans le domaine de la digitalisation des procédures douanières. Passar 1.0, la première version du nouveau système de gestion du trafic des marchandises, sera introduite en juin.
L’ambassade de la République du Kosovo à Berne a organisé jeudi soir une réception festive pour marquer le 15e anniversaire de la déclaration d’indépendance de l’État.
De nombreuses personnalités du monde politique, des affaires et de la culture étaient présentes à cet événement. Des diplomates et des députés, ainsi que des représentants d’institutions suisses, y ont participé, écrit albinfo.ch.
De même, des membres de la communauté de la diaspora albanaise, des dirigeants d’entreprises et de la société civile, des médias opérant en Suisse, ainsi que des amis suisses de divers domaines, ont également été invités.
Après l’arrivée des invités, dans une ambiance de fête, la cérémonie a commencé par l’interprétation de l’hymne du Kosovo interprétée en direct par DUO EAST.
L’hôte de cette cérémonie, l’ambassadeur de la République du Kosovo en Suisse, M. Sami Ukelli, a prononcé un discours de bienvenue dans lequel il a résumé les réalisations diplomatiques grâce aux bonnes relations entre le Kosovo et la Suisse.
“En cet anniversaire, nous nous souvenons avec une profonde gratitude de tous nos amis qui ont contribué à la liberté, à l’indépendance et à la construction démocratique du Kosovo”, a déclaré, entre autres, M. Ukelli.
Il a également déclaré que la diaspora a joué un rôle particulier dans la construction de l’État, notamment en termes de changement d’image, de reconnaissance au-delà des frontières, et ce grâce aux affaires, à l’art, à la culture et au sport.
“Ce qui nous reste à améliorer en tant que communauté réside dans le plan économique, les investissements et les échanges commerciaux. Il y a tellement de potentiel de la diaspora albanaise en Suisse qu’elle devrait servir de pont avec la communauté suisse. Nous devons redoubler d’efforts pour rendre le marché kosovar plus attractif pour qu’ils viennent investir dans notre nouveau pays », a ajouté l’Ambassadeur Sami Ukelli lors de son allocution devant le public.
La présence de diplomates suisses a ajouté du poids à cette soirée. Mme Livia Leu, secrétaire d’État aux Affaires étrangères et négociatrice en chef pour les négociations avec l’Union européenne, a également été invitée à prononcer un discours.
Elle a rappelé le moment où les responsables suisses ont reconnu l’indépendance du Kosovo le 27 février 2008. Elle a également expliqué que la reconnaissance s’était faite au service de la paix et de la stabilité et qu’elle avait un impact positif sur le Kosovo par rapport aux autres pays européens.
La célébration du 15e anniversaire de l’indépendance s’est poursuivie avec une musique légère en fond sonore et des rencontres amicales entre les invités.
Durant le mois de janvier 2023, 2523 demandes d’asile ont été déposées en Suisse, soit 169 de moins qu’en décembre 2022 (-6,3 %) et 1077 de plus qu’en janvier 2022.
Les principaux pays de provenance des personnes ayant présenté une demande d’asile en Suisse en janvier 2023 sont l’Afghanistan (794 demandes, soit 9 de plus qu’en décembre), la Turquie (507 demandes ; -36), l’Algérie (198 demandes ; +77), le Maroc (152 demandes ; +56) et l’Érythrée (135 demandes ; +12).
Sur les 2523 demandes déposées en janvier, 2170 étaient des demandes primaires (décembre 2022 : 2348), à savoir des demandes présentées indépendamment d’autres personnes ayant déjà requis une protection. Les personnes ayant déposé une telle demande au cours du mois sous revue venaient principalement d’Afghanistan (754, -12), de Turquie (437, -18), d’Algérie (192, +72), du Maroc (151, +57), d’Iran (62, +11) et de Tunisie (62, +19). Les demandes secondaires, pour leur part, font suite à des demandes d’asile déjà enregistrées (p. ex., naissances, regroupements familiaux ou demandes multiples).
Demandes d’asile réglées en première instance
Le Secrétariat d’État aux migrations a réglé 2027 demandes d’asile en janvier 2023. Parmi elles, 694 ont abouti à une décision de non-entrée en matière (dont 587 sur la base de l’accord de Dublin), 399 à l’octroi de l’asile et 571 à une admission provisoire en première instance. Le nombre de cas en suspens en première instance s’élève à 12 768, soit 529 de plus que le mois précédent.
Départs
En janvier 2023, 1025 personnes ont quitté la Suisse sous le contrôle des autorités ou ont été renvoyées dans leur pays ou dans un pays tiers. La Suisse a demandé à d’autres États Dublin de prendre en charge 1060 requérants. Parallèlement, 173 personnes ont été transférées dans l’État Dublin responsable du traitement de leur demande d’asile. La Suisse a, quant à elle, reçu 400 demandes de prise en charge émanant d’autres États Dublin, et 41 personnes ont été transférées sur son territoire.
Ukraine : statut de protection S (procédure spéciale)
Le 12 mars 2022, le Conseil fédéral a pour la première fois activé le statut de protection S, afin que la Suisse puisse accueillir des personnes venant d’Ukraine qui ont besoin de protection.
En janvier 2023, 2181 personnes ont déposé une demande de statut S dans un centre fédéral pour requérants d’asile ; ce statut a été accordé à 2146 personnes et refusé à 67 autres, qui ne remplissaient pas les critères.
Depuis l’activation du statut de protection S, celui-ci a pris fin pour 8967 personnes et la fin du statut est en cours d’examen pour 1205 autres. Fin janvier, 63 964 personnes bénéficiaient du statut S.
Pour compenser pleinement le renchérissement, les rentes AVS/AI, les prestations complémentaires et les prestations transitoires doivent faire l’objet d’une augmentation supplémentaire par rapport à l’adaptation qui a déjà eu lieu. Lors de sa séance du 22 février 2023, le Conseil fédéral a adopté le message concernant une modification de la loi sur l’AVS en ce sens. Il répond ainsi à la volonté du Parlement de renforcer le pouvoir d’achat des bénéficiaires de rentes.
En règle générale, le Conseil fédéral adapte les rentes ordinaires de l’AVS et de l’AI tous les deux ans à l’évolution des salaires et des prix, en se fondant à chaque fois sur la moyenne arithmétique entre l’indice des salaires et l’indice des prix (indice mixte). La dernière adaptation est intervenue le 1er janvier 2023 et a donné lieu à une augmentation de 30 francs pour la rente minimale et de 60 francs pour la rente maximale (pour une durée de cotisation complète). Comme la hausse de l’indice des prix a exceptionnellement été supérieure à celle de l’indice des salaires en 2022, l’adaptation fondée sur l’indice mixte a eu pour conséquence un relèvement des rentes de 2,5 % alors que le renchérissement atteignait cette année 2,8 %. L’adaptation des rentes n’a par conséquent pas permis de compenser entièrement le renchérissement. En réponse à une motion, le Conseil fédéral a adopté un projet de modification de la loi sur l’AVS à l’intention du Parlement. Il propose une adaptation supplémentaire et extraordinaire des rentes pour compenser pleinement le renchérissement.
Mise en œuvre prévue de l’adaptation au renchérissement
Le projet de modification temporaire de la loi sur l’AVS transmis au Parlement prévoit une adaptation unique des rentes de vieillesse et de survivants. Cette adaptation extraordinaire, qui concernera également les rentes de l’AI, tiendra seulement compte de la hausse des prix, à l’exclusion de la progression des salaires. Les rentes seront ainsi augmentées de la part du renchérissement qui n’a pas été compensée par l’adaptation ordinaire des rentes au 1er janvier 2023. Si le Parlement adopte la modification de loi à la session de printemps 2023, la compensation du renchérissement pourra être mise en œuvre au plus tôt le 1er juillet 2023. La majoration supplémentaire des rentes devra être versée à partir de cette date et être calculée de manière à compenser également les mois de janvier à juin 2023.
Calcul de l’adaptation des rentes
Le calcul des nouvelles rentes se fondera sur le renchérissement de l’année 2022, soit 2,8 %. La différence avec l’augmentation des rentes de 2,5 % déjà effectuée est de 0,3 point de pourcentage. La rente mensuelle minimale devrait, sur cette base, être majorée de 5 francs. Si la modification entre en vigueur le 1er juillet 2023, l’adaptation au renchérissement comprendra une augmentation supplémentaire de 2 francs pour tenir compte des mois de janvier à juin 2023. Au total, la rente minimale sera donc relevée de 7 francs, passant de 1225 à 1232 francs, et la rente maximale de 14 francs, passant de 2450 à 2464 francs (pour une durée de cotisation complète). Cette adaptation extraordinaire des rentes au renchérissement ne modifie pas le rythme des adaptations ordinaires sur la base de l’indice mixte. Elle doit s’appliquer jusqu’à la prochaine adaptation ordinaire des rentes, prévue pour le 1er janvier 2025.
Adaptation des prestations complémentaires et transitoires
Les montants destinés à la couverture des besoins vitaux pris en compte dans le calcul des prestations complémentaires et des prestations transitoires seront majorés dans la même proportion que les rentes. Ces adaptations se feront au niveau de l’ordonnance. D’autres prestations de l’AVS et de l’AI, calculées directement sur la base de la rente minimale de l’AVS, seront adaptées en conséquence. Par contre, les montants-limites de la prévoyance professionnelle et les cotisations à l’AVS, à l’AI et au régime des APG des personnes exerçant une activité indépendante et des personnes sans activité lucrative ne seront pas modifiés.
Coût de l’augmentation des prestations
L’augmentation extraordinaire des rentes en plus de l’adaptation ordinaire entraînera pour l’AVS un coût supplémentaire de 418 millions de francs au total en 2023 et 2024. La Confédération participe au financement de l’AVS en versant chaque année une contribution correspondant à 20,2 % des dépenses. Toutefois, elle ne devra exceptionnellement pas participer au financement de cette augmentation supplémentaire des rentes. L’AI assumera une dépense supplémentaire de 54 millions de francs. L’adaptation des prestations complémentaires à l’AVS et à l’AI entraînera, quant à elle, des dépenses supplémentaires d’environ 2,5 millions de francs pour la Confédération et 0,9 million pour les cantons.
Avni Orllati, dont le nom de famille “Orllati” est porté par la célèbre entreprise lausannoise, est, avec ses frères, à la tête d’un géant de la construction et de la démolition, qui emploie plus de 900 personnes. La société possède plus de 1 000 gros engins de chantier et réalise un chiffre d’affaires annuel de 400 millions tout en travaillant sur des projets avec des investissements se montant à plus d’un milliard de francs suisses.
En tant que fondateur et stratège du groupe Orllati, actif dans les grands chantiers et dans l’immobilier, Avni raconte sa réussite, en n’oubliant pas ses racines albanaises du Kosovo, où il a vécu les 15 premières années de sa vie. Quelques années après son arrivée en Suisse, il loue son premier brise-béton. L’histoire de sa vie, typique d’un migrant qui a réussi, a souvent suscité l’intérêt des médias suisses pour le présenter
PARMI LES 30 IMMIGRÉS QUI ONT CRÉÉ DE GRANDES ENTREPRISES EN SUISSE
Il y a quelques mois, le magazine suisse spécialisé dans la finance «Bilan» publait une liste de 30 migrants qui, à partir de la période de la révolution industrielle, ont créé de grandes entreprises en Suisse. Certaines d’entre elles sont aujourd’hui des multinationales qui emploient plusieurs centaines de milliers de collaborateurs en Suisse et dans le monde. Avni Orllati fait également partie de cette liste, un entrepreneur à succès avec beaucoup d’influence, notamment en Suisse Romande.
Orllati a été décerné du prix prestigieux “EY Entrepreneur of the Year” en 2020. Il a été lauréat dans la catégorie “Industrie / Haute technologie / Sciences de la vie” et a été reconnu pour son travail stimulant, qui a conduit à une histoire inspirante du fondateur. Alors que fin 2021, la plateforme d’information online&Print Albinfo.ch l’a annoncé comme Personnalité de l’Année.
Mais qui est Avni Orllati ? En 1995, à l’âge de 21 ans, Avni et son frère jumeau Basri créent leur première entreprise en louant une machine à casser le béton. Aujourd’hui, Orllati est un prestataire leader dans le domaine de la “construction verte” et emploie environ 900 personnes en Suisse romande, notamment dans le Canton de Vaud. Son entreprise est spécialisée dans tous les domaines des travaux préparatoires à la construction. En 1997, leur frère Gjevgjet a également rejoint l’entreprise et a créé leur nouvelle société Orllati S.A. En 2012, l’entreprise a été transformée en Groupe “Orllati S.A”. Ils ont jusqu’à présent réalisé plus de 1000 objets de construction en Suisse.
“Orllati a contribué, non seulement à la construction de l’image positive des Kosovars dans notre pays, mais aussi à la construction et au développement économique de notre canton et de la Suisse”, déclare Christophe Reymond, directeur général du Centre Patronal, pour l’entreprise et pour Avni.
Le cerveau de cette success story de la diaspora albanaise en Suisse, Avni Orllati, né en 1974, dit: « Nous sommes présents dans une grande partie de la Suisse romande. Quant à la construction, dans cette partie de la Suisse, la situation économique favorable a permis actuellement le lancement de plusieurs grands projets à caractère régional et national”.
DES PROJETS PESANT DES MILLIARDS
Dans ce contexte, il mentionne quelques projets importants, tels que l transformation de la gare et du pont rouge du Grand Lancy à Genève, dans le cadre du projet CEVA, ce projet qui semble être le plus important d’entre eux. “Le projet total s’élève à près de 2 milliards de francs suisses. Nous étions là, c’est-à[1]dire la société “Groupe Orllati” dans un consortium avec deux autres sociétés suisses”, précise-t-il. Bien qu’il “joue” dans les plus hautes catégories du business suisse, Avni Orllati n’a jamais rompu les liens avec la communauté d’origine, à laquelle il appartient. Et, cette communauté est à juste titre fière de ses réalisations. Ce qui est arrivé au Kosovar de Suisse et ses résultats n’étaient pas accidentels. Ils étaient vraiment le fruit du travail continu, systématique et cohérent d’un manager dévoué, comme Avni Orllati.
La télévision suisse, dans l’une des nombreuses émissions consacrées à l’entreprise, qualifie Avni Orllati d’entrepreneur à succès, le plus influent, mais peut-être aussi le plus discret de Suisse.
PASSIONNÉ PAR BÂTIMENT
Je suis venu en Suisse à l’âge de 15 ans, chez mon père, qui était ici depuis 1969, et qui travaillait dans le bâtiment. Son travail m’avait fasciné, et c’est ainsi qu’est née notre passion pour ce métier : avec mon frère jumeau Bastri, nous avons décidé d’essayer la construction. C’est ainsi que nous avons progressivement créé la confiance auprès des entreprises et des citoyens, et avec des efforts et des sacrifices, nous avons construit notre entreprise de construction avec une poignée d’ouvriers. Aujourd’hui nous en employons des centaines”, dit-il. Parmi les centaines de projets qu’elle a réalisés jusqu’à présent, la société Orllati a également construit des installations pour l’ONU et d’autres organisations internationales à Genève, rapporte albinfo.ch. Les frères Orllati sont un exemple particulier du succès de la diaspora albanaise en Suisse. De nombreux Albanais suisses sont à juste titre fiers de leur succès.
LE PLUS GRAND PROJET DE “ORLLATI SA
”La transformation de la gare et du pont rouge du Grand Lancy à Genève, dans le cadre du projet CEVA est évoqué par Avni Orllati comme le plus grand projet de son entreprise. “Le projet total s’élève à près de 20 milliards de francs suisses. Nous faisions partie du Projet, le “Groupe Orllati” dans un consortium avec deux autres sociétés suisses.
Actuellement ,“Green House” peut être considérée comme l’une des entreprises leader dans le secteur des maisons modulaires ou préfabriquées.
“Le travail de Green House a débuté en 2015 et a été établi à la suite des demandes de clients venant principalement de Suisse, mais aussi d’autres pays de l’UE et au-delà avec lesquels nous, en tant qu’hommes d’affaires, avons eu des contacts”. C’est ce qu’affirme Nazmi Mehmetaj, fondateur et co-propriétaire de la société “Green House” basée en Suisse, lors d’une interview pour Albinfo.ch
Albinfo.ch : En Suisse, on peut construire une maison totalement en bois, et ce uniquement avec les produits de la société “Green House” du Kosovo. Pouvez-vous nous en dire plus : d’où est venue l’idée, quand les travaux ont-ils commencé et pourquoi
Nazmi Mehmetaj : Toutes les tendances et tous les nouveaux développements nous orientent vers des concepts verts/écologiques, la protection de l’environnement et l’économie circulaire. Par conséquent, l’industrie de la construction est sans aucun doute l’une des industries qui a un impact sur l’environnement et doit être progressivement orientée vers des concepts verts, écologiques et durables. Sur la base de ces concepts du futur, notre idée a été construite sur laquelle “Green House” est née, dont le nom lui-même parle.
Le travail de “Green House” a débuté en 2015 et a été créé à la suite des demandes de clients principalement suisses, mais aussi d’autres pays de l’UE et au-delà, avec lesquels nous, en tant qu’hommes d’affaires, avons eu des contacts.
Il convient de noter que notre décision d’entrer dans l’industrie de transformation du bois, donc l’industrie de la construction écologique, est également liée à notre désir en tant qu’hommes d’affaires de faire un investissement précieux au Kosovo. Ceci pourrait avoir un impact positif sur le développement économique du pays et constituerait un point de départ et une réussite pour les autres hommes d’affaires de la diaspora et les investisseurs étrangers à considérer le Kosovo comme une destination d’investissement attrayante.
Cet investissement, en plus de l’impact positif sur le développement économique et l’emploi, a également eu un impact positif sur la création d’un modèle de travail performant selon la technologie et les normes les plus élevées en vigueur en Suisse. En tant que tel, il sert de modèle pour les entreprises locales du Kosovo opérant dans le même secteur.
Albinfo.ch : Quelles sont les conditions ?
Nazmi Mehmetaj : Les demandes sont relativement importantes et ne cessent d’augmenter car la qualité que nous proposons correspond aux normes les plus appliquées sur le marché suisse et sur d’autres marchés de l’Union européenne.
Comme demandes concrètes, nous avons les marchés suisse, allemand, français, néerlandais, autrichien et récemment nous sommes sur le point de conclure un gros contrat avec une entreprise du marché espagnol.
Albinfo.ch : Comment se passe la coopération avec les entreprises albanaises en Suisse ?
Nazmi Mehmetaj : Nous entretenons de très bonnes relations de coopération avec les entreprises kosovares en Suisse, notamment avec les entreprises du secteur de la construction avec lesquelles nous partageons un intérêt commun, car notre concept de développement durable en tant que “Green House” est de créer des partenariats solides au lieu d’une vicieuse concurrence.
Albinfo.ch : Quels défis avez-vous rencontrés avec votre entreprise par rapport au marché suisse de la construction ?
Nazmi Mehmetaj : Jusqu’à présent, nous n’avons rencontré aucun défi insurmontable à l’exception des défis communs du monde des affaires, lesquels nous surmontons plus facilement grâce à notre longue expérience dans les affaires, notre professionnalisme et le vaste réseau de partenaires que nous avons.
Albinfo.ch : Pouvez-vous nous présenter votre entreprise « Green House » : comment avez-vous commencé et combien d’employés comptez-vous actuellement ?
Nazmi Mehmetaj : Actuellement, “Green House” peut être considérée comme l’une des entreprises leaders dans le secteur des maisons modulaires ou préfabriquées car notre croissance a été très dynamique mais très naturelle en même temps.
A l’établissement, “Green House” comptait 7 employés, alors que maintenant nous avons 28 employés. Le nombre d’employés n’a pas beaucoup changé car “GreenHouse” applique des systèmes numériques avancés et la technologie de l’industrie 4.0 et nous fonctionnons selon le concept de Lean Manufacturing, qui est un concept avancé dans l’industrie qui augmente la productivité et réduit les déchets industriels.
Albinfo.ch : Quelle est la palette de produits que vous offrez et en quoi diffère-t-elle des autres offres ?
Nazmi Mehmetaj : Le principal produit de “GreenHouse” est constitué de maisons modulaires ou préfabriquées qui utilisent du bois et d’autres matériaux de construction comme matériau principal dans le processus de production.
En plus d’une qualité supérieure, d’une flexibilité dans la production, d’une précision dans la livraison, etc. notre offre diffère des autres offres car nous utilisons des matières premières et des matériaux en bois certifiés et écologiques et il convient de mentionner que “Green House” sera bientôt équipée de “Ü Zeichen”. C’est un certificat de qualité pour les produits de construction et PEFC, qui soutient le concept écologique qui protège les forêts et utilise uniquement des matériaux provenant de forêts certifiées pour la construction.
albinfo.ch
Albinfo.ch : Existe-t-il des projets d’expansion de l’entreprise en Suisse ou dans un autre pays ?
Nazmi Mehmetaj : La tendance à la croissance et à la diversification de la demande a été relativement dynamique ces dernières années. Ainsi, sur la base d’analyses et de projections récentes, il apparaît que la croissance et l’expansion de “Green House” sur de nouveaux marchés sont inévitables et pour nous en tant qu’actionnaires, nous envisageons plusieurs options d’expansion.
L’une des options d’expansion est un grand contrat à long terme qui est en cours de finalisation, avec une entreprise partenaire en Espagne qui nécessitera une grande quantité et intensité de travail où, potentiellement, pour gérer et mettre en œuvre ce contrat, nous devrons peut-être investir dans une ligne de production dans ce même pays.
Comme je l’ai mentionné ci-dessus, nous avons également une ligne de production au Kosovo, que nous prévoyons d’étendre davantage, et en option, nous pouvons également créer une ligne de production auxiliaire en Suisse.
La Commission fédérale pour les questions familiales COFF entend faire avancer le débat sur l’introduction d’un congé parental étendu au niveau national en proposant un modèle prévoyant une répartition égalitaire. Un tel congé renforcerait la participation des mères au marché du travail et aurait un impact positif sur les familles et sur la société. Dans son modèle, la COFF met l’accent sur le partage de la prise en charge entre les deux parents. Comme en 2010 déjà, elle plaide pour un congé de 22 semaines s’ajoutant aux 16 semaines actuelles de congé de maternité et de paternité.
Depuis 2010, l’introduction d’un congé parental à l’échelle nationale est l’une des préoccupations centrales de la commission. Ses différentes publications sur les modèles possibles, l’utilité et le financement d’un congé parental fournissent des informations utiles à un débat public sur le sujet. Celui-ci a connu un regain d’intérêt l’an dernier, suite à l’introduction du congé de paternité et au lancement de diverses initiatives cantonales pour un congé parental. Ces dernières échouent cependant la plupart du temps. Outre la question des coûts, l’un des arguments avancés est la nécessité de parvenir à une solution nationale plutôt qu’à 26 réglementations différentes. Dans ce contexte, la COFF a actualisé le modèle de 38 semaines qu’elle propose depuis 2010 en l’adaptant aux nouveaux besoins des parents, de l’économie et de la société.
Par rapport aux anciennes propositions de la commission, ce modèle adapté limite encore davantage la libre répartition des semaines entre les parents. Dans les pays où le congé parental existe, il a en effet été démontré que le libre choix a un effet négatif sur le recours au congé parental par les pères. La participation des mères au marché du travail ne s’accroît ainsi pas, avec toutes les conséquences négatives que cela implique : perspectives de carrière insatisfaisantes, salaires plus bas et prévoyance vieillesse insuffisante. Dans ce nouveau modèle, les parents peuvent prendre chacun la moitié du congé, soit 19 semaines, ou opter pour une répartition flexible. Ainsi, les mères peuvent bénéficier de 16 à 23 semaines de congé et les pères, de 15 à 22 semaines. Les congés déjà existants, à savoir 14 semaines pour la mère et 2 semaines pour le père, sont conservés.
Dans le document de position « Congé parental : qu’attend la Suisse ? », la commission formule en outre des propositions pour améliorer les congés actuels de maternité et de paternité. Celles-ci concernent la protection contre le licenciement pour les pères, le droit à l’allocation en cas de reprise anticipée réduite de l’activité, la flexibilisation de la prise du congé, l’adaptation des conditions d’octroi en raison de la diversification des configurations familiales et la prolongation du congé simultané en cas de besoin accru de soutien.
Questions de société et politique familiale
La COFF est une commission extraparlementaire consultative qui s’engage pour des conditions favorables aux familles. En tant que commission spécialisée, elle veille à fournir aux autorités politiques et administratives des connaissances spécifiques sur la politique familiale.