Lecture litteraire avec Shqipe Sylejmani et Fatbardh Kqiku a la Literaturhaus Zurich.

La Literaturhaus Zurich accueillera une soiree litteraire particuliere le 19 janvier, au cours de laquelle deux auteurs d’origine kosovare seront presentes au public: Shqipe Sylejmani et Fatbardh Kqiku, ecrit albinfo.ch.

Shqipe Sylejmani presentera son dernier livre “Stolz und Widerstand. Geschichten zweier Welten” (Fierte et resistance. Recits de deux mondes), publie en 2025. L’ouvrage propose des histoires qui abordent l’experience de la vie entre deux realites culturelles, en traitant des themes de l’identite, de l’appartenance et de la resistance personnelle.

De son cote, Fatbardh Kqiku est l’auteur du recueil poetique “zwischen den rissen” et travaille actuellement sur son premier roman. Lors de la soiree litteraire, il lira des extraits de ce projet en cours.

Les deux auteurs sont nes au Kosovo et ont emigre enfants avec leurs familles, respectivement en Suisse et en Allemagne. Dans leurs textes, ils abordent des experiences biographiques, la construction de ponts entre le depart et l’arrivee, ainsi que les liens entre les generations.

La lecture litteraire se concentrera sur les themes du depart et de l’arrivee, de l’identite et de la proximite, offrant une reflexion approfondie sur l’experience de la migration et de la vie entre deux mondes culturels.

L’evenement aura lieu le 19 janvier a partir de 19h30 a la Literaturhaus Zurich. Les billets sont encore disponibles et peuvent etre achetes via le site officiel de la Literaturhaus Zurich ou directement a la bibliotheque. /Albinfo.ch

Zurich offre des soins medicaux de base gratuits aux migrants sans papiers

Le Parlement de la ville de Zurich a approuve un fonds de 1,9 million de francs suisses pour les soins medicaux des personnes sans assurance maladie. Des critiques estiment que cette mesure pourrait attirer davantage de personnes defavorisees dans la ville.

Zurich devient ainsi la premiere ville de Suisse alemanique a offrir des soins medicaux de base gratuits aux personnes sans assurance maladie. Cela concerne notamment les migrants sans papiers ou les personnes dont l’assurance maladie a ete suspendue, rapporte albinfo.ch.

Un soutien accru aux migrants sans papiers

La ville finance ce dispositif dans le cadre d’un projet pilote depuis 2022. Le conseil municipal a desormais approuve sa mise en oeuvre permanente par 86 voix contre 33. Cela signifie que les personnes sans assurance maladie peuvent consulter un medecin non seulement en cas d’urgence, mais aussi pour des maladies chroniques comme le diabete ou l’hypertension.

Il y a cinq ans, le Parti liberal radical (FDP) soutenait le projet pilote, mais s’y oppose aujourd’hui. Deborah Wettstein, du FDP, a critique la ville de Zurich pour le manque de clarte concernant les responsabilites durant la phase pilote.

“La ville de Zurich ouvre simplement son portefeuille. Et la question fondamentale se pose: pourquoi les migrants sans papiers a Zurich devraient ils beneficier de meilleures conditions que dans le reste du canton ?”, a declare Wettstein.

L’Union democratique du centre (SVP) s’est egalement opposee a la mesure, estimant qu’elle pourrait attirer encore plus de personnes sans assurance maladie a Zurich. Les partisans du projet ont toutefois souligne que cela ne s’est pas produit au cours des cinq annees du projet pilote.

Les Verts, la Liste alternative (AL) et le Parti social democrate (SP) ont fait valoir que cette mesure permettrait a long terme de reduire les couts pour la ville, car les personnes consulteraient plus tot un medecin et eviteraient des hospitalisations graves aux urgences.

“Il s’agit de la dignite humaine, de la dignite des habitants de la ville de Zurich, et nous avons le devoir de faire preuve de solidarite”, a declare Nadina Diday, conseillere municipale du SP.

Le Centre et les Vert liberal ont egalement soutenu cette directive, notamment parce que le canton de Zurich ne peut pas offrir de prestations de base aux personnes les plus vulnerables. La ville de Zurich devrait encourager le canton a participer aux couts d’environ 1,9 million de francs suisses.

La majorite du conseil municipal a approuve la mesure. Les soins medicaux de base a Zurich pourront concerner entre 11 000 et 14 000 personnes sans assurance maladie.

La violoniste albanaise Ina Kosturi remporte le prix “Composition originale” en Angleterre

Il a été annoncé que la violoniste et compositrice albanaise Ina Kosturi, professeure associée de violon à l’Université des Arts, a été honorée du Grand Prix dans la catégorie “Composition originale” lors de la quatrième saison du Saint-Saëns International Music Competition, organisée en Angleterre, rapporte albinfo.ch.

Kosturi s’est classée première dans toutes les catégories de ce concours prestigieux pour l’année 2025 avec son œuvre “Concerto pour violon et orchestre”, marquant ainsi un succès important pour la musique albanaise et devenant la première Albanaise récompensée dans les concours de la WOMCO.

Dans une réaction sur les réseaux sociaux, elle a exprimé sa gratitude pour cette distinction, soulignant que ce prix représente une motivation particulière et un beau départ pour l’année 2026.

Le Saint-Saëns International Music Competition fait partie de la WOMCO, l’Organisation mondiale des concours musicaux en ligne, qui réunit des jurés internationaux reconnus et des artistes du monde entier, et qui évalue la composition, l’interprétation et la recherche académique.

Les compositions d’Ina Kosturi ont été interprétées par ses étudiants et publiées par la prestigieuse maison d’édition musicale Universal Edition à Vienne. Elle a également été distinguée auparavant lors de concours internationaux en Europe et aux États-Unis./Albinfo.ch

Albin Kurti participe à un panel international à Davos 2026

Le Premier ministre par intérim de la République du Kosovo, Albin Kurti, rejoindra le House of Kosova à Davos 2026, où il participera à un panel de discussion consacré à la démocratie, à la sécurité et à la gouvernance dans une nouvelle ère.

À un moment où les systèmes mondiaux sont en transformation constante, cette discussion se concentrera sur le rôle du leadership démocratique, de la sécurité et d’une gouvernance efficace face aux défis géopolitiques et technologiques contemporains.

Le panel réunira des dirigeants et des experts internationaux afin de discuter des moyens par lesquels les démocraties peuvent se renforcer et s’adapter dans un environnement mondial de plus en plus complexe.

House of Kosova, Davos
20 janvier | 17:00-18:00

Cet événement est attendu comme une plateforme importante pour la présentation de la vision du Kosovo sur la scène internationale.

Le droit de vote des étrangers débattu à Genève

Dans un contexte de débats sur la participation politique à Genève, une table ronde réunira des expert·e·s et des acteurs de la société civile et politique autour du droit de vote des étrangers.

Un débat public, consacré au droit de vote des résident·e·s étrangers, se tiendra le samedi 17 janvier 2026, de 17h00 à 19h00, à La Cité des Vents, au Lignon (Vernier).

Cette rencontre s’inscrit dans un climat marqué par des discussions autour des processus électoraux et de la participation citoyenne.

Les organisateurs rappellent que des situations isolées ne sauraient remettre en question des droits démocratiques acquis de longue date et entendent replacer le débat dans une perspective juridique, sociopolitique et citoyenne.

La table ronde réunira plusieurs intervenants issus des milieux académique, politique et juridique, parmi lesquels :

Sandro Cattacin, sociologue

Lisa Mazzone, experte en politiques publiques

Matteo Gianni, politologue

Charles Poncet, juriste

L’accueil et le mot de bienvenue seront assurés, au nom des autorités communales de Vernier, par Mathias Buschbeck, conseiller administratif.

Le débat sera animé par Jérémy Seydoux, journaliste.

L’événement est organisé par Mirishahe Limani Hiler.

Lieu : La Cité des Vents, rue de la Coupe Gordon-Bennett 3, 1219 Le Lignon – Vernier

Entrée libre

Contact : +41 79 607 46 74

L’agenda de ” House of Kosovo 2026 ” est rendue publique, seuls 25 pays disposent de leurs ” maisons ” à Davos

Le Kosovo participera à nouveau, pour la deuxième fois, au Forum économique mondial de Davos (WEF) à travers l’initiative « House of Kosovo », se plaçant ainsi parmi les seulement 25 pays au monde qui parviennent à disposer d’une représentation dédiée avec leur propre « maison » lors de ce forum mondial, écrit albinfo.ch.

La House of Kosovo sera ouverte du 19 au 23 janvier 2026, chaque jour à partir de 10h00, à l’adresse suivante :
Grüenistr. 18, 7270 Davos Platz,
et servira de point de rencontre pour des dirigeants politiques, des entrepreneurs, des investisseurs et des représentants de la diaspora.

Agenda officielle publiée

Selon l’agenda rendue publique, le programme comprend des panels de haut niveau, des événements culturels et des activités de réseautage:

Mardi 20 janvier

16:00 – 17:00 | Panel de discussion
” Democracy, Security, and Governance in a New Era “
Avec la participation d’Albin Kurti, Premier ministre de la République du Kosovo.

Mercredi 21 janvier

15:00 – 16:00 | Panel de discussion
” Europe’s Execution Engine: Winning the AI Race Through Specialization “

16:30 – 17:30 | Panel de discussion
” Powering Growth Responsibly: Energy Security and Transition Pathways “

20:00 | Concert – Asgjë Sikur Dielli, groupe alternatif rock bien connu de Pristina.

21:00 – 00:00 | Événement
” Kosovo Night – Where Heritage Meets the Future “, soirée culturelle avec dialogue et cuisine traditionnelle.

Jeudi 22 janvier

16:00 – 17:00 | Panel de discussion
” Construction meets AI: Affordable, Climate Ready Housing at Scale “

19:00 | Concert – Ensemble national de chants et danses ” Shota “.

19:30 – 22:30 | Événement
” Diaspora goes Davos ” – mise en réseau des entrepreneurs et leaders kosovars du monde entier.

Un succès diplomatique et économique pour le Kosovo

La participation du Kosovo avec la House of Kosovo à Davos représente non seulement un succès diplomatique, mais aussi une plateforme stratégique pour promouvoir le pays comme destination d’investissement, d’innovation et de coopération internationale.

Dans un forum où seuls un nombre limité d’États disposent d’espaces dédiés de présentation, la présence du Kosovo témoigne de l’essor de son rôle sur la scène mondiale et de son engagement à être un acteur actif des débats sur la démocratie, la sécurité, la technologie et le développement durable.

Lire aussi:

Kosova rikthehet në Davos në Zvicër me “House of Kosova” 2026

Agjenda e e “House of Kosova 2026”:

Shaqiri est autorisé à construire sa villa à Rheinfelden, sous conditions

La star du football Xherdan Shaqiri est autorisée à construire la villa prévue à Rheinfelden, dans le canton d’Argovie, sous certaines conditions. Une décision correspondante du Tribunal administratif d’Argovie est désormais entrée en force, rapporte albinfo.ch. Cette décision fait suite à une longue bataille juridique autour du projet de construction.

Le nouveau bâtiment, qui comprendra un appartement, un garage, une piscine extérieure et un jacuzzi, peut désormais être réalisé, écrit sda.ch. Toutefois, des rideaux devront être installés aux fenêtres, y compris sur les vitrages de la cage d’escalier, comme l’a précisé le tribunal dans sa décision du 20 octobre.

Roger Erdin, secrétaire municipal de Rheinfelden, a confirmé à l’agence de presse Keystone-SDA que la décision anonymisée du Tribunal administratif concerne bien le projet de construction de Shaqiri.

Une bataille juridique jusqu’au Tribunal fédéral

Des oppositions avaient été déposées contre le projet, pourtant approuvé par la ville dès 2022. En janvier 2024, le Tribunal administratif avait révoqué le permis de construire, estimant que la surface constructible autorisée avait été dépassée de 13 pour cent.

En mars de cette année, le Tribunal fédéral a toutefois donné raison à Shaqiri dans son recours contre la décision de première instance. Il a jugé que le niveau de l’appartement au rez-de-chaussée ne pouvait pas être inclus dans le calcul de la surface constructible.

L’affaire a ainsi été renvoyée au Tribunal administratif d’Argovie afin de clarifier les autres points en suspens.

Dans 25 représentations diplomatiques, 81,29 % des personnes inscrites ont voté

La Commission électorale centrale (KQZ) a annoncé qu’à 19 h 00, le processus de vote s’est achevé dans 25 représentations diplomatiques du Kosovo. En revanche, à 1 h 00 après minuit, selon l’heure locale du Kosovo, le vote prendra fin dans quatre autres représentations, aux États Unis d’Amérique et au Canada.

” Nous vous informons qu’à cette heure le vote est terminé dans 25 représentations diplomatiques, notamment en Turquie, Allemagne, Suisse, France, Belgique, Norvège, Autriche, Suède, Slovénie, Danemark, Italie, Croatie, Pays Bas, République tchèque, Hongrie et au Royaume Uni “, rapporte rtklive.com. ” Selon l’heure locale du Kosovo, à 1 h 00 après minuit, le vote prendra fin dans quatre autres représentations aux États Unis d’Amérique et au Canada “, a déclaré Radoniqi, président de la KQZ.

Il a indiqué que tout au long de la journée, la KQZ est restée en contact permanent avec les représentations diplomatiques et que les responsables du service de vote ont reçu les instructions nécessaires afin que le scrutin se déroule conformément à la loi et aux procédures.

” De manière générale, d’après la communication continue, le processus de vote s’est déroulé sans aucun obstacle. Au nom de la KQZ, nous remercions les chefs et le personnel des missions diplomatiques ainsi que les membres des conseils de bureaux de vote pour leur engagement durant cette journée “, a t il souligné.

Selon les données issues des 25 représentations diplomatiques où le vote est clôturé, ainsi que les données de 13 h 00 concernant le vote aux États Unis et au Canada, la KQZ indique que sur 19 187 électeurs inscrits, 81,29 pour cent ont voté, soit 15 597 électeurs.

Radoniqi a précisé que, conformément aux procédures, ces bulletins de vote ne seront pas dépouillés dans les représentations diplomatiques. Ils seront acheminés vers le Kosovo dans les jours à venir et leur dépouillement se fera sur le territoire national.

Le président de la KQZ a conclu la conférence d’aujourd’hui par un appel concernant le processus électoral de dimanche au Kosovo.

” J’en appelle à tous les conseils de bureaux de vote et aux commissions municipales afin qu’ils soient à la hauteur de leur mission et qu’ils respectent la loi et les règles électorales de la KQZ. Une longue journée nous attend demain, au cours de laquelle nous devons garantir aux citoyens l’exercice de leur droit de vote. Nous espérons donc que chacun sera à la hauteur de sa tâche et respectera les règles et la loi. Je souhaite à tous une bonne journée “, a déclaré Radoniqi.

 

Mahagoni Küchen – 10 ans de qualité et de fierté, ” Made in Kosovo ” en Suisse

Au cours des dix dernières années, Mahagoni Küchen est devenue l’un des exemples les plus marquants du succès de la diaspora albanaise en Suisse. Avec une production enracinée au Kosovo et une présence consolidée sur le marché suisse et germanophone, l’entreprise a brisé les préjugés, démontré un haut niveau de professionnalisme et construit une marque reconnue pour sa qualité et sa fiabilité. À l’occasion de son 10e anniversaire, albinfo.ch s’est entretenu avec le fondateur de l’entreprise, Mete Gashi, au sujet de son parcours, des défis, des valeurs et de la vision de Mahagoni Küchen.

albinfo.ch: Monsieur Gashi, Mahagoni Küchen célèbre 10 ans de présence sur le marché suisse. Comment vivez vous cet anniversaire et que représente ce succès pour vous personnellement?

Mete Gashi:  “Pour moi, ce 10e anniversaire est bien plus qu’une date symbolique. Il résume un long chemin fait de défis, de travail et de dévouement. Lorsque nous avons fondé Mahagoni en Suisse, mon objectif était de créer des cuisines de qualité, mais aussi de briser le tabou selon lequel des produits de ce niveau ne pourraient pas provenir du Kosovo.

Aujourd’hui, voir combien de familles nous ont accordé leur confiance et constater à quel point notre marque est appréciée sur le marché suisse constitue une récompense personnelle, mais aussi collective pour toute l’équipe. Cet anniversaire et ces clients satisfaits nous motivent à poursuivre avec la même passion dans les années à venir. C’est un sentiment de gratitude, mais aussi de responsabilité pour porter Mahagoni encore plus haut. “

albinfo.ch: Au cours de ces dix années, quels moments considérez vous comme les plus importants dans le parcours de l’entreprise?

Mete Gashi: ” Sans aucun doute, l’ouverture de notre premier point de vente à Winterthur en 2017, puis celle de notre deuxième point de vente à La Tour de Trême en 2020. “

albinfo.ch: Avec le recul, quels ont été les plus grands défis pour une entreprise qui produit au Kosovo tout en opérant sur le marché suisse?

Mete Gashi: ” Les défis ont été nombreux. Tout d’abord, la crédibilité. Il fallait convaincre les clients suisses, mais aussi albanais, que les produits issus du Kosovo ne se contentent pas de respecter les standards, mais qu’ils les dépassent souvent. Ensuite, la logistique. La coordination entre la production au Kosovo et l’installation en Suisse exige une organisation parfaite, le respect strict des délais et une équipe parfaitement synchronisée des deux côtés.

Et bien sûr, le préjugé. Les Suisses sont parfois sceptiques envers les produits venant du Kosovo. Nous avons dû changer cette perception par le professionnalisme, sans laisser la moindre place au doute. “

albinfo.ch: Comment la perception des clients suisses à l’égard des produits ” Made in Kosovo ” a t elle évolué au fil de ces années?

Mete Gashi: ” Aujourd’hui, les produits “Made in Kosovo” se trouvent partout en Suisse et leur acceptation ne cesse de croître. Les statistiques des deux pays en témoignent également. Je pense que notre entreprise a joué un rôle important dans le changement de cette perception, en motivant aussi d’autres entreprises du Kosovo à placer leurs produits sur le marché suisse. “

albinfo.ch:  Vous mentionnez souvent le concept de “patriotisme économique”. Comment percevez vous aujourd’hui le rôle de la diaspora dans le développement économique du Kosovo?

Mete Gashi: ” Le patriotisme économique est visible partout où il y a des Albanais en Europe. Mais nous ne devons pas nous arrêter, malgré les difficultés auxquelles les producteurs du Kosovo sont confrontés chaque jour. Malheureusement, la politique au Kosovo n’a pas encore offert le soutien nécessaire aux producteurs, comme les écoles professionnelles, la subvention des matières premières, l’appui logistique et technologique, dont bénéficient déjà nos concurrents dans les pays voisins. “

albinfo.ch:  Quelle importance accordez vous au fait de contribuer, à travers Mahagoni, à la création d’emplois au Kosovo?

Mete Gashi: ” En 2026–2027, Mahagoni achèvera la construction de sa nouvelle usine, avec plus de 10 000 mètres carrés d’espace de production. Cela augmentera la capacité et la main d’œuvre de plus de 50 pour cent. Nos collaborateurs actuels, tout comme ceux qui rejoindront l’entreprise, bénéficieront de conditions de travail encore meilleures. “

albinfo.ch: Quel est le secret du succès de votre entreprise ? Quelles sont les valeurs qui ont permis à Mahagoni de rester stable et digne de confiance sur le marché ?

Mete Gashi: ” Ma réponse est simple et concise: la qualité et la fiabilité. Nous n’avons jamais dévié de ces deux principes. “

albinfo.ch: En dehors du marché suisse, avez vous des projets d’expansion vers d’autres pays européens ou l’ambition de construire une marque internationale Mahagoni?

Mete Gashi: ” Mahagoni commercialise ses produits dans les trois pays germanophones. En Suisse, à travers nos deux points de vente à Winterthur et à La Tour de Trême, en Autriche via notre point de vente à Vienne, et en Allemagne par l’intermédiaire de deux agents à Munich et à Stuttgart. Environ 80 pour cent de notre production est exportée, ce qui démontre clairement notre positionnement international. “

albinfo.ch: En une décennie de travail, vous avez vécu de nombreux moments humains et professionnels. Pouvez vous partager une histoire symbolique de ce parcours?

Mete Gashi: ” Il y en a beaucoup, mais les plus belles sont celles où des clients satisfaits nous offrent une peinture, une sculpture, un dessin ou une lettre de remerciement réalisée de leurs propres mains. Ces moments chargés d’émotion me procurent une satisfaction toute particulière. “

albinfo.ch:  Comment voyez vous l’avenir de l’entreprise dans dix ans? Quelle est la vision pour la prochaine décennie?

Mete Gashi: ” L’avenir de Mahagoni est lumineux et clair. Nous investissons beaucoup dans les ressources humaines, tant au sein de notre famille professionnelle, qui s’agrandit chaque jour, que dans les deuxième et troisième générations de nos collaborateurs, où travaillent désormais aussi leurs enfants. C’est une preuve forte que nous sommes sur la bonne voie pour l’avenir. “

Photo: https://www.mahagoni-kuechen.ch

Lisez également:

“Mahagoni”, një tregim suksesi i vëllezërve Gashi në Zvicër 

Lexoni po ashtu:

“Mahagoni” bind zviceranët se edhe në Kosovë punohet me përkushtim

 

 

Fehmi Mahalla: de Ferizaj à Lausanne, champion et entraîneur de champions

Fehmi Mahalla, né en 1981 à Ferizaj et installé à Lausanne depuis 1990, est l’une des figures albanaises les plus marquantes du karaté, à la fois comme compétiteur et comme entraîneur de plusieurs athlètes parmi les plus performants des dernières générations. Son parcours a commencé très tôt, sous la direction de son père, Fahri Mahalla, au sein du club de karaté Dardania Lausanne, où il a forgé la discipline, la technique et le caractère qui l’accompagnent encore aujourd’hui.

Succès en tant que compétiteur, une carrière façonnée par un véritable champion

Fehmi Mahalla fait partie de l’histoire du karaté suisse, avec des résultats que peu de sportifs en Europe peuvent atteindre:

Champion d’Europe seniors, catégorie lourde, Tenerife 2005

Champion des Jeux de la Francophonie de 2005 à 2007

Triple vainqueur du tournoi le plus prestigieux au monde, l’Open de Paris, en catégorie lourde et en catégorie open

Quatorze fois champion national de Suisse

Membre de l’équipe nationale suisse pendant près de vingt ans

Il a concouru pour la Suisse à une époque où le Kosovo ne pouvait pas encore être représenté comme État sur la scène internationale. Dans ce rôle, Mahalla n’a pas seulement obtenu des résultats exceptionnels, mais il est aussi resté un exemple de dignité et de professionnalisme au sein de la diaspora.

Fehmi Mahalla, entraîneur de champions

Après sa carrière d’athlète d’élite, Mahalla est devenu un entraîneur très sollicité en Suisse, au Kosovo et en Albanie, s’imposant comme l’architecte des succès internationaux de dizaines de sportifs.

Voici les champions formés par Fehmi Mahalla:

 

Alvin Karaqi, champion des Jeux européens, vice champion d’Europe et de la Méditerranée, vainqueur de la Premier League (représentant de l’Albanie)

Orges Arifi, double vice champion d’Europe (pour l’Albanie)

Kujtim Bajrami, double vice champion d’Europe, troisième place aux Championnats du monde (pour la Suisse)

Herolind Nishevci, troisième place aux Championnats du monde (pour le Kosovo)

Dans son rôle d’entraîneur des équipes nationales du Kosovo et de l’Albanie, il a contribué à hisser ces deux sélections à des niveaux historiques. Avec l’Albanie, il a remporté deux médailles d’argent européennes, tandis qu’avec le Kosovo il a atteint l’exploit remarquable de la troisième place en Europe et au niveau mondial.

” La plus grande récompense pour un entraîneur est la médaille de l’élève “

Dans son témoignage, Fehmi Mahalla décrit le succès avec une simplicité qui lui est propre: ” La plus grande satisfaction n’est pas seulement ma médaille, mais celle du compétiteur. C’est là que le travail de l’entraîneur est véritablement récompensé “.

Aux jeunes, il adresse un message clair: ” Le salut se trouve dans la discipline et le travail. Seulement le travail, le travail, et les bonnes personnes autour de soi. C’est la seule voie pour avancer “.

Défis et avenir

Mahalla reconnaît que ses engagements professionnels en Suisse limitent sa présence quotidienne aux entraînements, mais l’objectif demeure inchangé : rester aux côtés des athlètes ayant le potentiel de devenir des champions d’Europe et du monde.

” En Suisse, le niveau des jeunes Albanais en karaté a légèrement diminué, tandis que le Kosovo et l’Albanie enregistrent une progression et des résultats exceptionnels sur la scène internationale. Cela me motive constamment à contribuer là où le talent albanais s’affirme avec force “, souligne Mahalla.

Relier trois espaces albanais par le sport

Fehmi Mahalla incarne le modèle du sportif et de l’entraîneur de la diaspora: engagé, travailleur, doté de standards élevés et d’un fort sens de responsabilité envers la jeunesse albanaise. Ses succès en Suisse et son influence en Albanie et au Kosovo font de lui une figure exemplaire, une histoire de réussite qui relie trois espaces albanais à travers le sport.

Pranvera Hyseni exploite les télescopes de la NASA à Mauna Kea

La scientifique kosovare Pranvera Hyseni, originaire de Vushtrria, a marqué une nouvelle étape importante dans sa carrière en opérant les télescopes les plus avancés de la NASA au sommet de Mauna Kea, l’un des centres d’astronomie les plus prestigieux au monde, rapporte albinfo.ch.

À travers les réseaux sociaux, Hyseni a partagé son émotion face à cette expérience exceptionnelle, soulignant qu’elle a l’impression de vivre un rêve professionnel. En plus de l’exploitation des télescopes de la NASA, elle a également eu l’occasion de tester la toute dernière technologie de l’entreprise Celestron, leader mondial dans la fabrication d’équipements astronomiques.

“Je n’aurais jamais cru qu’un jour j’aurais la chance d’opérer les télescopes les plus avancés de la NASA au sommet de Mauna Kea et, en même temps, de tester la technologie la plus récente de Celestron. Cela me paraît encore irréel de vivre ce moment. Tout simplement… un rêve “, a-t-elle écrit.

Sa vidéo et sa publication ont suscité de nombreuses réactions positives sur les réseaux sociaux, exprimant fierté et admiration pour son parcours. La réussite de Pranvera Hyseni constitue une preuve forte que des scientifiques venus du Kosovo apportent une contribution significative aux projets mondiaux de science et d’exploration spatiale.

Dr. Përparim Limani à la tête de la chirurgie oncologique à Aarau

À partir du 1er décembre 2025, le PD Dr. med. Dr. sc. nat. Përparim Limani prendra la direction de la Clinique de chirurgie générale et viscérale du Kantonsspital Aarau, l’un des centres chirurgicaux les plus importants de Suisse. Sa nomination ne représente pas seulement une étape majeure dans sa carrière professionnelle, mais marque également un nouveau standard de la présence albanaise dans la médecine suisse.

Titulaire de deux doctorats, l’un en médecine et l’autre en sciences naturelles, et fort d’un parcours construit à l’Hôpital universitaire de Zurich, au laboratoire HPB sous la direction du professeur Pierre Alain Clavien, ainsi que d’un fellowship au MD Anderson Cancer Center à Houston, le Dr Limani accède à cette fonction avec un bagage exceptionnel en recherche et en expérience clinique. Il a publié des travaux dans Nature Communications, Annals of Surgery et Clinical Cancer Research, et a pris en charge des patients au sein des programmes oncologiques et robotiques les plus avancés de Suisse.

Sur le plan personnel également, cette nomination revêt une importance particulière. Son épouse est médecin gynécologue, un équilibre professionnel rare qui le maintient ancré dans la réalité et confère une dimension profondément humaine à son engagement clinique.

Ci dessous, le portrait se dessine à travers l’entretien réalisé.

albinfo.ch : Docteur Limani, votre nomination à la tête de la chirurgie générale et viscérale à Aarau est perçue comme une réalisation majeure dans le système de santé suisse. Qu’est ce que cela représente pour vous ?

Dr. Përparim Limani :
“Ce rôle est une grande responsabilité. Diriger une clinique n’est pas un aboutissement personnel, mais un engagement clair à élever toute l’équipe avec moi. “

albinfo.ch : Votre carrière associe pratique clinique et recherche scientifique. Comment percevez vous la relation entre les deux ?

Dr. Përparim Limani :
“La recherche scientifique n’est pas un luxe. C’est la seule manière de faire progresser le traitement des patients. Chaque expérience est une promesse pour quelqu’un qui frappera à notre porte demain. “

albinfo.ch : Comment votre parcours scientifique en médecine a t il débuté et quelles ont été les principales orientations de vos recherches ?

Dr. Përparim Limani :
“Mon parcours scientifique a commencé au laboratoire HPB de Zurich, où j’ai travaillé sur des modèles de régénération hépatique, sur des thérapies innovantes contre les néoplasies gastro intestinales et sur des études du micro environnement tumoral. C’est là que j’ai compris pour la première fois que la recherche scientifique se construit par de petits pas, mais essentiels. Comme je le dis souvent : “Au laboratoire, j’ai compris que chaque petit pas est le début d’un grand changement.” “

albinfo.ch : Vous avez travaillé dans l’un des centres d’oncologie les plus importants au monde, le MD Anderson. Qu’avez vous retenu de cette expérience ?

Dr. Përparim Limani :
“Au MD Anderson, j’ai compris que la chirurgie moderne est une symphonie de précision. Chaque geste est une décision. Et chaque décision est une vie. “

albinfo.ch : Vous avez publié dans des revues de renom et reçu des distinctions scientifiques. Comment vivez vous cette dimension de votre carrière ?

Dr. Përparim Limani :
“Une publication n’est que la pointe de l’iceberg. La vraie part, c’est le chemin qui y mène, les longues nuits au laboratoire, les discussions avec l’équipe, les dilemmes scientifiques. Ces moments silencieux sont les plus formateurs. “

albinfo.ch : La technologie robotique a également occupé une place importante dans votre travail à Zurich. Comment transforme t elle aujourd’hui la réalité chirurgicale ?

Dr. Përparim Limani :
” La technologie robotique ne remplace pas le chirurgien. Elle élargit les limites de ce que nous pouvons accomplir avec précision et douceur. “

albinfo.ch : Quelle est l’importance de l’équilibre personnel dans une profession aussi exigeante ?

Dr. Përparim Limani :
“Ma famille est le centre de ma sérénité. Mon épouse est médecin gynécologue ; elle comprend le rythme de la profession, sa charge et son intensité émotionnelle. Cela me donne la force de rester concentré même face aux décisions les plus difficiles. “

Il décrit la famille comme un espace de ressourcement, et l’équilibre personnel comme un contrepoids indispensable aux défis cliniques quotidiens.

albinfo.ch : Vous êtes considéré comme une figure inspirante pour la communauté albanaise en Suisse. Comment percevez vous cette dimension ?

Dr. Përparim Limani :
“L’origine n’est pas une étiquette. C’est une responsabilité, une mémoire et une source de force. À chaque étape, je ressens cette responsabilité. “

La nomination du Dr Përparim Limani à la tête de la chirurgie à Aarau est une histoire de réussite de professionnels de la diaspora albanaise, mais avant tout le récit d’un médecin qui construit des ponts entre la science, le dévouement et l’humanité. Son parcours, qui commence à Kërçova et aboutit dans les salles de chirurgie les plus avancées de Suisse, demeure la preuve que, avec calme, savoir approfondi et intégrité, les frontières s’effacent.

Dans un système de santé qui exige un professionnalisme irréprochable et une pensée claire, le Dr Limani incarne un modèle abouti du médecin moderne, stable, engagé et profondément lié aux racines dont il est issu.

Photo et vidéo : Genti Mersinaj

 

Merita Pinta, une femme forte, avec tant de mérites

Merita Pinta est aujourd’hui un nom incontournable au sein de la communauté albanaise de Suisse et au delà. En fondant et en dirigeant une entreprise, Prima Pflege, qui gère deux maisons pour personnes âgées et qui emploie près de cent personnes, elle est devenue une employeuse respectée dans sa région et bien plus largement.

Pour ces mérites et d’autres encore, la plateforme médiatique l’a désignée Personnalité de l’année 2025 dans le domaine de la santé. Voici l’interview réalisée avec Merita Pinta.

albinfo.ch: Vous avez commencé votre parcours professionnel comme infirmière, alors qu’aujourd’hui vous dirigez une entreprise comptant près de cent employés dans le secteur de la santé. Comment vivez vous cette transformation et quel a été le secret de votre réussite?

Merita Pinta: Mon parcours, depuis ma position d’infirmière jusqu’à la direction d’une entreprise, a été une expérience exceptionnelle et pleine de défis. Chaque étape a exigé engagement, discipline et patience, mais m’a également permis d’apprendre énormément, non seulement sur mon métier, mais aussi sur le leadership, la gestion et les relations humaines. Je vis cette transformation comme une combinaison de fierté et de responsabilité. Fierté pour tout ce que j’ai accompli, mais aussi responsabilité envers mon équipe, nos résidents et la communauté que nous servons.

Selon moi, la clé du succès n’est pas un élément unique, mais le résultat d’une combinaison de facteurs qui, réunis, ouvrent la voie vers la réussite. L’un des éléments essentiels a sans doute été la confiance en soi, l’amour pour la profession et une vision claire: offrir des services de soins de haute qualité, mais aussi empreints de chaleur humaine et d’humanisme.

Un rôle important a été joué par les personnes qui m’ont accompagnée, celles qui m’ont soutenue, inspirée et guidée à chaque étape de ce parcours. Sans le soutien de ma famille, beaucoup de choses n’auraient pas été possibles.

De plus, la capacité d’apprendre de chaque défi, de rester concentrée sur mes objectifs et de préserver la passion pour mon travail a été et reste le fondement de ma réussite. C’est un processus continu, qui me motive chaque jour à donner le meilleur de moi-même. Le succès n’est pas une destination, mais un cheminement constant fait d’efforts et d’amélioration continue.

Albinfo.ch: Vous avez construit une carrière couronnée de succès qui a abouti à la création de Prima Pflege en 2016. Comment est née l’idée de fonder cette entreprise et quelles ont été les premières étapes?

Merita Pinta: Après avoir terminé l’école primaire à Aarau, j’ai effectué un stage d’un an à l’hôpital de Baden. C’est durant cette période que j’ai compris que c’était le domaine dans lequel je voulais poursuivre ma carrière. J’ai donc décidé de suivre la formation d’assistante en soins. Par la suite, je me suis mariée avec Bajram et nous avons fondé une famille. Nous avons deux garçons, l’un de 22 ans et l’autre de 14 ans.

Guidée par ma passion pour les soins de santé, j’ai terminé mes études d’infirmière et obtenu un diplôme d’experte pour élèves et étudiants. Ensuite, j’ai voulu approfondir mes connaissances en étudiant la gestion dans les institutions de santé, tout en obtenant en parallèle un diplôme en assurance qualité. Tout au long de cette période, j’ai traversé de nombreux défis et appris des leçons essentielles, qui ont contribué à mon développement personnel et professionnel.

En 2016, j’ai fondé ma propre entreprise, Prima Pflege. Avant cela, je travaillais dans le ” Betreutes Wohnen ” (habitat encadré), où je dirigeais deux centres à Tegerfelden et Mellingen. Le centre de Tegerfelden a été rénové en 2016 et, à la suite de ces travaux, les anciens exploitants ont mis fin à leur contrat. Par la suite, ils ont exprimé le souhait d’une collaboration à long terme avec moi. C’est ainsi qu’est née l’idée de créer ma propre entreprise et d’ouvrir le premier centre à Tegerfelden.

Un an après la fondation, je me suis engagée dans un projet de collaboration avec le Regionales Pflegezentrum Baden, ce qui m’a permis d’augmenter les capacités du centre, d’accroître le nombre des résidents et, en parallèle, d’élargir les possibilités d’emploi. Ce fut une étape essentielle dans le développement de l’entreprise et dans la réalisation de mon objectif d’offrir des soins de haute qualité à ceux qui en ont besoin.

Ce fut une période marquée à la fois par des efforts importants et de belles réussites, et je suis heureuse d’avoir pu contribuer au domaine des soins de santé et de créer des opportunités d’emploi pour de nombreuses personnes.

albinfo.ch: Aujourd’hui, Prima Pflege dispose de deux centres pour personnes âgées et compte près de cent employés. Quelles sont les valeurs et la philosophie qui guident votre travail au sein de cette entreprise?

Merita Pinta: Les valeurs que nous cultivons envers nos résidents et leurs proches sont les suivantes :

Respect et dignité pour chaque individu
Joie de vivre et chaleur humaine
Sécurité et responsabilité
Transparence et devoir d’information

Ces valeurs sont essentielles pour créer un environnement fiable et respectueux, où chaque personne se sent valorisée et en sécurité.

Quant aux valeurs qui guident notre relation avec nos employés, elles sont:

Exigence et soutien
Justice et égalité
Intérêt et effet formateur
Communication et feedback

Ces valeurs orientent notre coopération et créent un cadre dans lequel chaque employé se sent soutenu et encouragé à grandir et à se développer.

albinfo.ch: Une grande partie de votre personnel est albanais. Qu’est ce que cela représente pour vous et que ressentez vous en créant des opportunités d’emploi pour vos compatriotes en Suisse?

Merita Pinta: Pour moi, le fait qu’une grande partie de notre personnel soit albanais est une source particulière de fierté et de satisfaction. C’est un sentiment indescriptible de pouvoir offrir des opportunités d’emploi et de créer des espaces professionnels pour nos compatriotes ici en Suisse. J’ai des employés qui sont à mes côtés depuis la fondation de l’entreprise, et je suis extrêmement reconnaissante pour leur travail inlassable et leur dévouement au quotidien.

albinfo.ch: Le chemin vers le succès n’a certainement pas été simple. Quels ont été les moments les plus difficiles et qu’est ce qui vous a permis de rester forte tout au long de ce parcours?

Merita Pinta: Les difficultés ont été plus grandes au début de ma carrière, surtout lorsque mes enfants étaient petits. Il n’était pas facile d’être mère de deux enfants tout en construisant une entreprise avec de grandes responsabilités dans un contexte social nouveau et parfois exigeant. Mais la volonté et le désir d’atteindre mes objectifs étaient plus forts que tous les obstacles, et c’est cela qui m’a soutenue. Après une période difficile et beaucoup de sacrifices, j’ai réussi à arriver là où je suis aujourd’hui, et chaque pas en avant a été une victoire qui a une grande valeur.

albinfo.ch: À quelle fréquence voyagez vous au Kosovo et quel sentiment vous apporte le retour dans votre pays natal ? Cette année, vous avez également envoyé vos employés pour visiter les sites touristiques et culturels les plus connus du pays. Comment est née cette idée et comment a t elle été reçue?

Merita Pinta: Mes voyages au Kosovo occupent une place très particulière et importante dans ma vie personnelle. Malgré mes nombreux engagements professionnels, j’essaie de faire de courts séjours plusieurs fois par an, car ce lien avec mon pays natal me donne énergie et émotions inoubliables.

L’idée d’envoyer les étudiants qui ont effectué leur stage de trois ans dans notre entreprise en voyage au Kosovo est née du désir de créer une expérience unique renforçant la collaboration et l’esprit d’équipe. C’était une occasion pour eux de mieux découvrir la culture, l’histoire et les traditions du Kosovo, transformant ce voyage en une expérience enrichissante, éducative et émouvante. Lors de la visite, nous avons passé des moments formidables à Pristina, en profitant de l’atmosphère de la ville.

Un moment particulièrement marquant fut la visite du Reporting House, un lieu offrant une perspective profonde sur l’histoire et les événements qui ont façonné le Kosovo moderne. Le voyage nous a également conduits à Prekaz, un endroit impressionnant qui nous a rappelé les sacrifices extraordinaires de la guerre du Kosovo et a renforcé notre lien avec l’histoire du pays.

Je garde aussi un souvenir précieux de notre visite à Gjakova, où nous avons été accueillis avec une hospitalité exceptionnelle. Notre arrêt au restaurant de la famille Kryeziu, Avenue, fut l’occasion de savourer la cuisine traditionnelle et de partager de beaux moments ensemble.

Nous avons poursuivi notre voyage à Prizren, une ville magnifique où nous avons visité la Ligue de Prizren, un lieu historique ayant joué un rôle crucial dans la formation de la nation albanaise. Nous avons également apprécié les beautés de la ville et visité la grotte de Gadime, un site naturel fascinant qui nous a impressionnés par ses formations uniques.

Ce voyage a été une expérience extraordinaire pour les étudiants, non seulement pour les connaissances culturelles acquises, mais aussi pour les moments vécus ensemble en tant qu’équipe. Leur réaction a été très positive; ils ont exprimé émotion, respect et admiration pour l’histoire et la nature du Kosovo. Pour moi, cela est très important, car cela les a aidés à créer un lien plus profond avec le pays et entre eux.

De tels moments sont des souvenirs précieux que nous garderons toute notre vie, et je ressens une immense fierté d’avoir la possibilité d’offrir non seulement un emploi, mais aussi une expérience humaine et culturelle riche à ceux qui font partie de mon équipe.

albinfo.ch: Cette année, vous avez pris une décision importante en ouvrant un service spécialement dédié aux personnes âgées albanaises. Comment cette initiative est elle née et quel est votre objectif?

Merita Pinta: La décision d’ouvrir un service dédié aux personnes âgées albanaises est née d’une réalité que j’ai observée de près durant mes années de travail. Beaucoup de personnes âgées de notre communauté en Suisse, bien qu’elles bénéficient de soins professionnels appropriés, se retrouvent souvent confrontées à un isolement émotionnel en raison des barrières linguistiques, des différences culturelles et de leurs traditions. Elles ont besoin d’une communication chaleureuse, de personnes qui les comprennent, d’un environnement où la langue, la nourriture, la musique, les croyances et les coutumes font naturellement partie de leur quotidien.

Dans notre service, les personnes âgées albanaises peuvent se sentir comme chez elles, car nous leur offrons des soins qui respectent pleinement leur identité culturelle. Ce service n’est pas seulement un lieu où elles vivent et reçoivent des soins, mais un espace où elles peuvent préserver leur dignité, leur spiritualité et leur appartenance culturelle, des éléments tout aussi essentiels que les soins médicaux et professionnels.

Nous ne devons pas oublier que les sacrifices des générations précédentes sont ceux qui nous ont permis d’arriver là où nous sommes aujourd’hui. En tant que membre de cette communauté, je considère qu’il est de mon devoir de contribuer et d’offrir le meilleur possible à ceux qui ont rendu tout cela possible. Ce projet est né de l’amour et du respect envers notre communauté, et il continuera à soutenir nos aînés de la manière la plus digne.

À cette occasion, je souhaite informer ma communauté de l’ouverture de ce service et des possibilités qu’il offre à ceux qui ont besoin de soins et de soutien particuliers. J’espère que cette initiative sera un pas en avant dans l’aide et l’accompagnement de ceux qui nous ont donné tant.

albinfo.ch: Aujourd’hui, vous êtes un exemple de femme albanaise qui a réussi en Suisse. Quel message souhaitez vous transmettre aux jeunes filles et femmes albanaises qui rêvent de réussir ici?

Merita Pinta: Aux jeunes filles et femmes albanaises qui aspirent à réussir en Suisse, mon message est le suivant : croyez en vous, travaillez dur et n’ayez pas peur de commencer à zéro. Le succès ne se mesure pas à la vitesse, mais à la persévérance et à l’intégrité. Prenez des risques réfléchis, investissez dans la connaissance, préservez vos valeurs et votre culture. Cultivez une communication saine avec les personnes proches qui vous soutiennent. Chaque femme possède en elle une force extraordinaire ; il suffit d’y croire, de la nourrir et de la diriger vers ses objectifs. Lorsque nous réussissons, nous ouvrons la voie à d’autres. La Suisse offre un système éducatif et des opportunités exceptionnels qu’il faut savoir saisir, alors n’hésitez pas à faire le premier pas. Il y a ici des possibilités pour celles qui sont prêtes à travailler et à se dépasser pour devenir la meilleure version d’elles mêmes.

albinfo.ch: Que signifie pour vous le fait d’être choisie ” Personnalité de l’année ” par albinfo.ch?

Merita Pinta: Pour moi, être choisie ” Personnalité de l’année ” par albinfo.ch est un immense honneur, une reconnaissance que je ne vois pas seulement comme une réussite personnelle, mais comme une appréciation du travail, des sacrifices et de la vision de tous ceux qui ont fait partie de mon parcours. Cette distinction me motive à continuer avec encore plus de dévouement et de responsabilité, car je la considère comme la preuve que le travail de valeur, l’intégrité et la persévérance sont récompensés. Elle me rend fière de mes origines, de ma communauté et du fait que je puisse contribuer positivement non seulement au développement professionnel, mais aussi à l’image et à l’essor des Albanais de la diaspora.

albinfo.ch: Enfin, comment vous voyez vous dans l’avenir, à l’occasion du dixième anniversaire de Prima Pflege et au delà?

Merita Pinta: À l’avenir, je me vois encore davantage engagée dans des projets de croissance, d’innovation et de professionnalisation, non seulement pour Prima Pflege, mais aussi pour moi même en tant que leader. Je serai aussi plus active dans l’organisation d’événements culturels et artistiques. Je suis déterminée à continuer de construire, de relever des défis, d’apprendre et de créer de nouvelles opportunités. Au fond, mon objectif reste le même : construire des valeurs durables et être une source d’inspiration pour les générations futures.

Service pour personnes âgées albanaises

Dans notre service, les personnes âgées albanaises peuvent se sentir comme chez elles, car nous les accompagnons d’une manière qui respecte leur identité culturelle. Ce service n’est pas seulement un lieu où elles vivent et reçoivent des soins, mais un espace où elles peuvent préserver leur dignité, leur spiritualité et leur appartenance culturelle, des éléments aussi importants que les soins médicaux et professionnels.

Berat Gjimshiti est de nouveau élu ” Joueur de l’année de la sélection nationale “

Pour la deuxième année consécutive, le capitaine de l’Albanie, Berat Gjimshiti, a été honoré du prix ” Joueur de l’année de la sélection nationale “.

La prestigieuse cérémonie du “Ballon d’Or “, organisée par la Fédération albanaise de football, se tient à Tirana. Le joueur de l’Atalanta a reçu le trophée des mains du Premier ministre albanais, Edi Rama, confirmant ainsi son rôle déterminant au sein de l’équipe nationale.

Gjimshiti a conduit l’Albanie lors du cycle de qualification pour la Coupe du monde 2026, au terme duquel la sélection a décroché une place en barrage. L’équipe a terminé deuxième de son groupe, derrière l’Angleterre, en devançant la Serbie, la Lettonie et l’Andorre.

En demi finale des barrages, l’Albanie affrontera la Pologne le 26 mars de l’année prochaine.

Le parcours de Lorik Cana: le sport, la culture et la nation

Nous sommes en 2010 et la pièce est pleine. Nous sommes tous réunis autour du téléviseur, heureux que ce soir-là il y ait de l’électricité. À l’écran, il court sans s’arrêter pendant 90 minutes, avec la vitesse et la détermination de quelqu’un qui ne se fatigue jamais.

Lorik Cana est surtout connu comme une icône qui a transformé le football en un événement familial, le sportif qui remplissait les stades bien au-delà de leur capacité, celui qui a conduit l’Albanie vers l’UEFA Euro 2016 et le joueur qui a créé un rare sentiment d’unité nationale, où toutes les terres albanaises étaient représentées dans une seule équipe, sous le même maillot.

L’autrice du texte, avec Lorik Cana

Cette tradition s’est poursuivie match après match. Nous continuions à nous rassembler ainsi, femmes, hommes et enfants, pour chaque rencontre disputée par le capitaine. De 2003 à 2016, il a pris part à 93 matchs, dont 41 en tant que capitaine. [1]

Il nous a réunis autour de l’identité d’être albanais

Il est né à Prishtina, mais sa carrière a débuté précisément ici, en Suisse, à Lausanne, au sein du club Dardania dirigé par son père. Cana a grandi entre les maillots, le terrain et la discipline. Le sommet de son parcours a sans aucun doute été le rôle de capitaine de l’équipe nationale. Au delà des buts et de son entrée sur la scène internationale, il nous a offert une fierté presque mythique.

Il y avait aussi ces gestes portés par un esprit combatif, avec des cartons jaunes, rouges, parfois même les deux, et, oui, des poings qui ont volé lors de ce match inoubliable. Aujourd’hui, il porte l’image d’Ambassadeur du sport, il a été nommé Ambassadeur d’honneur du Kosovo en 2015 et, depuis 2016, il détient également le statut de Diplomate de la République d’Albanie. Lorik Cana incarne une image à laquelle les Albanais s’identifient à travers le monde. Cette image, cet engagement exceptionnel envers la nation et tout ce qui s’inscrit sous l’ombrelle albanaise, ne s’est pas éteint avec son départ des terrains. Bien au contraire.

Sa contribution ne s’est pas arrêtée sur le terrain

Dans une interview accordée en 2018, il a évoqué le passage du sport à la culture :

“Avant de mettre un terme à ma carrière, je réfléchissais aux moyens de continuer à apporter une forme de contribution, au delà du bien être de ma famille. Une contribution à la société et à mon pays. Je parle des pays albanophones : le Kosovo, l’Albanie et d’autres.” [2]

C’est ainsi qu’a commencé le travail de la fondation Lorik Cana 5, une fondation qui tisse des liens entre le monde du sport et celui de la culture. [3]

Ce qui surprend au premier abord, c’est que la fondation n’a pas débuté directement avec le football, mais avec des crèches et des jardins d’enfants, là où se forment les premiers pas des sportifs de demain. Dès le plus jeune âge, les enfants y apprennent le mouvement, la discipline et la coopération, des valeurs qu’ils portent ensuite dans le sport comme dans la vie.

Le parcours de Lorik Cana : “Un sang, une langue, un capitaine”

À travers les activités de la fondation, Lorik reste aussi présent dans les médias qu’autrefois, mais aujourd’hui son attention s’oriente différemment. Il ne parle plus seulement des compositions d’équipe ou des matchs des compétitions européennes. Désormais, il évoque la langue, le patrimoine culturel et la manière de préserver notre identité au delà des frontières des territoires albanophones.

Parmi les projets récents de la fondation Lorik Cana 5 figure également un documentaire réalisé en collaboration avec le réalisateur italien Alessandro Ferrantelli, intitulé “UDHA, Un sang, une langue, une besa”. Ce documentaire a déjà été projeté à New York, Florence et Zurich, offrant ainsi à Lorik non seulement un lien plus profond avec la culture albanaise, mais aussi une proximité directe avec la communauté albanaise.

Le documentaire explore la vie des Arbëresh d’Italie, qui, depuis plus de cinq siècles, ont préservé la langue, les coutumes et les traditions albanaises. Cette communauté demeure un exemple inspirant pour tous les Albanais à travers le monde.

La langue est le cœur d’un peuple, même lorsqu’elle est parlée au milieu de la Sicile et de la Calabre.

Lorik Cana, aux côtés d’Arbër Agalliu et des Arbëresh de nombreuses petites villes et villages du sud de l’Italie, nous emmène dans ce voyage. En passant d’un lieu à l’autre, le documentaire est riche en récits et en conversations vivantes et sincères, portées par une mosaïque de dialectes de la langue albanaise.

On y trouve aussi des moments de profonde réflexion, dont l’un est particulièrement saisissant. Dans cette scène apparaissent Lorik et Arbër, au sommet des montagnes qui traversent les régions arbëresh. Au cours d’un échange qui se déroule uniquement entre deux amis partageant les mêmes passions, ils constatent quelque chose qui n’a rien d’anodin : la plupart des villages arbëresh sont construits sur le versant de la montagne tourné vers la mer Ionienne, vers l’horizon où s’étend l’Albanie.

Toujours les yeux et le cœur tournés vers la patrie

Le documentaire a été projeté à Zurich le 27 juin, où Lorik a raconté que la Fondation Lorik Cana 5 prévoit de documenter également d’autres événements importants pour la nation albanaise. Des événements porteurs de messages, d’histoires et d’un héritage culturel fort. À travers ce documentaire et les projets à venir sur lesquels il travaille, Cana met en lumière la culture arbëreshe comme symbole de la préservation de notre patrimoine collectif, nous rappelant que la diaspora albanaise possède une histoire bien plus ancienne, plus riche et plus profonde que les migrations politiques et économiques des dernières décennies.

Le documentaire nous invite à réfléchir au fait que nous ne sommes pas simplement une force de travail au service des économies des pays où nous vivons. Pour la diaspora albanaise, partout dans le monde, y compris ici en Suisse, la préservation de la langue et de la culture est essentielle pour rester fidèles à ce que nous sommes, surtout lorsque l’on nous demande parallèlement de nous intégrer pleinement dans les sociétés où nous avons choisi de vivre.

Lorsque la projection s’est terminée et que Lorik s’apprêtait à quitter la salle, quelqu’un s’est approché de lui et lui a dit :

“Capitaine, est ce que nous pouvons faire une photo ?”

Il accepte bien sûr et sourit avec beaucoup de charme, donnant à chacun le sentiment de ne pas être seulement partie prenante de cette soirée, mais aussi d’un nouvel élan qui vient tout juste de commencer.

Lorik Cana, ambassadeur de la culture, a été nommé Personnalité de l’année 2025 pour son engagement national par la plateforme médiatique albinfo.ch.

Capitaine légendaire de l’équipe nationale, figure fédératrice et ambassadeur de la culture à travers des projets philanthropiques et documentaires.

 

MY LASER VISION, la bonne adresse pour ceux qui souhaitent se débarrasser de leurs lunettes

À une époque où la correction de la vue est devenue plus sûre que jamais et où les technologies avancées offrent des résultats immédiats, la clinique MY LASER VISION à Wallisellen attire de plus en plus de patients, notamment au sein de la communauté albanaise en Suisse.

Avec des consultations gratuites, deux médecins ophtalmologues disposant de plus de 20 ans d’expérience, ainsi qu’un optométriste fort de plus de 27 ans de pratique, cette clinique est devenue une adresse de référence pour celles et ceux qui souhaitent se débarrasser définitivement de leurs lunettes.

Une équipe d’experts avec plus de 25 ans d’expérience professionnelle

Le Dr Med Univ Arno B Sailer est chirurgien ophtalmologue avec plus de 20 ans d’expérience dans les interventions au laser et l’implantation de lentilles intraoculaires. Bedri Sadiku, fondateur de la clinique, est optométriste et opticien avec 27 ans d’expérience, depuis 1998. Cette équipe représente une combinaison idéale de technologie moderne, d’expérience et de professionnalisme.

Une consultation gratuite, le premier pas vers une vie sans lunettes.

Le patient bénéficie de : mesures précises des yeux à l’aide des équipements les plus modernes ; une analyse approfondie réalisée par un optométriste fort de 27 ans d’expérience ; l’avis de deux médecins ophtalmologues disposant d’une longue pratique chirurgicale ; une explication détaillée de chaque méthode de traitement Femto LASIK, Trans PRK, ICL, PRK, RLE MIOL ; un conseil personnalisé adapté au mode de vie du patient.

“Le premier traitement est gratuit et nous disposons d’excellentes références sur Google “, souligne le directeur de la clinique, Bedri Sadiku.

Une année record avec plus de 700 traitements réalisés

Rien que cette année, la clinique a déjà atteint un chiffre impressionnant : plus de 700 traitements menés avec succès. Cette progression s’explique notamment par la grande confiance de la communauté albanaise en Suisse, ainsi que par les patients venant du Kosovo et de Macédoine du Nord pour se faire traiter sur place.

“Le prix n’est pas inférieur à celui pratiqué dans nos pays d’origine. C’est justement pour cela que de nombreux patients choisissent de réaliser l’intervention ici, avec des standards suisses, un haut niveau de sécurité et un suivi médical à long terme “, explique Sadiku.

Pourquoi les patients choisissent l’intervention, non pas par obligation mais par choix

La correction de la vue au laser est une intervention élective. Elle n’est pas médicalement obligatoire. “Le principe est simple. Les gens ne le font pas parce qu’ils y sont contraints. Ils le font parce qu’ils souhaitent se débarrasser des lunettes et des lentilles “, précise Sadiku.

Certaines assurances complémentaires prennent en charge une partie des coûts du traitement, en particulier lorsqu’il existe une indication médicale claire.

Technologie de pointe et risque minimal

La clinique opère dans des locaux modernes de 280 mètres carrés et dispose des équipements les plus récents. Selon les médecins, le risque de complications graves est inférieur à 0.02 pour cent. Les complications mineures sont rares, bien maîtrisées et faciles à traiter. Les résultats sont durables et, dans la grande majorité des cas, une seconde intervention n’est pas nécessaire, sauf dans des situations très spécifiques ou chez des patients très jeunes.

L’histoire de Bedri Sadiku, une carrière de 27 ans

Bedri, aujourd’hui âgé de 44 ans, a débuté sa carrière en 1998 comme opticien en Suisse.

Il a travaillé dans différentes optiques, occupé des postes de direction et exercé dans des centres réfractifs tels que FokusLaser, où il a gagné la confiance de nombreux clients albanais.

“Grâce aux clients albanais, j’ai eu le courage d’ouvrir ce cabinet et c’est grâce à eux que je travaille aujourd’hui dans la clinique que vous voyez “, explique t il, écrit albinfo.ch.

La clinique est reconnue par les assurances maladie et fonctionne selon les standards suisses en matière de sécurité et de documentation.

Esthétique, confort et philosophie claire

Bedri possède un sens remarquable du design intérieur, perceptible dans chaque détail. L’ambiance ressemble davantage à une galerie d’art, inspirante et apaisante, qu’à une clinique où l’on vient recevoir un traitement médical.

Ce qui frappe également dans cette clinique, c’est la présence exclusive de lunettes de soleil et l’absence de lunettes optiques. Lorsque nous demandons à Bedri pourquoi il n’en propose pas, il répond clairement : “Notre philosophie est d’enlever les lunettes aux gens, pas de les leur vendre “. Les Albanais de Suisse, du Kosovo et de Macédoine du Nord viennent spécialement pour des traitements au laser et recommandent souvent la clinique à leurs proches et amis, en raison de la longue expérience et du haut standard suisse de travail.

Adresse & contact

MY LASER VISION
Richtiarkade 1, 8304 Wallisellen ZH

www.mylaservision.ch

 

 

 

Le magazine albinfo.ch présente les personnalités albanaises de Suisse pour l’année 2025

En suivant la belle tradition de fin d’année consistant à dresser un bilan des réalisations les plus marquantes, la rédaction de la plateforme médiatique albinfo.ch a sélectionné les personnalités de la diaspora qui lidhen me këto arritje.

En tant que la plus grande et la plus fiable plateforme de la diaspora albanaise en Suisse et au delà, albinfo.ch peut affirmer sans fausse modestie que presque toutes ces personnalités sont passées par cette plateforme ou ont été mises en lumière grâce à elle.

Ainsi, dans le numéro spécial du magazine albinfo.ch défilent les lauréats albanais de l’année 2025 en Suisse. Il s’agit de personnalités qui ont marqué l’année écoulée dans des domaines tels que la culture, la politique, le sport, la médecine, les affaires et d’autres encore.

Et ces personnalités dont certaines sont largement connues en Suisse et ailleurs sont Elina Duni culture, Lorik Cana pour l’image des Albanais dans le monde, Merita Pinta affaires, Musa Kamenica politique, Adrian Bajrami sport football, Përparim Limani médecine et Fehmi Mahalla sport karaté.

Ces lauréats ont mérité leur sélection grâce à leurs réalisations pendant plusieurs années mais c’est précisément en cette année qui s’achève qu’ils ont atteint les sommets de leurs carrières respectives. Ainsi, Elina Duni artiste de jazz hautement reconnue a été désignée par un prestigieux jury comme la meilleure chanteuse de jazz en Suisse pour l’année 2025, Lorik Cana a vécu une année très riche avec l’initiative Rrënjët tona, Adrian Bajrami a été convoqué en équipe première de football de Suisse, entre autres.

Dans ce numéro actuel, le dernier de l’année pour albinfo.ch nous avons interviewé toutes ces personnalités ainsi que d’autres encore qui méritojnë l’attention de la diaspora albanaise de Suisse. On y retrouve également les rubriques habituelles du magazine enrichies d’articles liés à l’ambiance festive de fin d’année.

Pour conclure, la rédaction d’albinfo.ch vous souhaite une agréable lecture et adresse ses meilleurs vœux pour la nouvelle année à ses lecteurs ainsi qu’à tous les Albanais où qu’ils se trouvent.

Le Kosovo agricole (2) : Le pari gagnant de projets innovants

Au Kosovo, il n’est pas facile pour un agriculteur – a fortiori une agricultrice – de développer un projet novateur et de le mener à la réussite économique. Mais les exemples de succès, pourtant, ne sont pas si rares. Entre octobre 2024 et juin 2025, l’auteur de ces lignes a eu l’occasion de rencontrer des hommes et des femmes qui ont ainsi misé sur la terre et ce qu’elle peut produire. À force de persévérance et de travail, ils ont démontré le potentiel de l’agriculture kosovare sur les marchés intérieurs et d’exportation et prouvé que la remise en question des modèles économiques ruraux traditionnels peut s’avérer payante.

C’est évidemment le cas de Drita Kabashi. Son histoire est exemplaire : après la guerre, cette agricultrice de Sallagrazdhë, à quelques kilomètres de Suharekë, est devenue la première productrice laitière féminine du pays.

Réfugiée en Albanie, elle avait 28 ans lorsqu’elle est revenue en 2000 et s’est trouvée face aux ruines de la ferme familiale. Elle décide alors de repartir de zéro. Avec l’aide de son frère installé en Suisse, elle acquiert quatre vaches et relance la production, livrant son lait à une entreprise de la région. Mais face à un prix stagnant à 22 centimes le kilo, alors que le marché indigène est mis à mal par les importations massives et que les agriculteurs font face à l’augmentation de leurs coûts de production, elle se tourne vers la vente directe. En 2014, elle fonde la marque Natyral, obtient une licence de transformatrice, investit dans une conditionneuse et convainct ses voisins agriculteurs de racheter leur lait à un prix avantageux de 46 ct/litre.

Aujourd’hui, elle emballe ou transforme en fromage 4000 litres de lait par jour, qu’elle vend aux supermarchés du district – et qui sont très prisés des expatriés revenant au pays durant les mois d’été… Natyral emploie désormais six personnes, faisant vivre plusieurs familles ; grâce à une subvention, Drita Kabashi a pu moderniser sa ferme en 2022, remplaçant le vénérable IMT par un parc de machines mieux adaptées à ses cinquante hectares. Et si elle laisse volontiers son regard se promener avec satisfaction sur sa ferme, en allumant une de ses innombrables cigarettes de la journée, elle pense surtout à la prochaine étape : la rénovation de l’écurie et l’agrandissement de son troupeau.

Mais si lait et fromage sont des fleurons de l’agriculture kosovare, que dire alors des légumes – et en particulier des pickles, dont tout le monde raffole à juste titre ? C’est en puisant dans la tradition vivrière du Kosovo et un savoir-faire ancestral en matière de conserves que de petites coopératives locales développent des structures commerciales simples assurant un revenu fixe aux familles paysannes. Une dynamique portée par les femmes et la jeune génération, bénéficiant du soutien d’ONG de coopération et de développement.

Ainsi, à Nepërbisht, non loin de Sallagrazhdë, Ismet Hoti déverse des remorques de concombres sous le regard de sa fille de 18 mois. En dix ans, cet ancien saisonnier agricole en Autriche a agrandi son domaine d’1 à 3 hectares, dont 50 ares de serres. Il fournit une grande partie de sa production à Terra Foods, conserverie créée il y a cinq ans par son neveu Malic Hoti, 28 ans. L’entreprise rachète les légumes à un prix supérieur au marché et valorise les traditions balkaniques de lactofermentation en saumure et de conserves au vinaigre.

Soutenue par Caritas Suisse pour s’équiper, Terra Foods emploie prioritairement des femmes bosniaques et roms. 70 % des bocaux partent à l’export vers la Suisse, l’Italie et l’Autriche. «Si j’ai pu agrandir mon domaine et offrir des études supérieures à mes quatre enfants, c’est grâce à Terra Foods», confie le cultivateur en profitant d’une courte pause.

Plus à l’est, à Vitia, Valbona Ajeti, 46 ans, a fondé GRASEP, qui produit 150 000 bocaux/an, dont 80 % à l’export, et emploie 15 collaboratrices. Des femmes, là encore ; GRASEP signifie d’ailleurs simplement Gratë e Sllatinës së Epërme, soit « Les femmes de Haute Slatina » du nom de la région. Improvisant des rencontres dans le garage familial, puis investissant progressivement la cuisine et les autres locaux de la ferme à mesure que son initiative rencontrait le succès, elle a structuré une filière féminine d’achat et de transformation des légumes locaux. Soutenue par Women For Women, Caritas Suisse, le gouvernement et un prêt de la Banque mondiale, GRASEP a investi 800 000 € en dix ans et modernisé sa chaîne pour traiter 1000 bocaux/h. «Au début, personne ne croyait en nous», confie Valbona. Aujourd’hui, son entreprise offre un revenu stable et un avenir à ses enfants.

La voie de la spécialisation n’est par ailleurs pas la seule à permettre le développement d’une activité agricole compétitive et rentable ; dans un pays où la grande majorité des domaines paysans vivent d’une production diversifiée mais quantitativement modeste, un tel constat est porteur d’espoir. Et lorsque la qualité et des normes de production écologiquement exigeantes soutiennent la comparaison avec des produits labellisés «bio», des entreprises de dimension restreinte peuvent également espérer occuper avec succès un créneau de niche de plus en plus prisé des consommateurs. À Budakove (Municipalité de Suharekë), Muhamet Sallauka en est également convaincu. Sur le domaine familial, ce quadragénaire mise tout à la fois sur l’apiculture, l’élevage de poulets et la pisciculture, dans le respect des normes de l’agriculture biologique.

Les bonnes années, il peut ainsi récolter entre 400 et 500 kg de miel, qu’il vend 30 euros le kilo dans des marchés et magasins spécialisés. Soit le double du prix d’un miel ordinaire disponible dans les rayons de Viva Fresh ou Kastrati… «Les gens sont disposés à payer au juste prix un produit local, sain et de qualité, constate-t-il. Il y a une vraie prise de conscience autour de la nécessité d’une alimentation saine au Kosovo.» Un engouement qui fait aussi le succès de ses poulets de plein air élevés selon le cahier des charges de l’agriculture biologique – même si Muhamet Sallauka, une fois la conversion de son exploitation effectuée, a renoncé à une labellisation en bonne et due forme, trop peu renommée pour en valoir le coût effectif. Mais ses 200 poulets de plein air trouvent sans peine preneurs ; l’éleveur, il y a quelques années, a d’ailleurs demandé une subvention au ministère de l’Agriculture pour porter son cheptel à 1500 volailles, malheureusement sans résultat. Et en 2023, il a en outre installé lui-même deux bassins de pisciculture alimentés par une source sur les hauteurs de son domaine ; une réussite technique indéniable et quelque 400 kg de truites qui ont ainsi fini dans les assiettes de consommateurs de la région.

Cet agriculteur opiniâtre et imaginatif ne s’est pas arrêté là : père de famille, il a entrepris d’aménager son domaine pour y accueillir des élèves de la municipalité et leur montrer de visu ce monde agricole avec lequel beaucoup de petits Kosovars sont en train de perdre le contact. Là encore, le projet n’a pas reçu le soutien escompté des autorités municipales.

«L’inertie et le manque d’intérêt des autorités, que ce soit au niveau local ou à Pristina, est un vrai problème pour le secteur agricole, regrette-t-il. D’autant que les investissements dans ce domaine ont un énorme potentiel en termes de création de postes de travail et se traduiraient à mes yeux par bien d’autres bénéfices, que l’on parle de santé publique ou de sécurité alimentaire.» Sur la petite tour d’observation de bois qu’il a érigée au milieu d’un pré fleuri et arborisé tout prêt à accueillir les écoliers, Muhamet Sallauka ne se laisse pourtant pas décourager. « Je continuerai à innover et à développer mon exploitation même en l’absence de soutiens étatiques », conclut-il.

Blaise Guignard et Claire Berbain

Le parcours de Drita Kabashi ainsi que celui des coopératives GRASEP et TeraFood ont chacun fait l’objet d’articles publiés cet été dans Agri, l’hebdomadaire professionnel agricole de la Suisse romande. Vous pouvez retrouver leur intégralité en libre-accès en suivant ces liens : Drita Kabashi, première productrice laitière du pays La success-story de l’export de pickles.

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Drita Kabashi, première femme productrice laitière du Kosovo, devant les installations de conditionnement et de fabrication de fromage qu’elle a aménagées sur son exploitation de Sallagrazdhë, dans les environs de Suharekë.

À Sallagrazdhë, dans les environs de Suharekë, Drita Kabashi est devenue la première femme productrice laitière du Kosovo. Elle conditionne son lait et fabrique du fromage qui sont vendus dans les supermarchés de la région.

Drita Kabashi, première femme productrice laitière du Kosovo, dans sa ferme de Sallagrazdhë, dans les environs de Suharekë.

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À Viti, dans l’est du Kosovo, Valbona Ajeti a créé GRASEP, une coopérative de production et de conditionnement de légumes employant en majorité des femmes de la région. Ses enfants travaillent aujourd’hui dans l’entreprise, dont son fils Dorart, délégué commercial.

 

La récolte matinale d’Ismet Hoti, agriculteur de Neperbishtë (dans les environs de Suharekë), est prête à être déchargée et conditionnée chez Terra Foods, l’entreprise créée par son neveu Malic.

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Terra Foods exporte 70% de ses bocaux vers la Suisse, l’Allemagne et l’Italie.

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Ismet Hoti décharge sa récolte matinale de concombres dans la trieuse de Terra Foods, l’entreprise créée par son neveu Malic.

Agriculteur à Neperbishtë, dans les environs de Suharekë, Ismet Hoti livre l’essentiel de sa production de concombres à Terra Foods, l’entreprise créée par son neveu Malic.

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À Neperbishtë, Terra Foods, l’entreprise créée par Malic Hoti, emploie essentiellement des femmes issues des minorités roma et ashkali dans ses installations de conditionnement de légumes.

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À Neperbishtë, dans les environs de Suharekë, Malic Hoti a créé Terra Foods, une coopérative de production et de conditionnement de légumes qui exporte 70% de ses bocaux vers la Suisse, l’Allemagne et l’Italie.

À Budakovë, non loin de Suharekë, Muhamet Sallauka a aménagé une partie de son domaine agricole pour l’accueil d’écoliers de la municipalité. Une initiative pour laquelle il n’a reçu pourtant aucun soutien des autorités locales.

Muhamet Sallauka devant les installations de filtrage de l’eau alimentant les bassins de pisciculture aménagés sur son domaine agricole de Budakovë, dans la région de Suharekë.

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Le Kosovo agricole, Un potentiel à développer

Le Kosovo agricole, Un potentiel à développer

Verra-t-on un jour les épiceries de Suisse ou d’Allemagne afficher fièrement Produced in Kosovo ? À quand une distribution à large échelle de spécialités kosovares, capables de rivaliser avec celles venues de Croatie ou de Macédoine ? La question reste ouverte ; certains répondraient avec ironie : le jour où les Kosovars eux-mêmes reconnaîtront la valeur de leur production agricole — et où l’État soutiendra enfin ce secteur autant qu’il promeut d’autres branches de l’économie.

Suharekë, au sud du Kosovo, est une des principales municipalités agricoles du pays.

Car si l’économie kosovare se fait de mieux en mieux connaître à l’international par le biais d’un secteur tertiaire en fort développement, son socle historique et social n’en est pas moins profondément rural. Et l’agriculture, bien que peu mécanisée, en est toujours un pilier économique : en 2022, elle représentait 7,4 % du PIB et mobilisait 23 % des actifs ! Bien sûr, la taille moyenne des exploitations, évaluée entre 1,5 et 3,2 hectares selon la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), reflète l’héritage d’un modèle vivrier : près de 50% de la surface arable totale (un peu plus de 420 000 hectares, (soit environ la moitié du territoire kosovar) est ainsi exploitée par des fermes disposant de moins de 5 ha, et un domaine sur deux ne dépasse pas 1 ha. L’omniprésence du vénérable et inusable petit tracteur rouge IMT, parfait pour ce genre de superficie, en est une jolie preuve visuelle.

Certains agriculteurs ont pu investir dans des machines agricoles adaptées à de grandes surfaces, tels ces deux tracteurs dans les environs de Suharekë.

En un demi-siècle, le tissu agricole du pays a pourtant connu une évolution remarquable, à en juger par les nombreux projets innovants qui y ont vu le jour, grâce à de petits entrepreneurs résilients et durs à la tâche, ayant foi en leur concept et capables de se fédérer pour susciter des synergies efficaces sur le marché intérieur comme à l’exportation. On en verra d’ailleurs quelques exemples lors du deuxième volet de cette série de trois articles consacrés à l’agriculture kosovare. Des modèles inspirants, qui ont su tirer parti du tissu agricole du pays – ce pays où, dans certaines régions, quasiment chaque famille possède encore des terres arables – autant qu’ils ont su le dépasser. Et surtout, des entreprises qui parviennent à surmonter les nombreux freins structurels, voire sociétaux, qui ralentissent leur essor. En détaillant ces derniers, on mesure d’ailleurs le mérite des agriculteurs qui s’accrochent à leur vocation et la transforment en succès entrepreneurial.

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Le robuste tracteur IMT, survivant de l’ère yougoslave, parfaitement adapté à la petite surface de la majorité des domaines du Kosovo.

Bien sûr, il serait injuste de prétendre que l’État kosovar laisse les paysans se débrouiller tout seuls. L’agriculture est bel et bien soutenue, à la fois par un système de paiements directs analogue à ceux que connaissent la Suisse et les pays de l’Union européenne, ainsi que par des subventions octroyées par le ministère de l’Agriculture ou, à l’échelon régional, par les départements compétents des municipalités. Mais dans la réalité, ce soutien ne fonctionne qu’imparfaitement.

Champs entre Suharekë et Mushtishtë (sud du Kosovo).

D’abord parce que le système de paiements directs est lié à la surface déclarée, et donc vulnérable aux abus : à la faveur d’une certaine opacité entretenue par le morcellement extrême des domaines agricoles, trop de propriétaires perçoivent ainsi des aides sans pour autant faire pousser quoi que ce soit sur le bout de terrain dont ils disposent. Le ministère de l’Agriculture, conscient du problème, tente de modifier les critères d’attribution pour tenir compte des chiffres réels de la production plutôt que de la simple surface établie au cadastre. Un travail de longue haleine… mené pas à pas.

Ensuite, si le ministère de l’Agriculture dispose d’un budget de subventions de 30 à 35 millions d’euros par an, soit le plus élevé parmi les ministères, la demande excède pourtant de loin cette somme. Chef de projet et cofondateur de BIOKS, une entreprise de service spécialisée dans l’accompagnement d’entreprises cherchant à obtenir des crédits et subventions du gouvernement et d’investisseurs étrangers, Naim Kicaj est idéalement placé pour le savoir – d’autant que sa clientèle est composée pour plus du tiers d’agriculteurs. «Sur huit demandes qui aboutissent au ministère, une seule obtient un financement, relate cet habitant de Suharekë, dans l’une des principales régions agricoles du Kosovo. Et la suppression des financements de l’USAID décidée par l’Administration étasunienne ne va pas améliorer les choses.»

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Comme de nombreuses exploitations agricoles au Kosovo, cette ferme des environs de Suharekë mise sur la diversification. Entre les dizaines de noyers plantés récemment, des poulets élevés en plein air pâturent librement.

Certes, lorsqu’un entrepreneur agricole parvient à décrocher le financement d’un projet particulier, l’apport n’est pas à minimiser, avec un montant maximum échelonné entre 100’000 et 400’000 euros – pour un projet d’ampleur dans un domaine spécifique, par exemple la transformation de produits carnés ou de légumes.

Encore faut-il parvenir à se frayer son chemin parmi les nombreux obstacles juridiques et administratifs menant à la manne gouvernementale. «Contrairement aux paiements directs, les subventions étatiques ne pas octroyées automatiquement en fonction de la surface cultivée ou de la production, détaille Naim Kicaj. Il faut impérativement qu’une des trois conditions suivantes soit remplie : pouvoir certifier de la propriété du domaine, pouvoir certifier que le domaine appartenait à l’un ou l’autre aïeul en ligne directe, ou disposer d’un contrat de location établi devant notaire. Or, la privatisation des coopératives étatiques qui étaient le système prédominant avant la guerre a eu pour effet de laisser 75% des terres agricoles kosovares sans propriétaire légal.» De nombreux agriculteurs n’ont donc aucune possibilité de demander une subvention ; conscientes du problème, les autorités ont mis en place une procédure de certification de propriété requérant la présence de témoins, mais celle-ci, simple en apparence, peut vite s’avérer complexe, notamment lorsque les ayant-droits résident à l’étranger. «C’est un obstacle majeur aux investissements dans la branche agricole», déplore le spécialiste.

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Elevage de poulets dans les environs de Suharekë.

L’insécurité juridique quant à la propriété foncière a en outre un effet collatéral pernicieux perceptible depuis quelques années : l’érosion des zones agricoles au profit des parcelles dédiées à l’industrie. «Il y a bien un plan d’affectation spécifiant quelles parcelles sont en zone protégée, mais on observe fréquemment la construction de bâtiments industriels sur ces terrains qui devraient rester voués à l’agriculture, déplore ainsi une source au Département des propriétés et du cadastre de Suharekë. La construction de zones industrielles respectant le plan d’affectation permet d’ailleurs d’éviter ce type de problème, et c’est ce que cherche à faire la Municipalité.»

Bref, pas facile de développer un projet agricole dans ce contexte… D’autant que les infrastructures rurales demeurent très insuffisantes; de nombreuses routes de desserte agricole sont souvent en mauvais état, voire impraticables, et les demandes d’aménagement se heurtent aux budgets limités des municipalités. Quant à l’irrigation, elle reste aléatoire. Certains villages en zone rurale attendent depuis des décennies d’être reliés à un réseau de distribution d’eau et ne peuvent compter que sur des puits aménagés par les privés et à leurs frais, même si la brièveté des saisons de culture atténue encore pour l’heure les effets des sécheresses estivales.

Vignes dans les environs de Suharekë.

Enfin, des facteurs sociétaux freinent également l’essor du secteur. L’agriculture est fréquemment perçue comme une activité peu valorisante face au secteur immobilier ou à celui des services. Les femmes y sont actives, parfois même à la tête d’exploitations innovantes, mais elles doivent lutter pour être pleinement reconnues en tant qu’entrepreneures indépendantes. Quant aux synergies collectives, indispensables ne serait-ce que pour alléger la charge financière que l’achat de machines de production ou de transformation fait peser sur les ménages paysans, elles sont malheureusement entravées par une vieille méfiance envers les coopératives agricoles, associées à l’ère socialiste.

L’élevage de vaches laitières et la vente directe de lait et de fromage sont à la base de l’exploitation de Drita Kabashi, à Sallagrazdhë, dans la Municipalité de Suharekë.

Conséquence : en dépit de la vitalité de certaines initiatives locales (comme celles que l’on découvrira dans notre prochain volet), on est bien loin de l’autosuffisance alimentaire. La dépendance aux importations – notamment via les chaînes de supermarchés comme VIVA Fresh, SPAR ou CONAD, qui ont largement pris l’ascendant sur les marchés villageois et les petites épiceries, dans un pays où la population se concentre de plus en plus dans les villes – est problématique. Elle soulève à terme des questions de sécurité alimentaire, mais aussi de santé publique liés à la prévalence de produits transformés souvent peu qualitatifs et issus des systèmes agroalimentaires très intensifs des pays voisins telles la Macédoine du Nord, la Croatie, etc. Et pourtant, le Kosovo a tout pour bien faire, bien produire, bien manger… et bien exporter !

Blaise Guignard

Berlin: Concert en l’honneur du 113e anniversaire de l’Indépendance de l’Albanie

À l’occasion du 113e anniversaire de l’Indépendance de l’Albanie, l’Ambassade de la République d’Albanie en Allemagne a organisé le 27 novembre 2025 un concert classique exceptionnel, placé sous la devise “Chants solennels pour l’amitié”, dans le cadre prestigieux de la Tischlerei de la Deutsche Oper Berlin, rapporte albinfo.de.

Cet événement musical avait pour objectif de célébrer l’amitié et les liens culturels entre l’Albanie et l’Allemagne, en présentant une sélection d’œuvres classiques majeures, de Wagner jusqu’aux sonorités traditionnelles albanaises.

Le concert s’est ouvert par l’intervention de l’Ambassadrice d’Albanie en Allemagne, Adia Sakiqi, et a réuni des représentants d’institutions allemandes, du corps diplomatique ainsi que de la communauté albanaise en Allemagne.

Les performances de la soirée ont mis en lumière la voix captivante et expressive de la soprano internationale Ana Naqe, la pianiste talentueuse de la Deutsche Oper Berlin Elda Laro, le violoniste du Deutsches Symphonie-Orchester Daniel Vlashi et le saxophoniste virtuose Zija “Bushi” Bejleri. Le concert a été animé par l’actrice albanaise établie à Berlin, Ema Ndoja, qui a apporté une touche d’émotion supplémentaire à travers ses récitations.

La soirée a offert un voyage émouvant à travers le patrimoine artistique albanais et classique, soulignant le rôle de l’art comme pont d’union entre les deux pays. L’Ambassade a exprimé ses remerciements particuliers aux artistes qui ont fait de ce concert une expérience inoubliable./Albinfo.de

 

📸 Photo credits: Mimoza Veliu