De prestigieux entrepreneurs suisses évaluent les capacités d’investissement du Kosovo

Une équipe prestigieuse d’entrepreneurs suisses a séjourné au Kosovo pour une visite de deux jours, du 22 au 23 juin 2023. Une série de réunions ont eu lieu afin de faire connaissance et de créer des opportunités de coopération avec des entreprises locales, spécialisées dans le domaine des technologies de l’information et du secteur de la construction, de l’architecture et de la menuiserie.

De grands noms du secteur de l’économie et des chefs d’entreprise tels que Pierre et Sébastien Lamunière du groupe Edipresse, propriété de la famille Lamunière qui œuvre également dans les médias, le digital mais aussi dans l’immobilier et la construction avec Jean-Marc Probst (groupe Probst Holding SA), Pierre-Marcel Favre d’Edition Favre ainsi que le fondateur et dirigeant du groupe Orllati, Avni Orllati, lauréat du prestigieux prix de l’industrie suisse “EY Entrepreneur of the Year”. Pendant deux jours, ils ont rencontré les propriétaires et les représentants de certaines des entreprises kosovares qui, grâce à leur savoir-faire et leurs services, sont prêtes pour le marché international.

Cette délégation a vu de près les derniers développements des produits de ces entreprises, ouvrant la voie à une coopération entre la Suisse et le Kosovo.

La capacité de production et le potentiel des employés, et en particulier la volonté de s’acclimater en fonction des exigences ont été les éléments les plus appréciés par les invités suisses, mettant ainsi  ces entreprises en phase avec les dernières nouveautés technologiques et le marché international.

Lors de la première journée, sous l’égide de la plateforme média albinfo.ch online&print, et en soutien à l’USAID Kosovo Compete Activity, l’équipe a accompagné ces dirigeants dans des entreprises telles que Metdaan, Starlabs, Speex et Kutia. Les invités suisses ont eu droit à une présentation des valeurs et des succès de chacune dans les projets technologiques sous les caméras de la chaîne Klan Kosova. Au cours de la deuxième journée, les représentants ont poursuivi leurs rencontres dans des entreprises de production, de construction, d’architecture et de design à savoir Studio Modium, l’usine de maison modulaire Instabuilt et la menuiserie Ciao Berto. Le co-organisateur de ce projet, USAID Kosovo Compete Activity, a planifié l’agenda de cette visite au Kosovo.

En signe de remerciement et de bienvenue, vendredi après-midi, la délégation a été reçue à Rahovec, à la cave à vin “Stonecastle”, où les invités ont eu droit à une présentation du processus de production et ont goûté à ce produit local kosovar.

Cette visite de la délégation suisse s’est terminée par une rencontre avec le maire de la municipalité de Prishtina, Përparim Rama, lors d’un dîner durant lequel Monsieur Rama a répondu de nombreuses questions liées à Pristina mais où ont également été évoquées des possibilités, les structures politiques et des fonds sur lesquels de nouveaux projets peuvent être créés entre entreprises.

Plus de photos->:
Vizita e ndërmarrësve prestigjiozë zviceranë në Kosovë/

Avni Orllati, ainsi que les membres des familles Lamunière, Probst et Favre ont été impressionnés par tout ce que proposent la capitale et les entreprises kosovares, laissant ainsi la voie ouverte à la coopération. En outre, il a été reconnu que le Kosovo est désormais un lieu potentiel d’investissement.

Lire aussi ->Fin de la première journée de visite des représentants du Forum de la Construction Suisse-Kosovo

Vizitë në studion e arkitekturës “Modium” në Prishtinë
Vizitë në studion e arkitekturës “Modium” në Prishtinë
Vizitë në studion e arkitekturës “Modium” në Prishtinë
Vizitë në studion e arkitekturës “Modium” në Prishtinë
Vizitë në studion e arkitekturës “Modium” në Prishtinë
Vizitë në studion e arkitekturës “Modium” në Prishtinë
Vizitë në studion e arkitekturës “Modium” në Prishtinë
Vizitë në studion e arkitekturës “Modium” në Prishtinë
Vizitë në studion e arkitekturës “Modium” në Prishtinë
Vizitë në studion e arkitekturës “Modium” në Prishtinë
Vizitë në fabrikën e prodhimin dhe asamblimin e ndërtimeve modulare “InstaBuilt”
Vizitë në fabrikën e prodhimin dhe asamblimin e ndërtimeve modulare “InstaBuilt”
Vizitë në fabrikën e prodhimin dhe asamblimin e ndërtimeve modulare “InstaBuilt”
Vizitë në fabrikën e prodhimin dhe asamblimin e ndërtimeve modulare “InstaBuilt”
Vizitë në fabrikën e prodhimin dhe asamblimin e ndërtimeve modulare “InstaBuilt”
Vizitë në fabrikën e prodhimin dhe asamblimin e ndërtimeve modulare “InstaBuilt”
Vizitë në fabrikën e prodhimin dhe asamblimin e ndërtimeve modulare “InstaBuilt”
Vizitë në fabrikën e prodhimin dhe asamblimin e ndërtimeve modulare “InstaBuilt”
Vizitë në fabrikën e prodhimin dhe asamblimin e ndërtimeve modulare “InstaBuilt”
Vizitë në fabrikën e mobilieve Ciao Berto
Vizitë në fabrikën e mobilieve Ciao Berto
Vizitë në fabrikën e mobilieve Ciao Berto
Vizitë në fabrikën e mobilieve Ciao Berto
Vizitë në fabrikën e mobilieve Ciao Berto
Vizitë në fabrikën e mobilieve Ciao Berto
Vizitë në fabrikën e mobilieve Ciao Berto
Vizitë në Podrumin Stone Castle në Rahovec
Vizitë në Podrumin Stone Castle në Rahovec
Vizitë në Podrumin Stone Castle në Rahovec
Vizitë në Podrumin Stone Castle në Rahovec
Vizitë në Podrumin Stone Castle në Rahovec
Darkë me kryetarin e Prishtinës, Perparim Rama
Darkë me kryetarin e Prishtinës, Perparim Rama
Darkë me kryetarin e Prishtinës, Perparim Rama
Darkë me kryetarin e Prishtinës, Perparim Rama
Darkë me kryetarin e Prishtinës, Perparim Rama

Foto: Leotrim Canaj

 

Le programme de réinstallation sera poursuivi en 2024-25

Lors de sa séance du 16 juin 2023, le Conseil fédéral a donné son feu vert au programme de réinstallation pour les années 2024 et 2025. La Suisse pourra ainsi accueillir, durant cette période de deux ans, au maximum 1600 réfugiés particulièrement vulnérables, qui se trouvent en situation précaire dans leur pays de premier accueil. Le programme ne sera toutefois activé qu’en concertation avec les cantons et les communes et à la condition que la situation s’améliore sensiblement en matière d’hébergement et d’encadrement des personnes qui relèvent du domaine de l’asile.

En 2019, le Conseil fédéral s’est prononcé en faveur d’une participation pérenne de la Suisse aux activités de réinstallation du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). Il a alors chargé le Département fédéral de justice et police (DFJP) de proposer tous les deux ans un contingent d’admission correspondant au nombre maximal de personnes à réinstaller, compris entre 1500 et 2000 réfugiés. Ces contingents sont déterminés après consultation d’un groupe de suivi, qui comprend des représentants de l’administration fédérale, des cantons, des villes et des communes, ainsi que des organisations concernées.

Le programme actuellement en cours (2022-2023) prévoit de réinstaller en Suisse jusqu’à 1820 réfugiés. Depuis le 1er avril 2023, le DFJP a toutefois suspendu les admissions de personnes à réinstaller, sur proposition de l’Etat-major spécial Asile (SONAS) et en concertation avec les cantons, pour tenir compte de la pression actuelle sur le système d’asile suisse. Au total, 980 personnes ont trouvé jusque-là refuge en Suisse dans le cadre de ce programme.

Afin de répondre aux besoins en matière de planification, le Conseil fédéral est tenu de fixer dès aujourd’hui le cadre du prochain programme bisannuel (2024-2025). Ce programme, qui prévoit un contingent allant jusqu’à un maximum de 1600 réfugiés, ne sera cependant activé qu’après consultation des cantons, des villes et des communes. Ainsi, les admissions ne reprendront que lorsque la situation en matière d’asile sera suffisamment apaisée pour permettre la prise en charge de ces personnes vulnérables.

Les priorités géographiques resteront les mêmes que pour le programme en cours et correspondent aux régions où les besoins sont les plus importants: au moins 90% des réfugiés réinstallés devront être des personnes qui fuient les conflits aigus et les persécutions personnelles au Moyen-Orient et le long de la route de la Méditerranée centrale en direction de l’Europe. La Suisse se concentrera sur trois à cinq premiers pays d’accueil afin d’assurer une mise en œuvre efficace du programme. Au maximum 10% du contingent pourra concerner des personnes dont le besoin de réinstallation résulte de situations imprévues et qui se trouvent en dehors des pays hôtes cibles.

Instrument humanitaire, la réinstallation permet de soutenir les pays de premier refuge, dans lesquels vivent plus de 80% des réfugiés à travers le monde, et contribue à lutter contre le trafic de migrants. L’accent est mis sur l’accueil des femmes, des enfants et des familles vulnérables, qui se trouvent dans des zones de crise.

Pour qu’une personne puisse être réinstallée en Suisse, elle doit remplir certaines conditions. Il faut notamment que le HCR lui accorde la qualité de réfugié, qu’elle ait un besoin accru de protection qui ne peut être satisfait dans le pays de premier asile, et qu’elle fasse valoir une volonté d’intégration en Suisse. La personne concernée est aussi soumise au préalable à un contrôle de sécurité approfondi.

Incident lors d’un entraînement de la Patrouille Suisse

Ce matin, deux avions de type F-5 Tiger se sont touchés lors d’un entraînement de la Patrouille Suisse dans la région de Baar/Zoug. Tous les avions ont ensuite pu atterrir en toute sécurité. Aucun blessé n’est à déplorer parmi les pilotes. La justice militaire a ouvert une enquête.

Lors de l’entraînement en vue du show de la Patrouille Suisse à la Fête Fédérale des Yodleurs à Zoug le week-end prochain, deux avions de type F-5 Tiger se sont touchés en vol.

Le nez d’un F-5 Tiger s’est détaché et a heurté la façade d’une maison. Lors de l’impact, les vitres du bâtiment se sont brisées et une personne a été légèrement blessée par les éclats de verre. Lors du contact entre les deux avions, le parachute de freinage de l’un des deux appareils s’est déclenché, tombant également au sol.

Les six avions de type F-5 Tiger qui participaient à l’entraînement ont pu se poser à Emmen. Aucun blessé n’est à déplorer parmi les pilotes.

La justice militaire a ouvert une enquête.

Les Forces aériennes ont décidé de suspendre le service de vol de la Patrouille Suisse. Par conséquent, la démonstration aérienne prévue lors de la fête des yodleurs à Zoug ce week-end n’aura pas lieu.

/admin.ch/

Granit Xhaka est-il suisse?

Sascha Ruefer aurait fait cette assertion dans le cadre du tournage du documentaire « The Pressure Game – Au cœur de la Nati ». Ce documentaire de six épisodes d’une trentaine de minutes permet aux téléspectateurs de suivre divers acteurs de la Nati dans un cadre auquel les téléspectateurs n’avaient jamais pu avoir accès jusqu’ici.

Toutefois, la SRF aurait retiré le commentaire de M. Ruefer à l’origine de la polémique de la version finale. C’est ce qu’affirmait le média Watson. Toutefois, les réactions outrées n’ont pas tardé et les jugements de valeur sur l’assertion de M. Ruefer également. Notamment, ses propos ont été qualifiés de « racistes » et « graves ».

Les cris d’orfraies et le bal des vierges effarouchées peut et pourra continuer indéfiniment. Il n’en demeure pas moins que Sascha Ruefer a raison. Granit Xhaka n’est pas suisse. Mais il n’est pas albanais non plus. Il est bâlois. La ville de Bâle se situe dans le Canton de Bâle et ce dernier est un Canton de la Suisse. Granit Xhaka est de nationalité suisse. Mais son premier sentiment d’appartenance va à la ville de Bâle, comme le mien va à Delémont. Est-ce pour autant que les citoyens des deux villes se considèrent comme semblables?

La suissitude varie d’un Canton à l’autre

Dans les années 90, mon père, alors citoyen de Delémont, travaillait dans la périphérie de Bâle. Alors qu’il venait de débuter cet emploi, il subissait des actes répétés de mobbing de la part de son supérieur hiérarchique. Cet état de fait n’a pas manqué de le surprendre et de susciter de vives interrogations chez lui et ses collègues, ces derniers estimant qu’il effectuait les tâches qui lui étaient assignées avec brio. Dès lors, un jour, l’un desdits collègues s’en alla s’enquérir auprès du supérieur de mon père de la ou des raisons qui l’amenait à agir de manière incompréhensible.

Il lui avait rétorqué qu’il n’aimait pas les jurassiens, qu’il considérait comme peu assidus à la tâche après les avoir côtoyé durant son service militaire. Le collègue à mon père lui a répondu : « Il n’est pas jurassien, il est albanais ». Dès cet instant, les actes de mobbing ont cessé. Le supérieur était convaincu que mon père était jurassien car il se basait jusque-là uniquement sur les plaques minéralogiques de sa voiture.

Le fédéralisme suisse permet à la diversité d’être unie au sein d’un même Etat. Il peut également s’avérer surprenant, l’anecdote ci-dessus en est un exemple probant. Granit Xhaka n’est pas suisse. Mais Sascha Ruefer n’est pas habilité pour définir qui l’est ou ne l’est pas. Personne ne l’est car le concept de suissitude varie d’un endroit à l’autre du territoire helvétique.

Qu’est-ce qu’être Suisse?

En 2017, Yves Nidegger avait tenté de répondre à cette question alors qu’il donnait une Conférence pour l’ASIN au Crêt dans le Canton de Fribourg. Yves Nidegger expliquait aux spectateurs venus l’écouter les conséquences qu’un rattachement institutionnel aurait pour la Suisse. Après un préambule diachronique, Yves Nidegger a donné sa définition de ce qu’est la Suisse et elle est très intéressante* :

« Nous avons une culture juridique, une culture politique. Ce qui fait qu’un tessinois et un jurassien sont tous les deux suisses, c’est qu’ils votent le dimanche et qu’ils changent la Constitution. C’est cela qui nous fait suisses. Nous sommes une nation qui existe par la politique ».

Ce soir-là, probablement sans le savoir, Yves Nidegger a donné la définition cicéronienne du mot peuple. En effet, le célèbre philosophe et juriste romain, à la question de savoir ce qu’était un peuple avait répondu que :

« Par peuple, il faut entendre, non tout un assemblage d’hommes groupés en un troupeau d’une manière quelconque, mais un groupe nombreux d’hommes associés les uns aux autres par leur adhésion à une même loi et par une certaine communauté d’intérêt. »

Ici, il n’est nullement question d’éléments ethnico-linguistiques, religieux ou culturels. Cicéron donne deux caractéristiques du peuple. Un peuple est un groupe d’hommes qui adhère à une communauté juridique et politique.

Pourquoi Granit Xhaka n’est pas suisse ? De la confusion sémantique à éclaircir entre citoyenneté et nationalité

Boris Barraud enseignant à la Faculté de philosophie et de droit de l’Université Lyon III-Jean Moulin, qui s’est attaché à la distinction, affirme que « La citoyenneté, à l’inverse de la nationalité, paraît caractériser le fait, pour un individu, d’appartenir, non à une nation directement, mais à un Etat, donc à un ordre juridique et institutionnel. […] La citoyenneté est donc le lien juridique et politique qui rattache un individu à une structure étatique, quand la nationalité est le lien social et culturel qui relie un individu à une nation. »1.

Toujours pour le même auteur, « la nationalité […] ne peut que se définir comme étant le caractère de ce qui appartient à la nation, c’est-à-dire comme étant une propriété sociologique. La nationalité n’est pas une donnée juridique. » L’auteur reconnaît tout de même que le concept possède une autre acception en droit international. Et il souligne même que la nationalité se définit classiquement comme l’« appartenance juridique et politique d’une personne à la population constitutive d’un État »2.

Ces deux termes peuvent être confondus et même être envisagés comme synonymes. Barraud postule, avec le Professeur Chevallier, que «la nationalité renvoie à l’appartenance à une communauté, alors que la citoyenneté évoque un ensemble de droits » même si pour lui

« ladite appartenance est un fait sociologique et non un élément juridique défini par la loi étatique ».

Pour notre part, nous avançons qu’il s’agit de deux statuts qui ont en commun d’être des liens juridiques et politiques envers un Etat. « La nationalité se réfère au statut – passif – de l’individu dans l’Etat, c’est-à-dire du point de vue de l’appartenance (membership), comme élément de différenciation entre « nous » et les autres, alors que la citoyenneté se caractérise par la participation active de l’individu au façonnement des institutions démocratiques nationales »3.

De plus, alors que le citoyen a toujours la jouissance des droit politiques, il n’en va pas de même pour le national ce qui amène Maury à dire que « le terme national est donc plus large que celui de citoyen : les citoyens constituent une catégorie spéciale de nationaux ».

Est-ce que l’étranger devient suisse dès lors qu’il ne sent plus d’attache à sa patrie d’origine ?

Il y a près d’un siècle, des Polonais se sont installés dans le district d’Ajoie dans le Canton du Jura. De nos jours, ils sont de nationalité suisse, n’ont plus aucune attache avec leur pays d’origine et leur nom de famille est considéré par le commun des mortels comme étant suisse. Mais à partir de quand sont-ils devenus suisses ?

Juridiquement, dès l’obtention de leur passeport. Mais, comme le démontre la diversité des critères de naturalisation en fonction du Canton de résidence et les critiques des partis politiques toutes obédiences confondues concernant ces dernières, nombreux sont les citoyens suisses de plusieurs générations à ne pas forcément reconnaître certains naturalisés comme étant suisses.

Le fait de ne plus ressentir d’attache pour son pays d’origine sans forcément l’oublier constitue-t-il un marqueur probant du degré d’acculturation d’une personne ou d’un descendant d’une personne étrangère ? La question mérite d’être posée et le postulat interrogatif qu’elle induit ne peut pas être balayé d’un revers de la main. En effet, les japonais, les kurdes et les albanais, pour ne citer qu’eux, ont pour particularité de pratiquer l’endogamie ethnique. Il a fallu attendre l’apparition de la télévision dans les années 50 pour que les albananophes qui avaient émigré au sud de l’Italie à la fin du 16ème siècle s’assimilent aux italiens.

Dans ces circonstances, il apparaît évident que le temps nécessaire à l’acculturation des ethnies précitées sera plus conséquent que pour les polonais mentionnés auparavant. Mais ladite acculturation dépend-t-elle uniquement du sentiment d’appartenance des immigrés ? N’est-elle pas également tributaire de la perception du commun des mortels présents avant lesdits immigrés et qui interagissent avec eux ?

A cette question, nous nous permettons de répondre par l’affirmative. Les deux facteurs sont importants et décisifs. En effet, si l’un des descendants des polonais ajoulots ne m’avait pas confié l’état de fait susmentionné, je serais probablement encore convaincu que son nom est jurassien. Le fait qu’il m’ait communiqué cette information simplement à titre informatif au cours d’une discussion banale est un élément à ne pas négliger. A aucun moment il n’a donné l’impression de ressentir une forme quelquonque d’obédience pour la patrie d’origine de ses ancêtres, de s’en enorgueillir ou de la déplorer.

Ceci démontre que l’acculturation dépend autant du sentiment d’appartenance que de la perception des personnes interagissant avec les immigrés ou les descendants d’immigrés.

Gjon Haskaj, coordinateur Pro Suisse Jura, 13.06.2023

Afërdita Bogiqi, candidate aux élections fédérales : Votez pour les candidats albanais

Afërdita Bogiqi est une candidate du PS du canton du Valais, en lice pour un siège à la Chambre des cantons (sénat) du Parlement suisse, lors des élections du 22 octobre 2023.

Contrairement aux autres candidats d’origine albanaise, Afërdita est la seule à posséder une expérience dans la direction. Depuis près de trois ans, elle travaille au sein de l’administration communale de la commune où elle vit, Monthey, dans le canton du Valais. De plus, elle est la seule femme à ce poste à avoir rejoint l’exécutif après huit ans où on ne comptait aucune femme dans sa composition. Dans l’interview pour albinfo.ch, Mme Bogiqi parle de la course dans laquelle elle a annoncé sa candidature, de ses opinions sur la politique en Suisse, de la nécessité d’une plus grande activation des Albanais avec le droit de vote en Suisse, etc.

Albinfo.ch : Vous avez été désignée par votre parti comme candidate aux élections fédérales pour le Conseil des Etats du 22 octobre de cette année. Vous êtes également membre de l’exécutif de Monthey, la troisième ville la plus peuplée du Valais. Qu’est-ce qui vous a poussé à vous essayer au niveau national ?

A.Bogiqi : C’est tout d’abord la volonté de contribuer au bien-être de tous les citoyens ainsi qu’à la démocratie. Ensuite, il y a la passion pour la politique, pour comprendre et expérimenter les relations complexes qui existent entre la politique, les institutions étatiques et la société. Et enfin, l’envie d’apprendre constamment de nouvelles choses, même dans des domaines techniques que je ne connais pas. Pour aider les citoyens du Valais à comprendre que, même les personnes d’origine étrangère, en particulier les Albanais, font partie de ce pays et contribuent à ce pays.

Albinfo.ch : Cela vous a-t-il encouragé à vous présenter aux élections nationales ?

A.Bogiqi: oui, évidemment. Le fait que mon mandat politique se déroule bien, que mon travail et mon caractère soient appréciés m’a encouragé à aller plus loin.

Albinfo.ch: Vous êtes désigné par votre parti et vous y rendez des comptes en y sollicitant son soutien. Mais la communauté albanaise a aussi son intérêt dans ces élections : selon cette communauté, “les conditions sont réunies” pour avoir enfin un ou plusieurs hommes politiques d’origine albanaise au Parlement. Pensez-vous aussi que ces conditions sont arrivées à maturité ?

A.Bogiqi: Je pense que oui. La plus grande preuve en est l’élection d’Ylfete Fanaj à l’exécutif du canton de Lucerne. Que de succès et de progrès pour elle, mais également pour notre communauté ! Plus les gens atteignent ces niveaux de pouvoir, plus l’impact est grand, non seulement pour améliorer l’image des Albanais, mais également pour faciliter la coexistence dans la société suisse. Je pense donc que les Albanais qui ont le droit de vote doivent soutenir les candidats qui se présentent, quel que soit le parti auquel ils appartiennent.

Albinfo.ch: Comptez-vous beaucoup sur le soutien de la communauté albanaise lors de ces élections ou pensez-vous avoir une base sûre parmi les électeurs traditionnels de votre parti ?

A.Bogiqi: Mon parti a 20% des voix ici, au Valais. Les décisions au Conseil des Etats sont basées sur un système majoritaire, ce qui signifie qu’environ 50 000 voix sont nécessaires pour être élu. Il faudra donc beaucoup de travail jusqu’au 22 octobre et un large soutien de la population suisse et de celle des communautés étrangères, mais aussi celles d’origine albanaise, pour y parvenir.

Albinfo.ch: Que promettez-vous à cette communauté, au cas où vous seriez élue député ?

A.Bogiqi: Le premier avantage est que l’image de la population albanaise sera encore meilleure qu’elle ne l’est aujourd’hui. Le Valais entier découvrira qu’une femme portant un nom et un prénom albanais sera candidate au Conseil des Etats. Nous avons tous besoin de personnes qui nous inspirent et nous font avancer. Il est difficile de promettre quelque chose de concret à tout un groupe. Toutefois, en tant que personnalité publique, vous êtes un ambassadeur de cette communauté où que vous vous trouviez..

Albinfo.ch: Vous êtes également connue au sujet des activités de la communauté albanaise, dites-nous, en bref : pourquoi un Albanais, une personne ayant le droit de vote en Suisse, devrait-il voter ? Y a-t-il des domaines spécifiques dans lesquels vous promettez d’être particulièrement engagée à cet égard ?

A.Bogiqi: Je protégerai les petites et moyennes entreprises (entreprises), le pouvoir d’achat des citoyens, l’assurance maladie à un prix abordable, la création de places de crèche suffisantes pour les enfants, la formation professionnelle, etc.

Albinfo.ch: Il reste environ 5 mois avant les élections, ce qui est relativement court. Avez-vous fait le plan de votre campagne électorale? Si oui, à quoi ressemble-t-il ? Avez-vous prévu des rencontres avec la communauté albanaise ici ou avec d’autres d’origine étrangère ?

A.Bogiqi: L’avantage de cette campagne est qu’elle apporte une grande visibilité. Mais, être candidat au Conseil des Etats demande de grands sacrifices, une présence auprès de la population et dans de nombreuses manifestations dans tout le Valais jusqu’au 20 octobre, des semaines entières pour étudier des dossiers et préparer des débats télévisés et radio, des campagnes de communication sur les réseaux sociaux, etc.

Je participerai à certaines soirées organisées par notre communauté comme, par exemple, par l’association “Medvexha”.

Albinfo.ch: Pour terminer, des mots avec lesquels vous voudriez vous adresser à la communauté albanaise, à savoir les lecteurs d’Albinfo.ch à l’occasion de votre course pour le Parlement de Suisse ?

A.Bogiqi: Voter signifie participer à la démocratie de l’État où vous vivez. C’est exprimer ce droit en tant que citoyen. C’est soutenir les personnes qui s’engagent non seulement envers l’État suisse, qui est devenu le nôtre, mais aussi envers les territoires kosovars, albanais et tous les territoires albanais. Cela signifie être habilité en tant que personne, mais aussi en tant que groupe pour soutenir plus tard nos intérêts en tant que peuple. C’est soutenir une personne qui s’engage et sacrifie son temps libre pour s’engager pour le bien et l’intérêt de tous. Alors, n’oubliez pas de voter et de motiver vos proches, amis à voter pour tous les Albanais qui se présentent.

Les bulletins de vote arriveront par la poste début octobre. La liste pour le Conseil des Etats au Valais sera une liste de huit candidats. Il suffit de mettre une croix à côté du nom de la candidate Aferdita Bogiqi. Il y a deux tours d’élections, ce qui signifie qu’il faut voter deux fois.

B. SH.

Mesures d’accompagnement et lutte contre le travail au noir

L’année dernière, les organes d’exécution des mesures d’accompagnement (FlaM) et de la loi fédérale sur le travail au noir (LTN) ont renforcé leurs activités de contrôle. L’année 2022 a été marquée par la levée des restrictions liées à la pandémie. L’objectif minimal de contrôles FlaM a de nouveau été atteint et les activités de contrôle ont encore été intensifiées. Les infractions et sous-enchères salariales constatées se situent à un niveau comparable à celui d’avant la crise.

L’activité de contrôle dans le domaine des FlaM a pu être augmentée par rapport à l’année dernière. En 2022, les organes d’exécution ont contrôlé les conditions de travail et de salaire auprès de 37 134 entreprises et de 165 845 personnes, ce qui représente 4 % d’entreprises en plus qu’en 2021. Ils ont contrôlé 7 % des employeurs suisses, 27 % des travailleurs détachés et 32 % des prestataires de services indépendants. L’objectif fixé par l’ordonnance sur les travailleurs détachés, à savoir 35 000 contrôles, a donc été dépassé. L’activité de contrôle des organes d’exécution est basée sur une stratégie orientée risque. Par conséquent, les taux d’infraction et de sous-enchère salariales ainsi calculés ne sont pas représentatifs de la situation globale sur le marché du travail et doivent être interprétés avec prudence.

Dans les branches couvertes par une convention collective de travail (CCT) étendue, le taux d’infraction constaté par les commissions paritaires auprès des travailleurs détachés se monte à 17 % (2021 : 21 %). Dans les branches sans salaires minimaux contraignants, les commissions tripartites (CT) cantonales ont constaté une légère augmentation (de 13 % à 16 %) des cas de sous-enchère salariale auprès des travailleurs détachés. Le taux de sous-enchère salariale dans les entreprises suisses constaté par les CT cantonales est demeuré inchangé, à 10 %. En ce qui concerne les prestataires de services indépendants de l’espace UE/AELE, toutes branches confondues, 7 % des 4 492 contrôles effectués ont mené à un soupçon d’indépendance fictive (2021 : 6 % de 4 596 contrôles). En 2022, 1 581 procédures de conciliation ont été ouvertes pour cause de sous-enchère des salaires et des conditions de travail usuelles. 87 % des procédures avec des entreprises détachant des travailleurs ont pu être closes avec succès. S’agissant des procédures avec des entreprises suisses, ce taux se montait à de 60 %. Par rapport à l’année 2021, davantage de procédures ont été closes avec succès (2021 : 82 % et 60 % respectivement).

Les mesures d’accompagnement constituent un dispositif essentiel pour assurer la protection des conditions de salaire et de travail en Suisse. Les autorités étatiques et les partenaires sociaux collaborent étroitement et assurent une protection globale des salaires.

Lutte contre le travail au noir pour un marché du travail suisse équitable
Dans le cadre de la lutte contre le travail au noir, les organes de contrôle cantonaux ont nettement augmenté le volume des contrôles également en 2022. Les contrôles d’entreprises (13 761) et les contrôles de personnes (41 925) ont connu une hausse respectivement de 14 % et de 23 % par rapport à l’année dernière, dépassant même le niveau d’avant la crise de 2019. De manière générale, ce sont les branches du secteur principal de la construction, du second œuvre, de l’hôtellerie-restauration et du commerce qui ont une nouvelle fois enregistré le plus de contrôles. En 2022, à la suite de ces contrôles, les organes cantonaux ont transmis 13 147 situations donnant lieu à un soupçon aux autorités spéciales compétentes pour investigation complémentaire, ce qui correspond à une diminution très faible d’environ 1 % par rapport à 2021.

Au nombre de 3 044, les retours des autorités spéciales aux organes de contrôle cantonaux sur les mesures prises et les sanctions prononcées ont également enregistré une diminution (d’environ 7 % par rapport à 2021). La baisse la plus importante a été observée dans le domaine du droit des assurances sociales (- 11 %).

En 2022, le nombre d’utilisateurs de la procédure simplifiée pour le décompte des cotisations sociales et des impôts pour les faibles volumes salariaux a reculé, passant de 98 305 entreprises en 2021 à 73 779 en 2022. Cette baisse pourrait être due à l’adaptation du modèle commercial d’une entreprise plate-forme leader dans le secteur des nettoyages.

Les organes de contrôle en matière de lutte contre le travail au noir fournissent une contribution importante à la lutte contre le travail au noir et contribuent ainsi à une économie et à un marché du travail sains et équitables.

Révision de l’OChP : le Conseil fédéral facilite le tir de loups

Les effectifs croissants de loups posent des défis considérables, en particulier aux régions de montagne. Lors de sa séance du 2 juin 2023, le Conseil fédéral a décidé de faciliter le tir de loups en révisant partiellement l’ordonnance sur la chasse (OChP). Cette révision devrait permettre d’apaiser la situation dans les zones concernées jusqu’à l’entrée en vigueur de la modification de la loi sur la chasse.

La Suisse compte actuellement environ 250 loups et 26 meutes, et les effectifs continuent de croître. En raison des problèmes auxquels doit faire face l’économie alpestre, le Conseil fédéral souhaite autoriser plus facilement le tir de loups. Le 2 juin 2023, il a adopté la révision de l’OChP, dont l’entrée en vigueur est prévue au 1er juillet 2023.

De plus, afin de soutenir l’économie alpestre traditionnelle, la Confédération a mis à disposition, début avril, 4 millions de francs supplémentaires destinés à renforcer la protection des troupeaux. Ces moyens visent à financer diverses mesures urgentes, que les cantons peuvent solliciter.

Abaissement des seuils de dommages

L’OChP ainsi révisée par le Conseil fédéral permet dorénavant de tirer des loups isolés (ne faisant pas partie d’une meute), même lorsque ceux-ci sont présents sur le territoire d’une meute. L’expérience des dernières années a montré que de tels individus peuvent rôder sur le territoire d’une meute et y causer des dommages.

Dans les régions où des loups isolés ont déjà provoqué des dégâts, le seuil de dommages permettant le tir d’individus isolés a été abaissé de dix à six animaux de rente. En outre, les loups isolés qui représentent un grave danger pour l’homme pourront désormais également être abattus.

Le seuil de dommages a aussi été abaissé pour la régulation de meutes. Les cantons peuvent déposer auprès de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) une demande de tirs de régulation après huit animaux de rente tués, contre dix jusqu’à présent. Dans les régions abritant plus d’une meute, les cantons peuvent renforcer la régulation du loup.

Les bovidés, les équidés et, notamment, les alpagas et les lamas ne seront dorénavant plus seulement pris en compte dans les « dommages importants » lorsqu’ils sont tués, mais également aussi lorsqu’ils sont gravement blessés. S’agissant des grands animaux de rente, le seuil de dommages a été abaissé à un individu, contre deux jusqu’à présent. Cette nouvelle disposition vaut tant pour la régulation des meutes que pour les mesures contre des loups isolés.

De plus, un loup d’une meute peut dorénavant être immédiatement abattu s’il constitue de manière soudaine et non prévisible une menace pour la vie ou l’intégrité corporelle des personnes. Un tel tir ne nécessite pas l’assentiment de l’OFEV.

L’ordonnance modifiée entrera en vigueur le 1er juillet 2023.

Le Conseil fédéral lance la consultation sur le message FRI 2025-2028

Le 2 juin 2023, le Conseil fédéral a ouvert la procédure de consultation sur le message relatif à l’encouragement de la formation, de la recherche et de l’innovation pendant les années 2025 à 2028 (message FRI). Les dépenses prévues s’élèvent à 29,7 milliards de francs. La politique FRI de la Confédération crée des perspectives durables pour les individus, la société et l’économie. Les objectifs, les mesures et les moyens d’encouragement sont conçus à long terme et équilibrés dans tous les domaines d’encouragement. La procédure de consultation court jusqu’au 24 septembre 2023.

Le succès de la Suisse tient notamment à un encouragement fiable et à long terme de la formation, de la recherche et de l’innovation (FRI). Selon le bilan provisoire de la période de financement 2021 à 2024, le système FRI suisse est, dans l’ensemble, bien positionné et compétitif au niveau international. Avec le message FRI 2025-2028, le Conseil fédéral entend maintenir l’objectif qu’il a défini pour les années 2021-2024 : « La Suisse reste à la pointe dans les domaines de la formation, de la recherche et de l’innovation ».

Pour y parvenir, le Conseil fédéral prévoit d’engager 29,7 milliards de francs dans le domaine FRI pendant les années 2025 à 2028. Le 10 mars 2023, il a fixé pour ce domaine politique une croissance de 2 % en valeur nominale dans le cadre de ses décisions relatives aux arrêtés financiers pluriannuels. Lors de ses décisions visant à assainir les finances fédérales, le Conseil fédéral avait également souligné que la situation financière de la Confédération demeurait difficile. De manière générale, il faut éviter une politique de stop-and-go dans le domaine FRI. La question de savoir si les montants maximaux définis seront effectivement disponibles dépendra de l’évolution des finances fédérales.

Le Conseil fédéral pointe plusieurs défis importants à relever lors de la période d’encouragement 2025-2028. Dans un contexte de pénurie de personnel qualifié, la Confédération doit être un partenaire fiable pour les cantons tant dans le domaine de la formation professionnelle que dans celui des hautes écoles. Le domaine des EPF est lui aussi doté d’une croissance solide. Le Conseil fédéral fait également de la formation continue une priorité en raison de son rôle essentiel en faveur de l’apprentissage tout au long de la vie.

Le pôle économique et de recherche suisse doit faire face à la pression internationale. Pour renforcer la compétitivité, le Conseil fédéral mise prioritairement sur l’encouragement compétitif de la recherche et de l’innovation, autrement dit sur un financement approprié des organes d’encouragement de la recherche et de l’innovation, le Fonds national suisse (FNS) et Innosuisse, dont profiteront les hautes écoles, les PME, les start-up et d’autres acteurs.

Les douze arrêtés financiers qui seront soumis au Parlement dans le cadre du message FRI au terme de la procédure de consultation visent à financer des mesures dans les domaines de la formation professionnelle, de la formation continue, des hautes écoles et de l’encouragement de la recherche et de l’innovation. Les crédits liés par des accords de droit international ou faisant l’objet de demandes séparées au Parlement (par ex. programmes-cadres de l’UE pour la recherche et l’innovation ou mesures transitoires tant que la non-association perdure) ne sont pas traités dans le message FRI. Les fonds pour la recherche de l’administration fédérale – recherche initiée par l’administration fédérale et en partie réalisée par elle-même – sont également sollicités hors message FRI par les unités administratives compétentes. Outre les crédits budgétaires à ouvrir pour les quatre ans à venir, le Conseil fédéral propose des adaptations ponctuelles de bases légales.

Le message FRI 2025-2028 est le premier message FRI à être soumis à une procédure de consultation. Il devrait être adopté fin février 2024 par le Conseil fédéral à l’intention des Chambres fédérales.

La deuxième édition du Salon du Livre au Château

Cette année, le Salon du livre au Château organise sa deuxième édition les 10 et 11 juin, avec un programme chargé d’activités autour du livre. Plus de 50 auteurs de tous les genres littéraires de Suisse romande seront présents. L’auteur et procureur de la ville de Neuchâtel Nicolas Feuz sera présent en tant qu’écrivain et procureur de la même ville de Neuchâtel. Depuis Genève, l’auteur le plus renommé dans le genre d’espionnage, Mark Zellweger, a confirmé sa présence.

Diverses activités seront proposées, telles que des conférences avec les auteurs, des lectures de textes, des promenades littéraires autour du château et des vignobles en écoutant les œuvres de l’auteur suisse renommé Friedrich Dürrenmatt via des podcasts.

Les livres pour enfants ne seront pas en reste, avec des lectures par des auteures et conteuses, des activités de coloriage, des dessins avec des illustrateurs ainsi que différents jeux seront proposés.

Rue Vallier 5, 2088 Cressier NE

https://iliredition.com/salon-du-livre-au-ch-teau

Interdiction de la publicité pour les produits du tabac et les cigarettes électroniques qui atteint les mineurs

Le Conseil fédéral entend protéger les jeunes contre le tabagisme. Après l’approbation de l’initiative populaire « enfants et jeunes sans publicité pour le tabac », il a décidé, lors de sa séance du 24 mai 2023, d’interdire la publicité pour les produits du tabac et les cigarettes électroniques dans les lieux et sur les supports auxquels les jeunes ont accès. Sont notamment concernés la presse écrite, Internet à certaines conditions et les festivals. Le message est transmis au Parlement.

A l’avenir aucune publicité pour des produits du tabac ou des cigarettes électroniques ne pourra plus être placée dans la presse écrite. Elle ne sera pas non plus admise dans les lieux accessibles au public pouvant être fréquentés par des mineurs comme les points de vente et les festivals. De plus, le parrainage des événements auxquels des mineurs ont accès ne sera plus possible.

La publicité en ligne restera admise, pour autant qu’un système de contrôle de l’âge garantisse que les mineurs ne puissent pas consulter les pages qui en contiennent. Un tel système de contrôle de l’âge sera également mis en place pour la vente de produits en ligne ou au moyen d’automates.

L’industrie du tabac devra par ailleurs déclarer ses dépenses publicitaires. Les entreprises pourront déclarer ensemble leurs données afin de préserver le secret des affaires.

En février 2022, le peuple et les cantons ont accepté l’initiative populaire « enfants et jeunes sans publicité pour le tabac ». Les nouveaux articles constitutionnels exigent que toute publicité pour le tabac susceptible d’atteindre les enfants et les adolescents soit interdite.

En Suisse, le tabac provoque chaque année 9500 décès prématurés, en faisant l’un des principaux problèmes de santé publique. La consommation de tabac est à l’origine de nombreuses maladies non transmissibles et les coûts liés aux traitements médicaux de ces maladies s’élèvent à 3 milliards de francs par an. En 2022, 6,9% des jeunes âgés de 11 à 15 ans en Suisse ont consommé la cigarette au cours des 30 derniers jours. 5,7% des jeunes entre 15 et 24 a utilisé des cigarettes électroniques au moins une fois par mois. La publicité pour le tabac joue un rôle significatif dans la décision de commencer à fumer.

En 2021, le Parlement a adopté la loi sur les produits du tabac. L’ordonnance sur les produits du tabac et les cigarettes électroniques (OPTab) concrétise les dispositions de cette loi. Il s’agit notamment des modalités concernant les mises en garde combinées, les achats tests ou la déclaration des produits à l’Office fédéral de la santé publique. L’ordonnance est actuellement en cours d’élaboration et sera soumise à consultation cet été. La loi et l’ordonnance devraient toutes deux entrer en vigueur à la mi-2024. La mise en œuvre de l’initiative devrait intervenir en 2026.

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Enquête suisse sur la population active au 1er trimestre 2023

Au 1er trimestre 2023, le nombre de personnes actives occupées en Suisse s’est accru de 2,1% par rapport au même trimestre de 2022. Durant cette même période, le taux de chômage au sens du Bureau international du Travail (BIT) s’est réduit, passant de 4,6% à 4,3% en Suisse et de 6,2% à 6,0% dans l’Union européenne. Ce sont là quelques résultats tirés de l’enquête suisse sur la population active (ESPA) de l’Office fédéral de la statistique (OFS).

Au 1er trimestre 2023, la Suisse comptait 5,238 millions de personnes actives occupées, soit 2,1% de plus qu’à la même période de 2022. Parmi celles-ci, le nombre d’hommes a progressé de 2,3% et le nombre de femmes de 1,9%. En termes d’équivalents plein temps (EPT), la hausse entre le 1er trimestre 2022 et le 1er trimestre 2023 a été de 2,6% (hommes: +2,1%; femmes: +3,3%). Après correction des variations saisonnières, le nombre d’actifs occupés et le nombre d’EPT ont tous deux augmenté de 1,2% entre le 4e trimestre 2022 et le 1er trimestre 2023.

Main-d’oeuvre suisse et main-d’oeuvre étrangère

Entre les 1ers trimestres 2022 et 2023, le nombre d’actifs occupés a augmenté tant chez les personnes de nationalité suisse (+0,6%) que chez celles de nationalité étrangère (+5,2%). Parmi les actifs occupés étrangers, la progression a été la plus forte chez les titulaires d’une autorisation de séjour de courte durée (livret L, depuis moins de 12 mois en Suisse: +16,0%). Venaient ensuite les titulaires d’une autorisation de séjour (livret B ou L, en Suisse depuis 12 mois ou plus: +9,2%), puis les frontaliers (livret G: +6,2%) et finalement les titulaires d’une autorisation d’établissement (livret C: +1,3%).

Chômage en Suisse et en Europe

Au 1er trimestre 2023, la Suisse comptait 216 000 personnes au chômage selon la définition du Bureau international du Travail (BIT), soit 11 000 de moins qu’un an auparavant. Ces chômeurs représentaient 4,3% de la population active, soit une part inférieure à celle observée au 1er trimestre 2022 (4,6%). Après correction des variations saisonnières, le taux de chômage a diminué de 0,3 point de pourcentage par rapport au 4e trimestre 2022, passant de 4,4% à 4,1%. Entre le 1er trimestre 2022 et le 1er trimestre 2023, le taux de chômage s’est contracté aussi bien au sein de l’UE (passant de 6,2% à 6,0%) que dans la zone euro (ZE20: de 6,8% à 6,6%).

Chômage des jeunes

En Suisse, le taux de chômage des jeunes (de 15 à 24 ans) au sens du BIT est passé de 7,2% à 7,8% entre le 1er trimestre 2022 et le 1er trimestre 2023. Sur la même période, il a également progressé au sein de l’UE (de 14,2% à 14,4%) et dans la zone euro (ZE20: de 14,3% à 14,4%).

Chômage selon diverses caractéristiques

Entre les 1ers trimestres 2022 et 2023, le taux de chômage au sens du BIT a reculé aussi bien pour les hommes (de 4,6% à 4,2%) que pour les femmes (de 4,7% à 4,5%). Il s’est plus fortement contracté chez les personnes de 50 à 64 ans (de 4,3% à 3,7%) que chez celles de 25 à 49 ans (de 4,5% à 4,1%). Le taux s’est réduit chez les personnes sans formation postobligatoire (de 9,3% à 8,4%) et chez celles avec une formation de degré secondaire II (de 4,4% à 3,8%), mais a progressé chez les personnes avec une formation de degré tertiaire (de 3,3% à 3,5%). Le taux de chômage a diminué tant chez les personnes de nationalité suisse (de 3,4% à 3,2%) que chez celles de nationalité étrangère (de 7,9% à 7,3%). Au 1er trimestre 2023, le taux de chômage au sens du BIT s’élevait à 5,7% chez les ressortissants de l’UE/AELE et à 11,0% chez les personnes en provenance de pays tiers.

Durée du chômage

Au 1er trimestre 2023, le nombre de chômeurs de longue durée au sens du BIT (un an ou plus) s’est établi à 72 000, en baisse de 22 000 personnes par rapport au 1er trimestre 2022. La part des chômeurs de longue durée dans l’ensemble des chômeurs s’est réduite, passant de 41,6% à 33,5%. La durée médiane du chômage s’est raccourcie de 228 à 175 jours.

Ensemble contre les attaques de distributeurs automatiques de billets

Le nombre d’attaques contre les distributeurs automatiques de billets n’a jamais été aussi élevé en Suisse. En 2022, 56 attaques ont été recensées, et la tendance est à la hausse. La quasi-totalité du territoire suisse est concernée. Les malfaiteurs mettent également en danger les tiers non impliqués. En plus de la poursuite pénale, la prévention est indispensable pour lutter contre ces attaques. La direction de fedpol a ainsi organisé une rencontre avec les représentants et représentantes de la branche.

La Suisse est de plus en plus visée par des attaques de distributeurs automatiques de billets. En raison de sa situation géographique et économique, la Suisse est une cible particulièrement attrayante pour les groupes criminels organisés responsables de ces infractions. Par conséquent, le nombre d’attaques contre les distributeurs automatiques de billets a augmenté depuis 2018. Les malfaiteurs ont de plus en plus recours aux explosifs lorsqu’ils passent à l’acte, mettant ainsi en danger la vie et l’intégrité corporelle de tiers non impliqués.

Acteurs réunis

La coopération nationale et internationale ainsi que les mesures répressives sont primordiales pour combattre efficacement les attaques à l’explosif contre les distributeurs automatiques de billets. Cependant, il faut aussi des mesures préventives et une coopération étroite entre les acteurs publics et privés pour rendre la Suisse moins attrayante pour les malfaiteurs. fedpol a donc organisé une rencontre nationale relative aux attaques à l’explosif contre les distributeurs automatiques de billets, qui a réuni les représentantes et représentants des organisations suivantes :

  • Euronet Services Schweiz GmbH
  • Raiffeisen Suisse
  • Association suisse des banquiers
  • Chemins de fer fédéraux
  • Association suisse d’assurances
  • SIX Group Services Ltd.

Les participantes et participants à la rencontre s’accordent pour affirmer que la situation en Suisse est préoccupante et que des mesures préventives sont nécessaires non seulement pour mieux protéger les tiers non impliqués, mais aussi pour maintenir l’approvisionnement. D’autres rencontres réunissant des experts permettront de poursuivre la collaboration, la discussion de mesures et le partage d’expériences entre les polices et les acteurs non policiers issus de la branche.

Ylfete Fanaj, première femme d’origine albanaise dans un exécutif cantonal en Suisse

Ylfete Fanaj a remporté la représentation du canton de Lucerne. Cela représente le plus haut poste exécutif jamais occupé par une personne d’origine albanaise en Suisse, rapporte albinfo.ch.

Fanaj a permis au Parti social-démocrate de faire son retour au gouvernement de Lucerne. Cela faisait 8 ans que le PS n’était plus représenté au sein de l’exécutif de ce canton, rapporte albinfo.ch.

Fanaj a remporté la course avec 45 053 voix contre Hauser, qui a obtenu 39 674 voix. En outre, Fanaj et Michaela Tschuor, candidate du Parti du Centre (Die Mitte) sont les premières femmes au gouvernement après une longue période. C’est également la première fois que deux femmes prennent place en même temps dans l’exécutif de ce canton.

Outre Ylfete Fanaj, le candidat de l’UDC, Armin Hartmann, a également décroché une place au sein de l’exécutif du canton.

(KEYSTONE/Philipp Schmidli)

Un petit rappel des faits: Ylfete Fanaj a siégé au niveau politique de 2007 à 2011 au parlement de la ville de Lucerne. Elle a été élue au parlement lucernois en 2011 où elle a été cheffe du groupe socialiste pendant quatre ans. Après avoir occupé un poste au sein de la législature municipale, elle a entamé deux mandats au Parlement du canton en 2021 comme présidente du Grand Conseil, qui représentait le poste le plus élevé jamais occupé par une figure politique d’origine étrangère, et pas seulement au niveau cantonal.

À présent, Ylfete Fanaj a été à la hauteur de la confiance que lui a accordée son parti, qui l’a proposée à un haut poste exécutif, écrit albinfo.ch. Elle confirme le constat des experts de la scène politique locale selon lequel elle possède un niveau considérable de compétence, acquis grâce à une longue expérience en politique. Fanaj est également appréciée en tant que politicienne qui a la capacité de “créer une majorité”, même avec des politiciens d’autres partis, à l’appui de son argumentation politique.

Le fait qu’Ylfete Fanaj, en tant que femme et issue de l’immigration, ait été élue dans un canton dit conservateur, qui est Lucerne, en dit long sur la compétence et l’expérience politique d’Ylfete Fanaj.

Ylfete Fanaj est née en 1982 dans la municipalité de Prizren, au Kosovo. Elle vit en Suisse depuis l’âge de 9 ans, lorsqu’elle y a rejoint ses parents, qui vivaient ici depuis un certain temps.

Son élection a également été saluée par la Présidente du Kosovo, Vjosa Osmani et Albin Kurti, premier ministre du pays.

(KEYSTONE/Philipp Schmidli)
(KEYSTONE/Philipp Schmidli)

 

Caractères spéciaux dans les noms de personnes

Dès le début de l’année 2025, tous les registres des personnes emploieront un jeu de caractères étendu. À quelques exceptions près, il permettra de saisir tous les caractères spéciaux des langues européennes. Lors de sa séance du 10 mai 2023, le Conseil fédéral a ouvert la procédure de consultation sur la révision des ordonnances relevant du domaine de l’état civil.

Le nouveau registre de l’état civil informatisé Infostar New Generation (Infostar NG), qui remplacera la solution logicielle actuelle Infostar 13, sera mis en service au début de 2025.

Une des nouveautés importantes de ce système est l’emploi d’un jeu de caractères uniforme pour tous les registres de personnes. Il sera alors possible de saisir tous les caractères spéciaux des langues européennes, à quelques exceptions près. Les personnes concernées pourront donc commander des actes d’état civil (par ex. un acte de naissance ou de famille) et des documents d’identité (par ex. un passeport ou une carte d’identité) sur lesquels figure la graphie exacte de leur nom.

Ajout de nombreux caractères spéciaux

Certains caractères spéciaux de langues étrangères, tels que la lettre c munie d’un accent aigu en croate, ne peuvent aujourd’hui pas être saisis dans les registres suisses. En mai 2021, le Conseil fédéral a décidé d’étendre le jeu de caractères disponibles et chargé l’administration de modifier les bases juridiques ainsi que de procéder aux adaptations techniques requises dans tous les registres des personnes en Suisse.

L’adaptation technique des applications liées aux registres est déjà bien avancée. Infostar NG ne sera toutefois pas mis en service au début de 2024 comme prévu, mais a priori un an plus tard. Afin d’assurer une transition fluide vers le nouveau système et d’éviter de surcharger les offices de l’état civil, la modification de la graphie du nom ne pourra être demandée que six mois après la mise en service d’Infostar NG.

Moderniser le mode de travail des offices de l’état civil

Pour la mise en service d’Infostar NG et l’introduction du nouveau jeu de caractères, quelques dispositions de l’ordonnance sur l’état civil (OEC) et de l’ordonnance sur les émoluments en matière d’état civil (OEEC) doivent être révisées. Outre l’ajout des caractères spéciaux, le Conseil fédéral propose diverses modifications afin que le mode de collaboration et de travail des offices soit plus moderne et plus efficace. Lors de sa séance du 10 mai 2023, il a mis les deux projets en consultation jusqu’au 1er septembre 2023.

Une autre question est posée dans le cadre de la consultation : la fonction d’officier de l’état civil doit-elle demeurer réservée aux citoyens suisses ? L’exigence liée à la nationalité est actuellement fixée par l’OEC. À l’avenir, elle devrait être inscrite dans une loi au sens formel.

Révision des prescriptions relatives au permis de conduire : le Conseil fédéral met en vigueur une deuxième série de mesures

Lors de sa séance du 10 mai 2023, le Conseil fédéral a adopté une deuxième série de mesures visant à optimiser les formations initiale et complémentaire des conducteurs. Des précisions sont apportées notamment dans les réglementations relatives aux contrôles relevant de la médecine du trafic, aux examens pratiques et au retrait du permis de conduire. Cette série de mesures entrera en vigueur de manière échelonnée à partir du 15 juillet 2023.

Dans le cadre d’une consultation menée en 2017, le Conseil fédéral a proposé différentes mesures visant à optimiser les formations initiale et complémentaire des conducteurs. Le 14 décembre 2018, il a adopté une première série de mesures, qu’il a mise en œuvre par étapes jusqu’au 1er janvier 2021. Celle-ci portait essentiellement sur le raccourcissement à un jour de la formation complémentaire prescrite pendant la période d’essai et sur la possibilité d’obtenir le permis d’élève conducteur pour voitures de tourisme dès l’âge de 17 ans. Le Conseil fédéral met désormais en vigueur la deuxième série de mesures.

Les principales modifications proposées sont les suivantes :

  • Échange du permis de conduire papier bleu : le Conseil fédéral a prolongé le délai pour échanger le permis de conduire papier contre un permis au format carte de crédit. L’échéance est désormais fixée au 31 octobre 2024 (et non plus au 31 janvier 2024). Entrée en vigueur : 15 juillet 2023
  • Adaptation au droit de l’UE en ce qui concerne les catégories de permis de conduire : le terme « places assises » est remplacé uniformément par « places ». Cette modification a des répercussions sur le type de véhicules que la sous-catégorie D1 donne le droit de conduire. Les futurs titulaires de la sous-catégorie D1 ne seront plus autorisés à conduire des minibus et autocars ne comptant que seize « places assises », mais auxquelles s’ajoutent encore des places debout. Ces dernières devront en effet être comptabilisées dans le nombre de « places ». Les places debout ne sont admises que dans les autocars et minibus affectés au trafic régional exploité selon l’horaire par des entreprises de transport concessionnaires. C’est la raison pour laquelle toute personne souhaitant conduire les véhicules mentionnés dans le trafic de ligne régional devra à l’avenir obtenir le permis de la catégorie D. En revanche, ce dernier ne sera pas exigé des personnes actuellement titulaires du permis de la sous-catégorie D1 (garantie des droits acquis). Entrée en vigueur : 15 juillet 2023
  • Harmonisation des limites d’âge pour l’examen relevant de la médecine du trafic : toute personne de 75 ans ou plus déposant pour la première fois une demande de permis d’élève conducteur ou de permis de conduire devra se soumettre à un examen relevant de la médecine du trafic. Jusqu’ici, la limite d’âge était fixée à 65 ans. Grâce au relèvement de celle-ci, l’âge fixé sera donc le même dans ce cas de figure que pour le premier examen de contrôle des titulaires du permis de la catégorie B (voitures de tourisme) par exemple. Entrée en vigueur : 1er mars 2024
  • Suppression des doublons concernant les contrôles de la vue et les examens relevant de la médecine du trafic : les personnes qui possèdent déjà un permis d’élève conducteur ou un permis de conduire et qui désirent obtenir une nouvelle catégorie de permis ne seront plus tenues de se soumettre une nouvelle fois à un contrôle de la vue. Les titulaires de permis doivent satisfaire en tout temps aux exigences en matière de facultés visuelles. De même, le contrôle de la vue ne sera plus exigé des candidats à une catégorie de permis professionnelle : leurs facultés visuelles seront évaluées dans le cadre de l’examen relevant de la médecine du trafic. Entrée en vigueur : 1er mars 2024.
    Les titulaires d’une catégorie de permis professionnelle ou d’une autorisation de transporter des personnes à titre professionnel (autorisation TPP) ne devront plus se soumettre à un nouvel examen relevant de la médecine du trafic pour obtenir une autre catégorie de permis professionnelle ou l’autorisation mentionnée. En effet, leur aptitude à la conduite sera vérifiée lors des examens de contrôle réguliers. Entrée en vigueur : 1er mars 2024
  • Application d’un arrêt du Tribunal fédéral : le moment de la convocation au premier contrôle relevant de la médecine du trafic et la fréquence des contrôles seront uniformisés, de manière à tenir compte d’un arrêt du Tribunal fédéral et à garantir que les autorités cantonales traitent les personnes concernées sur un pied d’égalité. Entrée en vigueur : 1er mars 2024
  • Égalité de traitement en cas de retrait du permis d’élève conducteur ou du permis de conduire : durant la période de retrait du permis d’élève conducteur ou du permis de conduire, aucune catégorie de permis qui aurait été concernée par le retrait (si elle avait été obtenue avant ce dernier) ne pourra être octroyée. Entrée en vigueur : 1er mars 2024
  • Amélioration de la qualité de l’examen pratique en vue de l’obtention du permis de conduire pour motocycles (cat. A) et pour voitures de tourisme (cat. B) : désormais, pour les examens des catégories A et B, au moins 45 minutes devront être consacrées à la conduite dans la circulation routière. De ce fait, la durée de l’examen pratique pour les candidats à un permis de motocycliste s’en trouvera augmentée (60 minutes au lieu de 30 jusqu’ici). Entrée en vigueur : 1er mars 2024

L’industrie de transformation du bois du Kosovo, une histoire à succès présentée en Suisse

Parmi les nombreux éléments qui distinguent la ville de Ferizaj de l’après-guerre, est la montée en puissance rapide de l’industrie du bois. Ce sont des dizaines de petites et moyennes entreprises qui ont foisonné ces vingt dernières années, dans la ville et dans les villages aux alentours. Ferizaj s’est fait un nom dans le domaine, au vu de la qualité de leurs produits en bois, essentiellement des meubles de maison, mais aussi des portes, des fenêtres, des escaliers, etc.

Sevdail Tahiri, directeur de la plateforme albinfo.ch (online et print)L’existence avant les années 90 du siècle dernier d’une usine de transformation du bois (Tefik Çanga) ainsi que la tradition populaire de la transformation artisanale du bois sont les fondements qui expliquent le succès de cette branche dans cette région du Kosovo.

Organisée par la plate-forme média albinfo.ch (online et print), une présentation des producteurs de cette activité économique a eu lieu le vendredi 5 mai 2023 à Zurzach (AG) en Suisse.

Des représentants d’une trentaine d’entreprises, venant en grande majorité de Ferizaj, se sont rendus en Suisse pour présenter l’excellente qualité de leurs produits. Ils ont aussi eu l’occasion de communiquer avec des représentants d’entreprises appartenant à des Albanais en Suisse, d’échanger des idées et éventuellement de conclure des accords de collaboration avec eux., Dans le cadre de leur présence en Suisse, le groupe a visité plusieurs entreprises dans cette industrie, tenues par des Albanais en Suisse et qui opèrent avec beaucoup de succès.

L’activité à Zurzach ainsi que l’ensemble de la visite ont été réalisées dans le cadre du projet “Promotion des opportunités d’emploi et de croissance” – FEGO, qui est mis en œuvre par Swisscontact, en coopération avec la municipalité de Ferizaj et l’intermédiaire de l’Association des transformateurs de bois du Kosovo.

Lors de l’ouverture de l’activité, Sevdail Tahiri, directeur de la plateforme de médias albinfo.ch, a déclaré, entre autres, qu'”albinfo.ch a continuellement soutenu les producteurs du Kosovo, mais aussi en général les produits “Made in Kosovo” en les promouvant en Suisse et dans la diaspora.

Merita Pinta – Prima Pflege

Cet événement B2B s’inscrit dans ce cadre, auquel participent environ 30 entreprises du Kosovo.

Ce n’est pas la première fois que des producteurs de produits en bois du Kosovo présentent leurs produits en Suisse. La plupart d’entre eux ont déjà fortement pénétré le marché de la construction en Suisse. Cela reflète la qualité des produits “Made in Kosovo”, mais aussi le fait qu’ils suivent les dernières tendances en matière de produits en bois. La plateforme Albinfo online et print, en tant qu’organisatrice de cet événement, a été et est la principale référence dans la promotion des produits du Kosovo en Suisse”, a notamment déclaré Tahiri.

Sami Kastrati – shefi i misionit të Konsullatës në Cyrih
Balton Dergutit, Drejtor i Drejtorisë së Zhvillimit Ekonomik në Komunën e Ferizajt

Plusieurs personnalités et représentants d’entreprises ont pris la parole : Sami Kastrati, chef de mission du consulat à Zurich ; Balton Derguti, directeur de la direction du développement économique de la municipalité de Ferizaj ; Arieta Vula Pozhegu, directrice exécutive de l’Association des transformateurs de bois, Mme Merita Pinta, entrepreneuse à succès en Suisse et originaire de Ferizaj le vice-président de la Business Network en Suisse, Rexhep Berisha et des représentants de l’organisation Swisscontact, Egzon Fejzullahu,

Egzon Fejzullahu – Swisscontact
Arieta Vula Pozhegu, Drejtoreshë Ekzekutive e Shoqatës së Përpunuesve të Drurit

Durant son discours, M. Derguti a parlé de l’histoire du développement de cette branche industrielle dans la municipalité de Ferizaj, soulignant le soutien que la municipalité a apporté et continue d’apporter à ce développement. Mme Vula Pozhegu a quant à elle partagé les données concrètes liées au développement de l’industrie de transformation du bois au Kosovo, avec les spécificités qui la distinguent.

albinfo.ch 
Rexhep Berisha – nënkryetar i Rrjetit të Bizneseve Shqiptare në Zvicër

Elle a souligné que cette branche est clairement la plus performante par rapport aux autres branches industrielles, ce qui se traduit également par les chiffres de production et d’exportation qu’elle réalise.

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Fotografe: Fiona Murtaj/albinfo.ch

La secrétaire d’État du DFAE Livia Leu mène des consultations politiques avec le Kosovo

Le 9 mai 2023, la secrétaire d’État Livia Leu a mené des consultations politiques avec le vice-ministre des affaires étrangères kosovar Kreshnik Ahmeti à Berne. La rencontre a porté principalement sur les différents aspects des relations bilatérales diversifiées entre la Suisse et le Kosovo. Autres sujets au centre des échanges : les relations entre le Kosovo et la Serbie, le soutien suisse dans le processus de normalisation entre ces deux pays conduit par l’UE ainsi que les conséquences de la guerre contre l’Ukraine pour les Balkans occidentaux.

Les consultations politiques régulières permettent d’approfondir les bonnes relations entre la Suisse et le Kosovo ainsi que des thèmes d’intérêt mutuel.

Le processus de normalisation entre la Serbie et le Kosovo que conduit l’UE a été un point de discussion important. Le DFAE estime qu’une normalisation durable des relations entre les deux États est une condition importante pour la stabilité de toute la région. La secrétaire d’État Livia Leu a profité de son échange avec le vice-ministre Kreshnik Ahmeti pour se faire une idée de l’état actuel des relations entre le Kosovo et la Serbie et souligner le soutien de la Suisse au processus de normalisation.

Les deux parties ont également discuté de la situation actuelle dans les Balkans occidentaux ainsi que de la demande d’adhésion du Kosovo au sein du Conseil de l’Europe, soutenue par la Suisse. La secrétaire d’Etat Livia Leu et le vice-ministre Kreshnik Ahmeti ont par ailleurs parlé des prochaines étapes en vue de la procédure d’admission. Le rôle de la Suisse en tant que membre du Conseil de sécurité de l’ONU a en outre été évoqué.

Le contingent militaire suisse au sein de la Force pour le Kosovo (KFOR) a aussi été l’un des thèmes abordés durant la rencontre. Depuis 1999 et sur mandat du Conseil de sécurité de l’ONU, il est indispensable pour garantir un environnement pacifique et sûr dans la région.

La Suisse s’engage au Kosovo depuis 1998. Axé autrefois sur des aspects humanitaires, l’engagement de la Suisse consiste aujourd’hui essentiellement à soutenir le Kosovo pour poursuivre son intégration dans l’Europe et, de manière générale, pour l’amélioration des perspectives d’avenir dans la région.

Dans le cadre d’un programme mené conjointement par la Direction du développement et de la coopération (DDC), la division Paix et droits de l’homme (DPDH) du Secrétariat d’État du DFAE, le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) et le Secrétariat d’État aux migrations (SEM), la Suisse investit au Kosovo 86 millions de francs sur une durée de quatre ans.

Dans le domaine de la promotion civile de la paix, la Suisse contribue à construire une société multiethnique fondée sur la tolérance et la diversité. La Suisse joue un rôle important au Kosovo pour le travail de mémoire. Elle défend l’intégration dans le discours politique d’une approche inclusive et transformative, qui tienne compte de toutes les catégories de victimes.

SICPA SA condamnée pour responsabilité pénale en lien avec des actes de corruption

Le Ministère public de la Confédération a condamné l’entreprise SICPA SA à payer un total de CHF 81 millions pour responsabilité pénale en lien avec des actes de corruption. En outre, un ex-directeur des ventes de l’entreprise s’est vu infliger une peine privative de liberté de 170 jours avec sursis. La procédure contre le CEO et actionnaire principal est classée.

En accord avec l’ordonnance pénale fondée sur l’art. 102, al. 2, en relation avec l’art. 322septies CP, l’entreprise SICPA SA (SICPA) reconnaît qu’elle n’avait pas pris toutes les mesures d’organisation raisonnables et nécessaires pour empêcher le versement de paiements corruptifs à des agents publics étrangers. Le Ministère public de la Confédération (MPC) condamne ainsi l’entreprise à une amende de CHF 1 million ainsi qu’à une créance compensatrice à hauteur de CHF 80 millions en vertu de l’art. 71, al. 1, CP.

Défauts d’organisation
En raison de défauts constatés dans l’organisation de l’entreprise, des employés de SICPA avaient pu verser des paiements corruptifs à des agents publics étrangers dans le cadre d’affaires au Brésil, en Colombie et au Venezuela. Ces défauts d’ordre organisationnel étaient particulièrement marqués dans les domaines de la gouvernance d’entreprise, de la gestion des risques et de la conformité.

Corruption d’agents publics étrangers
Selon l’ordonnance pénale, c’est en particulier l’ex-directeur des ventes de SICPA alors en fonction qui a profité de ces défauts. Le MPC l’a ainsi reconnu coupable de corruption d’agents publics étrangers au sens de l’art. 322septies CP et lui a infligé à ce titre une peine privative de liberté de 170 jours avec sursis. L’intéressé avait versé des paiements corruptifs à des agents publics locaux de haut rang sur les marchés de Colombie et du Venezuela durant les années 2009 à 2011. La procédure conduite à son encontre pour soupçon d’abus de confiance et de blanchiment d’argent est classée sur la base de l’art. 319, al. 1, let. a, CPP, faute de soupçon établi justifiant une mise en accusation.

Procédure pénale classée
La procédure pénale contre le CEO et actionnaire principal de SICPA est également classée sur la base de l’art. 319, al. 1, let. a, CPP. Le MPC met toutefois à leur charge une partie des frais de procédure et ne leur accorde aucun dédommagement.

L’entreprise SICPA et le collaborateur en place au moment des faits ont déclaré renoncer à former opposition contre les ordonnances pénales. Celles-ci sont donc entrées en force.

Création à Berne d’un mémorial des victimes du nazisme

Le Conseil fédéral s’investit pour perpétuer le souvenir des victimes de l’Holocauste et des persécutions nazies. Lors de sa séance du 26 avril, il a donc accordé 2,5 millions de francs à la réalisation d’un mémorial des victimes du nazisme. Le mémorial, qui comportera également des éléments d’information, verra le jour en ville de Berne et sera accessible à tous. Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a donc été chargé de rédiger pour l’été 2023 un accord de coopération avec la ville de Berne.

La question de la création en Suisse d’un mémorial des victimes du nazisme a déjà fait l’objet de deux motions déposées en 2021 (motion Heer 21.3181 et motion Jositsch 21.3172). Le Conseil fédéral estime qu’il est primordial de perpétuer le souvenir de l’Holocauste et des six millions de Juifs assassinés, ainsi que de toutes les autres victimes du nazisme. Aujourd’hui, cette mission revêt d’autant plus d’importance que le nombre de survivants et de témoins de cette époque ne cesse de diminuer et que l’on observe une recrudescence de l’antisémitisme et des discours relativisant la Shoah.

Un lieu de mémoire en ville de Berne

Au cours des derniers mois, le DFAE a mené avec divers groupes et institutions des discussions sur l’emplacement possible du mémorial. Finalement, le partenaire idéal pour la réalisation de ce projet s’est avéré la ville de Berne. Le futur mémorial verra le jour à un point central de la ville de Berne, accessible à tous.

La Confédération participe à hauteur de 2,5 millions de francs à la conception du projet, à l’appel d’offres et à la réalisation du mémorial.  La ville de Berne sera responsable de l’entretien du mémorial.

Le mémorial de l’Holocauste, un signal important 

Avec la réalisation du mémorial, la Confédération et la ville de Berne envoient un signal important contre le génocide, l’antisémitisme et le racisme et pour la démocratie, l’état de droit, la liberté et les droits individuels fondamentaux. Le mémorial favorisera en outre les échanges et les débats et aura un impact au-delà des frontières nationales.

Le Conseil fédéral, en collaboration avec le canton de Saint-Gall, soutient également la planification et la réalisation d’un lieu de médiation et de mise en réseau  transfrontalier national,. Le DFAE a été chargé de proposer au Conseil fédéral, d’ici la fin de l’année, des options pour un cofinancement d’un projet national  à Saint-Gall.

MPC dépose un acte d’accusation contre un individu qui aurait soutenu activement l’EI et Al-Qaïda

Le Ministère public de la Confédération (MPC) a déposé un acte d’accusation auprès du Tribunal pénal fédéral contre un ressortissant suisse de 25 ans. Il lui reproche d’avoir recruté plusieurs personnes pour le groupe État islamique (EI) ou d’avoir renforcé leur adhésion à l’EI. Selon l’acte d’accusation, cette personne aurait en outre apporté un soutien à l’EI et à Al-Qaïda en diffusant de la propagande et aurait été impliquée, dans le cadre d’une fonction de coordination et de conduite, dans une collecte de fonds en faveur de l’EI. Il lui est également reproché d’avoir acquis et mis à disposition des représentations de la violence interdites. Enfin, cette personne aurait simulé un accident, profitant ainsi à tort d’indemnités journalières d’une assurance-accidents.

Faits reprochés et prévenu
Le MPC a déposé un acte d’accusation contre le prévenu, domicilié dans le canton de Zurich, en raison de la violation répétée de l’article 2 de la loi fédérale interdisant les groupes « Al-Qaïda » et « État islamique » et les organisations apparentées (ci-après « loi AQ/EI »), de l’acquisition et la mise à disposition des représentations de la violence à plusieurs reprises (art. 135 CP), ainsi que d’une escroquerie (art. 146 CP).

Le prévenu est un djihadiste de retour du territoire syrien contrôlé par l’EI qui a déjà fait l’objet en Suisse d’un jugement entré en force pour violation de la loi AQ/EI. Il a été arrêté en octobre 2019 dans le cadre d’une opération coordonnée* et placé jusqu’en juillet 2020 en détention préventive. Sa remise en liberté assortie de mesures de substitution a ensuite été ordonnée.

Violation répétée de la loi AQ/EI
S’agissant de ce chef d’accusation, les accusations du MPC à l’encontre du prévenu peuvent se résumer comme suit :

  • Recrutement de plusieurs personnes pour l’EI et renforcement de l’adhésion à l’EI de plusieurs personnes: selon l’acte d’accusation, le prévenu faisait partie d’un groupe de personnes tournées vers l’idéologie de l’EI dans le bassin zurichois et il a endossé un rôle clé au sein du groupe dans la mesure où il a exercé une influence sur les autres personnes. Le MPC lui reproche d’avoir renforcé l’adhésion à l’EI de différents membres de ce groupe, d’avoir consolidé l’esprit communautaire du groupe et d’avoir cherché à recruter de nouveaux membres et à agrandir le cercle des adeptes de l’EI.

    Pour cela, il aurait en particulier présenté à plusieurs personnes de ce groupe de la propagande faisant l’apologie de l’EI ou aurait incité les personnes à diffuser de la propagande de l’EI. Il aurait en outre recommandé aux membres du groupe la lecture de publications de l’EI, incité ceux-ci à réfléchir à l’idéologie de l’EI et donné des indications sur la manière de trouver des canaux et des vidéos de l’EI. Il les aurait en outre incités à répandre à leur tour les idées de l’EI.

    Selon l’acte d’accusation, le prévenu aurait pour cela tiré profit de sa réputation de djihadiste de retour du territoire de l’EI en Syrie. De plus, il aurait utilisé ses vastes connaissances de l’EI ainsi que son réseau composé de personnes représentantes ou sympathisantes de l’EI en Suisse et à l’étranger afin de familiariser les personnes avec les idées de l’EI et de mettre en réseau des personnes partageant les mêmes intérêts.

  • Diffusion de propagande en faveur de l’EI et d’Al-Qaïda: il est reproché au prévenu d’avoir diffusé, via les réseaux sociaux, plusieurs vidéos et photos contenant de la propagande en faveur de l’EI et d’Al-Qaïda dans le but de magnifier ces deux groupes interdits, de démontrer leur puissance et de présenter comme louable l’objectif de vivre sur les terres placées sous leur autorité.
  • Collecte de fonds en faveur de l’EI: le prévenu devra également se justifier devant le tribunal au sujet de deux collectes de fonds en faveur de l’EI, dans lesquelles il aurait été impliqué dans le cadre d’une fonction de coordination et de conduite. Il est accusé d’avoir, en vue de soutenir des proches de combattants tombés de l’EI en Turquie et de sortir de prison des combattants tombés de l’EI, réuni une somme totale de 9000francs, qu’il aurait remise à des intermédiaires.

Le MPC reproche au prévenu d’avoir, par ces actes, renforcé l’attractivité de l’EI et d’Al-Qaïda vis-à-vis de membres ou de sympathisants, actuels ou potentiels, et de les avoir aidés à déployer leurs activités criminelles.

Représentations de la violence
Le prévenu devra également répondre devant la justice pour avoir acquis plusieurs vidéos et photos contenant des représentations de la violence interdites et les avoir publiées sur les réseaux sociaux et ainsi mises à la disposition d’autres personnes.

Escroquerie
Il est reproché au prévenu sous ce chef d’accusation d’avoir fait croire à un accident à différents médecins. Il aurait ainsi obtenu une feuille-accident qu’il aurait transmise à une assurance-accidents suisse, ce qui lui aurait permis de recevoir à tort des indemnités journalières d’un montant de quelque 15 000 francs.

Avec le dépôt de l’acte d’accusation, le Tribunal pénal fédéral à Bellinzone est compétent pour la suite de l’information aux médias. Comme d’habitude, le MPC formulera ses réquisitions de peine lors de l’audience principale devant le Tribunal pénal fédéral. La présomption d’innocence s’applique jusqu’à ce qu’un jugement définitif soit rendu.

Décès d’Elisabeth Kopp, ancienne conseillère fédérale

C’est avec une grande tristesse que le Conseil fédéral a appris le décès d’Elisabeth Kopp, à l’âge de 86 ans. Première femme à siéger au gouvernement suisse, elle a notamment œuvré en faveur de la condition féminine. Le Conseil fédéral et la Chancellerie fédérale présentent leurs sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

Le 2 octobre 1984, le Parlement élit Elisabeth Kopp au Conseil fédéral, au premier tour du scrutin. Une date importante non seulement dans la vie de la Zurichoise, membre du PRD, mais aussi dans l’évolution de la condition féminine en Suisse : treize ans après l’introduction du suffrage féminin, c’est la première fois qu’une femme accède au gouvernement du pays.

Elisabeth Kopp étudie le droit à Zurich. La répression de l’insurrection de Budapest en 1956 amène la jeune femme à s’engager pour les réfugiés, la démocratie et les droits de l’homme. La protection de l’environnement et l’égalité des droits, notamment du droit de vote, pour les femmes comptent parmi les autres causes qu’elle défend.

Elle commence sa carrière politique à Zumikon, comme conseillère municipale puis comme présidente de la commune. Élue au Conseil national en 1979, elle est nommée vice-présidente du PRD en 1984, avant de devenir conseillère fédérale, prenant la tête, avec compétence et engagement, du Département fédéral de justice et police. Sous sa direction, la Suisse se dote d’une nouvelle loi permettant de traiter plus rapidement les demandes d’asile. Elisabeth Kopp s’oppose fermement à l’initiative populaire « pour la limitation de l’immigration », que les citoyens rejettent en 1988. Durant son mandat de conseillère fédérale, elle œuvre aussi en faveur de l’égalité des femmes, notamment du nouveau droit matrimonial.

En 1989, Elisabeth Kopp est contrainte, sous la pression publique, de démissionner du Conseil fédéral pour avoir demandé par téléphone à son mari de se retirer d’une société en raison d’une éventuelle implication dans une affaire de blanchiment d’argent. Bien qu’elle ait toujours nié toute faute morale ou juridique, elle est accusée d’avoir violé le secret de fonction. Le Tribunal fédéral l’acquitte l’année suivante.

Après sa démission, Elisabeth Kopp se retire dans un premier temps de la vie publique. Par la suite, elle s’exprime ponctuellement sur des sujets qui lui tiennent à cœur. En 2004, elle soutient l’introduction de l’assurance-maternité. L’égalité des femmes, qu’elle encourage à s’engager en politique, reste chère à ses yeux ; elle la défend lors de conférences et discussions jusque dans les dernières années de sa vie.

À l’occasion du 50e anniversaire du droit de vote des femmes, il y a deux ans, elle se souvient des combats politiques qu’elle a menés alors qu’elle était étudiante. À la question d’un camarade d’études qui lui avait demandé pourquoi elle s’engageait pour le suffrage féminin alors qu’elle était une femme tout à fait normale, elle avait répondu : « Justement ! ». Avant d’ajouter qu’aujourd’hui, participer à la vie politique allait de soi pour ses petites-filles et que c’était très bien ainsi.

Elisabeth Kopp est décédée le Vendredi saint des suites d’une longue maladie.