COVID-19 : Quinze passages frontières supplémentaires rouverts dès lundi

Suite à l’assouplissement progressif des restrictions d’entrée et d’admission en Suisse et aux étapes d’ouverture économique, l’AFD s’attend à une nouvelle augmentation du trafic frontalier. Afin d’assurer un flux de trafic aussi fluide que possible, elle ouvrira d’autres points de franchissement de la frontière dans les cantons des Grisons, de Soleure et du Tessin ainsi qu’en Suisse romande. Par ailleurs, les heures d’ouverture des points de passage de la frontière déjà ouverts seront étendues. Ces ouvertures ont été décidées en étroite collaboration avec les autorités partenaires nationales et étrangères. Les contrôles aux frontières axés sur les risques se poursuivront.

Une liste actuelle des points de passage ouverts est publiée sur le site internet de l’AFD (www.ezv.admin.ch). Le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) répertorie toutes les informations sur les conditions d’entrée en vigueur sur son site internet (www.sem.admin.ch). L’AFD recommande également aux voyageurs de tenir compte des règles d’entrée actuellement en vigueur dans les pays voisins de la Suisse.

Vue d’ensemble des points de passage nouvellement ouverts à partir du lundi 11 mai 2020

Genève

  • Certoux, Chancy I, Croix-de-Rozon: entrée en Suisse (sortie de France) de 06:00 à 09:00 h ; du lundi au vendredi, sauf jours fériés
  • Landecy: entrée en Suisse (sortie de France) de 06:00 à 09:00 h ; entrée en France (sortie de Suisse) de 17:00 à 19:00 h ; du lundi au vendredi, sauf jours fériés

Grisons

  • Spiess: de/vers Samnaun, ouvert de 08:00 à 11:00 h ; du lundi au vendredi

Jura

  • Fahy: entrée en Suisse (sortie de France) de 05:00 à 08:00 h ; entrée en France (sortie de Suisse) de 16:00 à 19:00 h ; du lundi au vendredi, sauf jours fériés

Neuchâtel

  • Biaufond: entrée en Suisse (sortie de France) de 05:00 à 08:00 h ; entrée en France (sortie de Suisse) de 16:00 à 20:00 h ; du lundi au vendredi, sauf jours fériés

Soleure

  • Flüh: ouvert de 05:00 à 20:00 h ; du lundi au dimanche

Tessin

  • Camedo, Ponte Faloppia: ouvert 05:00 à 09:00 h et de 16:00 à 19:30 h ; du lundi au vendredi, sauf jours fériés
  • Pizzamiglio: ouvert de 05:00 à 09:00 h et de 16:00 à 21:00 h ; du lundi au vendredi, sauf jours fériés
  • Brusata: ouvert de 05:00 à 20:00 h ; du lundi au vendredi, sauf jours fériés

Valais

  • Morgins: ouvert de 05:00 à 19:00 h ; du lundi au dimanche

Vaud

  • Crassier: entrée en Suisse (sortie de France) de 06:00 à 09:00 h ; du lundi au vendredi, sauf jours fériés
  • L’Auberson: entrée en Suisse (sortie de France) de 05:00 à 09:00 h ; du lundi au vendredi, sauf jours fériés

Les dimensions du développement touristique au Kosovo

Le développement rapide du tourisme au Kosovo suit les tendances globales du secteur, notamment lors des dix dernières années. Des attractions touristiques sont continuellement présentés, l’offre est constamment améliorée et les services sont de plus en plus modernisés et diversifiés. Le tourisme s’est donc transformé en l’un des secteurs qui donne une impulsion au développement économique et social du pays. Selon l’organisation mondiale du tourisme, en 2018, les destinations européennes ont dépassé les 700 millions de touristes et il a été calculé que durant leur séjour, un touriste a en moyenne dépensé 800 dollars américains. Dans la même année, selon l’agence des statistiques du Kosovo 192’761 touristes étrangers ont visité le pays.

Ces visiteurs viennent principalement des pays germanophones, de la Turquie et de notre diaspora. Il est intéressant de noter qu’au Kosovo passent également beaucoup de visiteurs asiatiques dans le cadre de tournées balkaniques. En plus des touristes étrangers, les visiteurs locaux, les résidents Kosovars donc, qui décident de passer les fins de semaines ou les vacances dans des destinations à l’intérieur du pays, forment un groupe important de touristes. Ce groupe s’agrandit d’année en année. Mais selon précitée, en 2018, 108,043 touristes locaux ont visité différentes destinations du pays.

les plus petites unités d’hébergements (AirBnB)

Pas seulement des chiffres

En plus de la dimension exprimée en chiffres, le développement du tourisme au Kosovo contient d’autres dimensions également importantes. Les touristes ont des motifs variés de leurs visites : pour la culture du pays, l’architecture, la nature, la gastronomie, l’histoire, l’héritage spirituel ou les événements culturels. En tant que secteur complexe, la bonne gestion d’une destination touristique est liée étroitement à la collaboration des différentes parties du secteur privé et publique. Les dernières données d’un sondage de Swisscontact montrent que le nombre d’hébergements et des investissements ici, est à la hausse. En plus des hôtels, auberges et motels, les hébergements AirBnB constituent la tendance au développement le plus rapide. Au Kosovo on dénombre plus de 450 propriétés qui accueillent des visiteurs du monde. La gastronomie représente un autre secteur fortement lié au tourisme et qui connaît une transformation ces dernières années. En réponse au nombre de touristes et de visiteurs en croissance, en s’alignant sur les demandes et sur les goûts, le Kosovo enrichit son offre gastronomique non seulement avec des restaurants qui servent des plats d’autres pays et continents mais également avec une certaine innovation quant aux plats traditionnels, revisités.

Des cuisiniers mondialement connus réinventent les plats locaux et soutiennent les fermiers

 Les cuisiniers peuvent être les catalyseurs du changement : non seulement des goûts et des traditions de l’alimentation mais également en soutenant les fermiers locaux. En faisant usage des ingrédients frais locaux dans leurs recettes, les cuisiniers créent des liens plus forts entre les fermiers et les restaurants ainsi qu’entre les fermiers et les consommateurs. En 2019, les cuisiners connus à l’étranger, Fejsal Demiraj et Entiana Osmenzeza ont organisé l’événement « Taste of Kosovo » où ils ont servi des plats préparés entièrement d’ingrédients cultivés ou cueillis au Kosovo. L’événement faisait partie de l’initiative albanaise de la gastronomie, projet de la Fondation RRNO et qui a pour but de documenter et réinventer la cuisine albanaise.

L’expédition met en relief les fermiers et les producteurs locaux. Il y a tellement d’éléments délicieux et sains dans la nature, que nous devons simplement les goûter et les trouver. Les activités dans la nature mais également dans les centres urbains doivent être accompagnées d’une offre touristique attrayante afin d’avoir une influence positive sur la décision des touristes quant à la durée de leur séjour. Les attractions touristiques du Kosovo sont intéressantes et diversifiées pour tout type de touriste.

Les touristes peuvent à présent vivre l’émotion du pont tibétain

 De nouvelles attractions lancées l’année passée

En 2019 seulement, de nouvelles attractions touristiques ont été lancées. Via Ferra à Prizren et à Peja sont de bons exemples. À Peja également, une autre attraction touristique a fait son apparition : les touristes peuvent à présent vivre l’émotion du pont tibétain ; le parachute, le kayak, le cyclisme de montagne, la randonnée forestière combinée au yoga, les sports d’hivers sont les activités de plein air les plus sollicitées. Des attractions plus modernes tels que « escape room », le musée d’illusions, les évènements culturels font maintenant partie de ce qu’offre Prishtina. Par ailleurs, une longue liste d’attractions en développement s’ajoute à ce qu’offre le Kosovo. Non loin de Pristina, le Parc aux ours (Pylli i Arinjeve) va très bientôt ouvrir son sentier pédestre avec six attractions pour familles et enfants. Au bord de la rivière Lumbardh à Pejë, on construit une zone de camping avec six attractions et des activités diverses.

le kayak

À Prizren, le musée du filigrane va prochainement ouvrir ses portes. Il est à présent plus simple pour les touristes et visiteurs allant au Kosovo de faire connaissance avec l’offre touristique du Kosovo, grâce à un nouveau service qui se développe sur le marché : celui des guides locaux. Ces professionnels possèdent des informations au sujet de l’histoire, des mythes et de la beauté des destinations et ils savent comment faire visiter les bons endroits aux touristes.

« En plus de l’aspect financier, les effets de l’augmentation du nombre de touristes étrangers et des visiteurs locaux se ressentent également dans d’autres secteurs et qui, directement ou indirectement, se traduisent par une croissance de l’emploi, de la production locale, de la qualité des services divers mais également de l’amélioration de l’image du Kosovo dans le monde » explique Blerina Batusha Xërxa, de l’organisation Swisscontact, qui collabore depuis 2014 pour le développement du tourisme du Kosovo avec les institutions du pays, grâce au soutien financier de l’Agence Suisse de Développement et la Coopération.

Les hôtels, les capacités et les visiteurs.

  • 22% sont des hôtels de taille plus grands qui proposent également des restaurants
  • Au Kosovo, on trouve plus de 11,680 chambres.
  • Dans les grands hôtels, environ 50.6% des hôtes sont des touristes internationaux, environ 22.7% viennent de la diaspora et 11.8% sont des visiteurs locaux.
  • L’impact économique du tourisme en unités d’hébergement et restaurants est calculé ainsi : €153 millions en 2017 et environ €202 millions en 2018.
  • Le taux d’exploitation des hôtels se situe environ à 49%, alors qu’il est de 60% dans les plus petites unités d’hébergements (AirBnB).

Le premier « jeu d’évasion » (Escape Room) s’ouvre au Kosovo H

 Afin de contribuer aux choses à faire à Prishtina – pour les visiteurs, touristes et habitants de la capitale – arrive le jeu d’évasion, l’Escape room RAZ, investissement d’un groupe de jeunes qui viennent du monde du tourisme. L’idée était originellement proposée afin de combler le besoin des visiteurs de Prishtina pour voir plus de choses à faire pendant la visite de la ville. L’attraction améliorera les opportunités locales et aura un impact sur l’augmentation du nombre de visiteurs, sur la durée de leur séjour et sur la somme des dépenses.

Le Conseil fédéral assouplit progressivement les mesures de protection contre le nouveau coronavirus

Dès le 27 avril prochain, les hôpitaux pourront à nouveau pratiquer toutes les interventions, y compris celles qui ne sont pas urgentes. Les cabinets médicaux, les salons de coiffure et de massage et les instituts de beauté pourront également rouvrir, de même que les magasins de bricolage, les jardineries, les pépinières et les fleuristes – à condition toutefois de garantir la sécurité des clients et des employés. C’est ce qu’a décidé le Conseil fédéral lors de sa séance du 16 avril. Si l’évolution de la situation le permet, l’école obligatoire et les autres magasins devraient rouvrir leurs portes le 11 mai. Enfin, les écoles professionnelles et du secondaire II, les hautes écoles, les musées, les zoos et les bibliothèques devraient rouvrir le 8 juin. Le Conseil fédéral a par ailleurs précisé les mesures à prendre pour protéger les employés vulnérables.

Au vu de l’évolution épidémiologique et des recommandations des scientifiques, le Conseil fédéral a décidé d’assouplir les mesures de protection de la population contre le nouveau coronavirus à partir du 27 avril. Afin de garantir une planification optimale, il annonce également les étapes ultérieures prévues jusqu’au début juin.

Pour définir les mesures successives d’assouplissement, le Conseil fédéral a pris en compte différents facteurs : le risque d’augmentation des contacts rapprochés et des flux de personnes, le nombre de personnes vulnérables concernées ou encore la possibilité de prendre des mesures de protection. Il a également tenu compte des bénéfices économiques de chaque assouplissement.

Protection de la santé et limitation des dommages économiques
La stratégie d’assouplissement du Conseil fédéral poursuit plusieurs objectifs : la santé de la population suisse reste la priorité absolue, en particulier celle des personnes vulnérables. C’est la raison pour laquelle les assouplissements s’accompagnent de plans de protection. Selon la branche, il peut s’agir d’une recommandation ou d’une obligation de porter un masque. Le Conseil fédéral souhaite par ailleurs minimiser les dommages économiques et réduire autant que possible les restrictions des droits fondamentaux. Cette stratégie doit être mise en œuvre uniformément dans toute la Suisse et de manière coordonnée avec les pays voisins.

Première étape : 27 avril 2020
Dans un premier temps, soit à partir du 27 avril, le Conseil fédéral a décidé d’assouplir les restrictions pour les activités qui n’impliquent que peu de contacts directs, qui n’occasionnent pas de flux importants de personnes et pour lesquelles il est facile de mettre en place des plans de protection. Concrètement, les restrictions dans le domaine des soins stationnaires seront assouplies et les hôpitaux pourront recommencer à effectuer toutes les interventions. Par ailleurs, les cabinets médicaux pourront reprendre leurs activités normalement et proposer à nouveau toutes leurs prestations, y compris celles qui ne sont pas urgentes. Sont notamment concernés les cabinets dentaires, de physiothérapie et de massages médicaux. Cette mesure vise également à prévenir l’impact négatif d’une absence d’examens ou de traitements.

Pourront également rouvrir le 27 avril les établissements qui offrent des services impliquant un contact physique, tels que salons de coiffure, de massage, de tatouage ou de beauté, mais aussi les magasins de bricolage, les jardineries, les pépinières et les fleuristes. Les installations publiques en libre-service telles que les stations de lavage pourront aussi être remises en fonction. Par ailleurs, les personnes extérieures à la famille proche d’un défunt pourront à nouveau assister aux funérailles.

Enfin, à partir du 27 avril, les magasins d’alimentation qui proposent d’autres marchandises en plus des biens de consommation courante pourront rouvrir toute leur surface de vente.

Deuxième et troisième étapes : 11 mai et 8 juin 2020
À partir du 11 mai, le Conseil fédéral prévoit de rouvrir les écoles obligatoires, les autres magasins et les marchés. Le Conseil fédéral entend prendre une décision à ce sujet le 29 avril. Dans une troisième phase, prévue à partir du 8 juin, ce sont les écoles professionnelles et du secondaire II ainsi que les hautes écoles qui devraient rouvrir leurs portes. À la même date, le Conseil fédéral prévoit de rouvrir les établissements de divertissement et de loisirs tels que musées, bibliothèques, jardins botaniques et zoos, et d’assouplir l’interdiction de rassemblement. Il doit se prononcer sur les détails de cette étape le 27 mai prochain. Pour l’heure, rien n’est encore décidé pour la suite. S’agissant des grandes manifestations, le Conseil fédéral décidera lors d’une de ses prochaines séances quand elles seront à nouveau autorisées.

Une stratégie liée à l’évolution de l’épidémie
Le passage d’une étape à l’autre n’aura lieu que s’il n’y a pas d’augmentation significative des cas de COVID-19. Les différentes étapes seront suffisamment espacées pour observer les effets des mesures d’assouplissement. Seront notamment évalués le taux d’occupation des hôpitaux ainsi que le nombre de nouvelles infections, d’hospitalisations et de nouveaux décès.

Dès que le nombre de cas en Suisse aura suffisamment diminué, les cantons recommenceront à tracer systématiquement les chaînes de transmission : l’objectif est de dépister, traiter et isoler rapidement les personnes infectées, de retrouver les personnes qui ont été en contact avec elles et d’éviter d’autres transmissions. Pour ce faire, il est prévu de renforcer les dépistages, d’élaborer une stratégie de suivi des contacts et de développer une application qui permettra de savoir si quelqu’un a été en contact avec une personne infectée. Les mesures d’éloignement social et d’hygiène restent en outre d’actualité et gardent toute leur importance. Les personnes vulnérables doivent continuer de rester à la maison.

Protection des employés vulnérables
Lors de la réouverture progressive des établissements et des entreprises, il est essentiel de garantir une protection exhaustive des employés vulnérables. C’est la raison pour laquelle le Conseil fédéral a aussi redéfini plus précisément la notion de « personnes vulnérables » et clarifié les mesures de protection à prendre à leur égard.

Concrètement, l’employeur doit permettre à ces personnes de travailler à domicile, si nécessaire en leur fournissant des tâches de substitution appropriées. Si la présence sur le lieu de travail est indispensable, l’employeur doit protéger la personne concernée en adaptant les procédures ou le poste de travail. La personne vulnérable peut refuser une tâche si elle estime que les risques pour sa santé sont trop élevés. S’il ne lui est pas possible de travailler ni à domicile ni sur son lieu de travail, l’employeur doit lui accorder un congé tout en continuant à lui verser son salaire. L’employeur peut exiger un certificat médical indiquant pourquoi la personne vulnérable est considérée comme telle.

Enfin, en raison de la situation épidémiologique, le Conseil fédéral a autorisé le canton du Tessin à prolonger jusqu’au 26 avril les restrictions dans certaines branches de l’économie.