A travers des présentations, des promotions et des débats, le Conseil des Albanais affirme la culture albanaise à Lausanne

L’édition de la culture albanaise, organisée par le Conseil des Albanais de Suisse s’est déroulée pendant trois jours à Lausanne. Au cours de ce week-end, l’art, la littérature et l’éducation ont été au cœur des présentations, avec un accent particulier sur les questions politiques qui sont directement liées à l’importance de la diaspora à cet égard.

L’ouverture officielle de cet événement a eu lieu le vendredi 11 novembre, avec l’exposition et le livre “ARBERESH – la photosynthèse de mon âme”, de Rexhep Rifati, qui a perpétué la préservation de la culture et de la tradition Arbëresh au fil des ans.

Dans la soirée du lendemain, les organisateurs avaient invité Hilmi Gashi, syndicaliste et expert sur les questions migratoires, Bashkim Iseni, docteur en sciences politiques et chef du bureau lausannois pour les immigrés, Musa Kamenica, politologue et Alisa Buzhala, journaliste sur la plateforme médiatique albinfo.ch, dans un débat dont le thème était “La participation des Albanais à la vie politique dans leur pays d’origine”.

Cette question a été accueillie avec beaucoup d’intérêt par le public présent, replaçant au centre du débat les questions de savoir si la diaspora devrait voter aux élections pour la formation des gouvernements dans leur pays d’origine, de leur rôle et si leur l’implication aurait un effet positif sur les intérêts de la communauté albanaise. L’émigration est-elle considérée comme un véritable facteur de développement ou seulement comme un objectif de conquête des suffrages ?

La manière de trouver des structures qui aident à façonner une représentation décente des Albanais, par le biais de candidats politiques, d’associations et de professionnels de différents domaines, a également fait partie des discussions.

“Ceux d’entre nous qui sont engagés en politique dans les pays où nous vivons et travaillons sont chargés de travailler à l’unité, il est donc très important qu’il n’y ait pas de division entre les candidats et les associations afin que nous puissions travailler ensemble vers la possibilité de prendre des décisions “, a déclaré Musa Kamenica, député communal à Lausanne.

Bashkim Iseni a quant à lui souligné que l’intégration et l’engagement politique des Albanais dans les pays d’accueil affecteraient par conséquent leur efficacité et seraient considérés comme des potentiels dans les pays d’origine. Hilmi Gashi a par ailleurs exprimé le besoin de professionnalisation de l’Assemblée des Albanais en Suisse.

Au cours de la conversation, la volonté et le lien spirituel avec la patrie, qui motive les émigrants à continuer de contribuer au développement social et économique, ainsi qu’à la politique, se sont imposés au premier plan.

Pour détendre l’atmosphère de la soirée, la chanteuse Fatjeta Barbullushi, accompagnée à la guitare par Fejzullah Zumberi, avait préparé un programme musical avec des classiques albanais, ramenant ainsi les valeurs de la musique albanaise.

Dans l’après-midi du dimanche 13 novembre, une conférence a été organisée par la LEPA (la Ligue des Enseignants et Parents Albanais) pour partager des informations sur l’école en langue albanaise. Cette école travaille en permanence dans l’éducation et la formation des étudiants albanais, en leur offrant de nouvelles méthodes d’apprentissage et en partageant les expériences de l’intérêt et de l’importance d’avoir une école albanaise en Suisse.

Orhan Spahiu, président du Conseil des Albanais de Suisse, a parlé de la coopération du Conseil avec ces écoles, tandis que Liburn Mehmetaj a présenté plusieurs nouveaux projets, parmi lesquels le projet “tutor #Shqip” pour l’enseignement complémentaire, qui s’est avéré nécessaire pour les enfants qui parlent leur langue maternelle, tout en suivant des cours dans des écoles suisses ordinaires. Le fait qu’il y ait une bonne coopération entre la République du Kosovo et les écoles albanaises, en particulier la fourniture de livres, a été qualifié de positif.

Mehmetaj a par ailleurs admis que la numérisation a grandement aidé le processus de travail dans les écoles et que, par conséquent, les personnes intéressées ont un accès et une gestion plus faciles de cette structure.

Et l’enseignante Blerta Kadriu, qui fait partie du projet et en même temps enseignante de la classe ouverte à Spreitenbach, a raconté le succès du projet “tutor#Shqip”, qui a débuté il y a 3 semaines dans la commune de Spreitenbach .

Dans cette organisation, impossible d’ignorer la littérature, comme l’un des facteurs les plus importants de préservation de la langue. “101 poèmes suisses” traduits et adaptés par Kujtim Shabani, ont été présentés au public à travers la lecture de certains d’entre eux. Le public a vécu la traduction de l’allemand vers l’albanais avec un fort lien émotionnel.

La dernière activité du week-end de la culture albanaise a été consacrée à la présentation de deux livres d’auteurs albanais : Ilir Xheladini et Shemsi Makolli. Xheladini à présentà l’œuvre “Le carrefour des destins” (en albanais; Udhëkryqi i fateve), qui parle de deux personnages, deux filles de deux pays différents, qui recherchent le véritable amour, croyant ainsi que le destin rencontre un carrefour dans la vie.

Tandis que « Perëndeshat e përdhosura »” (également recréé en français; “Les Déesses profanées”), écrit par Shemsi Makolli, élabore sur un thème social au sujet des survivants de la violence de la dernière guerre au Kosovo. Par la poésie, l’auteur tente d’influencer la rupture du silence collectif sur ce sujet, ce silence causé par la société patriarcale.

En plus de résumer le contenu de ces œuvres littéraires, l’importance de la littérature comme moyen de faire émerger les problèmes sociaux ainsi que comme forme appropriée pour la formation de l’histoire en tant que peuple a également été discutée.

L’événement, dirigé par le Conseil des Albanais de Suisse s’est déroulé et conclu avec ces activités dans le but de créer une nouvelle image de la communauté albanaise par l’éducation, l’intégration et la préservation des valeurs culturelles.

Autore e artikullit: Alisa Buzhala

 

 

 

 

Asile : statistiques d’octobre 2022

Durant le mois d’octobre 2022, 3208 demandes d’asile ont été déposées en Suisse, soit une hausse de 527 par rapport au mois précédent (+ 19,7 %) et de 1707 par rapport à octobre 2021. Les principaux pays de provenance ont été l’Afghanistan et la Turquie. En outre, 2360 personnes ayant fui l’Ukraine ont obtenu le statut de protection S au cours du mois sous revue.

Les principaux pays de provenance des personnes ayant déposé une demande d’asile en Suisse en octobre étaient l’Afghanistan avec 1154 demandes (330 de plus qu’en septembre), la Turquie (644 demandes ; + 100), le Burundi (315 demandes ; + 179), l’Algérie (160 demandes ; + 19) et l’Érythrée (151 demandes ; + 2).

Sur les 3208 demandes d’asile présentées en octobre, 2839 étaient des demandes primaires (septembre 2022 : 2273), à savoir des demandes déposées indépendamment d’autres personnes ayant déjà requis une protection. Les personnes qui ont déposé une telle demande en octobre 2022 venaient principalement d’Afghanistan (1119, + 342), de Turquie (552, + 79), du Burundi (315, + 180), d’Algérie (157, + 18) et de Syrie (79, – 38). Les demandes secondaires, pour leur part, font suite à des demandes d’asile déjà enregistrées (p. ex., naissances, regroupements familiaux ou demandes multiples).

Augmentation du nombre de cas en suspens

Le Secrétariat d’État aux migrations a liquidé 1675 demandes d’asile en octobre 2022. Parmi elles, 522 ont abouti à une décision de non-entrée en matière (dont 434 sur la base de l’accord de Dublin), 464 à l’octroi de l’asile et 384 à une admission provisoire en première instance. Le nombre de cas en suspens en première instance s’élève à 9464, soit 1560 de plus que le mois précédent.

Durant le mois sous revue, 1525 personnes ont quitté la Suisse sous le contrôle des autorités ou ont été renvoyées dans leur pays de provenance ou dans un pays tiers. La Suisse a demandé à d’autres États Dublin de prendre en charge 795 requérants. Parallèlement, 134 personnes ont été transférées dans l’État Dublin responsable du traitement de leur demande d’asile. La Suisse a, quant à elle, reçu 338 demandes de prise en charge émanant d’autres États Dublin, et 21 personnes ont été transférées sur son territoire.

Accueil de réfugiés particulièrement vulnérables

En octobre, 145 personnes sont arrivées en Suisse dans le cadre d’un programme de réinstallation. Le Conseil fédéral se prononce sur ces programmes tous les deux ans. Pour les années 2022 et 2023, il a décidé que la Suisse accueillerait jusqu’à 1600 réfugiés se trouvant dans une situation précaire dans le pays de premier accueil. S’y ajoutera un contingent de 220 réfugiés qui n’ont pas pu être accueillis dans le cadre du programme 2020/2021 en raison de retards dus à la pandémie.

Ukraine : statut de protection S (procédure spéciale)

Le 12 mars 2022, le Conseil fédéral a pour la première fois activé le statut de protection S, afin que la Suisse puisse accueillir des personnes venant d’Ukraine qui ont besoin de protection.

En octobre, 2757 personnes ont déposé une demande de statut de protection S dans un centre fédéral pour requérants d’asile. Ce statut a été accordé à 2360 personnes et refusé à 110 autres qui ne remplissaient pas les critères.

Depuis l’activation du statut de protection S, celui-ci a pris fin pour 5212 personnes et la fin du statut est en cours d’examen dans 1373 cas. Fin octobre, 60 601 personnes bénéficiaient du statut S.

Le Premier ministre Kurti rencontre des compatriotes albanais à Vienne

A l’issue de son séjour à Vienne, où il a participé au Forum économique de Vienne, le premier ministre du Kosovo, Albin Kurti, accompagné de l’ambassadeur du Kosovo en Autriche, Lulzim Pllana, s’est réuni en soirée à l'”Europahaus” avec un grand nombre de compatriotes vivant en Autriche, rapporte albinfo.at

 

Au cours de cette réunion, le Premier ministre Kurti a évoqué les derniers développements dans le pays, les réformes entreprises et le travail du gouvernement jusqu’à présent. Kuri en a profité pour parler de l’inclusion et du rôle actif de la diaspora dans le cadre du travail du gouvernement.

 

Le Premier ministre a remercié les personnes présentes pour leur chaleureuse hospitalité et toute la diaspora pour son engagement inlassable et sa contribution continue.

 

Il a déclaré que la diaspora faisait partie intégrante du passé, du présent et de l’avenir du pays, et les a invités à explorer les opportunités d’investissement au Kosovo avec leurs partenaires commerciaux.

Le nouveau numéro d’albinfo.ch : les médecins de la diaspora veulent-ils retourner au Kosovo ?

La rédaction a abordé le problème de l’exil des médecins du Kosovo et l’initiative du Premier ministre Kurti portant sur le retour des médecins de la diaspora au Kosovo

“Le pour et le contre du retour des médecins de la diaspora, “, c’est le titre du gros dossier du dernier numéro du magazine albinfo.ch. A cette occasion, la rédaction a abordé le problème de l’exil des médecins du Kosovo, d’une part, et l’initiative du Premier ministre Kurti portant sur le retour des médecins de la diaspora au Kosovo, d’une autre.

Afin de traiter au mieux ce sujet, des entretiens ont été menés avec des médecins albanais de Suisse, collectant ainsi des déclarations pesant le pour et le contre à ce sujet. En outre, des données des autorités compétentes du Kosovo nous ont été transmises et vous aurez l’occasion de connaître en détail le contexte et les circonstances du sujet dans le nouveau numéro de notre magazine.

Le 26 novembre à Zurich se tiendra la prochaine manifestation “Swissalbs” pour la sélection du meilleur jeune homme d’affaires albanais de Suisse. albinfo.ch, en qualité de partenaire média de cette organisation, a réalisé un autre dossier relatif à cette organisation. Dans ce dossier, vous pourrez lire, entre autres, les entretiens des membres du jury qui choisiront le meilleur jeune homme d’affaires albanais de Suisse.

Un autre sujet traitant de la médecine, mais sans rapport avec le retour des médecins de la diaspora cette fois, a trouvé sa place dans le numéro actuel du magazine. Il s’agit de la présentation d’une innovation réalisée par le chirurgien suisse albanais Dr. Gazmend Morina. Vous pouvez découvrir de quelle innovation il s’agit et d’y lire plus à son sujet dans ce numéro.

Le dernier numéro du magazine est disponible gratuitement dans les locaux fréquentés par les touristes partout en Suisse.

Nous vous souhaitons une agréable lecture !

“Nous ne sommes pas des criminels”: manifestation de la communauté albanaise à Londres.

Les immigrés albanais au Royaume-Uni ont protesté ce samedi contre les déclarations de la ministre britannique de l’Intérieur, Suella Braverman, qui a déclaré que les Albanais amenaient le crime en Grande-Bretagne et qu’ils devaient quitter le pays au plus vite.

 

Pancartes et drapeaux rouges et noirs à la main, les immigrés albanais se sont rassemblés dans le centre de Londres, au “Westminster Bridge”, où ils ont exigé la démission de la ministre de l’Intérieur et des excuses publiques du gouvernement.

 

Les manifestants ont déclaré se sentir insultés par la déclaration de Braverman, tout en soulignant qu’ils ne sont pas des criminels, mais des contribuables et des contributeurs à la société britannique.

 

En plus de ceux qui vivent en Grande-Bretagne, des Albanais de Suisse sont également arrivés en soutien, rejoignant leurs revendications au sujet des déclarations de la ministre britannique.

 

Au cas où il n’y aurait pas de réponse à leur protestation, les immigrés ont  une autre manifestation le 28 novembre, jour du drapeau.

 

Les débats et le langage utilisé par la ministre de l’Intérieur, Suella Braverman, selon laquelle la Grande-Bretagne fait face à une invasion de demandeurs d’asile d’Albanie et qu’ils devraient être expulsés, ont alimenté les débats entre les deux pays.

 

Plus tôt dans la journée, le Premier ministre Edi Rama avait souligné qu’il ne pouvait tolérer la réaction de Braverman, qu’il jugeait “folle”. Il a qualifié son comportement de catalyseur de xénophobie.

 

“L’Albanie attend toujours des excuses du gouvernement du Royaume-Uni”, a déclaré le Premier ministre Rama à propos de l’affaire.

 

VIDEO:

Shqiptarët mbushin rrugët në Londër, protestë kundër Sekretares britanike që foli për ‘pushtim’, – YouTube

L’initiative du conseiller communal albanais l’emporte : la police doit émettre des factures après un contrôle

Durant son enfance, le politicien Reis Luzhnica a été victime de profilage racial. Il cherche maintenant à résoudre ce problème par le biais d’une initiative à l’Assemblée de Zurich

Deux conseillers communaux du PS exigent que la police de la ville de Zurich émette à l’avenir des factures portant sur les contrôles d’identité, rapporte albinfo.ch. La facture doit contenir des informations sur la personne contrôlée, le poste et le numéro du policier, des informations générales telles que l’heure, le lieu et le motif de la fouille.

Le but : réduire les contrôles arbitraires sur les personnes en fonction de leur apparence ou de leur origine.

Reis Luzhinca est l’un des auteurs de l’initiative. Il est membre du conseil communal de Zurich, en tant que membre de l’assemblée du PS.

Comme indiqué lors de la réunion du conseil, l’homme de 32 ans d’origine albanaise, il a été constamment contrôlé par la police pendant son enfance. Il était souvent accompagné de ses amis lors des contrôles, mais lui seul a été contrôlé par la police, rapporte “Tagesanzeiger”.

Malgré quelques votes contre – la motion a été approuvée.

L’initiative, outre le PS, a également été approuvée par les représentants des Vert’libéraux et la liste alternative du conseil communal. Cependant, la responsable de la sécurité, Karin Rykart (des Verts), ne s’est pas montrée trop enthousiaste au sujet de l’initiative

Selon elle, la ville a déjà mis en place des mesures suffisantes contre le profilage racial. “La facture avec nom et prénom ne constitue aucune valeur ajoutée”, s’est-elle exprimée au Tagesanzeiger.

En outre, l’initiative n’a pas été bien accueillie par le PLR et l’UDC non plus. En effet, ces partis craignent que les projets de loi ne créent un “monstre bureaucratique”, rapporte albinfo.ch. Cependant, l’initiative a été approuvée par le conseil communal à 72 voix pour et 41 contre.

Le Président de la communauté musulmane albanaise de Suisse prononce un discours dans l’Église évangélique

Cultiver la coexistence entre les communautés religieuses en Suisse est une belle tradition qui se nourrit chaque jour, avec des actions concrètes.

Dans ce contexte, le dimanche 6 novembre, l’imam hfz. Mehas Alija, président de la Communauté musulmane albanaise de Suisse, a prononcé un discours de salutation dans l’église évangélique réformiste voisine de Winkeln, dans le canton de Saint-Gall écrit albinfo.ch. A cette occasion, il a salué le prêtre évangéliste, Marcus Schattan, un prêtre qui était jusqu’à présent engagé dans cette église.

« Nous avons dit au revoir à Marcus car il déménage maintenant dans une autre ville, pour servir dans d’autres institutions. » En plus de l’imam, le chef de la mosquée, Sadush Ajrullai, a également participé à cette cérémonie religieuse d’adieu. « Fraternellement en paix, différents mais unis ! », déclare l’imam dans un post sur les réseaux sociaux.

À cette occasion, hfz. Mehas Alija a offert un cadeau symbolique au prêtre Marcus Schatan

Dans son discours, il a notamment déclaré : « La communauté des croyants est plus grande que la communauté des chrétiens réformés et des catholiques: nous cheminons ensemble en tant que musulmans et chrétiens. Nous nous promenons ensemble ici dans le quartier de Winkeln et partout ailleurs dans la société suisse. Chrétiens et musulmans croient au même Dieu : le Dieu d’Abraham et d’Isaac. C’est bien que nous puissions célébrer ce moment ensemble, ici. Car nous cheminons ensemble en tant que croyants sur des chemins différents, mais vers le même Dieu”.

Cher Marc

En mon nom et au nom de notre communauté islamique Al-Hidaje, je vous remercie de tout cœur pour votre hospitalité et votre coopération jusqu’à présent. Votre accueil a toujours été merveilleux et chaleureux !

La tradition judéo-chrétienne-islamique en Europe représente une valeur particulière pour nous tous, c’est pourquoi nous devons la préserver et la cultiver dans un esprit de paix et d’harmonie.

Cher Marcus, je vous souhaite, ainsi qu’à votre famille et à votre communauté, tout le meilleur !

Enfin, que la paix de Dieu soit sur nous tous !

Mehas Alija

Murat Yakin dévoile sa liste des joueurs pour le Qatar, Shaqiri, Xhaka et Jashari in, Zeqiri out.

La Suisse a officiellement sélectionné 26 footballeurs qui la représenteront à la Coupe du Monde au Qatar, qui débute le 20 Novembre.

On retrouve dans cette liste notamment trois footballeurs d’origine albanaise, Xherdan Shaiqiri, Granit Xhaka ainsi qu’Ardon Jashari, à la surprise de tous.

Jashari n’a que 20 ans et joue en tant que milieu de terrain à Lucerne. Il n’avait qu’une seule apparition avec la Nati jusqu’à présent.

Murat Yakin estime que Jashari est un footballeur talentueux avec un grand futur. Andi Zeqiri a quant à lui été mis de côté.

La Suisse est dans le même groupe que le Brésil, la Serbie et le Cameroun.

Entre guerre, immigration et résilience, le récit bouleversant d’Albina Kurtisi

On croit que les souvenirs d’enfance s’estompent, que les petits oublient la guerre, le vacarme des bombardements, leur maison partie en fumée, l’effroi de leurs parents impuissants, la faim et la terreur.

C’est faux. Albina Kurtisi n’a rien oublié de ce 20 mai 2001 où sa vie et celle de sa famille ont basculé. Ni des jours qui ont suivi. Elle avait 5 ans lorsque l’armée macédonienne a bombardé son village au nord du pays dans une région peuplée à 40% d’Albanais. Elle se souvient pourtant dans les moindres détails de la chronologie des événements de ces semaines d’effroi, des gestes et des paroles de chacun, des regards échangés, des paysages dévastés, des chiens morts au bord des chemins, des cachettes de fortune, de cette petite veste rouge, aussi, sa préférée, dont elle se couvrait la tête pour se protéger de l’horreur. Elle n’a pas davantage oublié la peur de se voir arrachée à son pays, son arrivée en Suisse et ce premier jour d’école traumatisant dans un pays dont elle ne comprenait pas la langue, ni les moqueries de ses camarades et la cruauté de certains enseignants qui la poursuivront tout au long de sa scolarité. Mais elle garde aussi en mémoire les quelques belles personnes qui ont croisé son chemin et qui lui ont tendu la main.

Albina Kurtisi a dédicacé de nombreux ouvrages lors du vernissage de son premier livre, Au nom de mon père.

«Albina, raconte-nous ton histoire!»

Ces souvenirs, d’une précision émouvante, Albina Kurtisi les relate dans Au nom de mon père, son premier livre. Un témoignage bouleversant qui raconte la malveillance des uns et la peur des autres, mais aussi le courage et la résilience. Qui confirme, surtout, que les enfants n’oublient rien et que leur existence se tisse autour de ces événements tragiques.

Un livre intime, rédigé dans un style factuel à la simplicité assumée. Car Albina ne s’embarrasse pas de formules inutiles ou d’explications. Elle pose juste sur les événements le regard de la fillette qu’elle était. Un regard simple et direct qui touche au cœur.

«Je me suis longtemps demandée si cette histoire m’appartenait, si j’étais légitime; je ne voulais pas passer pour une donneuse de leçon mais les gens me disaient « Albina, raconte-nous ton histoire!» Or il a toujours été plus facile pour moi de m’exprimer par écrit». C’est entourée de ses proches et de ses amis qu’ Albina Kurtisi a présenté son livre au public le 26 octobre dernier à Lausanne. Une soirée co-organisée par La Voix de la Diversité – un groupe de jeunes issus de tous les horizons et désireux de s’exprimer, dont Albina fait partie – et animée par sa fondatrice, Vjosa Gervalla, également directrice d’ Albinfo.ch. L’occasion, pour cette dernière, de rappeler le courage de la jeune autrice. 

Albina Kurtisi a présenté son livre à l’Espace Dickens, à Lausanne, devant un public nombreux. Une soirée co-organisée par La Voix de la Diversité et animée par sa fondatrice, Vjosa Gervalla, également directrice de l’association d’ Albinfo.ch

«Tu vas y arriver ma fille!»

Car malgré un parcours personnel, scolaire et professionnel semé d’embûches et d’humiliations, Albina n’a jamais lâché. «J’avais la rage en moi, écrit-elle. Je voulais à tout prix prouver à toutes ces personnes qu’elles avaient eu tort de me rabaisser et de ne pas croire en moi (…) et leur dire qu’elles n’avaient fait que me rendre plus forte».

Une force qu’elle doit aussi au soutien de son père. Un homme qu’elle connaît pourtant à peine lorsque la famille le rejoint en Suisse où il travaille depuis quelques années. «Avec le temps, nous deviendrons les meilleurs amis du monde, ma fille», lui avait-il alors prédit. Vingt ans plus tard, comme l’indique le titre de son livre, c’est à son père qu’ Albina Kurtisi dédie son premier ouvrage. «Il a toujours su trouver les mots pour m’encourager. Il me disait: tu y arriveras, ça prendra peut-être plus de temps que les autres, mais tu vas y arriver!»

C’est entourée de ses proches et de ses amis qu’Albina Kurtisi a présenté son premier livre le 26 octobre dernier à l’Espace Dickens, à Lausanne.

Écrire pour exister

Pari tenu. Albina s’épanouit aujourd’hui dans son travail à la Confédération et dans sa passion pour l’écriture. «Écrire m’a permis de passer à autre chose. Aujourd’hui, je suis fière de moi, soulagée aussi». Des sentiments partagés par sa famille. «Le livre a toujours été très symbolique pour la population albanaise qui n’a pas pu exister en tant que peuple ou comme langue, explique Vjosa Gervalla. Écrire son histoire, c’est plus que juste écrire un livre, c’est marquer sa culture, assoir son identité, c’est une façon d’exister et de rappeler d’où on vient».

Albina Kurtisi et Jean-Claude Métraux, très ému lors de la séance de dédicaces. Ce psychiatre et psychothérapeute de l’enfant et de l’adolescent connaît Albina depuis son arrivée en Suisse.

Pour Albina Kurtisi, c’est aussi un premier rêve qui se réalise. Elle en a d’autres. Et si la jeune autrice se dit plutôt réservée, ne vous y trompez pas: derrière son air farouche, Albina Kurtisi sait parfaitement d’où elle vient, qui elle est, et surtout où elle va.

Au nom de mon père, d’Albina Kurtisi, Vérone éditions 2022, 267 p.

 

 

Rejet d’une demande de transmission de matériel de guerre suisse à l’Ukraine

Sur mandat du Conseil fédéral, le conseiller fédéral Guy Parmelin, chef du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR), a répondu, le 3 novembre 2022, à un courrier de la ministre fédérale allemande de la Défense, Christine Lambrecht.

Le courrier de la ministre allemande Christine Lambrecht daté du 21 octobre 2022 concerne quelque 12 400 munitions de 35 mm de fabrication suisse pour des chars de défense antiaérienne de type GEPARD, que l’Allemagne souhaite transmettre à l’Ukraine.

Sur mandat du Conseil fédéral, le conseiller fédéral Guy Parmelin a rappelé, dans sa réponse, la situation juridique qui avait été exposée dans un courrier adressé le 3 juin 2022 : la Suisse applique le droit de la neutralité, qui est une composante du droit coutumier international, s’agissant des relations entre la Russie et l’Ukraine. L’égalité de traitement découlant du droit de la neutralité ne permet pas à la Suisse d’approuver une demande de transmission de matériel de guerre de provenance suisse à l’Ukraine tant que ce pays est impliqué dans un conflit armé international. De surcroît, les critères d’autorisation prévus par la législation suisse sur le matériel de guerre excluent également la livraison de matériel de guerre à des pays impliqués dans un tel conflit.

La situation juridique n’ayant pas changé, il n’y a toujours pas lieu de répondre favorablement à la demande de l’Allemagne de transmettre du matériel de guerre suisse à l’Ukraine. Dans sa réponse, Guy Parmelin a rappelé l’engagement sans faille de la Suisse en faveur de la paix et de la sécurité, mais toujours dans le strict respect du droit de la neutralité, et ce dans la ligne de sa tradition humanitaire. Lors de sa séance du 2 novembre 2022, le Conseil fédéral a arrêté un plan d’action pour les secours d’hiver visant à apporter un soutien à la population en Ukraine. À ce titre, la Suisse va renforcer son engagement humanitaire actuel en Ukraine et dans la région par un apport supplémentaire de 100 millions de francs.

/admin.ch/

 

Etude sur la pandémie de coronavirus: moins de sport mais davantage à l’extérieur

La pandémie de coronavirus a eu des conséquences sur les habitudes sportives de la population suisse: une nouvelle étude de la Confédération montre un recul général de l’activité physique ainsi que des différences significatives entre les régions du pays. Une autre étude confirme que les aides de la Confédération ont permis de stabiliser le sport pendant la crise sanitaire. Ces deux études ont été présentées lors de la Journée de Macolin, où il a également été question des grands axes de la politique du sport des années à venir.

La pandémie de coronavirus a entraîné un recul de l’activité physique et sportive et a modifié les habitudes de la population suisse en la matière. C’est ce qui ressort d’une étude menée par l’Observatoire Suisse du Sport sur mandat de l’Office fédéral du sport OFSPO. Cette étude a été présentée à l’occasion de la Journée de Macolin, le plus grand colloque de politique du sport organisé par la Confédération. Le recul de l’activité physique est particulièrement marqué chez les jeunes hommes ainsi que chez les femmes de 45 à 59 ans. Par contre, l’activité sportive des plus de 60 ans a augmenté depuis le début de la pandémie en 2020, tant chez les femmes que chez les hommes.

Davantage à l’extérieur et avec des outils numériques

Les différences entre les régions du pays sont importantes: le recul de l’activité sportive est nettement plus marqué en Suisse romande et en Suisse italienne qu’en Suisse alémanique. La pandémie de coronavirus a également eu des impacts sur les sports pratiqués et sur les modalités de cette pratique. Les Suissesses et les Suisses font par exemple plus souvent du sport à l’extérieur ainsi que chez eux, à l’aide d’outils numériques, qu’avant la pandémie. Certains sports ont connu un regain d’intérêt, comme le nordic walking, le inline-skating, la randonnée en raquettes, le VTT, l’entraînement de la force et le yoga. D’autres sont moins pratiqués ou n’ont pas encore retrouvé leur popularité d’avant la crise sanitaire, à l’image de la natation, de la danse et des sports de combat. Les centres de fitness ont été moins impactés qu’attendu, car les nombreuses défections ont été en partie compensées par de nouvelles adhésions.

Quelque 2130 personnes ont été sondées en juillet de cette année dans le cadre de cette étude représentative. A ce jour, il est difficile de savoir si les tendances constatées vont perdurer. L’OFSPO continuera d’observer la situation.

Pas de licenciements grâce aux soutiens financiers

Dans le cadre d’une seconde enquête, les dirigeantes et dirigeants de grandes organisations sportives (fédérations, organisateurs de manifestations sportives et ligues) se sont exprimés concernant les mesures d’aide de la Confédération ainsi que l’impact de la crise sanitaire sur leur organisation. Les 24 organisations interrogées ont confirmé que les mesures d’aide ont contribué à stabiliser leurs finances et leur ont évité de devoir licencier du personnel.

Futurs grands axes de l’encouragement du sport

Dans son intervention lors de la Journée de Macolin, le directeur de l’OFSPO, Matthias Remund, a souligné que le sport est en pleine mutation. La ministre des sports, Viola Amherd, ainsi que l’OFSPO entendent initier d’autres développements ces prochaines années, notamment la concrétisation des valeurs éthiques dans l’encouragement général du sport. Le principal objectif est de protéger les jeunes athlètes des deux sexes. Un premier pas a déjà été franchi à cet égard avec la création d’un service indépendant de signalement des abus. Les étapes suivantes vont consister à développer le programme d’encouragement Jeunesse+Sport dans le but de faire bouger encore plus d’enfants et de jeunes, à promouvoir les femmes dans les fonctions dirigeantes, à poursuivre le développement de l’encouragement du sport d’élite par l’armée et à publier un message portant sur l’organisation en Suisse de grandes manifestions sportives durables et respectueuses de l’environnement.

/.admin.ch/

 

 

Les salaires effectifs et minimaux ont augmenté en moyenne de respectivement 0,8% et 0,6% en 2022

Les partenaires sociaux signataires des principales conventions collectives de travail (CCT) ont convenu pour 2022 d’une augmentation nominale des salaires effectifs de 0,8% et de 0,6% des salaires minimaux. Les salaires effectifs ont augmenté de 0,5% à titre individuel et de 0,3% à titre collectif. Ce sont là quelques résultats de l’enquête sur les accords salariaux conclus dans les domaines conventionnels, réalisée par l’Office fédéral de la statistique (OFS).

Dans le cadre des principales CCT, c’est-à-dire celles qui comptent au moins 1500 personnes assujetties, les partenaires sociaux ont convenu pour 2022 d’une hausse nominale des salaires effectifs de 0,8% en moyenne (2021: 0,4%; 2020: 0,9%; 2019: 1,1%; 2018: 0,9%). En tenant compte des prévisions de renchérissement pour l’année en cours (+3%), les salaires réels dans le domaine conventionnel devraient diminuer de 2,2% cette année. Près de 551 000 personnes sont concernées par des accords sur les salaires effectifs (2021: 589 000 personnes; 2020: 632 000 personnes; 2019: 613 000 personnes; 2018: 480 000 personnes).

Les salaires effectifs ont augmenté en moyenne de 0,8%

Les salaires effectifs ont augmenté de 0,9% dans le secteur secondaire et de 0,8% dans le secteur tertiaire. Les adaptations salariales selon les sections économiques se sont échelonnées comme suit: Construction (+1,1%), Activités de services administratifs et de soutien (+1%), Information et communication (+0,9%), Activités financières et d’assurance (+0,9%), Commerce; réparation d’automobiles et de motocycles (+0,9%), Transports et entreposage (+0,8%), Industrie manufacturière (+0,8%) et Santé humaine et action sociale (+0,7%).

Des augmentations salariales à titre collectif et individuel

En 2022, la hausse moyenne des salaires conventionnels de 0,8% s’est répartie à hauteur de 0,5% à titre individuel (2021: +0,3%; 2020: +0,5%; 2019: +0,6%; 2018: +0,6%) et de 0,3% à titre collectif (2021: +0,1%; 2020: +0,4%; 2019: +0,5%; 2018: +0,3%). Ainsi, 38% de la masse salariale destinée aux augmentations de salaires ont été attribués de manière égale aux personnes concernées. Les adaptations accordées à titre collectif restent minoritaires dans le secteur tertiaire (19%) alors qu’elles sont majoritaires dans le secteur secondaire (78%).

Les salaires minimaux ont progressé en moyenne de 0,6%

Les salaires minimaux fixés dans les principales CCT ont été augmentés de 0,6% en 2022 (2021: 0,2%, 2020: 0,7%; 2019: 0,8%; 2018: 0,5%). Un peu plus de 1 664 000 personnes sont assujetties à une CCT dans le cadre de laquelle des accords sur les salaires minimaux ont été conclus.

Les salaires minimaux ont augmenté de 0,6% dans le secteur secondaire et de 0,7% dans le secteur tertiaire. Les sections économiques ont enregistré les adaptations suivantes: Commerce; réparation d’automobiles et de motocycles (+2,2%), Industrie manufacturière (+1%), Activités de services administratifs et de soutien (+0,6%), Activités financières et d’assurance (+0,4%), Activités spécialisées, scientifiques et techniques (+0,3%), Transports et entreposage (+0,2%), Autres activités de services (0,2%), Construction (0,1%), Santé humaine et action sociale (0,1%).

Le nouveau passeport suisse est disponible

Le nouveau passeport suisse est désormais disponible: dès aujourd’hui, 31 octobre 2022, il peut être commandé auprès des bureaux de passeports cantonaux ou des représentations de la Suisse à l’étranger. La nouvelle série de passeports répond aux derniers standards en matière de documents d’identité et conjugue des éléments de design uniques inspirés du paysage suisse.

La nouvelle série de passeports conjugue sécurité, fonctionnalité et esthétique. Elle repose sur les technologies les plus récentes en matière d’éléments de sécurité pour les documents d’identité. Visibles tantôt à l’œil nu, tantôt sous lumière UV, ces éléments de sécurité font du passeport suisse un document sûr et unique. Une vidéo décrivant le design en donne un aperçu à l’adresse www.passeportsuisse.ch.

Le design du nouveau passeport caractérise la Suisse, pays à la fois attaché à ses racines et ouvert sur le monde. L’eau en est un élément récurrent, qui parcourt les 26 cantons, depuis les sommets alpins jusqu’aux vallées. Le massif du Gothard en constitue le centre, avec le Pizzo Rotondo. Il abrite les sources des plus grands fleuves suisses – qui s’étendent jusqu’à l’étranger – et relie ainsi les thèmes principaux du design: les montagnes et l’eau.

Comme jusqu’à présent, les informations biométriques sont conservées dans la puce électronique se trouvant dans la couverture du passeport. Les données enregistrées dans la puce ne peuvent être lues qu’au moyen d’un appareil assurant une transmission cryptée. Les empreintes digitales sont particulièrement protégées. La Suisse n’en autorise l’accès qu’aux pays qui appliquent une protection des données équivalente à la sienne.

La nouvelle série de passeports suisses comprend le passeport ordinaire, le passeport diplomatique, le passeport de service, le titre de voyage (passeport pour réfugié) et le passeport pour étrangers qui vivent en Suisse.

Tous les documents d’identité délivrés à ce jour restent valables jusqu’à la date d’expiration qui y est inscrite. Les offres combinées comprenant un passeport et une carte d’identité pourront toujours être commandées. Une nouvelle carte d’identité sera aussi disponible dans le courant du premier semestre 2023.

«Cascadeuses», le film qui questionne la représentation des femmes à l’écran

Elles sont la femme giflée, la femme violée, la femme humiliée, la femme tabassée à mort; elles sont la femme pendue, la femme défenestrée, celle qui se fait brûler sur le bûcher, éjecter de la voiture en marche, traîner par les cheveux dans l’escalier, fracasser le visage sur le capot de la BMW. Elles sont déjà mortes dix fois, cent fois, mille fois. De toutes les façons possibles. Ça les fait rigoler, d’un rire à peine teinté d’amertume, elles qui rêvaient de se battre comme des lionnes et de doubler des héroïnes dans des combats d’anthologie.

Elles sont aussi celles dont on ne voit jamais le visage à l’écran. Celles qu’on laisse poireauter des heures en plein soleil pendant les tournages. Celles qu’on fait chuter du troisième étage en nuisette, sans protection, parce que c’est plus sexy – et tant pis pour les risques et les bleus. Celles dont on oublie de mentionner le nom dans le générique du film. Celles qui font tache dans un milieu longtemps réservé aux hommes. Elles s’en moquent, ou presque, elles aiment l’action, les défis, l’adrénaline. Le cinéma aussi.

Elles sont cascadeuses et, pour la première fois, un film leur rend hommage. Celui de la réalisatrice, jurassienne, Elena Avdija qui, pendant trois ans, a suivi trois d’entre elles dans leur quotidien: Virginie, LA cascadeuse française depuis 25 ans, Petra, Suissesse d’origine installée à Hollywood, et Estelle, encore en formation, qui se lance dans le métier des étoiles plein les yeux. Trois portraits, filmés avec brio et pudeur, pour un premier long métrage tout en finesse et en subtilité. « Il était très important pour moi de ne pas les déposséder de leur image et de respecter leur parole, confie Elena Avdija. Je voulais leur offrir une grammaire cinématographique qui, pour une fois, les mettent en valeur comme de vraies actrices ».

 "Estelle, cascadeuse en formation dans le Nord de la France pendant une séance d'entraînement"
“Estelle, cascadeuse en formation dans le Nord de la France pendant une séance d’entraînement”

Le syndrome de la Schtroumpfette

Un film où tous les coups infligés sont feints et pourtant d’une violence sidérante tant, mises bout à bout, les scènes doublées par les cascadeuses révèlent l’imaginaire violent d’un cinéma qui se plaît encore trop souvent à reléguer les femmes aux rôles de victimes. Même si Virginie, Petra et Estelle ne le voient pas forcément ainsi. « Ce ne sont pas des militantes féministes, elles sont dans le faire. Il y a donc eu tout un équilibre à trouver entre ma grille de lecture, très documentée et théorique, et leur réalité », explique Elena Avdija. Il n’empêche qu’on est loin des doublures d’Uma Thurman dans Kill Bill ou d’Angelina Jolie dans Wanted. Car les héroïnes sont rares à l’écran et les rôles féminins encore largement sous-représentés. On appelle d’ailleurs ça le « syndrome de la Schtroumpfette ».

« Quand les femmes sont impliquées dans des scènes de violence, c’est parce qu’elles se font battre, violer, kidnapper. Il y a toutes sortes de variables pour rendre un produit audiovisuel plus sexy et c’est toujours au détriment des femmes, constate Elena Avdija. On parle beaucoup aujourd’hui de la parole des femmes dans le cinéma, de la façon dont elle est distribuée. Mais comment la violence est distribuée, ça, on n’a peu l’habitude de le considérer. C’est ce qu’explore le film ».

Cet intérêt pour les questions de genre, Elena Avdija, jurassienne d’origine kosovare, le doit en partie à son parcours. Un parcours d’immigration, qu’elle qualifie pudiquement de «complexe», mais qui lui offre aujourd’hui «une lecture plus nuancée de la société et une curiosité qui, chez moi, va chercher dans les rapports de pouvoir», explique-t-elle. C’est d’ailleurs dans des études de sociologie à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris qu’elle explore d’abord ces thématiques avant de se lancer dans un master de réalisation documentaire à l’INA, l’Institut national français de l’audiovisuel. Après deux courts métrages – D’ici ou de là-bas ?, en 2013, et Option: théâtre!, en 2017 – Cascadeuses est son premier long métrage documentaire. Un film engagé, qui soulève des questions indispensables sur la banalisation de la violence sexiste à l’écran et la façon de la mettre en scène. Des questions aussi bien esthétiques que politiques.

Cascadeuses, d’Elena Avdija, à voir dès le 3 novembre au CityClub à Pully, ainsi que dans toute la Suisse romande. Le film sortira en Suisse alémanique à partir du 17 novembre. 

“Valérie, LA cascadeuse française depuis plus de 25 ans, le visage marqué par la scène de violence qu’elle est en train de doubler”

Le SEM prévoit au moins 22 000 nouvelles demandes d’asile pour 2022

Le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) a informé l’État-major spécial Asile (SONAS), qui vient de se réunir pour la 14e fois, que le nombre de demandes d’asile déposées en Suisse en 2022 pourrait avoisiner les 22 000, soit près de 7000 de plus que l’année précédente. Déjà fortement sollicités par la crise ukrainienne, les cantons, les communes et la Confédération travaillent d’arrache-pied afin de pouvoir fournir suffisamment de places d’hébergement et de personnel pour assurer l’encadrement des requérants d’asile et des personnes en quête de protection qui ont fui l’Ukraine. Le SEM a en outre pris des mesures en vue d’accélérer encore les procédures d’asile et d’augmenter le nombre de décisions rendues chaque mois en matière d’asile.

En septembre 2022, 2681 requérants ont déposé une demande d’asile en Suisse. On n’avait plus enregistré autant de demandes en un mois depuis la crise des réfugiés de 2015 et 2016. De plus, quelque 2700 personnes venant d’Ukraine ont présenté une demande de statut de protection S dans les centres fédéraux pour requérants d’asile (CFA). Le SEM s’attend à ce que l’afflux de requérants d’asile se poursuive ces prochains mois, de sorte que le nombre de demandes d’asile déposées en 2022 devrait atteindre au moins 22 000 d’ici à la fin de l’année. La Confédération et les cantons travaillent d’arrache-pied afin de préparer des places d’hébergement supplémentaires et ainsi offrir un lit et un toit à l’ensemble des requérants d’asile et des personnes en quête de protection. Le SEM a prolongé son exploitation de différents bâtiments de l’armée et en utilise également d’autres, si bien qu’il dispose d’un peu plus de 9500 places. De leur côté, les cantons sont également en train d’augmenter leur nombre de places d’hébergement dans le domaine de l’asile.

La douane et l’armée soutiennent le SEM dans plusieurs domaines

Face à la hausse constante du nombre de demandes d’asile, le SEM a déjà nettement augmenté son effectif de spécialistes dans le domaine de l’asile et a adopté des mesures supplémentaires en vue d’accélérer encore les procédures d’asile et de les clôturer le plus rapidement possible. Ces mesures concernent principalement les demandes déposées par des personnes venant d’Afghanistan, des pays du Maghreb ou d’États où il n’y a pas de risque de persécution. Le SEM a ainsi pu porter le nombre de procédures d’asile liquidées chaque mois de 1300 ce printemps à 1800 aujourd’hui. Les nouvelles mesures doivent permettre d’accroître encore la productivité sans pour autant nuire à la qualité des procédures d’asile et des décisions.

Le SEM a également besoin de personnel supplémentaire dans le domaine de l’encadrement. Pour soulager les prestataires d’encadrement, l’armée apporte son soutien au SEM en lui fournissant des véhicules et des chauffeurs pour le transport des personnes. De surcroît, l’Office fédéral de la police et la Conférence des commandants des polices cantonales de Suisse, partenaires du SEM en matière de sécurité, sont en train d’examiner s’ils peuvent fournir du personnel pour procéder, dans les CFA, aux vérifications de l’identité et de la provenance des requérants d’asile. Depuis le début de la crise ukrainienne, l’Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières soutient le SEM dans l’identification des personnes en quête de protection qui viennent d’Ukraine et dans l’examen des documents, ainsi que, depuis septembre, dans les procédures d’asile ordinaire.

Éviter d’attribuer plus rapidement les requérants d’asile aux cantons

Si, en dépit de toutes ces mesures, le taux d’occupation des CFA devait dépasser un niveau critique, il faudrait temporairement répartir une partie des requérants d’asile dans les cantons plus tôt qu’actuellement. Tel serait le cas si le nombre de nouvelles demandes d’asile restait largement supérieur à 2500 par mois. Une partie des requérants ne pourrait alors pas rester dans les CFA jusqu’à la fin de leur procédure accélérée et à l’exécution de leur renvoi, le cas échéant. Les représentants de la Confédération et des cantons au sein du SONAS sont d’accord sur le fait qu’une telle situation doit être évitée autant que faire se peut.

Les centres fédéraux pour requérants d’asile frôlent la saturation – des départs anticipés pour les cantons s’imposent

Les candidats à l’asile en Suisse sont toujours aussi nombreux. Les structures d’hébergement de la Confédération sont saturées et n’ont pratiquement plus de lits libres. Pour pouvoir continuer à accueillir, héberger et prendre en charge tous les requérants d’asile, le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) met régulièrement en service de nouvelles structures ‒ mais cela ne suffit pas. Afin de garantir une place d’hébergement dans les centres fédéraux pour requérants d’asile (CFA) à tous les intéressés, une partie d’entre eux vont être temporairement attribués aux cantons plus tôt qu’auparavant.

Actuellement, ce sont près de 800 personnes qui déposent une demande d’asile en Suisse chaque semaine. Dans les régions Suisse romande et Suisse du Nord-Ouest en particulier, cet afflux constant de nouveaux requérants d’asile cause des problèmes en termes de capacités d’hébergement et d’encadrement. Les autres régions – Berne, Tessin et Suisse centrale, Zurich, Suisse orientale – frôlent également la saturation. Même si des lits et des logements en plus ont été mis à disposition dans toutes les régions et que du personnel supplémentaire y a été recruté, la situation reste très tendue. En étroite collaboration avec l’armée suisse, une vingtaine de bâtiments ont été mis en service ou préparés dans tout le pays. Ces dernières semaines, des salles polyvalentes ont notamment été ouvertes à Bure, Thoune et Chamblon pour accueillir des réfugiés, et il est prévu d’en mettre d’autres en service à Schönbühl et Emmen.

En temps normal, les requérants d’asile en procédure accélérée restent jusqu’à 140 jours dans les CFA. Sur la base des « valeurs de référence de la planification d’urgence commune de la Confédération et des cantons en matière d’asile » et de la loi sur l’asile, il vient d’être décidé, compte tenu de la situation critique qui règne en matière d’hébergement, que les personnes frappées d’une décision de renvoi seraient transférées vers les cantons avant même que les 140 jours ne soient écoulés. Cette mesure sera mise en œuvre à partir du jeudi 27 octobre 2022. Une semaine plus tard, les requérants dont la procédure d’asile n’est pas encore achevée feront également l’objet d’un départ anticipé pour les cantons. Cette seconde mesure ne concernera pas les personnes en procédure Dublin, les requérants d’asile afghans, les requérants d’asile mineurs non accompagnés et les requérants d’asile originaires de pays à très faible taux de protection ; ces personnes feront l’objet d’une procédure accélérée dans les CFA.

Les cantons doivent se préparer à accueillir temporairement jusqu’à 1000 requérants d’asile par semaine, contre 500 actuellement. Ces personnes seront réparties entre les cantons proportionnellement à la population de ces derniers. Cette mesure permettra aux CFA de rester en mesure d’accueillir et d’héberger les nouveaux requérants et de lancer immédiatement les étapes nécessaires de la procédure.

Le SEM remercie les cantons, les villes et les communes de leur aide à l’accomplissement de cette tâche conjointe majeure.

CFR – Racisme structurel : une problématique à prendre au sérieux

La Commission fédérale contre le racisme (CFR) publie aujourd’hui sa revue Tangram sur le thème du racisme structurel en Suisse. Comment comprendre et se représenter cette dénomination ? Dans quels domaines de la vie quotidienne le racisme structurel s’exprime-t-il ? Quelles en sont les conséquences pour les personnes concernées et pour la société dans son ensemble ? Comment aborder le racisme structurel, dont la compréhension fait défaut à une large audience ? Avec ce numéro de Tangram, la CFR souhaite sensibiliser le public sur un phénomène encore souvent incompris et minimisé.

La notion de racisme structurel est aujourd’hui privilégiée pour décrire les mécanismes à l’œuvre dans la reproduction d’inégalités. Elle désigne une situation dans laquelle certains groupes subissent l’exclusion, des rapports de subordination et des désavantages profondément et historiquement ancrés dans la société.

Tangram publie les dernières recherches en la matière, les observations du terrain, et dresse un état des lieux de la dimension structurelle du racisme en Suisse. De nombreux domaines de la vie quotidienne sont passés en revue : travail, logement, écoles, droit, police, médias, politique d’asile. En réalisant ce dossier, la CFR a veillé à ce que les minorités touchées par le racisme structurel, mais aussi les institutions publiques et parapubliques, soient prises en compte dans les articles et réflexions.

« Notre racisme structurel est présent depuis que la Suisse mondialisée existe et qu’elle est connectée économiquement au monde », explique la sociologue Denise Efionayi-Maeder. « La Suisse a également développé ses propres formes de racisme, notamment envers les Juifs, les Yéniches et les Roms, ou encore les personnes issues de la migration en général, largement considérées au fil des siècles avant tout comme une force de travail ».

Les contributions de ce numéro démontrent que la discrimination s’exprime dans tous les domaines de la vie courante et se retrouvent dans la pratique des institutions. Elle se manifeste par des inégalités en matière de richesse, de revenu, d’accès à l’emploi et au logement, dans la formation et dans la pratique du profilage racial. Les possibilités juridiques de se défendre contre le racisme structurel sont très limitées. « Nous avons tendance à considérer le racisme comme un phénomène relevant de la sphère individuelle dont la manifestation se limite aux agissements d’une minorité d’individus. Les discriminations continuent de ne pas être perçues comme un problème de société ni comme étant de la responsabilité des décideurs politiques et opérationnels », s’exprime le juriste et spécialiste anti-discrimination Tarek Naguib.

Cet enracinement des inégalités n’a jusqu’alors pas été suffisamment traité et conscientisé. Nombre d’auteurs, dans ce dossier, s’entendent sur un point : les institutions et la société doivent sérieusement et durablement se pencher, dans un esprit critique, sur leurs normes et leurs règles, leurs valeurs et leurs cultures.

Artan Berisha, le pilote suisse

Bien que le Kosovo n’ait pas encore réussi à se développer en matière d’aviation, il existe toutefois des Albanais du Kosovo qui exercent le métier de pilote dans différents pays d’Europe et du monde. L’un d’eux est Artan Berisha, né à Gjilan, et vit à Genève, en Suisse, depuis plusieurs années. Entre ciel et terre, la plate-forme média albinfo.ch online&print rapporte l’histoire du pilote albanais en Suisse.

L’amour pour le métier de pilote a commencé quand il était jeune. Il eut un rêve à ce moment-là : un jour, il volerait. A l’époque où il rêvait de ce métier, les circonstances étaient telles qu’elles ne pouvaient offrir une telle chose. Pour sa famille et ses proches, ce n’était qu’un rêve d’adolescent. Artani a insisté sur le fait qu’un jour il en ferait une réalité.

En tant que jeune homme, il était connu pour son courage. Dès l’âge de 17 ans, il a décidé d’ouvrir de nouvelles voies dans sa vie, où avec le soutien de sa famille en 1998, il a immigré aux États-Unis d’Amérique. Après quelques années là-bas, malgré les difficultés pour, il a réussi à entamer des études pour obtenir son premier brevet de pilote.

Après une nouvelle expérience de la vie en Amérique, il s’est mis au travail pour devenir technicien en informatique, une direction pour laquelle il avait commencé ses études aux USA. Malgré le travail qu’il a fait dans ce sens, ce n’était pas tout ce qu’il voulait dans sa carrière.

 

Il n’y avait “qu’un seul moyen”: devenir pilote

Après un grand engagement, convaincu de ce qu’il voulait, il avait entamé les premiers contacts avec certaines écoles de pilotage professionnelles en Amérique. Maintenant, il était encore plus convaincu qu’il n’y avait qu’une seule voie, celle de devenir pilote. “La vie dans le ciel m’apporte du plaisir, voler me donne beaucoup de courage pour la vie”, déclare le pilote albanais Artan Berisha, qui vit à Genève, en Suisse, dans cette entretien avec albinfo.ch.

Reconnaissant que le métier de pilote n’est pas considéré comme sans risques, il avait décidé de commencer une scolarité alors qu’il vivait aux USA, même à l’insu de sa famille et sans leur approbation. Il a commencé ses études à “Richmon Aviation”, à New York, qui était une école d’aviation spécialisée, où il s’est initié à coexister avec le ciel et à réaliser son rêve. Artan a réussi à terminer avec succès l’école en question et à obtenir une licence de pilote d’avions jusqu’à 180 chevaux, un diplôme qui, après son déménagement en Europe en 2005, a été « traduit » en une licence européenne à Londres, en Grande-Bretagne.

“Les défis dans ce métier ne sont pas rares”, raconte le pilote Artan Berisha à albinfo.ch. “Les défis que j’ai rencontrés en cours de route sont liés aux spécificités de ce métier, il nécessite un haut niveau de préparation mentale et physique et a également un coût d’éducation élevé. Ce n’était pas si simple pour moi, poursuit le pilote Berisha, mais quand il y a de la détermination et de l’amour pour un métier, chaque défi est gérable », explique Artani.

Il fait partie des entreprises les plus en vue dans le domaine de l’aviation à l’aéroport de Genève depuis plusieurs années. Malgré ses engagements professionnels et familiaux, il a réussi à terminer et à obtenir une licence de pilote professionnel de l’aviation civile pour toutes les catégories définies par les normes de l’aviation civile.

© 2022 ALBINFO.CH

Première licence en Amérique, finalisation en Europe

Après la licence obtenue à New York, USA, il poursuit une formation complémentaire dans ce métier, pour atteindre la licence FATPL (Frozen Airline Transport Pilot Liscence), Pilote de ligne, en d’autres termes. Poursuivant pour le reste de la licence la qualification IFR (vol aux instruments) ainsi que Commercial Multi Engine (Avion à deux moteurs) qu’il a réussi à terminer dans une école professionnelle en Europe.

Berisha est également certifié dans la catégorie MCC/JOC (Multi Crew-Jet operation course) du Boeing 737 nouvelle génération. Artan Berisha a également effectué d’autres spécialisations dans ce domaine à l’académie SKY4U de Berlin, ainsi qu’à Dortmund, en Allemagne (Type Rating), obtenant ainsi la certification dans toutes les catégories de CJ1 à CJ4.

Actuellement, le pilote Artan Berisha poursuit sa carrière professionnelle dans le domaine de l’aviation à Genève en Suisse, il est engagé dans une compagnie Business Class dont le siège est dans la ville. Les destinations que le pilote albanais a aujourd’hui incluent principalement des pays européens.

Les destinations régulières du pilote Berisha volent de Paris, Londres, Bruxelles, Rome, Milan, Francfort, Düsseldorf, Tirana, Pristina, y compris de nombreuses îles et villes avec des noms en Europe ; Olbia, Ibiza, Minorque, Pallma de Majorque, Mykonos, Samos, Bodrum, Istanbul, etc.

Pour lui, l’objectif principal est d’opérer avec succès vers les destinations qu’il a définies. Le pilote reste dévoué et au service de sa profession. En outre, il ne pense pas s’arrêter là : il a pour objectif de progresser dans le domaine de l’aviation civile. Il s’attend donc à recevoir le titre d’instructeur dans le futur. Se fixant pour tâche qu’à l’avenir, il transmette toute son expérience professionnelle aux jeunes générations, et que son expérience serve le domaine de l’aviation, avec le grand désir qu’un jour il puisse également transférer cela dans son pays de naissance, au Kosovo.

© 2022 ALBINFO.CH

 

 

 

La Mission catholique albanaise en Suisse célèbre le 30e anniversaire de sa fondation

Demain et après-demain (22 et 23 octobre), dans le cadre du 30e anniversaire de l’établissement de la Mission catholique albanaise en Suisse, une académie scientifique et d’autres activités culturelles se tiendront à Lucerne.

Selon le communiqué de presse partagé par la Mission catholique albanaise de Lucerne, le 22 octobre, à partir de 18h00, l’académie scientifique se tiendra à Rodteggstrasse 6, 6005 Luzern.

Après l’hymne national interprété par Afërdita Krasniqi, soliste ; Ermira Lefort, piano; Shpejtim Krasniqi, soliste ; Bashkim Krasniqi, guitare, les discours de bienvenue viennent de Mons. Dodë Gjergji, évêque du diocèse de Prizren-Prishtina, Kosovo ; Cornelio Zgraggen, représentant de l’Église locale de Lucerne ; Beat Züsli, maire de de Lucerne. Entre les discours, il y aura des chansons interprétées par les artistes mentionnés ci-dessus. L’acteur bien connu, originaire de Prishtina, Çun Lajçi, sera également présenté avec une récitation de poèmes.

Puis la session scientifique commence. Mons. Lush Gjergji, biographe de Mère Teresa, présentera son ouvrage Incité par Mère Teresa à des actes d’amour – charité”, écrit à l’occasion du 25e anniversaire de son passage à Amshim.

Tandis qu’Ylfete Fanaj, conseillère (adjointe) du canton de Lucerne et candidate au Conseil de gouvernement du canton se présente avec l’optique “Intégration et contribution des Albanais dans la société suisse”.

Ensuite, Don David Xhuxha, responsable de Radio Vatican en langue albanaise, lira sa communication intitulée “Vous serez mes témoins” (Vap 1, 8) Missionnaire à l’exemple du Bon Pasteur.

Dr. Don Anton Uka, responsable de la Mission catholique albanaise de Lucerne conclura la session.

Le dimanche 23 octobre, la messe aura lieu et un programme artistique sera présenté à partir de 13h30 (à Stadthalle Sursee, 6210 Sursee).

Célébration liturgique : Sainte Messe

Célébrant : Mons. Dodë Gjergji, évêque du diocèse de Prizren-Prishtina, Kosovo en co-célébration avec d’autres évêques et prêtres participant à la célébration.

Dans le programme culturel et artistique suivant, il y aura comme suit :Danse par les enfants de la Mission ; chanson du célèbre chanteur Shkurte Fejza sous l’accompagnement instrumental de Gëzim Demaj, et récitation des vers de Gjergj Fishta par Çun Lajçi.

Ensuite, l’Ensemble “Arbëresha” de la Mission catholique albanaise de Sirnach se produira avec des chants et des danses, tandis que Kristë Lleshi chantera “Songs for Mother Teresa”. Le programme se termine par un apéro pour tous les présents.

 

Encouragement de l’intégration 2024-2027 : chiffres-clés

Le Conseil fédéral souhaite continuer à soutenir l’intégration des étrangers pour la période 2024-2027 à hauteur de 248,8 millions de francs. C’est ce qu’il a décidé lors de sa séance du 19 octobre 2022. Le crédit d’engagement consenti par la Confédération pour l’encouragement de l’intégration comprendra notamment, outre les contributions aux programmes d’intégration cantonaux (PIC), des fonds destinés à promouvoir le potentiel offert par la main-d’œuvre présente en Suisse.

Introduits en 2014, les PIC constituent le principal instrument stratégique de la politique suisse en matière d’intégration. Ils reposent sur des conventions-programmes conclues entre la Confédération et les cantons. Les conventions-programmes 2024-2027 prévoient sept domaines d’encouragement, dont la langue, l’aptitude à la formation et l’employabilité ou le vivre-ensemble et la participation.

Le crédit d’engagement fixé pour la période 2024-2027 (PIC 3) s’élève à environ 130 millions de francs au total, 32 millions par an. Ces fonds permettront aux cantons de financer en premier lieu des mesures destinées aussi bien aux migrants en provenance des pays de l’UE ou de l’AELE qu’à ceux en provenance d’États tiers. Ce montant ne comprend pas le forfait d’intégration de 18 000 francs pour les réfugiés et les personnes admises à titre provisoire. Il ne comprend pas non plus les contributions versées par la Confédération en faveur des bénéficiaires du statut de protection S.

Dans le cadre des PIC, les cantons planifient et mettent en œuvre ensemble les mesures visant à encourager l’intégration de tous les migrants, qu’ils relèvent du domaine des étrangers ou du domaine de l’asile. Cette coopération permet d’exploiter au mieux les synergies et d’éviter les doublons. Les PIC 3 visent à renforcer le développement stratégique et l’innovation.

Pérenniser le préapprentissage d’intégration

Outre les contributions de la Confédération aux PIC, le crédit d’engagement prévoit des contributions en faveur des programmes et projets d’importance nationale à hauteur de 119 millions de francs au total. Il s’agit, entre autres, de mesures visant à promouvoir le potentiel de la main-d’œuvre présente en Suisse et qui sont également mises en œuvre au niveau cantonal. Ces mesures portent notamment sur le préapprentissage d’intégration (PAI), lequel prépare les participants de manière ciblée et dans une optique pratique à suivre un apprentissage ordinaire. En 2021, le Parlement avait décidé de faire du projet-pilote PAI un projet permanent et de le rendre accessible aux personnes qui ne relèvent pas du domaine de l’asile.

La promotion du potentiel offert par la main-d’œuvre présente en Suisse est également l’objectif du programme pilote d’aides financières. Ce programme permet de soutenir les personnes qui sont déjà aptes à travailler, mais qui ont besoin d’aide pour entrer sur le marché du travail. Enfin, le crédit d’engagement comprend des contributions en faveur de mesures visant à garantir l’assurance qualité et à promouvoir l’innovation. Il s’agit notamment de mesures de soutien aux institutions nationales, comme les services ambulatoires chargés d’assurer le traitement des réfugiés traumatisés, le Service contre les mariages forcés ou le Réseau suisse contre l’excision.

Par sa décision, le Conseil fédéral autorise donc le Département fédéral de justice et police à solliciter, dans le cadre du message concernant le budget 2024, un crédit d’engagement « Encouragement de l’intégration (PIC) 2024-2027 » de 248,8 millions de francs.

Le salon “SIAL” à Paris, parmi les principaux salons mondiaux de l’alimentation

La promotion des produits albanais au salon SIAL de Paris se poursuivra jusqu’au 19 octobre 2022. Albinfo.ch avait précédemment évoqué la présentation des produits de 10 entreprises du Kosovo.

Il convient de rappeler que le salon de l’alimentation SIAL est l’un des principaux salons mondiaux de l’industrie alimentaire. Avec environ 310 000 visiteurs, ce salon est une plate-forme incontestée de l’exposition des tendances et de l’innovation dans le secteur de la transformation alimentaire.

Mund të jetë një imazh i 7 persona, njerëz në këmbë dhe ambiente të brendshme

PPSE (Promoting Private Sector Employment) a soutenu la visite de certaines femmes membres de l’Association des transformateurs de fruits et légumes du Kosovo (PePeKo) à ce salon et d’autres partenaires du projet PPSE, dans le but de voir les présentations des entreprises mondiales à ce salon, les dernières tendances en matière de transformation alimentaire , ainsi que de permettre des rencontres avec des acheteurs potentiels.

Mund të jetë një imazh i 8 persona, njerëz në këmbë, kozmetikë dhe ambiente të brendshme

Le PPSE vise à élargir le champ de croissance des entreprises féminines dans le secteur de la transformation alimentaire. Pour ce faire, le Projet PPSE rend possible la participation directe des femmes à diverses foires pour leur donner la possibilité de créer de nouvelles relations d’affaires.

Mund të jetë një imazh i 3 persona dhe ambiente të brendshme

PPSE est un projet de l’Agence suisse de développement (#SDC) et est mis en œuvre par Swisscontact au Kosovo et l’Institut Riinvest.

 

 

 

Prishtina ouvre ses portes aux athlètes albanais de Suisse

Le ministre des Sports du Kosovo, Hajrulla Çeku, a reçu aujourd’hui lors d’une réunion les représentants du club de football FC Kosova de Zurich, vainqueur de la Diaspora Cup en Suisse.

Avec le président du club, Nesret Limani, les parties ont discuté de l’organisation des clubs albanais en Suisse et des accomplissements du FC Kosova, soulignant également la coopération que peuvent avoir les footballeurs kosovars et les footballeurs albanais de Suisse..

albinfo.ch
albinfo.ch
albinfo.ch

Çeku a remercié la délégation du FC Kosova pour la visite, tout en les félicitant pour le résultat obtenu. Il a également déclaré que les succès du FC Kosova étaient dans l’intérêt de la coopération pour le développement du sport des clubs albanais de la diaspora.

“Le sport nous unit”. C’est ce qu’a déclaré le directeur des sports de la municipalité de Prishtina, Granit Rugova, après la rencontre qu’il a eue avec le “FC Kosova – Zürich” à Prishtina. Il a poursuivi : « l’équipe albanaise de Suisse est plus qu’une équipe de football. C’est un club albanais qui évolue dans le championnat suisse de football”, a-t-il souligné, rapporte Albinfo.ch.

“Aujourd’hui, ce club compte huit équipes, avec un total de 181 joueurs. Pour les supporters, le club fait partie de leur identité, une deuxième famille en Suisse, et la fierté de porter le maillot rouge et noir se ressent chez tous les joueurs, petits et grands.

Ce fut un plaisir de rencontrer le président du club, Nesret Limani, avec Ilir Morina et Perparim Avdili, avec qui nous avons discuté des possibilités d’approfondir la coopération pour de nombreux projets. Nous avons hâte de réunir nos équipes dans la maison du sport, c’est-à-dire dans la Capitale ! », souligne Rugova.

albinfo.ch