Autorisation du vaccin contre le Covid-19 de Pfizer / BioNTech pour les adolescents en Suisse

Swissmedic approuve l’extension de l’indication de Comirnaty® aux adolescents de 12 à 15 ans: Après avoir examiné attentivement la demande d’extension de l’indication déposée par Pfizer le 7 mai 2021, Swissmedic élargit aux adolescents âgés de 12 à 15 ans l’autorisation ordinaire à durée limitée délivrée pour le vaccin de Pfizer / BioNTech destiné à prévenir la maladie à coronavirus.

Swissmedic a examiné cette demande d’extension de l’indication dans le cadre d’une procédure évolutive rapide. Les résultats de l’essai qui porte actuellement sur les adolescents ont été présentés à l’institut et analysés. Comme pour les personnes de plus de 16 ans, il y a lieu d’administrer deux doses du vaccin. Au niveau de la tranche d’âge qui est étudiée lors de l’essai clinique, le vaccin a affiché une efficacité de près de 100 %. Les adolescents qui ont participé à ce dernier ont reçu la même dose que les adultes, et la réaction immunitaire qu’ils ont développée était comparable à celle des participants plus âgés à l’essai (qui avaient entre 16 et 25 ans). Quant aux effets secondaires observés chez les adolescents, ils correspondaient eux aussi à ceux déclarés lors des essais cliniques pour les 16-25 ans et les adultes. Les plus fréquents étaient des douleurs au site d’injection, une fatigue générale, des maux de tête, des frissons, des courbatures, de la fièvre et des douleurs articulaires. Ces effets indésirables, qui peuvent être plus marqués après l’administration de la seconde dose, disparaissaient en règle générale un à trois jours plus tard.

Coronavirus : le quatrième assouplissement qui commence lundi sera plus important que prévu

Un nouvel assouplissement des mesures de lutte contre le coronavirus aura lieu lundi 31 mai 2021. Il sera plus important que ce qu’avait proposé le Conseil fédéral lors de la consultation, notamment pour les manifestations, les rencontres privées et les restaurants. Le Conseil fédéral tient ainsi compte de l’amélioration de la situation épidémiologique et des résultats de ladite consultation. De plus, les exemptions de l’obligation de quarantaine ne concerneront plus seulement les personnes guéries mais aussi les personnes vaccinées. Lors de sa séance du 26 mai, le Conseil fédéral a par ailleurs décidé quand et sous quelle forme les grandes manifestations seront à nouveau autorisées, ainsi que des indemnisations en cas d’annulation pour des raisons épidémiologiques.

La situation épidémiologique continue à s’améliorer et le nombre de cas à reculer. D’ici à la fin du mois, la plupart des cantons auront en outre terminé de vacciner les personnes vulnérables, marquant la fin de la phase dite de protection, la première du modèle du Conseil fédéral. C’est donc la deuxième phase, dite de stabilisation, qui débute. Durant celle-ci, l’ensemble de la population adulte doit avoir accès au vaccin. Il convient toutefois de rester vigilant afin de ne pas menacer la campagne de vaccination en cours. L’utilisation volontaire de tests rapides peut contribuer à faire encore baisser le nombre de contaminations.

Le Conseil fédéral a décidé d’un assouplissement plus important que prévu dans le projet mis en consultation. Il tient ainsi compte des conditions épidémiologiques qui prévalent actuellement et des retours de ladite consultation. De manière générale, les cantons saluent cet assouplissement, mais aussi les différentes adaptations qui suscitent pour la plupart un écho positif.

Manifestations accueillant du public : 100 spectateurs à l’intérieur, 300 à l’extérieur

Pour les manifestations accueillant du public, le nouveau plafond est de 100 personnes – au lieu de 50 – à l’intérieur et de 300 – au lieu de 100 – à l’extérieur. La moitié des places disponibles peuvent être occupées, au lieu d’un tiers jusqu’à présent. Ces dispositions valent aussi pour les manifestations religieuses. Contrairement à ce qui était proposé pour la consultation, il n’est plus nécessaire d’attribuer des places assises fixes aux participants ; il suffit de respecter les distances et de porter le masque.

Pour les autres événements, la rencontre d’une association ou une visite guidée par exemple, le nombre maximal de participants, à l’intérieur comme à l’extérieur, est désormais de 50 au lieu de 15. Cela vaut aussi pour les événements privés comme les mariages ou les anniversaires lorsqu’ils ne sont pas organisés dans des locaux privés. Dans le projet mis en consultation, le Conseil fédéral avait proposé de plafonner ce nombre à 30. Quant aux rassemblements dans l’espace public, ils ne font plus l’objet de restriction.

Rencontres privées : 30 personnes à l’intérieur, 50 à l’extérieur

Le Conseil fédéral augmente la limite pour les rencontres privées de 10 à 30 participants à l’intérieur, et de 15 à 50 participants à l’extérieur, comme le demandait une large majorité de cantons. Aucun changement n’était prévu dans le projet mis en consultation.

Restaurants : réouverture des salles et autorisation des tables de 6 à l’extérieur

Dès lundi, il sera à nouveau possible de manger à l’intérieur au restaurant. Les règles sont les suivantes : respect des distances ou séparations, 4 personnes maximum par table, enregistrement des coordonnées de tous les clients et obligation de consommer assis. En terrasse, les tablées de 6 sont à nouveau possibles. La fermeture entre 23 h et 6 h est abrogée. Le port du masque est obligatoire pour se déplacer dans le restaurant, à l’intérieur comme à l’extérieur, mais plus à table. Le personnel doit porter le masque.

Il est à nouveau possible de manger et de boire aux places assises dans les manifestations publiques si les coordonnées de tous les participants ont été recensées. Quant aux manifestations publiques organisées dans des restaurants, comme des projections publiques ou des concerts, elles sont à nouveau permises moyennant le respect des règles applicables aux établissements de restauration. Elles peuvent accueillir jusqu’à 100 personnes à l’intérieur et 300 à l’extérieur.

Sport amateur : élargissement des groupes et compétitions avec public

50 personnes peuvent désormais se réunir pour faire du sport ensemble, au lieu de 15 jusqu’à maintenant. La présence de spectateurs est à nouveau autorisée, les règles applicables étant celles pour les manifestations accueillant du public. Les compétitions de sports d’équipe restent interdites à l’intérieur. Pour pratiquer à l’intérieur, sans masque, des sports impliquant des contacts, comme la danse de salon ou la lutte, il faut se limiter à des groupes fixes de quatre personnes. Le Conseil fédéral a également adapté les surfaces à observer en intérieur pour les sports qui n’impliquent pas d’efforts physiques importants (comme le yoga), qui passent de 15 m2 à 10 m2 par personne.

Les bains thermaux et les centres de bien-être peuvent rouvrir leurs portes. Il convient de prévoir 15 m2 par personne. Le masque n’est pas obligatoire mais les distances doivent être respectées. Il en va de même pour les piscines intérieures.Milieux culturels non professionnels : hausse de la taille des groupes

Comme dans le sport, la limite posée aux groupes dans la culture est rehaussée à 50 personnes. Il est à nouveau possible d’organiser des spectacles, auxquels s’appliquent les mêmes règles que pour les manifestations accueillant du public. S’agissant des fanfares et harmonies, les surfaces à respecter passent de 25 m2 à 10 m2 par personne. Quant aux chorales, elles peuvent à nouveau donner des concerts à l’extérieur, qu’elles soient professionnelles ou non.

Hautes écoles, écoles supérieures, formation continue : élargissement de l’enseignement présentiel

S’agissant des cours dans les hautes écoles, les écoles supérieures et les institutions de formation continue, la limite de 50 personnes posée à l’enseignement présentiel est levée. Les hautes écoles doivent mettre sur pied un plan de dépistage et avoir l’accord du canton. Il n’y a plus de restriction de la capacité pour le remplissage des salles. Le respect des distances et le port du masque restent obligatoires.

Fin du travail à domicile obligatoire pour les entreprises qui organisent des dépistages réguliers

L’obligation du travail à domicile devient une simple recommandation pour le personnel des entreprises qui proposent un dépistage hebdomadaire. Le retour au bureau doit se faire par étapes afin de ne pas menacer la vaccination des effectifs. Depuis le 18 janvier 2021, les employeurs ont l’obligation de décréter le travail à domicile partout où la nature des activités le permet et pour autant que cela soit possible sans efforts disproportionnés. Dès que toutes les personnes qui souhaitent être vaccinées le seront (début de la phase de normalisation), la règle du travail à domicile sera aussi assouplie pour les entreprises sans dépistage hebdomadaire. Les dispositions de protection des personnes vulnérables sur leur lieu de travail sont prolongées.

Pas de quarantaine pour les personnes guéries et vaccinées

Les personnes guéries sont déjà exemptées de l’obligation de quarantaine (contacts et voyages) pour une durée de six mois. Les personnes vaccinées ne pouvant pas propager la maladie de manière significative, elles seront désormais elles aussi exemptées pour une durée de six mois de l’obligation de quarantaine comme de l’obligation de dépistage et de l’obligation de fournir leurs coordonnées lors de leur entrée sur le territoire. Pour cela, il faut toutefois qu’elles soient complètement vaccinées avec un vaccin autorisé en Suisse ou par l’Agence européenne des médicaments (EMEA). L’exemption de quarantaine pour les voyageurs et d’obligation de dépistage lors de l’entrée sur le territoire vaut aussi pour les enfants de moins de 16 ans. Elle ne s’applique par contre pas aux personnes guéries et vaccinées en provenance d’un Etat ou d’une zone où circule un variant préoccupant du virus SARS-CoV-2.

Nouvel assouplissement avant l’été

Le présent assouplissement étant plus important que prévu, seul un autre – également conséquent – est prévu avant l’été. Non seulement cela répond au souhait des cantons mais cela permet de mieux observer les effets de ce quatrième assouplissement et d’éviter de multiplier les changements réglementaires. Le prochain assouplissement sera probablement mis en consultation le 11 juin, avant que le Conseil fédéral ne prenne sa décision le 23 juin pour une entrée en vigueur le 1er juillet.

Grandes manifestations de plus de 1000 personnes

Aujourd’hui, le Conseil fédéral a par ailleurs décidé quand et sous quelle forme les grandes manifestations pourront à nouveau être autorisées. Il a également fixé les indemnisations pour les annulations en raison de l’épidémie d’une manifestation approuvée par un canton (« parapluie de protection »). Il a adapté les propositions mises en consultation et prévoit désormais trois étapes.

1re étape : manifestations pilotes à partir du 1er juin 2021

Dès le 1er juin 2021, il est possible d’organiser des manifestations dites « pilotes ». Elles peuvent accueillir jusqu’à 600 personnes à l’intérieur comme proposé pour la consultation. A l’extérieur, ce nombre est même de 1000, et non 600 tel que prévu initialement. Chaque canton peut accueillir cinq au lieu de trois manifestations pilotes. Pour que celles-ci puissent être autorisées aussi rapidement que possible, l’ordonnance correspondante entre en vigueur dès demain jeudi. Dans le cas des manifestations en plein air, les personnes assises ne sont pas tenues de porter un masque.

2e étape : grandes manifestations à partir du 1er juillet 2021

Les grandes manifestations seront à nouveau autorisées à partir du 1er juillet 2021. A l’intérieur, le nombre de participants sera plafonné à 3000 personnes comme dans le projet mis en consultation. A l’extérieur, les grandes manifestations pourront accueillir 5000 et non plus seulement 3000 personnes pour autant que celles-ci soient assises et que la limite de deux tiers de la capacité habituelle ne soit pas dépassée. Lorsque les personnes sont debout, lors d’un open air par exemple, leur nombre sera limité à 3000, avec une limite à la moitié de la capacité habituelle et l’obligation de porter le masque.

D’une manière générale, l’accès aux grandes manifestations sera limité aux personnes entièrement vaccinées, guéries du coronavirus ou présentant un test PCR négatif. Le certificat COVID doit être utilisé dès qu’il sera disponible.

3e étape : grandes manifestations jusqu’à 10 000 personnes à partir du 20 août 2021

Dès le 20 août 2021, les grandes manifestations pourront accueillir jusqu’à 10 000 personnes. Dans le projet mis en consultation, il était encore question du 1er septembre. Il n’y aura plus de restrictions de la capacité pour les manifestations à l’intérieur, ni de limitation du nombre de participants pour celles se déroulant à l’extérieur et dont les participants ont l’obligation de s’asseoir. Cette troisième étape est liée à l’entrée de la Suisse dans la phase dite de stabilisation, où toutes les personnes qui le souhaitent auront été vaccinées.

« Parapluie de protection » : abaissement de la franchise et de la quote-part

Ce printemps, le Parlement a introduit un nouvel art. 11a dans la loi COVID-19 pour soutenir la reprise des manifestations d’importance supracantonale (« parapluie de protection »). Cette disposition permet de planifier une manifestation publique avant de savoir avec certitude si la situation épidémiologique permettra sa tenue. En cas de report ou d’annulation d’une manifestation en raison de la situation épidémiologique, la Confédération et les cantons couvriront une partie du découvert.

Pour toucher l’aide fédérale, un organisateur devra avoir obtenu du canton l’autorisation d’organiser sa manifestation et la garantie qu’il puisse bénéficier de cette couverture financière. Il faudra notamment aussi que la manifestation s’adresse à un public supracantonal, avec la participation d’au moins 1000 personnes par jour.

Pour chaque manifestation concernée, l’organisateur devra assumer une franchise de 5000 francs sur le découvert et une quote-part de 10% sur le montant restant. A noter que cette contribution a été réduite à la suite de la consultation. Si le canton prend en charge la moitié du découvert, la Confédération paiera l’autre moitié. La prise en charge des coûts par la Confédération et les cantons est plafonnée à 5 millions de francs par manifestation. Cette réglementation s’appliquera pour les manifestations organisées entre le 1er juin 2021 et le 30 avril 2022. La plupart des cantons doivent encore créer la base légale nécessaire à sa mise en œuvre.

Salons et foires pour spécialistes et grand public

Les restrictions de la capacité pour les salons et les foires pour spécialistes et grand public doivent être les mêmes que celles qui prévalent pour les centres commerciaux. Ces manifestations devront désormais être autorisées par les cantons afin de pouvoir profiter du « parapluie de protection ».

Les femmes ont accompli 50% de travail domestique et familial de plus que les hommes en 2020, mais ceux-ci gagnent du terrain

Tant les femmes que les hommes de 15 ans ou plus ont investi chaque semaine environ 46 heures de leur temps dans le travail rémunéré et le travail non rémunéré en 2020. Les femmes ont consacré nettement plus de temps au travail domestique et familial (28,7 heures par semaine, contre 19,1 heures pour les hommes). À l’inverse, les hommes ont consacré en moyenne plus de temps au travail rémunéré (25,3 heures par semaine, contre 15,8 heures pour les femmes). S’ils y consacrent de moins en moins de temps depuis 2010, ils effectuent par contre un nombre croissant d’heures de travail domestique et familial. Ce sont là quelques-uns des résultats de l’enquête suisse sur la population active réalisée par l’Office fédéral de la statistique (OFS).

Le temps consacré au travail domestique et familial par les hommes de 15 ans ou plus était de 19,1 heures par semaine en 2020. Il ne cesse d’augmenter depuis 2010 (16,2 heures en 2010; 17,9 heures en 2016). Les femmes n’ont quant à elles investi qu’un peu plus de temps dans le travail domestique et familial en 2020 (28,7 heures par semaine) qu’en 2010 (27,9 heures) ou en 2016 (28,1 heures).

Les femmes continuent d’accomplir la plupart des travaux domestiques

Parmi les tâches domestiques, la préparation des repas est toujours celle qui requiert le plus de temps (7,8 heures par semaine pour les femmes en 2020, 4,5 heures par semaine pour les hommes). Vient ensuite le nettoyage (4,5 heures par semaine pour les femmes, 2,1 heures par semaine pour les hommes). Les achats prennent en moyenne 2,1 heures par semaine aux femmes et 1,9 heure aux hommes. La lessive et le repassage restent clairement du ressort des femmes: elles y consacrent 2,0 heures par semaine, contre 0,6 heure pour les hommes.

Les femmes dédient 2,6 heures par semaine aux animaux, aux plantes et au jardinage, les hommes 1,9 heure. Ces derniers devancent les femmes dans les travaux manuels (1,6 heure contre 1,0 pour les femmes). La répartition des tâches administratives est plus ou moins équitable (1,4 heure par semaine pour les hommes, 1,3 heure pour les femmes).

Depuis 2010, on observe chez les hommes une nette augmentation du temps investi dans la préparation des repas, vaisselle comprise (+1,7 heure par semaine) et, dans une moindre mesure, dans le nettoyage et les rangements (+0,5 heure par semaine).

Forte charge de travail pour les couples dont le ménage compte un ou plusieurs enfants

Les mères vivant dans un ménage de couple dont l’enfant le plus jeune à moins de 15 ans ont investi en moyenne 69,7 heures par semaine en 2020 dans le travail rémunéré et non rémunéré (tâches domestiques et familiales: 52,3 heures; travail rémunéré: 16,1 heures; travail bénévole organisé ou informel: 1,3 heure).

Les pères se trouvant dans la même situation familiale avaient une charge de travail de 68,1 heures par semaine. Cette charge se compose de 35,4 heures de travail rémunéré, de 31,7 heures de tâches domestiques et familiales et de 1,0 heure de travail bénévole.

Les mères élevant seules des enfants dont le plus jeune a moins de 15 ans ont consacré en moyenne 68,4 heures par semaine au travail rémunéré et au travail non rémunéré: 46,7 heures aux tâches domestiques et familiales, 20,4 heures au travail rémunéré et 1,3 heure au travail bénévole.

Évolution contrastée chez les mères et chez les pères depuis 2010

Dans les couples comptant dans le ménage des enfants dont le plus jeune a moins de 15 ans, le temps consacré aux différentes tâches a évolué de manière contrastée chez les mères et chez les pères entre 2010 et 2020: les pères ont investi nettement plus de temps  dans le travail domestique et familial (+5,2 heures par semaine), alors que les mères n’y ont consacré «que» 1,2 heure de plus. Entre 2010 et 2020, le temps consacré au travail rémunéré a augmenté de 2,7 heures en moyenne par semaine chez les mères (13,4 heures en 2010, 16,1 heures en 2020), alors qu’il a diminué de 4,2 heures par semaine chez les pères (39,6 heures en 2010, 34,4 heures en 2020).

Les mères vivant avec leur partenaire et des enfants dont le plus jeune a moins de 15 ans continuent de consacrer presque deux fois plus de temps que les pères aux tâches domestiques (30,2 heures par semaine pour les mères contre 17,0 heures pour les pères en 2020). Elles investissent environ la moitié plus de temps que ceux-ci dans la garde des enfants (22,3 heures par semaine, contre 14,7 heures).

Le travail non rémunéré reste important à l’âge de la retraite 

Dans le groupe des 65 à 74 ans, la charge totale de travail a atteint 31,5 heures par semaine chez les femmes en 2020 et 27,1 heures chez les hommes. Les tâches domestiques et familiales ont pris le plus de temps: 26,5 heures pour les femmes et 19,6 heures pour les hommes.

Le temps moyen dédié au travail rémunéré diminue fortement à l’âge de la retraite. Les 65 à 74 ans fournissent par contre la plus forte contribution au travail bénévole: 3,4 heures par semaine pour les femmes en 2020 et 2,6 heures pour les hommes (valeur moyenne de l’ensemble du groupe d’âge – personnes engagées et non engagées dans le travail bénévole). Les femmes âgées de 75 ans ou plus ont consacré en tout 22,6 heures par semaine au travail non rémunéré et au travail rémunéré, les hommes du même groupe d’âge 19,7 heures.

Un peu plus de quatre personnes sur dix effectuent du travail bénévole

En 2020, 41,0% de la population résidante permanente de 15 ans ou plus a accompli au moins un travail bénévole (organisé ou informel) pendant 4,1 heures en moyenne par semaine. En 2016, 42,7% de la population avait donné en moyenne 4,3 heures par semaine de son temps pour du bénévolat. Les comparaisons sur la durée ne sont ici possibles qu’avec certaines réserves.

Les mesures prises pour protéger la population contre la pandémie de COVID-19 ont restreint le travail bénévole organisé (au sein d’associations ou d’organisations) en 2020. Cela s’est ressenti avant tout dans les associations sportives et culturelles, où la participation a baissé, passant de respectivement 6,2% et 4,5% en 2016 à 5,0% et 3,5% en 2020. Tous domaines confondus, la part de la population résidante de 15 ans ou plus à s’être engagée l’an dernier au sein d’associations ou d’organisations était de 15,9%, alors qu’elle atteignait encore 19,5% en 2016.

En revanche, la part de la population résidante permanente de 15 ans ou plus ayant accompli du travail bénévole informel a augmenté (entraide entre voisins, garde des enfants, services ou soins à des proches ou à des connaissances vivant dans un autre ménage). Elle a atteint 32,5% en 2020, alors qu’elle se montait à 31,7% en 2016. Par rapport à 2016, les prestations d’aide informelle ont augmenté parmi les 25 à 64 ans, mais diminué chez les 65 ans ou plus. Une évolution qui s’explique par les restrictions concernant les contacts et la mobilité en général destinées notamment à protéger la population âgée dans le contexte de la pandémie de COVID-19.

Programme d’encouragement pour les médicaments contre le COVID-19

Le Conseil fédéral entend renforcer le développement et la production de médicaments contre le COVID-19. Lors de la séance du 19 mai, il a approuvé un programme d’encouragement à hauteur de 50 millions de francs, limité à fin 2022, et a défini les critères de base des investissements de la Confédération. Les contributions doivent permettre d’approvisionner rapidement la population suisse en médicaments nouveaux et innovants pour lutter contre le COVID-19. De plus, il est prévu d’améliorer les conditions-cadres en Suisse pour le développement et la production de technologies innovantes concernant les vaccins.

En collaboration avec le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) et l’Administration fédérale des finances (AFF), le Département fédéral de l’intérieur (DFI) a soumis une note de discussion concernant un programme d’encouragement au développement et à la production de médicaments et de vaccins contre le COVID-19.

Grâce à la modification du 20 mars 2021 de la loi COVID-19, la Confédération dispose d’une importante marge de manœuvre pour renforcer le développement et la production de médicaments contre le COVID-19 en Suisse. Le Conseil fédéral peut aussi bien encourager la production et le développement que commander lui-même la production. La Confédération peut ainsi contribuer à ce que la population suisse dispose rapidement de médicaments en quantité suffisante.

Depuis le début de la pandémie, la Confédération soutient les cantons dans l’approvisionnement en matériel médical essentiel. À cette fin, elle peut également acquérir à titre subsidiaire des médicaments pour traiter des patients atteints du COVID-19. En plus de ce soutien à court terme, le Conseil fédéral a désormais aussi décidé d’une stratégie à moyen terme avec un programme spécifique visant à encourager la recherche, le développement et la production de médicaments contre le COVID-19. Il entend ainsi contribuer au traitement des personnes qui ne peuvent pas être vaccinées ou qui tombent malades malgré la vaccination.

Le programme d’encouragement doit définir les critères de base qui s’appliquent aux investissements de la Confédération. Il devrait être ainsi possible, d’ici fin 2022, de mettre à la disposition des patients les médicaments développés dans le cadre du programme et qui se distinguent clairement des autres médicaments disponibles ou qui le seront dans un proche avenir. Les fonds d’encouragement ne doivent être accordés que si un financement privé s’avère impossible ou que l’accès de la Suisse à des biens médicaux essentiels risque d’être entravé. La Confédération devrait bénéficier d’une contrepartie pour ces investissements (p. ex. livraison prioritaire). Les fonds d’encouragement doivent être examinés selon des critères transparents et scientifiques.

Les critères du programme d’encouragement et la procédure de demande seront publiés à partir de juillet 2021. Le programme est limité à fin 2022. Le Conseil fédéral part du principe que, par la suite, le marché libre sera en mesure d’assurer l’approvisionnement et qu’une intervention ultérieure de l’État ne sera plus inutile. La réalisation doit être confiée à une organisation existante dotée de structures juridiques et familiarisée avec la mise en œuvre de programmes d’encouragement. Le Conseil fédéral décidera d’ici l’été à qui il confiera le mandat.

Afin d’assurer à la Suisse l’accès à des vaccins contre le COVID-19 sûrs et efficaces, la Confédération a conclu des contrats de réservation et d’achat anticipés avec différents producteurs potentiellement prospères. La semaine dernière, le Conseil fédéral a défini la stratégie d’acquisition des vaccins pour 2022, qui permettra d’assurer un approvisionnement suffisant.

Au-delà de 2022, le Conseil fédéral continuera aussi à miser principalement sur des contrats de réservation et de pandémie et, dans ce but, il approfondira le contact avec les fabricants de vaccins à ARNm. Cette approche assure un portfolio diversifié. Il est ainsi possible de minimiser les risques liés aux technologies et à la production, car le développement rapide des nouvelles mutations du coronavirus rend nécessaire une stratégie d’approvisionnement flexible.

En outre, il est prévu d’élaborer, conjointement avec les hautes écoles et l’industrie, une stratégie permettant à la Suisse de continuer à améliorer ses conditions-cadres pour que notre pays reste bien positionné afin de mettre des capacités à disposition pour la recherche, le développement et la production de vaccins, à un stade précoce, lors d’une prochaine pandémie. En collaboration avec différents pays partenaires, la Suisse pourrait ainsi apporter une contribution à un accès global aux vaccins.

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Les condamnations en baisse de 11% en 2020

Environ 95 000 condamnations d’adultes ont été inscrites au casier judiciaire en 2020, soit une baisse de 11% par rapport à 2019. Le recul le plus marqué s’observe pour les condamnations prononcées en vertu de la loi sur les étrangers et sur l’intégration (-17%). En ce qui concerne les peines, ce sont les peines privatives de liberté de plus de deux ans qui ont le plus reculé (-27%). L’expulsion du territoire a été ordonnée dans le cadre de 1841 jugements (-12%). Ces chiffres proviennent de la statistique des condamnations pénales de l’Office fédéral de la statistique (OFS).

La statistique des condamnations pénales 2020 semble indiquer que la pandémie de la COVID-19 a eu une grande influence sur le nombre de condamnations. La statistique ne permet toutefois pas encore de tirer des conclusions définitives. Il faut attendre que toutes les infractions de l’année 2020 aient été traitées pour pouvoir par exemple savoir s’il y a effectivement eu moins de crimes et de délits ou s’il y a seulement eu des retards dans les procédures pénales. Cela prendra encore au moins un à deux ans.

Des baisses sensibles dans tous les domaines  

La baisse du nombre de condamnations s’observe aussi bien pour le code pénal (CP) que pour les principales lois annexes. Le recul est particulièrement marqué pour les condamnations prononcées en vertu de la loi sur les étrangers et sur l’intégration (LEI: -17%) et en vertu de la loi sur les stupéfiants (LStup: ‑14%).

Le recul est marqué également pour les condamnations d’infractions à la loi sur la circulation routière (LCR) (-13%). Les condamnations pour conduite en état d’incapacité (en particulier en état d’ébriété ou sous l’emprise de stupéfiants), ont baissé de 15%. Cela peut s’expliquer – au moins en partie – par la fermeture des bars et des restaurants. C’est pour les condamnations prononcées en vertu du CP que le recul est le moins marqué (-5%).

Forte baisse pour les étrangers sans permis B ou C

Le recul du nombre de condamnations est beaucoup plus marqué pour les étrangers sans permis B ou C (CP: ‑12%; LCR: ‑21%; LStup: ‑21%) que pour les Suisses et pour les étrangers titulaires du permis B ou C (CP: ‑3%; LCR: ‑9%; LStup: ‑8%).

Des chiffres à première vue surprenants s’observent pour les violations graves des règles de la circulation routière (souvent excès de vitesse). On observe en effet une hausse des condamnations pour les Suisses et pour les étrangers titulaires du permis B ou C (+3%), mais un recul de 25% pour les étrangers non titulaires du permis B ou C.

Les mesures de lutte contre la pandémie de la COVID-19 pourraient fournir ici un élément d’explication: d’une part, la fermeture des frontières a eu pour effet de diminuer le nombre de véhicules transitant par la Suisse, d’autre part, il est probable que les personnes domiciliées en Suisse aient davantage circulé en voiture pour éviter d’avoir à prendre les transports publics.

Recul marqué des peines privatives de liberté de plus de deux ans

La baisse du nombre de condamnations s’est répercutée sur le nombre des peines prononcées. La distribution par types de peines est restée globalement inchangée en 2020 par rapport à l’année précédente: la peine pécuniaire avec sursis reste la peine la plus souvent ordonnée, puisque 70% des condamnations énoncent cette sanction en tant que peine principale.

On note cependant un recul particulièrement marqué du nombre de peines privatives de liberté de plus de deux ans (-27%, passant de 865 en 2019 à 630 en 2020). On verra dans les années à venir si ce recul est lié à la pandémie, notamment à des retards dans les procédures pénales et dans les inscriptions au casier judiciaire, ou si le nombre d’infractions graves a véritablement baissé.

Baisse du nombre d’expulsions du territoire suisse

1841 expulsions du territoire ont été ordonnées en 2020. Ce chiffre est également en recul par rapport à 2019 (‑12%). Comme les années précédentes, il s’agit principalement d’expulsions obligatoires (90%) prononcées à l’encontre d’étrangers non titulaires du permis B ou C (81%).

Parmi toutes les condamnations faisant référence à une infraction visée à l’article 66a du code pénal, une expulsion a été ordonnée dans 61% des cas (taux d’application de l’expulsion obligatoire). La proportion varie fortement en fonction de la peine prononcée. Le taux d’application est de 5% pour les peines pécuniaires, de 45% pour les peines privatives de liberté de moins de six mois et de 86% pour les peines privatives de liberté de six mois ou plus.

Augmentation à 24 mois de la durée maximale de perception de l’indemnité en cas de réduction de l’horaire de travail

Pendant la session de printemps 2021, le Parlement a attribué au Conseil fédéral la compétence d’augmenter si besoin à 24 mois au plus la durée maximale de perception de l’indemnité en cas de réduction de l’horaire de travail (RHT) si la pandémie persiste et qu’il se révèle nécessaire de maintenir les restrictions économiques. La RHT a été augmentée à 24 mois pour la dernière fois en 2009. Le Conseil fédéral a fait usage le 12 mai 2021 de la compétence qui lui a été attribuée et a complété l’ordonnance COVID-19 assurance-chômage en conséquence.

Le Conseil fédéral a pris sa décision en se fondant sur plusieurs scénarios concernant le marché du travail. En plus de l’augmentation de la durée maximale d’indemnisation de 18 mois actuellement à 24 mois, le Conseil fédéral prévoit de prolonger la durée de validité de la procédure sommaire de décompte de l’indemnité en cas de RHT de trois mois supplémentaires, soit jusqu’à la fin septembre 2021. Les autres mesures fixées dans l’ordonnance COVID-19 assurance-chômage sont limitées à la fin juin. Le Conseil fédéral décidera en juin si ces mesures doivent aussi être prolongées en raison du maintien des restrictions économiques liées à la pandémie.

Toutes les modifications prévues de l’ordonnance COVID-19 assurance-chômage doivent être soumises au Conseil fédéral à la fin juin 2021. Pour prendre sa décision, le Conseil fédéral tiendra compte de l’évolution épidémiologique de ces prochaines semaines et de la possibilité d’assouplir les restrictions économiques et d’atténuer ainsi leurs répercussions sur le marché du travail.

Rapport statistique 2021: Comment vivent les familles d’aujourd’hui en Suisse?

En Suisse, près d’un ménage privé sur trois compte des enfants de moins de 25 ans. La grande majorité des enfants vit avec ses deux parents. 13% vivent dans un ménage monoparental et 6% dans une famille recomposée. Si les transferts sociaux permettent de réduire considérablement le taux de pauvreté, nombre de ménages monoparentaux se trouvent dans une situation financière délicate. Ils risquent davantage de tomber dans la pauvreté, de dépendre de l’aide sociale et sont dans l’ensemble moins satisfaits de leur vie. Ce sont-là quelques-uns des résultats du rapport statistique 2021 sur les familles en Suisse établi par l’Office fédéral de la statistique (OFS).

La présence d’enfants dans le ménage influe sur la répartition des rôles entre les parents. Parmi les mères actives occupées qui élèvent des enfants de moins de 25 ans, 78% travaillent à temps partiel. C’est le cas de 40% des femmes qui vivent en couple dans un ménage sans enfant et de 31% de celles qui vivent seules. Le temps partiel est moins répandu chez les hommes: 12% des pères qui vivent avec des enfants de moins de 25 ans travaillent à temps partiel.

Dans les ménages constitués d’un couple et d’enfants en bas âge, la réalité est souvent bien loin de la répartition souhaitée de l’activité professionnelle entre les parents. 46% des couples souhaiteraient que les deux parents travaillent à temps partiel. En réalité, le modèle du «père travaillant à plein temps et la mère à temps partiel» prédomine: il est vécu par 49% des couples avec des enfants de moins de quatre ans. Dans 10% de ces couples seulement, les deux parents travaillent à temps partiel.

Garde des enfants par les grands-parents: la Suisse au-dessus de la moyenne européenne  

En Suisse, plus d’un tiers des enfants de moins de trois ans sont confiés à une garde extrafamiliale formelle. Cela correspond à la moyenne européenne de 35%. Outre les structures de garde formelle telles que les crèches et les familles de jour affiliées à un réseau, d’autres formes de garde occupent une place importante: 40% des enfants de moins de trois ans en Suisse sont pris en charge exclusivement par leurs grands-parents, d’autres particuliers ou des familles de jour non affiliées à une organisation ou le sont en combinaison avec une garde formelle. La moyenne européenne se situe ici à 28%.

Un cinquième des ménages monoparentaux dépend de l’aide sociale

Nombreux sont les ménages monoparentaux dont la situation financière est tendue: 23% d’entre eux ont des difficultés voire de grandes difficultés à joindre les deux bouts, alors que c’est le cas de 13% des ménages de couples avec enfants et de 7% de ceux formés d’un couple de moins de 65 ans sans enfant. Les ménages monoparentaux — comme les personnes vivant seules — sont particulièrement exposés à la pauvreté en termes de revenu. 21% bénéficient de prestations de l’aide sociale. C’est nettement plus que pour les autres formes de ménages. Pour les parents élevant seuls des enfants, il est souvent difficile de concilier obligations familiales et activité professionnelle, et le parent qui a la garde (en général, la mère) ne peut souvent exercer une activité professionnelle que de manière limitée. Le revenu provenant de cette dernière ne peut pas toujours être complété de manière suffisante par des pensions alimentaires.

Le bien-être dépend grandement de la situation familiale

La situation familiale, et notamment le fait de vivre en couple, influe grandement sur la santé des membres du ménage et sur leur bien-être. Les personnes en ménage monoparental et celles qui vivent seules déclarent moins souvent être en bonne ou en très bonne santé (respectivement 75% et 78%) que celles vivant dans un ménage de couple avec enfants (83%) ou de couple sans enfant (81%).

De plus, la part des personnes qui se disent très satisfaites de leur vie actuelle est nettement plus basse (24%) chez les personnes vivant dans un ménage monoparental et chez celles de moins de 65 ans qui vivent seules que chez les personnes qui vivent en couple, avec ou sans enfant (respectivement 38% et 41%). Cela vaut pour le degré de satisfaction par rapport aux relations personnelles autant que par rapport aux conditions de logement.

L’aide informelle, un élément important des relations intergénérationnelles

18% de la population de 25 à 80 ans apporte son aide au moins une fois par semaine à une personne limitée pour des raisons de santé dans les activités de la vie quotidienne. Quel que soit le groupe d’âge, les femmes sont plus actives que les hommes dans ce domaine (20% contre 15%).

L’âge des personnes qui fournissent de l’aide a une forte influence sur la catégorie de personnes aidées. Les 25 à 44 ans et les 45 à 64 ans soutiennent avant tout leurs parents ou beaux-parents malades ou limités pour des raisons de santé (respectivement 48% et 65%). L’aide apportée par les 65 à 80 ans bénéficient rarement à leurs parents, ceux-ci étant souvent déjà décédés. Les personnes de ce groupe d’âge assistent le plus fréquemment des personnes non apparentées telles que des voisins, des amis, etc. (42%)

Les “sentiers sécurisés” du Kosovo offrent un maximum d’adrénaline 

Nol Krasniqi explore la nature du Kosovo depuis plus de dix ans et travaille comme guide pour de nombreux groupes. En plus de sa passion pour la nature, Noli est l’un des professionnels bien connus de l’alpinisme et de la randonnée, avec une expertise dans la construction et l’exploitation de Via Ferrata. 

Depuis l’âge de 17 ans, Noli fait partie du groupe d’alpinisme et de randonnée. Plus tard, il a commencé à travailler comme guide de montagne, même s’il n’avait jamais pensé que cela se transformerait en une carrière à plein temps. Aujourd’hui, il est le guide et co-fondateur d’une entreprise de tourisme en plein air. 

L’idée de la construction de Via Ferrata dans les gorges de Rugova date du temps où  Noli faisait partie d’une association. Ils ont fait les premiers pas dans cette direction en 2011, lorsqu’ils se sont rendus pour la première fois dans les Dolomites en Italie dans le but de voir ces constructions de plus près, puis ils ont suivi un cours de base et sont retournés au Kosovo pour commencer. 

Chaque Via Ferrata a sa propre beauté 

La première Via Ferrata construite au Kosovo se nomme « Via Ferrata Ari », elle a été fonctionnalisée dans la période 2013-2014. Pour Noli, chaque Via Ferrata a son propre charme, mais Via Ferrat Shpellat (les grottes) et Via Ferrata Marimangat (les arraignéesoffrent le plus d’adrénaline. 

«Si nous faisons une comparaison par rapport à 2013 lorsque nous avons ouvert la première Via Ferrata, nous remarquerons que le nombre de touristes (avant la pandémie) a augmenté chaque année. Ainsi, la construction de ces attractions a affecté le nombre de touristes de façon importante » explique Noli, qui voit le Kosovo comme le leader de la Via Ferrata dans les Balkans. «Dans tous les coins du Kosovo, vous trouverez une Via Ferrata», poursuit-il. Le Kosovo compte d’autres endroits avec un potentiel pour la construction d’autres Via Ferrata, mais ces idées doivent toujours être accompagnées d’autres idées et innovations.  

Les Via Ferrata-t promeuvent le tourisme 

“L’augmentation du nombre de Via Ferrata permet non seulement d’attirer plus de touristes mais a également un impact positif sur toutes les entreprises du secteur du tourisme au Kosovo: les opérateurs vendent d’autres services et produits”, déclare Noli . 

Peja enrichit de façon constante son offre de tourisme de plein air. Dans les gorges de Rugova, en plus de la Via Ferrata, nous trouvons également le pont tibétain et la tyrolienne. 

«La tyrolienne au Kosovo est la seule certifiée au niveau international dans les Balkans. Lorsque nous avons décidé de créer la « Zipline », nous avons compris quc’était difficile car nous manquions d’expérience ou de ressources humaines pour nous conseiller sur la façon de le construire et de le rendre fonctionnel. Le soutien pour cette partie a été fourni par l’organisation suisse Swisscontact, non seulement au niveau financier, mais surtout, ils ont fait venir un expert qui a donné des conseils professionnels sur la construction et la certification », explique Noli. 

En tant que guide avec plus de dix ans d’expérience, Noli identifie trois points clés par lesquels le Kosovo peut être promu au niveau international : les montagnes, le tourisme d’aventure et la culture. 

Qu’est-ce que la « Via Ferrata » ? 

Via Ferrata ou en albanais “Sentier Sûr“, est un sentier qui se trouve dans des parties rocheuses escarpées mais qui peut être fréquenté par tout visiteur qui en quête d’activités d‘adrénaline et d’aventure. Il est principalement construit en plaçant un fil métallique qui longe tout le chemin rocheux ainsi qu’en plaçant des escaliers qui vous permettent d’atteindre la hauteur sans aucun problème, et en utilisant l’équipement de sécurité nécessaire lors de votre escalade, vous vivrez une expérience inoubliable. 

Le Conseil fédéral adopte la stratégie pour les prochains mois et lance la consultation pour le quatrième assouplissement

Lors de sa séance du mercredi 12 mai 2021, le Conseil fédéral a adopté le modèle dit « des trois phases », qui définit la stratégie des prochains mois. Fin mai, lorsque toutes les personnes vulnérables souhaitant être vaccinées auront pu l’être, la Suisse passera de la phase de protection à la phase de stabilisation. Une quatrième étape d’assouplissement pourra alors débuter. Si la situation épidémiologique le permet, les restaurants doivent pouvoir rouvrir leurs espaces intérieurs à partir du lundi 31 mai 2021. Il est aussi prévu d’augmenter le nombre de participants à des manifestations publiques. Enfin, l’obligation de télétravail doit être levée, mais reste recommandée, pour les entreprises qui proposent des dépistages réguliers à leurs effectifs. Le Conseil fédéral soumet ces propositions aux cantons, aux commissions parlementaires compétentes et aux partenaires sociaux. La décision sera prise le 26 mai.

La situation épidémiologique s’améliore, qu’il s’agisse du nombre de nouveaux cas et d’hospitalisations ou de l’occupation des lits aux soins intensifs. Les mesures de protection sont bien respectées et l’assouplissement du 19 avril 2021 n’a pas eu de répercussions négatives sur l’évolution de l’épidémie jusqu’à présent. Le Conseil fédéral estime qu’il y a de grandes chances pour que la situation dans les hôpitaux continue à s’améliorer ces prochaines semaines et que les mesures de lutte contre la pandémie puissent à nouveau être assouplies fin mai. A condition toutefois que la campagne de vaccination puisse se poursuivre à plein régime et que chacun continue à bien se protéger – notamment les personnes vulnérables – jusqu’à la vaccination. Le Conseil fédéral met en consultation les propositions suivantes.

Manifestations accueillant du public : 100 spectateurs à l’intérieur, 300 à l’extérieur

Pour les manifestations accueillant du public, le nouveau plafond est de 100 personnes – au lieu de 50 – à l’intérieur et de 300 – au lieu de 100 – à l’extérieur. Les salles peuvent être remplies à la moitié de leur capacité, au lieu d’un tiers jusqu’à présent. Ces dispositions valent aussi pour les manifestations visant la libre formation de l’opinion politique et les manifestations religieuses. Pour les autres événements comme les rencontres d’associations ou les visites guidées, le nombre maximal de participants est désormais de 30 au lieu de 15, à l’intérieur comme à l’extérieur. Les soirées dansantes restent interdites. Quant aux rencontres privées, la limite reste fixée à 10 personnes à l’intérieur et 15 à l’extérieur au vu du risque de contamination plus élevé.

Restaurants : ouverture des espaces intérieurs, si le nombre de cas n’augmente pas

Le Conseil fédéral propose d’autoriser la réouverture des salles de restaurant moyennant l’existence d’un plan de protection. D’un point de vue épidémiologique, cette mesure d’assouplissement est la plus délicate, car elle permet à un nombre élevé de personnes de différents foyers de se réunir sans masque dans un espace clos. Pour qu’elle devienne effective fin mai, il faut donc que le nombre de nouveaux cas ait baissé ou au moins se soit stabilisé. Les conditions seraient alors les mêmes que celles qui prévalent actuellement pour les terrasses : respect des distances ou séparations, 4 personnes maximum par table, enregistrement des coordonnées de tous les clients, obligation de consommer assis, obligation de porter le masque, y compris à table dans les moments où rien n’est consommé. En terrasse, cette dernière obligation sera levée. Il appartient aux cantons de veiller au respect des plans de protection.

Sport amateur : élargissement des groupes et matchs de football à tous les niveaux

30 personnes peuvent désormais se réunir pour faire du sport ensemble, au lieu de 15 jusqu’à maintenant. La présence du public est à nouveau autorisée, y compris lors des compétitions, les règles applicables étant celles pour les manifestations accueillant du public (100 personnes à l’intérieur et 300 à l’extérieur). Pour que les matchs de football amateurs soient eux aussi autorisés, la limite posée aux groupes passe à 50 personnes au lieu de 30 pour tous les sports d’équipe en ligues nationale ou régionales. Pour ces sports, les compétitions doivent avoir lieu en extérieur.

Pour le sport à l’intérieur, la règle reste la même : en l’absence de masque, 15 personnes maximum. Pour pratiquer à l’intérieur des sports impliquant des contacts, comme le judo ou la lutte, sans masque, il faut se limiter à des groupes fixes de quatre personnes. Le Conseil fédéral a également adapté les surfaces à observer en intérieur pour les sports qui n’impliquent pas d’efforts physiques importants (comme le yoga), qui passent de 15 m2 à 10 m2 par personne.

Milieux culturels non professionnels : hausse de la taille des groupes

Comme dans le sport, la limite posée aux groupes dans la culture est rehaussée à 30 personnes. Elle passe à 50 personnes pour les spectacles et les répétitions nécessaires à ces spectacles, à l’intérieur comme à l’extérieur. S’agissant des fanfares et harmonies, les surfaces à respecter passent de 25 m2 à 10 m2 par personne. Quant aux chorales, elles peuvent à nouveau donner des concerts à l’extérieur, qu’elles soient professionnelles ou non.

Fin du télétravail obligatoire pour les entreprises qui organisent des dépistages réguliers

L’obligation de télétravail devient une simple recommandation pour les entreprises qui proposent des dépistages réguliers. Afin de faciliter ces derniers, la Confédération prendra non seulement en charge le coût des tests, mais également le coût des tests groupés (pooling). Depuis le 18 janvier 2021, les employeurs ont l’obligation de décréter le télétravail partout où la nature des activités le permet et pour autant que cela soit possible sans efforts disproportionnés. Dès que toutes les personnes qui souhaitent être vaccinées le seront (début de la phase de normalisation), la règle du télétravail sera assouplie sans conditions. Les dispositions de protection des personnes vulnérables sur leur lieu de travail sont prolongées.

Hautes écoles : élargissement de l’enseignement présentiel

S’agissant des cours des hautes écoles, la limite de 50 personnes posée à l’enseignement présentiel est levée. Les hautes écoles doivent mettre sur pied un plan de dépistage qui s’inscrive dans la stratégie cantonale et avoir l’accord du canton. Les salles peuvent être remplies à la moitié de leur capacité, au lieu d’un tiers jusqu’à présent. Le respect des distances et le port du masque restent obligatoires.

Réouverture des centres de bien-être

Les bains thermaux et les centres de bien-être peuvent rouvrir leurs portes. Il convient de prévoir 15 m2 par personne. Le masque n’est pas obligatoire mais les distances doivent être respectées.

Pas de quarantaine pour les personnes vaccinées

Dès le 31 mai, les personnes vaccinées ne doivent plus être soumises à la quarantaine pour les personnes-contacts et à la quarantaine pour les voyageurs, à l’instar des personnes guéries. On part en effet du principe qu’elles ne sont plus contagieuses. La durée de cette exception et les vaccins concernés doivent encore être définis.

Dans la perspective des vacances d’été, le Conseil fédéral adapte par ailleurs les conseils de la Confédération pour les voyages : toutes les régions du monde présentent un risque de contamination au coronavirus. Les personnes souhaitant voyager à l’étranger sont priées de consulter les informations et les recommandations de l’Office fédéral de la santé publique avant de partir, et notamment la liste en vigueur des Etats et des zones présentant un risque élevé d’infection. Les voyageurs en provenance de ces régions doivent se placer en quarantaine. Il est déconseillé de voyager dans les Etats ou les régions où circulent de nouveaux variants du virus. Ceux-ci feront l’objet d’une liste séparée.

Le modèle des trois phases adopté

La Conseil fédéral a adopté aujourd’hui sa stratégie pour les prochains mois : il a défini trois phases jusqu’à ce que tous les adultes souhaitant se faire vacciner l’aient été et que les mesures de protection contre le COVID-19 puissent être en grande partie levées (voir fiche d’information). Ce modèle a été bien accueilli lors de la consultation : presque tous les cantons l’approuvent et saluent la stratégie, raison pour laquelle seules quelques légères modifications ont été effectuées. Une grande partie des cantons est consciente que ce modèle comprend des risques, notamment du fait que les personnes ne pouvant pas se faire vacciner seront exposées plus longtemps à un risque plus élevé.

La première phase (de protection) court jusqu’à ce que toutes les personnes vulnérables qui le souhaitent soient entièrement vaccinées. Elle devrait se terminer fin mai. Durant la deuxième phase (de stabilisation), l’intégralité de la population adulte aura accès à la vaccination. La troisième phase (de normalisation) débutera lorsque tous les adultes qui le souhaitent auront été entièrement vaccinés. Cependant, même là, le virus continuera de circuler.

Autres assouplissements prévus

Le Conseil fédéral prévoit d’autres assouplissements lors des deuxième et troisième phases. Le 26 mai, il prendra des décisions définitives concernant les grandes manifestations de plus de 1000 personnes sur la base des résultats de la consultation en cours d’évaluation. Il prévoit de mettre le prochain assouplissement en consultation le 11 juin et de prendre sa décision le 18 juin. Sont prévues des décisions concernant notamment les restrictions dans le sport et la culture ainsi que les manifestations. A l’été, le Conseil fédéral abordera la planification à moyen terme et commencera à préparer l’hiver.

Adaptation de différentes ordonnances COVID-19

Avant même de prendre sa décision concernant le quatrième assouplissement, le Conseil fédéral a procédé à plusieurs adaptations techniques d’ordonnances COVID-19 en raison par exemple de nouvelles découvertes scientifiques ou de la perspective d’activités estivales.

–       Les personnes qui ont été contaminées avec le SARS-CoV-2 et sont guéries ne sont plus considérées comme vulnérables pendant six mois au lieu de trois jusqu’à maintenant.

–       En vue de l’été, les piscines peuvent inscrire dans leurs plans de protection des exceptions au port du masque obligatoire pour certaines parties de leurs espaces extérieurs comme les chaises longues.

–       Par ailleurs, les exceptions aux obligations de dépistage et de quarantaine à l’entrée en Suisse sont restreintes pour les voyageurs en provenance d’un Etat ou d’une zone où circule un variant préoccupant du virus SARS-CoV-2.

–       Enfin, les assureurs ont désormais la compétence d’exiger directement de la personne assurée le remboursement des coûts si elle a dépassé le nombre d’autotests auxquels elle avait droit. La Confédération prendra en charge le coût de ces demandes.

Vaccin contre le COVID-19 : un nouveau contrat avec Moderna garantit des doses en 2022

La Confédération a conclu un nouveau contrat avec l’entreprise de biotechnologie Moderna. La population suisse disposera donc de suffisamment de vaccins à ARNm en 2022 également. Ce contrat prévoit la livraison de sept millions de doses au total dans les premiers mois de 2022. De plus, la Confédération a une option d’achat pour sept millions supplémentaires au cours de l’année.

La Confédération déploie d’intenses efforts pour maintenir l’approvisionnement de la population suisse en vaccins contre le COVID-19. Grâce à ce nouveau contrat, la Suisse sera bien dotée pour faire face aux futures mutations du virus. En effet, Moderna travaille actuellement sur un vaccin de rappel qui agit aussi contre les variants. Une haute protection est donc assurée pour l’année prochaine également. L’Institut suisse des produits thérapeutiques Swissmedic devra préalablement examiner et autoriser le produit adapté de Moderna.

Très efficaces et bien tolérés

Pour protéger sa population, la Confédération mise à l’heure actuelle sur les vaccins à ARNm, très efficaces et bien tolérés. Le produit de Moderna utilise cette technologie de pointe. La Suisse fait partie des premiers pays à avoir conclu un contrat avec l’entreprise en 2020. Pour faire face aux nombreuses incertitudes concernant la production et la disponibilité des vaccins, la Confédération recourt à différentes technologies développées par les fabricants. Elle reste par ailleurs en négociation avec différentes entreprises.

Large portefeuille de vaccins

Jusqu’à présent, la Confédération a conclu des contrats avec cinq fabricants : Moderna (13,5 millions de doses en 2021 et 7 millions en 2022), Pfizer/BioNTech (6 millions environ), AstraZeneca (5,3 millions environ), Curevac (5 millions) et Novavax (6 millions de doses). Les cantons utilisent actuellement les produits de Moderna et de Pfizer/BioNTech ; les autorisations des autres vaccins sont encore en suspens. Le recours à plusieurs fabricants vise à garantir un nombre suffisant de doses de produits autorisés, même en cas de difficultés de livraison.

La Suisse dispose en 2021 de suffisamment de doses, y compris pour vacciner les enfants et les adolescents, pour autant que les produits concernés soient autorisés pour ces groupes. En 2022 également, elle recevra assez de doses pour proposer une très haute protection vaccinale à l’ensemble de la population.

Si la Confédération venait à ne pas avoir besoin de tous les vaccins obtenus, elle examinera les moyens de les remettre à d’autres pays.

Vaccin basé sur l’ARNm
Tout comme BioNTech et Curevac, Moderna mise sur une nouvelle technologie : l’ARNm, un type de molécule messagère qui renferme le plan de fabrication des protéines. Elle transmet aux cellules de notre organisme l’information nécessaire à la fabrication d’une protéine virale. Le système immunitaire identifie alors cette dernière comme un antigène, puis réagit en fabriquant des anticorps. Cette réponse immunitaire permet au corps de se préparer à combattre le virus.

Changement à la direction de la Commission fédérale des migrations CFM

Bettina Looser œuvre depuis quinze dans le domaine de la migration. Après un diplôme d’enseignante et plusieurs années d’enseignement, elle a étudié l’ethnologie européenne ainsi que la langue et la littérature allemandes à l’université de Zurich, où elle a obtenu une licence. Elle a ensuite travaillé en tant que journaliste pour plusieurs quotidiens et magazines. Depuis 2005, Bettina Looser travaille à la Haute école pédagogique de Schaffhouse comme professeure et responsable du département « Migration et hétérogénéité », ainsi que « Société et éducation ». Elle dirige le CAS (Certificate of Advanced Studies) « Education et fuite » («Bildung und Flucht») et est déléguée de swissuniversities pour l’éducation et la migration, ainsi que pour la didactique universitaire. Elle a développé différents projets interdisciplinaires dans le domaine de la migration et de l’intégration. Bettina Looser n’a cessé de se perfectionner et a notamment suivi le CAS en Politik – Leadership, Economics, Communication à l’Université de Saint-Gall. Elle est en outre conseillère à l’éducation dans le canton de Schaffhouse et auteure de plusieurs publications sur les thèmes de l’éducation et de la migration.

La présidence de la Commission fédérale des migrations CFM s’est décidée pour Bettina Looser en raison de ses excellentes qualifications et de sa grande expérience. La présidence est persuadée que cette nomination assurera la continuité des tâches exigeantes qu’implique la gestion de la CFM. Bettina Looser, 51 ans, entrera en fonction le 1er septembre 2021.

Simone Prodolliet, qui était directrice de la CFM depuis 2003, prendra sa retraite. Elle continuera à gérer les affaires de la Commission jusqu’à mi-octobre et aidera celle qui lui succédera à se familiariser avec sa nouvelle activité.

Le SEM commande une enquête sur des allégations de violence

Plusieurs médias dénoncent un usage prétendûment excessif de la force dans des centres fédéraux pour requérants d’asile (CFA). Le Secrétaire d’État Mario Gattiker a donc chargé l’ancien juge fédéral Niklaus Oberholzer d’enquêter sur ces cas. Le public sera informé des résultats de l’enquête une fois celle-ci terminée. Les processus internes liés au domaine de la sécurité seront également examinés à cette occasion. Le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) est déjà en train de mettre en œuvre diverses mesures afin de prévenir la violence dans les CFA.

Selon plusieurs médias, des mesures coercitives disproportionnées auraient été appliquées à l’encontre de requérants d’asile dans certains CFA, les locaux de réflexion n’auraient pas été utilisés conformément aux prescriptions et les rapports d’intervention portant sur l’usage de la contrainte par le personnel de sécurité n’auraient pas été correctement établis. Des plaintes pénales ont été déposées à la suite d’un certain nombre d’incidents, lesquels font actuellement l’objet d’enquêtes pénales. Désireux de faire la lumière sur ces accusations, le directeur du SEM, le Secrétaire d’État Mario Gattiker, a commandé une enquête externe, qui a été confiée à l’ancien juge fédéral Niklaus Oberholzer. Ce dernier est donc chargé d’élucider les reproches et de rédiger un rapport. Le public sera informé des résultats de l’enquête une fois celle-ci terminée.

En parallèle, un audit interne est déjà en cours pour examiner les processus internes liés au domaine de la sécurité et la manière dont ils sont mis en œuvre. Les résultats de cet audit et les éventuelles propositions d’amélioration seront également consignés dans un rapport. Outre les structures internes, il convient également de revoir les modalités de recrutement des agents de sécurité ainsi que leur formation de base et leur formation continue en vue de leur engagement dans les CFA.

Création d’un bureau externe chargé de recueillir les plaintes des requérants

Le SEM tient à ce que les requérants d’asile soient traités avec respect. Il importe d’éviter autant que faire se peut les conflits violents entre requérants ainsi qu’entre requérants et collaborateurs des CFA. Soucieux d’améliorer la situation dans ce domaine, le SEM a déjà élaboré un plan de prévention de la violence. Un certain nombre de mesures sont destinées à réduire encore les facteurs de risque sur les plans individuel, social et institutionnel. Certaines d’entre elles sont déjà appliquées. Depuis plusieurs mois, du personnel supplémentaire chargé de l’encadrement est ainsi déployé dans les CFA afin de déceler les éventuelles situations conflictuelles et de prendre les mesures préventives qui s’imposent. Les premiers échos sont positifs : le nombre d’affrontements violents et d’interventions de la police a déjà baissé. En outre, le personnel de sécurité a pour consigne de toujours faire appel aux collaborateurs chargés de l’encadrement afin de désamorcer les conflits. Parmi les autres projets pilotes, citons l’engagement d’aumôniers musulmans dans les CFA de Suisse occidentale et la mise en place de consultations régulières sur les problèmes de dépendance.

Par ailleurs, le SEM étudie actuellement, en collaboration avec des experts externes, la possibilité de créer un bureau externe chargé de recueillir les plaintes des requérants. Ces derniers pourraient ainsi dénoncer tout comportement incorrect en dehors du cadre du SEM. Mais ils restent bien sûr également libres de porter plainte à tout moment.

Le soutien suisse pour le développement du tourisme dans la région de Peja

Depuis 2014, l’organisation Swisscontact collabore avec la municipalité de Peja et les représentants du secteur privé pour le développement du tourisme dans la région. Un grand nombre d’activités liées au tourisme ont été organisées via le projet “Promotion de l’emploi dans le secteur privé (PESP) financé par l’Agence Suisse du Développement la Coopération (SDC). Elles ont contribué à une hausse de l’emploi et des revenus pour la communauté locale. Ces activités ont pour but la coordination et la gestion de la destination, sa promotion, l’amélioration de l’offre de tourisme et des services touristiques. En collaboration avec la municipalité de Peja et d’autres parties prenantes du tourisme, un grand nombre de produits ont été développées dans le but de contribuer et d’enrichir l’offre touristique, augmenter le nombre de touristes qui séjournent plus longtemps et dépensent donc plus. Les activités de collaboration ont également eu un impact positif sur l’amélioration des attractions touristiques et sur la promotion internationale du Kosovo et de Peja comme destinations.

Liste des activités et produits développés grâce au soutien de Swisscontact:

Via Ferrata

Zipline

Grotte de Radavc

Le Parc des Aventures

Snow-shoeing (marche dans la neige)

Tourisme médical

Ski de nuit et pistes mobiles

Cyclisme

Autoguidage

Marquage des sentiers

Formation des guides de montagne

Rénovation de 10 auberges dans la Zone des Bjeshkave të Nemuna (Montagnes Maudites)

Gestion de la destination selon le flux des visiteurs

Promotion de l’offre touristique

 

COVID-19 en Inde : la Suisse envoie de l’aide pour soutenir les hôpitaux du pays

La Suisse apporte son soutien à l’Inde qui fait face à une situation sanitaire dramatique en raison de la crise du COVID-19. L’aide humanitaire de la Confédération va notamment livrer plusieurs centaines de concentrateurs d’oxygène ainsi que des respirateurs. Elle a prévu un montant d’un million de francs pour cette assistance qui se concrétisera dans les prochains jours.

La situation sanitaire liée à la pandémie de COVID-19 ne cesse de se détériorer en Inde depuis plusieurs jours. Le pays recense plus de 17 millions de personnes infectées par le COVID-19 avec plus de 300’000 nouveaux cas par jour. La Suisse a rapidement réagi en faisant une offre de soutien au gouvernement indien. Ce dernier a donné son accord officiel ce mercredi.

L’Aide humanitaire de la Confédération, rattachée au Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), a prévu une enveloppe d’un million de francs pour venir en aide à la population indienne. Cet argent doit permettre d’acheminer, dans les prochains jours, des concentrateurs d’oxygène ainsi que des respirateurs à New Delhi, la capitale indienne, particulièrement touchée par la crise actuelle. Ce matériel sera distribué avec le soutien de la Croix-Rouge indienne, en charge de la coordination de l’aide internationale.

Le Conseil fédéral adopte une stratégie nationale en matière d’égalité

Lors de sa séance du 28 avril 2021, le Conseil fédéral a adopté la stratégie Egalité 2030. Il s’agit de la première stratégie nationale de la Confédération qui vise à promouvoir spécifiquement l’égalité entre les femmes et les hommes. Elle se concentre sur quatre thèmes principaux : la promotion de l’égalité dans la vie professionnelle, l’amélioration de la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale, la prévention de la violence et la lutte contre la discrimination. Les mesures prioritaires de la stratégie seront concrétisées d’ici à la fin de l’année et devraient être adoptées ou mises en œuvre d’ici 2023. Un premier bilan sera dressé fin 2025.

Depuis l’introduction du suffrage féminin il y a 50 ans, la Suisse a réalisé d’importants progrès en matière d’égalité. Celle-ci n’est toutefois pas encore complètement atteinte. Pour combler les lacunes restantes, le Conseil fédéral a adopté la stratégie Egalité 2030 qui poursuit l’objectif suivant : « Les femmes comme les hommes participent à égalité à la vie économique, familiale et sociale. Ils bénéficient de la même sécurité sociale tout au long de leur vie et se réalisent dans un environnement respectueux, sans subir ni discrimination ni violence. » La stratégie se focalise sur les quatre champs d’action décrits ci-après.

Continuer à promouvoir l’égalité dans la vie professionnelle

Le Conseil fédéral veut éliminer toute discrimination salariale dans les secteurs public et privé et promouvoir une participation équilibrée des femmes et des hommes sur le marché du travail. Dans le domaine de la vie professionnelle et publique, l’objectif est aussi d’améliorer la situation des femmes en matière de rente et d’atteindre une répartition plus équilibrée des sexes dans la formation et les différentes professions, et ce à tous les niveaux de responsabilité et dans tous les organes de décision. A cette fin, il s’agit notamment d’augmenter la part de femmes aux postes de direction des hautes écoles et d’encourager une plus forte présence des hommes dans les professions de la santé et de l’éducation.

Continuer à encourager la conciliation entre vie professionnelle et vie familialeCe champ d’action vise à renforcer les instruments qui aident à mieux concilier travail et famille : congés parentaux, horaires de travail compatibles avec la vie de famille et sécurité sociale pour les parents et les proches aidants. Le Conseil fédéral souhaite aussi réduire le risque de pauvreté des familles, en particulier des ménages monoparentaux.

Renforcer la prévention de la violence de genre

Le Conseil fédéral s’est aussi fixé pour objectif de réduire la violence envers les femmes et la violence domestique et d’améliorer la sécurité personnelle des femmes. Il entend ainsi renforcer les mesures de protection des victimes et placer les personnes auteures de violence face à leurs responsabilités. Pour ce faire, la stratégie prévoit notamment d’encourager les projets de prévention de la violence et de continuer à développer les statistiques sur la violence envers les femmes et la violence domestique.

Renforcer la lutte contre la discriminationLes femmes et les hommes doivent bénéficier des mêmes opportunités tout au long de leur vie. L’objectif est d’éliminer le sexisme et toute autre forme de discrimination. Le Conseil fédéral entend ainsi faire en sorte que le droit fédéral ne comporte plus de réglementations discriminatoires en fonction du sexe. Par ailleurs, l’information, la sensibilisation et la formation doivent être développées, notamment dans le domaine de la santé ou dans d’autres institutions centrales comme l’armée. Cette dernière prévoit par exemple de mettre en place un programme d’identification et de prévention des discriminations de genre.

Mesures prévues d’ici à la fin de l’année

Pour chacun de ces objectifs, la stratégie prévoit une série de mesures qui visent à renforcer l’égalité en agissant au niveau non seulement national, mais aussi international. Tous les départements et la Chancellerie fédérale participent à la stratégie et sont impliqués dans la mise en œuvre des mesures. La stratégie Egalité 2030 sera concrétisée dans un plan de mesures détaillé d’ici à la fin de l’année 2021. Un bilan intermédiaire sera dressé à la fin 2025.

Collaboration étroite avec les cantons, les villes et les communes

Dans le cadre de l’élaboration de la stratégie, la Confédération a sollicité les cantons et les communes ainsi que différents groupes d’intérêts. Elle souhaite maintenant intensifier la collaboration entre les différents échelons de l’Etat fédéral, de même que les échanges avec la société civile, et les milieux économiques et scientifiques.

L’égalité n’est pas encore atteinte

Bien qu’elle soit inscrite dans la Constitution fédérale depuis 1981, l’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas encore atteinte dans notre pays : en moyenne, les femmes gagnent 19% de moins que les hommes. Plus de 55 délits de violence domestique sont commis chaque jour ; dans 70% des cas, les victimes sont des femmes. Le fait que les couples mariés ne soient pas imposés individuellement et les difficultés à concilier travail et famille représentent souvent des entraves à la participation des femmes au marché du travail et empêchent beaucoup d’hommes d’assumer davantage de tâches familiales. Les conséquences de cette situation – pénurie de personnel qualifié, risque financier en cas de séparation du couple, pauvreté à l’âge de la retraite et responsabilité financière pesant majoritairement sur l’homme en tant que « principal pourvoyeur » – ont un impact négatif sur la société et l’économie.

Primes d’assurance-maladie impayées : le Conseil fédéral veut protéger les enfants

Le Conseil fédéral estime que les enfants ne doivent pas être tenus pour responsables des primes d’assurance-maladie impayées par leurs parents. Il souhaite également supprimer les listes d’assurés en retard de paiement. Lors de sa séance du 28 avril 2021, il a pris position sur le rapport de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des Etats (CSSS-E) concernant l’exécution de l’obligation de payer les primes d’assurance-maladie. Le Parlement devra se prononcer.

Le rapport de la CSSS-E fait suite à l’initiative du canton de Thurgovie déposée en 2016 qui demande d’adapter la loi sur l’assurance-maladie (LAMal) concernant la prise en charge des primes impayées. Dans sa prise de position, le Conseil fédéral salue les propositions de la commission concernant les mineurs, qui ne seront plus tenus pour responsables des primes impayées par leurs parents et qui ne pourront plus figurer sur les listes d’assurés en retard de paiement. Le Conseil fédéral propose en plus d’inscrire dans la loi la nullité des poursuites à l’encontre des mineurs pour les primes d’assurance-maladie et les participations aux coûts.

Le Conseil fédéral soutient aussi la proposition de la commission de limiter le nombre de poursuites à deux par année, dans le but de réduire les frais à la charge des assurés et des cantons. Il souhaite également limiter les montants des frais de rappel et de sommations des assureurs, qui devraient refléter uniquement les frais effectifs des assureurs.

Contre les listes d’assurés en retard de paiement

Contrairement à la majorité de la commission, le Conseil fédéral souhaite en revanche abolir les listes d’assurés en retard de paiement. Il estime en effet que ces listes peuvent compromettre les soins médicaux de base des personnes les plus modestes et que leur utilité n’a jamais été prouvée.

Actuellement, seuls les cantons d’Argovie, Lucerne, Tessin, Zoug et Thurgovie utilisent les listes d’assurés en retard de paiement. Le parlement du canton de Saint-Gall a récemment voté leur abolition. Depuis le début de l’année 2021, plus aucun canton n’inclut les mineurs dans les listes.

Coronavirus : davantage de sécurité pour planifier les grandes manifestations à partir de juillet 2021

Le Conseil fédéral veut offrir des perspectives à la branche de l’événementiel et aux cantons pour planifier de grandes manifestations. Il a présenté aujourd’hui les conditions qui doivent permettre aux cantons d’autoriser les grandes manifestations à partir de l’été 2021, même s’il n’est pas encore certain que l’évolution épidémiologique permettra leur tenue. Ces dispositions visent à donner aux cantons des outils décisionnels pour délivrer les autorisations, mais ne correspondent pas à des décisions d’assouplissement. Concrètement, les manifestations qui auront obtenu une autorisation cantonale et qui se verraient annulées pour des raisons épidémiologiques bénéficieront d’une protection financière (« parapluie de protection »). Les cantons et les associations professionnelles concernées peuvent prendre position sur ces propositions jusqu’au 10 mai 2021 dans le cadre de la consultation.

A l’exception d’une brève parenthèse en octobre 2020, les grandes manifestations de plus de 1000 personnes sont interdites depuis fin février 2020. En fonction de la progression de la vaccination et de la situation épidémiologique, elles pourraient à nouveau être autorisées à partir de l’été 2021. Le Conseil fédéral se prononcera vraisemblablement dans la seconde moitié du mois de juin sur les conditions et les dates précises de ces assouplissements. Toutefois, comme les grandes manifestations exigent des préparatifs relativement longs, il veut donner au plus vite une certaine sécurité aux organisateurs pour planifier leurs événements et fournir aux cantons des outils décisionnels pour délivrer les autorisations correspondantes.

Une protection financière pour le secteur de l’événementiel

Lors de la session de printemps 2021, le Parlement a introduit un nouvel art. 11a dans la loi COVID-19 pour soutenir la reprise des manifestations d’importance supracantonale (« parapluie de protection »). Cette disposition permet d’autoriser des manifestations publiques avant de savoir avec certitude si la situation épidémiologique permettra leur tenue. En cas de report ou d’annulation d’une manifestation en raison de la situation épidémiologique, la Confédération et les cantons couvriront une partie du découvert.

Le Conseil fédéral a présenté aujourd’hui les modalités concrètes de ce mécanisme. Pour toucher l’aide fédérale, il faudra qu’un organisateur ait obtenu du canton l’autorisation d’organiser sa manifestation et la garantie qu’il bénéficiera de cette couverture financière. Il faudra aussi que la manifestation s’adresse à un public supracantonal et prévoie la participation d’au moins 1000 personnes par jour.

Pour chaque manifestation concernée, l’organisateur devra assumer une franchise de 30 000 francs sur le découvert et une quote-part de 20% sur le montant restant. Si le canton prend en charge la moitié du découvert, la Confédération paiera l’autre moitié. La prise en charge des coûts par la Confédération et les cantons est plafonnée à 5 millions de francs par manifestation. Cette réglementation s’appliquera pour les manifestations organisées entre le 1er juin 2021 et le 30 avril 2022. La plupart des cantons doivent encore créer la base légale nécessaire à sa mise en œuvre.

Autorisation des manifestations de 3000 personnes dès juillet

Dès fin mai, les cantons pourront autoriser les grandes manifestations de 3000 personnes au plus à partir du 1er juillet 2021, moyennant le respect de conditions strictes. A partir du 1er septembre, cette limite sera relevée à 10 000 personnes. Ces dates et limites de capacité ne correspondent pas à un assouplissement formel : le Conseil fédéral décidera ultérieurement si les manifestations pourront effectivement avoir lieu. Les cantons devront révoquer l’autorisation ou émettre des restrictions supplémentaires si la situation épidémiologique se détériore au point que la manifestation ne peut plus avoir lieu ou qu’il n’est plus possible de garantir le traçage des contacts. Le cas échéant, les organisateurs pourront bénéficier du mécanisme de couverture financière.

Manifestations pilotes de 300 à 600 personnes en juin

Le Conseil fédéral a également déterminé les mesures de protection à respecter pour l’octroi de l’autorisation cantonale. Afin de minimiser le risque de contamination, l’organisateur devra prévoir des plans de protection stricts et limiter l’accès à la manifestation aux personnes vaccinées, guéries ou en possession d’un résultat de test négatif.

Conscient du défi que représentent les plans de protection pour les grandes manifestations, le Conseil fédéral propose par ailleurs une phase pilote. Ainsi, durant le mois de juin 2021, chaque canton pourra autoriser la tenue de trois manifestations pilotes rassemblant entre 300 et 600 personnes. Ces manifestations pilotes devront montrer si – et, le cas échéant, comment – il est possible d’appliquer les plans de protection aux grandes manifestations et de garantir le contrôle des justificatifs de vaccination, de test négatif ou de guérison. Il s’agit aussi de vérifier si l’utilisation des autotests réalisés sur place et sous la surveillance de l’organisateur est une solution praticable. Le Conseil fédéral tiendra compte des résultats de cette phase pilote dans ses décisions concernant les prochaines étapes d’assouplissement.

D’ici à l’été, un certificat COVID infalsifiable et valable dans toute la Suisse, qui attestera de la vaccination, d’un résultat de test négatif ou d’une guérison, devrait être disponible, ce qui simplifiera considérablement les contrôles à l’entrée.

Consultation jusqu’au 10 mai

Le Conseil fédéral a soumis ces propositions aux cantons, aux villes et aux communes, aux associations faîtières des partenaires sociaux, aux associations et aux organisations des domaines de l’événementiel et du sport, au Conseil suisse des religions ainsi qu’aux commissions parlementaires concernées. Il prévoit de prendre une décision définitive le 26 mai 2021.

Conférence : contribution du vélo à un tourisme plus durable dans les Alpes

Transports et tourisme ont un fort impact climatique et écologique sur l’espace sensible que sont les Alpes. La pression touristique est en hausse, notamment dans le domaine de la mobilité, tandis que le territoire et les capacités écologiques sont limités. L’Office fédéral du développement territorial (ARE) a consacré une conférence en ligne à ce sujet le 22 avril 2021. Intitulé « MoVe the Alps », cet échange international portait principalement sur le cyclotourisme durable. Il était soutenu par le Secrétariat permanent de la Convention alpine et par l’Office fédéral des routes (OFROU).

Le vélo a le vent en poupe et la pandémie de covid-19 a encore renforcé sa progression. Tant dans la vie quotidienne que durant les loisirs et les vacances, le vélo est un moyen de déplacement très prisé – y compris souvent dans les régions alpines. Si les touristes se déplacent à vélo, ils ne génèrent presque pas d’émissions de gaz à effet de serre, ce qui peut contribuer à rapprocher la Suisse et ses voisins alpins de leurs objectifs climatiques. Le cyclotourisme soulève toutefois aussi certaines difficultés : le chargement des bicyclettes à bord des véhicules de transport public se heurte à des limites de capacités, surtout aux heures de pointe, et l’intégration du vélo dans la planification des infrastructures est lacunaire. Ces thèmes étaient au cœur des échanges menés par quelque 150 représentants et représentantes du milieu du tourisme, d’associations, de compagnies ferroviaires et de l’administration de tout l’espace alpin lors de la conférence « MoVe the Alps ». Cette journée était organisée dans le cadre de la présidence suisse de la Convention alpine. La protection du climat dans l’espace alpin est l’une des priorités de cette présidence.

Dans son allocution d’accueil, Leonore Gewessler, ministre fédérale autrichienne en charge du climat, a abordé la question des voyageurs empruntant les transports publics transfrontaliers avec leur vélo. Elle a invité les acteurs du tourisme et du cyclisme à travailler ensemble en vue d’améliorer les interfaces. Comme l’a rappelé le président fédéral du Club allemand du cyclisme (Allgemeiner Deutsche Fahrrad-Club) Frank Hoffmann, une bonne coordination entre l’État fédéral et les Länder est indispensable pour que le cyclotourisme contribue au changement de cap dans le monde du transport. Le directeur d’EuroVelo, Ed Lancaster, a présenté le projet visant à intégrer le réseau européen de pistes cyclables dans le réseau transeuropéen de transport (RTE-T) et de compléter ce RTE-T par des infrastructures cyclables supplémentaires. Les participants et participantes ont également approfondi la question des régions touristiques et de leur manière de se positionner en tant que destinations « cyclables », pouvant ainsi contribuer au développement régional. Le rôle marquant que les évolutions numériques joueront à l’avenir pour le cyclotourisme a été mis en avant par Lukas Stadtherr, membre de la direction de SuisseMobile, à l’exemple de SuisseMobile elle-même, qui a développé des offres d’itinéraires piétons et cyclistes qu’elle propose sur son site Web.

Qu’il s’agisse de cyclotourisme ou de politique de transfert, la promotion de transports respectueux du climat est un thème essentiel pour l’ARE, service fédéral en charge de la coordination générale des transports pour la Confédération et de la coordination de la mise en œuvre de la politique du développement durable de la Suisse. En organisant la conférence « MoVe the Alps », l’ARE a lancé la discussion sur la promotion du transport respectueux du climat dans le tourisme alpin, discussion qui sera poursuivie durant les deux années de la présidence suisse de la Convention alpine.

Coronavirus : le Conseil fédéral présente les prochaines étapes avec le modèle des trois phases

Lors de sa séance du 21 avril 2021, le Conseil fédéral a concrétisé sa stratégie pour les mois à venir. À cette fin, il a défini trois phases jusqu’à ce que tous les adultes souhaitant se faire vacciner l’aient été et que les mesures de protection contre le COVID-19 puissent être en grande partie levées. La durée des différentes phases dépend de la propension des groupes de population concernés à se faire vacciner et du déroulement de la campagne de vaccination. Le Conseil fédéral a mis en consultation auprès des cantons ce modèle des trois phases. Compte tenu des ouvertures importantes depuis le 19 avril 2021 et de la situation épidémiologique fragile, il est peu probable que d’autres assouplissements interviennent avant le 26 mai 2021.

Plus le nombre de personnes vaccinées est élevé, moins il est nécessaire d’imposer des fermetures et de limiter les capacités pour éviter la surcharge du système de santé (hospitalisations, occupation des unités de soins intensifs). Au moyen d’un modèle des trois phases (voir détails dans la fiche d’information), le Conseil fédéral montre la voie stratégique à suivre jusqu’à ce que tous les adultes souhaitant se faire vacciner le soient et que les mesures de protection contre le COVID-19 puissent être en grande partie levées.

Phase de protection : vaccination des personnes vulnérables

La phase de protection se poursuit jusqu’à ce que toutes les personnes vulnérables qui le souhaitent aient été pleinement vaccinées, c’est-à-dire avec deux doses. Pour autant que la propension à se faire vacciner dans ce groupe atteigne 75%, le Conseil fédéral part du principe que cette phase sera terminée d’ici à la fin mai 2021. Compte tenu de la nécessité de protéger les personnes vulnérables qui n’ont pas encore été vaccinées, des ouvertures intervenues le 19 avril 2021 et de la situation épidémiologique encore fragile, d’autres assouplissements ne sont guère envisageables avant le 26 mai 2021. Le 12 mai 2021, le Conseil fédéral procédera à une évaluation de la situation et, si nécessaire, mettra en consultation des mesures d’assouplissement.

D’ici là, les mesures de protection actuellement en vigueur doivent être maintenues afin d’éviter une augmentation incontrôlée du nombre de cas et, par conséquent, une augmentation des hospitalisations et des décès. Le Conseil fédéral a défini des valeurs indicatives pour évaluer la situation épidémiologique. En cas de dépassement de l’une ou de plusieurs de ces valeurs, il envisagera un éventuel durcissement.

Phase de stabilisation : accès à la vaccination pour toute la population adulte

Au cours de cette phase de stabilisation, toutes les personnes qui souhaitent être protégées ne sont pas encore vaccinées. L’expérience d’autres pays montre qu’il faut s’attendre à une nouvelle accélération de l’épidémie justement lorsque le nombre de vaccinations administrées augmente, car l’acceptation des mesures de protection diminue constamment. C’est pourquoi le Conseil fédéral a aussi défini, pour cette phase, des valeurs indicatives en vue d’un durcissement éventuel des mesures. Le nombre de cas peut être plus élevé que durant la phase de protection, mais la valeur Re, le taux d’occupation des soins intensifs et les hospitalisations restent inchangés.

De grandes quantités de vaccins seront disponibles pendant la phase de stabilisation. Au cours de cette phase, l’ensemble de la population adulte aura accès à la vaccination. Si la propension à se faire vacciner atteint 60% au sein de la population (estimations basées sur des enquêtes), tous les adultes qui le souhaitent auront reçu au moins une première dose d’ici la fin du mois de juin. L’achèvement de cette phase dépend de la propension de la population à se faire vacciner. On estime que la vaccination complète de la population adulte (2 doses) sera achevée d’ici la fin du mois de juillet 2021, à condition que les producteurs de vaccins ne rencontrent pas d’autres problèmes de livraisons et que le rythme de vaccination se déroule comme prévu.

Si le nombre de cas, les hospitalisations et l’occupation des unités de soins intensifs sont stables, d’autres assouplissements sont envisagés au cours de cette phase, les premiers dès le 26 mai au plus tôt. Il sera possible, par exemple, de permettre l’enseignement présentiel dans les universités et de remplacer l’obligation du télétravail par une recommandation. La condition préalable est que les établissements de formation et les entreprises disposent de concepts qui permettent de réaliser régulièrement des tests. De nouveaux assouplissements seront également possibles dans le sport et les loisirs, le commerce de détail et – si la situation épidémiologique le permet – les restaurants (réouverture des espaces intérieurs).

D’autres assouplissements durant cette phase de stabilisation sont envisageables par étapes. Ils concernent les lieux présentant un risque élevé de transmission, tels que les grandes manifestations, les bars ou les discothèques. Lorsque la couverture vaccinale aura atteint environ 40 à 50 %, il est prévu de mettre en place un accès sélectif pour les personnes vaccinées, testées ou guéries. Un certificat uniforme, infalsifiable et facilement vérifiable est en cours d’élaboration (certificat COVID-19).

Phase de normalisation : levée des mesures 

Lorsque tous les adultes qui le souhaitent auront été pleinement vaccinés, la phase de normalisation pourra commencer. Le Conseil fédéral estime que les restrictions sociales et économiques ne se justifieront plus dans ce cas. Les mesures restantes (restrictions d’accès et limitation des capacités) devront être levées progressivement. Cette stratégie sera maintenue même si, contrairement aux attentes, la propension de la population à se faire vacciner reste faible.

Même lorsque toutes les personnes qui le désirent auront été vaccinées, le virus continuera à circuler. On peut partir du principe qu’à long terme, les personnes non vaccinées et non guéries s’infecteront. Plus la proportion de ces personnes est importante, plus les flambées seront possibles, et plus le nombre d’évolutions sévères de la maladie et de décès sera élevé. La vaccination gratuite est un moyen très efficace pour se protéger contre une infection et la maladie. Le Conseil fédéral tiendra compte de cet élément dans ses futures décisions, tout en respectant la décision personnelle de chacun en matière de vaccination. Afin d’éviter une nouvelle vague d’infections et une surcharge du système de santé, il est toutefois essentiel que le plus grand nombre possible de personnes en Suisse se fassent vacciner.

Si, malgré tout, l’épidémie devait se renforcer et menacer de surcharge le système de santé, le Conseil fédéral se réserve le droit de maintenir ou de réintroduire certaines mesures pendant un certain temps, comme l’obligation de porter un masque, les plans de protection, le respect des distances ou la limitation des capacités. Toutefois, ces mesures ne devraient être prévues plus que pour les personnes ne disposant pas d’un certificat COVID-19.

Effets indésirables des vaccins contre le Covid-19 en Suisse

1485 déclarations d’effets indésirables présumés de vaccins contre le Covid-19 évaluées en Suisse: En date du 20 avril 2021, Swissmedic avait évalué, en partenariat avec les centres régionaux de pharmacovigilance, 1485 déclarations d’effets indésirables (EI) présumés de vaccins contre le Covid-19 survenus en Suisse. Ces déclarations confirment le profil d’effets secondaires qui avait été observé lors des essais réalisés avant l’octroi des autorisations et qui est décrit dans les textes d’information sur le médicament. Elles ne modifient en rien le ratio bénéfice-risque positif des deux vaccins à ARNm utilisés.

Au total, 706 déclarations concernaient le vaccin Comirnaty® de Pfizer/BioNTech et 761, le vaccin contre le Covid-19 de Moderna. Dans 18 déclarations, le vaccin qui avait été administré n’était pas précisé. La plupart des déclarations émanaient de professionnels de la santé, et 145 (9,8 %) provenaient directement de personnes concernées ou de patients.

D’après les informations de l’OFSP, quelque 2,1 millions de doses de vaccins avaient été administrées en date du 18 avril 2021 inclus, sachant que 769 000 personnes environ avaient reçu les deux doses. Dans la mesure où les effets indésirables ne sont souvent déclarés à Swissmedic que plus tard, et compte tenu du temps nécessaire pour analyser les déclarations en détails, celles dont il est question dans le présent communiqué ne peuvent pas être directement mises en parallèle avec le nombre de vaccins administrés. Rétrospectivement toutefois, l’on observe que le taux moyen est de l’ordre d’une déclaration pour mille doses administrées.

La majorité des déclarations concernaient des femmes (67,9 %), les hommes comptaient pour 28,7 % des cas, et les 3,4 % restants ne mentionnaient pas le sexe de la personne.

Les personnes concernées étaient âgées en moyenne de 64,8 ans (au sein d’une fourchette allant de 16 à 101 ans), et parmi elles, 41,6 % avaient 75 ans ou plus. Dans les cas considérés comme graves (n = 537), l’âge moyen était de 68,5 ans, et dans les déclarations faisant état de décès concomitants à la vaccination (n = 64), la moyenne s’établissait à 82,0 ans.

Au total, 948 déclarations (63,8 %), soit la majorité, rapportaient des effets indésirables non graves, tandis que 537 déclarations (36,2 %) évoquaient des effets graves. Il s’agit de personnes qui ont dû être hospitalisées, ou de réactions qui ont été considérées comme médicalement importantes pour d’autres raisons. Dans la plupart des cas, les réactions en question n’ont pas mis en danger la santé des personnes concernées.

La plupart des déclarations mentionnent plus d’une réaction (3851 réactions au total pour 1485 déclarations, soit 2,6 réactions par déclaration en moyenne). Les réactions déclarées le plus fréquemment dans les cas dits « graves » étaient les suivantes : fièvre (80), détresse respiratoire (39), maux de tête / migraines (37), réactivation de zonas (34), frissons (28), hypersensibilité (27) / réactions anaphylactiques (13), nausées (28), courbatures (27), malaise général (25) et hypertension (25). Dans la mesure où la plupart des déclarations décrivent plus d’un effet indésirable, la fièvre ou les maux de tête sont des réactions qui figurent à la fois dans des déclarations de cas considérés globalement comme graves et de cas considérés comme non graves.

Au total, 61 cas de zonas ont été déclarés. Le zona est une maladie due à la réactivation du virus varicelle-zona (Varicella-Zoster-Virus, ou VZV en anglais). La primo-infection par le VZV se manifeste par la varicelle. Les facteurs de risque du zona sont notamment les traitements immunosuppresseurs, le diabète, un stress psychologique et ou des traumatismes physiques. Les femmes y sont également plus sujettes. La prévalence du zona augmente avec l’âge, passant de 3 pour 1000 entre 40 et 50 ans à 10 pour 1000 chez les plus de 80 ans. Les cas déclarés concernaient des personnes âgées de 72 ans en moyenne. Compte tenu de la fréquence des zonas au sein des tranches d’âge auxquelles appartiennent la majorité des personnes vaccinées, il faut s’attendre, ne fût-ce que d’un point de vue purement statistique, à un certain nombre de cas de zonas peu de temps après l’administration d’un vaccin contre le Covid-19. Des analyses sont en cours afin de déterminer si les déclarations indiquent l’existence d’un lien de causalité entre la vaccination et l’apparition des zonas.

La proportion de déclarations de réactions locales au point d’injection, y compris retardées, est nettement plus élevée pour le vaccin contre le Covid-19 de Moderna que pour le vaccin Comirnaty®, à propos duquel les réactions rapportées sont plutôt d’ordre général.

Dans 64 cas graves, l’on a dû déplorer le décès de la personne vaccinée après un laps de temps plus ou moins long. Ces personnes décédées étaient âgées en moyenne de 82 ans et souffraient pour la plupart d’affections pré-existantes graves. Ces cas ont été analysés avec un soin tout particulier. Selon les dernières conclusions, ces décès étaient dus à ces maladies dont l’apparition n’a rien à voir avec la vaccination (infections, événements cardiovasculaires ou maladies des poumons et des voies respiratoires etc.), et malgré la concordance temporelle, rien n’indique concrètement que le vaccin est à l’origine du décès. Les conclusions qu’ont tirées l’OMS et les autorités de contrôle des médicaments d’autres pays suite à leur évaluation des décès qui sont survenus peu de temps après l’administration des vaccins contre le Covid-19 autorisés en Suisse vont dans le même sens.

Les déclarations d’effets indésirables que l’institut a reçues et analysées jusqu’à présent ne modifient pas le profil bénéfice-risque positif des vaccins contre le Covid-19 utilisés en Suisse. Par ailleurs, Swissmedic s’entretient très régulièrement avec d’autres autorités de contrôle des médicaments à l’étranger et évalue la sécurité des vaccins contre le Covid-19 de concert avec ces dernières.

Ces déclarations livrent à présent une image plus précise de la sécurité des vaccins dans le cadre d’une utilisation quotidienne, image qui confirme largement le profil connu de leurs effets secondaires. Les EI connus de ces vaccins sont mentionnés dans les textes de l’information concernant le médicament, qui sont publiés sur www.swissmedicinfo.ch et mis à jour en permanence.

Protection du climat : Simonetta Sommaruga à la rencontre sur le climat organisée par John Kerry

La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a participé aujourd’hui à la table ronde organisée par l’envoyé spécial des États-Unis pour le climat, John Kerry. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du Sommet des dirigeants sur le climat, auquel le président américain Joe Biden avait convié quarante chefs d’État et de gouvernement. Les discussions ont porté sur les objectifs climatiques renforcés des plus grandes économies mondiales et sur les avantages dégagés par les mesures de protection du climat. La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga se félicite du nouvel objectif climatique américain. À cette occasion, elle a également souligné que la Suisse espère qu’une réglementation du marché efficace pour les projets de protection du climat à l’étranger sera adoptée lors de la prochaine Conférence des Nations Unies sur le climat COP26, cela dans l’intérêt de la protection de l’environnement et des droits de l’homme.

À l’invitation du président américain Joe Biden, un Sommet des dirigeants sur le climat s’est tenu de manière virtuelle les 22 et 23 avril. Représentant la Suisse, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a participé à la table ronde organisée le 23 avril et présidée par l’envoyé spécial des États-Unis pour le climat, John Kerry. Les discussions ont notamment porté sur les avantages économiques liés à la protection du climat. L’abandon du pétrole, du gaz et des autres énergies fossiles et le renforcement des technologies innovantes et des énergies renouvelables permettront de créer de nombreux emplois.

Lors du sommet virtuel, les États-Unis ont présenté leur nouvel objectif climatique. Ils entendent réduire d’ici 2030 leurs émissions de gaz à effet de serre de 50 % à 52 % par rapport à 2005 et atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga s’est félicitée du retour des États-Unis dans l’Accord de Paris. Elle a salué leur nouvel objectif climatique et a souligné l’importance d’objectifs climatiques ambitieux pour tous les pays. Pour renforcer la protection du climat, la Suisse s’appuie sur la loi sur le CO2, sur laquelle la population est appelée à voter le 13 juin. La loi repose sur des incitations, l’innovation et le progrès technologique et permet de générer des commandes pour les entreprises et des emplois d’avenir.

La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a également évoqué la prochaine Conférence des Nations Unies sur le climat COP26. Elle a souligné la nécessité d’établir des règles solides pour les mécanismes de marché dans le cadre de l’Accord de Paris afin de garantir que la protection de la nature et les droits de l’homme soient respectés dans les projets de protection du climat menés à l’étranger et afin d’éviter le double comptage des réductions d’émissions réalisées. À l’automne 2020, la Suisse a conclu avec le Pérou et le Ghana des accords précurseurs dans le domaine de la protection du climat qui garantissent le respect de ces critères.

Quarante chefs d’État et de gouvernement ont été invités au sommet sur le climat. Ils représentent les pays ayant les émissions de gaz à effet de serre les plus élevées ainsi que quelques pays particulièrement ambitieux ou particulièrement menacés par le changement climatique.

Prochaine étape d’assouplissement le 19 avril

Le Conseil fédéral poursuit sa stratégie d’assouplissement progressive et prudente. Lors de sa séance du 14 avril 2021, il a décidé de faire un pas supplémentaire en autorisant de nouveaux assouplissements. À compter du lundi 19 avril, moyennant certaines restrictions, il sera de nouveau possible d’organiser des manifestations accueillant du public, par exemple dans les stades, les cinémas ou les salles de concert et de théâtre. Les activités sportives et culturelles à l’intérieur seront aussi à nouveau autorisées, y compris certaines compétitions. Enfin, les restaurants pourront rouvrir leurs terrasses. Bien que la situation reste fragile, le Conseil fédéral estime que le risque associé à ces assouplissements est acceptable. Toutes les activités à nouveau autorisées peuvent et devront – à quelques exceptions près – se pratiquer en portant le masque et en respectant les distances requises. Par ailleurs, la vaccination des groupes vulnérables progresse bien et le dépistage est constamment étendu.

La situation épidémiologique reste fragile et s’est même détériorée ces dernières semaines. Quatre des cinq indicateurs déterminants pour les assouplissements dépassent actuellement les seuils définis. Par ailleurs, il est encore trop tôt pour savoir si les rencontres entre amis et en famille durant les fêtes de Pâques ont provoqué une augmentation des contaminations.

Conditions remplies pour un assouplissement modéré

Malgré cette situation, le Conseil fédéral estime que les conditions permettent un assouplissement modéré. La recrudescence des hospitalisations est relativement faible par rapport au nombre de nouveaux cas et la couverture vaccinale des personnes vulnérables progresse bien : près de la moitié des plus de 80 ans et environ 30 % des 70 à 79 ans sont complètement vaccinés. Par ailleurs, le taux d’occupation des soins intensifs est relativement stable.

Dans son analyse, le Conseil fédéral a également tenu compte des conséquences des mesures sur l’économie et la société, notamment sur les adolescents et les jeunes adultes. Les assouplissements décidés aujourd’hui se basent sur la deuxième étape de la stratégie d’assouplissement, que le Conseil fédéral avait mise en consultation au milieu du mois de mars dernier, mais qu’il n’avait finalement mise en œuvre que partiellement. Ils permettent la reprise des activités qui comportent un risque modéré et qui peuvent – à quelques exceptions près – facilement se pratiquer en portant le masque et en respectant les distances.

Une prise de risque calculée

Le Conseil fédéral est conscient des risques que comportent les assouplissements décidés aujourd’hui. Lorsque les hospitalisations augmentent, elles concernent toujours plus des personnes relativement jeunes. Ainsi, plus de la moitié des personnes hospitalisées actuellement ont moins de 65 ans. En fonction de l’évolution dans les hôpitaux, il n’est pas exclu de devoir revenir sur les assouplissements. Le Conseil fédéral appelle donc la population à continuer à faire preuve de prudence, en particulier les personnes vulnérables, qui seront complètement vaccinées ces prochaines semaines et qui seront donc bien protégées contre les contaminations et les complications de la maladie.

 

Réouverture des terrasses des restaurants

Les restaurants et les bars pourront rouvrir leurs terrasses à partir du 19 avril. Les clients devront consommer assis et ne pourront enlever leurs masques que lorsqu’ils consomment. Chaque table pourra accueillir quatre personnes au maximum, dont les coordonnées devront être enregistrées. Les tables devront être distantes de 1,5 mètre, à moins qu’une séparation ne soit installée. Les discothèques et les salles de danse resteront pour leur part fermées. Comme de nombreux établissements ne pourront pas couvrir leurs coûts avec la seule ouverture des terrasses, le secteur de la restauration continuera de bénéficier du même soutien économique qu’aujourd’hui.

Installations et établissements accessibles au public

Les lieux de loisirs et de divertissement accessibles au public pourront rouvrir leurs espaces intérieurs, comme l’ont déjà fait les magasins et les musées. Les zoos et les jardins botaniques pourront ainsi rouvrir dans leur intégralité, pour autant que le port du masque et le respect des distances soient garantis à l’intérieur. Par contre, les espaces intérieurs des centres de bien-être restent fermés.

Manifestations accueillant du public : 100 personnes dehors, 50 dedans

Moyennant certaines restrictions, il sera à nouveau possible d’organiser des manifestations avec du public. Le nombre de visiteurs sera limité à 100 personnes à l’extérieur – pour un match de football ou un concert en plein air par exemple – et à 50 à l’intérieur – par exemple dans les cinémas, les théâtres et les salles de concert. Parallèlement, la capacité d’accueil du lieu où se déroule la manifestation devra être limitée à un tiers. Les visiteurs devront être assis et porter un masque en permanence. Ils devront respecter en tout temps une distance d’au moins 1,5 mètre avec les autres personnes ou être séparés par un siège. Il sera en outre interdit de consommer des boissons ou de la nourriture et les entractes seront déconseillés.

Autres manifestations : 15 personnes maximum

Outre les manifestations privées et les activités sportives et culturelles qui sont déjà autorisées, d’autres manifestations seront de nouveau possibles, jusqu’à 15 personnes. Il s’agit par exemple des visites dans les musées, des réunions d’associations ou d’autres rassemblements du domaine du divertissement et des loisirs. Ici aussi, il sera obligatoire de porter le masque et de respecter les distances.

Sport et culture pour les adultes : jusqu’à 15 personnes autorisées

Les activités sportives et culturelles « amateurs » pourront désormais accueillir jusqu’à 15 adultes, qu’ils participent individuellement ou en groupe. Les compétitions sont à nouveau autorisées sous ces mêmes conditions. À l’extérieur, il faudra porter un masque ou respecter une distance d’au moins 1,5 mètre. À l’intérieur, il faudra à la fois porter un masque et respecter les distances requises. Certaines exceptions seront toutefois possibles pour les activités où le port du masque est impossible, les exercices d’endurance dans les centres de fitness et les chorales par exemple. Dans ces cas, il faudra respecter des règles de distanciation plus strictes.

Quant aux sports impliquant un contact physique, ils resteront interdits en intérieur mais possibles à l’extérieur moyennant le port du masque. Il reste conseillé de privilégier les activités en plein air et de se faire tester au préalable.

 

Enseignement présentiel dans les hautes écoles et pour les formations continues

Moyennant certaines restrictions, l’enseignement présentiel sera à nouveau autorisé partout (et non plus uniquement à l’école obligatoire et au secondaire II), donc aussi dans les hautes écoles et pour les formations continues. Le nombre de participants sera limité à 50 personnes et les salles de formation ne pourront être utilisées qu’au tiers de leur capacité. Respect des distances et port du masque seront obligatoires.

Campagne de dépistage massive dans les entreprises et exemption de la quarantaine

Si une entreprise met en place un plan de dépistage permettant aux personnes qui travaillent sur place de se faire tester au moins une fois par semaine, celles-ci seront exemptées de la quarantaine pour exercer leur activité professionnelle. Les personnes en EMS qui ont été vaccinées ou qui ont contracté le COVID-19 et qui sont guéries pourront être exemptées de l’obligation de porter le masque.

Approvisionnement en médicaments prometteurs

Aujourd’hui, le Conseil fédéral a également pris des décisions concernant l’approvisionnement en médicaments prometteurs pour combattre le COVID-19. Des traitements combinés par anticorps monoclonaux devraient être bientôt disponibles en Suisse. La Confédération prendra à sa charge le coût de ces traitements en attendant qu’ils soient remboursés par l’assurance-maladie.

Par ailleurs, en collaboration avec le Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche et le Département fédéral des finances, le Département fédéral de l’intérieur est chargé d’analyser comment la Confédération peut encourager le développement et la fabrication en Suisse de médicaments contre le COVID-19 (y compris les vaccins). La modification du 20 mars 2021 de la loi COVID-19 a octroyé une importante marge de manœuvre à la Confédération en ce sens.