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Le projet pour le développement du tourisme culturel au Kosovo présenté en Suisse
Depuis plusieurs mois, un groupe d’enthousiastes du tourisme développe un projet intéressant qui vise à promouvoir le tourisme culturel au Kosovo. Le projet “The Guestkeepers” est une initiative innovante mise en œuvre par l’ONG ABSM (Centre éducatif et de conseil), avec le soutien financier du Ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports (MKRS).
Le projet a pour objectif de sensibiliser à un tourisme durable, fondé sur des valeurs culturelles, en intégrant les jeunes ainsi que les technologies les plus récentes qui contribuent à la réalisation de cet objectif.
” Suivez la transformation de jeunes âgés de 18 à 30 ans qui passent du rôle d’apprenants à celui d’“Ambassadeurs de l’hospitalité”, formés au protocole diplomatique et au tourisme culturel. Découvrez comment le réseau “Kosova Inn”
certifie les maisons d’hôtes et les artisans locaux afin de garantir l’authenticité. Et pour la première fois, voyez comment la technologie, à travers la plateforme “www.Theguestkeepers.com”, permet aux touristes de découvrir l’histoire avant même de la visiter physiquement. Ce n’est pas seulement du tourisme, c’est de la diplomatie par la culture… “, indique notamment la présentation du projet sur son site internet.
Afin que le projet soit également présenté au public de notre diaspora en Suisse, trois présentations sont prévues pour ce week-end, accompagnées d’un cocktail:
Vendredi 27.03.2026 à 19:00, au Consulat du Kosovo à Genève, Rue de Lausanne 63, 1202 Genève, troisième étage.
Samedi 28.03.2026 à 18:00, au Kongresszentrum Allresto à Berne, après la promotion du nouveau livre d’Alketa Gashi Fazliu.
Dimanche 29.03.2026 à 17:00, dans notre consulat, Eugen-Huber-Strasse 19A, 8048, Zurich.
Kusari Lila: Les maisons préfabriquées en bois “Made in Kosova” s’étendent sur les marchés internationaux
Les maisons préfabriquées en bois produites au Kosovo continuent de pénétrer avec succès les marchés internationaux, avec des exportations principalement vers l’Europe et l’Amérique, selon une publication de la ministre du Commerce, Mimoza Kusari Lila.
Lors d’une rencontre avec Nazmi Mehmetaj, président du conseil du Cluster des constructions préfabriquées et propriétaire de l’entreprise Greenhouse, ainsi qu’avec la directrice exécutive Sytrime Dervisholli, il a été discuté du développement de ce secteur, qui connaît une croissance constante.
Le principal défi reste le manque d’espaces pour la présentation des produits, comme les parcs de démonstration et les zones d’exposition, qui pourraient contribuer à l’expansion de l’industrie.
La ministre Kusari Lila a souligné l’importance de réduire le déficit commercial en renforçant la production locale et en développant l’industrie. Les zones économiques vertes sont au centre de cette vision, en combinant production, durabilité, protection de l’environnement et recyclage.
Selon elle, l’objectif est de renforcer le capital local, de créer des clusters industriels durables et d’intensifier la coopération institutionnelle pour un avenir économique plus développé.
Réaction : à Thônex, en Suisse, une affaire qui alerte sur la discrimination ; « le silence n’est plus une option »
L’affaire dénoncée au sein de la commune de Thônex, rapportée par Blick, a suscité de vives réactions parmi les représentants politiques d’origine albanaise à Genève. Les allégations de racisme et de discrimination à l’encontre d’un employé d’origine albanaise ont remis au premier plan un débat plus large sur le traitement des communautés issues de la migration au sein de l’administration publique.

Dorina Xhixho, politologue et ancienne diplomate, a qualifié cette affaire de préoccupante et a salué le courage de l’employé qui a choisi de s’exprimer publiquement.
« Je salue sincèrement le courage de cette personne, qui ose dénoncer la stigmatisation et la discrimination. Cela n’est jamais facile, mais la parole doit être libérée », a déclaré Mme Xhixho.
Elle souligne que de tels cas de violence raciale deviennent d’autant plus problématiques lorsqu’ils se produisent au sein même des institutions publiques, lesquelles devraient être les garantes de la protection contre les discriminations.
« L’État a un devoir d’exemplarité. Il doit garantir l’égalité de traitement et la dignité sur le lieu de travail », a-t-elle affirmé, ajoutant que l’administration publique genevoise demeure encore difficilement accessible aux personnes issues de la migration.
Selon elle, les discriminations visant les Albanais demeurent souvent invisibles ou sont minimisées.
« Les Albanais aussi sont exposés à la discrimination et à la violence raciale. Cette réalité existe et, très souvent, elle est minimisée », a souligné Mme Xhixho, évoquant également le phénomène croissant de « l’albanophobie ».

Dans le même esprit, le député au Parlement du canton de Genève, Arbër Jahija, a lui aussi réagi en qualifiant cette affaire de scandaleuse.
« C’est un scandale ! Je suis profondément bouleversé par cette situation inacceptable », a-t-il déclaré.
Jahija a appelé à une réaction immédiate et vigoureuse de la part de la société civile et des institutions.
« Comment un tel racisme anti-albanais peut-il encore être toléré ?! C’est une honte qui nous concerne tous ! », a-t-il ajouté, en soulignant qu’« il est temps que ces comportements cessent ».
L’affaire de Thônex survient à un moment où des représentants de la communauté albanaise alertent sur une dégradation du climat à leur égard dans certaines zones de Genève. Ils demandent davantage de transparence, une enquête institutionnelle approfondie ainsi que des mesures concrètes contre la discrimination.
Entre-temps, les autorités de la commune en question ont déclaré que l’affaire avait été traitée et que les mesures nécessaires avaient été prises, sans fournir d’autres précisions. Cette évolution devrait susciter de nouveaux débats sur le rôle des institutions publiques dans la garantie d’un environnement de travail sûr pour les minorités culturelles et les personnes issues de la migration, ainsi que d’un traitement égalitaire et exempt de toute discrimination pour tous.
La fête de l’Aïd el Fitr a réuni les croyants albanais à Zurich
Dans une salle pleine, les croyants albanais se sont réunis à Kloten, à Zurich, pour accomplir la prière de l’Aïd el Fitr. L’atmosphère était chaleureuse et festive, reflétant l’unité et la solidarité au sein de la communauté, écrit albinfo.ch.
Les croyants ont transmis des messages de paix, de bonheur et d’amour entre eux.
La cérémonie de la prière de l’Aïd a été dirigée par l’imam originaire de Gjilan, Faredin Bunjaku, qui a également transmis le message de cette fête.
La cérémonie de prière a été organisée par la mosquée de Schwamendingen à Zurich, “Maison de la paix”. /Albinfo.ch
Photo: Genti Mersinaj
Suisse: Dua Lipa est nommée ambassadrice mondiale de Nespresso
La société suisse de café Nespresso a officialisé la nomination de la chanteuse internationale Dua Lipa comme ambassadrice mondiale de la marque, marquant un nouveau chapitre pour son 40e anniversaire. Cette collaboration vise à réunir le style unique de Dua avec la vision de Nespresso axée sur la créativité, la découverte culturelle et des expériences de café exceptionnelles, rapporte albinfo.ch.
Leonardo Aizpuru, directeur marketing de Nespresso, a souligné que l’énergie et l’état d’esprit de Dua Lipa correspondent parfaitement à la philosophie de la marque.
“Notre objectif est d’encourager une exploration sans fin à travers un café d’exception, et Dua apporte cet esprit d’une manière moderne et naturelle. Ensemble, nous voulons inspirer une nouvelle génération à s’ouvrir à de nouvelles saveurs avec confiance et à découvrir comment un moment café peut devenir extraordinaire.”
Au-delà de la musique, l’engagement de Dua Lipa envers le storytelling, la découverte culturelle et les collaborations créatives reflète les racines de Nespresso dans l’art et l’inspiration du quotidien. La chanteuse elle-même a déclaré que la décision de collaborer avait été “facile”.
“J’ai toujours senti la présence de Nespresso dans ma vie, à la maison avec ma famille, sur un plateau ou à l’hôtel, donc la décision était naturelle. J’aime la façon dont ils explorent de nouvelles saveurs et évoluent comme marque. Nous nous amusons déjà beaucoup ensemble, et ce n’est que le début.”
Pour marquer le lancement de cette collaboration, Nespresso présentera la campagne mondiale “Vertuo World” le 14 avril. Cette campagne offrira une interprétation moderne de l’engagement de la marque envers des expériences de café avancées et sera menée par Dua Lipa. En plus d’elle, la campagne comprendra une courte apparition de l’ancien ambassadeur George Clooney, reliant l’héritage de Nespresso à une nouvelle ère créative./Albinfo.ch
« La Couronne de la liberté » à Berne : la diaspora albanaise en Suisse a commémoré le sacrifice de la famille Jashari
À Berne est présenté le livre “Klithma” de l’auteure Alketa Gashi Fazliu
Le samedi 28 mars 2026 à 18h00, au Kongresszentrum Allresto à Berne (Effingerstrasse 20, 3008 Berne, Parking City West), la promotion du livre “Klithma” de l’auteure Alketa Gashi Fazliu sera organisée par la Lidhja Shqiptare në Botë.
Le livre présente des récits forts et bouleversants d’enfants mutilés pendant la guerre au Kosovo. À travers leurs témoignages, l’auteure met en lumière les conséquences les plus douloureuses de la guerre, les blessures qui restent non seulement sur le corps, mais aussi dans l’âme.
“Klithma” vient comme un appel à la mémoire et à la prise de conscience, rappelant que derrière chaque statistique de guerre se cachent des histoires humaines de souffrance, mais aussi de force, de courage et d’espoir pour continuer à avancer.
La promotion à Berne devrait rassembler des amateurs de livres, des représentants de la communauté et le public intéressé, afin de réfléchir ensemble à un chapitre important de la mémoire collective.
Demain à Berne: Venez à la manifestation “La Couronne de la Liberté”
Demain, le 14 mars, à la Kursaal Arena à Berne, se tiendra la manifestation commémorative avec programme artistique “La Couronne de la Liberté”, qui réunit la diaspora albanaise lors d’un événement spécial consacré à la culture et à la mémoire nationale.
La manifestation est organisée par le Conseil des associations culturelles albanaises en Suisse en hommage au sacrifice sacré de la famille Jashari et de tous les martyrs tombés pour la liberté du Kosovo. Elle vise également à renforcer le lien entre les générations de la diaspora albanaise.
Dans le cadre de cette manifestation, l’ouverture officielle de l’exposition photographique aura lieu à 13h00. À travers les images, l’exposition rappelle la mémoire de Prekaz et le sacrifice de la famille Jashari, offrant un moment de réflexion et d’hommage à l’histoire et aux valeurs de la liberté. “Prekazi, amour, douleur et fierté nationale” est une œuvre de l’auteur Sefer Aliçkaj.
Une partie solennelle de “La Couronne de la Liberté” sera honorée par la présence d’universitaires, de représentants des autorités politiques de la République du Kosovo, de la Suisse, ainsi que de membres de la famille du commandant emblématique Adem Jashari, qui seront spécialement présents avec nous depuis Prekaz.
Le programme artistique de cette manifestation est très riche et mettra sur scène des chants, des danses et des interprétations instrumentales par de nombreux artistes et ensembles albanais actifs en Suisse. Dans la première partie se produiront Lahutari, Albakult, Vatra, SHKA Dardania, SHKA Ilirët, le chœur Lyra, SHKSH “Bashkimi” Bern, l’ensemble “Trojet” et le chœur “Lulekuqet”.
Un moment particulier du programme sera la danse contemporaine combinée avec la musique traditionnelle albanaise, interprétée par Adora Hiler de l’association “Dora d’Istria” à Genève et Tara Avdullahu de SHKSH “Bashkimi” Bern, créant une fusion artistique entre tradition et expression scénique moderne.
Dans la partie consacrée aux danses traditionnelles se produiront l’Ensemble Vatra, l’Ensemble Arbëresha, SHKA Teuta, Shoqata e Mërgimtarëve Shqiptarë Atdheu, SHKA Dardania, Ansambli Shqiponja, SHKA Ilirët et SHKSH Atdheu Thun, apportant sur scène un large éventail de danses et de motifs traditionnels albanais.
La participation des artistes de la diaspora se conclura par un moment d’hommage et une interprétation instrumentale du groupe ArtBand, tandis que le programme sera présenté par Vjosa Beqiri RTK et Dan Morina Studio Aktrimi.
Le point culminant de “La Couronne de la Liberté” sera également la performance artistique des stars de l’Ensemble national des chants et danses “Shota” du Kosovo, sous la direction du directeur artistique Ylber Asllanaj.
Les organisateurs invitent tous les compatriotes et les amis de la culture albanaise à participer à cette manifestation spéciale. Par l’art, la musique et la tradition, “La Couronne de la Liberté” transmet un message fort de mémoire, de gratitude et d’unité nationale, faisant de cet événement un moment important de rassemblement pour la diaspora albanaise en Suisse.
Au nom du Conseil organisateur des associations culturelles albanaises en Suisse
Mirishahe Limani Hiler, coordinatrice et responsable.
“La Couronne de la Liberté” est votre manifestation, qui honore avec humilité les 64 martyrs du Prekaz historique, lieu de pèlerinage du peuple albanais.
Bienvenue !
Gzim Rama est élu à l’Exécutif de la commune de Moudon, en tête dès le premier tour
Un succès important pour la communauté albanaise en Suisse: Gzim Rama a été élu à l’exécutif de la commune de Moudon, dans le canton de Vaud. Il s’est classé premier dès le premier tour des élections communales qui se sont tenues le dimanche 8 mars 2026.
Avec ce résultat, Rama devient le seul politicien d’origine albanaise à se présenter et à être élu au gouvernement communal de Moudon, marquant ainsi un moment important pour la représentation de la communauté albanaise dans la politique locale du canton de Vaud.
Moudon, l’une des villes historiques du canton de Vaud, a connu une période intense de campagne électorale, au cours de laquelle les citoyens ont été appelés à décider de l’orientation future de la commune. Dans cette course, Gzim Rama a réussi à obtenir la plus grande confiance des électeurs en se classant premier dès le premier tour.
Rama est connu pour son engagement dans des questions liées au développement des infrastructures, à l’entretien des routes, à la protection de l’environnement et à l’amélioration de la propreté de la ville. Son programme met l’accent sur l’importance des investissements dans les services publics et sur l’amélioration de la qualité de vie des habitants de Moudon.
Lors de ces élections, d’autres candidats étaient également en lice, notamment Loïc Bonny et Karin Weber, qui défendaient une orientation plus à gauche du gouvernement communal. De son côté, Raffael Tatone se présentait pour un nouveau mandat au sein de l’exécutif.
Durant la campagne, le message principal adressé aux citoyens était que la participation aux élections est essentielle pour construire une commune plus forte et plus unie.
Les élections communales à Moudon sont considérées comme déterminantes pour définir les priorités futures en matière de développement urbain, de services publics et de bien être des citoyens.
L’élection de Gzim Rama à l’exécutif communal représente une étape importante non seulement pour la politique locale, mais aussi pour la représentation de la communauté albanaise dans les institutions publiques suisses.
Genève: débat sur l’intégration des femmes albanaises en Suisse et présentation de l’initiative “Zëri i Gruas LIRA”
L’intégration des femmes albanaises dans la société suisse et leur rôle dans la vie sociale et professionnelle de la diaspora ont été au centre d’une soirée de discussion qui a réuni des femmes de la communauté albanaise en Suisse. L’événement s’est déroulé dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes et a été conçu comme un espace de réflexion sur les expériences, les défis et les réussites des femmes albanaises dans la diaspora.
La rencontre a eu lieu le 6 mars à Genève, où a également été présentée l’initiative “Zëri i Gruas LIRA”, qui fait partie de la plateforme e-drejtajote.ch, une initiative visant à encourager le dialogue, la sensibilisation et l’autonomisation des femmes albanaises dans la diaspora.
Le programme a été ouvert par la modératrice Nerxhivane Sejdiu Ferati, tandis que le discours d’introduction a été prononcé par Linda Rexhaj Maliqi, fondatrice de l’initiative et conseillère juridique au sein du syndicat suisse Unia. Dans son intervention, elle a souligné que cette initiative est née de la nécessité d’exprimer plus clairement l’expérience et la contribution des femmes albanaises dans la diaspora.
“Aujourd’hui nous sommes réunis pour marquer le 8 mars et pour présenter une initiative qui naît de l’expérience et du besoin de faire entendre plus fortement la voix des femmes albanaises dans la diaspora. ‘Zëri i Gruas LIRA’ vise à traiter des questions liées aux droits des femmes, à l’égalité de genre, au bien être social et à l’intégration, en créant des espaces de dialogue et de réflexion”, a déclaré Rexhaj Maliqi.
En expliquant le concept de l’initiative, elle a souligné que le nom LIRA représente une double idée: la liberté d’exprimer et d’affirmer la voix des femmes, mais aussi la valeur qu’elles représentent dans la famille, la communauté et la société.
“Le nom LIRA n’a pas été choisi par hasard. LIRA comme liberté, la liberté d’élever notre voix et de choisir notre propre voie. LIRA comme valeur, car la femme albanaise est un atout précieux pour la famille, pour la communauté et pour la société”, a-t-elle déclaré.
Dans sa réflexion sur le processus d’intégration des femmes albanaises en Suisse, Linda Rexhaj Maliqi a souligné que ce parcours est passé par différentes étapes et a souvent été accompagné de nombreux défis. “L’intégration des femmes albanaises dans la société suisse a été un processus long et loin d’être facile. Au début des années 1980, de nombreuses femmes sont arrivées par le regroupement familial ou pour des raisons économiques, souvent isolées et avec des connaissances linguistiques limitées. Aujourd’hui, après des décennies d’efforts et de sacrifices, les femmes albanaises sont intégrées et réussissent dans de nombreux domaines de la vie”, a-t-elle souligné.
Les participants ont également été salués par la cheffe de la Consulat général de la République du Kosovo à Genève, Floreta Kabashi Ademaj, qui a mis en valeur la contribution des femmes albanaises à la vie publique et professionnelle de la diaspora. “Aujourd’hui, le mot intégration est souvent entendu dans les débats publics, mais derrière ce concept se cachent des histoires de sacrifice, des décisions difficiles et des efforts constants pour construire une nouvelle vie”, a-t-elle déclaré.
Selon elle, la femme albanaise est aujourd’hui une actrice importante dans la vie sociale et professionnelle. “Les jeunes filles et les femmes albanaises sont présentes dans de nombreux domaines de la vie publique: comme médecins, juristes, enseignantes, ingénieures, entrepreneures, artistes et professionnelles accomplies”, a souligné Kabashi Ademaj.
L’un des moments centraux de la soirée a été le panel de discussion, où quatre femmes albanaises issues de différentes générations et de divers domaines professionnels ont partagé leurs expériences sur l’intégration et leur parcours personnel dans la société suisse.
Le panel a réuni Luljete Hoxha Sylejmani, assistante sociale; Rrezarta Sejdiu Shatri, animatrice socio éducative et coordinatrice de l’association Rinia Contact; Fortesa Mehmeti, cheffe clinique et responsable de l’Unité de soins intensifs pédiatriques aux Hôpitaux universitaires de Genève; ainsi que Elda Gashi, étudiante en sciences de l’éducation et présidente de l’Association des étudiants albanais à Genève.
La discussion s’est concentrée sur plusieurs dimensions importantes de l’intégration: le parcours personnel dans une nouvelle société, les efforts pour construire une carrière professionnelle, la préservation de la langue albanaise et de l’identité culturelle, ainsi que l’équilibre entre la vie familiale et l’engagement professionnel.
Les intervenantes ont partagé des expériences concrètes concernant les premières années d’intégration en Suisse, en soulignant l’importance de l’éducation, de l’inclusion sociale et du soutien de la communauté. Une attention particulière a également été accordée au rôle de la famille et de la communauté dans la transmission de la langue et de la culture albanaises aux jeunes générations qui grandissent dans la diaspora.
À la fin de la discussion, le message des participantes du panel adressé aux jeunes était clair: croire en leur potentiel, investir dans l’éducation et affronter les défis avec détermination, tout en préservant le lien avec leur identité et leurs racines culturelles. Le débat s’est également enrichi des interventions des participants présents dans la salle, qui ont partagé leurs expériences personnelles concernant l’intégration et la participation des femmes albanaises dans la société suisse.
Le programme a aussi été enrichi par une partie artistique et culturelle. La violoncelliste Laura Goga a interprété les œuvres “Për ty atdhe”, une pièce de Astor Piazzolla ainsi que “Après un rêve”. Ensuite, Fatime Kallimashi a récité le poème “Ti, grua”” À la fin du programme, le public a également eu l’occasion d’écouter l’interprétation de la flûtiste Vesa Ilazi, qui a présenté les pièces “Baresha” et Clair de lune. La soirée s’est clôturée par un apéritif et un moment d’échange libre entre les participants.
Cette table ronde a mis en évidence que le parcours de la femme albanaise dans la diaspora n’est pas seulement une histoire d’efforts personnels, mais aussi une expérience collective façonnée par le soutien, la coopération et la contribution des femmes albanaises qui vivent et sont actives dans la société suisse.
Photo: TvAlbSwiss
Arbër Bullakaj, dès le 27 avril, député au Parlement fédéral de la Suisse
Arbër Bullakaj, l’un des politiciens d’origine albanaise les plus présents et les plus réussis sur la scène politique suisse, deviendra député au Parlement fédéral de la Suisse à partir du 27 avril. Il ne s’agit pas d’un événement inattendu, mais de l’aboutissement d’un engagement de longue durée et constant dans son contenu, écrit albinfo.ch. Bullakaj est actif dans la politique suisse, d’abord au niveau local, dans la ville de Wil dans le canton de Saint-Gall depuis au moins 15 ans.
Avec cette réussite, il devient le deuxième Albanais, après Islam Alijaj, à obtenir un siège dans l’organe législatif suprême de la Suisse. Tous deux proviennent du Parti socialiste suisse.
Mais revenons d’abord à sa plus récente réussite, son élection au Conseil national de la Suisse.
Lors des dernières élections parlementaires de 2023, Bullakaj s’était classé premier sur la liste d’attente, ce qui lui permettait d’être élu en cas de retrait d’un député déjà élu. Il avait obtenu la même position également lors des élections de 2019, deux succès importants pour un politicien ayant un “parcours migratoire”.
La plateforme médiatique albinfo.ch suit depuis des années le parcours de réussite d’Arbër Bullakaj, voyant en lui un politicien bien profilé et capable de faire partie des institutions de niveau national en Suisse.
Désormais, la députée fédérale du Parti socialiste suisse, Claudia Friedli, se retire du parlement après 33 ans d’engagement en politique. Sa place sera prise par Arbër Bullakaj, qui figurait en tête de la liste d’attente. Il deviendra membre du Conseil national suisse le 27 avril 2026.
Ci-dessous, un extrait du message publié par Arbër Bullakaj, dans lequel il annonce qu’il prendra place au parlement.
“33 ans dans la politique parlementaire, au conseil communal, au parlement cantonal et depuis 2013 au Conseil national. Une vie remplie de réalisations politiques que je respecte profondément. Merci Claudia. Je prendrai sa place le 27 avril.
Je dois m’arrêter un instant.
Année 2015. Je me présentais pour la première fois au Conseil national. Numéro 9 sur une liste de 12 candidats. Presque inconnu. Sans grand budget. Sans nom de famille ayant une tradition politique en Suisse. Et puis quelque chose d’inattendu se produit.
Des centaines de personnes, beaucoup sans aucune expérience politique auparavant, accrochent volontairement des affiches sur les murs de leurs maisons. Elles s’organisent elles-mêmes. Elles convainquent leurs voisins. Non pas parce qu’un parti les envoie, mais parce qu’elles ne se voient pas représentées au Conseil national. Et parce qu’elles veulent changer cela.
Ce n’est pas une campagne. C’est un mouvement. Ce qui suit devient un parcours porté par l’énergie qui naît lorsque de nombreuses personnes s’unissent pour atteindre quelque chose de plus grand que ce qui semblait possible à ce moment-là.”
Trois campagnes électorales. En 2015, un résultat exceptionnel malgré le fait que j’étais neuvième sur la liste. En 2019, meilleur nouveau candidat et premier suppléant. La même chose également en 2023, rapporte albinfo.ch.
Ces onze années m’ont appris que la politique n’est pas un sprint, mais un décathlon. La persévérance seule ne suffit pas. Il faut penser de manière stratégique, faire preuve de détermination, être capable de résister à la pression et savoir se relever encore et encore.
L’association “Aktion Vierviertel” est née de cette énergie. Et l’initiative pour la démocratie est née de ce travail, avec la conviction profonde que les quatre quarts composent la Suisse et non seulement trois, lorsque un quart de la population est exclu de la participation.
Sur ce chemin, je n’ai jamais été seul. Ensuite, Bullakaj remercie tous ceux qui l’ont soutenu dans la réalisation de sa plus grande réussite politique.
Dans la suite de son message, il affirme qu’au Conseil national suisse il défendra des droits de citoyenneté équitables, sans arbitraire, pour tous ceux qui considèrent ce pays comme leur maison. Pour une Suisse qui façonne ses relations avec l’Europe et le monde de manière crédible et avec conviction. Pour une société qui vit contre la discrimination non pas comme un slogan, mais comme un principe fondamental.
Pour une Suisse où il n’a pas d’importance d’où l’on vient, en quoi l’on croit ou qui l’on aime.
Riola Xhemaili mène Suisse vers la victoire au début des qualifications pour la Coupe du monde de football
L’équipe nationale de Suisse a commencé avec une victoire sa campagne de qualification pour la Coupe du monde de football, en battant la Équipe féminine d’Irlande du Nord sur le score de 2 à 0.
La grande protagoniste de cette rencontre a été la footballeuse d’origine albanaise Riola Xhemaili, qui a inscrit le but de l’ouverture du score et a ouvert la voie au succès de l’équipe helvétique, rapporte albinfo.ch.
Après deux défaites lors des matchs amicaux contre Équipe nationale de Belgique féminine et Équipe nationale du pays de Galles féminine en décembre, cette victoire marque également le premier succès de l’entraîneur Rafael Navarro à la tête de la sélection suisse. La Suisse a dominé la rencontre dès la première minute, contrôlant le jeu et ne laissant presque aucune opportunité à l’adversaire.
Après environ 20 minutes de jeu, Xhemaili a profité de la première occasion sérieuse et, grâce à une frappe précise, a donné l’avantage à la Suisse. Son but a apporté plus de sérénité à l’équipe, qui a ensuite géré son avance, même avec moins d’intensité offensive. Le deuxième but est venu en fin de match grâce à la joueuse entrée en cours de jeu, Svenja Fölmli.
L’Irlande du Nord a montré une prestation assez faible et a rarement réussi à menacer le but suisse, la défense neutralisant presque toutes les tentatives. Même s’il y a eu un moment de confusion à la fin lorsque l’arbitre a sifflé la fin du match environ une minute et demie plus tôt, cela n’a pas influencé le résultat final.
Avec cette victoire convaincante, la Suisse entame avec assurance son parcours vers la Coupe du monde, tandis que Riola Xhemaili confirme une nouvelle fois son rôle important au sein de la sélection helvétique./Albinfo.ch
IVe Sommet de la Diaspora albanaise: “Through Roots We Rise”, un nouveau chapitre dans la relation avec la diaspora
Le IVe Sommet de la Diaspora albanaise se tient cette année sous le message central “Through Roots We Rise”, reflétant la nouvelle approche du Gouvernement de l’Albanie visant à renouer, renforcer et revitaliser la relation stratégique avec la diaspora albanaise, l’un des atouts les plus précieux du pays pour son image, sa réputation et son développement à long terme.
Le Sommet n’est pas conçu comme une simple rencontre symbolique, mais comme une nouvelle étape politique et institutionnelle pour repenser la manière dont l’État albanais soutient sa diaspora, écoute ses besoins et valorise les réussites des individus, professionnels, entrepreneurs et communautés albanaises à travers le monde.
Le modèle H.E.A.R.T – cinq racines stratégiques
L’architecture thématique du Sommet repose sur le modèle H.E.A.R.T, qui représente cinq piliers stratégiques principaux:
TWINNING – La dimension pratique de la coopération, visant le jumelage de projets, l’échange d’expertise et la mise en relation d’institutions, de villes et de professionnels. L’objectif est de transformer la relation avec la diaspora en un processus continu et mesurable.
REPUTATION – Ce pilier concerne le renforcement de l’image de l’Albanie sur la scène internationale. À travers la numérisation des services, la promotion des histoires de réussite et l’amélioration de la transparence institutionnelle, il s’agit de construire une narration positive pour l’Albanie et les Albanais dans le monde.
ALLIANCES – Axé sur le renforcement de la diplomatie et la construction de partenariats stratégiques. La diaspora est considérée comme un acteur actif des relations internationales, de la diplomatie publique et de la création d’alliances durables.
ECONOMY – Cette dimension reflète l’approche consistant à considérer la diaspora comme partenaire de développement, à travers les investissements, les transferts financiers, l’éducation financière et l’intégration dans l’économie nationale. L’objectif est de bâtir des ponts concrets entre le succès économique de la diaspora et le potentiel de développement du pays.
HERITAGE – Met l’accent sur la préservation et la promotion du patrimoine culturel, linguistique et spirituel albanais, comme fondement de l’identité au-delà des frontières. Le patrimoine est envisagé comme un capital identitaire et diplomatique actif.
Vers l’Albanie 2030
Selon les organisateurs, ces cinq racines constituent le cœur stratégique du IVe Sommet de la Diaspora albanaise, reflétant une vision d’une diaspora non seulement liée émotionnellement à son histoire, mais activement engagée dans la construction d’un avenir commun.
Le Sommet marque ainsi un nouveau moment d’unité et de réorganisation, un espace de dialogue visant à faire entendre les voix de la diaspora et à élaborer des politiques plus efficaces au service de l’objectif à long terme: Albanie 2030.
La Commission européenne demande l’introduction du roaming gratuit également pour les pays des Balkans occidentaux
La Commission européenne a annoncé mercredi qu’elle demandera au Conseil européen l’autorisation d’ouvrir des négociations avec six pays des Balkans occidentaux, dont le Kosovo, afin de les intégrer à la zone de roaming de l’Union européenne.
En pratique, cela permettra aux voyageurs d’utiliser internet, de passer des appels et d’envoyer des messages sans frais supplémentaires.
La zone de roaming de l’Union européenne permet aux citoyens d’utiliser les services de téléphonie mobile dans les autres pays de l’UE sans coûts additionnels. Le 1er janvier, l’Ukraine et la Moldavie ont également rejoint ce système, écrit telegrafi.com.
Si un accord est conclu, ” les personnes voyageant entre l’UE et les Balkans occidentaux pourront passer des appels, envoyer des messages ou utiliser internet sans frais de roaming “, précise le communiqué de la Commission.
Toutefois, le processus prendra du temps, car les pays des Balkans occidentaux devront adapter leurs règles de roaming aux standards de l’UE et signer des accords bilatéraux avec chaque État membre.
Certains opérateurs mobiles dans l’UE et dans les Balkans occidentaux ont déjà réduit les tarifs de roaming, mais ces mesures restent volontaires et non obligatoires.
Désormais, le Conseil européen doit approuver le mandat de la Commission avant le début des négociations bilatérales.
Les pays susceptibles de bénéficier de l’élargissement de la zone de roaming sont le Kosovo, l’Albanie, la Macédoine du Nord, le Monténégro, la Bosnie-Herzégovine et la Serbie.
Le réalisateur albanais Renis Hyka triomphe à la Berlinale avec le projet lauréat “The Dream Makers”
Le cinéma albanais a enregistré une nouvelle réussite importante lors de la 76e édition du Berlin International Film Festival. Le réalisateur albanais Renis Hyka a été désigné lauréat du programme “The Dream Makers”, partageant le prix avec le réalisateur britannique Alfie Baker, rapporte albinfo.ch.
Le projet de Hyka sera produit par Studio Babelsberg, l’une des maisons de production cinématographique les plus réputées en Europe. Cette collaboration garantit des standards élevés de réalisation ainsi qu’une forte présence sur le marché international du film.
Ce succès est considéré comme une preuve de la montée en puissance du cinéma albanais dans l’industrie mondiale du film, ouvrant la voie à de nouveaux projets à dimension internationale et renforçant davantage la présence albanaise sur la scène mondiale de l’art cinématographique.
Une réussite qui honore non seulement l’auteur, mais consolide également la position de l’Albanie sur la scène internationale du cinéma./Albinfo.ch
Goldify organise un séminaire sur les réseaux sociaux en Suisse, de la présence en ligne à la croissance de l’entreprise
Dans un marché de plus en plus digitalisé, la présence sur les réseaux sociaux n’est plus une option, mais une nécessité. De nombreuses entreprises sont actives en ligne, mais peu exploitent ce potentiel de manière stratégique et structurée. C’est précisément pour répondre à ce besoin concret que Goldify organise un séminaire sur les réseaux sociaux, une excellente opportunité pour les entreprises.
Ce séminaire est conçu comme une formation intensive et pratique, qui aide les entrepreneurs et les professionnels à comprendre clairement le fonctionnement des réseaux sociaux et à construire une présence générant des résultats réels.
Un séminaire bilingue animé par des intervenants expérimentés
Le séminaire est proposé en deux langues:
En allemand, l’intervenant est Xhelal Deari, expert en management, stratégie et développement d’entreprise.
En albanais, l’intervenante est la journaliste reconnue Naile Dema, spécialement invitée du Kosovo, avec une solide expérience en communication et médias sociaux.
Le format bilingue rend le séminaire accessible à un public plus large et offre de réelles possibilités de réseautage professionnel.
Contenu du séminaire
Au cours de la formation seront abordés :
Le fonctionnement réel de plateformes comme Instagram et Facebook
La construction d’une stratégie de contenu claire
L’augmentation de la visibilité organique
Le positionnement professionnel d’une marque
La définition d’objectifs mesurables et atteignables
L’accent est mis sur une approche pratique, concrète et immédiatement applicable dans votre entreprise.
Goldify, une expérience réelle en marketing digital
Goldify est une entreprise spécialisée en marketing digital et design graphique, qui a accompagné de nombreuses sociétés vers le succès en ligne. Grâce à la collaboration directe avec différentes entreprises, le besoin d’une formation plus structurée dans le domaine des médias sociaux s’est imposé.
La CEO de Goldify est Lume Deari, qui, par sa vision et son engagement, a construit une marque reconnue pour son professionnalisme, son esthétique et ses résultats concrets.
Détails du séminaire
Date: 28 mars 2026
Durée: 4 heures
Lieu: Wiesendangen, Suisse
Langue: Allemand et albanais
Prix: 280 CHF
Inscrivez vous maintenant
Les personnes intéressées peuvent s’inscrire directement via le lien officiel suivant :
https://www.goldify.ch/socialmediaseminar
Les places sont limitées. L’inscription se fait en ligne et est confirmée après validation.
Entela Zhuta, une ingénieure leader dans l’énergie et les technologies de l’information
Cette fois-ci, le magazine Albinfo.ch vous présente une nouvelle histoire de réussite, celle d’une Albanaise au parcours académique solide et à l’éthique professionnelle exemplaire.
Il s’agit d’Entela Zhuta, un exemple remarquable d’une Albanaise qui a grandi et étudié en Albanie et qui est aujourd’hui un nom reconnu au sein de l’une des entreprises les plus puissantes de Suisse, Schneider Electric AG, dans les domaines de l’énergie et des technologies de l’information.
Les débuts en Albanie et l’évolution professionnelle
Entela Zhuta a étudié le génie électrique à l’Université polytechnique de Tirana. Dès le départ, sa passion pour la technologie et les solutions innovantes l’a distinguée. Après ses études universitaires, elle a relevé des défis professionnels en Albanie et au Kosovo, posant les bases de sa carrière.
Après plusieurs années en tant qu’ingénieure dans l’industrie du ciment, Entela s’est distinguée par ses compétences en gestion et en collaboration internationale.
Elle a ensuite occupé le poste de Sales Manager et consultante en projets pour des entreprises allemandes et autrichiennes, combinant expertise technique et compétences commerciales.
Un MBA à l’Université méditerranéenne de Tirana lui a permis d’acquérir les outils nécessaires pour gérer des projets complexes et des équipes transfrontalières, ouvrant la voie à un succès international.
La Suisse, point de départ d’un nouveau parcours entre intégration et défis
En 2020, Entela s’est installée en Suisse, où elle a commencé à travailler comme Sales Technical Manager dans une entreprise internationale.
S’intégrer dans un marché nouveau et multilingue représentait un défi, mais grâce à la maîtrise de quatre langues étrangères, dont trois langues officielles suisses, et à sa capacité d’apprentissage rapide, elle a gagné le respect et la confiance de ses collègues et clients.
Aujourd’hui, Entela est Account Manager Datacenter Ecosystems chez Schneider Electric AG, où elle coordonne et soutient les ingénieurs électriciens dans toute la Suisse. Elle propose des solutions innovantes pour les centres de données et les infrastructures IT, en réunissant compétences techniques, managériales et communicationnelles dans un rôle clé.
Au-delà de sa carrière, Entela est active au sein de l’AES, l’Association des ingénieurs albanais en Suisse, où elle met son expérience et son énergie au service de la communauté.
Dans sa vie personnelle, elle est passionnée de sport, notamment de tennis et de natation, preuve que son énergie et son engagement ne connaissent pas de limites.
Entela Zhuta est plus qu’une professionnelle accomplie. Elle est une figure inspirante du réseautage féminin dans la diaspora, une preuve que la passion, le travail acharné et la coopération internationale peuvent générer un véritable impact. Son parcours montre que le talent albanais peut briller partout dans le monde.
Compétences techniques, managériales et communicationnelles réunies en une seule personne
Aujourd’hui, Entela est Account Manager Datacenter Ecosystems chez Schneider Electric AG, où elle coordonne et soutient les ingénieurs électriciens à travers toute la Suisse. Elle propose des solutions innovantes pour les centres de données et l’infrastructure IT, combinant compétences techniques, managériales et communicationnelles dans un rôle stratégique.
Përparim Avdili: Les autres défendent le statu quo, moi je représente le changement
Përparim Avdili est un nom largement cité ces dernières années dans la politique zurichoise et au delà. Expert en finances, il est depuis trois ans président du FDP pour la ville de Zurich et siège depuis plusieurs années à l’assemblée communale, le parlement de la ville. Voilà une partie du “portfolio” officiel de cet homme politique de 38 ans, d’origine albanaise de Macédoine.
Mais plus encore que par ce parcours, sa présence médiatique actuelle et son rôle central dans les débats politiques à Zurich s’expliquent par sa candidature à la mairie de la plus grande ville de Suisse. Un pas audacieux pour un jeune politicien issu de l’immigration, certes, mais nullement surprenant au regard de son profil de combattant qui défie l’immobilisme et vise le changement. Une forme d’identification à son propre prénom: progrès.
Nous avons discuté avec Përparim Avdili de sa candidature à la mairie de Zurich, des stéréotypes auxquels il est souvent confronté en tant que politicien non conventionnel d’origine albanaise, ainsi que de l’offre politique avec laquelle il défie la classe politique établie de la ville et des “malentendus” qui l’accompagnent quant à sa manière de faire campagne.
Albinfo.ch: Commençons par la manière dont les médias suisses vous décrivent comme un politicien de droite, libéral du FDP, qui “reprend les thèmes” de la gauche. On évoque notamment votre origine étrangère, vos parents issus de la classe ouvrière et le fait que vous êtes vous même locataire, ce qui ne correspond pas à l’image typique d’un libéral classique, encore moins d’un représentant du “Züriberg”. Comment répondez vous à ces qualificatifs stéréotypés?
Përparim Avdili: Concernant les stéréotypes des médias suisses: je suis libéral parce que je crois en la liberté individuelle, en l’égalité des chances et en l’économie de marché, et non parce que je correspondrais à une image classique du “Züriberg”. Mon parcours d’enfant de parents travailleurs venus des Balkans, mon enfance à Altstetten en tant que locataire, m’ont précisément appris les valeurs libérales: travail acharné, responsabilité personnelle et intervention limitée de l’État. Je ne suis pas “de gauche par apparence” mais libéral avec des racines réelles, non élitistes. C’est ma force, pas ma faiblesse.
Albinfo.ch: Dans la même logique, il y a aussi votre engagement en faveur de logements abordables et contre la concentration des privilèges liée à 35 ans de pouvoir de la gauche. Concrètement, qu’a fait la gauche sur la question du logement pour qu’un politicien de droite comme vous l’attaque, et avec quels arguments vous y opposez vous?
Përparim Avdili: La gauche, en particulier le Parti social démocrate et les Verts, a bloqué pendant des années des terrains constructibles, compliqué les procédures et découragé les investisseurs par des taxes et des réglementations excessives. Résultat : pénurie de logements, loyers élevés, familles qui quittent la ville. Je dis: plus de construction, moins de bureaucratie, des incitations pour les propriétaires et les promoteurs afin que les prix baissent. Les attaques contre moi viennent du fait qu’ils veulent conserver le monopole des “solutions sociales”, alors que la réalité montre que leur politique a échoué.
Albinfo.ch: Vous vous êtes fait remarquer par une campagne très dynamique, peu caractéristique du FDP, en défiant l’establishment qui détient le pouvoir à Zurich. Est ce votre style habituel dans vos confrontations politiques ou avez vous cette fois “mis davantage d’accélérateur” pour mobiliser aussi un électorat endormi dont vous avez grand besoin, sachant que l’adversaire est particulièrement fort?
Përparim Avdili: Oui, je suis plus actif et plus direct que la moyenne du FDP, parce que je veux réveiller les gens. La Suisse, et Zurich en particulier, mérite davantage de dynamisme et moins de “Weiter so”, continuer ainsi. Provoquer l’establishment n’est pas un objectif en soi, mais un moyen de mettre en lumière les vrais problèmes : logement, économie, sécurité. L’électorat endormi doit être mobilisé et je le fais avec énergie et clarté.
Albinfo.ch: Sur les affiches électorales placées dans les points les plus fréquentés de Zurich, d’où votre portrait nous sourit, on remarque, en plus du style défiant, la répétition fréquente de la lettre “ë”. Y a t il une explication précise et est ce lié à la lettre “ë” de l’alphabet albanais?
Përparim Avdili: Oui, c’est intentionnel et cela est lié à l’alphabet albanais. C’est un petit signe, mais porteur de sens : je suis fier de mes racines albanaises et je souhaite que mes lecteurs le ressentent aussi. C’est un salut adressé à la communauté, sans pour autant faire une campagne uniquement pour elle. Cela ressemble davantage à une promesse qu’avec Përparim comme maire, le changement viendra.
Albinfo.ch: Au delà de la base traditionnelle du FDP, vous comptez certainement aussi sur la communauté albanaise de Zurich. Selon vous, peut elle faire la différence? Est elle suffisamment nombreuse et intégrée? Comment comptez vous la mobiliser en faveur de votre candidature à la mairie de Zurich ? Avez vous organisé ou prévoyez vous d’organiser des rencontres publiques avec les Albanais ayant le droit de vote en Suisse?
Përparim Avdili: Elle est importante, environ 10 000 personnes ayant le droit de vote dans la ville de Zurich, et de plus en plus intégrée, avec beaucoup de jeunes nés ici, bien formés et bien insérés professionnellement. Elle peut faire la différence si elle participe massivement. Je mobilise la communauté par des rencontres ouvertes, certaines ont déjà eu lieu, d’autres sont prévues, à travers des médias comme Albinfo.ch, des spots émotionnels et des messages clairs : je suis l’un des vôtres, avec une vision libérale pour toute la ville.
Albinfo.ch: En parlant de la communauté albanaise, vous avez déjà donné plusieurs preuves de votre engagement en sa faveur et en faveur des étrangers en général, au sein du parlement de la ville de Zurich ainsi qu’en tant que vice président de Secondos. Pourtant, pensez vous que l’électorat d’origine albanaise, traditionnellement identifié à la gauche suisse, vous soutiendra cette fois ci en tant que libéral?
Përparim Avdili: Traditionnellement, notre communauté a soutenu la gauche en raison des thèmes sociaux et migratoires. Mais beaucoup comprennent aujourd’hui qu’une intégration réussie exige aussi une économie forte, des emplois et une bonne formation, pas seulement des aides. J’offre une alternative: libéral, mais attentif aux besoins des étrangers et des secondos. Je suis convaincu que la grande majorité des Albanais apprécient mon engagement en faveur de la communauté.
Albinfo.ch: Votre parcours, d’un enfant grandi dans des conditions modestes à Altstetten jusqu’à un politicien qui vise la mairie de la plus grande métropole suisse, est souvent perçu comme la preuve que la Suisse est un pays d’opportunités. Attribuez vous vous aussi cette réussite au fait d’avoir vécu et de vivre à Zurich, donc en Suisse?
Përparim Avdili: Oui, à 100 %. Mon évolution d’un enfant d’Altstetten à président du FDP de la ville et candidat à la mairie montre que le système fonctionne ici si l’on travaille dur et que l’on ne renonce pas. C’est le mérite de la Suisse, de ses règles claires, de la méritocratie et des opportunités offertes à tous. Cela n’empêche pas de reconnaître les problèmes de discrimination que certaines personnes rencontrent encore au quotidien.
Albinfo.ch: En plus de la gauche, pour vous en tant que libéral avec un parcours migratoire, la droite plus à droite que le FDP, notamment l’UDC, représente aussi un défi. Le FDP a souvent coopéré avec l’UDC sur certaines questions. Mais pour vous personnellement, en tant que politicien suisse d’origine albanaise, les campagnes menées par l’UDC contre les Albanais constituent elles un tabou en matière de coopération?
Përparim Avdili: En tant que parti, le FDP a coopéré avec l’UDC sur certains dossiers, comme l’économie ou la fiscalité, tout comme avec d’autres partis au Parlement. Personnellement, en tant qu’homme aux racines albanaises, je m’oppose aux campagnes qui ont diabolisé les Albanais, elles étaient erronées et nuisibles. Mais je ne considère pas la coopération comme un tabou lorsqu’il existe des intérêts communs, par exemple contre une bureaucratie excessive. La politique est pragmatique, mais mes valeurs restent fermes.
Albinfo.ch: En tant que politicien ambitieux issu de l’immigration, vous avez été la cible de provocations venant de milieux d’extrême droite. Un publiciste vous a suggéré de changer de nom pour réussir en politique, un autre vous a demandé de retourner d’où vous venez. Que leur répondez vous?
Përparim Avdili: Je rejette catégoriquement ces propos. Mon nom est Përparim Avdili, c’est mon identité et ma fierté. Ceux qui suggèrent de changer de nom ou de partir révèlent une vision étroite et raciste. Je suis ici parce que la Suisse est ma maison et je veux l’améliorer pour tous, y compris pour ceux qui provoquent.
Albinfo.ch: Vous vous êtes distingué par la campagne la plus proactive pour la mairie de Zurich. Des observateurs vous considèrent comme le principal challenger du candidat du parti au pouvoir, Raphael Golta du PS. Mais le fait qu’il fasse partie de l’exécutif et que votre autre rival, Glättli des Verts, ait été longtemps député fédéral montre que l’establishment ne peut être sous estimé. Où situez vous votre atout face à ces poids lourds de la politique zurichoise?
Përparim Avdili: J’apporte une énergie nouvelle, un regard extérieur à l’establishment et des idées concrètes pour le logement et l’économie. Golta et les autres représentent le statu quo, moi je représente le changement. Ma campagne est plus proactive, plus visible et les gens le remarquent. La victoire viendra de la mobilisation de ceux qui veulent quelque chose de nouveau.
Un message aux Albanais de Zurich ayant le droit de vote
La communauté albanaise est importante, environ 10 000 personnes ayant le droit de vote dans la ville de Zurich, et elle est de plus en plus intégrée, avec de nombreux jeunes nés ici, bien formés et bien insérés professionnellement. Elle peut faire la différence si elle participe massivement au vote.
Je mobilise la communauté à travers des rencontres ouvertes, certaines ont déjà eu lieu et d’autres sont prévues, par le biais de médias comme Albinfo.ch, de spots émotionnels et de messages clairs: je suis l’un des vôtres, mais avec une vision libérale pour toute la ville.
Elections du 8 mars à Lausanne: ” Plus de pragmatisme et moins d’idéologie “
Le 8 mars prochain, Lausanne vivra un moment politique clé avec les élections communales. Dans une ville historiquement ancrée à gauche, le Parti libéral-radical (PLR) affiche des ambitions claires: renforcer significativement sa présence à la Municipalité et au Conseil communal, avec l’objectif assumé de décrocher deux, voire trois sièges.
À l’approche de ce scrutin décisif, la plateforme Albinfo.ch a donné la parole à deux nouvelles candidates qui incarnent ce renouveau libéral-radical : Mathilde Maillard et Marlène Bérard. Engagées, déterminées et porteuses d’une vision dynamique pour la capitale vaudoise, elles défendent une politique axée sur la responsabilité financière, le soutien à l’économie locale, la sécurité et la qualité de vie.
Dans un contexte politique où chaque siège compte, le PLR entend capitaliser sur une volonté de changement perceptible auprès d’une partie de l’électorat lausannois. Le 8 mars pourrait ainsi marquer un tournant pour l’équilibre politique de la ville. Une élection à suivre de près – et des voix nouvelles à découvrir dans l’interview exclusive réalisée par albinfo.ch.
Parcours des candidates PLR à la Municipalité de Lausanne
Mathilde Maillard: Lausannoise de naissance, j’ai grandi dans un village à proximité de notre Ville. J’ai effectué ma scolarité et mes études à Lausanne et j’ai obtenu mon brevet d’avocate en juin 2022. En parallèle de mes études de droit, je me suis engagée en sein du PLR Lausanne, d’abord comme Secrétaire générale, puis comme Présidente depuis 2022. Elue au Conseil communal en 2021, j’ai eu à cœur de m’engager sur des sujets importants pour notre ville et ses habitants comme la sécurité et la propreté dans le centre, et notamment sur la place de la Riponne, l’accessibilité du Centre-ville où encore la politique du logement.
Marlène Bérard: Je suis née à Lausanne où j’ai grandi et effectué toute ma scolarité. Après avoir obtenu ma licence en droit et un postgrade en droit des affaires, j’ai travaillé une dizaine d’année dans différentes entreprises. En parallèle, j’ai beaucoup œuvré au sein du PLR où j’ai assumé la présidence du parti et celle de groupe. J’ai siégé entre 2006 et 2012 au Conseil communal de Lausanne. J’ai quitté le Conseil communal pour me consacrer à mes enfants qui ont aujourd’hui 15 et 13 ans. En 2018, j’ai obtenu mon brevet d’avocat et en 2021, je me suis relancée en politique avec la chance d’être élue au Conseil communal. Aujourd’hui, je suis candidate à la Municipalité.
albinfo.ch: Le PLR lance un ticket visant la reconquête avec un mélange d’expérience sortante et de renouveau féminin. Au-delà des slogans, quelle est l’alternative concrète que vous proposez face à la majorité rose-verte actuelle, notamment sur la question critique du logement et de la mobilité?
Mathilde Maillard: Lausanne est une ville d’opportunités, mais aujourd’hui elle devient une ville de contraintes. Trop peu de logements, trop de blocages administratifs, des loyers qui explosent, une mobilité qui décourage les familles et les entrepreneurs. Notre alternative est simple: remettre du pragmatisme là où il y a trop d’idéologie.
Sur le logement, nous voulons accélérer les projets en modernisant les plans d’aménagement et en introduisant des quotas raisonnables de logements d’utilité publique (15%), sans exclure la classe moyenne ni les indépendants. Lausanne doit permettre à ceux qui travaillent ici d’y vivre aussi. Sur la mobilité, nous voulons une ville qui assume son rôle de capitale économique: complémentarité des transports publics, maintien des places de parcs, réalisation du M3 dans les meilleurs délais.
Beaucoup de familles issues de la diaspora albanaise ont investi, travaillé dur, acheté ou développé une activité ici. Elles ont besoin d’une ville stable, accessible et prévisible. C’est exactement ce que nous proposons.
albinfo.ch: En tant qu’avocate et élue, vous êtes souvent au front sur les questions de sécurité et d’espace public. Lausanne fait face à des défis importants (deal de rue, sentiment d’insécurité). Quelle est votre stratégie pour concilier fermeté et prévention, afin de garantir une ville sereine pour tous?
Marlène Bérard : La sécurité est la condition de la liberté. Sans sécurité, il n’y a ni commerce, ni vie de quartier, ni avenir pour les familles. Sur le trafic de drogue, notre position est claire: tolérance zéro. Le deal n’a pas sa place dans l’espace public ni dans les transports. Il faut renforcer les effectifs de police et leur présence visible au centre-ville.
Mais la fermeté ne s’oppose pas à la prévention. Les personnes dépendantes doivent être accompagnées vers une sortie durable de la dépendance, avec un suivi clair et coordonné entre police, travailleurs sociaux et structures spécialisées. Ce que nous refusons, c’est l’abandon. L’abandon des quartiers, l’abandon des commerçants, l’abandon des familles. Beaucoup d’entrepreneurs issus de la diaspora investissent dans la restauration, le commerce, les services. Ils ont droit à un environnement sûr et respecté. C’est une question de justice.
Créer des ponts avec les entrepreneurs
albinfo.ch: Le Paradoxe Politique: En observant les listes électorales, on constate un fait marquant: les formations de gauche présentent de nombreux candidats issus de la diaspora albanaise, alors que le PLR n’en compte qu’un seul sur ses listes lausannoises. Ce constat n’est-il pas étonnant, voire contradictoire, sachant que la communauté albanaise est importante à Lausanne et dans le Canton et compte dans ses rangs énormément d’entrepreneurs et d’indépendants qui partagent a priori les valeurs libérales (travail, liberté d’entreprendre)?
Mathilde Maillard & Marlène Bérard: Nous respectons toutes les trajectoires politiques. Mais au PLR, nous ne recrutons pas selon l’origine, nous recrutons selon les valeurs. Durant cette législature, nous avons eu la chance de compter sur l’engagement de Klesta Krasniqi, restauratrice et conseillère communale très active. Cette année encore, nous avons la chance de compter sur Arsim Ferizi.
L’engagement politique de milice demande du temps et une grande disponibilité. Or, comme vous le relevez, beaucoup de membres de la communauté albanaise sont entrepreneurs, indépendants, chefs d’entreprise – et donc extrêmement sollicités. Nous voulons justement mieux créer les ponts entre ces entrepreneurs et la politique locale.
albinfo.ch: Comment expliquez-vous cette difficulté du PLR à attirer ou à visibiliser ces profils issus de la diaspora albanaise? Est-ce un manque d’ouverture du parti ou un malentendu sur les valeurs ?
Mathilde Maillard & Marlène Bérard: Le PLR est historiquement le parti de la liberté d’entreprendre, de la responsabilité individuelle et du mérite: des valeurs profondément partagées par de nombreuses familles issues de la diaspora albanaise. Peut-être avons-nous parfois insuffisamment expliqué nos positions, et nous vous remercions de nous donner l’opportunité de le faire aujourd’hui.
La devise: moins de bureaucratie et plus de soutien à l’économie
albinfo.ch: Lausanne est une ville de diversité. Au-delà de la politique, comment le PLR compte-t-il soutenir spécifiquement les commerçants et entrepreneurs issus de la migration, qui sont souvent des moteurs essentiels de l’économie de quartier?
Mathilde Maillard & Marlène Bérard: La communauté albanaise à Lausanne compte de nombreux restaurateurs, artisans, entrepreneurs, indépendants. Ils créent des emplois, paient leurs impôts, investissent dans les quartiers. Notre priorité est claire : moins de bureaucratie, plus de prévisibilité. Cela signifie notamment : simplifier les démarches administratives, soutenir financièrement les commerces impactés par des travaux et garantir une fiscalité stable.
La participation des immigrés: ” Au-delà de l’information, il faut donner envie “
albinfo.ch: C’est un fait, beaucoup de personnes issues de la migration qui possèdent le droit de vote ne l’exercent pas. Selon vous, pourquoi ne se sentent-elles pas concernées ? Est-ce un échec des partis politiques à s’adresser à elles? Comment comptez-vous, concrètement, leur redonner l’envie de participer aux décisions qui impactent leur quotidien?
Mathilde Maillard & Marlène Bérard: Beaucoup d’étrangers naturalisés ou établis ignorent qu’ils peuvent voter au niveau communal. C’est un problème d’information, pas d’indifférence. Nous avons participé à des ateliers avec le Bureau lausannois de l’intégration pour expliquer concrètement comment voter.
La manifestation “Couronne de la Liberté”, une mémoire qui unit les générations en Suisse
La manifestation commémorative avec programme artistique “Couronne de la Liberté”, qui se tiendra le 14 mars à Berne, représente un acte important d’hommage au sacrifice sublime de la famille Jashari et de tous ceux qui ont contribué au cheminement vers la liberté et la dignité du peuple albanais.
“Couronne de la Liberté” est un témoignage vivant que la mémoire historique n’est pas seulement un devoir moral, mais aussi une source inépuisable d’inspiration pour notre avenir commun, indique un communiqué de presse transmis par le Conseil d’organisation de cette manifestation.
Organisée dans un esprit de respect et de responsabilité historique, cette manifestation devient un espace de réflexion où la mémoire collective se renforce et où les valeurs qui nous unissent prennent une nouvelle dimension dans la conscience nationale.
En Suisse, où la diaspora albanaise demeure un pont vivant entre l’histoire et l’avenir, “Couronne de la Liberté” revêt une signification particulière en tant que symbole d’unité, de solidarité et d’engagement envers notre héritage national.
Le sacrifice de la famille Jashari reste une lumière guide, un rappel permanent que la liberté est une valeur qui exige un engagement constant et une responsabilité partagée.
Par la participation d’institutions, d’associations, d’artistes, de clubs et de représentants de notre nation, cette manifestation témoigne de la force de l’unité et de l’importance de préserver la mémoire historique dans une société démocratique et multiculturelle”, poursuit le communiqué.
Un puissant réseau de coopération représentant plus de 70 associations et organisations albanaises témoigne de l’unité et de l’engagement commun pour la préservation de la mémoire et des valeurs nationales.
Une contribution commune
Le Conseil d’organisation des associations culturelles albanaises “Couronne de la Liberté” exprime sa profonde reconnaissance à toutes celles et tous ceux qui, avec dévouement et engagement, contribuent à la réalisation de ce projet, partenaires institutionnels, associations, sponsors, artistes, sportifs et collaborateurs.
La manifestation sera également honorée par la participation de l’Ensemble national des chants et danses “Shota” de la République du Kosovo, ainsi que par la présence du sponsor médiatique Radio Télévision du Kosovo.
La force invisible de la diaspora
À tous les bénévoles qui, avec engagement, énergie et un profond sens des responsabilités, ont contribué à chaque aspect de l’organisation de ce projet, le Conseil d’organisation adresse sa plus haute gratitude et considération.
En préservant la mémoire et en renforçant les liens entre les générations, la diaspora albanaise en Suisse démontre que la liberté n’est pas seulement un droit acquis, mais un héritage qui nous unit et nous guide vers l’avenir avec dignité et responsabilité, conclut le communiqué du Conseil d’organisation de la manifestation “Couronne de la Liberté”.
Participants et soutiens
Organisateur
Conseil des associations culturelles albanaises en Suisse
Invité d’honneur
Ensemble national des chants et danses “Shota” de la République du Kosovo
Sponsors
A.Dibra, Autohandel
BB Gerüstbau
Dion Bau
Securion, Berne
Polissage marbre Genève
Rénovations salr Thaqi
Sponsors médiatiques
RTK, Radio Télévision du Kosovo
Albinfo.ch
Besainfo
Alb Radio
Partenaires institutionnels et réseaux
Dora d’Istria, association culturelle
Union des associations LUGINAS, plus de 30 associations
Ligue albanaise dans le monde
Club pour l’Unesco
Réseau intellectuel albanais
Association Bashkimi, Uster
Association GJERGJ KASTRIOTI, Suisse
Association Racaku, Nyon
Association RNH, Rinia nuk harron
Association Skënderbej
Association humanitaire Papuçarët
Association culturelle et artistique Dona
Club de motards SHQIPONJAT
Hora e Skënderbeut, Suisse
Art Plisi
Studio artistique Fenix
Studio Aktrimi
Association étudiante
Association “Studenti” Zürich
ANEA, Neuchâtel
Fédération des étudiants albanais en Suisse
Association des étudiants albanais, Université de Lausanne
Associations et ensembles avec programme artistique
Ensemble Arbëresha
Ensemble Trojet
Ensemble VATRA
Sh.K.A. Ilirët
Sh.K.A. Dardania
Sh.K.A. Teuta
SH. M. SH. Atdheu
Association Albakult
Association Bashkimi, Berne
Ensemble Shqiponja
Chœur Lulëkuqet
Chœur Lyra
Lahutari
Artband
La manifestation “Couronne de la Liberté” aura lieu à la Kursaal Arena à Berne.
Date: samedi 14 mars 2026
Heure: 15:00–18:30
Adresse: Kursaal Bern, Kornhausstrasse 3, 3013 Bern, Suisse
Entrée libre
Info: +41 79 607 46 74
Mail: [email protected]
Se confier dans la langue de l’âme, pourquoi la thérapie dans la langue maternelle guérit plus profondément
La migration est souvent conceptualisée comme un processus d’intégration économique et sociale. Pourtant, sur le plan psychologique, elle représente une expérience profondément complexe qui influence directement l’identité personnelle, le sentiment d’appartenance et le bien être mental.
Dans sa pratique clinique à Zurich, en Suisse, Dr Valbone Miftari constate que pour une part importante d’individus, la migration s’accompagne de traumatismes inexprimés. Ces expériences, non traitées sur le plan émotionnel, se manifestent fréquemment par des symptômes psychosomatiques, des troubles anxieux et des épisodes dépressifs, reflétant la charge psychique que comporte le processus de déplacement et d’adaptation à une nouvelle réalité.
“La migration ne se termine pas avec le changement de lieu de vie. Elle se transporte avec l’individu, dans la mémoire, dans le corps et dans la manière dont le quotidien est vécu”, souligne Dr Miftari.
L’un des phénomènes les plus fréquents dans la pratique clinique est la somatisation de la souffrance émotionnelle, c’est à dire la transformation des vécus psychiques en manifestations corporelles. Dans le contexte migratoire, les expériences de stress chronique, la perte du soutien social et la pression d’un fonctionnement constant ne parviennent pas à se structurer au niveau symbolique et apparaissent sous forme de douleurs physiques.
L’expression de la souffrance intérieure, à travers le corps
“Beaucoup de compatriotes n’expriment pas leur souffrance avec des mots, mais avec le corps. Les douleurs physiques sont souvent la manière dont la psyché cherche à être entendue”, explique t elle.
Le spectre clinique des plaintes comprend des troubles psychosomatiques, des douleurs corporelles sans base organique identifiable, une tension musculaire persistante, des troubles du sommeil et une fatigue chronique. À cela s’ajoutent des formes de dépression dissimulées derrière un fonctionnement apparemment normal et un fort engagement professionnel, ainsi que des troubles anxieux accompagnés d’un état permanent d’inquiétude intérieure. Dans la pratique clinique, on rencontre également des cas liés à la discrimination et au harcèlement sur le lieu de travail, à l’épuisement psychophysique appelé burnout, à des conflits intergénérationnels, à des situations d’abus émotionnel de longue durée, à des divorces, à des problèmes d’addiction ainsi qu’à des troubles psychiatriques plus sévères, y compris des troubles délirants et des psychoses. Tout cela fait du traumatisme de la migration une expérience multidimensionnelle.
La décision de recourir à une thérapie n’est pas nécessairement liée à une crise aiguë. Dans de nombreux cas, elle constitue une expression de conscience et de responsabilité envers la santé mentale. Toutefois, le processus thérapeutique exige une disposition à la réflexion et à la confrontation avec soi même, ce qui demeure encore un obstacle culturel pour une partie de la communauté.
La langue occupe une place particulière en psychothérapie
Dans le processus thérapeutique, la langue joue un rôle essentiel. Dr Miftari souligne que l’usage de la langue maternelle crée des conditions favorables à l’expression de l’expérience émotionnelle. “De nombreux patients parviennent à expliquer leurs symptômes dans une autre langue, mais c’est seulement dans la langue maternelle qu’ils touchent le cœur de la douleur. C’est là que surgissent des mots sans traduction, des émotions sans équivalent et des histoires qui ont besoin d’être racontées exactement comme elles ont été vécues”, poursuit elle. “Dans la langue maternelle, le patient parvient à structurer son expérience émotionnelle et à élaborer sa mémoire personnelle. Cela crée des bases plus solides pour le processus thérapeutique”, observe t elle.
Le traumatisme de la migration et les femmes
Un chapitre particulier du traumatisme de la migration concerne l’expérience des femmes albanaises en diaspora. Pour elles, la thérapie représente souvent le premier espace où elles peuvent articuler leurs vécus personnels et leur charge émotionnelle sans la pression des rôles traditionnels familiaux et sociaux. “Pour beaucoup de femmes, la thérapie est la première fois qu’elles parlent d’elles mêmes en dehors des rôles imposés. C’est un pas vers la construction d’une identité plus consciente et plus autonome”, souligne Dr Miftari.
Le processus thérapeutique aide à établir des limites psychologiques et à construire des relations plus équilibrées avec soi même et avec les autres. Ce développement a un impact direct sur la stabilité émotionnelle de la famille et sur un fonctionnement plus sain des relations sociales.
Une autre dimension importante du traumatisme de la migration apparaît chez les hommes albanais en diaspora. Les modèles traditionnels de masculinité, fondés sur la retenue émotionnelle et la responsabilité envers la famille, créent des obstacles à la recherche d’une aide professionnelle.
L’exil et la crise de l’identité
“Chez les hommes, la dépression se manifeste souvent par de l’irritabilité et de l’isolement. La demande d’aide survient généralement lorsque les symptômes sont devenus impossibles à ignorer”, explique t elle.
La migration s’accompagne d’une perte de statut social et d’une baisse de l’estime de soi. De figure d’autorité dans le contexte d’origine, l’individu devient un travailleur anonyme dans la société d’accueil. Cette crise identitaire s’exprime rarement par des mots.
L’un des thèmes centraux de l’expérience migratoire est la vie entre deux réalités. Les individus vivent physiquement dans la société d’accueil, mais restent émotionnellement liés à leur pays d’origine. Cette situation engendre un sentiment de non appartenance et une tension psychologique constante.
“Vivre entre deux réalités signifie ne se sentir pleinement appartenir à aucune. Cela crée une fatigue identitaire qui accompagne l’individu pendant des années”, souligne Dr Miftari.
Dans le discours public, la migration est souvent présentée comme une histoire de réussite et de stabilité économique. Mais derrière cette image ordonnée se cache un long parcours de sacrifices et d’expériences traumatiques qui prennent progressivement la forme d’insomnie, d’anxiété et de dépression. “Le traumatisme ne s’arrête pas au franchissement des frontières. Il continue de vivre à travers le sentiment de non appartenance et d’exclusion sociale, touchant non seulement la première génération, mais aussi celles qui suivent”, souligne Dr Miftari.
Prendre soin de soi aujourd’hui est un cadeau pour les générations de demain
Elle explique que le traumatisme transgénérationnel est une réalité scientifiquement documentée et qu’il se transmet à travers la relation parent enfant, les modèles émotionnels et les mécanismes biologiques du stress, y compris les modifications neuroendocriniennes et épigénétiques qui augmentent la vulnérabilité à l’anxiété et à la dépression. Ainsi, de nombreux jeunes portent une douleur sans nom, héritage d’histoires familiales non élaborées. La thérapie aide à identifier les mécanismes de transmission intergénérationnelle du traumatisme et à interrompre ce cycle, ayant ainsi une valeur préventive pour la stabilité émotionnelle de la famille.
Selon Dr Miftari, le conflit entre les générations naît du choc entre la culture du sacrifice des parents et le besoin d’autonomie personnelle des enfants. “Les parents agissent souvent à partir d’un système de survie façonné par le traumatisme, la peur et le contrôle, tandis que les enfants cherchent identité et autodétermination dans une autre réalité sociale. Entre ‘n’oublie pas d’où tu viens’ et ‘je veux être moi même’ se crée une tension intérieure qui se manifeste par de l’anxiété, une crise d’identité ou une distance émotionnelle, alors que la thérapie apprend aux parents que laisser leurs enfants suivre leur propre chemin ne signifie pas les perdre, mais leur faire confiance, et que l’amour ne se mesure pas par le contrôle, mais par le soutien.”
En conclusion, Dr Miftari rappelle que la santé mentale constitue le fondement du bien être humain et social et ne relève pas d’une question purement individuelle. “Lorsque l’individu guérit, la famille guérit et lorsque la famille se renforce, la communauté se renforce”, souligne t elle. Bien que notre nation possède une résilience exceptionnelle, la véritable résilience, selon elle, ne réside pas seulement dans l’endurance et la survie, mais dans le courage de demander une aide professionnelle. Prendre soin de soi aujourd’hui est un cadeau pour les générations de demain.
Profil de Dr Med Valbone Miftari
Dr Med Valbone Miftari est médecin spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie et exerce son activité professionnelle à Zurich, où elle dirige le cabinet VM Praxis | Psychiatrie und Psychotherapie. Elle possède une vaste expérience clinique dans le traitement d’un large éventail de troubles de la santé mentale, et son travail avec des patients issus de la diaspora albanaise associe une approche scientifique contemporaine à une sensibilité culturelle marquée. Parallèlement à sa pratique clinique, Dr Miftari est vice présidente de l’Association des médecins albanais en Suisse et contribue activement à la promotion de la santé mentale à travers des écrits et des traductions d’ouvrages, ainsi qu’au renforcement de la coopération professionnelle au sein de la communauté.
email: [email protected]
Web: www.vmpraxis-zürich.ch





























