Dans le nord du Kosovo, les tensions entre le Kosovo et la Serbie se sont accrues ces derniers jours. Des images montrant des convois de l’armée serbe attisent les craintes d’une nouvelle escalade de la violence. Sur mandat du Conseil de sécurité de l’ONU, la Kosovo Force (KFOR) est présente dans la région depuis 1999 pour garantir un environnement pacifique et sûr. Dans le cadre de la promotion militaire de la paix, la Suisse est également engagée dans la mission KFOR avec la SWISSCOY. De plus, la Suisse soutient les efforts pour la normalisation des relations entre la Serbie et le Kosovo par le biais d’autres instruments.
„Die #Schweiz ist besorgt über die zunehmenden Spannungen zwischen #Serbien und dem #Kosovo und die Errichtung von Barrikaden. Die Schweiz fordert beide Parteien auf, unverzüglich Massnahmen zu ergreifen, die zur Deeskalation der Situation führen können.“ https://t.co/BavcUbAMKV
L’engagement de la SWISSCOY est un exemple de la manière dont la Suisse s’engage pour la sécurité et la stabilité dans la région. La normalisation des relations entre la Serbie et le Kosovo est un élément-clé pour favoriser la stabilité et le développement des Balkans occidentaux. L’enjeu est également important pour les intérêts de la Suisse, qui compte sur son territoire près de 400’000 personnes originaires de cette région.
En ce qui concerne les efforts de normalisation, la Suisse a toujours précisé à la Serbie et au Kosovo, lors des contacts officiels, que la responsabilité principale de recherche et développement de solutions incombe en premier lieu à ces deux pays. Ils aspirent tous deux à une adhésion à l’UE. Depuis plus de dix ans, l’UE dirige les négociations entre la Serbie et le Kosovo. Des accords ont été conclus en 2013 et 2015. Depuis, les chefs de gouvernement et les équipes serbes et kosovares chargées des négociations techniques se sont rencontrés à diverses reprises dans le cadre de cycles de négociations, tant pour éviter une éventuelle escalade que pour concrétiser les accords et permettre enfin leur mise en application.
Engagement de la Suisse
Depuis 2015, le DFAE soutient ces efforts avec ses propres instruments de nature complémentaire. La division Paix et droits de l’homme a régulièrement organisé des réunions auxquelles ont participé des représentants des partis les plus influents des deux pays. Il était important que des représentants des deux pays puissent échanger régulièrement et en toute discrétion sur des questions politiques, afin de créer le socle nécessaire au développement de leurs relations et à l’instauration d’une confiance mutuelle. Ces rencontres ont permis de nouer des contacts directs à l’abri des regards, qui ont notamment contribué à éviter que la violence n’éclate ou encore à éprouver des idées avant de les intégrer dans les négociations officielles. Une rencontre de ce type a notamment eu lieu en Suisse une semaine après la décision prise par les Serbes de se retirer des institutions de l’État kosovar.
La Suisse continue d’accueillir des personnes en quête de protection venant d’Ukraine et reste confrontée à un nombre élevé de requérants d’asile. Pour lui permettre de rester maître de la situation, l’armée met à la disposition du Secrétariat d’État aux migrations des places d’hébergement supplémentaires, ainsi que du personnel militaire pour l’aménagement et l’exploitation des infrastructures. Le 16 décembre 2022, le Conseil fédéral a décidé d’un engagement subsidiaire de l’armée jusqu’à la fin du mois de mars 2023 au plus tard.
Le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) s’attend à ce que, d’ici à la fin de l’année, le nombre des personnes en quête de protection venant d’Ukraine passe à environ 75 000 et celui des demandes d’asile à quelque 24 000. Avec l’armée, le SEM a fait passer le nombre de places d’hébergement de 5000 à plus de 9000 lits depuis ce printemps et recruté du personnel supplémentaire pour l’encadrement et la sécurité. Des ressources supplémentaires sont néanmoins nécessaires pour pouvoir continuer d’assurer l’hébergement et l’encadrement des personnes en quête de protection et des requérants d’asile ces prochains mois.
Il est nécessaire d’agir en particulier dans le domaine de l’hébergement. À moyen terme, le SEM aura vraisemblablement besoin d’environ 3000 lits supplémentaires. L’armée fournit quelque 2100 places d’hébergement en déplaçant des écoles de recrues, des écoles de cadres et des cours de répétition. Cette capacité pourrait passer à environ 2700 places si des mesures appropriées de densification sont mises en place.
Logements et personnel
L’armée met ainsi à la disposition du SEM, dans un premier temps, des capacités d’accueil sur les places d’armes de Fribourg (prochainement), Bure (à partir de début 2023) et Dübendorf (à partir de début 2023), puis dans un deuxième temps, sur les places d’armes de Thoune et St. Luzisteig (à partir de février 2023 pour les deux). Les cours d’instruction militaire se poursuivront sans entraves.
Il faut davantage de personnel pour l’aménagement, la gestion et l’exploitation de ces logements, ainsi que pour les soins et l’encadrement médical des personnes en quête de protection et des requérants d’asile. En raison de la pénurie de main-d’œuvre qualifiée sur le marché du travail, le SEM ne parvient pas à recruter suffisamment de personnel. Jusqu’à 140 civilistes sont d’ores et déjà mobilisables pour aider à l’encadrement. En vertu de la décision du Conseil fédéral, le SEM peut à présent également compter, selon les besoins effectifs, sur l’appui de 500 militaires au plus, qui interviendront de manière échelonnée. Ils apporteront leur soutien au SEM pour l’aménagement et l’exploitation des infrastructures militaires supplémentaires mises à disposition et pour le transport des personnes en quête de protection et des requérants d’asile.
La secrétaire d’État aux migrations décide avec l’armée du nombre de militaires requis et de leur répartition. Les prestations demandées seront fournies par des militaires en service long ou des formations en service ordinaire. À noter que le personnel militaire n’effectuera pas de tâches ayant trait à la sécurité. Seuls les cantons peuvent faire appel à la protection civile.
Procédure d’acquisition simplifiée
Une acquisition directe de gré à gré des biens et services nécessaires est indispensable pour pouvoir garantir l’aménagement et la disponibilité opérationnelle des logements supplémentaires. Il s’agit, d’une part, de disposer du matériel nécessaire à l’aménagement des logements (lits, literie, armoires, installations de chauffage supplémentaires, conteneurs sanitaires, etc.) et, d’autre part, d’assurer que les personnes hébergées bénéficient des services de base dans les domaines de la restauration, de la santé, de l’hygiène, de l’habillement et de l’encadrement. En conséquence, le Conseil fédéral a autorisé le SEM à acquérir directement sur le marché, de gré à gré, les biens et services nécessaires.
La Confédération évalue régulièrement la situation et se concerte avec les cantons
Le SEM examine et évalue régulièrement la situation et informe les cantons et les autres partenaires de l’évolution de la situation par l’intermédiaire de l’État-major spécial Asile. Les infrastructures militaires seront restituées à l’armée à mesure qu’elles ne seront plus nécessaires.
La Suisse mise sur la prévention, la poursuite pénale, la protection des victimes et la collaboration pour lutter contre la traite des êtres humains. Lors de sa séance du 16 décembre 2022, le Conseil fédéral a adopté le troisième plan d’action national contre la traite des êtres humains pour les années 2023 à 2027. Ce plan comprend 44 actions correspondant à sept buts stratégiques. Désormais, 600 000 francs seront à disposition pour soutenir des organisations et des projets.
La traite des êtres humains se déroule typiquement à l’abri des regards, c’est pourquoi le nombre réel de victimes en Suisse n’est pas connu. Pour améliorer l’efficacité de la lutte contre ce crime, l’Office fédéral de la police (fedpol) a élaboré le plan d’action national contre la traite des êtres humains 2023-2027, en collaboration avec le Réseau national de sécurité (RNS).
Ce plan d’action en est déjà à sa troisième édition. Se fondant sur les conclusions de l’évaluation du deuxième plan d’action (2017-2020), il met l’accent sur la prévention de l’exploitation de la force de travail, le renforcement de la poursuite pénale, un meilleur soutien des victimes et de leurs droits ainsi que la formation et la formation continue des acteurs concernés. Pour couvrir ces champs d’action, sept buts stratégiques ont été définis, qui seront concrétisés à travers 44 actions.
Il est par exemple prévu d’élaborer un programme de formation à l’intention des groupes professionnels amenés à être en contact avec de possibles victimes de traite des êtres humains. Une autre mesure consiste à organiser des semaines d’action et des événements de sensibilisation afin d’informer le grand public des possibilités de signalement en cas de soupçon de traite des êtres humains.
En outre, au lieu des 400 000 francs actuels, fedpol aura désormais 600 000 francs par an à disposition pour soutenir des projets et des organisations engagées dans la lutte contre la traite des êtres humains.
Protection des mineurs contre la traite des êtres humains
Le plan d’action accorde une attention particulière à la prévention et à la lutte contre l’exploitation des mineurs. Les mineurs étant dépendants d’autrui, ils ont besoin d’être particulièrement protégés. C’est ce que confirme l’étude « Exploitation des mineurs dans le contexte de la traite des êtres humains en Suisse » du Centre suisse de compétence pour les droits humains (CSDH). Cette étude met notamment en évidence que des facteurs comme des conditions familiales précaires ou des rencontres virtuelles exposent les mineurs à un risque accru d’être victimes de traite des êtres humains. Les conclusions de l’étude ont été directement intégrées dans le plan d’action national contre la traite des êtres humains 2023-2027.
Large soutien politique et caractère plus contraignant
Le nouveau plan d’action a été élaboré avec la participation de spécialistes de la Confédération, des cantons et des villes, de la société civile, de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et des partenaires sociaux. Afin de conférer un plus grand ancrage politique à cette deuxième édition, le RNS a accompagné tout le processus de conception. Les mesures ont en outre été approuvées par la Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS), par la Conférence des directrices et directeurs des départements cantonaux de justice et police (CCDJP) et par le Conseil fédéral. Le plan d’action 2023-2027 bénéficie ainsi d’un soutien politique plus large et revêt un caractère plus contraignant.
La journée internationale des migrants du 18 décembre est une opportunité pour faire le point sur ce sujet, à savoir, que se passe-t-il en Suisse, en Europe et dans le Monde ? Depuis quelques mois, la guerre fait rage aux portes de l’Europe dont notre pays fait partie. La Suisse a pris sa part de responsabilité en faisant face aux flux de migrants qui ne cessent d’arriver d’Ukraine. Dans son côté, le Secrétariat d’Etat des Migrations (SEM) a récemment mis en place l’Agenda d’Intégration Suisse (AIS) pour intégrer les personnes issues de la migration en général et en particulier celles détentrices d’un livret F dans un délai de sept ans. Accueillir et intégrer sont deux objectifs qui croisent leur chemin. De plus, l’intégration des migrants touche fortement la vie institutionnelle et associative du pays d’accueil. Une question se pose : comment s’y prendre pour conserver la tradition de bon accueil des helvètes et promouvoir l’intégration ?
Pour y répondre, nous devrions faire un bond en avant pour relater la situation actuelle et répondre aux défis dont la nature est sociale, financière, administrative et juridique. Ainsi, les nouveaux arrivés sont en majorité des ukrainiens (livret S), tandis que d’autres migrants possédant un livret F sont déjà sur le sol suisse souhaitent s’intégrer dans la société suisse ainsi que sur le marché du travail. En général, on se rend compte que ces migrants sont presque tous bilingues, avec une culture, des compétences et avec une bonne volonté de contribuer à la société suisse, en somme, qu’ils ont déjà une appartenance à celle-ci. De plus, nous dirons qu’ils ne sont pas moins intelligents que nous !
Cependant, un travail de fourmis s’impose à ce stade. Nous devrions encourager ces nouveaux arrivés en suisse à s’intégrer dans la vie sociétale tout en admettant que l’intégration passe par des contextes non-officiels, dit « par le bas », à travers le principe de diversité comme une valeur inclusive. Donc ils devraient participer aux réunions de quartier, fêtes des voisins, devenir membre d’une association, faire de bénévolat, ainsi en espérant réussir une intégration locale.
De l’autre côté, les migrants possédant un livret F devraient participer aux institutions, la voie législative le leur permet à certaines conditions telles que : faire partie de la commission d’intégration communale, ou encore être élu en tant que conseillers communaux. Au niveau de la vie associative, ils doivent avoir accès à la richesse culturelle du pays d’accueil comme : regarder un film, aller au théâtre voir une pièce, visiter un musée, dans le but d’appréhender les valeurs de la suisse. Dans cet optique, l’Agenda d’Intégration Suisse doit continuer à tracer son chemin en intégrant les migrants détenteurs de Livret F en leur proposant des activités collectives comprenant des ateliers, sorties, animations, visite d’institutions, séance d’information et modules divers. Au niveau individuel, il faut permettre à chacun/e d’élaborer un programme personnel d’autonomie (PPA) ou un programme individuel d’intégration (PII). Ces projets permettront aux migrants d’exploiter ou améliorer ses compétences acquises dans le pays d’origine, afin de s’intégrer sur le marché du travail. Ce sont des activités qui conduisent ces migrants vers une intériorisation des valeurs du pays d’accueil en leur permettant de maintenir une double appartenance.
Ainsi, un regard croisé sur ces activités susmentionnés nous amène à explorer d’autres pistes qui permettraient à ces migrants de s’intégrer dans le pays d’accueil. Celles-ci comprennent des cours, formations, stages, apprentissages pour améliorer leurs compétences et les orienter vers les secteurs manquant de mains d’œuvre. Il faut souligner que les secteurs de l’hôtellerie, de la santé et de l’informatique auront besoin de main d’œuvre dans l’avenir. S’investir dans ces secteurs besogneux, c’est une aubaine à saisir et un point de convergence entre deux parties : autorités et migrants. D’ailleurs, il serait judicieux de prioriser ces personnes qui sont déjà sur le sol suisse au lieu de faire venir de main d’œuvre d’ailleurs ! En guise de rappel, en mars 2022 le Conseil fédéral a déjà adopté certaines mesures pour alléger les démarches administratives concernant les secteurs qui souffriront de pénurie de main d’œuvre afin de recruter des travailleurs provenant de pays tiers. Jusqu’à présent, la législation prévoyait l’accès sur le marché du travail suisse uniquement pour les travailleurs hautement qualifiés, à certaines conditions, sans tenir compte des travailleurs provenant des pays de l’UE/AELE.
Il tient à cœur au chef de l’Armée de transmettre personnellement ses remerciements aux membres de la Swisscoy au Kosovo et à ceux de la mission Eufor Althea en Bosnie et Herzégovine pour leur engagement en faveur de la sécurité et de la stabilité dans les Balkans. Le commandant de corps Thomas Süssli sera accompagné de la conseillère d’État Stephanie Eymann (BS), du conseiller d’État Paul Winiker (LU), du conseiller aux États Mathias Zopfi (GL) et des conseillers nationaux Franz Grüter (LU) et Thomas Hurter (SH).
Le premier jour, la délégation se rendra au quartier général de la KFOR où elle pourra se faire une idée de la situation toujours instable et voir de près les activités des quelque 195 militaires suisses présents sur place. Ensuite, le chef de l’Armée s’entretiendra avec le major-général italien Angelo M. Ristuccia, commandant de la KFOR, et participera en soirée à la fête de Noël du 47e contingent de la Swisscoy.
Le 20 décembre, le chef de l’Armée se rendra à Sarajevo, en Bosnie et Herzégovine, et y rencontrera les militaires suisses du 37e contingent de l’Eufor Althea. Répartis sur trois sites, vingt Suisses et Suissesses y effectuent actuellement une mission de promotion de la paix. Au programme figureront encore un entretien avec le major-général autrichien Anton Wessely, commandant de l’Eufor, et une brève visite auprès du lieutenant-général Senad Mašović, chef des forces armées de Bosnie et Herzégovine.
Les vaccinations contre le COVID-19 resteront gratuites pour la population en 2023. Lors de sa séance du 16 décembre 2022, le Conseil fédéral a prolongé jusqu’à fin 2023 et partiellement adapté les dispositions de l’ordonnance sur les épidémies relatives au remboursement de ces vaccinations. Il a également décidé de continuer, en 2023, à céder à d’autres États des doses de vaccins non utilisées en Suisse.
La vaccination est un élément central de la lutte contre la pandémie de COVID-19. Elle offre une bonne protection contre les formes graves et permet d’éviter les hospitalisations. C’est pourquoi, l’année prochaine, la Confédération continuera de prendre en charge les vaccinations recommandées contre le COVID-19 si elles ne sont pas couvertes par l’assurance-maladie obligatoire. Sont notamment concernées les injections en pharmacie.
Les dispositions de l’ordonnance sur les épidémies relatives au remboursement sont prolongées jusqu’à fin 2023 et partiellement adaptées. La vaccination continuera d’être prise en charge pour les personnes domiciliées en Suisse mais non soumises à l’assurance-maladie obligatoire, de même que pour les frontaliers. Ainsi, l’accès gratuit aux vaccinations recommandées reste garanti pour la population. L’ordonnance entre en vigueur le 1er janvier 2023 et a effet jusqu’au 31 décembre 2023.
En outre, le Conseil fédéral a approuvé la prolongation au 1er janvier 2023 de la convention tarifaire fixant les forfaits relatifs aux vaccinations contre le COVID-19 chez les personnes disposant d’une assurance obligatoire des soins. Ces forfaits restent inchangés par rapport à 2022.
Cession de vaccins contre le COVID-19 en 2023
Le Conseil fédéral a déjà défini en février 2022 la stratégie de principe concernant la cession de doses non utilisées à d’autres États. Cette stratégie demeure pertinente et sera encore appliquée en 2023. 13 millions de doses au maximum pourront être revendues ou cédées cette année-là si elles ne sont pas utilisées en Suisse.
Le Conseil fédéral augmente la vitesse de l’internet inscrite dans le service universel, avec, dès 2024, un débit de transmission de 80 Mbit/s. Le 16 décembre 2022, le Conseil fédéral a adopté la révision correspondante de l’ordonnance sur les services de télécommunication. En profiteront en particulier les personnes qui vivent dans des régions sans offre équivalente sur le marché. La Commission fédérale de la communication (ComCom) peut désormais lancer la procédure d’octroi de la prochaine concession de service universel.
Comme l’a illustré la pandémie de COVID 19, l’accès à des services à large bande fiables et performants dans toutes les régions du pays est indispensable pour toutes les catégories de population. L’offre de service universel sera donc élargie dans la nouvelle concession à partir de 2024. En révisant l’ordonnance sur les services de télécommunication (OST), le Conseil fédéral a adapté l’offre aux besoins sociaux et économiques ainsi qu’à l’état de la technique. Les clients du service universel pourront choisir à l’avenir entre l’accès à l’internet actuel, avec un débit de téléchargement et de téléversement de respectivement 10 et 1 Mbit par seconde, et le nouvel accès à 80/8 Mbit/s.
L’ordonnance révisée prévoit explicitement le principe de subsidiarité. Si une solution est déjà disponible sur le marché, aucune offre relevant du service universel n’est prévue. La mise en œuvre est technologiquement neutre : les régions périphériques peuvent donc également être raccordées par des solutions de radiocommunication mobile ou par satellite, ce qui permet une réalisation rapide. Une limite de prix est aussi prévue : l’accès à l’internet à 80/8 Mbit/s coûtera 60 francs par mois (hors TVA).
Dans le cadre de la consultation, environ 70 prises de position ont été recueillies, dont la grande majorité saluait la proposition d’inclure dans le service universel une offre de débit internet de 80/8 Mbit/s.
Préparation et octroi de la future concession
Actuellement, Swisscom est titulaire de la concession de service universel, qui expire fin 2023. La ComCom, l’organe compétent pour l’octroi de la concession, peut désormais lancer la procédure d’attribution de la future concession, qui entrera en vigueur en 2024.
Nouvelle modification du service universel à partir de 2024
L’étendue du service universel sera largement maintenue, à l’exception du service téléphonique avec trois numéros, qui est supprimé. Ce service permet d’utiliser plusieurs numéros en même temps sur un même raccordement, afin de mener plusieurs conversations en parallèle. L’abandon de cette offre s’explique par la baisse de la demande ainsi que par le nombre suffisant d’alternatives disponibles sur le marché pour téléphoner avec plusieurs numéros, comme par exemple les applications basées sur l’internet.
Le soir du 12 décembre s’est tenu le Forum de la construction, le premier du genre, à Lausanne (St.-Sulpice), en Suisse. Ce Forum a réuni plus de 80 entreprises, dont les activités sont centrées dans le secteur de la construction et la transformation du bois ou du métal. Le forum comptait également de nombreux bureaux d’architecture, de design et agences immobilières suisses et kosovares.
Organisé par la plateforme albinfo.ch, avec le soutien de l’USAID Kosovo Compete Activity et du GROUPE ORLLATI SA, ce Forum a réuni en un même lieu un nombre important d’entreprises du Kosovo et de Suisse dans le but de les mettre en réseau. L’objectif de cet important évènement étant de faire bénéficier mutuellement ses entreprises en les mettant en relation, mais aussi d’exploiter le potentiel d’exportation de produits et services du Kosovo envers la Suisse, en vue d’instaurer une coopération durable dans ce secteur.
Ces dernières années, les entreprises kosovares ont vu augmenter, de manière stubstantielle, la production et le développement de divers projets rimant avec les tendances, les besoins des clients ainsi que leur qualité de concepteurs ou de producteurs. Cela a eu pour conséquence positive une augmentation de la demande vis-à-vis de leurs produits, et ce sur un marché plus large européen et au-delà. Une voie a ainsi été créée pour que ces entreprises du Kosovo entrent sur le marché européen, en particulier le marché helvétique.
Dans le but de promouvoir les entreprises des deux pays, le premier Forum de la construction réalisé à Lausanne a réussi à révéler, à travers diverses riches présentations, le potentiel économique et le travail de certaines entreprises les plus performantes de Suisse et, d’autre part, la reconnaissance des capacités des entreprises du Kosovo.
Lors de ce Forum, de nombreuses rencontres B2B (business to business) ont également été organisées avec un accès direct entre entreprises suisses et kosovares, permettant ainsi des contacts et des projets de collaboration concrets.
Le directeur de la plateforme albinfo.ch (online&print), Sevdail Tahiri
Lors de l’événement qui s’est tenu à l’hôtel “Starling” à Lausanne, le Forum s’est ouvert par le discours de l’organisateur, le directeur de la plateforme albinfo.ch (online&print), Sevdail Tahiri, qui a évoqué l’importance de cette organisation.
“En plus de contribuer à l’économie du pays d’origine, les entrepreneurs suisso-albanais permettent ainsi aux producteurs et aux entreprises kosovars de se développer professionnellement, de créer des emplois, et d’élever la qualité de la production et des services selon les standards et normes suisses », a déclaré M. Tahiri.
Tahiri a remercié les partenaires pour leur soutien, et également indiqué que cette rencontre contribue au développement mutuel, entre la Suisse et le Kosovom, en termes d’affaires : “nos rencontres Suisse-Kosovo sont devenues plus fréquentes, c’est un indicateur encourageant que les relations commerciales et commerciales entre les deux pays se développent.”
Skender Rama, directeur du projet USAID Kosovo Compete Activity, lors de sa présentation aux participants, a évoqué l’engagement et les succès des entreprises du Kosovo.”Ces entreprises ont investi dans des équipements, des machines et de la main-d’œuvre pour atteindre la qualité et les normes internationales, l’augmentation des exportations en est la preuve. Pourquoi pensons-nous que nous pouvons exporter encore plus, c’est justement le lien qui existe, et qui peut être renforcé encore plus grâce aux entreprises de la diaspora », a’til souligné.
Destan Orllati, directeur financier du Groupe Orllati
Destan Orllati, directeur financier du Groupe Orllati – l’une des sociétés la plus puissante de la Suisse romande dirigée par Avni Orllati – et partenaire de ce forum, a également salué les participants et remercié les initiateurs de cette rencontre Il a exprimé sa fierté quant aux réalisations de cette entreprise, ajoutant que cette dernière était ouverte à la collaboration avec d’autres entreprises aux objectifs communs.
Véronique Chaignat, Directrice de la communication du Groupe Orllati
Après les discours officiels, La phase de présentations lors du forum de la construction a été entamée par Mme Véronique Chaignat, Directrice de la communication du Groupe Orllati, qui a présenté aux invités l’histoire de la famille Orllati, leurs débuts en tant qu’entreprise de construction, les très nombreux projets réalisés et les objectifs futurs de cette société. V. Chaignat a déroulé tout l’historique émouvant de la fratrie Orllati et de leur famille, qui ont débuté avec peu de ressources, mais avec beaucoup de motivation et labeur, pour aboutir aujourd’hui à une entreprise qui compte environ 900 collaborateurs. Mme Chaignat a aussi montré l’engagement social de la société Orllati, par le biais de la fondation Ardian Orllati.
Le fait que le Kosovo construise des maisons modulaires à l’étranger, non seulement en Europe, en Allemagne et en Autriche, mais aussi de l’autre côté de l’océan aux États-Unis d’Amérique, témoigne du développement de l’industrie du bois. Ces maisons sont produites dans l’usine “Instabuild” au Kosovo, entreprise aux normes européennes et américaines ! Diedon Kica était venu spécialement de Prishtina pour présenter la société “Instabuilt” à ce Forum.
Dr.Bashkim Iseni
Dr Bashkim Iseni, le fondateur de la plateforme Albinfo.ch, est intervenu en qualité de co-initiateur d’une nouvelle structure comune qui verra le jour, et qui sera la “maison” du Kosovo en Suisse. B. Iseni a quant à lui en a présenté les objectifs principaux de cette future organisation, afin de faciliter la relation entre les entreprises suisses et kosovares de construction et d’exportation du bois. Pour Bashkim Iseni, il s’agit de combler un vide important dû au manque de structures professionnelles publiques ou privées suisses-kosovares dans le domaine des affaires. Selon lui, ce sera activité continue, un chainon de coopération moderne et efficace axé sur le secteur de la construction, reliant la Suisse et le Kosovo.
Suivant la partie officielle des discours, des réunions B2B se sont tenues pendant plus de 3 heures dans plusieurs espaces prévus, et préparés avec beaucoup de soin par le personnel de l’Hôtel Starling à Saint-Sulpice, pour mener des conversations dans de bonnes conditions, et échanger des idées de coopération entre entreprises ayant des intérêts communs. Ces réunions, bien préparées en amont, avec un agenda précis de rencontres, étaient considérées comme la forme la plus adéquate pour faire des affaires de qualité à court ou même à long terme.
Au cours de ces rencontres, il a également été question des opportunités offertes par le marché suisse dans ce secteur, de la relation entre les entreprises de construction et celles de l’architecture et du design, de la vente par le biais d’agences immobilières et de nombreux autres aspects connexes qui affectent le développement de ces entreprises, notamment les domaines du marketing et de la publicité.
L’événement, qui a abouti à la création de futurs contrats commerciaux ainsi qu’à la mise en réseau des protagonistes du domaine, fut un franc succès. Rendez-vous est déjà pris à Prishtina, cette fois-ci avec des entreprises suisses au Kosovo.
Au premier Forum de la construction, il n’y avait pas moyen de manquer la nourriture traditionnelle, partie intégrante de la culture albanaise, du vins blanc de la côte vaudoise et du rouge kosovar, accompagnés de notes légères de musique en arrière-plan, interprété en direct par DUO EAST.
albinfo.chalbinfo.chalbinfo.chalbinfo.ch
Auteur de l’article: Alisa Buzhala
Photo du Forum de la construction à Lausanne, prise par Rromir Imami
Lors de sa séance du 9 décembre 2022, le Conseil fédéral a mis en consultation des mesures visant à réduire les bruits de moteurs. Celles-ci prévoient la possibilité de sanctionner plus simplement et plus sévèrement la production de bruit routier évitable. Sont visés non seulement les manipulations de véhicules (tuning), mais aussi le comportement des conducteurs. Les nouvelles dispositions permettront également à la Confédération de soutenir financièrement les cantons qui intensifient les contrôles du bruit routier.
Le Conseil fédéral entend réduire efficacement les bruits de moteurs inutiles. À cet effet, il met en consultation diverses mesures qui concernent non seulement des prescriptions relatives aux véhicules mais aussi le bon usage de ces derniers. Une motion déposée par la Commission de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’énergie (CEATE-N) exige un durcissement de cette réglementation (motion 20.4339 « Réduire de manière efficace le bruit excessif des moteurs »).
Simplification des sanctions
La révision proposée contient des mesures visant à simplifier et à durcir les sanctions en cas de manipulations d’un véhicule et de production de bruit routier inutile. Le droit en vigueur prévoit déjà que les conducteurs doivent veiller à ne pas causer de nuisances sonores qu’ils peuvent éviter. Aujourd’hui déjà, quiconque génère inutilement du bruit avec son véhicule peut être dénoncé. Dans le cadre de la révision, la liste des manoeuvres considérées comme génératrices de bruit inutile est étendue et modernisée. Tout comportement de ce type sera désormais considéré partout et à tout moment de la journée comme une nuisance punissable. Afin que ces infractions et les manipulations de véhicules ayant une incidence sur le bruit puissent être sanctionnées plus simplement, de nouveaux faits réprimés par une amende d’ordre ont été définis. Les conducteurs seront par exemple amendés s’ils font vrombir leur moteur inutilement.
Par ailleurs, la production de bruit évitable pourra désormais être sanctionnée par un retrait du permis de conduire. Cependant, les personnes qui commettront cette infraction pour la première fois ne recevront qu’un simple avertissement. Elles ne s’exposeront à un retrait du permis de conduire d’au moins un mois qu’en cas de récidive dans les deux ans qui suivent.
Le projet de révision propose en outre une interdiction des silencieux de remplacement, qui génèrent des émissions sonores plus élevées que les composants installés à l’origine. Il prévoit d’interdire également l’admission en Suisse de véhicules modifiés de la sorte. Si des manipulations ayant une incidence sur le bruit sont constatées à plusieurs reprises lors de contrôles, des contrôles subséquents officiels pourront être exigés périodiquement.
Enfin, la réglementation proposée crée les bases légales permettant de soutenir financièrement les cantons qui intensifient les contrôles du bruit routier.
Afin de faciliter l’exécution de la réglementation, des analyses techniques et juridiques ont également été réalisées en vue de la mise en place de radars acoustiques. Il n’est pour l’heure pas encore possible d’évaluer dans quelle mesure et dans quel délai des dispositifs fiables pourront être opérationnels.
L’ordonnance sur le contrat-type de travail pour les travailleurs de l’économie domestique (CTT économie domestique) sera prorogée pour une durée de trois ans. Cette décision a été prise le 9 décembre 2022 par le Conseil fédéral. De plus, les salaires minimaux seront augmentés.
Au cours des trois dernières années (2019 à 2021), le taux d’infraction aux dispositions salariales du CTT économie domestique était de 10 %pour les employeurs et de 9 % pour les travailleurs. Autrement dit, le salaire minimal en vigueur n’a pas été appliqué. Le Conseil fédéral estime dès lors que les conditions requises pour une prorogation du CTT sont réunies : d’une part, parce qu’il existe des infractions répétées contre les salaires minimaux ; d’autre part, parce qu’en raison de la forte demande en main-d’œuvre étrangère destinée à la prise en charge de personnes dans des ménages privés, il faut partir du principe que la pression sur les salaires et le risque d’abus augmenteraient en cas de suppression du salaire minimum prescrit dans le CTT. Le Conseil fédéral se fonde sur l’estimation de la commission tripartite fédérale pour les mesures d’accompagnement (CT fédérale, composée de représentants des travailleurs, des employeurs et de l’administration).
Conformément à la proposition de la CT fédérale, les salaires minimaux seront adaptés à l’évolution des salaires nominaux pour les années 2019 à 2021 et seront donc augmentés de 1,5 %. Enfin, la CT fédérale s’est réservée la possibilité de demander une augmentation des salaires minimaux impératifs lors de la période en vigueur du CTT économie domestique, en fonction de la situation sur le marché du travail.
La proposition de proroger le CTT économie domestique et d’adapter simultanément les salaires minimaux a été faite par la CT fédérale. En Suisse, les partenaires sociaux négocient traditionnellement eux-mêmes les salaires dans leur branche, l’État n’intervenant en principe pas dans la fixation des salaires. C’est pourquoi les mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes avec l’Union européenne prévoient que l’État ne peut instaurer un salaire minimum dans un CTT qu’à deux conditions : premièrement, si une sous-enchère salariale abusive et répétée est constatée dans une profession ou dans une branche et, deuxièmement, si aucune solution n’est possible au sein d’un partenariat social. En outre, le salaire minimum ne peut ni aller à l’encontre de l’intérêt général ni léser les intérêts légitimes des autres branches. Lors de la procédure de consultation organisée auprès des cantons et des associations, la prorogation du CTT économie domestique et l’adaptation des salaires minimaux ont majoritairement recueilli un avis favorable
Lors de sa séance du 2 décembre 2022, le Conseil fédéral a ouvert la procédure de consultation relative au projet d’imposition individuelle. Si la réforme aboutit, tous les contribuables, y compris les personnes mariées, devront remplir une déclaration d’impôt individuelle. Le projet est présenté comme contre-projet indirect à l’initiative pour des impôts équitables, que le Conseil fédéral rejette.
Le projet d’imposition individuelle vise, d’une part, la création d’incitations au travail aussi fortes que possible pour les personnes qui gagnent le revenu secondaire au sein de leur couple et, de l’autre, la promotion de l’égalité des chances entre femmes et hommes. S’il aboutit, l’imposition individuelle des époux mettra fin à la «pénalisation du mariage» qui fait peser sur certains couples mariés une charge fiscale supérieure à celle que supportent les couples de concubins. Le même barème s’appliquera à tous les contribuables. Dans le but de garantir une imposition équilibrée, le Conseil fédéral propose différentes mesures d’accompagnement en matière d’impôt fédéral direct:
pour les parents, il entend relever le montant de la déduction pour enfants de 6500 francs à 9000 francs par enfant, car le passage à l’imposition individuelle réduirait l’effet d’allégement de cette déduction pour les couples mariés;
pour les personnes seules et les familles monoparentales, une déduction de 6000 francs est prévue, car les ménages qui se composent au minimum de deux adultes réalisent des économies ménagères (frais de logement moins élevés, par ex.);
pour les couples mariés qui ne disposent que d’un revenu principal ou d’un revenu principal et d’un revenu secondaire faible, deux solutions sont proposées, l’une avec et l’autre sans correctif. La solution sans correctif crée une incitation au travail particulièrement forte pour les personnes gagnant le revenu secondaire. La solution avec correctif prévoit une déduction supplémentaire pour les couples mariés à un revenu, ce qui permettrait de compenser la charge fiscale plus élevée qu’ils supportent par rapport aux couples à deux revenus. Le montant de la déduction pourra atteindre 14 500 francs et sera réduit progressivement à mesure que le revenu secondaire croît.
Des effets positifs sur l’emploi
Le Conseil fédéral s’attend à une baisse d’un milliard de francs des recettes de l’impôt fédéral direct. La Confédération en assumera 78,8 % (soit environ 800 millions de francs) et les cantons 21,2 % (soit environ 200 millions de francs). Les conséquences de la réforme sur les impôts cantonaux ne sont pas connues. Elle devrait toutefois avoir des effets positifs sur l’emploi puisqu’elle incite les personnes mariées qui réalisent le revenu secondaire à travailler davantage: jusqu’à 47 000 équivalents plein temps pourraient ainsi être nouvellement pourvus à la suite de la mise en œuvre de l’imposition individuelle à tous les niveaux de l’État.
Conséquences sur la charge fiscale
Pour la majorité des contribuables, la réforme se traduirait par un allégement de la charge fiscale en matière d’impôt fédéral direct. Cet effet serait particulièrement prononcé pour les couples dont le revenu est également réparti entre les deux époux, dont de nombreux couples de rentiers mariés. Les personnes seules qui élèvent des enfants et les couples mariés à un seul revenu ou dont le second revenu est faible pourraient en revanche voir leur charge fiscale augmenter.
Contre-projet indirect à l’initiative pour des impôts équitables
Le projet de loi pour l’instauration d’une imposition individuelle étant déjà bien avancé, le Conseil fédéral recommande de rejeter l’initiative populaire «Pour une imposition individuelle indépendante de l’état civil (initiative pour des impôts équitables)», qui a été lancée il y a peu. Il lui oppose le présent projet de loi en tant que contre-projet indirect.
Le Conseil fédéral dans sa nouvelle composition a procédé, le 8 décembre 2022 à partir du 1er janvier 2023, à la répartition des sept départements et a réglé la question des suppléances.
Le Collège gouvernemental a décidé de répartir les départements comme suit
• Département fédéral des affaires étrangères (DFAE):
M. Ignazio Cassis, président de la Confédération
Suppléance: M. le conseiller fédéral Alain Berset
• Département fédéral de l’intérieur (DFI):
M. le conseiller fédéral Alain Berset,
Suppléance: M. Ignazio Cassis président de la Confédération
• Département fédéral de justice et police (DFJP):
Mme la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider
Suppléance: Mme la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter
• Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS):
Mme la conseillère fédérale Viola Amherd
Suppléance: M. le conseiller fédéral Guy Parmelin
• Département fédéral des finances (DFF):
Mme la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter
Suppléance : le conseiller fédéral Albert Rösti
• Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR):
M. le conseiller fédéral Guy Parmelin
Suppléance: Mme la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider
• Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la commu-nication (DETEC):
M. le conseiller fédéral Albert Rösti
Suppléance: Mme la conseillère fédérale Viola Amherd
Le Conseil fédéral confirmera formellement la répartition des départements lors de sa séance du 11 janvier 2023. Il se réjouit de poursuivre son travail dans sa nouvelle composition.
L’ambiance était parfaite non seulement pour une soirée de gala, mais également pour un contenu riche : la plateforme Albinfo online&print a distribué les trophées des Personnalités qui ont marqué l’Année 2022 dans la communauté albanaise de Suisse. Et, modestie à part, cette distribution des prix car Albinfo.ch online&print est le chroniqueur le plus fidèle de toutes les évolutions de cette communauté.
Dans la salle magnifiquement aménagée du restaurant de Zurich “Metropol”, tout a fonctionné comme il se doit, y compris le “glamour” demandé lors d’occasions comme celle-ci. La musique était choisie avec goût et interprétée par le groupe “String String”, venu de Prishtina pour l’ambiance du soir.
Dans cette ambiance, l’animatrice de la soirée, Alisa Buzhala, a invité quelques-uns des invités seniors de la soirée à prendre la parole.
Le directeur de la plateforme albinfo.ch (online&print), Sevdail Tahiri, s’est d’abord adressé au public. Il a remercié toutes les personnes présentes d’être venues à cette soirée de gala et a particulièrement distingué les invités de haut rang des sphères politiques, économiques et financières. Tahiri a souligné le soutien mutuel qu’Albinfo online&print a reçu toutes ces années avec ses partenaires commerciaux, remerciant à cette occasion certains des plus méritants.
Plus tard, l’Ambassadeur de la République d’Albanie, Son Excellence Ilir Gjoni, est monté sur le podium. Il s’est exprimé avec ses mots sur la plateforme médiatique Albinfo.ch, soulignant le rôle important qu’elle a joué au cours de ces années dans l’information, ainsi que dans l’affirmation de la communauté albanaise en Suisse. Sa coopération en tant qu’ambassadeur avec Albinfo.ch a été une aide pour l’ambassade elle-même. “Elle a été en quelque sorte une conseillère informelle pour nous”, a déclaré, entre autres, M. Gjoni.
Le chef du consulat du Kosovo à Zurich, Sami Kastrati, a également prononcé un discours, auquel cas il a salué le travail d’Albinfo.ch pour informer nos compatriotes en Suisse. Il a souligné l’engagement de la plateforme par rapport à la représentation consulaire du Kosovo à Zurich.
Orhan Spahija, au nom de l’Assemblée des Albanais de Suisse, a mis l’accent dans son discours sur la coopération fructueuse qu’Albinfo.ch et la SEC ont cultivée depuis leurs débuts. Il a dit que ce média est digne de l’affirmation juste et correcte de notre communauté en Suisse et au-delà.
De son côté, le fondateur de la plateforme médiatique Albinfo online&print, dr. Bashkim Iseni, a évoqué le temps de l’établissement et les visions qui l’ont guidé dans la mise en place de la plate-forme. A cette occasion, il a évoqué l’étape où la plateforme a été subventionnée par la fédération, comme un projet d’une valeur particulière et le passage de cinq ans à la fonction d’entité non soutenue par l’Etat.
La poursuite et le développement d’Albinfo.ch à ce stade est la preuve que la plateforme a assuré sa place au sein de la communauté albanaise de Suisse, a déclaré M. Iseni, remerciant le directeur de la plateforme (online&print), Sevdail Tahiri et le personnel pour l’excellent travail qu’ils font dans ce sens.
Par la suite, après plusieurs points musicaux de “Strings, Strings, c’était le tour de l’événement principal de la soirée : la remise des prix “Personnalité de l’année 2022”. La directrice du spectacle, Alisa Buzhala, a appelé tous les gagnants sur scène un par un et les a présentés au public. Les membres du comité de rédaction de la plateforme online&print Albinfo.ch ont décerné le prix pour les domaines respectifs à cinq personnes et une association, ainsi que le prix spécial à une entité commerciale.
Comme Personnalités de l’Année 2022, ont donc été élus, comme suit :
Riola Xhemaili catégorie sport, le football ;
Elena Avdija, catégorie arts et réalisation cinématographique ;
Fehmi Fetahi, catégorie entreprenariat,
Përparim Avdili, catégorie politique ;
Shqipe Sylejmani, catégorie littérature et engagement social, ainsi que l’Association des médecins albanais de Suisse, pour la médecine tandis que la célèbre école professionnelle suisse “Benedict Schule” a reçu le prix spécial de la plate-forme médiatique en ligne et imprimée Albinfo.ch.
Tous les gagnants ont exprimé leurs remerciements, en insistant sur l’importance que leur promotion a eue pour eux via la plateforme Albinfo.ch.
Après l’annonce des prix, la soirée s’est poursuivie avec de la musique, de la danse, des rencontres, des conversations, des échanges entre les participants, etc.
Le président Albanais Bajram Begaj a accueilli aujourd’hui l’artiste albanaise Dua Lipa, qui se produira par ailleurs demain à la place Skanderbeg pour les 110 ans de l’indépendance de l’Albanie. Le chef d’état albanais a tenu loué son talent, son esprit d’artiste ainsi que son engagement en soutien des causes sociales.
“C’est un plaisir d’accueillir aujourd’hui la grande artiste Dua Lipa. Je dis grande artiste, mais c’est aussi une fille simple, qui a fait la plus grande fierté de nous tous, de l’Albanie, du Kosovo et partout dans le monde où on trouve des Albanais. La jeunesse albanaise vous prend comme exemple et vous avez montré que les rêves peuvent être réalisés en travaillant durement. Vous avez réuni tous les Albanais ! C’est pourquoi je suis heureux de vous accorder aujourd’hui la nationalité albanaise », a déclaré Begaj.
Suite à la campagne de recrutement de la nouvelle classe d’astronautes qui a débuté au printemps 2021, l’ESA a annoncé la liste des personnes sélectionnées pour devenir astronaute et, dans le cadre d’un projet de faisabilité, astronaute en situation de handicap physique. Il s’agissait du premier appel à candidatures pour de nouveaux astronautes depuis 2008.
La Suisse se réjouit de l’annonce du nouvel astronaute ESA de nationalité suisse en la personne de Marco Alain Sieber. Médecin à Bienne, M. Sieber compte plusieurs cordes à son arc : médecin urgentiste, pilote, instructeur de parachutisme et expérience à l’étranger. Après la période d’entraînement, les astronautes auront la possibilité de participer aux vols liés aux programmes ESA menés en partenariat avec la NASA en lien avec la Station Spatiale Internationale ISS, le Lunar Gateway et ARTEMIS, auxquels la Suisse contribue via l’ESA, par ex. sur le module ORION de Space Launch System. La sélection d’un astronaute suisse s’inscrit dans l’engagement à long-terme de la Suisse dans les programmes ESA d’exploration.
Pour rappel, l’ESA avait reçu plus de 22’000 candidatures (dont 668 des Suissesses et Suisses), parmi lesquelles 5 ont été retenues au final pour former le nouveau corps d’astronautes ESA de 2022.
Le capitaine albanais de l’équipe nationale suisse, Granit Xhaka, s’est exprimé avec des réserves lorsqu’il a été interrogé sur le match à jouer contre la Serbie. En effet, lors de la conférence de presse d’avant-match, Xhaka a déclaré que la bataille devait se faire sur le terrain et non pas en dehors de celui-ci.
“Nous ne nous soucions pas du résultat. Il s’agit de football, nous devons prendre soin de nous. Les deux équipes veulent la victoire. C’est le plus important. Nous sommes ici pour jouer au football, c’est ce qui compte le plus”, a souligné Xhaka.
La Suisse jouera le premier match de la Coupe du Monde jeudi (demain) contre le Cameroun. Elle affrontera le Brésil au 2ème tour et enfin la Serbie lors du 3ème et dernier match de groupe.
Lors de sa séance du 23 novembre 2022, le Conseil fédéral a approuvé le message visant à prolonger de trois ans l’engagement de l’armée au profit de la Force multinationale de l’OTAN au Kosovo (KFOR). Il souhaite également avoir la possibilité d’augmenter, en cours de mandat, l’effectif du contingent de maximum 30 militaires, afin de permettre à l’armée de répondre aux éventuels besoins supplémentaires de la KFOR. Les coûts supplémentaires liés à l’augmentation de l’effectif maximal seraient couverts par le budget du DDPS. Il revient maintenant au Parlement d’approuver cet engagement armé, puisqu’il dure plus de trois semaines et comprend plus de 100 militaires.
Depuis octobre 1999, l’Armée suisse participe, avec la Swisscoy (Swiss Company), à la mission internationale de promotion de la paix KFOR (Kosovo Force) de l’OTAN au Kosovo. La Swisscoy comprend un maximum de 195 militaires volontaires. L’engagement de la KFOR repose sur la résolution 1244 du Conseil de sécurité de l’ONU. Au mois de juin 2020, le Parlement a prolongé le mandat jusqu’à 31 décembre 2023.
Risques de dégradation de la situation dans le sillage de la guerre en Ukraine
Bien que la situation soit actuellement stable, elle reste volatile. L’OTAN estime en l’occurrence que l’engagement de la KFOR devra se poursuivre aussi longtemps que les relations entre la Serbie et le Kosovo ne se seront pas normalisées. Par ailleurs, l’agression militaire russe contre l’Ukraine s’accompagne de risques sécuritaires accrus en Europe, y compris dans les Balkans occidentaux. Dans ce contexte, la KFOR demeure nécessaire en tant que garante militaire d’un environnement sûr, propice au développement du Kosovo et à la stabilité de toute la région.
Prolongation de la participation suisse à la KFOR et possibilité d’augmenter les effectifs en cours de mandat
Le Conseil fédéral propose donc au Parlement de poursuivre, jusqu’au 31 décembre 2026, la participation suisse à la KFOR. Le Conseil fédéral souhaite également avoir la possibilité d’augmenter, en cours de mandat, l’effectif maximal de 30 militaires au plus afin de permettre à l’armée suisse de répondre aux éventuels besoins supplémentaires de la KFOR. Dans le cadre du mandat actuel donné par le Parlement, l’effectif de la Swisscoy peut uniquement être augmenté temporairement pour les besoins de logistique et de maintenance du contingent. En cas de menace accrue pour la Swisscoy, le contingent peut aussi être renforcé à court terme pour sa propre protection. Il revient maintenant au Parlement d’approuver l’engagement, puisqu’il dure plus de trois semaines et comprend plus de 100 militaires armés. Les coûts supplémentaires liés à l’augmentation de l’effectif maximal seraient couverts par le budget du DDPS.
La Suisse a un intérêt direct à la paix et la stabilité au Kosovo et dans la région. Une telle contribution est d’autant plus importante qu’elle s’inscrit dans la perspective d’étudier un renforcement de la coopération suisse avec l’OTAN, comme présenté par le Conseil fédéral dans son rapport complémentaire au rapport sur la politique de sécurité 2021. Dans le contexte actuel de détérioration de la situation à l’est de l’Europe, les membres de l’OTAN pourraient être amenés à augmenter leur engagement et contraints de réduire leurs prestations au sein de la KFOR. Dans une telle situation, la Suisse, qui n’est pas en mesure de s’engager militairement à l’Est, pourrait être amenée à augmenter sa contribution au sein de la KFOR. À l’heure où l’OTAN et les pays européens se mobilisent pour répondre aux défis en lien avec l’agression militaire russe contre l’Ukraine, la Suisse démontre ainsi assumer sa part de responsabilité en jouant un rôle dans le maintien de la stabilité et du développement d’une région avec laquelle elle a des liens étroits.
Le 31 décembre de chaque année, le DDPS remet aux Commissions de politique extérieure et aux Commissions de la politique de sécurité des deux conseils un rapport intermédiaire sur l’engagement de la Swisscoy.
Leonid Berisha, boxeur originaire du Kosovo, a été déclaré champion de Suisse, dans la catégorie jusqu’à 86 kilogrammes.
Lors de la finale qui s’est tenue à Genève, l’Albanais a battu Saurier Michael.
Il est à noter que Berisha vient du village de Drenoc, municipalité de Rahovec, au Kosovo. Après un an de dévouement, de discipline et de victoires consécutives, Leonid Berisha a enfin réalisé son rêve la nuit dernière.