Hôtellerie suisse: hausse de 47,3% des nuitées au 1er semestre 2022

L’hôtellerie en Suisse a enregistré 16,9 millions de nuitées au cours du premier semestre 2022, soit une hausse de 47,3% (+5,4 millions) par rapport à la même période de 2021. Avec un total de 10,0 millions de nuitées, la demande indigène a progressé de 8,0% (+740 000). Quant à la demande étrangère, elle a fortement progressé de 212,8% (+4,7 millions) pour atteindre 6,9 millions de nuitées. Tels sont les résultats provisoires de l’Office fédéral de la statistique (OFS).

Au cours du premier semestre 2022, la demande est restée fortement positive par rapport aux mêmes mois de l’an dernier. À titre comparatif, le premier semestre 2022 présente une baisse des nuitées de 10,0% par rapport aux six premiers mois de 2019. Ces diminutions sont à mettre en relation avec l’inexistence du COVID-19 lors de la même période en 2019.

Forte hausse des nuitées étrangères lors du premier semestre 2022

Lors du 1er semestre 2022, la demande étrangère a fortement progressé (+212,8%) par rapport à la même période de 2021. Les augmentations varient entre +162,8% au mois de janvier à +240,1% au mois de juin. Par rapport à 2019, la demande étrangère reste toutefois inférieure de 32,4% lors du premier semestre 2022.

Au niveau de la provenance des hôtes, la demande a été fortement positive tous continents confondus par rapport au premier semestre 2021. L’Europe, avec 2,8 millions de nuitées supplémentaires (+142,6%) représente 70,2% de la demande étrangère. Quant à la clientèle asiatique (+727 000 nuitées / +918,3%) et la clientèle américaine (+1,0 million / + 1005,1%) elles ont contribué ensemble à 27,6% de la demande étrangère.

La demande indigène en augmentation

Lors du premier semestre 2022, les nuitées indigènes ont augmenté de 8,0% par rapport à la même période de 2021 et même de 16,7% par rapport au premier semestre 2019. Sur les six premiers mois de 2022, les mois d’avril (–10,5%) et de mai (–7,8%) se distinguent par des résultats en recul. Les autres mois ont quant à eux, connu des croissances parfois très marquées, à l’instar de janvier (+42,7%) et de mars (+23,5%). En comparaison avec 2019, seul le mois de janvier a connu une baisse (–2,3%), tous les autres mois étaient en augmentation.

Hausse des nuitées dans la plupart des régions touristiques

Au niveau des régions touristiques, douze régions sur treize ont enregistré une hausse de nuitées au cours du premier semestre 2022 par rapport à la même période de l’année précédente. Les plus fortes augmentations relatives ont été enregistrées à Genève (+175,2%), dans la région zurichoise (+155,8%) ainsi que dans la région bâloise (+96,8%). De son côté, le Tessin a connu un recul (–13,3%) par rapport au 1er semestre 2021. En comparaison avec 2019, seules quatre régions touristiques ont un niveau de fréquentation supérieur, à savoir le Tessin (+15,2%), les Grisons (+5,8%), Jura & Trois-Lacs (+2,9%), et la Suisse orientale (+2,4%).

Au premier semestre 2022, la demande indigène était en augmentation dans dix régions touristiques sur treize. La croissance des nuitées suisses a été la plus marquée dans les régions citadines (+71,2% pour la région zurichoise ; +58,3% pour Genève et +42,0% pour la région bâloise).  Les hausses de la demande indigène au sein des autres régions s’échelonnent entre +1,5% (Région Berne) et +26,2% (Région Argovie et Soleure). Seuls le Tessin (–29,3%), Lucerne / Lac des Quatre Cantons (–1,5%) et Jura & Trois-Lacs (–0,1%) ont connu un recul de la demande indigène. Quant à la demande étrangère, toutes les régions touristiques sont en hausse. La plus forte augmentation relative a été enregistrée dans la région Berne (+359,6%).

La situation sur le marché du travail en juillet 2022

Les chômeurs inscrits en juillet 2022 – Selon les relevés du Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO), à fin juillet 2022, 91’474 personnes étaient inscrites au chômage auprès des offices régionaux de placement (ORP), soit 1’037 de moins que le mois précédent. Le taux de chômage est resté inchangé à 2,0% pendant le mois sous revue. Le chômage a diminué de 36’805 personnes (-28,7%) par rapport au mois correspondant de l’année précédente.

Le chômage des jeunes en juillet 2022
Le chômage des jeunes (de 15 à 24 ans) a augmenté de 331 personnes (+4,3%), passant à 8’089. Par rapport au même mois de l’année précédente, il a diminué de 4’112 personnes (-33,7%).

Chômeurs de 50-64 ans en juillet 2022
Le nombre des chômeurs de 50-64 ans a diminué de 969 personnes (-3,3%) pour s’établir à 28’309 personnes. Par rapport au même mois de l’année précédente, cela correspond à une diminution de 10’833 personnes (-27,7%).

Demandeurs d’emploi en juillet 2022
L’ensemble des demandeurs d’emploi inscrits se chiffre à 163’315 personnes, soit 5’629 de moins que le mois précédent et 55’868 (-25,5%) de moins qu’au même mois de l’année précédente.

Places vacantes annoncées en juillet 2022
Le 1er juillet 2018, l’obligation d’annoncer les postes vacants pour les genres de professions dont le taux de chômage national atteint au moins 8% a été introduite dans toute la Suisse; depuis le 1er janvier 2020, cette valeur seuil est passée à 5%. Il a diminué de 3’738 en juillet, passant à 68’004. Parmi ces 68’004 places, 54’732 étaient soumises à l’obligation d’annonce.

Réductions de l’horaire de travail décomptées en mai 2022
En mai 2022, les réductions de l’horaire de travail (chômage partiel) ont touché 5’552 personnes, soit 1’315 de moins (-19,1%) que le mois précédent. Le nombre d’entreprises ayant eu recours à de telles mesures a diminué de 217 unités (-18,4%), passant à 960, celui des heures de travail perdues de 52’666 unités (-14,7%), pour s’établir à 305’003 heures. L’année précédente à la même époque (mai 2021), le chômage partiel avait sévi dans 35’517 entreprises, touchant 257’467 personnes et entraînant la perte de 15’985’544 heures de travail.

Personnes arrivées en fin de droits en mai 2022
Selon les données provisoires fournies par les caisses de chômage, 2’481 personnes ont épuisé leurs droits aux prestations de l’assurance-chômage dans le courant du mois de mai 2022.

Ukraine : la Suisse met en place de nouvelles sanctions

Le 3 août 2022, le Conseil fédéral a prononcé de nouvelles sanctions à l’encontre de la Russie en raison de la poursuite de l’agression militaire russe en Ukraine. Ainsi, il reprend le dernier train de sanctions de l’UE dans le domaine de l’or et des produits en or. Les mesures entrent en vigueur le 3 août 2022, à 18 heures.

 

En réponse à l’agression militaire russe qui se poursuit en Ukraine, l’Union européenne (UE) a adopté, le 21 juillet 2022, de nouvelles sanctions contre la Russie (train de mesures de maintien et d’alignement). Parmi toutes les mesures, le Conseil fédéral a décidé, le 3 août 2022, de mettre en œuvre celles dont la reprise est jugée urgente du point de vue temporel ou matériel. Il s’agit principalement de l’interdiction d’acheter, d’importer ou de transporter de l’or et des produits en or en provenance de Russie. Tout service lié à ces biens est également interdit.

La Suisse est déterminée à contribuer à la lutte contre les crises alimentaires et énergétiques dans le monde. Le Conseil fédéral précise qu’aucune des sanctions prises à l’encontre de la Russie ne vise les échanges de produits agricoles et alimentaires entre des pays tiers et la Russie. Afin d’éviter des perturbations dans les canaux de paiement, le Conseil fédéral a introduit, à l’instar de l’UE, deux nouvelles exceptions pour les transactions portant sur des produits agricoles et le transport de pétrole vers des pays tiers.

Sberbank, la plus grande banque de Russie, est désormais soumise au gel des avoirs et à l’interdiction de mise à disposition de certains avoirs ou ressources économiques. De nouvelles dérogations sont prévues afin de garantir la liquidation ordonnée d’opérations ou la vente de filiales de la Sberbank. Le 29 juillet 2022, le Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) avait déjà ajouté 54 personnes et 9 entreprises et entités à la liste suisse des personnes et entités sanctionnées dans le contexte de la guerre en Ukraine, qui correspond ainsi intégralement à celle de l’UE.

Dans le cadre du train de mesures de maintien et d’alignement, l’UE a également adapté diverses mesures existantes sur les plans technique et linguistique. Le Conseil fédéral a chargé le DEFR de modifier en conséquence l’ordonnance instituant des mesures en lien avec la situation en Ukraine. Ces adaptations techniques entreront en vigueur à une date ultérieure.

« Au point de basculement – faire face aux risques nucléaires & revenir sur la voie du désarmement»

Discours prononcé par le président de la Confédération et chef du Département fédéral des affaires étrangères DFAE, Ignazio Cassis – à l’occasion de la Conférence des Parties chargées d’examiner le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) de 2022 à New York – Seules les paroles prononcées font foi.

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,

Il y a 60 ans, lors de la crise des missiles de Cuba, le monde a contemplé l’abîme. Les menaces nucléaires inacceptables proférées par la Russie dans le cadre de son agression militaire contre l’Ukraine, nous rappellent une fois de plus l’épée de Damoclès suspendue au-dessus de nos têtes.

Toute utilisation d’armes nucléaires briserait le tabou nucléaire existant depuis 75 ans et risquerait de provoquer une nouvelle escalade. Nous savons que toute utilisation d’armes nucléaires aurait des conséquences humanitaires catastrophiques. Cette conférence devrait renforcer la norme contre l’utilisation des armes nucléaires.

1.    Revenir sur la voie de la maîtrise des armements et du désarmement

Les risques nucléaires sont plus élevés que jamais depuis la fin de la guerre froide. Nous devons mettre d’accord sur un ensemble de mesures visant à réduire ces risques. Cette conférence doit fixer le cap d’un changement urgent et nécessaire : réduire le rôle des armes nucléaires, réduire la probabilité d’un accident nucléaire ou d’un emploi résultant d’un malentendu. Les paroles doivent être complétées par des faits pour éviter des catastrophes humanitaires et environnementales.

La Suisse, avec ses partenaires de l’Initiative de Stockholm, a présenté un document de travail comprenant un ensemble de mesures visant à réduire les risques nucléaires maintenant, avant qu’il ne soit trop tard.

Mais les risques nucléaires subsisteront jusqu’au démantèlement de la dernière de ces armes. Nous appelons les Etats dotés à renoncer à l’accumulation d’armes nucléaires et à leur mise en scène – pour revenir sur la voie de la maîtrise des armements et du désarmement.
Même si la réduction des arsenaux nucléaires est à l’arrêt, nous devons réaffirmer notre objectif : un monde exempt d’armes nucléaires Dans le cadre de l’Initiative de Stockholm nous avons ainsi défini des jalons, les 26 Stepping Stones.

2.    Volonté politique pour relever les défis régionaux en matière de non-prolifération

Monsieur le Président,

Les récents développements internationaux ont montré la vulnérabilité des installations nucléaires civiles. Nous devons nous assurer que ces installations soient sûres et sécurisées en toutes circonstances, y compris pendant les conflits armés. Ne pas le faire aurait des conséquences humanitaires et environnementales catastrophiques. Je félicite le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) d’avoir défini les sept piliers indispensables de la sûreté et de la sécurité nucléaires, qui doivent être respectés et mis en œuvre en toutes circonstances. Le respect de ces sept piliers nous permet une utilisation pacifique de l’énergie nucléaire en grande sécurité.

Pour que le TNP soit efficace, nous devons faire respecter sa norme de non-prolifération : Nous devons en particulier relever les défis régionaux et, par exemple, condamner la poursuite du développement du programme nucléaire de la RPDC, en violation des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Nous avons également besoin d’un retour sans délai au Plan d’action global commun par toutes ses parties. Et nous devons soutenir avec conviction le système de garanties de l’AIEA, qui constitue l’épine dorsale du régime de non-prolifération nucléaire.

3.    La promotion de la paix et de la sécurité est l’une des principales priorités

M. le Président,

L’année dernière, le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires est entré en vigueur. Ayant participé à la première Réunion des Etats parties à cet instrument en tant qu’observatrice, la Suisse se pose la question si ce nouveau traité peut trouver sa place dans l’architecture normative s’articulant autour du TNP, et si les efforts dans ce domaine peuvent être complémentaires. Est-il possible de viser le désarmement nucléaire sans les pays détenteurs de l’arme nucléaire ?

Monsieur le Président,

La promotion de la paix et de la sécurité est l’une des principales priorités de la Suisse. Nous nous engageons à faciliter le dialogue et à construire des ponts, y compris lors de cette conférence.
Je vous remercie de votre attention.

Fête du 1er août 2022: Discours du président de la Confédération à Ouchy

Depuis ce matin, depuis que je suis monté dans le train de 8 :01 à Lugano, j’ai senti une émotion profonde monter en moi. Tout au long du trajet j’ai fait de belles rencontres, accompagné par une équipe des jeunes qui prendra un jour notre relève.  Après une première étape dans le Canton de Zürich (Knonau), nous nous sommes arrêtés à Granges, dans le Canton de Soleure, puis à Yverdon et maintenant me voici arrivé au terme de mon voyage, au paradis. Oui, Mesdames et Messieurs, ici à Ouchy – au bord de ce magnifique Léman – nous sommes au paradis !

Je sais que plusieurs d’entre vous ressentent aussi une émotion spéciale, en ce jour spécial. Plus qu’une émotion, pour moi c’est un sentiment. Le sentiment de reconnaissance pour notre patrie! La reconnaissance d’avoir la chance de vivre en liberté, en sécurité, dans une démocratie solide. Une démocratie qui valorise ses diversités, une démocratie qui cultive sa richesse culturelle. Ce soir un Tessinois vous parle à Lausanne et un Vaudois – le conseiller fédéral Guy Parmelin – parle au Tessin, à Sessa, dans le village de mon enfance.

Ceci est une chance inestimable, mais aussi une grande responsabilité, individuelle comme collective. La liberté et le respect, en effet, ne vont pas de soi. Ils se cultivent tout au long des générations et c’est notre devoir – à nous toutes et nous tous – de les préserver.

Il est vrai que depuis quelque temps, notre résistance est mise à rude épreuve.
Nous subissons des bouleversements climatiques : canicule, intempéries, incendies. Nos cultures souffrent, nos lacs sont asséchés, nos glaciers fondent et – ces jours là – nous avec eux.

Nous avons aussi découvert le Covid, et avec lui les confinements, le port du masque, le télétravail. Certains d’entre nous ont perdu des proches, d’autres ont vécu des terribles périodes d’incertitudes.

Et, comme si ceci n’avait pas été suffisant, l’impensable s’est produit le 24 février dernier :  une nouvelle guerre a éclaté sur le sol européen, à 2300 km d’ici. L’attaque brutale de la Russie contre l’Ukraine, avec son lot d’horreurs, ses victimes et ses millions de réfugiés.
Des femmes et des enfants qui ont dû fuir leur maison, leur patrie, laissant leurs maris, leurs pères sur place, pour défendre leur patrie.

Cette guerre marque la fin d’une époque et le début d’une nouvelle ère, avec toutes ses incertitudes. Cette guerre remet en question notre système de sécurité en Europe, elle redéfinit les équilibres de la planète. Cette guerre nous oblige à revoir rapidement nos sources d’approvisionnement énergétique. Elle menace de famine l’Afrique et le Moyen-Orient. Cette guerre exacerbe les conséquences de la pandémie, comme l’endettement des Etats. L’inflation est ainsi de retour, même si – pour l’instant – elle nous frappe moins que nos pays voisins et amis. Cette guerre nous plonge dans une période d’instabilité et nous devons nous y préparer.

Pas de doute : il y a deux ans et demi, nous vivions dans un autre monde.
Mais qu’est-ce que cela signifie pour la Suisse, pour notre sécurité, pour la liberté, pour la prospérité, pour notre indépendance ? Sommes-nous prêts à accepter que nos intérêts personnels puissent – tout au moins partiellement – passer au second plan ? Et que nos intérêts nationaux ne puissent plus être défendus par nous seuls, mais en coopération avec des pays qui partagent nos mêmes valeurs? Sommes-nous prêts à relever les défis qui nous attendent ?

La réponse est oui ! Mesdames et Messieurs, j’en suis persuadé. Nous aurons la force et le courage de parler de sécurité, de neutralité, d’approvisionnement énergétique, de renchérissement. C’est dans des moments de crise que la puissance de notre pays s’exprime au mieux, que la responsabilité de chaque citoyen se manifeste pleinement.  Car c’est bien cela qui a fondé la Suisse que nous connaissons !

En recentrant la politique sur l’essentiel, en nous concentrant davantage sur les questions d’avenir, nous – les citoyens avec nos institutions – nous avons certainement les ressources de faire face à cette nouvelle période de tensions. Avec humilité et modestie, puisqu’il n’y a pas de baguette magique nationale pour résoudre les crises planétaires.

Je vous parlais tout à l’heure du sentiment patriotique. La patrie évoque un lien d’appartenance, d’attachement. La patrie est identité. Et c’est tellement vrai en Suisse, avec toute notre diversité. La pluralité des langues, des cultures, mais également de nos histoires et de nos sentiments ne sont pas, chez nous, un facteur de division. Bien au contraire, cette diversité nous unis ! Bien sûr, ce n’est pas toujours facile et nous nous moquons souvent – mais avec bienveillance – des autres cultures. Mais cette pluralité, avec les institutions qu’elle a su créer au fil du temps, est notre identité.

J’ai fait mes études de médecine à l’Université de Zürich, j’ai travaillé et je me suis marié dans ce beau canton de Vaud et je suis enraciné au Tessin. Vous voyez, la patrie est bien plus que le simple lieu où l’on habite. La patrie est un sentiment. Et je dois reconnaître que ce sentiment m’a envahi toute la vie – comme il l’a fait aujourd’hui lors de mon voyage au travers de la Suisse.

Pour nous la patrie est bien sûr également un sentiment de liberté et de sécurité. Mais ce n’est malheureusement pas le cas pour des millions de personnes dans le monde.

Pensez à l’Ukraine. Imaginez votre pays en ruines, votre maison détruite, ne pas savoir de quoi seront faits vos lendemains. Imaginez ce que c’est que de vivre avec la destruction et la mort, et de devoir fuir. Ces hommes-là, ces femmes-là avec leurs enfants, vivent dans le désespoir, le deuil et la peur. Leur vie a été chamboulée du jour au lendemain. Leur détresse nous renvoie à notre propre confort, avec cette terrible mais nécessaire prise de conscience : Il ne va pas de soi d’être libre et d’avoir un chez-soi.

J’ai évoqué la traversée de Suisse que j’ai effectué aujourd’hui. La première étape m’a mené à Knonau. Vous avez peut-être en mémoire ces faits historiques : Knonau, près de Gisikon, 1847, guerre du Sonderbund. Le canton de Vaud était alors du côté des vainqueurs. Ce fut la dernière guerre sur sol suisse. Elle fut suivie par l’adoption de la Constitution fédérale en 1848. Depuis cette date, nous vivons en paix et en liberté.

Comme je vous l’ai dit : cela ne va pas de soi. C’est un privilège pour lequel nous devons nous engager – toutes et tous. La solidarité envers les réfugiés de guerre fait partie de cet engagement. Nous sommes appelés à apporter notre aide à ces familles, ayant trouvé refuge chez nous, pour qu’elles puissent continuer à éprouver, elles aussi, ce sentiment de patrie, pour les aider à reconstruire leur pays.

Toutes ces crises qui se chevauchent en cette année présidentielle sont un défi, mais également un enrichissement. Je suis fier d’être le président d’un pays qui, en l’espace de quelques jours, a ouvert ses portes et son cœur à plus de 50 000 personnes en détresse. Je suis fière de vous – Mesdames et Messieurs – qui avez ouvert les portes de vos foyers pour accueillir ces mères et leurs enfants !

Car c’est également ça, la patrie. La patrie c’est « nous ». Et si nous sommes aujourd’hui dans une situation enviable par rapport à d’autres, les défis planétaires nous concernent nous aussi. Car ce vaste monde est également notre chez-nous.

Le temps est venu de se serrer les coudes. Tout ne peut pas être garanti. Pensons davantage à la génération suivante, à préserver notre patrie, avec responsabilité, modestie, diligence et solidarité. Pour la Suisse, notre patrie, pour la Suisse, nation exportatrice, et pour la Suisse, membre de la communauté internationale.
Sa réussite, la Suisse la doit à ces atouts qu’elle a su mettre à profit. Faire preuve de mesure dans les périodes fastes et ne pas désespérer dans les périodes moins favorables, nous permet de résister aux crises. Nous sommes riches de cette sagesse héritée de 731 ans d’histoire. Nous avons appris à vivre ensemble, à nous engager pour la démocratie.

Ce qui est bien plus précieux que tous les joyaux du monde. A nous tous et toutes de le préserver, grâce à notre engagement quotidien !

Joyeuses fêtes du 1. Août ! Vive la Suisse !

La Suisse soutient la biennale européenne au Kosovo

La Suisse, en tant que l’un des principaux donateurs au niveau de la scène culturelle et artistique du Kosovo, a l’honneur de soutenir l’organisation de la la biennale nomade européenne Manifesta Prishtina 2022, d’après une annonce de l’ambassade de Suisse au Kosovo.

Samedi, à l’occasion du début de cet effort extraordinaire visant à rendre les espaces publics aux citoyens, l’ambassade de Suisse a organisé une réception avec le maire de la municipalité de Pristina. Progress Rama et ses partenaires dans le jardin du musée ethnologique.

“La Manifesta 14 Prishtina sera ouverte au public pendant 100 jours, avec un programme interdisciplinaire, comprenant des interventions artistiques et urbaines, des performances, des ateliers et des événements dans tout Pristina”, détaille l’annonce.

 

La sécheresse perturbe l’approvisionnement de la Suisse en produits pétroliers

Les difficultés logistiques d’approvisionnement par le Rhin et par les voies de chemins de fer étrangers entravent le ravitaillement en produits pétroliers. Afin de garantir l’approvisionnement de la Suisse, l’Office fédéral pour l’approvisionnement économique du pays (OFAE) a décidé de réduire la quantité de réserves obligatoires de 6,5 %. Cette mesure sera effective entre le 25 juillet et début septembre 2022.

Bien qu’il y ait suffisamment de produits pétroliers sur le marché international, ceux-ci ne peuvent que partiellement être acheminés vers la Suisse. Deux raisons expliquent cette situation : premièrement, la sécheresse prolongée entraîne une baisse du niveau des eaux record sur le Rhin, si bien que la capacité de chargement des navires a dû être réduite drastiquement. Deuxièmement, le trafic ferroviaire transfrontalier est affecté par des annulations et des retards massifs en raison d’un manque de personnel et de travaux.

Afin de garantir malgré tout l’approvisionnement de la Suisse en produits pétroliers, l’OFAE a décidé de réduire temporairement de 245 000 m3 les réserves obligatoires de produits pétroliers jusqu’à début septembre 2022. Cette quantité correspond à environ 6,5 % de l’ensemble des réserves obligatoires d’huiles minérales fixées par la Confédération ou à environ 25 % des ventes mensuelles.

En temps normal, l’approvisionnement du pays en produits pétroliers se fait principalement par le réseau ferré international et par le Rhin ainsi que par la raffinerie de Cressier. La dernière réduction des réserves obligatoires de produits pétroliers remonte à 2018, déjà suite à un été extrêmement sec qui a entraîné une forte réduction des capacités de transport rhénan.

Canicule : l’armée soutient un premier canton dans l’approvisionnement en eau du bétail sur des alpages difficiles d’accès

L’eau se fait plus rare à certains endroits en raison de la sécheresse persistante de ces derniers mois. Lorsque les autres moyens sont épuisés, les cantons peuvent déposer des demandes d’aide pour assurer la survie des animaux de rente dans les exploitations de montagne. L’armée apporte son soutien en assurant des transports d’eau dans le cadre de l’aide militaire en cas de catastrophe en Suisse. Les premiers vols d’hélicoptères ont lieu dans le canton d’Obwald. L’armée n’a pas reçu d’autres demandes pour le moment.

Sur plusieurs alpages, l’approvisionnement du bétail en eau est difficile vu le manque de précipitations de ces derniers mois. Un premier canton a sollicité l’aide de l’armée. Le transport d’eau par hélicoptère de l’armée a lieu pour le canton d’Obwald sur l’alpage de Gräfimatt dans la commune de Kerns. En l’occurrence, l’eau est puisée dans le lac de Sarnen. Les autorités justifient leur demande par le fait qu’il n’est pas possible de réaliser l’approvisionnement en eau par une route ou de déplacer les animaux de rente. Comme d’autres moyens font défaut, l’armée doit apporter son aide.

Pour faire face aux éventuelles demandes d’aide, le DDPS a autorisé, dans le cadre de l’aide militaire en cas de catastrophe, un service d’appui du 20 juillet 2022 au 31 août 2022 au plus tard. Chaque éventuelle demande sera examinée sous l’angle de la subsidiarité. Les prestations autorisées sont fournies, d’entente avec les commandants des divisions territoriales 1 à 4, par les Forces aériennes et d’autres formations de l’Armée suisse. En cas de feux de forêts, l’Armée suisse interviendra en priorité en faveur de la lutte contre les incendies.

En plus du service d’appui, l’armée soutient également les cantons en leur prêtant du matériel si nécessaire.

Le 1er août du président de la Confédération Ignazio Cassis : Sur les rails de la diversité suisse

Pour célébrer la fête nationale, le lundi 1er août 2022, le président de la Confédération Ignazio Cassis entamera un voyage en train, ponctué de plusieurs arrêts à la rencontre de la population sur des lieux symboliques de l’histoire suisse. Il sera accompagné par une délégation de jeunes italophones qui seront ensuite rejoints par des jeunes Vaudois.

Cette journée de voyage débutera à Lugano (TI) et se terminera sous les feux d’artifices au bord du lac Léman. En chemin, Ignazio Cassis s’arrêtera à Knonau (ZH) pour partager un brunch populaire à la ferme, avant de rejoindre Grenchen (SO) et ses habitants. Tant Knonau, à proximité des terres qui ont vu les guerres de Kappel et la bataille du Sonderbund, que Grenchen, théâtre de luttes sociales, sont des symboles de cette capacité typiquement suisse de se réconcilier après des conflits parfois fratricides.

Toujours en train, le Président de la Confédération rejoindra la Suisse romande en fin de journée, destination Lausanne avec escale à Yverdon-les-Bains. Après son arrivée dans le nouveau quartier des Arts, sur l’esplanade de Plateforme 10, Ignazio Cassis rejoindra le quartier d’Ouchy pour assister au traditionnel feu d’artifice organisé par la Ville de Lausanne.

Dialogue et cohésion : nos richesses inestimables

En ces temps incertains, le président Cassis a ainsi décidé de placer son voyage sous le signe de la diversité et de la réconciliation. « Cette culture du dialogue que nous avons en Suisse est une richesse inestimable. Notre capacité de cohésion est une force que nous devons préserver à tout prix. L’histoire récente nous montre que la paix et la sécurité ne sont jamais acquises », estime le président Ignazio Cassis.

Blerinda, ambassadrice du climat et de l’environnement au Kosovo

Rester proche de son pays, c’est rester proche de sa nature : voici la plus belle conception du patriotisme, celle que propose Blerinda Veliu, passionnée par la terre, les plantes et les espèces qui l’habitent. Après avoir passé un an et demi à l’étranger pour ses études, elle est revenue au Kosovo pour mettre son savoir universitaire et ses nouvelles expériences au service de sa terre natale. Elle y co-fonde alors, avec sa sœur Arnita, la start-up « Botanic », dont les thés bio certifiés sont distribués partout au Kosovo et même à l’étranger.

Pour Blerinda, l’agriculture est une profession noble, et c’est pourquoi elle n’a jamais voulu délocaliser son entreprise de son village ; rester près de la nature et des plantations est primordial à ses yeux.

Consciente que les pays d’Europe de l’ouest sont bien plus développés, comme elle l’a constaté de ses propres yeux, elle sait également que cette prospérité est le résultat de sacrifices et d’efforts réalisés par leurs peuples. Ainsi, Blerinda est déterminée à tout faire pour contribuer au développement du Kosovo dans son ensemble, et à la protection de sa nature en particulier.

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Les déséquilibres s’accentuent sur le marché du logement

Dans la ligne de l’évolution observée depuis le milieu de la précédente décennie, les déséquilibres s’accentuent sur le marché suisse de l’immobilier. Telle est la conclusion du dernier monitorage «Libre circulation des personnes et marché du logement», qui est réalisé chaque année sur mandat de l’Office fédéral du logement (OFL). Ce monitorage montre également que l’écart entre le marché locatif et le marché de la propriété se creuse. Malgré une légère détente à l’échelle nationale, l’offre de logements se raréfie sensiblement dans certains endroits, notamment autour de Zurich et de Zoug. Là où l’activité de construction de logements locatifs recule, on assiste dans certains cas à un assèchement du marché ou à l’aggravation d’une pénurie déjà existante.

Si l’on adopte une perspective globale, en 2021, la croissance des ménages et l’activité de construction évoluaient presqu’à l’unisson. Ce constat laisse conclure à une légère détente du marché, ce qui est néanmoins trompeur. Le phénomène ne concerne en effet pratiquement que la région lémanique, où l’on observe une diminution de l’excédent de la demande aussi bien concernant les logements à louer que les logements en propriété. Dans le même temps, c’est aussi la grande région qui connaît la plus forte croissance des ménages, avec une augmentation largement prédominante des ménages suisses.

Tensions grandissantes sur les marchés de Suisse centrale et de la région de Zurich

Les taux de croissance des ménages suisses et étrangers correspondent aux niveaux de l’année précédente. Alors que, dans l’ensemble, le nombre de ménages suisses a connu une hausse légèrement plus marquée, c’est en Suisse centrale que l’on enregistre l’augmentation la plus notable du nombre de ménages étrangers en 2021. Avec la région de Zurich, c’est là que le marché du logement présente le déficit d’offre le plus marqué, tant dans le marché locatif que dans celui de la propriété.

Ces deux régions se caractérisent par une tension prononcée dans le segment de prix inférieur du marché locatif et souffrent clairement d’un approvisionnement insuffisant. Le canton du Tessin, qui connaît le marché le plus détendu du pays, constitue le pôle opposé à ces marchés sous forte pression.

Les autres régions suisses se situent entre ces deux extrémités, avec, globalement, un marché presque équilibré. C’est le cas en particulier en Suisse du Nord-Ouest, en Suisse orientale et, dans une moindre mesure, dans l’Espace Mittelland (BE, FR, JU, NE, SO), où les marchés de la location font office de tampons face à l’offre déficitaire de logements en propriété.

Cet effet tampon est d’ailleurs essentiel, car la proportion de logements en propriété a fléchi depuis 2021. La part des propriétaires est d’environ 41% chez les ménages suisses, et d’environ 12% chez les ménages étrangers. Ce ne sont donc pas les ménages étrangers qui sont la cause première de la hausse des prix des logements en propriété.

Les signes clairs de surchauffe du marché du logement devraient très probablement s’atténuer dans le courant des années 2022/2023. On ignore encore si les régions les plus touchées que sont Zurich et la Suisse centrale connaîtront une détente. Des tendances baissières font fléchir la demande intérieure, mais la question reste ouverte quant à l’évolution de l’immigration et de l’activité de construction.

Monitorage «Libre circulation des personnes et marché du logement»

Élaboré depuis 2009 par la communauté de travail Meta-Sys AG / ZHAW sur mandat de l’OFL, le monitorage «Libre circulation des personnes et marché du logement» se distingue d’autres études de marché en trois points. Premièrement, il se focalise sur l’évolution du nombre de ménages suisses et étrangers et sur celle de leurs revenus, en tant que principaux moteurs de la demande. Deuxièmement, il procède à une analyse globale du marché de la location et du marché de la propriété, ce qui permet de tenir compte de l’effet tampon que chacun peut avoir sur l’autre et d’obtenir une vue d’ensemble de l’approvisionnement en logements. Troisièmement, l’analyse est ventilée par segments de prix et de pouvoir d’achat.

Les résultats sont présentés sous la forme de huit rapports succincts, dont un porte sur la Suisse dans son ensemble, et les sept autres sur chacune des grandes régions définies par l’Office fédéral de la statistique.

La Confédération conclut un contrat pour l’achat d’un médicament supplémentaire pour le traitement du COVID-19

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a conclu un contrat avec AstraZeneca Suisse portant sur l’acquisition d’environ 1200 doses de tixagevimab/cilgavimab, un médicament prévu pour la prévention et le traitement du COVID 19. Il s’agit du deuxième contrat avec l’entreprise pharmaceutique concernant la réservation de ce médicament.

Le médicament issu de la combinaison des deux anticorps tixagevimab et cilgavimab permet de protéger les personnes à risque dont le système immunitaire est affaibli contre une évolution grave du COVID-19. De récentes études montrent que ce médicament, initialement utilisé uniquement à titre préventif, est aussi efficace pour traiter les personnes qui ont contracté la maladie. La quantité réservée a été augmentée de manière à pouvoir également traiter ces patients.

Ce médicament n’a pour l’instant pas reçu d’autorisation de mise sur le marché, mais, sur la base du règlement COVID-19 3, il peut déjà être utilisé pendant une procédure d’autorisation en cours pour le traitement de patients Covid-19. L’ordonnance 3 sur le Covid-19 prévoit des exceptions à la procédure habituelle d’autorisation de mise sur le marché si, sur la base des données disponibles, le médicament en question sert à prévenir et à combattre le Covid-19.

Les anticorps monoclonaux sont des anticorps produits en culture cellulaire et injectés au patient pour neutraliser le virus. Des études cliniques ont démontré que ces traitements offrent une protection efficace contre les formes graves de la maladie.

Deuxième trimestre 2022 : huitième hausse trimestrielle consécutive

Le commerce extérieur suisse s’est encore renforcé dans les deux directions du trafic au 2e trimestre 2022, atteignant de nouveaux sommets. Les exportations ont progressé de 0,9% et les importations de 2,4% par rapport au trimestre précédent. Les prix ont grimpé tant à l’entrée qu’à la sortie. La balance commerciale boucle avec un excédent de 7,6 milliards de francs.

Au cours du 2e trimestre 2022 et sur une base désaisonnalisée, les exportations se sont accrues de 0,9% ou 603 millions de francs (réel :
−0,5%). Avec cette huitième hausse trimestrielle consécutive, elles signent un nouveau record à 66,2 milliards de francs. Les importations se sont renforcées de 2,4% (réel : +0,6%) pour atteindre un plus haut historique à 58,6 milliards de francs. La balance commerciale boucle avec un excédent de 7,6 milliards de francs – le plus bas enregistré depuis le 3e trimestre 2020.

Les exportations horlogères stagnent à un haut niveau
Au 2e trimestre, la hausse des exportations a reposé sur trois groupes de marchandises : les machines et électronique (+420 millions de francs), la bijouterie et joaillerie (+334 millions) ainsi que les métaux (+223 millions). Ces derniers font preuve de dynamisme depuis le début de l’année et se voient propulsés à un niveau record. Les instruments de précision ont légèrement progressé par rapport au trimestre précédent tandis que les ventes horlogères stagnaient à un haut niveau. En revanche, les produits chimiques et pharmaceutiques ont subi un revers de 1,2% ou 403 millions de francs. Ici, le recul a touché tous les sous-groupes, produits immunologiques en tête (−1,3 milliard de francs).

«Énergie solaire»: la nouvelle monnaie spéciale suisse

«Énergie solaire», la pièce d’argent de 20 francs assortie de couleurs et d’éléments fluorescents

Outre la force hydraulique, le solaire et l’éolien constituent les piliers de la stratégie suisse en matière d’énergies renouvelables, bien qu’ils ne soient encore exploités qu’en des quantités très modestes. L’utilisation des énergies renouvelables, qui sont par définition inépuisables, nous permettra de réduire notre dépendance au pétrole, au gaz et au nucléaire et, à long terme, même d’abandonner tout approvisionnement en énergies fossiles.

En frappant la série «Énergies d’avenir», Swissmint entend attirer l’attention sur le changement climatique et les énergies renouvelables, des thèmes qui nous concernent toutes et tous de près. La monnaie spéciale «Énergie solaire» qu’elle présente aujourd’hui poursuit la série de trois pièces commencée en 2021.

L’avers de cette pièce d’argent d’une valeur de 20 francs se compose de deux parties différentes. La moitié supérieure figure un lever de soleil déployant ses rayons alentour, sous une forme abstraite et en couleur. La moitié inférieure représente divers éléments techniques liés à la production effective d’énergie solaire (par ex. éléments contribuant au fonctionnement d’une cellule photovoltaïque, dessins techniques d’éléments de construction ou données concernant la part de l’énergie solaire exploitée en Suisse). En outre, les notions «SONNE» et «ENERGIE», suivies de la traduction correspondante du premier terme en français («soleil») et en italien («sole»), bordent le côté inférieur de la pièce. Comme c’est déjà le cas pour la monnaie spéciale dédiée à l’énergie hydraulique, les éléments fluorescents se mettent à briller dans l’obscurité. On doit la conception de la monnaie spéciale au graveur Benjamin Löbbert de Swissmint.

Le revers a été remanié par Remo Mascherini, graveur de Swissmint. En reprenant l’histoire thématisée sur l’avers de la monnaie, Swissmint entend créer un lien entre les deux faces. Sur le bord du revers apparaissent dans le sens des aiguilles d’une montre les mots «CONFOEDERATIO HELVETICA», le millésime 2022, le poinçon «B» et la valeur de la pièce «20 FR». Au centre figure un dessin technique du soleil et de cellules solaires.

La nouvelle présentation du revers composée d’un texte sur le bord et d’une image au centre pourra être utilisée pour toutes les futures monnaies spéciales.

Cette pièce d’argent est uniquement disponible à la vente en qualité flan bruni avec étui et certificat d’authenticité numéroté, et fait partie de la série de trois pièces «Énergies d’avenir». La série s’achèvera en 2023 avec la monnaie spéciale «Énergie éolienne».

La nouvelle monnaie commémorative de Swissmint sera disponible dès le 21 juillet 2022 en quantité limitée sur le site www.swissmintshop.ch ainsi qu’auprès de certains négociants en monnaies et certaines banques.

Qualité de la monnaie
«Flan bruni»: frappe individuelle de la plus haute qualité, exécutée à l’aide d’un coin pouvant servir environ 500 fois au maximum; flan traité en surface et poli selon un processus complexe; pièces emballées individuellement dans une capsule transparente et vendues dans un étui accompagné d’un certificat d’authenticité numéroté.

Monnaie fédérale Swissmint
La Monnaie fédérale Swissmint frappe les monnaies courantes de la Suisse, destinées aux opérations de paiement. Pour le marché de la numismatique, elle émet aussi régulièrement des monnaies courantes ou spéciales de qualité particulière. Les pièces bimétalliques, tout comme celles en argent ou en or, ont une valeur nominale officielle et sont disponibles dans différentes qualités.

L’armée soutient l’Ukraine avec son savoir-faire en matière de déminage humanitaire

Le nombre de zones contaminées par des mines et des munitions non explosées en Ukraine a fortement augmenté depuis le début de la guerre. L’Armée suisse aide les autorités civiles ukrainiennes à relever ce défi en invitant des spécialistes ukrainiens à suivre des cours de formation au déminage humanitaire en Suisse.

Les surfaces contaminées par des mines, des armes à sous-munitions et des restes de munitions de guerre ont fortement augmenté en Ukraine depuis le début de la guerre. Cela représente un danger direct pour la population civile, d’où la nécessité de prendre des mesures de déminage humanitaire.

L’Armée suisse organise régulièrement des cours au niveau international dans le cadre du Partenariat pour la paix (PPP) de l’OTAN, en collaboration avec le Centre international de déminage humanitaire de Genève (CIDHG). Elle soutient désormais de manière ciblée les autorités civiles ukrainiennes dans le déminage humanitaire en invitant des expertes et des experts en provenance d’Ukraine à ces cours. Plusieurs d’entre eux seront ainsi formés dans les semaines à venir. L’Armée suisse prend en charge leurs frais de voyage et de séjour. Cette contribution vise à rendre les opérations de déminage humanitaire en Ukraine plus sûres, plus efficaces et plus efficientes.

Asile en Suisse, statistiques de juin 2022

Durant le mois de juin 2022, 1726 demandes d’asile ont été déposées en Suisse, soit 251 de plus que le mois précédent (+17 %). Par rapport à juin 2021, ce nombre est en hausse de 356 unités. Les requérants provenaient principalement d’Afghanistan et de Turquie. En outre, 4852 personnes ayant fui l’Ukraine ont obtenu le statut de protection S durant le mois sous revue.

Les principaux pays de provenance des personnes qui ont présenté une demande d’asile en Suisse au mois de juin sont l’Afghanistan (488 demandes, soit 146 de plus qu’en mai), la Turquie (406 demandes ; +60), l’Érythrée (142 demandes ; +20), l’Algérie (81 demandes ; -2) et la Syrie (77 demandes ; -1).

Sur les 1726 demandes déposées en juin, 1387 étaient des demandes primaires (mai 2022 : 1176). Les personnes qui déposent une demande primaire le font indépendamment d’autres personnes déjà en quête de protection. Les personnes qui ont présenté une telle demande en juin 2022 provenaient principalement d’Afghanistan (455, +131), de Turquie (339, +55), d’Algérie (81, +1), de Géorgie (65, +7) et de Syrie (44, -8). Les demandes secondaires, pour leur part, font suite à des demandes d’asile déjà enregistrées (par ex., naissances, regroupements familiaux ou demandes multiples).

Durant le mois de juin 2022, le Secrétariat d’État aux migrations a traité 1154 demandes d’asile. Parmi elles, 246 ont abouti à une décision de non-entrée en matière (dont 172 sur la base de l’accord de Dublin), 355 à l’octroi de l’asile et 318 à une admission provisoire en première instance. Le nombre de cas en suspens en première instance s’élève à 5959, soit 685 de plus que le mois précédent.

En juin toujours, 420 personnes ont quitté la Suisse sous le contrôle des autorités ou ont été renvoyées dans leur État de provenance ou un État tiers. Notre pays a demandé à d’autres États Dublin de prendre en charge 518 requérants. Dans le même temps, 113 personnes ont été transférées dans l’État Dublin responsable du traitement de leur demande d’asile. La Suisse a, quant à elle, reçu 280 demandes de prise en charge émanant d’autres États Dublin, et 62 personnes ont été transférées sur son territoire.

Dans le contexte de la guerre en Ukraine et des mouvements de fuite vers la Suisse qui en découlent, les entrées au titre du programme de réinstallation 2022/2023 ont été temporairement suspendues en mars 2022. Aucun réfugié à réinstaller n’est donc arrivé en Suisse en juin 2022. Des réfugiés à réinstaller arriveront à nouveau dans notre pays à partir de cet automne, lorsque les opérations de réinstallation reprendront leur cours normal.

Ukraine : statut de protection S (procédure spéciale)

Le 12 mars 2022, le Conseil fédéral a pour la première fois activé le statut de protection S, afin que la Suisse accueille des Ukrainiens ayant besoin de protection.

En juin, 3719 personnes se sont enregistrées dans un centre fédéral pour requérants d’asile afin de demander le statut S, et ce dernier a été accordé à 4852 ressortissants et refusé à 175 autres, qui ne remplissaient pas les critères. Fin juin, 55 964 personnes avaient reçu le statut de protection S.

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FLa FIFA réfléchit à un changement majeur du format de la Coupe du monde 2026

La FIFA envisage un changement de format lors de la Coupe du monde de football 2026, faisant face à de nombreux problèmes dans son plan actuel pour le premier tournoi à 48 équipes.

 

Bien qu’il soit difficile de se remettre du fait que la Coupe du monde de cette année se déroulera en hiver et que les fans ne pourront pas boire de bières dans les stades, la FIFA fait déjà face à une autre grande question à résoudre pour la prochaine compétition.

 

Les États-Unis, le Mexique et le Canada accueilleront le tournoi après le Qatar, et ce sera un tournoi extrêmement élargi, ajoutant 14 équipes supplémentaires à la compétition.

 

Plus d’équipes signifie un changement de format pour les huit groupes de quatre actuels, les deux premiers passant, ce qui semble être le système parfait à bien des égards.

 

Cependant, selon The Sun, l’instance dirigeante du football envisage maintenant de revenir à quatre groupes de 12 équipes, avec les deux meilleures équipes qui passent en phase suivante, puis les huit meilleures équipes classées troisièmes les rejoignant.

Cela signifie que le format en suivrait un similaire à celui de l’Euro, puisque le tournoi de a connu une expansion similaire de 16 équipes à 24 en 2016.

 

Ce changement a permis au Portugal de sortir de son groupe à la troisième place, battant finalement la France, pays hôte, en finale, ne remportant qu’un seul match en 90 minutes tout au long du tournoi.

 

Le changement ferait une énorme différence dans le nombre de matches à la Coupe du monde, passant de 64 matches au Qatar à 104 à « United 2026 ».

 

 

Les faillites d’entreprises augmentent de 40% au premier semestre 2022

Les faillites en Suisse ont augmenté de 40% au cours des six premiers mois de 2022 par rapport à l’année précédente, comme indiqué par le service d’information Creditreform, rapporte albinfo.ch.

Les chiffres suggèrent que le généreux soutien financier de l’État pendant la pandémie a peut-être maintenu les chiffres de la faillite à un niveau artificiellement bas jusqu’à présent.

Les secteurs de la chimie, de la pharmacie et des services sont les plus touchés selon Creditreform.

Pour plus de détails:

swissinfo.ch

Le Festival Alba 2022 s’est conclu sur un grand succès, rendez-vous l’année prochaine !

Le plus grand festival albanais d’Europe a été évoqué par la presse suisse, à commencer par “20 Minuten” et la presse locale.

Hier soir, la deuxième édition d’Alba Festival s’est clôturée dans la zone proche du stade Hardturm de Zurich.

Des foules de jeunes ont de nouveau rempli le stade le deuxième jour de l’événement. Cela s’est entamé par temps chaud avec un grand soleil, des boissons fraîches, de délicieux plats à l’emporter et surtout des plats traditionnels. On y trouvait en effet des fli du Kosovo, coupés en triangles, des brochettes et des boulettes de viande, des pizzas et d’autres aliments ainsi que des desserts.

Plusieurs bars et bars à chicha y sont présents. C’est à 14 heures marqua que la fête a débuté le et elle durera jusqu’à tard dans toutes les régions du pays avec des drapeaux rouges et noirs à la main.

Bien sûr, les costumes correspondaient aux couleurs du nouveau drapeau du Kosovo, bleu ou jaune avec du bleu. Sabri Fejzullahu a ouvert les festivités, avec une excellente performance, vêtu d’un costume bleu clair, il a transmis son charme au festival. Comme toujours.

Ylli Limani chante avec le public, ce dernier connaît ses chansons rythmées. Il y a un public à la fois dans le “Flying Wheel” et près de la scène. D’en haut, il semble plus lumineux, d’en bas, vous êtes plus proche du son et de la musique.

Ghetto Geasy était le dernier rappeur au festival cette année. En arrière-plan, le drapeau albanais.

Plus tard, lorsque le crépuscule commence, les grands de la musique pop rap tels que Butrint Imeri et Dafina Zeqiri ont également joué.

Butrint Imeri enchaine avec une comédie musicale de trente minutes et c’est réussi. Lorsque les aiguilles de l’horloge sonnent 22h30, le mouvement du public pour la sortie se fait sentir. C’est dimanche et demain est un jour ouvrable; cependant, des centaines de milliers d’autres sont restés jusqu’à la fin.

Que pouvons-nous dire face à l’image d’une gare remplie de drapeaux et de jeunes qui, sous l’effet d’Alba Fest, chantaient et parlaient encore. Je suis aussi descendu, tout sourire, et j’ai ressenti les vidéos que j’avais filmées.

Je voulais offrir à l’écriture la cerise sur le gâteau ou continuer avec des compliments pour tous les artistes. Pourtant, je ne doute pas qu’Elvana Gjata emporterait un gâteau avec les fruits de la saison estivale. C’était beau.

Rendez-vous l’année prochaine avec le prochain Festival d’Alba où l’on attend encore plus de monde des quatre coins de l’Europe et au-delà, car le désir d’être ici est confirmé à chaque instant par les proches ainsi que par les lecteurs d’Albinfo.ch.

Ce festival s’est terminé avec un grand succès.

Rendez-vous l’année prochaine.

( Julinda Daci, Photos: Armend Berish&Rromir Imami)

Plus de photos dans la galerie suivante – >>>

COVID-19 : nouvelle dose de rappel recommandée dès maintenant aux plus de 80 ans

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) et la Commission fédérale pour les vaccinations (CFV) ont actualisé les recommandations de vaccination pour l’été et formulé les grandes lignes d’une recommandation pour l’automne 2022. Le renouvellement de la vaccination de rappel est désormais recommandé aux personnes de plus de 80 ans, et plus seulement aux personnes immunodéprimées. Selon les estimations actuelles, cette recommandation devrait être étendue à l’ensemble de la population adulte à l’automne 2022. Elle s’adressera en premier lieu aux personnes vulnérables et au personnel de santé. L’objectif est de réduire le risque de forme grave du COVID-19 chez les personnes vulnérables et d’éviter une surcharge du système de santé.

Jusqu’à présent, la CFV et l’OFSP ne recommandaient le renouvellement de la vaccination de rappel qu’aux personnes présentant une immunodéficience sévère. Compte tenu de la propagation du variant Omicron BA.5 et de l’augmentation des nouvelles infections, cette recommandation est étendue dès aujourd’hui aux personnes de plus de 80 ans afin d’accroître leur immunisation contre les formes graves pendant les mois d’été. En raison de leur âge, ces personnes sont les plus à risque de tomber gravement malades du COVID-19. C’est également dans ce groupe d’âge que la protection contre les formes graves et les hospitalisations diminue le plus vite après la vaccination.

Cette recommandation pour les plus de 80 ans est indépendante de la recommandation vaccinale qui s’appliquera à l’automne 2022. Les personnes de plus de 80 ans qui se font vacciner maintenant auront probablement besoin d’une nouvelle dose de rappel vers la fin de l’année.
Pour toutes les autres personnes ayant déjà reçu une vaccination complète (trois doses, ou deux doses après guérison du COVID-19), l’OFSP et la CFV recommandent d’attendre l’automne pour renouveler la vaccination de rappel. En l’état actuel des connaissances, ces personnes sont encore suffisamment protégées contre une évolution grave de la maladie. Avec les variants circulant actuellement, une dose supplémentaire n’offre qu’une protection limitée contre les infections et les formes bénignes. En outre, il peut valoir la peine d’attendre les vaccins adaptés, qui devraient être disponibles à l’automne 2022.
L’injection est gratuite pour les plus de 80 ans. Elle est en revanche payante pour les personnes plus jeunes souhaitant renouveler leur vaccination de rappel (par exemple pour voyager ou pour d’autres raisons individuelles).

Vaccinations de rappel à l’automne 2022

Une nouvelle augmentation des cas de COVID-19 est à prévoir pour l’automne 2022, en raison de facteurs liés à la saison. D’ici là, l’immunisation générale de la population et donc sa protection contre les formes graves auront diminué. Le risque individuel de contracter la maladie et la charge pour le système de santé atteindront ainsi un niveau maximal en automne/hiver. Une nouvelle dose de rappel peut contribuer à réduire le nombre d’infections sévères et, par là même, la surcharge du système de santé.

En vue de l’automne 2022, l’OFSP et la CFV ont dressé les grandes lignes d’une recommandation concernant la vaccination de rappel. Selon les estimations actuelles, ils devraient recommander à toutes les personnes à partir de 16 ans de renouveler leur dose de rappel à l’automne. Cette recommandation s’adresse prioritairement aux groupes vulnérables, à savoir les personnes de plus de 65 ans et celles présentant un risque accru pour leur santé, par exemple en raison d’une maladie préexistante spécifique ou d’une grossesse. Ces groupes sont les plus à risque de développer une forme grave.

La vaccination de rappel sera également recommandée tout particulièrement aux professionnels de la santé et aux autres personnes assurant la prise en charge de personnes vulnérables. Il s’agit notamment d’éviter autant que possible les absences pour cause de maladie et les lacunes dans la prise en charge.

Les personnes entre 16 et 64 ans sans facteur de risque sont peu susceptibles de développer une forme grave cet automne. Pendant cette période, une vaccination de rappel leur sera recommandée si elles souhaitent réduire leur risque d’infection ou de rare forme grave pour des raisons privées ou professionnelles (p. ex. si elles travaillent dans une organisation ou une entreprise assurant des tâches infrastructurelles essentielles).

Dans la situation actuelle, il n’est pas recommandé aux 5 à 15 ans de recevoir un rappel en automne, car le risque de forme sévère du COVID-19 est très faible chez les enfants vaccinés.

Dates de la vaccination encore indéterminées

Les dates exactes auxquelles la vaccination de rappel sera administrée à l’automne 2022 ne peuvent encore être déterminées. Cette décision, ainsi que les recommandations détaillées pour l’automne, seront influencées par plusieurs inconnues, notamment l’évolution de l’épidémie ou encore la disponibilité et l’efficacité d’un nouveau vaccin ou d’une version adaptée d’un vaccin existant. La publication de la recommandation définitive interviendra donc ultérieurement.
Dans le cas d’une recommandation large, le rappel vaccinal de l’automne 2022 sera gratuit pour la population, comme c’est déjà le cas pour les vaccinations recommandées. La Confédération, les cantons et l’assurance obligatoire des soins (AOS) assumeront les coûts des vaccins, de leur administration et du matériel nécessaire. Les cantons seront responsables de réaliser les vaccinations.

Suffisamment de vaccins disponibles

Suffisamment de doses sont disponibles. La Confédération prévoit que des vaccins adaptés seront disponibles à l’automne 2022, en plus de ceux actuellement utilisés. Cependant, on ignore encore si ce produit bivalent sera utilisé dès le début de la campagne de vaccination. En principe, la Suisse met toujours à disposition la dernière version du vaccin de chaque fabricant, sous réserve de son autorisation par Swissmedic.

Acquisition de vaccins contre le COVID-19 pour 2023

La livraison des doses de vaccin à la Suisse s’effectuera en plusieurs étapes, au cours des années 2022 et 2023. Les négociations avec les fabricants visant à acquérir des vaccins pour 2023 ont été closes avec succès après le débat parlementaire. La Suisse recevra 3,5 millions de doses de Comirnaty (Pfizer/BioNTech) et le même nombre de doses de Spikevax (Moderna).

Forte participation des cabinets médicaux à la campagne de vaccination en 2021

En 2021, pour la deuxième année consécutive, l’activité des cabinets médicaux a été affectée par la pandémie de COVID-19. En dépit d’une amélioration de la situation par rapport à 2020, deux cabinets médicaux sur cinq ont connu une activité réduite et un sur cinq a dû recourir au chômage partiel. Trois cabinets sur cinq actifs dans la médecine de premier recours ont participé à la campagne de vaccination débutée fin 2020. Ce sont là quelques résultats du dernier relevé des données structurelles des cabinets médicaux et des centres ambulatoires réalisé par l’Office fédéral de la statistique (OFS).

Entre novembre 2020 et octobre 2021, la pandémie de COVID-19 et les mesures prises pour y faire face (quarantaines, isolements, plans de protection, etc.) ont continué d’affecter les activités économiques en Suisse. Dans ce contexte, 42% des cabinets médicaux et des centres ambulatoires ont enregistré une réduction de leur activité. Leur capacité de prise en charge (nombre de patients par jour) était inférieure à celle d’avant la pandémie. Dans l’ensemble cependant, la situation s’est fortement améliorée par rapport à la période de mars à octobre 2020 où seul un cabinet sur dix avait pu maintenir son niveau d’activité.

Situations différentes selon les activités 

Sur les 12 mois compris entre novembre 2020 et octobre 2021, 61% des cabinets médicaux avec activité chirurgicale ont enregistré une activité inférieure à celle d’avant la pandémie. Dans les autres domaines d’activité, comme la médecine de premier recours ou la gynécologie, entre 41% et 50% des cabinets se sont retrouvés dans la même situation. La psychiatrie fait exception, puisque seuls 26% des cabinets ont connu une baisse d’activité. Des différences régionales ont été observées. Si en Suisse orientale seuls 33% des cabinets ont subi une diminution d’activité, cette part a atteint les 47% dans la région lémanique et le canton du Tessin.

Un recours encore fréquent au chômage partiel

Entre novembre 2020 et octobre 2021, 20% des cabinets médicaux ont recouru au chômage partiel (35% en 2020). Les médecins indépendants sont 6% à avoir bénéficié d’indemnités perte de gain pour cas de rigueur (7% en 2020). Le recours au chômage partiel ou aux indemnités pour cas de rigueur était le plus fréquent parmi les chirurgiens indépendants (37%) et le moins fréquent parmi les psychiatres indépendants (7%). En Suisse orientale, 17% des médecins indépendants, tous domaines d’activité confondus, ont recouru à au moins une de ces deux mesures. Ils étaient 22% dans le canton de Zurich. Dans les autres régions, cette proportion était d’environ 25%.

Cabinets de premier recours très engagés dans la vaccination

La campagne de vaccination contre le COVID-19 a débuté fin 2020. Entre décembre 2020 et octobre 2021, 56% des cabinets médicaux offrant des prestations de médecine de premier recours y ont participé activement, en mobilisant leurs médecins ou leur personnel non médical. La vaccination s’est déroulée uniquement dans leurs locaux pour 55% des cabinets. 32% ont vacciné tant au cabinet qu’en dehors et 13% uniquement en dehors, p.ex. dans des centres de vaccination.

Implication dépendante des stratégies cantonales

En tant que responsables de l’organisation de la vaccination sur leur territoire, les cantons ont impli-qué diversement les cabinets médicaux. Si dans les cantons de Bâle-Ville et de Neuchâtel moins de 15% des cabinets avec offre de médecine de premier recours ont participé à la vaccination, dans les cantons du Valais, de Schwyz et de Saint-Gall, ce sont plus de 70% d’entre eux. Pour 62% des cabi-nets, la participation à la vaccination a débuté entre décembre 2020 et mars 2021. Ils étaient encore plus de 50% à vacciner en octobre 2021. La durée médiane de participation à la campagne a atteint 6 mois.

Présentation de la Déclaration de Lugano, fixant le cadre politique pour la reconstruction de l’Ukraine

Pour clore le volet politique de l’Ukraine Recovery Conference (URC2022), la Suisse et l’Ukraine ont présenté le mardi 5 juillet 2022, avec le soutien de leurs partenaires internationaux, la Déclaration de Lugano. Ce document constitue le cadre du processus politique de reconstruction de l’Ukraine et contient les Principes de Lugano, destinés à servir de valeurs de référence communes pour l’avenir.

« Ce que nous avons réalisé hier et aujourd’hui est condensé dans la “Déclaration de Lugano ». Avec le soutien de leurs partenaires internationaux, la Suisse et l’Ukraine ont ainsi élaboré un document qui constituera le cadre du processus politique de reconstruction », a déclaré le président de la Confédération Ignazio Cassis.

La Déclaration de Lugano prévoit que le processus soit piloté par l’Ukraine. Mais elle affirme également que les réformes devront se poursuivre. La volonté partagée de « reconstruire en mieux » domine, de même que la conviction que reconstruction d’une part et réformes, lutte contre la corruption, transparence et indépendance de la Justice de l’autre, loin d’être antinomiques, se renforcent mutuellement. La partie principale de l’URC2022 s’est achevée à midi avec la présentation par le président de la Confédération Cassis et le Premier ministre ukrainien Denys Chmyhal de la Déclaration de Lugano et des Principes de Lugano. Les pays représentés à Lugano, l’UE et plusieurs organisations internationales soutiennent la Déclaration.

Au programme de l’après-midi figure un forum économique organisé conjointement par le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) et l’Ukraine. Ouvert par le président Cassis, le premier ministre Chmyhal et la secrétaire d’Etat à l’économie Marie-Gabrielle Ineichen-Fleisch, ce forum devra permettre d’identifier de quelle manière le secteur privé peut apporter sa pierre à la reconstruction du pays. Des échanges sur les conditions permettant de garantir un processus inclusif avaient déjà eu lieu la veille dans le cadre d’événements annexes réunissant société civile et élus.

Des échanges consacrés aux différents aspects de la reconstruction
La conférence, qui a permis de lancer à l’échelle internationale le processus politique de reconstruction, a réuni 58 organisations internationales. Elle a notamment donné lieu à la présentation du plan de reconstruction et de développement de l’Ukraine ainsi que des contributions des partenaires internationaux. Au programme figuraient notamment des séances de travail séparées sur les besoins de la reconstruction dans les domaines économique, social, numérique, infrastructurel et environnemental.

L’URC2022 visait notamment à présenter le large soutien des partenaires internationaux au processus de reconstruction de l’Ukraine et à permettre de procéder à un échange sur les moyens nécessaires. Il revient aux États et aux organisations de décider de la forme du soutien qu’ils apporteront à l’Ukraine. La Suisse, partenaire politique, économique et culturel de longue date de l’Ukraine, avait été sollicitée pour organiser l’URC2022. Soucieuse de promouvoir la stabilité et la prospérité en Europe, la Suisse a depuis longtemps mis en œuvre en Ukraine toute la palette des instruments de sa coopération internationale: coopération technique, politique de paix, coopération économique et aide humanitaire. La plupart de ces activités ont été réorientées depuis le 24 février 2022.

Le crédit supplémentaire de 80 millions de francs accordé par le Parlement en juin a permis d’apporter rapidement une aide humanitaire à l’Ukraine et aux pays voisins. La Direction du développement et de la coopération (DDC) et le SECO prévoient en outre de doubler leur engagement en Ukraine à partir des budgets déjà alloués, pour le porter à quelque 100 millions de francs en 2022-2023.

Le SECO a signé à Lugano deux accords avec la Banque mondiale d’une part et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) d’autre part, prévoyant chacun une contribution de 10 millions de francs à leurs programmes pour l’Ukraine. Ces deux initiatives visent à maintenir les fonctions essentielles non militaires de l’État ukrainien, à accorder le programme de réformes économiques avec celui de la reconstruction et à préserver la compétitivité des PME.

Une étape importante sur un long chemin

Le président de la Confédération Ignazio Cassis s’est félicité de la coopération ukraino-suisse dans la préparation de l’URC2022 et a adressé ses remerciements aux partenaires internationaux ainsi qu’à tous les acteurs qui ont contribué à la sûreté du déroulement de la conférence et à la réussite de celle-ci. Si l’URC2022 a permis d’impulser le processus international de reconstruction de l’Ukraine, nul n’ignore que le chemin qui reste à parcourir est encore long. Toutefois, la volonté d’un engagement commun et de long terme est bien là, dans l’intérêt de l’Europe tout entière, a conclu le président de la Confédération Cassis.