Fin de la première journée de visite des représentants du Forum de la Construction Suisse-Kosovo

Une rencontre entre de prestigieux entrepreneurs suisses et des entreprises kosovares du secteur de la construction et de la technologie a eu lieu à Prishtina, au Kosovo.

Ce projet fait suite au succès de la coopération du Forum de la construction Suisse-Kosovo qui s’est tenu en décembre 2022 à Lausanne.

Vizitë në kompaninë Kutia në Prishtinë

La plateforme médiatique albinfo.ch online&print, sous la direction de Sevdail Tahiri et Bashkim Iseni, en tant que représentants de la structure Swissko, a invité le célèbre entrepreneur albanais Avni Orllati (groupe Orllati) à se joindre à cette initiative. Ils sont accompagnés d’une délégation de dirigeants de grandes entreprises suisses comprenant Sébastien Lamuniere, CEO d’Edipresse Groupe SA, Pierre Lamuniere, CEO de Lamuniere Holding SA, Jean-Marc Probst, Administrateur de Probst Group Holding SA et Pierre-Marcel Favre des Editions Favre.

Les co-organisateurs de ce projet sont USAID, qui a planifié l’agenda de cette visite qui a pour objectif de reconnaître le potentiel des entreprises kosovares : ce qu’elles offrent, la capacité économique et les possibilités de coopération entre la Suisse et le Kosovo.

Jeudi 22 juin, cette délégation a visité les entreprises MetDaan, Starlabs, Speex et Kutia dans leurs installations. Ces sociétés ont dévoilé leurs programmes, leurs réalisations et plans de développement dans le secteur de la technologie (I.T).

Vizitë në kompaninë Speex në Prishtinë

Plus tard, afin de se familiariser avec l’histoire de la capitale et du pays, la visite s’est poursuivie au Musée national puis au bâtiment des médias du Klan Kosova, dans le but de présenter un autre aspect, également important, que les médias occupent dans le développement de bonnes relations entre les deux États.

Au cours de cette première journée, les représentants suisses ont été satisfaits du changement et du développement opéré par la capitale Pristina et en particulier celui des entreprises dans le domaine de la construction, du mobilier et du design. Ils demeurent impressionnés par les programmes des entreprises technologiques. Ainsi, le feu vert a été donné pour créer des relations de travail qui auront pour but de créer une entrée sur le marché concurrentiel suisse.

La visite se poursuivra vendredi avec de nombreuses rencontres entre la délégation et des entreprises prêtes à présenter leurs valeurs, produits et services de haute qualité.

Autore: Alisa Buzhala

Vizië në Shkolla Digjitale dhe StarLabs
Vizita vazhdoi te Muzeu Kombëtar në Prishtinë
Vizitë në kompaninë Metdan në Prishtinë
Vizitë në kompaninë Metdan në Prishtinë
Vizitë në kompaninë Metdan në Prishtinë
Vizitë në kompaninë Metdan në Prishtinë
Vizitë në Shkolla Digjitale dhe StarLabs në Prishtinë
Vizitë në kompaninë Speex në Prishtinë
Vizitë në Shkolla Digjitale dhe StarLabs në Prishtinë
Vizitë në kompaninë Speex në Prishtinë
Vizitë në TV Klan në Prishtinë
Vizitë në kompaninë Speex në Prishtinë
Vizitë në kompaninë Metdan në Prishtinë
Vizitë në kompaninë Metdan në Prishtinë
Vizitë në kompaninë Metdan në Prishtinë
Vizitë në Shkolla Digjitale dhe StarLabs në Prishtinë

Foto: Leotrim Canaj

De prestigieux entrepreneurs suisses évaluent les capacités d’investissement du Kosovo

Une équipe prestigieuse d’entrepreneurs suisses a séjourné au Kosovo pour une visite de deux jours, du 22 au 23 juin 2023. Une série de réunions ont eu lieu afin de faire connaissance et de créer des opportunités de coopération avec des entreprises locales, spécialisées dans le domaine des technologies de l’information et du secteur de la construction, de l’architecture et de la menuiserie.

De grands noms du secteur de l’économie et des chefs d’entreprise tels que Pierre et Sébastien Lamunière du groupe Edipresse, propriété de la famille Lamunière qui œuvre également dans les médias, le digital mais aussi dans l’immobilier et la construction avec Jean-Marc Probst (groupe Probst Holding SA), Pierre-Marcel Favre d’Edition Favre ainsi que le fondateur et dirigeant du groupe Orllati, Avni Orllati, lauréat du prestigieux prix de l’industrie suisse “EY Entrepreneur of the Year”. Pendant deux jours, ils ont rencontré les propriétaires et les représentants de certaines des entreprises kosovares qui, grâce à leur savoir-faire et leurs services, sont prêtes pour le marché international.

Cette délégation a vu de près les derniers développements des produits de ces entreprises, ouvrant la voie à une coopération entre la Suisse et le Kosovo.

La capacité de production et le potentiel des employés, et en particulier la volonté de s’acclimater en fonction des exigences ont été les éléments les plus appréciés par les invités suisses, mettant ainsi  ces entreprises en phase avec les dernières nouveautés technologiques et le marché international.

Lors de la première journée, sous l’égide de la plateforme média albinfo.ch online&print, et en soutien à l’USAID Kosovo Compete Activity, l’équipe a accompagné ces dirigeants dans des entreprises telles que Metdaan, Starlabs, Speex et Kutia. Les invités suisses ont eu droit à une présentation des valeurs et des succès de chacune dans les projets technologiques sous les caméras de la chaîne Klan Kosova. Au cours de la deuxième journée, les représentants ont poursuivi leurs rencontres dans des entreprises de production, de construction, d’architecture et de design à savoir Studio Modium, l’usine de maison modulaire Instabuilt et la menuiserie Ciao Berto. Le co-organisateur de ce projet, USAID Kosovo Compete Activity, a planifié l’agenda de cette visite au Kosovo.

En signe de remerciement et de bienvenue, vendredi après-midi, la délégation a été reçue à Rahovec, à la cave à vin “Stonecastle”, où les invités ont eu droit à une présentation du processus de production et ont goûté à ce produit local kosovar.

Cette visite de la délégation suisse s’est terminée par une rencontre avec le maire de la municipalité de Prishtina, Përparim Rama, lors d’un dîner durant lequel Monsieur Rama a répondu de nombreuses questions liées à Pristina mais où ont également été évoquées des possibilités, les structures politiques et des fonds sur lesquels de nouveaux projets peuvent être créés entre entreprises.

Plus de photos->:
Vizita e ndërmarrësve prestigjiozë zviceranë në Kosovë/

Avni Orllati, ainsi que les membres des familles Lamunière, Probst et Favre ont été impressionnés par tout ce que proposent la capitale et les entreprises kosovares, laissant ainsi la voie ouverte à la coopération. En outre, il a été reconnu que le Kosovo est désormais un lieu potentiel d’investissement.

Lire aussi ->Fin de la première journée de visite des représentants du Forum de la Construction Suisse-Kosovo

Vizitë në studion e arkitekturës “Modium” në Prishtinë
Vizitë në studion e arkitekturës “Modium” në Prishtinë
Vizitë në studion e arkitekturës “Modium” në Prishtinë
Vizitë në studion e arkitekturës “Modium” në Prishtinë
Vizitë në studion e arkitekturës “Modium” në Prishtinë
Vizitë në studion e arkitekturës “Modium” në Prishtinë
Vizitë në studion e arkitekturës “Modium” në Prishtinë
Vizitë në studion e arkitekturës “Modium” në Prishtinë
Vizitë në studion e arkitekturës “Modium” në Prishtinë
Vizitë në studion e arkitekturës “Modium” në Prishtinë
Vizitë në fabrikën e prodhimin dhe asamblimin e ndërtimeve modulare “InstaBuilt”
Vizitë në fabrikën e prodhimin dhe asamblimin e ndërtimeve modulare “InstaBuilt”
Vizitë në fabrikën e prodhimin dhe asamblimin e ndërtimeve modulare “InstaBuilt”
Vizitë në fabrikën e prodhimin dhe asamblimin e ndërtimeve modulare “InstaBuilt”
Vizitë në fabrikën e prodhimin dhe asamblimin e ndërtimeve modulare “InstaBuilt”
Vizitë në fabrikën e prodhimin dhe asamblimin e ndërtimeve modulare “InstaBuilt”
Vizitë në fabrikën e prodhimin dhe asamblimin e ndërtimeve modulare “InstaBuilt”
Vizitë në fabrikën e prodhimin dhe asamblimin e ndërtimeve modulare “InstaBuilt”
Vizitë në fabrikën e prodhimin dhe asamblimin e ndërtimeve modulare “InstaBuilt”
Vizitë në fabrikën e mobilieve Ciao Berto
Vizitë në fabrikën e mobilieve Ciao Berto
Vizitë në fabrikën e mobilieve Ciao Berto
Vizitë në fabrikën e mobilieve Ciao Berto
Vizitë në fabrikën e mobilieve Ciao Berto
Vizitë në fabrikën e mobilieve Ciao Berto
Vizitë në fabrikën e mobilieve Ciao Berto
Vizitë në Podrumin Stone Castle në Rahovec
Vizitë në Podrumin Stone Castle në Rahovec
Vizitë në Podrumin Stone Castle në Rahovec
Vizitë në Podrumin Stone Castle në Rahovec
Vizitë në Podrumin Stone Castle në Rahovec
Darkë me kryetarin e Prishtinës, Perparim Rama
Darkë me kryetarin e Prishtinës, Perparim Rama
Darkë me kryetarin e Prishtinës, Perparim Rama
Darkë me kryetarin e Prishtinës, Perparim Rama
Darkë me kryetarin e Prishtinës, Perparim Rama

Foto: Leotrim Canaj

 

Le programme de réinstallation sera poursuivi en 2024-25

Lors de sa séance du 16 juin 2023, le Conseil fédéral a donné son feu vert au programme de réinstallation pour les années 2024 et 2025. La Suisse pourra ainsi accueillir, durant cette période de deux ans, au maximum 1600 réfugiés particulièrement vulnérables, qui se trouvent en situation précaire dans leur pays de premier accueil. Le programme ne sera toutefois activé qu’en concertation avec les cantons et les communes et à la condition que la situation s’améliore sensiblement en matière d’hébergement et d’encadrement des personnes qui relèvent du domaine de l’asile.

En 2019, le Conseil fédéral s’est prononcé en faveur d’une participation pérenne de la Suisse aux activités de réinstallation du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). Il a alors chargé le Département fédéral de justice et police (DFJP) de proposer tous les deux ans un contingent d’admission correspondant au nombre maximal de personnes à réinstaller, compris entre 1500 et 2000 réfugiés. Ces contingents sont déterminés après consultation d’un groupe de suivi, qui comprend des représentants de l’administration fédérale, des cantons, des villes et des communes, ainsi que des organisations concernées.

Le programme actuellement en cours (2022-2023) prévoit de réinstaller en Suisse jusqu’à 1820 réfugiés. Depuis le 1er avril 2023, le DFJP a toutefois suspendu les admissions de personnes à réinstaller, sur proposition de l’Etat-major spécial Asile (SONAS) et en concertation avec les cantons, pour tenir compte de la pression actuelle sur le système d’asile suisse. Au total, 980 personnes ont trouvé jusque-là refuge en Suisse dans le cadre de ce programme.

Afin de répondre aux besoins en matière de planification, le Conseil fédéral est tenu de fixer dès aujourd’hui le cadre du prochain programme bisannuel (2024-2025). Ce programme, qui prévoit un contingent allant jusqu’à un maximum de 1600 réfugiés, ne sera cependant activé qu’après consultation des cantons, des villes et des communes. Ainsi, les admissions ne reprendront que lorsque la situation en matière d’asile sera suffisamment apaisée pour permettre la prise en charge de ces personnes vulnérables.

Les priorités géographiques resteront les mêmes que pour le programme en cours et correspondent aux régions où les besoins sont les plus importants: au moins 90% des réfugiés réinstallés devront être des personnes qui fuient les conflits aigus et les persécutions personnelles au Moyen-Orient et le long de la route de la Méditerranée centrale en direction de l’Europe. La Suisse se concentrera sur trois à cinq premiers pays d’accueil afin d’assurer une mise en œuvre efficace du programme. Au maximum 10% du contingent pourra concerner des personnes dont le besoin de réinstallation résulte de situations imprévues et qui se trouvent en dehors des pays hôtes cibles.

Instrument humanitaire, la réinstallation permet de soutenir les pays de premier refuge, dans lesquels vivent plus de 80% des réfugiés à travers le monde, et contribue à lutter contre le trafic de migrants. L’accent est mis sur l’accueil des femmes, des enfants et des familles vulnérables, qui se trouvent dans des zones de crise.

Pour qu’une personne puisse être réinstallée en Suisse, elle doit remplir certaines conditions. Il faut notamment que le HCR lui accorde la qualité de réfugié, qu’elle ait un besoin accru de protection qui ne peut être satisfait dans le pays de premier asile, et qu’elle fasse valoir une volonté d’intégration en Suisse. La personne concernée est aussi soumise au préalable à un contrôle de sécurité approfondi.

Incident lors d’un entraînement de la Patrouille Suisse

Ce matin, deux avions de type F-5 Tiger se sont touchés lors d’un entraînement de la Patrouille Suisse dans la région de Baar/Zoug. Tous les avions ont ensuite pu atterrir en toute sécurité. Aucun blessé n’est à déplorer parmi les pilotes. La justice militaire a ouvert une enquête.

Lors de l’entraînement en vue du show de la Patrouille Suisse à la Fête Fédérale des Yodleurs à Zoug le week-end prochain, deux avions de type F-5 Tiger se sont touchés en vol.

Le nez d’un F-5 Tiger s’est détaché et a heurté la façade d’une maison. Lors de l’impact, les vitres du bâtiment se sont brisées et une personne a été légèrement blessée par les éclats de verre. Lors du contact entre les deux avions, le parachute de freinage de l’un des deux appareils s’est déclenché, tombant également au sol.

Les six avions de type F-5 Tiger qui participaient à l’entraînement ont pu se poser à Emmen. Aucun blessé n’est à déplorer parmi les pilotes.

La justice militaire a ouvert une enquête.

Les Forces aériennes ont décidé de suspendre le service de vol de la Patrouille Suisse. Par conséquent, la démonstration aérienne prévue lors de la fête des yodleurs à Zoug ce week-end n’aura pas lieu.

/admin.ch/

Granit Xhaka est-il suisse?

Sascha Ruefer aurait fait cette assertion dans le cadre du tournage du documentaire « The Pressure Game – Au cœur de la Nati ». Ce documentaire de six épisodes d’une trentaine de minutes permet aux téléspectateurs de suivre divers acteurs de la Nati dans un cadre auquel les téléspectateurs n’avaient jamais pu avoir accès jusqu’ici.

Toutefois, la SRF aurait retiré le commentaire de M. Ruefer à l’origine de la polémique de la version finale. C’est ce qu’affirmait le média Watson. Toutefois, les réactions outrées n’ont pas tardé et les jugements de valeur sur l’assertion de M. Ruefer également. Notamment, ses propos ont été qualifiés de « racistes » et « graves ».

Les cris d’orfraies et le bal des vierges effarouchées peut et pourra continuer indéfiniment. Il n’en demeure pas moins que Sascha Ruefer a raison. Granit Xhaka n’est pas suisse. Mais il n’est pas albanais non plus. Il est bâlois. La ville de Bâle se situe dans le Canton de Bâle et ce dernier est un Canton de la Suisse. Granit Xhaka est de nationalité suisse. Mais son premier sentiment d’appartenance va à la ville de Bâle, comme le mien va à Delémont. Est-ce pour autant que les citoyens des deux villes se considèrent comme semblables?

La suissitude varie d’un Canton à l’autre

Dans les années 90, mon père, alors citoyen de Delémont, travaillait dans la périphérie de Bâle. Alors qu’il venait de débuter cet emploi, il subissait des actes répétés de mobbing de la part de son supérieur hiérarchique. Cet état de fait n’a pas manqué de le surprendre et de susciter de vives interrogations chez lui et ses collègues, ces derniers estimant qu’il effectuait les tâches qui lui étaient assignées avec brio. Dès lors, un jour, l’un desdits collègues s’en alla s’enquérir auprès du supérieur de mon père de la ou des raisons qui l’amenait à agir de manière incompréhensible.

Il lui avait rétorqué qu’il n’aimait pas les jurassiens, qu’il considérait comme peu assidus à la tâche après les avoir côtoyé durant son service militaire. Le collègue à mon père lui a répondu : « Il n’est pas jurassien, il est albanais ». Dès cet instant, les actes de mobbing ont cessé. Le supérieur était convaincu que mon père était jurassien car il se basait jusque-là uniquement sur les plaques minéralogiques de sa voiture.

Le fédéralisme suisse permet à la diversité d’être unie au sein d’un même Etat. Il peut également s’avérer surprenant, l’anecdote ci-dessus en est un exemple probant. Granit Xhaka n’est pas suisse. Mais Sascha Ruefer n’est pas habilité pour définir qui l’est ou ne l’est pas. Personne ne l’est car le concept de suissitude varie d’un endroit à l’autre du territoire helvétique.

Qu’est-ce qu’être Suisse?

En 2017, Yves Nidegger avait tenté de répondre à cette question alors qu’il donnait une Conférence pour l’ASIN au Crêt dans le Canton de Fribourg. Yves Nidegger expliquait aux spectateurs venus l’écouter les conséquences qu’un rattachement institutionnel aurait pour la Suisse. Après un préambule diachronique, Yves Nidegger a donné sa définition de ce qu’est la Suisse et elle est très intéressante* :

« Nous avons une culture juridique, une culture politique. Ce qui fait qu’un tessinois et un jurassien sont tous les deux suisses, c’est qu’ils votent le dimanche et qu’ils changent la Constitution. C’est cela qui nous fait suisses. Nous sommes une nation qui existe par la politique ».

Ce soir-là, probablement sans le savoir, Yves Nidegger a donné la définition cicéronienne du mot peuple. En effet, le célèbre philosophe et juriste romain, à la question de savoir ce qu’était un peuple avait répondu que :

« Par peuple, il faut entendre, non tout un assemblage d’hommes groupés en un troupeau d’une manière quelconque, mais un groupe nombreux d’hommes associés les uns aux autres par leur adhésion à une même loi et par une certaine communauté d’intérêt. »

Ici, il n’est nullement question d’éléments ethnico-linguistiques, religieux ou culturels. Cicéron donne deux caractéristiques du peuple. Un peuple est un groupe d’hommes qui adhère à une communauté juridique et politique.

Pourquoi Granit Xhaka n’est pas suisse ? De la confusion sémantique à éclaircir entre citoyenneté et nationalité

Boris Barraud enseignant à la Faculté de philosophie et de droit de l’Université Lyon III-Jean Moulin, qui s’est attaché à la distinction, affirme que « La citoyenneté, à l’inverse de la nationalité, paraît caractériser le fait, pour un individu, d’appartenir, non à une nation directement, mais à un Etat, donc à un ordre juridique et institutionnel. […] La citoyenneté est donc le lien juridique et politique qui rattache un individu à une structure étatique, quand la nationalité est le lien social et culturel qui relie un individu à une nation. »1.

Toujours pour le même auteur, « la nationalité […] ne peut que se définir comme étant le caractère de ce qui appartient à la nation, c’est-à-dire comme étant une propriété sociologique. La nationalité n’est pas une donnée juridique. » L’auteur reconnaît tout de même que le concept possède une autre acception en droit international. Et il souligne même que la nationalité se définit classiquement comme l’« appartenance juridique et politique d’une personne à la population constitutive d’un État »2.

Ces deux termes peuvent être confondus et même être envisagés comme synonymes. Barraud postule, avec le Professeur Chevallier, que «la nationalité renvoie à l’appartenance à une communauté, alors que la citoyenneté évoque un ensemble de droits » même si pour lui

« ladite appartenance est un fait sociologique et non un élément juridique défini par la loi étatique ».

Pour notre part, nous avançons qu’il s’agit de deux statuts qui ont en commun d’être des liens juridiques et politiques envers un Etat. « La nationalité se réfère au statut – passif – de l’individu dans l’Etat, c’est-à-dire du point de vue de l’appartenance (membership), comme élément de différenciation entre « nous » et les autres, alors que la citoyenneté se caractérise par la participation active de l’individu au façonnement des institutions démocratiques nationales »3.

De plus, alors que le citoyen a toujours la jouissance des droit politiques, il n’en va pas de même pour le national ce qui amène Maury à dire que « le terme national est donc plus large que celui de citoyen : les citoyens constituent une catégorie spéciale de nationaux ».

Est-ce que l’étranger devient suisse dès lors qu’il ne sent plus d’attache à sa patrie d’origine ?

Il y a près d’un siècle, des Polonais se sont installés dans le district d’Ajoie dans le Canton du Jura. De nos jours, ils sont de nationalité suisse, n’ont plus aucune attache avec leur pays d’origine et leur nom de famille est considéré par le commun des mortels comme étant suisse. Mais à partir de quand sont-ils devenus suisses ?

Juridiquement, dès l’obtention de leur passeport. Mais, comme le démontre la diversité des critères de naturalisation en fonction du Canton de résidence et les critiques des partis politiques toutes obédiences confondues concernant ces dernières, nombreux sont les citoyens suisses de plusieurs générations à ne pas forcément reconnaître certains naturalisés comme étant suisses.

Le fait de ne plus ressentir d’attache pour son pays d’origine sans forcément l’oublier constitue-t-il un marqueur probant du degré d’acculturation d’une personne ou d’un descendant d’une personne étrangère ? La question mérite d’être posée et le postulat interrogatif qu’elle induit ne peut pas être balayé d’un revers de la main. En effet, les japonais, les kurdes et les albanais, pour ne citer qu’eux, ont pour particularité de pratiquer l’endogamie ethnique. Il a fallu attendre l’apparition de la télévision dans les années 50 pour que les albananophes qui avaient émigré au sud de l’Italie à la fin du 16ème siècle s’assimilent aux italiens.

Dans ces circonstances, il apparaît évident que le temps nécessaire à l’acculturation des ethnies précitées sera plus conséquent que pour les polonais mentionnés auparavant. Mais ladite acculturation dépend-t-elle uniquement du sentiment d’appartenance des immigrés ? N’est-elle pas également tributaire de la perception du commun des mortels présents avant lesdits immigrés et qui interagissent avec eux ?

A cette question, nous nous permettons de répondre par l’affirmative. Les deux facteurs sont importants et décisifs. En effet, si l’un des descendants des polonais ajoulots ne m’avait pas confié l’état de fait susmentionné, je serais probablement encore convaincu que son nom est jurassien. Le fait qu’il m’ait communiqué cette information simplement à titre informatif au cours d’une discussion banale est un élément à ne pas négliger. A aucun moment il n’a donné l’impression de ressentir une forme quelquonque d’obédience pour la patrie d’origine de ses ancêtres, de s’en enorgueillir ou de la déplorer.

Ceci démontre que l’acculturation dépend autant du sentiment d’appartenance que de la perception des personnes interagissant avec les immigrés ou les descendants d’immigrés.

Gjon Haskaj, coordinateur Pro Suisse Jura, 13.06.2023

Afërdita Bogiqi, candidate aux élections fédérales : Votez pour les candidats albanais

Afërdita Bogiqi est une candidate du PS du canton du Valais, en lice pour un siège à la Chambre des cantons (sénat) du Parlement suisse, lors des élections du 22 octobre 2023.

Contrairement aux autres candidats d’origine albanaise, Afërdita est la seule à posséder une expérience dans la direction. Depuis près de trois ans, elle travaille au sein de l’administration communale de la commune où elle vit, Monthey, dans le canton du Valais. De plus, elle est la seule femme à ce poste à avoir rejoint l’exécutif après huit ans où on ne comptait aucune femme dans sa composition. Dans l’interview pour albinfo.ch, Mme Bogiqi parle de la course dans laquelle elle a annoncé sa candidature, de ses opinions sur la politique en Suisse, de la nécessité d’une plus grande activation des Albanais avec le droit de vote en Suisse, etc.

Albinfo.ch : Vous avez été désignée par votre parti comme candidate aux élections fédérales pour le Conseil des Etats du 22 octobre de cette année. Vous êtes également membre de l’exécutif de Monthey, la troisième ville la plus peuplée du Valais. Qu’est-ce qui vous a poussé à vous essayer au niveau national ?

A.Bogiqi : C’est tout d’abord la volonté de contribuer au bien-être de tous les citoyens ainsi qu’à la démocratie. Ensuite, il y a la passion pour la politique, pour comprendre et expérimenter les relations complexes qui existent entre la politique, les institutions étatiques et la société. Et enfin, l’envie d’apprendre constamment de nouvelles choses, même dans des domaines techniques que je ne connais pas. Pour aider les citoyens du Valais à comprendre que, même les personnes d’origine étrangère, en particulier les Albanais, font partie de ce pays et contribuent à ce pays.

Albinfo.ch : Cela vous a-t-il encouragé à vous présenter aux élections nationales ?

A.Bogiqi: oui, évidemment. Le fait que mon mandat politique se déroule bien, que mon travail et mon caractère soient appréciés m’a encouragé à aller plus loin.

Albinfo.ch: Vous êtes désigné par votre parti et vous y rendez des comptes en y sollicitant son soutien. Mais la communauté albanaise a aussi son intérêt dans ces élections : selon cette communauté, “les conditions sont réunies” pour avoir enfin un ou plusieurs hommes politiques d’origine albanaise au Parlement. Pensez-vous aussi que ces conditions sont arrivées à maturité ?

A.Bogiqi: Je pense que oui. La plus grande preuve en est l’élection d’Ylfete Fanaj à l’exécutif du canton de Lucerne. Que de succès et de progrès pour elle, mais également pour notre communauté ! Plus les gens atteignent ces niveaux de pouvoir, plus l’impact est grand, non seulement pour améliorer l’image des Albanais, mais également pour faciliter la coexistence dans la société suisse. Je pense donc que les Albanais qui ont le droit de vote doivent soutenir les candidats qui se présentent, quel que soit le parti auquel ils appartiennent.

Albinfo.ch: Comptez-vous beaucoup sur le soutien de la communauté albanaise lors de ces élections ou pensez-vous avoir une base sûre parmi les électeurs traditionnels de votre parti ?

A.Bogiqi: Mon parti a 20% des voix ici, au Valais. Les décisions au Conseil des Etats sont basées sur un système majoritaire, ce qui signifie qu’environ 50 000 voix sont nécessaires pour être élu. Il faudra donc beaucoup de travail jusqu’au 22 octobre et un large soutien de la population suisse et de celle des communautés étrangères, mais aussi celles d’origine albanaise, pour y parvenir.

Albinfo.ch: Que promettez-vous à cette communauté, au cas où vous seriez élue député ?

A.Bogiqi: Le premier avantage est que l’image de la population albanaise sera encore meilleure qu’elle ne l’est aujourd’hui. Le Valais entier découvrira qu’une femme portant un nom et un prénom albanais sera candidate au Conseil des Etats. Nous avons tous besoin de personnes qui nous inspirent et nous font avancer. Il est difficile de promettre quelque chose de concret à tout un groupe. Toutefois, en tant que personnalité publique, vous êtes un ambassadeur de cette communauté où que vous vous trouviez..

Albinfo.ch: Vous êtes également connue au sujet des activités de la communauté albanaise, dites-nous, en bref : pourquoi un Albanais, une personne ayant le droit de vote en Suisse, devrait-il voter ? Y a-t-il des domaines spécifiques dans lesquels vous promettez d’être particulièrement engagée à cet égard ?

A.Bogiqi: Je protégerai les petites et moyennes entreprises (entreprises), le pouvoir d’achat des citoyens, l’assurance maladie à un prix abordable, la création de places de crèche suffisantes pour les enfants, la formation professionnelle, etc.

Albinfo.ch: Il reste environ 5 mois avant les élections, ce qui est relativement court. Avez-vous fait le plan de votre campagne électorale? Si oui, à quoi ressemble-t-il ? Avez-vous prévu des rencontres avec la communauté albanaise ici ou avec d’autres d’origine étrangère ?

A.Bogiqi: L’avantage de cette campagne est qu’elle apporte une grande visibilité. Mais, être candidat au Conseil des Etats demande de grands sacrifices, une présence auprès de la population et dans de nombreuses manifestations dans tout le Valais jusqu’au 20 octobre, des semaines entières pour étudier des dossiers et préparer des débats télévisés et radio, des campagnes de communication sur les réseaux sociaux, etc.

Je participerai à certaines soirées organisées par notre communauté comme, par exemple, par l’association “Medvexha”.

Albinfo.ch: Pour terminer, des mots avec lesquels vous voudriez vous adresser à la communauté albanaise, à savoir les lecteurs d’Albinfo.ch à l’occasion de votre course pour le Parlement de Suisse ?

A.Bogiqi: Voter signifie participer à la démocratie de l’État où vous vivez. C’est exprimer ce droit en tant que citoyen. C’est soutenir les personnes qui s’engagent non seulement envers l’État suisse, qui est devenu le nôtre, mais aussi envers les territoires kosovars, albanais et tous les territoires albanais. Cela signifie être habilité en tant que personne, mais aussi en tant que groupe pour soutenir plus tard nos intérêts en tant que peuple. C’est soutenir une personne qui s’engage et sacrifie son temps libre pour s’engager pour le bien et l’intérêt de tous. Alors, n’oubliez pas de voter et de motiver vos proches, amis à voter pour tous les Albanais qui se présentent.

Les bulletins de vote arriveront par la poste début octobre. La liste pour le Conseil des Etats au Valais sera une liste de huit candidats. Il suffit de mettre une croix à côté du nom de la candidate Aferdita Bogiqi. Il y a deux tours d’élections, ce qui signifie qu’il faut voter deux fois.

B. SH.

Mesures d’accompagnement et lutte contre le travail au noir

L’année dernière, les organes d’exécution des mesures d’accompagnement (FlaM) et de la loi fédérale sur le travail au noir (LTN) ont renforcé leurs activités de contrôle. L’année 2022 a été marquée par la levée des restrictions liées à la pandémie. L’objectif minimal de contrôles FlaM a de nouveau été atteint et les activités de contrôle ont encore été intensifiées. Les infractions et sous-enchères salariales constatées se situent à un niveau comparable à celui d’avant la crise.

L’activité de contrôle dans le domaine des FlaM a pu être augmentée par rapport à l’année dernière. En 2022, les organes d’exécution ont contrôlé les conditions de travail et de salaire auprès de 37 134 entreprises et de 165 845 personnes, ce qui représente 4 % d’entreprises en plus qu’en 2021. Ils ont contrôlé 7 % des employeurs suisses, 27 % des travailleurs détachés et 32 % des prestataires de services indépendants. L’objectif fixé par l’ordonnance sur les travailleurs détachés, à savoir 35 000 contrôles, a donc été dépassé. L’activité de contrôle des organes d’exécution est basée sur une stratégie orientée risque. Par conséquent, les taux d’infraction et de sous-enchère salariales ainsi calculés ne sont pas représentatifs de la situation globale sur le marché du travail et doivent être interprétés avec prudence.

Dans les branches couvertes par une convention collective de travail (CCT) étendue, le taux d’infraction constaté par les commissions paritaires auprès des travailleurs détachés se monte à 17 % (2021 : 21 %). Dans les branches sans salaires minimaux contraignants, les commissions tripartites (CT) cantonales ont constaté une légère augmentation (de 13 % à 16 %) des cas de sous-enchère salariale auprès des travailleurs détachés. Le taux de sous-enchère salariale dans les entreprises suisses constaté par les CT cantonales est demeuré inchangé, à 10 %. En ce qui concerne les prestataires de services indépendants de l’espace UE/AELE, toutes branches confondues, 7 % des 4 492 contrôles effectués ont mené à un soupçon d’indépendance fictive (2021 : 6 % de 4 596 contrôles). En 2022, 1 581 procédures de conciliation ont été ouvertes pour cause de sous-enchère des salaires et des conditions de travail usuelles. 87 % des procédures avec des entreprises détachant des travailleurs ont pu être closes avec succès. S’agissant des procédures avec des entreprises suisses, ce taux se montait à de 60 %. Par rapport à l’année 2021, davantage de procédures ont été closes avec succès (2021 : 82 % et 60 % respectivement).

Les mesures d’accompagnement constituent un dispositif essentiel pour assurer la protection des conditions de salaire et de travail en Suisse. Les autorités étatiques et les partenaires sociaux collaborent étroitement et assurent une protection globale des salaires.

Lutte contre le travail au noir pour un marché du travail suisse équitable
Dans le cadre de la lutte contre le travail au noir, les organes de contrôle cantonaux ont nettement augmenté le volume des contrôles également en 2022. Les contrôles d’entreprises (13 761) et les contrôles de personnes (41 925) ont connu une hausse respectivement de 14 % et de 23 % par rapport à l’année dernière, dépassant même le niveau d’avant la crise de 2019. De manière générale, ce sont les branches du secteur principal de la construction, du second œuvre, de l’hôtellerie-restauration et du commerce qui ont une nouvelle fois enregistré le plus de contrôles. En 2022, à la suite de ces contrôles, les organes cantonaux ont transmis 13 147 situations donnant lieu à un soupçon aux autorités spéciales compétentes pour investigation complémentaire, ce qui correspond à une diminution très faible d’environ 1 % par rapport à 2021.

Au nombre de 3 044, les retours des autorités spéciales aux organes de contrôle cantonaux sur les mesures prises et les sanctions prononcées ont également enregistré une diminution (d’environ 7 % par rapport à 2021). La baisse la plus importante a été observée dans le domaine du droit des assurances sociales (- 11 %).

En 2022, le nombre d’utilisateurs de la procédure simplifiée pour le décompte des cotisations sociales et des impôts pour les faibles volumes salariaux a reculé, passant de 98 305 entreprises en 2021 à 73 779 en 2022. Cette baisse pourrait être due à l’adaptation du modèle commercial d’une entreprise plate-forme leader dans le secteur des nettoyages.

Les organes de contrôle en matière de lutte contre le travail au noir fournissent une contribution importante à la lutte contre le travail au noir et contribuent ainsi à une économie et à un marché du travail sains et équitables.

Révision de l’OChP : le Conseil fédéral facilite le tir de loups

Les effectifs croissants de loups posent des défis considérables, en particulier aux régions de montagne. Lors de sa séance du 2 juin 2023, le Conseil fédéral a décidé de faciliter le tir de loups en révisant partiellement l’ordonnance sur la chasse (OChP). Cette révision devrait permettre d’apaiser la situation dans les zones concernées jusqu’à l’entrée en vigueur de la modification de la loi sur la chasse.

La Suisse compte actuellement environ 250 loups et 26 meutes, et les effectifs continuent de croître. En raison des problèmes auxquels doit faire face l’économie alpestre, le Conseil fédéral souhaite autoriser plus facilement le tir de loups. Le 2 juin 2023, il a adopté la révision de l’OChP, dont l’entrée en vigueur est prévue au 1er juillet 2023.

De plus, afin de soutenir l’économie alpestre traditionnelle, la Confédération a mis à disposition, début avril, 4 millions de francs supplémentaires destinés à renforcer la protection des troupeaux. Ces moyens visent à financer diverses mesures urgentes, que les cantons peuvent solliciter.

Abaissement des seuils de dommages

L’OChP ainsi révisée par le Conseil fédéral permet dorénavant de tirer des loups isolés (ne faisant pas partie d’une meute), même lorsque ceux-ci sont présents sur le territoire d’une meute. L’expérience des dernières années a montré que de tels individus peuvent rôder sur le territoire d’une meute et y causer des dommages.

Dans les régions où des loups isolés ont déjà provoqué des dégâts, le seuil de dommages permettant le tir d’individus isolés a été abaissé de dix à six animaux de rente. En outre, les loups isolés qui représentent un grave danger pour l’homme pourront désormais également être abattus.

Le seuil de dommages a aussi été abaissé pour la régulation de meutes. Les cantons peuvent déposer auprès de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) une demande de tirs de régulation après huit animaux de rente tués, contre dix jusqu’à présent. Dans les régions abritant plus d’une meute, les cantons peuvent renforcer la régulation du loup.

Les bovidés, les équidés et, notamment, les alpagas et les lamas ne seront dorénavant plus seulement pris en compte dans les « dommages importants » lorsqu’ils sont tués, mais également aussi lorsqu’ils sont gravement blessés. S’agissant des grands animaux de rente, le seuil de dommages a été abaissé à un individu, contre deux jusqu’à présent. Cette nouvelle disposition vaut tant pour la régulation des meutes que pour les mesures contre des loups isolés.

De plus, un loup d’une meute peut dorénavant être immédiatement abattu s’il constitue de manière soudaine et non prévisible une menace pour la vie ou l’intégrité corporelle des personnes. Un tel tir ne nécessite pas l’assentiment de l’OFEV.

L’ordonnance modifiée entrera en vigueur le 1er juillet 2023.

Le Conseil fédéral lance la consultation sur le message FRI 2025-2028

Le 2 juin 2023, le Conseil fédéral a ouvert la procédure de consultation sur le message relatif à l’encouragement de la formation, de la recherche et de l’innovation pendant les années 2025 à 2028 (message FRI). Les dépenses prévues s’élèvent à 29,7 milliards de francs. La politique FRI de la Confédération crée des perspectives durables pour les individus, la société et l’économie. Les objectifs, les mesures et les moyens d’encouragement sont conçus à long terme et équilibrés dans tous les domaines d’encouragement. La procédure de consultation court jusqu’au 24 septembre 2023.

Le succès de la Suisse tient notamment à un encouragement fiable et à long terme de la formation, de la recherche et de l’innovation (FRI). Selon le bilan provisoire de la période de financement 2021 à 2024, le système FRI suisse est, dans l’ensemble, bien positionné et compétitif au niveau international. Avec le message FRI 2025-2028, le Conseil fédéral entend maintenir l’objectif qu’il a défini pour les années 2021-2024 : « La Suisse reste à la pointe dans les domaines de la formation, de la recherche et de l’innovation ».

Pour y parvenir, le Conseil fédéral prévoit d’engager 29,7 milliards de francs dans le domaine FRI pendant les années 2025 à 2028. Le 10 mars 2023, il a fixé pour ce domaine politique une croissance de 2 % en valeur nominale dans le cadre de ses décisions relatives aux arrêtés financiers pluriannuels. Lors de ses décisions visant à assainir les finances fédérales, le Conseil fédéral avait également souligné que la situation financière de la Confédération demeurait difficile. De manière générale, il faut éviter une politique de stop-and-go dans le domaine FRI. La question de savoir si les montants maximaux définis seront effectivement disponibles dépendra de l’évolution des finances fédérales.

Le Conseil fédéral pointe plusieurs défis importants à relever lors de la période d’encouragement 2025-2028. Dans un contexte de pénurie de personnel qualifié, la Confédération doit être un partenaire fiable pour les cantons tant dans le domaine de la formation professionnelle que dans celui des hautes écoles. Le domaine des EPF est lui aussi doté d’une croissance solide. Le Conseil fédéral fait également de la formation continue une priorité en raison de son rôle essentiel en faveur de l’apprentissage tout au long de la vie.

Le pôle économique et de recherche suisse doit faire face à la pression internationale. Pour renforcer la compétitivité, le Conseil fédéral mise prioritairement sur l’encouragement compétitif de la recherche et de l’innovation, autrement dit sur un financement approprié des organes d’encouragement de la recherche et de l’innovation, le Fonds national suisse (FNS) et Innosuisse, dont profiteront les hautes écoles, les PME, les start-up et d’autres acteurs.

Les douze arrêtés financiers qui seront soumis au Parlement dans le cadre du message FRI au terme de la procédure de consultation visent à financer des mesures dans les domaines de la formation professionnelle, de la formation continue, des hautes écoles et de l’encouragement de la recherche et de l’innovation. Les crédits liés par des accords de droit international ou faisant l’objet de demandes séparées au Parlement (par ex. programmes-cadres de l’UE pour la recherche et l’innovation ou mesures transitoires tant que la non-association perdure) ne sont pas traités dans le message FRI. Les fonds pour la recherche de l’administration fédérale – recherche initiée par l’administration fédérale et en partie réalisée par elle-même – sont également sollicités hors message FRI par les unités administratives compétentes. Outre les crédits budgétaires à ouvrir pour les quatre ans à venir, le Conseil fédéral propose des adaptations ponctuelles de bases légales.

Le message FRI 2025-2028 est le premier message FRI à être soumis à une procédure de consultation. Il devrait être adopté fin février 2024 par le Conseil fédéral à l’intention des Chambres fédérales.

Vingt ans de retrouvailles pour les villageois d’Oder

Au-delà des frontières et des kilomètres qui les séparent de leur village natal, situé en Macédoine du Nord, une centaine de villageois dispersés à travers toute la Suisse partagent une histoire commune : la migration et le désir de cultiver les liens avec leur pays d’origine. Depuis maintenant deux décennies, la diaspora du village albanais se retrouve dans différentes régions helvétiques pour perpétuer une tradition intemporelle : les retrouvailles annuelles.

Cette année encore, cette rencontre dépasse le simple événement social et prend la forme d’un pique-nique en plein air à Bâle. Ces retrouvailles reflètent avant tout une histoire collective, une expérience migratoire partagée et le profond besoin de maintenir les liens avec leurs origines et leurs racines. Au sein de la diaspora albanaise en Suisse, qui compte près de 250 000 personnes, près de 60 familles, parmi les 450 familles ayant quitté le village, alors peuplé d’environ 2100 habitants, se sont installées en Europe, mais pas seulement. Ainsi, environ 250 individus, hommes, femmes et enfants, ont quitté leur village et leur terre natale pour s’établir ailleurs. Bien que leur parcours soit jalonné de défis, de sacrifices et d’adaptations successives, ils n’oublient jamais de revenir à leurs sources afin de préserver une part de leur identité et de leur héritage culturel.

our les aînés de cette communauté, ces retrouvailles sont le rappel vivant de leur passé, de leur jeunesse. Ils se souviennent des senteurs, des sons et des saveurs de leur village. En se réunissant chaque année, ils renouent avec une mémoire collective, une nostalgie partagée. Les souvenirs affluent et les émotions se ravivent, transportant les participants dans un voyage temporel où le présent se confond avec le passé.

Pour les aînés de cette communauté, ces retrouvailles sont le rappel vivant de leur passé, de leur jeunesse. Ils se souviennent des senteurs, des sons et des saveurs de leur village. En se réunissant chaque année, ils renouent avec une mémoire collective, une nostalgie partagée. Les souvenirs affluent et les émotions se ravivent, transportant les participants dans un voyage temporel où le présent se confond avec le passé.

Pour les plus jeunes originaires d’Oder, ces retrouvailles sont une fenêtre ouverte sur leur héritage, une occasion de se connecter à leurs origines, de découvrir leurs traditions et d’établir des liens avec leur communauté élargie. Ils apprennent les récits de leurs ancêtres, les coutumes qui ont marqué leur village et les valeurs qui les ont forgés. C’est un moment d’apprentissage et de transmission, où les générations se rencontrent et se nourrissent mutuellement.

Au cœur de cette belle tradition, nous avons rencontré Burim Murtezaj qui, par ailleurs, se présente comme le fils du professeur du village, Ibraim Zili, ainsi que Minir Aliu et Shpend Mirta, les fondateurs de cet événement. Ils ont consacré leur énergie pour maintenir ces retrouvailles vivantes. Leur dévouement et leur passion sont palpables, et ils sont admirés par tous pour leur engagement indéfectible envers la préservation de l’identité culturelle de leur communauté.

Au fil des années, cet événement a été marqué par de nombreux moments forts, où les participants ont pu revivre les traditions de leur village, danser, chanter et célébrer leur héritage commun. À cette occasion, des musiciens, des écrivains et des personnalités de la diaspora sont conviés pour embellir la fête. Ibraim Zili cite avec fierté et émotion la participation du violoniste Chandelle Yussef, ainsi que du chanteur du village, Mahmut Ferati. En 2023, la présence délicieuse et enthousiaste de la chanteuse Mimoza Selimi a marqué les esprits, elle qui a été chaleureusement accueillie. Les rires résonnent dans l’air, les sourires illuminent les visages et les étreintes sont chaleureuses. Chaque année, de nouvelles générations se joignent à cet événement, apportant avec elles une énergie renouvelée et un désir profond de préserver l’histoire et la culture de leur village, autrefois habité par environ 2100 habitants.

Les retrouvailles annuelles de la diaspora albanaise d’Oder sont devenues bien plus qu’un simple rendez-vous festif. Elles sont le symbole de la résilience, de la solidarité et de la fierté pour une communauté dispersée aux quatre coins du monde. C’est l’occasion de se rappeler d’où l’on vient, de renouer avec ses racines et de transmettre cet héritage aux générations futures. Ce rassemblement annuel est également l’occasion d’établir des liens entre les membres de la diaspora et de renforcer les liens avec leur pays d’origine. Des discussions animées ont lieu sur les défis auxquels la communauté est confrontée, les projets en cours pour le développement du village et les actions entreprises pour promouvoir la culture albanaise dans leurs pays d’accueil.

La diaspora albanaise d’Oder montre l’importance de maintenir ses liens avec ses racines, même à des milliers de kilomètres de distance. Ces retrouvailles, explique Shpend Mirta, sont un rappel constant de l’importance de l’histoire et de la culture dans la construction de notre identité. Elles renforcent le sentiment d’appartenance et d’unité au sein de la diaspora et permettent de préserver l’héritage précieux transmis de génération en génération.

 

 

La deuxième édition du Salon du Livre au Château

Cette année, le Salon du livre au Château organise sa deuxième édition les 10 et 11 juin, avec un programme chargé d’activités autour du livre. Plus de 50 auteurs de tous les genres littéraires de Suisse romande seront présents. L’auteur et procureur de la ville de Neuchâtel Nicolas Feuz sera présent en tant qu’écrivain et procureur de la même ville de Neuchâtel. Depuis Genève, l’auteur le plus renommé dans le genre d’espionnage, Mark Zellweger, a confirmé sa présence.

Diverses activités seront proposées, telles que des conférences avec les auteurs, des lectures de textes, des promenades littéraires autour du château et des vignobles en écoutant les œuvres de l’auteur suisse renommé Friedrich Dürrenmatt via des podcasts.

Les livres pour enfants ne seront pas en reste, avec des lectures par des auteures et conteuses, des activités de coloriage, des dessins avec des illustrateurs ainsi que différents jeux seront proposés.

Rue Vallier 5, 2088 Cressier NE

https://iliredition.com/salon-du-livre-au-ch-teau

Interdiction de la publicité pour les produits du tabac et les cigarettes électroniques qui atteint les mineurs

Le Conseil fédéral entend protéger les jeunes contre le tabagisme. Après l’approbation de l’initiative populaire « enfants et jeunes sans publicité pour le tabac », il a décidé, lors de sa séance du 24 mai 2023, d’interdire la publicité pour les produits du tabac et les cigarettes électroniques dans les lieux et sur les supports auxquels les jeunes ont accès. Sont notamment concernés la presse écrite, Internet à certaines conditions et les festivals. Le message est transmis au Parlement.

A l’avenir aucune publicité pour des produits du tabac ou des cigarettes électroniques ne pourra plus être placée dans la presse écrite. Elle ne sera pas non plus admise dans les lieux accessibles au public pouvant être fréquentés par des mineurs comme les points de vente et les festivals. De plus, le parrainage des événements auxquels des mineurs ont accès ne sera plus possible.

La publicité en ligne restera admise, pour autant qu’un système de contrôle de l’âge garantisse que les mineurs ne puissent pas consulter les pages qui en contiennent. Un tel système de contrôle de l’âge sera également mis en place pour la vente de produits en ligne ou au moyen d’automates.

L’industrie du tabac devra par ailleurs déclarer ses dépenses publicitaires. Les entreprises pourront déclarer ensemble leurs données afin de préserver le secret des affaires.

En février 2022, le peuple et les cantons ont accepté l’initiative populaire « enfants et jeunes sans publicité pour le tabac ». Les nouveaux articles constitutionnels exigent que toute publicité pour le tabac susceptible d’atteindre les enfants et les adolescents soit interdite.

En Suisse, le tabac provoque chaque année 9500 décès prématurés, en faisant l’un des principaux problèmes de santé publique. La consommation de tabac est à l’origine de nombreuses maladies non transmissibles et les coûts liés aux traitements médicaux de ces maladies s’élèvent à 3 milliards de francs par an. En 2022, 6,9% des jeunes âgés de 11 à 15 ans en Suisse ont consommé la cigarette au cours des 30 derniers jours. 5,7% des jeunes entre 15 et 24 a utilisé des cigarettes électroniques au moins une fois par mois. La publicité pour le tabac joue un rôle significatif dans la décision de commencer à fumer.

En 2021, le Parlement a adopté la loi sur les produits du tabac. L’ordonnance sur les produits du tabac et les cigarettes électroniques (OPTab) concrétise les dispositions de cette loi. Il s’agit notamment des modalités concernant les mises en garde combinées, les achats tests ou la déclaration des produits à l’Office fédéral de la santé publique. L’ordonnance est actuellement en cours d’élaboration et sera soumise à consultation cet été. La loi et l’ordonnance devraient toutes deux entrer en vigueur à la mi-2024. La mise en œuvre de l’initiative devrait intervenir en 2026.

/admin.ch/

Enquête suisse sur la population active au 1er trimestre 2023

Au 1er trimestre 2023, le nombre de personnes actives occupées en Suisse s’est accru de 2,1% par rapport au même trimestre de 2022. Durant cette même période, le taux de chômage au sens du Bureau international du Travail (BIT) s’est réduit, passant de 4,6% à 4,3% en Suisse et de 6,2% à 6,0% dans l’Union européenne. Ce sont là quelques résultats tirés de l’enquête suisse sur la population active (ESPA) de l’Office fédéral de la statistique (OFS).

Au 1er trimestre 2023, la Suisse comptait 5,238 millions de personnes actives occupées, soit 2,1% de plus qu’à la même période de 2022. Parmi celles-ci, le nombre d’hommes a progressé de 2,3% et le nombre de femmes de 1,9%. En termes d’équivalents plein temps (EPT), la hausse entre le 1er trimestre 2022 et le 1er trimestre 2023 a été de 2,6% (hommes: +2,1%; femmes: +3,3%). Après correction des variations saisonnières, le nombre d’actifs occupés et le nombre d’EPT ont tous deux augmenté de 1,2% entre le 4e trimestre 2022 et le 1er trimestre 2023.

Main-d’oeuvre suisse et main-d’oeuvre étrangère

Entre les 1ers trimestres 2022 et 2023, le nombre d’actifs occupés a augmenté tant chez les personnes de nationalité suisse (+0,6%) que chez celles de nationalité étrangère (+5,2%). Parmi les actifs occupés étrangers, la progression a été la plus forte chez les titulaires d’une autorisation de séjour de courte durée (livret L, depuis moins de 12 mois en Suisse: +16,0%). Venaient ensuite les titulaires d’une autorisation de séjour (livret B ou L, en Suisse depuis 12 mois ou plus: +9,2%), puis les frontaliers (livret G: +6,2%) et finalement les titulaires d’une autorisation d’établissement (livret C: +1,3%).

Chômage en Suisse et en Europe

Au 1er trimestre 2023, la Suisse comptait 216 000 personnes au chômage selon la définition du Bureau international du Travail (BIT), soit 11 000 de moins qu’un an auparavant. Ces chômeurs représentaient 4,3% de la population active, soit une part inférieure à celle observée au 1er trimestre 2022 (4,6%). Après correction des variations saisonnières, le taux de chômage a diminué de 0,3 point de pourcentage par rapport au 4e trimestre 2022, passant de 4,4% à 4,1%. Entre le 1er trimestre 2022 et le 1er trimestre 2023, le taux de chômage s’est contracté aussi bien au sein de l’UE (passant de 6,2% à 6,0%) que dans la zone euro (ZE20: de 6,8% à 6,6%).

Chômage des jeunes

En Suisse, le taux de chômage des jeunes (de 15 à 24 ans) au sens du BIT est passé de 7,2% à 7,8% entre le 1er trimestre 2022 et le 1er trimestre 2023. Sur la même période, il a également progressé au sein de l’UE (de 14,2% à 14,4%) et dans la zone euro (ZE20: de 14,3% à 14,4%).

Chômage selon diverses caractéristiques

Entre les 1ers trimestres 2022 et 2023, le taux de chômage au sens du BIT a reculé aussi bien pour les hommes (de 4,6% à 4,2%) que pour les femmes (de 4,7% à 4,5%). Il s’est plus fortement contracté chez les personnes de 50 à 64 ans (de 4,3% à 3,7%) que chez celles de 25 à 49 ans (de 4,5% à 4,1%). Le taux s’est réduit chez les personnes sans formation postobligatoire (de 9,3% à 8,4%) et chez celles avec une formation de degré secondaire II (de 4,4% à 3,8%), mais a progressé chez les personnes avec une formation de degré tertiaire (de 3,3% à 3,5%). Le taux de chômage a diminué tant chez les personnes de nationalité suisse (de 3,4% à 3,2%) que chez celles de nationalité étrangère (de 7,9% à 7,3%). Au 1er trimestre 2023, le taux de chômage au sens du BIT s’élevait à 5,7% chez les ressortissants de l’UE/AELE et à 11,0% chez les personnes en provenance de pays tiers.

Durée du chômage

Au 1er trimestre 2023, le nombre de chômeurs de longue durée au sens du BIT (un an ou plus) s’est établi à 72 000, en baisse de 22 000 personnes par rapport au 1er trimestre 2022. La part des chômeurs de longue durée dans l’ensemble des chômeurs s’est réduite, passant de 41,6% à 33,5%. La durée médiane du chômage s’est raccourcie de 228 à 175 jours.

Ensemble contre les attaques de distributeurs automatiques de billets

Le nombre d’attaques contre les distributeurs automatiques de billets n’a jamais été aussi élevé en Suisse. En 2022, 56 attaques ont été recensées, et la tendance est à la hausse. La quasi-totalité du territoire suisse est concernée. Les malfaiteurs mettent également en danger les tiers non impliqués. En plus de la poursuite pénale, la prévention est indispensable pour lutter contre ces attaques. La direction de fedpol a ainsi organisé une rencontre avec les représentants et représentantes de la branche.

La Suisse est de plus en plus visée par des attaques de distributeurs automatiques de billets. En raison de sa situation géographique et économique, la Suisse est une cible particulièrement attrayante pour les groupes criminels organisés responsables de ces infractions. Par conséquent, le nombre d’attaques contre les distributeurs automatiques de billets a augmenté depuis 2018. Les malfaiteurs ont de plus en plus recours aux explosifs lorsqu’ils passent à l’acte, mettant ainsi en danger la vie et l’intégrité corporelle de tiers non impliqués.

Acteurs réunis

La coopération nationale et internationale ainsi que les mesures répressives sont primordiales pour combattre efficacement les attaques à l’explosif contre les distributeurs automatiques de billets. Cependant, il faut aussi des mesures préventives et une coopération étroite entre les acteurs publics et privés pour rendre la Suisse moins attrayante pour les malfaiteurs. fedpol a donc organisé une rencontre nationale relative aux attaques à l’explosif contre les distributeurs automatiques de billets, qui a réuni les représentantes et représentants des organisations suivantes :

  • Euronet Services Schweiz GmbH
  • Raiffeisen Suisse
  • Association suisse des banquiers
  • Chemins de fer fédéraux
  • Association suisse d’assurances
  • SIX Group Services Ltd.

Les participantes et participants à la rencontre s’accordent pour affirmer que la situation en Suisse est préoccupante et que des mesures préventives sont nécessaires non seulement pour mieux protéger les tiers non impliqués, mais aussi pour maintenir l’approvisionnement. D’autres rencontres réunissant des experts permettront de poursuivre la collaboration, la discussion de mesures et le partage d’expériences entre les polices et les acteurs non policiers issus de la branche.

Vernissage de l’exposition: Petrit Halilaj, Histories Inachevées

Very volcanic over this green feather » Du 25 mai au 17 septembre 2023, le Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge adopte la perspective du temps long pour aborder un thème central de l’actualité humanitaire, celui de la résilience. Comment accéder à la mémoire d’un peuple qui a connu la souffrance ? Comment s’approprier une histoire que l’on n’a pas choisie ? Pièce maîtresse de l’année « Santé mentale » (2022-2023), l’exposition de l’artiste kosovar Petrit Halilaj présente le récit poignant, sensible et généreux de son parcours personnel à travers le dessin. Une installation immersive exceptionnelle qui explore ses souvenirs d’enfance de la guerre du Kosovo, ses rêves et l’espoir qu’il nourrit pour le futur. En parallèle, le Musée poursuit sa mue en un forum accueillant au service de la communauté. Après le succès de la première édition l’été dernier, près de 100 étudiant·e·s du laboratoire Alice de l’EPFL investissent de nouveau les Jardins du Musée pour prendre soin des installations en place et les faire évoluer. Après le bois, cap sur le pisé et le végétal.

Se reconstruire, toujours

Enfant, Petrit Halilaj a vécu la guerre du Kosovo (1998-1999). Déplacé avec sa famille dans le camp de réfugié·e·s de Kukës II, en Albanie, et accompagné par le psychologue urgentiste volontaire Giacomo « Angelo » Poli, il dessine ce qu’il a vu, ce qu’il tente de comprendre et ce dont il rêve. Ses 38 dessins composent avec des fragments du réel et de l’imagination, entre scènes du conflit et paysages du paradis, et deviennent une ressource clef pour dire l’ineffable. Preuve du talent précoce du jeune Petrit, l’un de ses dessins est présenté à Kofi Annan, alors secrétaire général des Nations unies, lors de sa visite du camp en mai 1999. Devenu artiste, Petrit Halilaj redécouvre vingt-deux ans plus tard la série de dessins qu’il a réalisée. Il décide de revenir à travers elle sur sa propre histoire pour la partager et se l’approprier. Découpés, agrandis, imprimés sur des supports de stylos-feutres et de papier, les dessins sont transformés en installations in situ et créent des forêts monumentales suspendues que l’on peut découvrir à son rythme.

En présentant ce dialogue de l’enfant devenu artiste avec lui-même, l’exposition invite à apprendre du temps long et contribue à une réflexion commune et bienveillante sur la résilience. L’œuvre au nom évocateur Very volcanic over this green feather permet de découvrir et de ressentir l’expérience d’une reconstruction personnelle en train de se faire qui résonne fortement avec l’actualité. Ce projet est né du besoin de Petrit Halilaj de se réapproprier son histoire et son vécu du conflit. Il aura conservé ses dessins durant deux décennies sans pouvoir les reprendre en main. En 2020, il décide d’offrir une suite à cette histoire inachevée. Elisa Rusca, directrice Collections Expositions et commissaire de l’exposition

Accéder autrement à la mémoire collective

Né en 1986 à Kostërc au Kosovo, Petrit Halilaj vit et travaille entre l’Allemagne, le Kosovo et l’Italie. Il est également chef d’atelier à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris.

Son travail est profondément lié à l’histoire récente de son pays et aux conséquences des tensions politiques et culturelles que rencontre la région. Traversée par les thèmes du conflit ethnique et de la guerre, l’œuvre de Petrit Halilaj trouve le plus souvent son origine dans le vécu intime de l’artiste. En créant des mondes qui revendiquent des espaces de liberté, de désir et d’identité, l’exposition devient un outil qui lui permet d’infléchir le cours de l’histoire personnelle et collective. Même s’il faut beaucoup de temps pour faire évoluer les systèmes en place, j’ai confiance en la capacité de l’art à créer des ponts entre des visions du monde que tout oppose. Ce qui m’intéresse, c’est de réunir un soldat et un paon pour les amener à dialoguer ensemble et raconter une autre histoire, libérée du carcan des représentations collectives qui dominent la mémoire d’un conflit. Ce qui en jaillit, c’est la beauté de la diversité, en somme. Petrit Halilaj, interviewé pour la Tate St Ives en 2021 Le travail de Petrit Halilaj a fait l’objet d’expositions personnelles à Berne, Bonne, Turin, Paris, St Ives, Pristina, Madrid, Lisbonne, New York ou encore Los Angeles, et a été présenté dans de nombreuses expositions collectives comme à Lyon, Venise, Rome, Berlin ou Toronto. Il est représenté par Mennour, Paris, et ChertLüdde, Berlin. En accueillant cette œuvre monumentale in situ de Petrit Halilaj, le Musée apporte une nouvelle fois son soutien à la création artistique contemporaine après avoir présenté trois cartes blanches d’artistes suisses pour Équilibres précaires, l’autre temps fort de l’année « Santé mentale » (2022/2023). Toujours d’actualité dans le domaine humanitaire, le thème de la résilience résonne fortement avec le propos de Boris Cyrulnik présenté au sein de l’exposition permanente.

L’année « Santé mentale » (2022/2023) en bref

En collaboration avec de nombreux·ses partenaires issu·e·s des milieux de l’humanitaire, de la culture et de la recherche, « Santé mentale » explore des idées et des approches applicables dans la vie de tous les jours. En connectant entre elles différentes communautés pour favoriser les conversations sur la santé mentale, nous voulons contribuer à la déstigmatiser. C’est avant tout une pensée en acte : nous cherchons à transformer des savoirs en savoir-faire et à apprendre les un·e·s des autres, aux côtés de nos publics. Pascal Hufschmid, directeur général du Musée

Le programme a débuté en septembre 2022 et se poursuit jusqu’à l’été 2023 :

-Cycle de rencontres sur la santé mentale dans le secteur humanitaire et au-delà, en collaboration avec le Centre d’études humanitaires Genève et l’Université de Genève.

-Visites commentées des expositions, en collaboration avec le Centre interfacultaire en sciences affectives de l’Université de Genève (CISA).

-Co-création d’un carnet de la bienveillance avec nos publics et le Centre interfacultaire en sciences affectives de l’Université de Genève (CISA).

-Cours publics de premiers secours en santé mentale, en collaboration avec l’ENSA et la Fondation Pro Mente Sana.

-Cours d’emergencyoga, en collaboration avec Donna Williams du CICR.

Les Jardins du Musée revisités par les étudiant·e·s de l’EPFL

En parallèle de l’exposition, le Musée propose une autre forme d’immersion axée sur les espaces de vie. Après l’immense succès rencontré par les huit installations de bois réalisées en 2022 par plus de 120 étudiant.e.s auprès des visiteur·se·s et usager·ère·s du site, il poursuit sa collaboration avec le laboratoire Alice de l’EPFL pour l’accompagner dans sa mue en un lieu de vie au service de la communauté. Près de 100 étudiant.e.s en architecture s’approprient de nouveau les Jardins du Musée pour prendre soin des installations, les faire évoluer et les végétaliser. Proposant aux familles, aux voisin·e·s, aux écoliers.ères et aux promeneur·se·s un nouvel usage du site, le projet invite à la découverte et augmente le confort de la visite. Le Musée s’affirme une nouvelle fois comme un lieu d’accueil, d’intelligence collective et d’opportunités pour de jeunes talents. Les Jardins du Musée sont ouverts et accessibles en tout temps dès le 31 mai 2023. Découvrir l’édition précédente des Jardins du Musée. (www.redcrossmuseum.ch/explore/medialibrary/presentation-of-the-gardens)

PETRIT HALILAJ HISTOIRES INACHEVÉES | UNFINISHED HISTORIES

« Very volcanic over this green feather » Nouvelle exposition du 25 mai au 17 septembre 2023

Journées presse les 23 et 24 mai 2023 Vernissage public le 24 mai 2023, 18h

Conception originale pour la Tate St Ives au Royaume-Uni Anne Barlow, directrice, et Giles Jackson, curateur assistant

Nouvelle conception pour le Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Elisa Rusca, directrice Collections Expositions du Musée et commissaire de l’exposition

À propos du Musée

Le Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge pose une question centrale : en quoi l’action humanitaire nous concerne-t-elle, toutes et tous, ici et maintenant ? Pour y réfléchir avec nos publics, nous invitons artistes, partenaires culturel·le·s et milieux de la recherche à s’interroger sur les enjeux, les valeurs et l’actualité de l’action humanitaire. Notre Musée s’affirme ainsi, de manière ouverte, agile et chaleureuse, comme un lieu de mémoire, de création et de débats. C’est par la production de contenus artistiques inédits et le développement de partenariats ambitieux, en Suisse et dans le monde, que nous participons au rayonnement du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ainsi que de Genève. De plus amples informations sont disponibles sur redcrossmuseum.ch.

Ylfete Fanaj, première femme d’origine albanaise dans un exécutif cantonal en Suisse

Ylfete Fanaj a remporté la représentation du canton de Lucerne. Cela représente le plus haut poste exécutif jamais occupé par une personne d’origine albanaise en Suisse, rapporte albinfo.ch.

Fanaj a permis au Parti social-démocrate de faire son retour au gouvernement de Lucerne. Cela faisait 8 ans que le PS n’était plus représenté au sein de l’exécutif de ce canton, rapporte albinfo.ch.

Fanaj a remporté la course avec 45 053 voix contre Hauser, qui a obtenu 39 674 voix. En outre, Fanaj et Michaela Tschuor, candidate du Parti du Centre (Die Mitte) sont les premières femmes au gouvernement après une longue période. C’est également la première fois que deux femmes prennent place en même temps dans l’exécutif de ce canton.

Outre Ylfete Fanaj, le candidat de l’UDC, Armin Hartmann, a également décroché une place au sein de l’exécutif du canton.

(KEYSTONE/Philipp Schmidli)

Un petit rappel des faits: Ylfete Fanaj a siégé au niveau politique de 2007 à 2011 au parlement de la ville de Lucerne. Elle a été élue au parlement lucernois en 2011 où elle a été cheffe du groupe socialiste pendant quatre ans. Après avoir occupé un poste au sein de la législature municipale, elle a entamé deux mandats au Parlement du canton en 2021 comme présidente du Grand Conseil, qui représentait le poste le plus élevé jamais occupé par une figure politique d’origine étrangère, et pas seulement au niveau cantonal.

À présent, Ylfete Fanaj a été à la hauteur de la confiance que lui a accordée son parti, qui l’a proposée à un haut poste exécutif, écrit albinfo.ch. Elle confirme le constat des experts de la scène politique locale selon lequel elle possède un niveau considérable de compétence, acquis grâce à une longue expérience en politique. Fanaj est également appréciée en tant que politicienne qui a la capacité de “créer une majorité”, même avec des politiciens d’autres partis, à l’appui de son argumentation politique.

Le fait qu’Ylfete Fanaj, en tant que femme et issue de l’immigration, ait été élue dans un canton dit conservateur, qui est Lucerne, en dit long sur la compétence et l’expérience politique d’Ylfete Fanaj.

Ylfete Fanaj est née en 1982 dans la municipalité de Prizren, au Kosovo. Elle vit en Suisse depuis l’âge de 9 ans, lorsqu’elle y a rejoint ses parents, qui vivaient ici depuis un certain temps.

Son élection a également été saluée par la Présidente du Kosovo, Vjosa Osmani et Albin Kurti, premier ministre du pays.

(KEYSTONE/Philipp Schmidli)
(KEYSTONE/Philipp Schmidli)

 

Caractères spéciaux dans les noms de personnes

Dès le début de l’année 2025, tous les registres des personnes emploieront un jeu de caractères étendu. À quelques exceptions près, il permettra de saisir tous les caractères spéciaux des langues européennes. Lors de sa séance du 10 mai 2023, le Conseil fédéral a ouvert la procédure de consultation sur la révision des ordonnances relevant du domaine de l’état civil.

Le nouveau registre de l’état civil informatisé Infostar New Generation (Infostar NG), qui remplacera la solution logicielle actuelle Infostar 13, sera mis en service au début de 2025.

Une des nouveautés importantes de ce système est l’emploi d’un jeu de caractères uniforme pour tous les registres de personnes. Il sera alors possible de saisir tous les caractères spéciaux des langues européennes, à quelques exceptions près. Les personnes concernées pourront donc commander des actes d’état civil (par ex. un acte de naissance ou de famille) et des documents d’identité (par ex. un passeport ou une carte d’identité) sur lesquels figure la graphie exacte de leur nom.

Ajout de nombreux caractères spéciaux

Certains caractères spéciaux de langues étrangères, tels que la lettre c munie d’un accent aigu en croate, ne peuvent aujourd’hui pas être saisis dans les registres suisses. En mai 2021, le Conseil fédéral a décidé d’étendre le jeu de caractères disponibles et chargé l’administration de modifier les bases juridiques ainsi que de procéder aux adaptations techniques requises dans tous les registres des personnes en Suisse.

L’adaptation technique des applications liées aux registres est déjà bien avancée. Infostar NG ne sera toutefois pas mis en service au début de 2024 comme prévu, mais a priori un an plus tard. Afin d’assurer une transition fluide vers le nouveau système et d’éviter de surcharger les offices de l’état civil, la modification de la graphie du nom ne pourra être demandée que six mois après la mise en service d’Infostar NG.

Moderniser le mode de travail des offices de l’état civil

Pour la mise en service d’Infostar NG et l’introduction du nouveau jeu de caractères, quelques dispositions de l’ordonnance sur l’état civil (OEC) et de l’ordonnance sur les émoluments en matière d’état civil (OEEC) doivent être révisées. Outre l’ajout des caractères spéciaux, le Conseil fédéral propose diverses modifications afin que le mode de collaboration et de travail des offices soit plus moderne et plus efficace. Lors de sa séance du 10 mai 2023, il a mis les deux projets en consultation jusqu’au 1er septembre 2023.

Une autre question est posée dans le cadre de la consultation : la fonction d’officier de l’état civil doit-elle demeurer réservée aux citoyens suisses ? L’exigence liée à la nationalité est actuellement fixée par l’OEC. À l’avenir, elle devrait être inscrite dans une loi au sens formel.

Révision des prescriptions relatives au permis de conduire : le Conseil fédéral met en vigueur une deuxième série de mesures

Lors de sa séance du 10 mai 2023, le Conseil fédéral a adopté une deuxième série de mesures visant à optimiser les formations initiale et complémentaire des conducteurs. Des précisions sont apportées notamment dans les réglementations relatives aux contrôles relevant de la médecine du trafic, aux examens pratiques et au retrait du permis de conduire. Cette série de mesures entrera en vigueur de manière échelonnée à partir du 15 juillet 2023.

Dans le cadre d’une consultation menée en 2017, le Conseil fédéral a proposé différentes mesures visant à optimiser les formations initiale et complémentaire des conducteurs. Le 14 décembre 2018, il a adopté une première série de mesures, qu’il a mise en œuvre par étapes jusqu’au 1er janvier 2021. Celle-ci portait essentiellement sur le raccourcissement à un jour de la formation complémentaire prescrite pendant la période d’essai et sur la possibilité d’obtenir le permis d’élève conducteur pour voitures de tourisme dès l’âge de 17 ans. Le Conseil fédéral met désormais en vigueur la deuxième série de mesures.

Les principales modifications proposées sont les suivantes :

  • Échange du permis de conduire papier bleu : le Conseil fédéral a prolongé le délai pour échanger le permis de conduire papier contre un permis au format carte de crédit. L’échéance est désormais fixée au 31 octobre 2024 (et non plus au 31 janvier 2024). Entrée en vigueur : 15 juillet 2023
  • Adaptation au droit de l’UE en ce qui concerne les catégories de permis de conduire : le terme « places assises » est remplacé uniformément par « places ». Cette modification a des répercussions sur le type de véhicules que la sous-catégorie D1 donne le droit de conduire. Les futurs titulaires de la sous-catégorie D1 ne seront plus autorisés à conduire des minibus et autocars ne comptant que seize « places assises », mais auxquelles s’ajoutent encore des places debout. Ces dernières devront en effet être comptabilisées dans le nombre de « places ». Les places debout ne sont admises que dans les autocars et minibus affectés au trafic régional exploité selon l’horaire par des entreprises de transport concessionnaires. C’est la raison pour laquelle toute personne souhaitant conduire les véhicules mentionnés dans le trafic de ligne régional devra à l’avenir obtenir le permis de la catégorie D. En revanche, ce dernier ne sera pas exigé des personnes actuellement titulaires du permis de la sous-catégorie D1 (garantie des droits acquis). Entrée en vigueur : 15 juillet 2023
  • Harmonisation des limites d’âge pour l’examen relevant de la médecine du trafic : toute personne de 75 ans ou plus déposant pour la première fois une demande de permis d’élève conducteur ou de permis de conduire devra se soumettre à un examen relevant de la médecine du trafic. Jusqu’ici, la limite d’âge était fixée à 65 ans. Grâce au relèvement de celle-ci, l’âge fixé sera donc le même dans ce cas de figure que pour le premier examen de contrôle des titulaires du permis de la catégorie B (voitures de tourisme) par exemple. Entrée en vigueur : 1er mars 2024
  • Suppression des doublons concernant les contrôles de la vue et les examens relevant de la médecine du trafic : les personnes qui possèdent déjà un permis d’élève conducteur ou un permis de conduire et qui désirent obtenir une nouvelle catégorie de permis ne seront plus tenues de se soumettre une nouvelle fois à un contrôle de la vue. Les titulaires de permis doivent satisfaire en tout temps aux exigences en matière de facultés visuelles. De même, le contrôle de la vue ne sera plus exigé des candidats à une catégorie de permis professionnelle : leurs facultés visuelles seront évaluées dans le cadre de l’examen relevant de la médecine du trafic. Entrée en vigueur : 1er mars 2024.
    Les titulaires d’une catégorie de permis professionnelle ou d’une autorisation de transporter des personnes à titre professionnel (autorisation TPP) ne devront plus se soumettre à un nouvel examen relevant de la médecine du trafic pour obtenir une autre catégorie de permis professionnelle ou l’autorisation mentionnée. En effet, leur aptitude à la conduite sera vérifiée lors des examens de contrôle réguliers. Entrée en vigueur : 1er mars 2024
  • Application d’un arrêt du Tribunal fédéral : le moment de la convocation au premier contrôle relevant de la médecine du trafic et la fréquence des contrôles seront uniformisés, de manière à tenir compte d’un arrêt du Tribunal fédéral et à garantir que les autorités cantonales traitent les personnes concernées sur un pied d’égalité. Entrée en vigueur : 1er mars 2024
  • Égalité de traitement en cas de retrait du permis d’élève conducteur ou du permis de conduire : durant la période de retrait du permis d’élève conducteur ou du permis de conduire, aucune catégorie de permis qui aurait été concernée par le retrait (si elle avait été obtenue avant ce dernier) ne pourra être octroyée. Entrée en vigueur : 1er mars 2024
  • Amélioration de la qualité de l’examen pratique en vue de l’obtention du permis de conduire pour motocycles (cat. A) et pour voitures de tourisme (cat. B) : désormais, pour les examens des catégories A et B, au moins 45 minutes devront être consacrées à la conduite dans la circulation routière. De ce fait, la durée de l’examen pratique pour les candidats à un permis de motocycliste s’en trouvera augmentée (60 minutes au lieu de 30 jusqu’ici). Entrée en vigueur : 1er mars 2024

L’industrie de transformation du bois du Kosovo, une histoire à succès présentée en Suisse

Parmi les nombreux éléments qui distinguent la ville de Ferizaj de l’après-guerre, est la montée en puissance rapide de l’industrie du bois. Ce sont des dizaines de petites et moyennes entreprises qui ont foisonné ces vingt dernières années, dans la ville et dans les villages aux alentours. Ferizaj s’est fait un nom dans le domaine, au vu de la qualité de leurs produits en bois, essentiellement des meubles de maison, mais aussi des portes, des fenêtres, des escaliers, etc.

Sevdail Tahiri, directeur de la plateforme albinfo.ch (online et print)L’existence avant les années 90 du siècle dernier d’une usine de transformation du bois (Tefik Çanga) ainsi que la tradition populaire de la transformation artisanale du bois sont les fondements qui expliquent le succès de cette branche dans cette région du Kosovo.

Organisée par la plate-forme média albinfo.ch (online et print), une présentation des producteurs de cette activité économique a eu lieu le vendredi 5 mai 2023 à Zurzach (AG) en Suisse.

Des représentants d’une trentaine d’entreprises, venant en grande majorité de Ferizaj, se sont rendus en Suisse pour présenter l’excellente qualité de leurs produits. Ils ont aussi eu l’occasion de communiquer avec des représentants d’entreprises appartenant à des Albanais en Suisse, d’échanger des idées et éventuellement de conclure des accords de collaboration avec eux., Dans le cadre de leur présence en Suisse, le groupe a visité plusieurs entreprises dans cette industrie, tenues par des Albanais en Suisse et qui opèrent avec beaucoup de succès.

L’activité à Zurzach ainsi que l’ensemble de la visite ont été réalisées dans le cadre du projet “Promotion des opportunités d’emploi et de croissance” – FEGO, qui est mis en œuvre par Swisscontact, en coopération avec la municipalité de Ferizaj et l’intermédiaire de l’Association des transformateurs de bois du Kosovo.

Lors de l’ouverture de l’activité, Sevdail Tahiri, directeur de la plateforme de médias albinfo.ch, a déclaré, entre autres, qu'”albinfo.ch a continuellement soutenu les producteurs du Kosovo, mais aussi en général les produits “Made in Kosovo” en les promouvant en Suisse et dans la diaspora.

Merita Pinta – Prima Pflege

Cet événement B2B s’inscrit dans ce cadre, auquel participent environ 30 entreprises du Kosovo.

Ce n’est pas la première fois que des producteurs de produits en bois du Kosovo présentent leurs produits en Suisse. La plupart d’entre eux ont déjà fortement pénétré le marché de la construction en Suisse. Cela reflète la qualité des produits “Made in Kosovo”, mais aussi le fait qu’ils suivent les dernières tendances en matière de produits en bois. La plateforme Albinfo online et print, en tant qu’organisatrice de cet événement, a été et est la principale référence dans la promotion des produits du Kosovo en Suisse”, a notamment déclaré Tahiri.

Sami Kastrati – shefi i misionit të Konsullatës në Cyrih
Balton Dergutit, Drejtor i Drejtorisë së Zhvillimit Ekonomik në Komunën e Ferizajt

Plusieurs personnalités et représentants d’entreprises ont pris la parole : Sami Kastrati, chef de mission du consulat à Zurich ; Balton Derguti, directeur de la direction du développement économique de la municipalité de Ferizaj ; Arieta Vula Pozhegu, directrice exécutive de l’Association des transformateurs de bois, Mme Merita Pinta, entrepreneuse à succès en Suisse et originaire de Ferizaj le vice-président de la Business Network en Suisse, Rexhep Berisha et des représentants de l’organisation Swisscontact, Egzon Fejzullahu,

Egzon Fejzullahu – Swisscontact
Arieta Vula Pozhegu, Drejtoreshë Ekzekutive e Shoqatës së Përpunuesve të Drurit

Durant son discours, M. Derguti a parlé de l’histoire du développement de cette branche industrielle dans la municipalité de Ferizaj, soulignant le soutien que la municipalité a apporté et continue d’apporter à ce développement. Mme Vula Pozhegu a quant à elle partagé les données concrètes liées au développement de l’industrie de transformation du bois au Kosovo, avec les spécificités qui la distinguent.

albinfo.ch 
Rexhep Berisha – nënkryetar i Rrjetit të Bizneseve Shqiptare në Zvicër

Elle a souligné que cette branche est clairement la plus performante par rapport aux autres branches industrielles, ce qui se traduit également par les chiffres de production et d’exportation qu’elle réalise.

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Fotografe: Fiona Murtaj/albinfo.ch

La secrétaire d’État du DFAE Livia Leu mène des consultations politiques avec le Kosovo

Le 9 mai 2023, la secrétaire d’État Livia Leu a mené des consultations politiques avec le vice-ministre des affaires étrangères kosovar Kreshnik Ahmeti à Berne. La rencontre a porté principalement sur les différents aspects des relations bilatérales diversifiées entre la Suisse et le Kosovo. Autres sujets au centre des échanges : les relations entre le Kosovo et la Serbie, le soutien suisse dans le processus de normalisation entre ces deux pays conduit par l’UE ainsi que les conséquences de la guerre contre l’Ukraine pour les Balkans occidentaux.

Les consultations politiques régulières permettent d’approfondir les bonnes relations entre la Suisse et le Kosovo ainsi que des thèmes d’intérêt mutuel.

Le processus de normalisation entre la Serbie et le Kosovo que conduit l’UE a été un point de discussion important. Le DFAE estime qu’une normalisation durable des relations entre les deux États est une condition importante pour la stabilité de toute la région. La secrétaire d’État Livia Leu a profité de son échange avec le vice-ministre Kreshnik Ahmeti pour se faire une idée de l’état actuel des relations entre le Kosovo et la Serbie et souligner le soutien de la Suisse au processus de normalisation.

Les deux parties ont également discuté de la situation actuelle dans les Balkans occidentaux ainsi que de la demande d’adhésion du Kosovo au sein du Conseil de l’Europe, soutenue par la Suisse. La secrétaire d’Etat Livia Leu et le vice-ministre Kreshnik Ahmeti ont par ailleurs parlé des prochaines étapes en vue de la procédure d’admission. Le rôle de la Suisse en tant que membre du Conseil de sécurité de l’ONU a en outre été évoqué.

Le contingent militaire suisse au sein de la Force pour le Kosovo (KFOR) a aussi été l’un des thèmes abordés durant la rencontre. Depuis 1999 et sur mandat du Conseil de sécurité de l’ONU, il est indispensable pour garantir un environnement pacifique et sûr dans la région.

La Suisse s’engage au Kosovo depuis 1998. Axé autrefois sur des aspects humanitaires, l’engagement de la Suisse consiste aujourd’hui essentiellement à soutenir le Kosovo pour poursuivre son intégration dans l’Europe et, de manière générale, pour l’amélioration des perspectives d’avenir dans la région.

Dans le cadre d’un programme mené conjointement par la Direction du développement et de la coopération (DDC), la division Paix et droits de l’homme (DPDH) du Secrétariat d’État du DFAE, le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) et le Secrétariat d’État aux migrations (SEM), la Suisse investit au Kosovo 86 millions de francs sur une durée de quatre ans.

Dans le domaine de la promotion civile de la paix, la Suisse contribue à construire une société multiethnique fondée sur la tolérance et la diversité. La Suisse joue un rôle important au Kosovo pour le travail de mémoire. Elle défend l’intégration dans le discours politique d’une approche inclusive et transformative, qui tienne compte de toutes les catégories de victimes.