Congrès national sur la violence : vers une meilleure protection des victimes

 Plusieurs adaptations législatives récentes permettent d’améliorer la protection des personnes victimes de violence. Aujourd’hui, en présence de la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter, plus de 340 spécialistes se réunissent à Berne dans le cadre du congrès national sur la violence, pour échanger leurs points de vue sur les changements en cours dans le droit pénal et le droit civil. Un accent est notamment mis sur la thématique des enfants touchés par la violence. Autres sujets clés du congrès : la surveillance électronique et les programmes de prévention destinés aux personnes ayant recours à la violence.

Plusieurs nouvelles dispositions légales offrent une meilleure protection contre la violence domestique et le harcèlement obsessionnel. Le congrès de ce jour mettra en évidence le changement de pratique en cours dans différents cantons, à savoir la possibilité de suspendre la procédure pénale et d’ordonner un programme de prévention de la violence, et son potentiel. Ces mesures trouvent leur origine dans la révision de l’art. 55a du code pénal, qui accroît la marge d’appréciation des autorités de poursuite pénale et qui est entrée en vigueur le 1er juillet 2020.

Ce congrès est aussi l’occasion de présenter un nouveau guide concernant les arrangements des contacts parents/enfants victimes de violence domestique, qui indique aux juges et à d’autres spécialistes comment il est possible de prendre des décisions qui soient dans l’intérêt de l’enfant.

Autre sujet au programme : les possibilités et les limites de la surveillance électronique. Les victimes de violence domestique et de harcèlement obsessionnel seront en effet mieux protégées grâce à une nouvelle mesure, la surveillance électronique du respect d’une interdiction géographique ou d’une interdiction de contact. Dès le 1er janvier 2022, elle permettra aux juges d’ordonner une surveillance électronique au moyen d’un bracelet électronique au poignet ou à la cheville.

En 2020, la police a enregistré plus de 46 000 infractions de violence en Suisse, dont, pour la première fois, plus de 20 000 commises dans la sphère domestique. En moyenne, une personne meurt toutes les deux semaines des suites d’une telle agression, soit 25 personnes par an en moyenne, dont 4 enfants. En outre, 27 000 enfants et adolescents sont touchés par la violence domestique chaque année.

Le congrès national est organisé par le Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes (BFEG) en collaboration avec l’Office fédéral de la justice (OFJ) et la Conférence des directrices et directeurs des départements cantonaux de justice et police (CCDJP). Plus de 340 experts de toute la Suisse y participent, émanant notamment de la police, des ministères publics, des tribunaux, des autorités de protection de l’enfant et de l’adulte, des centres d’aide aux victimes, des foyers pour femmes, des programmes de prévention et des services de consultation pour les personnes ayant recours à la violence.

Un tiers de la population active est âgée de 50 ans ou plus

En Suisse, 33,5% de la population active avait 50 ans ou plus en 2020. Le taux d’activité des personnes de 50 à 64 ans s’élevait à 81% et le taux de chômage au sens du BIT à 4,0%. Un an avant l’âge ordinaire de la retraite, les taux de préretraite s’élevaient à 39,0% chez les hommes et à 30,4% chez les femmes. Ce sont là quelques résultats de la publication «les personnes de 50 ans ou plus sur le marché du travail en 2020» de l’Office fédéral de la statistique (OFS).

En 2020, la Suisse comptait 1,654 million de personnes actives de 50 ans ou plus, soit un tiers (33,5%) de la population active totale, une part qui a progressé par rapport à 1991(24,0%). Ce vieillissement a été causé principalement par l’arrivée à la cinquantaine des générations du baby-boom (personnes nées entre 1945 et 1964). En 2020, le nombre de personnes de 65 ans ou plus pour 100 personnes actives de 20 à 64 ans a atteint 35,7, en forte hausse par rapport à 1991 (28,2).

Forte progression du taux d’activité des femmes

En 2020, 81,4% de la population de 50 à 64 ans était active, contre 70,9% en 1991. Cela est dû à la forte progression du taux d’activité des femmes (1991: 53,4%; 2020: 75,6%; hommes: recul de 90,1% à 87,2%). En comparaison européenne, la Suisse faisait partie avec la Suède (86,0%), l’Islande (83,6%) et l’Estonie (81,3%) des pays dans lesquels plus de huit personnes sur dix de 50 à 64 ans étaient actives (moyenne de l’Union européenne: 70,3%). Plus d’une personne sur six (17,8%) de 65 à 74 ans était active professionnellement en Suisse (1991: 19,7%).

Des conditions de travail qui varient de celles des plus jeunes

Les personnes de 50 à 64 ans étaient 40,3% à travailler à temps partiel contre 35,2% chez les 25-49 ans. La main d’œuvre qui a atteint la cinquantaine était surreprésentée dans les branches «transport et entreposage» (37,0% des personnes actives occupées) «administration publique» (34,5%), «agriculture et sylviculture» (34,4%; ensemble des branches: 30,1%). Par rapport aux plus jeunes, elles étaient plus nombreuses à travailler avec le statut d’indépendant (18,1% contre 9,5%), normalement le week-end (20,6% contre 16,1%) et exercer une activité secondaire (8,8% contre 7,5%). Elles profitaient de 3,5 jours de vacances en plus par année.

Salaire médian de à 7341 francs en 2018

Tous groupes de professions confondus, le salaire mensuel brut médian des personnes salariées de 50 à 64/65 ans s’élevait à 7341 francs en 2018, en progression de 7,6% en l’espace de dix ans. Le salaire médian des femmes à partir de 50 ans reste inférieur à celui des hommes, mais les différences salariales se sont réduites entre 2008 (20,4%) et 2018 (16,1%).

Chômage de longue durée une fois sur deux

En 2020, le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) était plus faible chez les personnes de 50 à 64 ans (4,0%) que chez les 25-49 ans (4,7%). Les femmes étaient moins touchées que les hommes (3,5% contre 4,3%). La moitié (48,9%) des personnes au chômage de 50 à 64 ans recherchait un travail depuis plus d’une année (25-49 ans : 32,7%). En comparaison internationale, le taux de chômage des 50-64 ans se situait proche du milieu du classement des pays (moyenne de l’UE: 5,1%).

En 2020, 18,6% des personnes de 50 à 64 ans étaient non actives. Un cinquième d’entre elles (3,8% des 50-64 ans) seraient disponibles et prêtes à travailler, dont une grande majorité (3,2% des 50-64 ans) dans un délai d’un mois.

Sortie du marché du travail à 65,2 ans en moyenne

L’âge moyen à la sortie du marché du travail se montait à 65,2 ans en 2020 (hommes: 65,6 ans; femmes: 64,9 ans). Les indépendants se retirent de la vie active bien plus tard que les salariés (67,5 ans contre 64,9 ans). C’est dans la branche «agriculture et sylviculture» que la main d’œuvre reste le plus longtemps active (sortie à 67,5 ans). En revanche, l’âge moyen à la sortie du marché du travail s’élève à 62,8 ans chez les personnes actives dans la branche «activités financières et assurance».

Un retrait flexible de la vie active se constate en considérant le taux de préretraite. Six ans avant l’âge ordinaire de la retraite, ce taux s’élevait à 4,8% chez les hommes et 4,2% chez les femmes (moyenne 2018 à 2020). Un an avant cet âge, il atteignait 39,0% (hommes) resp. 30,4% (femmes).

Parlons-en ! 20 voix sur le racisme en Suisse

Le Service de lutte contre le racisme a 20 ans cette année. Une excellente occasion de tirer un bilan intermédiaire ! Où en est la lutte contre le racisme ? Comment doit-elle évoluer ? Vingt personnalités en discutent dès le 12 novembre 2021 dans une série de podcasts en dix épisodes intitulée « Parlons-en ! 20 voix sur le racisme ».

Depuis 20 ans, le Service de lutte contre le racisme (SLR), rattaché au Département fédéral de l’intérieur, réalise, soutient et coordonne des activités de prévention et de lutte contre le racisme et la discrimination raciale. Au cours de ces deux décennies, la société et le positionnement des acteurs sur le sujet ont considérablement évolué. La série de podcasts publiée par le SLR lance le débat avec des experts partageant leurs points de vue sur les défis connus ou nouveaux auxquels la lutte contre le racisme est confrontée.

Lutte contre le racisme, où vas-tu ?

Au cours des dix épisodes que compte la série, vingt spécialistes venant de la communauté scientifique, de la pratique de terrain et de la société civile s’exprimeront sur différents aspects de la lutte contre le racisme (voir le programme en encadré). On passera ainsi de l’ancrage historique des débats actuels sur le racisme à la question de savoir comment le racisme se manifeste dans les structures de la société, en passant par l’existence ou le manque de moyens juridiques d’agir contre le racisme. Certains épisodes porteront sur le racisme à l’égard de groupes de population spécifiques et d’autres sur les défis concrets que pose le conseil ou le travail en institution. Enfin, on se demandera, dans le dernier épisode, à quoi pourrait ressembler une politique contre le racisme.

Contribuer à un débat éclairé et durable

Les épisodes en allemand paraîtront toutes les deux semaines à partir du 12 novembre – en français à partir du 19 novembre. La publication de la série s’étendra jusqu’en mars 2022 et se terminera par un colloque, prévu pour l’été prochain. Le SLR souhaite ainsi contribuer à un débat de fond sur le racisme et les défis de la lutte contre le racisme en Suisse. Les entretiens des podcasts sont animés par Christoph Keller, Mandy Abou-Shoak et Vjosa Gervalla.

Le podcast sera publié sur www.slr.admin.ch/podcast. Un teaser est maintenant disponible.

Programme:

Épisode 1 : La dimension historique du racisme

Avec Monique Eckmann, professeure émérite de la Haute école de travail social de Genève, Michele Galizia, ancien responsable du SLR, et Mardoché Kabengele, membre d’INES et du Berner Rassismusstammtisch

Épisode 2 : Le racisme structurel

Avec Vanessa Thompson, spécialiste en sciences de la culture, Europa-Universität Viadrina de Francfort

Épisode 3 : Contre le racisme, par le droit

Avec Brigitte Lembwadio, avocate, Tarek Naguib, juriste, Alma Wiecken, responsable du secrétariat de la Commission fédérale contre le racisme

Épisode 4 : Racisme et débats sur la migration

Avec Rohit Jain, anthropologue social

Épisode 5 : L’antiracisme et les institutions

Avec Amina Benkais, déléguée à l’intégration du canton de Vaud, Seraina Rohrer, responsable du secteur Innovation et société de Pro Helvetia, et Anisha Imhasly, spécialiste en sciences de la culture, membre d’INES

Épisode 6 : La discrimination, un sujet transversal

Avec Franziska Schutzbach, auteure, chercheuse et enseignante

Épisode 7 : La discrimination multiple en consultation

Avec Myriam Diarra, coauteure de I will be different every time – Schwarze Frauen in Biel, Judith Jordáky, conseillère, médiatrice et formatrice d’adultes, et Gina Vega, responsable de l’antenne Discrimination et racisme de l’organisation humanrights.ch

Épisode 8 : L’antitsiganisme en Suisse

Avec Mo Diener, directrice artistique de Roma Jam Session art Kollektiv (RJSaK), et Venanz Nobel, membre de la Commission fédérale contre le racisme et vice-président de l’association schäft qwant

Épisode 9 : Le racisme d’obédience religieuse

Avec Asmaa Dehbi, assistante diplômée du Centre suisse Islam et société, et Dina Wyler, directrice de la Fondation GRA contre le racisme et l’antisémitisme

Épisode 10 : Politique contre le racisme

Avec Sibel Arslan, conseillère nationale

Coronavirus : la Confédération et les cantons lancent la Semaine nationale de la vaccination

La vaccination reste le moyen le plus efficace de mettre fin à la pandémie en Suisse. C’est pourquoi la Confédération et les cantons lancent une offensive vaccinale pour informer le plus grand nombre de personnes possible des avantages de la vaccination. Sous la devise « Sortir ensemble de la pandémie », ils organisent une Semaine nationale de la vaccination du 8 au 14 novembre 2021. Par ailleurs, des unités mobiles de vaccination supplémentaires sillonneront la Suisse ces prochaines semaines pour faciliter l’accès à la vaccination. Enfin, des conseillers fourniront des informations sur la vaccination à toute personne qui le souhaite.

L’offensive vaccinale bénéficie d’un large soutien et doit atteindre l’ensemble de la population. La Confédération, les cantons et de nombreuses associations et organisations travaillent d’arrache-pied pour mettre en œuvre cette offensive, qui comprend trois volets : une Semaine nationale de la vaccination, des unités mobiles de conseil et de vaccination supplémentaires et des offres d’information personnalisées.

« Sortir ensemble de la pandémie » : Semaine nationale de la vaccination du 8 au 14 novembre

La Semaine nationale de la vaccination vise à informer le plus grand nombre de personnes possible des avantages de la vaccination. Sous la devise « Sortir ensemble de la pandémie », elle doit souligner l’importante plus-value pour la société que représente la vaccination. Tous les cantons ainsi que de nombreuses associations et organisations proposeront des événements – par exemple, une nuit de la vaccination ou l’intervention en direct sur Internet de spécialistes – où tout un chacun pourra se faire conseiller ou vacciner facilement. Des informations fiables et compréhensibles seront présentées en plusieurs langues, notamment sur l’efficacité, la sécurité ou les effets secondaires des vaccins, sur les risques d’une infection ou sur les possibilités de se faire vacciner.

À partir du 7 novembre, plus de 80 personnalités du monde du sport, de la culture, de l’économie et de la politique s’engageront via des annonces dans la presse en faveur de la vaccination. Le site Internet semainevaccination.ch propose des informations sur la Semaine nationale et les vaccins contre le COVID-19 ainsi que des liens vers les événements organisés dans les cantons.

Durant toute cette semaine se tiendra également la tournée d’information et de concerts Back on tour, qui s’arrêtera à Thoune (8.11), Lausanne (9.11.), Sion (10.11.), Saint-Gall (12.11.) et Lucerne (13.11.). Les concerts seront donnés par Stefanie Heinzmann, Danitsa, Stress, Dabu et Kunz, avec Baschi, Anna Rossinelli et Sophie Hunger comme invités de marque. Le président de la Confédération Guy Parmelin donnera le coup d’envoi de cette tournée le 8 novembre sur la Place fédérale, à Berne. Toutes les personnes présentes à ces concerts pourront obtenir des conseils sur la vaccination et se faire vacciner sur place. La capacité maximale est limitée à 500 personnes. Les concerts se dérouleront en plein air et il n’y aura pas d’obligation de présenter un certificat COVID. Des billets gratuits sont disponibles dès à présent sur le site web de la Semaine de la vaccination.

Unités mobiles de conseil et de vaccination supplémentaires

De nombreuses unités mobiles de conseil et de vaccination, comme des bus de vaccination, sillonneront le pays durant la Semaine de la vaccination et les semaines suivantes. Cela permettra aux personnes qui ne sont pas encore vaccinées de s’informer facilement et éventuellement de se faire vacciner dans la foulée. Les personnes qui sont encore indécises pourront recevoir des conseils personnalisés.

Des conseillers les aideront également à trouver un centre de vaccination, à contacter un médecin ou à faire appel à un traducteur. Le nombre d’unités mobiles supplémentaires et de conseillers qui seront engagés sur le terrain ces prochaines semaines n’est pas encore connu, tous les cantons n’ayant pas encore présenté leurs projets.

Coût maximal de 96 millions de francs

L’offensive vaccinale coûtera à la Confédération 96 millions de francs au maximum. À titre de comparaison, la gratuité des tests pour l’obtention d’un certificat COVID coûtait jusqu’à 50 millions de francs par semaine. Un taux de vaccination élevé garantit en outre des avantages économiques et sanitaires importants : en moyenne, 50 vaccinations permettent d’éviter une hospitalisation et 150 vaccinations, l’occupation d’un lit en soins intensifs. Par ailleurs, éviter des fermetures permet aussi d’empêcher d’autres pertes financières, surtout dans certains secteurs économiques tels que la restauration et l’hôtellerie, les centres de fitness ou l’industrie du divertissement.

Faible couverture vaccinale

Par comparaison avec d’autres pays européens, la couverture vaccinale de la Suisse est relativement basse, avec 73% de personnes de plus de 12 ans complètement vaccinées. Pour la Confédération et les cantons, la vaccination reste le moyen le plus efficace et le plus rapide pour sortir de la pandémie de COVID-19. Une couverture vaccinale nettement plus élevée est nécessaire pour assurer une immunisation suffisante de la population, la protéger contre les formes graves de la maladie et empêcher une surcharge du système de santé. D’après les connaissances actuelles, avec le variant Delta et sans compter les personnes déjà guéries, il faut atteindre un taux de vaccination d’environ 93% chez les personnes de plus de 65 ans et de 80% chez celles de 18 à 65 ans.

Situation épidémiologique fragile

La situation épidémiologique reste fragile. Le taux de vaccination actuel est trop bas et le rythme de vaccination trop faible pour prévenir une autre vague importante d’infections pendant l’hiver. Après une baisse du nombre de cas ces dernières semaines, la tendance repart à la hausse. Compte tenu des températures en baisse, de la fin des vacances d’automne, de la couverture vaccinale toujours insuffisante et de la contagiosité accrue du variant Delta, cette évolution était prévisible. Il n’est pas possible de prévoir avec précision l’ampleur et la vitesse de la hausse des hospitalisations ces prochaines semaines. Toutefois, l’augmentation du nombre de cas devrait se répercuter sur le nombre d’admissions à l’hôpital et sur les capacités des unités de soins intensifs.

L’entreprise qui forme des équipes de qualité sur la route du succès

Une nouvelle société au Kosovo apporte des services innovants et uniques en alliant sport et nature, discipline militaire ainsi que les meilleures pratiques de gestion. Pike5 Solutions a pour objectif principal la formation de groupes pour le travail d’équipe et le développement professionnel.

Pourquoi ce nom, Pike5 ?

Le nom Pike5 Solutions (Point5 Solutions, ndlr) vient de l’expression « pik’ e 5 ishin ba » (expression en albanais pour signifier le manque d’unité). Non seulement dans notre culture, mais dans chaque culture, nous trouvons différents groupes qui pour certains intérêts ne peuvent pas fonctionner ensemble. Ainsi, ils sont divisés en parties plus petites devenant “5”. En tant qu’êtres humains, nous nous transcendons dès que nous décidons de travailler en groupe. L’équipe peut obtenir des résultats supérieurs à l’individu, nous avons donc choisi ce nom en signe d’unification pour tous ceux qui, pour des raisons malsaines, décident d’agir en tant qu’individus et non en tant que groupe.

Comment avez-vous identifié le besoin de ce service ?

Le marché kosovar est en expansion, et avec lui la main-d’œuvre. Cette décennie, le nombre d’entreprises prospères et le nombre de gestionnaires a augmenté à travers le monde. Toute entreprise moderne a conscience de l’importance du bien-être physique et mental du travailleur. Les entreprises dédient désormais des fonds spéciaux uniquement pour détendre l’équipe et l’éloigner de l’environnement de travail. Nous croyons fermement que de telles activités de team building sont très nécessaires dans la société kosovare, surtout après cette période difficile d’isolement due au COVID-19.

Nous avons la société la plus jeune et la plus saine d’Europe, nous devons donc travailler avec nos jeunes pour les rendre plus créatifs dans la résolution de problèmes, mais aussi plus ouverts au travail en grands groupes. La jeunesse kosovare est moderne et adaptée au marché du travail. Beaucoup d’entre eux parlent au moins une langue étrangère. Tout ce dont ils ont besoin, c’est d’un “bon patron” qui veille à leur bien-être mental.

De nombreux groupes sociaux décident de passer un week-end ensemble sans trop savoir comment ce temps peut être utilisé avec un collègue de travail. Certains choisissent la mer et d’autres des villas dans les montagnes du Kosovo, ou même un déjeuner ou un dîner. En tant qu’entreprise, nous offrons plus de choix et plus d’adrénaline à ces groupes, non seulement pour les divertir, mais aussi pour connecter de façon plus solide les membres de l’équipe. Nous croyons fermement que le succès d’une entreprise ou d’une organisation dépend de la capacité de ses employés à travailler en équipe.

Quels sont les services ou activités que vous proposez ?

Pike5 Solutions propose une variété de programmes de consolidation d’équipe dans le but d’améliorer les performances et augmenter la motivation au sein des équipes. Les programmes proposent des activités dans trois domaines différents : les compétences d’équipe, les loisirs et les compétitions. Ce sont des activités qui durent 2 heures, des sorties ou des expositions en extérieur pendant plusieurs jours. Nous travaillons avec des groupes de 5 à 50 personnes. Les activités se déroulent à l’intérieur et à l’extérieur. Les activités pour chaque domaine sont les suivantes:

Compétences en team building (consolidation d’équipe)

Test de leadership

Résolution d’énigmes

Loisir

Camping

Alpinisme (randonnée)

Visite culturelle

Activités compétitives

Sports

Jeux

En plus des programmes fixes préconçus, nous proposons également des programmes modifiés qui sont basés sur le temps dont le client dispose et le but qu’il a. Nos programmes sont développés indépendamment et sont entièrement organisés par Pike5 Solutions, ou inclus dans une formation organisée par une autre partie / entreprise.

Que visez-vous à réaliser à travers vos activités ?

Le “Team-building”, ou consolidation d’équipe, est important pour toute entreprise ou organisation qui vise à avoir le personnel et les équipes les plus productifs. Le développement d’activités de consolidation d’équipe se concentre sur les dynamiques clés de croissance des performances telles que le leadership, la communication, la collaboration, l’innovation et l’unité.

L’augmentation des performances au sein des équipes affecte également directement la performance globale de l’entreprise ou de l’organisation en augmentant leur productivité dans son ensemble. Alors investissez dans l’équipe !

L’équipe de Pike5 Solutions :

Besfort Kruma : militaire avec 11 ans d’expérience professionnelle dans les Forces de sécurité du Kosovo. Besfort possède une longue expérience dans l’éducation des jeunes générations d’officiers du Kosovo, où il a travaillé au développement de l’esprit d’équipe, des opérations sur le terrain et du leadership.

Arineta Mula : icône de l’alpinisme au Kosovo, coureuse de longue distance, elle a gravi le plus haut sommet du monde, l’Everest. Arineta a promu le tourisme et l’alpinisme au Kosovo en le promouvant au niveau international. L’un des guides de montagne les plus populaires du pays.

Azdren Çelaj : A travaillé pendant de nombreuses années aux Pays-Bas où il a constitué et géré diverses équipes dans le domaine des affaires. Possède une longue expérience dans les affaires internationales en tant que planificateur stratégique.

Fiton Kastrati: expérience militaire en leadership pendant plus de 11 ans. Il a une longue expérience dans le team building où il a également récolté des succès internationaux tels que la médaille d’or en compétitions militaires en équipe en Grande-Bretagne.

Manushaqe Nura: expérience militaire en leadership pendant plus de 13 ans. Possède de l’expérience dans la sélection et le développement de leaders ainsi que dans la constitution d’équipes. Manushaqe a représenté le Kosovo dans diverses compétitions militaires individuelles et par équipes où elle a marqué des succès culminants.

 

 

 

 

Rapport de la Suisse sur les normes environnementales et sociales de la Banque mondiale

Les normes environnementales et sociales de la Banque mondiale correspondent dans une large mesure aux lignes directrices de la politique suisse, notamment en ce qui concerne la promotion des droits de l’homme et de la démocratie. C’est ce que montre un rapport approuvé par le Conseil fédéral le 20 octobre 2021. La mise en œuvre systématique de ces normes, entrées en vigueur en 2018, est une priorité pour la Suisse.

Les normes révisées sont entrées en vigueur en 2018, au terme de plusieurs années d’intense discussion entre les nombreux pays concernés. Dans ce processus de consultation, la Suisse a joué le rôle d’intermédiaire entre les pays industrialisés et les pays en développement.

Le rapport montre que les normes concordent largement avec les lignes directrices de la politique suisse : promotion des droits de l’homme, de la démocratie et d’une croissance durable, lutte contre le changement climatique, amélioration de la gouvernance et renforcement de l’État de droit. La Suisse va continuer de s’engager pour que la Banque mondiale respecte les nouvelles directives.

Ces normes définissent les exigences que doivent remplir les projets d’investissement de la Banque mondiale pour réduire au minimum les risques environnementaux et sociaux. Ceux-ci peuvent notamment concerner des domaines tels que la consommation des ressources et la pollution, la biodiversité, les droits des travailleurs et les conditions de travail, la santé et la sécurité, le déplacement de populations, la protection des populations autochtones et la sauvegarde du patrimoine culturel. Une première évaluation montre que la révision des normes permet de mieux prendre en considération les risques liés aux projets.

Priorités de la Suisse

La mise en œuvre conséquente de ces nouvelles normes environnementales et sociales est une priorité pour la Suisse. Cette dernière fait pression pour que la Banque mondiale y consacre suffisamment de ressources, qu’elle développe des normes dans le domaine de la numérisation, réduise les émissions de gaz à effet de serre, favorise le recours aux énergies renouvelables et aide les pays à s’adapter aux conséquences du changement climatique. Enfin, la Suisse soutient les initiatives anticorruption de la Banque mondiale et s’engage en faveur de leur application globale.

Swissmedic autorise la troisième dose de vaccin pour certains groupes de population

Après examen des essais correspondants, Swissmedic adapte les informations professionnelles des vaccins à ARNm contre le COVID-19 de Moderna (Spikevax®) et de Pfizer/BioNTech (Comirnaty®). Les personnes vulnérables peuvent recevoir une vaccination de rappel pour continuer à bénéficier d’une protection suffisante contre les formes graves de COVID-19. Contrairement à Comirnaty, cette vaccination de rappel avec Spikevax se fait par l’administration d’une demi-dose. Les patientes et patients immunodéprimés peuvent pour leur part recevoir une troisième dose de vaccin complète.

Swissmedic a étudié les documents présentés sur la troisième dose et adapte les informations professionnelles pour les personnes vulnérables et les personnes immunodéprimées. Les dernières données en date des études indiquent qu’une dose supplémentaire peut augmenter la capacité à former des anticorps contre le coronavirus SARS-CoV-2, en particulier chez les patientes et patients immunodéprimés. De plus, les personnes vulnérables peuvent recevoir une vaccination de rappel. Lors de sa réunion d’octobre 2021, le comité d’experts indépendants de Swissmedic HMEC (Human Medicines Expert Committee) a appuyé la décision de Swissmedic.

Vaccination de rappel pour les personnes vulnérables

Les deux vaccins sont administrés dans le cadre d’une première série de vaccins par voie intramusculaire en deux doses à intervalle de trois semaines (Comirnaty, deux doses de 0,3 ml) ou d’un mois (Spikevax, deux doses de 0,5 ml). Une troisième vaccination au minimum six mois après la deuxième dose peut éventuellement maintenir la protection contre le COVID-19 chez les personnes âgées ou les patientes et patients à risque.

La vaccination de rappel avec Comirnaty (Pfizer) se fait à la même dose que les deux premières vaccinations (0,3 ml), tandis qu’une demi-dose est administrée (0,25 ml) dans le cas de Spikevax (Moderna).

Schéma à trois doses pour les patientes et patients immunodéprimés

Pour les personnes immunodéprimées ou les patientes et patients immunosupprimés (par exemple personnes transplantées ou atteintes d’un cancer) qui, après deux vaccinations, n’ont développé qu’une faible réponse immunitaire contre le coronavirus SARS-CoV-2 – voire n’en ont pas développé du tout –, une troisième dose avec le même dosage peut être administrée au minimum 28 jours après la deuxième dose. Les données d’une étude clinique avec des participants ayant subi une greffe d’organe ont montré que la troisième dose améliorait la réponse immunitaire par rapport au groupe de contrôle (placebo).

Utilisation et sécurité des vaccins contre le COVID-19

Sur la base de l’adaptation des informations professionnelles par Swissmedic, la Commission fédérale pour les vaccinations (CFV) concrétise les recommandations de vaccination pour la troisième dose des vaccins contre le COVID-19. Swissmedic continue de surveiller très étroitement les bénéfices et risques des vaccins pour la prévention de la maladie à coronavirus en Suisse et dans le reste du monde.

Karin Keller-Sutter assure la Bosnie et Herzégovine de la poursuite du soutien de la Suisse

La conseillère fédérale Karin Keller-Sutter était en Bosnie et Herzégovine les 20 et 21 octobre 2021 pour une visite de travail officielle. À Sarajevo, la cheffe du Département fédéral de justice et police (DFJP) s’est entretenue avec le ministre de la sécurité Selmo Cikotić et avec le ministre chargé des questions de migrations Miloš Lučić. Elle a en outre visité un centre pour migrants dans les environs de la capitale, avant de s’envoler pour la Grèce, où sont également prévues des rencontres avec des homologues et la visite d’infrastructures d’accueil.

La Suisse et la Bosnie et Herzégovine sont liées depuis 2009 par un partenariat migratoire. Il s’agit du plus ancien partenariat de ce type conclu par la Suisse. La conseillère fédérale Karin Keller-Sutter a tenu à relever l’importance de cette coopération et la volonté de la Suisse de la poursuivre, rappelant que seule une approche partenariale permet de maîtriser les défis liés aux migrations. La cheffe du DFJP a assuré la Bosnie et Herzégovine de la poursuite du soutien de la Suisse, en particulier pour la gestion des flux migratoires, le contrôle des frontières, les retours et l’amélioration du système d’information sur les migrations.

Point sensible sur la route migratoire

Avec l’essor de la route migratoire des Balkans occidentaux, la Bosnie et Herzégovine est devenue un des points sensibles en Europe : quelque 66 000 migrants ont franchi la frontière bosnienne depuis 2018, même si la majorité d’entre eux poursuivent leur route et ne font que transiter par le pays. Devant les médias locaux, Madame Keller-Sutter a souligné le rôle majeur de la Bosnie et Herzégovine dans la lutte contre la migration irrégulière et exprimé la grande appréciation de la Suisse pour le travail fourni par les autorités bosniennes dans ce domaine.

La Bosnie et Herzégovine reste toutefois fortement tributaire du soutien international, pour la gestion des frontières comme pour l’hébergement et l’intégration des migrants. De fait, il est aussi dans l’intérêt de l’UE et de la Suisse que la Bosnie et Herzégovine possède un système de l’asile opérant. Depuis 2017, la Suisse a soutenu différents projets dans le cadre du partenariat migratoire pour un total de près de 6,8 millions de francs. Elle a notamment alloué une contribution pour la gestion du centre provisoire d’accueil de Lipa, où sont hébergés quelque 900 migrants.

Poursuite du soutien de la Suisse

Durant leurs rencontres, la cheffe du DFJP a assuré le ministre de la sécurité Selmo Cikotić et le ministre chargé des questions migratoires de la poursuite de ce soutien, qui concernera en particulier le raccordement au réseau électrique du nouveau centre de Lipa, d’une capacité de 1500 places, et la prise en charge des coûts administratifs. Cette aide sera déterminante pour prévenir une crise comme celle de l’hiver 2020/2021. Comme l’a déclaré Madame Keller-Sutter, avec l’arrivée prochaine de l’hiver il est important que les gens puissent se chauffer. Un nouveau projet vise par ailleurs à améliorer le système d’information sur les migrations, de manière à pouvoir gérer plus efficacement les flux légaux et illégaux de migrants.

À l’issue de ces entretiens bilatéraux, la conseillère fédérale s’est rendue dans le centre pour migrants d’Ušivak, dans les environs de Sarajevo. Destiné à l’hébergement de familles, de mineurs non accompagnés et d’autres groupes vulnérables, il a une capacité d’environ 800 lits. Le Corps suisse d’aide humanitaire a apporté son soutien au centre dans la lutte contre la pandémie et la prise en charge médicale de base. Par cette visite de travail à Sarajevo, la cheffe du DFJP a salué l’engagement des autorités bosniennes dans la maîtrise des défis migratoires.

Visite de travail officielle en Grèce

Madame Keller-Sutter s’est ensuite envolée pour la Grèce. Au programme de cet après-midi du 21 octobre 2021 à Athènes figure la visite d’un établissement accueillant des jeunes filles migrantes non accompagnées, construit avec le soutien du Secrétariat d’État aux migrations. Le 22 octobre, des rencontres sont prévues avec le ministre de l’asile et des migrations Notis Mitarachi et avec le ministre responsable de la protection des citoyens Takis Theodorikakos. La cheffe du DFJP conclura son voyage en Grèce par un déplacement sur l’île de Lesbos, où elle pourra se faire une image des conditions d’accueil sur le site de Mavrovouni.

Une expérience touristique différente à Peja

Faites connaissance avec Wander Adventures, un voyagiste au Kosovo qui propose des expériences et des activités de plein air toute l’année. Les offres touristiques de cette entreprise sont variées et pleines d’adrénaline. Wander Adventures offre quasiment tout: des promenades dans les “montagnes maudites”, des promenades quotidiennes à travers le Kosovo en 4×4 pour découvrir la nature sauvage par des excursions hivernales au Kosovo et en Macédoine du Nord en passant par les stations de ski ou les aventures sur la Riviera albanaise.

Wander Adventures est présent sur le marché du Kosovo depuis 2017. Un groupe d’amateurs d’activités de plein air, tous originaires de Peja, s’est organisé pour offrir des expériences touristiques aux groupes de touristes internationaux et un soutien logistique aux différentes organisations de la société civile au Kosovo.

Depuis, ils sont devenus l’un des voyagistes les plus actifs du pays, axé sur de nouvelles façons de développer l’économie locale à travers des activités durables et respectueuses de l’environnement.

En plus des circuits organisés, Wander Adventures a étendu son activité au point où ils vendent et louent du matériel pour les activités hivernales, dont le ski de randonnée (marche sur neige) qu’ils proposent eux-mêmes, et organisent également des stages de parapente et de ski dans la région de Peja.

Wander Adventures

Toutes les visites et activités sont guidées par des guides professionnels et certifiés. “En raison de la nature de nos activités, nous sommes stricts dans la prise des mesures de sécurité et des interventions nécessaires”, explique Bardhosh Morina de Wander Adventures.

“L’un des itinéraires les plus populaires que nous proposons est le ski de randonnée dans la nature, où nous faisons découvrir le plus grand potentiel de notre région, des hautes montagnes avec des plateaux ouverts, des conditions d’enneigement parfaites et des auberges à l’architecture traditionnelle”, explique Bardhosh. “Cette expérience d’aventure inclut l’itinéraire” Balkan Peaks “et le chemin entre le Kosovo et le Monténégro, où nous faisons les montagnes Sharr dans la partie sud du Kosovo.”

Selon Bardhosh, les touristes aiment beaucoup les particularités de nos montagnes et la culture du pays.

Wander Adventures

Wander Adventures collabore également avec la municipalité de Peja et l’Agence suisse pour le développement et la coopération par le biais du projet Promotion de l’emploi dans le secteur privé. Dans le cadre de cette coopération, l’entreprise s’est engagée à augmenter les capacités d’hébergement à Peja et à fournir du camping. Ainsi, dans le cadre de la coopération, ils ont construit une auberge d’une capacité de 37 lits dans 16 tentes de camping.

« Il s’agit d’un nouveau produit touristique commercial que nous proposons aux visiteurs locaux, de la diaspora et aux touristes internationaux », explique Bardhoshi. En plus de ce produit, l’entreprise est intensivement engagée dans sa promotion et celle de la région.

Wander Adventures
Wander Adventures
Wander Adventures
Wander Adventures

Les activités que vous pouvez pratiquer avec Wander Adventures :

-randonnée

-ski et leçons de ski

-VTT

-tous en 4 x 4

-escalade

-parapente et cours de parapente

-cat skiing (ski dans des endroits intouchés que l’on rejoint par véhicule spécial)

Le nombre de cas de cancer augmente, mais la mortalité diminue

Le nombre de personnes atteintes du cancer de même que le nombre de décès dus au cancer augmentent en raison du vieillissement de la population. Néanmoins, le risque de développer un cancer diminue globalement chez les hommes et reste stable chez les femmes. Quant au risque de mourir du cancer, il est en baisse chez les hommes comme chez les femmes. Ce sont là quelques-uns des résultats du rapport 2021 sur le cancer en Suisse, qui est la troisième édition de ce bilan établi conjointement par l’Office fédéral de la statistique (OFS), l’organe national d’enregistrement du cancer (ONEC) et le registre du cancer de l’enfant (RCdE). Le rapport 2021 présente les dernières données disponibles sur le cancer en Suisse pour la période de 2013 à 2017.

Pendant la période 2013–2017, environ 23 100 nouveaux cas de cancer ont été diagnostiqués chaque année chez les hommes et 19 650 chez les femmes. Par rapport aux cinq années précédentes, ces chiffres correspondent à une hausse d’environ 3350 cas, hommes et femmes confondus. Selon, les estimations, le nombre de nouveaux cas de cancers devrait atteindre 48 000 environ en 2021, soit 26 000 au sein de la population masculine et 22 000 dans la population féminine. La hausse du nombre de cas est due principalement à l’évolution démographique, et plus précisément à la forte progression du nombre de personnes âgées.

L’augmentation du nombre de cas n’est en revanche pas due à une augmentation du risque de développer un cancer, lequel est resté pratiquement inchangé chez les femmes et a même légèrement baissé chez les hommes entre 2003 et 2017. Au cours des deux dernières décennies, le taux d’incidence annuel moyen a augmenté de 0,8% chez les garçons et les adolescents et de 1,4% chez les filles et les adolescentes. Cela peut s’expliquer par une combinaison de plusieurs facteurs: des améliorations quant à l’enregistrement des cas, des changements de pratique en matière de diagnostics, des variations aléatoires liées au faible nombre de cas et une augmentation effective des cas. Dans le même temps, les taux de mortalité ont baissé chez les enfants et les adolescents grâce aux progrès thérapeutiques.

Quatre types de cancer prédominent

Chez les hommes, le cancer de la prostate, le cancer du poumon et le cancer colorectal représentent 50,3% des nouveaux cas enregistrés chaque année; chez les femmes, 51,1% des nouveaux cas sont imputables au cancer du sein, au cancer du poumon ou au cancer colorectal. Les autres types de cancer représentent tous moins de 7% des nouveaux cas annuels. Chez les enfants, les cancers les plus fréquents sont les leucémies, les tumeurs cérébrales et les tumeurs se développant à partir de tissu embryonnaire immature.

Chaque année, environ 17 000 personnes meurent du cancer

De 2013 à 2017, environ 9400 hommes et 7650 femmes sont décédés du cancer en moyenne chaque année. En Suisse, la part des décès imputables au cancer est ainsi de 30% pour les hommes et de 23% pour les femmes. Chez les hommes, 21% de ces décès sont dus au cancer du poumon, 14% au cancer de la prostate et 10% au cancer colorectal. Chez les femmes, 18% sont causés par le cancer du sein, 16% par le cancer du poumon et 10% par le cancer colorectal. Chez les enfants, la plupart des décès sont dus à une leucémie ou à une tumeur cérébrale. Au total, le cancer du poumon entraîne 3200 décès par année, ce qui en fait la principale cause de décès dus au cancer.

De 1988 à 2017, les taux de mortalité liée au cancer ont diminué en moyenne de 28% chez les femmes et de 39% chez les hommes. Cela signifie que les femmes ont aujourd’hui un risque de mourir du cancer réduit d’un tiers par rapport aux femmes du même âge il y a 30 ans. Chez les hommes, le risque de mourir du cancer a même diminué de plus d’un tiers ces trente dernières années.

Les chances de survie augmentent pour de nombreux types de cancer

Durant la période de 2013 à 2017, le taux de survie à cinq ans a atteint 64% chez les hommes et 67% chez les femmes tous types de cancer confondus, si l’on tient compte également des autres causes de décès. Cela représente une hausse de 3 points de pourcentage pour les deux sexes par rapport à la période de 2003 à 2007. Le taux de survie à cinq ans dépasse même 85% chez les enfants. Les chances de survie dépendent du type de cancer, de l’accès aux traitements médicaux et de leur efficacité.

En comparaison internationale, la Suisse enregistre de faibles taux d’incidence et de mortalité 

Comparée aux neuf pays européens considérés (comprenant tous les États voisins de la Suisse et d’autres pays d’Europe occidentale), la Suisse présente, pour tous les cancers réunis, un taux d’incidence faible aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Quant au taux de mortalité, la Suisse affiche le deuxième plus bas pour les hommes et le plus bas pour les femmes. La Suisse se place en milieu de classement pour ce qui est du taux de survie à cinq ans. Chez les enfants et les adolescents aussi, les taux de survie après un cancer sont comparables à ceux des pays voisins.

Pas d’indices de violence systématique dans les centres fédéraux pour requérants d’asile

Aucun élément ne permet de conclure que les droits des requérants d’asile sont systématiquement bafoués dans les centres fédéraux. Dans l’ensemble, les droits fondamentaux et les droits de l’homme sont respectés. C’est la conclusion à laquelle l’ancien juge fédéral Niklaus Oberholzer est parvenu à l’issue de son enquête, menée sur mandat du Secrétariat d’État aux migrations (SEM) afin de déterminer si des collaborateurs des services de sécurité faisaient un usage disproportionné de la contrainte. De telles pratiques ont été décelées dans certains des cas examinés. Une enquête pénale a alors été ouverte. Dans son rapport, M. Oberholzer recommande au SEM, entre autres, de vérifier et d’améliorer la formation du personnel de sécurité et de placer ses propres collaborateurs à certains postes clés dans ce domaine.

Au printemps 2021, plusieurs médias et des organisations non gouvernementales (ONG) ont rapporté que le personnel des services de sécurité avait recours à la violence de manière excessive et systématique dans les centres fédéraux pour requérants d’asile (CFA). Sur mandat du SEM, l’ancien juge fédéral, Niklaus Oberholzer, a passé en revue sept cas à propos desquels on soupçonnait un usage disproportionné de la contrainte contre des requérants d’asile. Il a ensuite examiné à la lumière de ses investigations s’il y avait lieu d’intervenir au niveau du régime de sécurité et du plan d’exploitation des CFA.

L’allégation de torture est injustifiée et fausse

Dans son rapport, M. Oberholzer parvient à la conclusion qu’il n’y a pas d’indice de violation systématique des droits des requérants d’asile ni d’une partialité générale de la part des collaborateurs des services de sécurité. Il y précise en outre que l’allégation de torture, qui avait également été formulée, est injustifiée et fausse. Il partage l’avis de la Commission nationale de prévention de la torture (CNPT) et du Bureau du HCR pour la Suisse que les droits de l’homme et les droits fondamentaux sont en général respectés dans les CFA. Par ailleurs, M. Oberholzer souligne que dans six des sept cas examinés, une enquête pénale a été ouverte, signe qu’une enquête indépendante et impartiale par les autorités judiciaires est garantie. Sur la base de ses investigations, il estime que dans trois des sept cas, des collaborateurs des services de sécurité ont réagi de manière disproportionnée et peut-être même illicite à une situation de conflit. Dans trois autres cas, l’usage de la contrainte était proportionné et justifié car il répondait à la grande propension à la violence d’un requérant d’asile, souvent en état de forte ébriété ou sous l’influence de drogues. Dans le dernier cas examiné, il subsiste des doutes quant à l’adéquation de la réaction à une situation de conflit.

Selon M. Oberholzer, ce nombre d’incidents critiques impliquant un petit nombre d’agents de sécurité doit être mis en relation avec le nombre total d’agents de sécurité déployés dans les CFA, soit environ 700, et les plus de 2000 requérants d’asile qui séjournent simultanément dans les CFA. Il estime également que ces incidents illustrent le genre de situations difficiles auxquelles le personnel de sécurité de même que le personnel d’encadrement peuvent être confrontés.

Le nombre de cas d’escalade de la violence pourrait être nettement réduit

La nouvelle loi sur l’asile, introduite en mars 2019, a entraîné des changements organisationnels radicaux : les structures d’hébergement sont devenues plus grandes, le nombre d’acteurs impliqués a augmenté et la durée de séjour des requérants dans les centres fédéraux s’est allongée. Il est possible que ces nouveaux paramètres aient entraîné une hausse du risque de conflits ; à plus forte raison à partir de 2020, lorsque la propagation du virus COVID-19 a également affecté l’hébergement et l’encadrement des requérants d’asile en Suisse.

C’est pourquoi le SEM a déjà mis en œuvre plusieurs mesures afin de réduire autant que possible le nombre de cas d’escalade de la violence dans les CFA. Il a ainsi élaboré un vaste plan de prévention de la violence qui est appliqué dans tous les CFA et doit permettre de prévenir toute forme de violence. Les CFA ont recours à des agents de prévention des conflits, qui cherchent activement le dialogue avec les requérants d’asile afin d’éviter les conflits ou du moins de les désamorcer. De plus, l’établissement de rapports d’incidents a été modifié et la création d’un bureau indépendant chargé de recueillir les plaintes des requérants a été lancée. Ces mesures ont un effet positif : au deuxième trimestre 2021, le nombre de cas d’escalade de la violence et d’interventions policières a diminué de près de 40 % par rapport au premier trimestre. M. Oberholzer précise que, malgré toutes les mesures préventives, il n’est pas toujours possible d’éviter les conflits dans les CFA.

Dans son rapport, Niklaus Oberholzer formule quelques recommandations en vue d’améliorer encore le domaine de la sécurité. Par exemple, la formation et le perfectionnement du personnel des services de sécurité doivent être revus et renforcés – c’est également ce qu’exige la CNPT. Il faut aussi examiner si le SEM doit placer ses propres collaborateurs possédant une formation policière aux postes clés des CFA. Dans ce cas, les collaborateurs des services privés de sécurité assumeraient une fonction de soutien. M. Oberholzer recommande par ailleurs au SEM de définir plus clairement les règles relatives à l’application de mesures disciplinaires et l’utilisation des salles de réflexion et de revoir les bases légales concernant l’usage de la contrainte et de mesures policières en vue de protéger les requérants et les collaborateurs des CFA. Il estime de surcroît qu’il faut améliorer les processus d’établissement de rapports d’incidents.

Le SEM va à présent se pencher sur les recommandations de l’ancien juge fédéral qui n’ont pas encore été mises en œuvre, puis les appliquer dans la mesure du possible. Une mesure immédiate consisterait à régler l’utilisation des salles de réflexion dans l’ordonnance qui régit l’exploitation des CFA. Il y a lieu d’assurer que les salles de réflexion ne sont utilisées que dans des situations d’urgence et après en avoir informé la police. Enfin, le SEM soumettra l’aménagement des mesures disciplinaires et l’utilisation des salles de réflexion à un examen général, les précisera si nécessaire et éclaircira la question de savoir si des dispositions supplémentaires sont requises au niveau de la loi.

L’audit interne du SEM arrive à des conclusions similaires

Avant l’enquête de l’ancien juge fédéral Niklaus Oberholzer, le SEM avait lancé un audit interne sur les processus et les responsabilités dans le domaine de la sécurité. Cet audit a mis à jour la nécessité d’apporter des améliorations sur plusieurs points. Il recommande notamment de définir de manière encore plus claire les rôles des différents acteurs dans ce domaine et de renforcer les échanges entre eux, de vérifier plus systématiquement la qualité de la formation des agents de sécurité, puis de l’améliorer si nécessaire, de fixer des règles plus claires concernant le traitement des rapports d’incidents et, enfin, de préciser les instructions relatives à l’utilisation des salles de réflexion. Ce rapport recommande également de renforcer la présence des collaborateurs du SEM. De même, il préconise de mettre en place un bureau indépendant chargé de recueillir les plaintes et requêtes des requérants ; une mesure déjà lancée.

Comme pour l’autre rapport, le SEM va soumettre à un examen les recommandations qui ne sont pas encore mises en œuvre, puis les appliquer dans la mesure du possible.

sem.admin.ch

Karin Keller-Sutter consolide la coopération migratoire avec la Bosnie et Herzégovine et la Grèce

Du 20 au 22 octobre, la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter se rendra en Bosnie et Herzégovine et en Grèce, deux États soumis à des défis persistants en matière de migrations en raison de leur position à la frontière extérieure de l’UE, à l’extérieur pour l’un et à l’intérieur pour l’autre. Par ces visites de travail, la cheffe du Département fédéral de justice et police (DFJP) entend réaffirmer l’engagement de la Suisse dans la gestion des flux migratoires. Cette question sera notamment au cœur des entretiens bilatéraux prévus avec des homologues des deux pays. Ce voyage sera aussi l’occasion pour la conseillère fédérale de visiter des projets d’aide soutenus par la Suisse.

Sur la route dite des Balkans occidentaux, la Bosnie et Herzégovine est de plus en plus un État de transit en direction de l’Europe de l’ouest. Le pays est fortement tributaire d’un soutien international, en particulier pour mettre à disposition des hébergements et fournir des soins de santé à des milliers de migrants qui ne remplissent pas les conditions d’entrée dans l’UE.

Réaffirmer l’engagement de la Suisse

La Suisse et la Bosnie et Herzégovine ont conclu en 2009, un partenariat migratoire. Depuis 2017, la Suisse a alloué près de 6,8 millions de francs à plusieurs projets ayant trait aux migrations en Bosnie et Herzégovine. Durant sa visite, Madame Keller-Sutter se rendra dans un centre pour migrants dans les environs de Sarajevo. Soutenue par le Corps suisse d’aide humanitaire, cette infrastructure accueille des familles et des mineurs non accompagnés, ainsi que d’autres groupes vulnérables.

Le partenariat migratoire et l’engagement de la Suisse en Bosnie et Herzégovine seront aussi au cœur des rencontres ministérielles prévues. À Sarajevo, la cheffe du DFJP s’entretiendra avec le ministre de la sécurité Selmo Cikotić et avec le ministre chargé des questions de migrations Miloš Lučić.

Défis persistants pour le système grec de l’asile et des migrations

La Grèce aussi est un partenaire important de la Suisse en matière de coopération migratoire. Des réformes et l’aide internationale, à laquelle a également participé la Suisse, ont permis au pays de renforcer ses structures d’asile et d’accueil et d’améliorer les conditions, précaires, de prise en charge sur les îles de la mer Égée.

Les rencontres avec le ministre de l’asile et des migrations Notis Mitarachi et avec le ministre responsable de la protection des citoyens Takis Theodorikakos seront l’occasion d’aborder l’avenir de la coopération, notamment dans le cadre de la deuxième contribution suisse en matière de migrations. La cheffe du DFJP discutera aussi avec ses homologues grecs des défis auxquels reste soumis le système grec de l’asile et de la nécessaire réforme du régime européen de l’asile et des migrations.

Madame Keller-Sutter visitera également à Athènes un établissement accueillant des jeunes filles mineures non accompagnées dont le Secrétariat d’État aux migrations a soutenu financièrement la construction. Depuis 2014, la Suisse a consacré une douzaine de millions de francs au renforcement des structures d’asile et d’accueil en Grèce. La cheffe du DFJP conclura son voyage par une visite du site de Mavrovouni, sur l’île de Lesbos. La Suisse y a acheminé de l’aide humanitaire sous forme de matériel pour l’alimentation en eau potable, de fournitures médicales pour lutter contre la pandémie et d’autres biens.

L’engagement avec le secteur privé compte de plus en plus dans la coopération internationale

Début 2021, la Direction du développement et de la coopération (DDC) a défini des principes directeurs et élaboré un manuel concernant l’engagement avec le secteur privé. Cet engagement revêt une importance croissante dans la coopération internationale. Réunis lors d’un colloque organisé ce jour à Berne, des représentants de la DDC, du Secrétariat d’État à l’économie (SECO), du secteur privé et de la société civile ont discuté des opportunités et des défis liés à l’engagement avec le secteur privé, ainsi que du rôle que joue celui-ci dans la réalisation des objectifs de développement durable.

Le colloque d’aujourd’hui portait principalement sur les possibilités de collaboration dont disposent le secteur privé et les pouvoirs publics pour lutter ensemble contre la pauvreté dans le monde. Dans son allocution de bienvenue, le conseiller fédéral Ignazio Cassis a souligné le rôle important que joue le secteur privé dans la réalisation des 17 objectifs de développement durable. «Dans les pays en développement, neuf emplois sur dix sont créés par le secteur privé, ce qui génère des revenus et contribue à améliorer le niveau de vie», a déclaré le ministre des affaires étrangères devant les quelque 250 participants issus de l’économie privée, de la société civile, des milieux scientifiques et de l’administration.

Complémentarité avec les instruments traditionnels

Lors du colloque, les participants ont mis en avant le rôle des entreprises en tant que source d’innovation et de progrès, et souligné la nécessité d’impliquer encore davantage le secteur privé dans la coopération internationale. Grâce aux produits innovants et durables, comme les technologies permettant d’exploiter les énergies renouvelables ou les nouveaux traitements contre des maladies mortelles, le secteur privé contribue à améliorer les conditions de vie. La numérisation joue elle aussi un rôle de plus en plus important, dans la mesure où elle facilite, notamment, l’accès aux services financiers comme les microcrédits ou la microassurance. Des ménages, des familles, mais également de nombreuses entreprises peuvent ainsi en bénéficier dans les pays en développement.

En parallèle à son engagement avec le secteur privé, la Suisse continue de travailler avec les instruments traditionnels de la coopération internationale, qui visent principalement à promouvoir la bonne gouvernance et le respect des droits de l’homme, à lutter contre la corruption, à œuvrer en faveur de la paix et à favoriser une éducation et des soins de santé de qualité. L’engagement avec le secteur privé permet de compléter utilement ces activités. La mise en place d’un cadre économique stable et d’un environnement propice aux investissements, la création de bonnes conditions de travail et le développement de pratiques environnementales et sociales durables profitent non seulement aux populations locales, mais également aux entreprises.

Présente au colloque, la directrice de la DDC Patricia Danzi a évoqué la longue collaboration qui existe entre les institutions publiques et le secteur privé. Plus d’une centaine de projets de coopération sont menés actuellement avec des entreprises privées. En janvier dernier, la DDC a publié des principes directeurs ainsi qu’un manuel concernant l’engagement avec le secteur privé.

Des conditions claires pour les partenariats public-privé

L’amélioration du cadre économique et des normes internationales favorisant la durabilité, ainsi que la promotion des entreprises locales dans les pays prioritaires de la DDC sont les principales thématiques autour desquelles s’articule l’engagement avec le secteur privé. La DDC pose des conditions claires aux partenariats public-privé, qui devront, à l’avenir également, respecter les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance.

Coronavirus : le Conseil fédéral lance une offensive en faveur de la vaccination

Lors de sa séance du 13 octobre 2021, le Conseil fédéral a concrétisé le contenu de l’offensive vaccinale prévue. Celle-ci reste le meilleur moyen de sortir de la crise actuelle. Afin d’encourager un plus grand nombre de personnes à se faire vacciner, le Conseil fédéral prévoit de mettre sur pied, en collaboration avec les cantons, une semaine de la vaccination du 8 au 14 novembre. Des unités de consultation et de vaccination mobiles supplémentaires devraient faciliter l’accès à la vaccination. Enfin, la Confédération financera l’engagement par les cantons de conseillers pour répondre au besoin d’information des personnes qui n’ont pas encore été vaccinées. Les coûts de cette offensive s’élèveront à un maximum de 96,2 millions de francs à la charge de la Confédération.

En comparaison avec d’autres pays européens, la Suisse continue d’afficher un faible taux de vaccination, avec 71,2% des personnes âgées de 18 ans et plus entièrement vaccinées. La vaccination reste pourtant le meilleur moyen pour sortir de la pandémie de COVID-19. Ce n’est qu’avec un taux de vaccination nettement plus élevé que la population pourra être suffisamment immunisée et protégée contre les formes graves de la maladie et que le système de santé pourra éviter une surcharge de ses capacités. En l’état actuel des connaissances, il faudrait que ce taux de vaccination soit d’environ 93% chez les personnes de plus de 65 ans et de 80% chez les personnes de 18 à 65 ans – sans compter les personnes déjà guéries – pour qu’il soit possible de lever les mesures en vigueur.

Le rythme de vaccination actuel est insuffisant, alors que les températures se mettent à baisser et que la pandémie pourrait à nouveau s’accélérer. C’est pourquoi, après avoir consulté les cantons et les partenaires sociaux, le Conseil fédéral a décidé de lancer une offensive ciblée en faveur de la vaccination en collaboration avec les cantons. Cette offensive, financée par la Confédération et mise en œuvre par les cantons, se compose de trois volets : une semaine nationale de la vaccination, des unités de consultation et de vaccination mobiles supplémentaires ainsi que des offres d’informations personnalisées. Sur la base des résultats de la consultation, la possibilité de récompenser par un bon les personnes ayant convaincu une personne de se faire vacciner a été abandonnée.

Semaine nationale de la vaccination du 8 au 14 novembre                   

L’objectif de cette semaine, organisée du 8 au 14 novembre, est d’informer un maximum de personnes des avantages de la vaccination, grâce à une communication claire, en plusieurs langues et basée sur des données fiables. L’efficacité, la sécurité et les effets secondaires des vaccins, les risques sanitaires liés à une infection ou les possibilités de vaccination seront ainsi abordés. Outre une campagne médiatique nationale, les cantons, les communes et d’autres partenaires sont appelés à informer la population en organisant des séances d’information ou des événements locaux. De son côté, le Conseil fédéral enverra une lettre à la population pour souligner l’importance de la vaccination. Les coûts de ces mesures d’information sont pris en charge par la Confédération et s’élèvent à un maximum de 15,2 millions de francs.

Unités de consultation et de vaccination mobiles

La proposition d’utiliser des unités de consultation et de vaccination mobiles, tels que des bus de vaccination, a également été accueillie favorablement lors de la consultation. Ces unités mobiles doivent permettre aux personnes qui n’ont pas encore été vaccinées d’avoir facilement accès à une consultation et à une vaccination spontanée, en allant à leur rencontre et en leur évitant des déplacements. Le nombre d’unités de consultation et de vaccination mobiles est actuellement de 50 et pourra être sensiblement augmenté grâce au soutien de la Confédération. Celle-ci prendra en charge jusqu’à 220 000 francs par unité de consultation et de vaccination mobile supplémentaire mais au maximum 38 millions de francs au total.

Informations individuelles

La Confédération souhaite également conseiller individuellement les personnes encore indécises vis-à-vis de la vaccination. Ces activités de conseil se dérouleront via des discussions de groupe, des contacts personnels ou téléphoniques, ou la fonction de «chat» individuel sur les réseaux sociaux. Les conseillers ne sauront pas et ne demanderont pas si la personne qu’ils approchent a été vaccinée ou pas. Ni la Confédération ni les cantons ne sont en possession de ces données. Les conseillers répondront aux besoins d’information de la population et les aideront, par exemple, à trouver un centre de vaccination ou à contacter un médecin ou un traducteur.

Les cantons peuvent recruter eux-mêmes des conseillers mais ils peuvent aussi charger des organisations ou des institutions telles que Spitex ou d’autres centres de consultation de ces activités de conseil. La Confédération couvrira les coûts liés à l’engagement de ces conseillers. 43 millions de francs sont prévus à cet effet.

Investissement durable

L’offensive en faveur de la vaccination coûtera à la Confédération un maximum de 96,2 millions de francs. Comparé aux coûts des tests de commodité, qui s’élevaient à environ 50 millions de francs par semaine, cet investissement est durable. Un taux de vaccination élevé offre en outre des avantages économiques et sanitaires incontestables. On évite ainsi en moyenne une hospitalisation pour 100 vaccinations et une admission en unité de soins intensifs pour 250 vaccinations, sans compter ce qu’on économise en évitant des fermetures. Cela profite en particulier aux secteurs tels que la restauration et l’hôtellerie, les centres de fitness ou le domaine des loisirs.

Attaque d’un bancomat à l’explosif à Sevelen: dépôt de l’acte d’accusation

Le Ministère public de la Confédération (MPC) a déposé pour la première fois un acte d’accusation en relation avec une attaque à l’explosif contre un distributeur automatique de billets en Suisse. Le prévenu est un citoyen roumain de 30 ans résidant en Roumanie, accusé d’emploi, avec dessein délictueux, d’explosifs ou de gaz toxiques (art. 224 al. 1 CP), de vol qualifié (art. 139 ch. 1 et 3 CP) et de dommages qualifiés à la propriété (art. 144 al. 1 et 3 CP).

Selon l’acte d’accusation, en décembre 2019, le prévenu a forcé, à l’aide d’explosifs, un distributeur automatique de billets à Sevelen, dans le canton de Saint-Gall, et a subtilisé CHF 126 600. La charge explosive et les outils utilisés ont en outre causé des dégâts matériels d’environ CHF 100 000 au distributeur automatique de billets ainsi qu’à la façade extérieure de l’immeuble concerné. Selon l’acte d’accusation, en faisant exploser un distributeur automatique de billets sur la façade d’un immeuble résidentiel et commercial à plusieurs étages, le prévenu a pour le moins accepté que des personnes puissent être blessées et que des biens d’autrui puissent être endommagés en conséquence de sa conduite et a donc agi sciemment et intentionnellement avec un dessein délictueux.

Dans le cadre des investigations approfondies menées par le MPC avec le soutien de la police cantonale et de fedpol, le prévenu a été identifié et, sur la base d’un mandat d’arrêt international, arrêté en Autriche par les autorités locales en juin 2020, puis placé en détention provisoire en vue de son extradition. En août 2020, il a été extradé vers les autorités judiciaires suisses et arrêté par fedpol sur mandat du MPC. L’accusé se trouve en régime d’exécution anticipée de peine depuis juin 2021, il était jusqu’alors en détention provisoire.

Le MPC formulera comme d’habitude ses réquisitions quant à la peine lors des débats devant le Tribunal pénal fédéral (TPF). Dès le dépôt de l’acte d’accusation, le TPF à Bellinzone est compétent pour toutes informations complémentaires. La présomption d’innocence prévaut jusqu’à ce qu’un jugement soit entré en force.

Procédures pénales du MPC dans le cadre d’attaques à l’explosif de distributeurs automatiques de billets en Suisse

– Le MPC mène actuellement des procédures pénales sur une trentaine de cas d’attaques à l’explosif de distributeurs automatiques de billets en Suisse. Les auteurs agissent souvent au-delà des frontières cantonales et nationales. La conduite des procédures prend donc du temps et des ressources. Cela s’explique également par le fait que de nombreuses enquêtes doivent être menées par le biais de l’entraide judiciaire internationale.

– En principe, le MPC est toujours compétent en cas d’attaques de distributeurs automatiques de billets à l’aide d’explosifs. Les poursuites pénales dans tous les autres cas (par exemple en cas d’utilisation de gaz ou d’outils tels que pieds-de-biche ou scies circulaires) relèvent de la compétence des cantons.

– Sur la base des procédures pénales, le MPC a constaté une augmentation des cas d’attaques de distributeurs automatiques de billets à l’aide d’explosifs depuis environ deux ans.

Le Conseil des droits de l’homme reconnaît le droit à un environnement sain

Après plus de quatre semaines d’intenses négociations à Genève, la 48e session du Conseil des droits de l’homme s’est achevée le 11 octobre 2021. Cette année, le Conseil a adopté trois initiatives de la Suisse et de ses pays partenaires. Dans une résolution, le Conseil reconnaît le droit à un environnement sain. La deuxième initiative porte sur la peine de mort et souligne le manque de transparence dans son application. La troisième résolution concerne la prévention et l’élimination des mariages d’enfants, des mariages précoces et des mariages forcés en période de crise.

Lors de la 48e session du Conseil des droits de l’homme, la Suisse a proposé trois initiatives qui ont été adoptées. Une première résolution présentée avec le Costa Rica, le Maroc, les Maldives et la Slovénie, demande la reconnaissance universelle du droit à un environnement propre, sain et durable. Par ce signal politique fort, la communauté internationale réagit à l’augmentation des atteintes aux droits à la santé, à l’eau et à l’alimentation dues à la dégradation de l’environnement.

La deuxième initiative, sur la peine de mort, est présentée tous les deux ans par la Suisse, la Belgique, le Costa Rica, la France, le Mexique, la Moldavie et la Mongolie. La résolution adoptée cette année avait pour thème principal le manque de transparence dans l’application de la peine de mort. Grâce à son caractère récurrent, cette résolution permet de réduire de manière continue le champ d’application et le recours à la peine de mort dans le monde. En collaboration avec un groupe suprarégional de onze pays, la Suisse a présenté une résolution sur la prévention et l’élimination des mariages d’enfants, des mariages précoces et des mariages forcés en temps de crise, notamment pendant la pandémie de COVID-19. La Suisse a en particulier plaidé pour que le Conseil des droits de l’homme adopte une prise de position ferme sur le droit à la santé, la participation pleine et effective des femmes à la prise de décision, le rôle de la société civile et l’élimination de toutes les formes de violence à l’égard des femmes.

Dans une résolution sur le droit à la vie privée à l’ère du numérique, la Suisse s’est jointe à d’autres États pour demander une protection renforcée des droits de l’homme dans le contexte de l’utilisation des nouvelles technologies, notamment de l’intelligence artificielle.

La situation des droits de l’homme de par le monde

Parallèlement à ces priorités thématiques, la Suisse s’est également penchée sur le respect des droits de l’homme dans plusieurs pays du monde. Dans une déclaration, elle a ainsi fait part de son inquiétude face à la situation en Afghanistan et appelé toutes les parties à respecter le droit international humanitaire et les droits de l’homme. La Suisse a soutenu la résolution déposée par l’UE mandatant un expert pour enquêter sur la situation en Afghanistan. Lors des négociations autour de la résolution, la Suisse a également plaidé pour la prolongation des mandats de la mission d’enquête sur la Libye et du Groupe d’experts sur le Yémen. La Suisse regrette que le Conseil des droits de l’homme ait rejeté la résolution sur le renouvellement du mandat du Groupe d’expert.e.s sur le Yémen.

Au cours du dialogue avec les experts de l’ONU, la Suisse a commenté la situation dans plusieurs pays, dont le Burundi, le Myanmar, le Venezuela et le Bélarus. Elle a ainsi appelé à la protection des droits de l’homme et en particulier à la libération des personnes détenues arbitrairement. La Suisse s’est également associée à d’autres États dans des déclarations communes portant sur la situation des droits de l’homme dans certains pays, notamment au Nicaragua, au Soudan et en Éthiopie.

Le Plan d’action national contre la traite des êtres humains est relancé

Les victimes de traite ne sont pas visibles, pourtant la traite d’êtres humains est une triste réalité en Suisse. Le deuxième Plan d’action national (PAN) contre la traite des êtres humains 2017-2020 prévoyait différentes mesures, notamment des campagnes de sensibilisation auprès des médecins urgentistes, du grand public et des inspecteurs du travail, une liste de contrôle permettant d’identifier les victimes et des formations destinées aux autorités de poursuite pénale et aux services de migration.

Les résultats de l’évaluation montrent que sur les 28 mesures, 20 ont été entièrement mises en œuvre, deux partiellement et six de manière encore insuffisante.

Consolider la coordination, renforcer le caractère obligatoire

Il est prévu d’élaborer un nouveau PAN sur la base des résultats de l’évaluation. Ce plan se concentrera sur les domaines où des actions sont encore nécessaires, comme la traite d’êtres humains à des fins d’exploitation de travail. La poursuite pénale et l’aide aux victimes seront aussi renforcées, tandis que la cybercriminalité sera davantage prise en considération.

L’évaluation a également souligné la nécessité d’une plus grande implication des décideurs politiques à tous les échelons. Toutes les instances politiques concernées de la Confédération, des cantons et des communes devraient soutenir et adopter le nouveau PAN afin d’accroître son caractère contraignant. Parallèlement, la coordination au niveau national devrait être améliorée. fedpol est en train d’examiner quel organe institutionnel est le plus adapté pour garantir cette inclusion politique et cette coordination globale.

fedpol continue de jouer un rôle de premier plan dans la lutte contre la traite des êtres humains, en particulier par la coopération et la coordination policière internationale et nationale.

Nouvelles dispositions réglant l’entrée en Suisse et l’accès au certificat COVID pour les personnes vaccinées à l’étranger

 Le Conseil fédéral entend prévenir une augmentation du nombre d’infections causées par des personnes de retour en Suisse après les vacances d’automne. Dès lundi 20 septembre 2021, les personnes non vaccinées ou non guéries devront présenter la preuve d’un test négatif à leur arrivée en Suisse. Quatre à sept jours après, elles devront se faire dépister de nouveau. Ainsi en a décidé le Conseil fédéral lors de sa séance du 17 septembre 2021. De même, il a édicté des dispositions concernant la manière dont les personnes ayant été vaccinées ou ayant guéri à l’étranger pourront obtenir un certificat COVID.

En vue des vacances d’automne, le Conseil fédéral a arrêté de nouvelles mesures sanitaires à la frontière. Il réagit ainsi aux expériences faites après les vacances d’été. Les données des services cantonaux de traçage des contacts indiquent en effet que les personnes de retour en Suisse sont elles aussi à l’origine de la situation préoccupante actuelle. Les nouvelles règles tiennent compte du fait qu’avec le variant Delta, très contagieux, les chiffres peuvent augmenter très rapidement au niveau régional. C’est pourquoi une liste périodiquement mise à jour des pays présentant un variant préoccupant n’est plus pertinente pour les mesures sanitaires aux frontières.

Test obligatoire à l’entrée pour les personnes non vaccinées ou non guéries

Toutes les personnes non vaccinées ou non guéries doivent présenter un test négatif (antigénique ou PCR) à leur entrée en Suisse, quels que soient leur provenance et le moyen de transport utilisé. Après quatre à sept jours en Suisse, elles devront effectuer à leurs frais un deuxième test dont le résultat devra être transmis aux autorités cantonales compétentes. Les personnes vaccinées ou guéries disposant d’un certificat COVID ou d’une autre preuve valable de vaccination ou de guérison ne seront pas tenues de se faire dépister.

Formulaire obligatoire pour toute personne entrant en Suisse

Toutes les personnes entrant en Suisse – vaccinées, guéries ou testées négatives – doivent par ailleurs remplir le formulaire d’entrée (Passenger Locator Form, SwissPLF). Cela permettra aux cantons d’effectuer des contrôles aléatoires pour vérifier si les personnes non vaccinées ou non guéries ont effectué un nouveau test quatre à sept jours après leur arrivée.

Pas d’obligation de test et de formulaire pour les frontaliers

Les personnes qui traversent la Suisse sans faire de halte, celles qui, dans le cadre de leur activité professionnelle, transportent des voyageurs ou des biens en traversant la frontière, ainsi que les travailleurs frontaliers et les personnes en provenance de zones frontalières sont exemptés de l’obligation de présenter un test et un formulaire d’entrée. Le Conseil fédéral tient ainsi compte des échanges économiques, sociaux et culturels étroits qui caractérisent les régions frontalières. Les jeunes de moins de 16 ans sont dispensés de l’obligation de présenter un test.

Contrôles en fonction des risques

Chaque jour, plus de 2 millions de personnes et 1 million de véhicules franchissent la frontière suisse. Des contrôles basés sur les risques doivent favoriser le respect des nouvelles règles. Les personnes qui ne sont pas en mesure de présenter le résultat d’un test à leur arrivée devront se faire tester immédiatement après. Les cantons sont tenus d’effectuer des contrôles aléatoires pour vérifier si les personnes non vaccinées ou non guéries se sont effectivement soumises à un deuxième test. Qui enfreindra ces règles encourra une amende d’ordre de 200 francs en cas d’entrée sans certificat de test et de 100 francs en cas de formulaire non rempli. Les compagnies aériennes et les entreprises de transport par autobus devront vérifier si les personnes entrant dans le pays ont un formulaire ainsi qu’un certificat COVID ou le résultat d’un test. Quel que soit le moyen de transport utilisé, ces contrôles basés sur les risques seront réalisés par l’Administration fédérale des douanes (AFD) et les unités de police compétentes sur le plan local. Dans quelques semaines, le Conseil fédéral évaluera les expériences faites avec la mise en œuvre des nouvelles règles d’entrée et fera des ajustements si nécessaire.

Dispositions relatives à l’entrée en Suisse : alignement sur l’espace SchengenLes dispositions actuelles réglant l’entrée en Suisse restent inchangées. Le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) tient toujours une liste des pays à risque qui détermine qui peut entrer ou non sur le territoire suisse. Tous les pays ne faisant pas partie de l’espace Schengen qui ne figurent pas sur cette liste sont considérés comme des pays à risque en provenance desquels les ressortissants non vaccinés se voient appliquer des restrictions à l’entrée. Associée à l’espace Schengen, la Suisse fonde autant que possible ses règles en la matière sur les décisions de l’Union européenne. L’outil en ligne Travelcheck permet de savoir quelles personnes de quels pays peuvent entrer en Suisse et à quelles conditions.

Certificat COVID pour les personnes vaccinées et guéries à l’étranger

Dès le 20 septembre, toute personne qui a été vaccinée à l’étranger avec un vaccin autorisé par l’Agence européenne des médicaments (EMA) et qui a son domicile en Suisse ou qui entre en Suisse pourra obtenir un certificat COVID suisse. Cela garantira aux personnes vaccinées ou guéries à l’étranger, comme les touristes, la possibilité de participer à la vie sociale. Actuellement, seuls les certificats des pays affiliés au certificat COVID numérique de l’UE sont compatibles avec le système suisse.

Les documents peuvent être soumis par voie électronique. Chaque canton doit définir un service compétent auquel les personnes vaccinées à l’étranger peuvent s’adresser. Tous ces services seront répertoriés sur un site web de la Confédération. Un groupe de travail de la Confédération (DFI, DFAE, DFF) accompagnera la mise en œuvre en collaboration avec les cantons et d’autres services (spécialisés dans la protection des données). Jusqu’au 10 octobre 2021, à titre transitoire, tous les certificats de vaccination étrangers (par exemple, le certificat de vaccination de l’OMS) sont valables pour l’accès aux installations ou aux manifestations requérant un certificat.

Comme dans les pays voisins, tous les vaccins reconnus par l’OMS ne donneront pas droit à un certificat COVID. Des exceptions sont prévues pour les Suisses de retour de l’étranger, les ressortissants de pays tiers de l’UE travaillant en Suisse, les employés d’organisations internationales, le personnel diplomatique accrédité ainsi que les étudiants.

Résultats de la consultation

Le Conseil fédéral avait mis en consultation deux variantes pour modifier les dispositions réglant l’entrée en Suisse, l’une prévoyant l’obligation d’un deuxième test, l’autre une quarantaine. Vu les résultats de la consultation, le Conseil fédéral s’est prononcé en faveur de la première variante. Elle est jugée plus praticable et devrait nécessiter moins de travail pour les cantons.

Troisième dose: Swissmedic analyse une extension d’autorisation des vaccins

La semaine dernière, les entreprises pharmaceutiques Moderna et Pfizer ont introduit auprès de Swissmedic, l’Institut suisse des produits thérapeutiques, des demandes de modification des recommandations posologiques actuelles de leurs vaccins contre le Covid-19. Swissmedic analyse les données reçues à ce sujet dans le cadre de procédures d’examen en continu.

À l’heure actuelle, les vaccins contre le Covid-19 de Moderna (Spikevax) et de Pfizer / BioNTech (Comirnaty®) sont autorisés en Suisse pour les personnes âgées de 12 ans et plus, et sont tous deux administrés à raison de deux doses.

Swissmedic examine la sécurité et l’efficacité de ces troisièmes doses (rappels ou « boosters ») à l’aune des données cliniques qui lui ont été transmises, et voit si les informations à sa disposition suffisent pour élargir l’indication en question. L’institut analyse en priorité toutes les demandes en rapport avec la pandémie de Covid-19 sans faire aucun compromis sur l’examen du contenu. La date à laquelle une décision pourra être prise au sujet des modifications de ces autorisations dépend des données qui ont été transmises ainsi que des résultats des essais cliniques.

Afghanistan: le conseiller fédéral Ignazio Cassis participe à la réunion ministérielle à Genève

Le conseiller fédéral Ignazio Cassis a participé aujourd’hui à une conférence de l’ONU sur l’Afghanistan à Genève. La communauté internationale s’est réunie pour discuter de la situation en Afghanistan et répondre aux grands besoins humanitaires. Compte tenu de la situation d’urgence, la Suisse prévoit d’allouer 33 millions de francs supplémentaires à l’aide humanitaire. En marge de la conférence, le conseiller fédéral Ignazio Cassis a eu divers entretiens bilatéraux, notamment avec le secrétaire général de l’ONU António Guterres.

Le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a invité la communauté internationale à une réunion ministérielle d’urgence à Genève le 13 septembre. L’objectif de la conférence était de sensibiliser les acteurs internationaux aux importants besoins humanitaires en Afghanistan et d’obtenir une aide financière d’urgence pour le peuple afghan.

La population afghane se trouve actuellement dans une situation extrêmement difficile. Elle doit faire face à un conflit qui s’éternise, à une grave sécheresse et à la pandémie de COVID-19. La crise actuelle risque de renforcer encore l’urgence. Quelque 18 millions d’Afghans, soit près de la moitié de la population, ont désormais besoin d’aide. Rien que depuis janvier 2021, plus de 550 000 personnes ont été déplacées. En Afghanistan, une personne sur trois souffre d’insécurité alimentaire et plus de la moitié des enfants de moins de cinq ans sont exposés à un risque de malnutrition aiguë.

Le conseiller fédéral Ignazio Cassis, chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), a accueilli la communauté internationale en tant que représentant de l’État hôte et a annoncé que la Suisse débloquerait des fonds supplémentaires pour l’Afghanistan.
L’aide humanitaire sur le terrain sera augmentée de 33 millions de francs. Cumulée au budget ordinaire prévu pour 2022, l’aide fournie par la Suisse à l’Afghanistan et aux pays voisins se monte à près de 60 millions de francs sur les 16 prochains mois.

Parallèlement, M. Cassis a souligné que le soutien financier seul ne suffisait pas: «Ceux qui contrôlent le territoire afghan sont chargés de veiller à ce que les organisations internationales et les ONG aient un accès sans entrave à la population». En outre, le respect des droits de l’homme, notamment la protection des minorités et des femmes et des filles, doit être garanti.

Pendant la conférence, le conseiller fédéral Ignazio Cassis a rencontré le secrétaire général de l’ONU António Guterres, le secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence Martin Griffiths ainsi que la directrice générale de l’ONU Genève Tatiana Valovaya. Les discussions ont porté sur l’aide humanitaire d’urgence et sur l’avenir de la coopération internationale au développement en Afghanistan.

La Suisse s’engage
L’Afghanistan est un des pays les plus pauvres au monde et constitue une priorité de la coopération suisse au développement. Avec un budget annuel de 26 millions de francs suisses, la Direction du développement et de la coopération (DDC) mène un programme de coopération en Afghanistan.

La Suisse a provisoirement fermé son bureau à Kaboul en août 2021. Elle coopère étroitement avec les Nations Unies, des organisations non gouvernementales internationales ainsi que le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). La DDC poursuit son engagement dans le contexte actuel. Au-delà des besoins humanitaires à court terme, les perspectives à moyen et long terme doivent également être prises en compte.

La Suisse est préoccupée par la détérioration de la situation sécuritaire en Afghanistan. Elle exhorte tous les acteurs concernés à respecter le droit international humanitaire et les droits de l’homme. Sur le plan diplomatique, elle est prête à offrir ses bons offices à la population afghane, que ce soit pour accueillir une conférence internationale ou faciliter des pourparlers, si les parties concernées le souhaitent.