La situation sur le marché du travail en juin 2021

Les chômeurs inscrits en juin 2021 – Selon les relevés du Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO), à fin juin 2021, 131’821 personnes étaient inscrites au chômage auprès des offices régionaux de placement (ORP), soit 11’145 de moins que le mois précédent. Le taux de chômage a diminué, passant de 3,1% en mai 2021 à 2,8% pendant le mois sous revue. Le chômage a diminué de 18’468 personnes (-12,3%) par rapport au mois correspondant de l’année précédente.

Le chômage des jeunes en juin 2021
Le chômage des jeunes (de 15 à 24 ans) a diminué de 991 personnes (-7,8%), passant à 11’763. Par rapport au même mois de l’année précédente, il a diminué de 5’554 personnes (-32,1%).

Chômeurs de 50-64 ans en juin 2021
Le nombre des chômeurs de 50-64 ans a diminué de 2’526 personnes (-5,9%) pour s’établir à 40’433 personnes. Par rapport au même mois de l’année précédente, cela correspond à une augmentation de 749 personnes (+1,9%).

Demandeurs d’emploi en juin 2021
L’ensemble des demandeurs d’emploi inscrits se chiffre à 226’637 personnes, soit 10’730 de moins que le mois précédent et 6’817 (-2,9%) de moins qu’au même mois de l’année précédente.

Places vacantes annoncées en juin 2021
Le 1er juillet 2018, l’obligation d’annoncer les postes vacants pour les genres de professions dont le taux de chômage national atteint au moins 8% a été introduite dans toute la Suisse; depuis le 1er janvier 2020, cette valeur seuil est passée à 5%. Il a augmenté de 5’462 en juin, passant à 60’717. Parmi ces 60’717 places, 45’580 étaient soumises à l’obligation d’annonce.

Réductions de l’horaire de travail décomptées en avril 2021
En avril 2021, les réductions de l’horaire de travail (chômage partiel) ont touché 304’284 personnes, soit 36’669 de moins (-10,8%) que le mois précédent. Le nombre d’entreprises ayant eu recours à de telles mesures a diminué de 3’574 unités (-8,0%), passant à 41’019, celui des heures de travail perdues de 6’126’247 unités (-22,6%), pour s’établir à 20’973’688 heures. L’année précédente à la même époque (avril 2020), le chômage partiel avait sévi dans 131’069 entreprises, touchant 1’077’041 personnes et entraînant la perte de 90’185’271 heures de travail.

Personnes arrivées en fin de droits en avril 2021
Selon les données provisoires fournies par les caisses de chômage, 28 personnes ont épuisé leurs droits aux prestations de l’assurance-chômage dans le courant du mois d’avril 2021. Tout assuré qui n’a pas encore épuisé son droit à l’indemnité au 1er mars 2021 reçoit au maximum 66 indemnités journalières supplémentaires pour la période du 1er mars au 31 mai 2021.

L’UE reconnaît le certificat COVID de la Suisse

L’UE a reconnu officiellement le certificat suisse. Dans le même temps, la Suisse a garanti la reconnaissance des certificats délivrés par les États membres de l’UE et de l’AELE. Le certificat suisse est relié à l’interface numérique de l’UE et peut être utilisé depuis la nuit dernière, du 8 au 9 juillet, dans l’ensemble de l’espace UE/AELE.

Dès le début du développement du certificat suisse, une haute priorité a été accordée à la compatibilité internationale.

L’objectif du « certificat COVID numérique de l’UE » est de faciliter les voyages pendant la pandémie de COVID-19. Il appartient à chaque État de définir les modalités précises d’utilisation du certificat. Chaque État définit ses propres dispositions d’entrée et est libre de les adapter à l’évolution de la situation épidémiologique. I

l est important pour les voyageurs munis du certificat de s’informer en continu sur les dispositions en vigueur pour entrer dans le pays de destination.

ER 2/2021 : près de 11 500 recrues et cadres attendus

Ce lundi 5 juillet marque le début de l’école de recrues d’été 2021, qui s’accompagnera de mesures de protection contre le coronavirus. Près de 11 500 militaires sont attendus, dont quelque 390 femmes. Outre la visite sanitaire d’entrée, qui est obligatoire, l’armée leur offre la possibilité de se faire vacciner contre cette maladie.

Aujourd’hui, près de 8800 recrues et 2700 cadres entrent à l’école de recrues (ER). Parmi ces militaires, on compte 392 femmes. Sur les places d’armes et dans les casernes, le concept de protection contre le coronavirus – adapté depuis le printemps 2020 en fonction de l’évolution de la situation épidémiologique – reste de mise. Son application rigoureuse et la discipline de la troupe ont permis d’éviter le développement de foyers d’infection dans les trois dernières ER.

Dans les premières 48 heures de l’ER, puis sur une base hebdomadaire, les militaires passeront un test SARS-CoV-2. Sont exemptées les personnes totalement immunisées ou celles guéries du COVID-19 si ces dernières ont été infectées dans les six mois précédant le test.

Stratégie de vaccination contre le COVID-19

L’armée contribue à la stratégie de vaccination de la population suisse en donnant aux militaires de l’ER d’été 2021 la possibilité de se faire vacciner contre le COVID-19. Ceci non seulement pour leur propre protection, mais aussi pour celle de leurs camarades et de leur entourage. Cette mesure permet d’optimiser la protection contre les infections au COVID-19 au sein de l’armée et de garantir le bon déroulement de l’instruction et la disponibilité opérationnelle. La plupart des volontaires au vaccin recevront leur première injection au cours de la deuxième semaine d’ER. La seconde dose leur sera administrée au cours de la sixième semaine.

Les militaires qui ne souhaitent pas être vaccinés continueront à se soumettre à des tests hebdomadaires et seront mis en quarantaine en cas de contact étroit avec des personnes infectées.

Augmentation du nombre de femmes à l’ER

Parmi un peu moins de 8800 recrues se trouvent 243 femmes qui se sont portées volontaires pour accomplir le service militaire. Leur nombre (selon chiffres enregistrés au mois de janvier) n’a cessé de croître ces trois dernières années (2019 : 130 ; 2020 : 184 ; 2021 : 213). Au niveau des cadres, elles sont 149 pour cette ER.

Pénurie de cuisiniers de troupe

Pour compenser la forte pénurie de cuisiniers de troupe pour cette ER et nourrir près de 3000 militaires, l’Armée suisse a engagé des entreprises civiles de restauration sur huit sites. De nombreuses raisons justifient la difficulté à recruter suffisamment de personnel de cuisine qualifié : la branche compte par exemple moins de cuisiniers fraîchement diplômés qu’auparavant, la part des femmes y a augmenté et la formation dans le domaine de la gastronomie a dû s’interrompre l’an dernier dans de nombreux restaurants à cause du coronavirus.

Conseil et assistance pour les recrues

Les recrues qui en ressentent le besoin peuvent être conseillées et assistées sur le plan médical, spirituel, psychologique et social. Elles peuvent donc s’adresser directement à leur commandant, au médecin de troupe, à l’aumônier de leur école ou à l’Aumônerie de l’armée (0800 01 00 01), au Service psychopédagogique (0800 11 33 55) ou au Service social de l’armée (SSA ; 0800 855 844) pour parler de questions ou de soucis personnels. Ainsi, le SSA est notamment là en cas de problèmes financiers.

Déclarations d’effets indésirables présumés de vaccins contre le Covid-19 évaluées en Suisse

En date du 29 juin 2021, 3 419 déclarations d’effets indésirables présumés de vaccins (EIV) contre le Covid-19 avaient été évaluées en Suisse. La plupart des déclarations mentionnent plus d’une réaction. Au total, 2 125 (62,2 %) soit la majorité, rapportaient des effets indésirables non graves, tandis que 1 294 (37,8 %) déclarations évoquaient des effets graves.

La plupart des déclarations émanaient de professionnels de la santé, et 632 (18,5 %) provenaient directement de personnes concernées ou de patients. Les personnes concernées étaient âgées en moyenne de 62 ans (au sein d’une fourchette allant de 16 à 101 ans), et parmi elles, 30,3 % avaient 75 ans ou plus. Dans les cas considérés comme graves l’âge moyen était de 65,2 ans, et dans les déclarations faisant état de décès concomitants à la vaccination la moyenne s’établissait à 80,6 ans.

La majorité des déclarations concernaient des femmes (67,4 %), les hommes comptaient pour 29,4 % des cas, et les 3,2 % restants ne mentionnaient pas le sexe de la personne. Au total, 1 377 (40,3 %) déclarations concernaient le vaccin Comirnaty® de Pfizer/BioNTech et 1 983 (58 %), le vaccin contre le Covid-19 de Moderna. Dans 59 (1,7 %) déclarations, le vaccin qui avait été administré n’était pas précisé.

Les déclarations d’effets indésirables que l’institut a reçues et analysées jusqu’à présent ne modifient pas le profil bénéfice-risque positif des vaccins contre le Covid-19 utilisés en Suisse. Les EI connus de ces vaccins sont mentionnés dans les textes de l’information concernant le médicament, qui sont publiés sur www.swissmedicinfo.ch et mis à jour en permanence.

Coronavirus : la Suisse remet quatre millions de doses de vaccin au programme COVAX

Lors de sa séance du 30 juin 2021, le Conseil fédéral a décidé de céder au programme COVAX la majeure partie des quelque 5,4 millions de doses de vaccin commandées auprès d’AstraZeneca. La Suisse peut ainsi apporter une contribution notable à la lutte globale contre la pandémie de COVID-19. L’initiative COVAX vise à garantir un accès régulier et équitable aux vaccins contre le COVID-19 partout dans le monde. Les grandes inégalités en matière de répartition globale des vaccins laissent prévoir que la pandémie durera encore un certain temps à l’échelle mondiale.

La campagne de vaccination en Suisse continue de progresser : plus de 60 % de la population adulte a reçu une dose, tandis que plus de 40 % est complètement vaccinée. En outre, suffisamment de doses sont disponibles pour vacciner les enfants et les adolescents tout en assurant un éventuel vaccin de rappel. Les vaccins supplémentaires que la Confédération a commandés pour 2022 prendront en compte les possibles mutations du virus.

La campagne mise en particulier sur les vaccins à ARNm, qui se sont avérés très efficaces et bien tolérés. Les produits de Moderna et de Pfizer/BioNTech sont basés sur cette technologie. D’autres vaccins seront cependant utilisés en complément, notamment pour les personnes qui présentent une intolérance aux vaccins à ARNm.

Au vu du nombre suffisant de doses disponibles pour protéger la population, le Conseil fédéral a décidé de remettre quatre millions de doses du produit d’AstraZeneca au programme COVAX. La Suisse en avait commandé près de 5,4 millions au total. 1,4 million de doses de ce produit à vecteur viral resteront réservées pour un futur emploi en Suisse. Elles seront en premier lieu destinées aux personnes qui ne peuvent ou ne veulent pas recevoir de vaccin à ARNm ainsi qu’à celles qui ont reçu une première dose du produit d’AstraZeneca à l’étranger. Ces vaccins seront disponibles dès que Swissmedic aura autorisé le produit et que l’OFSP et la Commission fédérale pour les vaccinations auront publié la recommandation de vaccination correspondante.

Engagement international pour lutter contre la pandémie

Le programme COVAX entend fournir cette année jusqu’à deux milliards de doses aux pays participants. Il a pu commencer à distribuer les premières doses à des pays à faible ou moyen revenu en février 2021. Jusqu’à présent, un total de 131 pays ont reçu plus de 88 millions de doses.

Depuis le début de la pandémie, la Suisse s’engage pour une solution globale et équitable en matière de répartition des vaccins contre le COVID-19. L’année dernière, elle a versé 20 millions de francs au programme COVAX en faveur de 92 pays à faible revenu. De plus, le Conseil fédéral a décidé en avril 2021 d’apporter un soutien supplémentaire de 300 millions de francs au Access to Covid-19 Tools Accelerator (ACT-A). Parmi cette somme, 125 millions de francs iront au programme COVAX. L’ACT-A vise à promouvoir l’accès aux vaccins contre le COVID-19, aux médicaments et aux tests ainsi qu’à renforcer les systèmes de santé dans la lutte contre la pandémie.

Le programme COVAX a vu le jour en avril 2020 sous l’égide de l’OMS et d’autres organisations. L’alliance vaccinale GAVI, la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations CEPI et l’OMS en assument conjointement l’exploitation. La Suisse s’est activement impliquée lors de la création du programme en tant que co-présidente du « Group of Friends of the Covax-Facility ».

Coronavirus : le Conseil fédéral présente sa planification pour les mois à venir

Lors de sa séance du 30 juin 2021, le Conseil fédéral a discuté de la manière dont la Suisse doit se préparer aux mois d’automne et d’hiver et à une éventuelle recrudescence du nombre de cas. Dans un rapport, il a établi différents scénarios et ses réflexions sur la manière de procéder. Sont abordés en priorité la détection rapide des variants qui suscitent des inquiétudes, la poursuite de la campagne de vaccination et les moyens de garantir des capacités suffisantes pour le dépistage et le traçage des contacts dans les cantons.

La situation épidémiologique en Suisse s’est considérablement améliorée au cours des derniers mois. Le Conseil fédéral voit trois scénarios possibles pour l’évolution de l’épidémie dans les prochains mois. Leur point commun est l’hypothèse selon laquelle le virus deviendra endémique à long terme. Cela signifie que le virus ne disparaîtra pas, mais continuera à circuler dans la population. La plupart des personnes entreront tôt ou tard en contact avec le virus et seront contaminées si elles ne sont pas protégées par un vaccin.

Trois scénarios pour l’automne et l’hiver

Dans le scénario 1, le nombre de cas reste à un niveau bas. Des foyers de moindre ampleur sont encore possibles. Le nombre de cas peut augmenter quelque peu en raison de facteurs saisonniers, mais n’entraîne pas de charge importante pour le système de santé. Les mesures encore en place peuvent être levées. Dans ce scénario, la crise liée à la pandémie est terminée.

Dans le scénario 2, on observe une augmentation du nombre de cas en automne ou en hiver au plus tard. Il peut y avoir plusieurs raisons à cela, par exemple la proportion de personnes non vaccinées, la levée des mesures, les effets saisonniers ou l’apparition de nouveaux variants plus infectieux. Cette augmentation fait peser une telle charge sur le système de santé qu’elle nécessite le maintien ou la réintroduction de certaines mesures de base édictées par les pouvoirs publics, telles que l’obligation de porter un masque ou de respecter la distance. Des vaccinations de rappel peuvent s’avérer nécessaires.

Dans le scénario 3, un ou plusieurs nouveaux variants apparaissent, contre lesquels le vaccin ou l’immunité acquise à la suite d’une guérison ne protègent plus ou plus suffisamment. S’ensuit une nouvelle vague pandémique, nécessitant une intervention forte des pouvoirs publics et une nouvelle vaccination.

La planification à moyen terme de la Confédération et des cantons se focalise sur le scénario 2 et les défis suivants :

Détecter rapidement les nouveaux variants inquiétants

Plus vite les nouveaux variants qui suscitent des inquiétudes seront identifiés, plus vite leur arrivée et leur propagation pourront être limitées par des mesures ciblées. Le Conseil fédéral a déjà décidé des mesures de précaution à cet effet, comme la procédure à suivre aux frontières. Il a chargé aujourd’hui le Département fédéral de l’intérieur (DFI) de renforcer le système de surveillance permettant de détecter les nouveaux variants et de suivre leur propagation en Suisse, et de le faire en collaboration avec les services fédéraux concernés et les cantons.

Améliorer la disposition de la population à se faire vacciner

La vaccination d’une large part de la population est essentielle si l’on entend soulager les services de santé et maîtriser l’épidémie. Une éventuelle résurgence du virus en automne dépendra largement de la proportion de personnes vaccinées. C’est pourquoi l’information sur les vaccins sera poursuivie de manière intensive. Les préparatifs en vue de la vaccination de rappel et l’adaptation des vaccins aux nouveaux variants constituent des éléments essentiels dans la planification à moyen terme.

Préparer la vaccination de rappel

À l’heure actuelle, la vaccination assure une protection d’au moins douze mois contre les COVID-19 légers. Pour les cas graves pouvant conduire à des hospitalisations, on part du principe que la protection est de plus de douze mois, voire plus longtemps encore dans le cas d’un adulte en bonne santé. On ne sait toutefois pas encore combien de temps la vaccination protège contre la transmission du virus. Pour garantir durablement une protection suffisante, il faudra peut-être prévoir des vaccinations de rappel, au plus tôt à l’hiver prochain, pour certains groupes de population, voire pour toutes les personnes vaccinées.

Le Conseil fédéral a demandé au DFI de commencer suffisamment tôt à préparer, en impliquant les services cantonaux et fédéraux concernés, la planification et la réalisation de ces vaccins de rappel. L’organisation de la vaccination et la mise à disposition des ressources nécessaires restent de la compétence des cantons. Le DDPS continue d’assurer la logistique de la vaccination jusqu’à ce que les canaux privés établis puissent reprendre le flambeau.

L’efficacité contre les variants actuels des vaccins autorisés en Suisse est très bonne. On ne peut cependant pas exclure qu’il faille adapter lesdits vaccins selon les variants qui pourraient faire leur apparition. La technologie des vaccins à ARN messager permet de réaliser de telles adaptations de façon relativement simple et rapide. Il faudra néanmoins compter au mieux six mois pour que les vaccins soient adaptés.

Adapter la stratégie de dépistage

L’accès au dépistage doit rester facile et ouvert à tous. Il faut continuer à proposer un dépistage immédiat à toute personne présentant des symptômes typiques du COVID-19. En cas de dégradation de la situation épidémiologique, il faut par ailleurs pouvoir renforcer rapidement les capacités des laboratoires. La stratégie de dépistage sera adaptée lorsque toutes les personnes adultes qui souhaitent être vaccinées le seront.

Dès le début de la phase de normalisation, le dépistage préventif sera supprimé, sauf dans les écoles. Pour ces dernières, la Confédération incite les cantons à proposer des tests réguliers afin de pouvoir garantir la bonne marche des établissements de formation, sans mesures de restriction. Il s’agit d’éviter au maximum les flambées épidémiques chez les enfants. Dans les pays où le variant Delta prévaut, on observe en effet un nombre supérieur à la moyenne de contaminations dans les écoles. La question de la vaccination des moins de douze ans reste ouverte. Pour cette classe d’âge, on ne dispose en effet d’aucune donnée scientifique. S’agissant des enfants et des adolescents de plus de douze ans, Swissmedic a d’ores et déjà autorisé un vaccin.

Préserver les capacités de traçage des contacts

Même si notre vie sociale continue à se normaliser, le traçage des contacts restera une mesure-clé pour isoler rapidement les éventuels nouveaux cas et éviter la propagation du virus. C’est d’autant plus important en présence d’un variant particulièrement préoccupant, ou pour les personnes vulnérables, par exemple dans les EMS. Il est donc essentiel que les cantons maintiennent les capacités nécessaires pour retracer les contaminations ou, s’ils les suppriment, qu’ils soient en mesure de les reconstituer rapidement.

Préserver les capacités du système de santé

Si le nombre de contaminations devait repartir à la hausse, il faudrait pouvoir compter sur des ressources suffisantes, notamment dans les hôpitaux. Cette responsabilité incombe aux cantons. Le système de santé doit être en mesure de réagir à une éventuelle surcharge liée aux conséquences à long terme du COVID-19 (les « COVID longs »). Enfin, il convient de continuer à observer les effets de l’épidémie et des mesures prises sur la santé psychique.

Fin de la situation particulière

Le Conseil fédéral s’est également penché sur la question de la fin de la situation dite « particulière » au titre de la loi sur les épidémies. Celle-ci se terminera lorsque la situation sanitaire mondiale liée au SARS-CoV-2 ne constituera plus un danger et que la santé publique du pays ne sera plus menacée.

Autres aspects de la planification à moyen terme

Dans le cadre de sa planification des prochains mois, le Conseil fédéral a également abordé d’autres aspects comme l’approvisionnement en biens médicaux, les conséquences durables de l’épidémie sur la société, les aspects internationaux, les dispositions d’entrée sur le territoire, l’organisation de crise et les systèmes numériques. La plupart desdits aspects concernent la Confédération et les cantons.

Extension de l’application SwissCovid

Le Conseil fédéral a également décidé d’ajouter à l’application SwissCovid une fonction dite « check-in » permettant de compléter le traçage des contacts de manière ciblée. Le système décentralisé n’enregistre aucune donnée personnelle et ne recourt ni au bluetooth ni au GPS. La fonction « check-in » est prévue pour les petites manifestations, comme les rencontres privées, les entraînements sportifs, les répétitions des chœurs, les petits concerts et les réunions. Les organisateurs peuvent générer un code QR directement dans l’application, que les participants n’ont plus qu’à scanner en arrivant. Ils confirment ensuite dans l’application qu’ils quittent la manifestation une fois celle-ci terminée. Les informations sont conservées localement dans chaque portable pendant deux semaines puis automatiquement effacées. Si une personne est testée positive dans l’intervalle, elle n’a qu’à indiquer le code COVID reçu dans l’application pour que toutes les personnes qui se trouvaient à ladite manifestation dans le même laps de temps soient automatiquement averties.

Programme d’encouragement pour les médicaments contre le COVID-19

Le Conseil fédéral a également décidé de confier la mise en œuvre de son programme d’encouragement pour les médicaments contre le COVID-19 à l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) et à Innosuisse. L’OFSP décidera des contributions de financement tandis qu’Innosuisse sera en charge de l’appel à projets ainsi que de l’évaluation technique des projets soumis. L’objectif de ce programme est d’encourager la recherche, le développement et la production de médicaments contre le COVID-19 afin de contribuer à un approvisionnement sûr et rapide de la population suisse. Les critères du programme ainsi que la procédure de demande seront publiés dans le courant du mois de juillet 2021. Le programme est limité à fin 2022.

Nombre de frontaliers en hausse depuis le début du millénaire

Quelque 343 000 frontaliers travaillaient en Suisse à fin 2020. Ils étaient deux fois moins nombreux il y a 25 ans. La plupart venaient d’un pays voisin et travaillaient dans un canton limitrophe. C’est dans le canton de Genève que leur nombre était le plus élevé en termes absolus, mais dans celui du Tessin que leur part dans l’emploi total était la plus importante. Ce sont là quelques résultats tirés de la publication «Les frontaliers en Suisse de 1996 à 2020», diffusée par l’Office fédéral de la statistique (OFS).

À fin 2020, les 343 000 frontaliers travaillant en Suisse représentaient 6,7% de la population active occupée. Ils revêtent toutefois une signification particulière pour le marché du travail suisse. D’une part, ces travailleurs se concentrent essentiellement sur les régions frontalières où ils constituent une part non négligeable de la main-d’œuvre. D’autre part, depuis le milieu des années 1990, leur nombre a plus que doublé, passant de 140 000 à 343 000.

En hausse depuis 1998

De nombreux facteurs ont influencé l’évolution du nombre de frontaliers en Suisse ces 25 dernières années, dont l’introduction de la libre circulation des personnes et la croissance économique.

Au début de la période considérée, en 1996, le nombre de frontaliers a même légèrement diminué en Suisse. Il n’a ensuite cessé d’augmenter d’année en année à partir de 1998. La croissance est plus marquée depuis le début de la libéralisation du marché suisse du travail pour les personnes ayant une autorisation frontalière en 2004: entre 1996 et fin 2004, le nombre de frontaliers travaillant en Suisse s’est accru de 2,7% par année en moyenne. Et de fin 2004 à fin 2020, il a augmenté de 4,4% par an en moyenne. Il s’est accru en tout de 143% entre 1996 et 2020.

Forte proportion dans le canton du Tessin

La majorité des frontaliers travaillaient dans un canton frontalier fin 2020. Avec plus de 90 000 personnes, leur nombre absolu était le plus élevé dans le canton de Genève. Leur part dans l’emploi total se montait par contre à 29% dans le canton du Tessin et à 24% dans celui de Genève. La proportion de frontaliers était importante également dans les cantons du Jura (19%), de Bâle-Ville (18%), de Bâle-Campagne (14%) et de Neuchâtel (12%).

Plus de la moitié de la main-d’œuvre frontalière vient de France

Fin 2020, presque tous les frontaliers provenaient d’un pays voisin. Plus de la moitié d’entre eux résidaient en France (55%), près d’un quart en Italie (23%) et près d’un cinquième en Allemagne (18%). Moins de 3% des frontaliers venaient travailler en Suisse depuis l’Autriche ou le Liechtenstein, alors que ceux venant d’autres pays représentaient 0,7%. Pour ces derniers, la plupart venaient de Pologne (640), de Slovaquie (400) ou de Hongrie (360).

Plus grande part que la main d’œuvre indigène dans l’industrie

La part des frontaliers était plus élevée que celle des actifs occupés suisses engagés dans l’industrie au 4e trimestre 2020: la part de la main-d’œuvre indigène dans le secteur secondaire était de 21%, celle des frontaliers de 33%.

Reste que la majorité des frontaliers, tout comme d’ailleurs la main-d’œuvre indigène, était active dans le secteur tertiaire. 77% de la population active occupée indigène travaillait dans le secteur des services, alors que ce n’était le cas que de 67% des frontaliers. Dans l’agriculture, la part des frontaliers employés n’était que de 0,7%, alors que celle de la main-d’œuvre indigène était de 2,3%.

Étude « Sécurité 2021 » : une Suisse sûre, confiante, autonome et neutre

Les citoyennes et citoyens suisses se sentent en sécurité et ont une grande confiance dans les institutions du pays. En matière de politique étrangère, ils privilégient une Suisse neutre, politiquement autonome, coopérant avec les autres États uniquement dans les domaines économique et humanitaire. C’est ce que révèlent les résultats de l’étude « Securité » de cette année menée par l’Académie militaire (MILAK) et le Center for Security Studies (CSS) tous deux rattachés à l’EPF de Zurich.

La confiance envers les institutions suisses est restée supérieure à la moyenne pendant la pandémie de COVID-19, et a même augmenté en janvier 2021 par rapport à janvier 2020. La confiance dans la police, la science et les tribunaux reste au plus haut. Celle dans le Conseil fédéral est également supérieure à la moyenne. Par rapport à janvier 2020, la confiance des Suisses envers les tribunaux, le Conseil fédéral, le Parlement fédéral et les partis politiques a augmenté.

Fort sentiment de sécurité et faible perception de la menace

En 2021, 95 % des personnes interrogées disent éprouver un sentiment général de sécurité, ce qui demeure un taux élevé (± 0 point de pourcentage). Si la perception d’un développement positif de la situation politique mondiale a gagné 8 points par rapport à l’année précédente et au sondage complémentaire (réalisé en juillet 2020, sur la base de l’étude « Sécurité 2020 », pour mesurer les éventuels changements d’opinion des citoyennes et citoyens suisses en raison de la pandémie de COVID-19), elle n’est toujours partagée que par un tiers des personnes interrogées. En revanche, l’optimisme quant à l’avenir de la Suisse (83 %) est plus faible en janvier 2021 qu’en janvier 2020, et il reste inchangé par rapport aux résultats du sondage complémentaire. Dans l’ensemble, les Suissesses et les Suisses ne se sentent guère menacés. La crainte d’une pandémie, de cyberattaques, de la diffusion de fake news ou d’une crise économique est toutefois comparativement plus élevée.

Neutralité et disposition à l’ouverture sous conditions pour la politique étrangère

Les citoyennes et citoyens suisses demeurent fortement attachés au principe de la neutralité (96 % des personnes interrogées en 2021, ± 0 point). En matière de politique étrangère, ils sont davantage disposés à l’ouverture, mais sous conditions. S’ils adhèrent globalement à la coopération économique avec l’UE, ils rejettent par contre à une large majorité toute idée de rapprochement avec l’UE ou d’adhésion à celle-ci. Par rapport à 2020, les personnes interrogées sont en revanche plus nombreuses à estimer que la Suisse devrait coopérer plus étroitement avec l’ONU.

Attitude positive à l’égard de l’Armée suisse

La nécessité de l’armée est soutenue par 73 % des personnes interrogées. Une majorité des Suissesses et des Suisses privilégie l’armée de milice (58 %, + 4 points) à une armée professionnelle (38 %,  2 points). Après les sommets historiques enregistrés lors du sondage complémentaire de juillet 2020, à la sortie du premier déploiement CORONA de l’Armée suisse, les résultats portant sur la satisfaction à l’égard des prestations de l’Armée suisse et sur sa nécessité sont redescendus en janvier 2021 au niveau de l’année précédente.

Modèles de services alternatifs

En janvier 2021, 67 % des personnes interrogées soutiennent l’idée d’un service obligatoire pour les hommes et les femmes, avec un libre choix entre le service militaire, civil ou social, soit une augmentation de 14 points par rapport à l’enquête de 2015. Dans le même temps, le soutien au service obligatoire exclusivement masculin avec libre choix a diminué de 8 points par rapport à 2015, pour atteindre 52 %.

Restrictions liées à la pandémie de COVID-19

Les jeunes adultes (18-29 ans) sont significativement plus enclins que leurs aînés à penser que leur vie professionnelle, leur comportement pendant les loisirs et leur santé mentale sont affectés par les restrictions liées à la pandémie de COVID-19.

Réalisation de l’étude

Concernant l’étude « Sécurité 2021 », les données ont été collectées par téléphone par l’institut de recherche LINK entre le 5 et le 26 janvier 2021 auprès de 1228 citoyennes et citoyens vivant en Suisse alémanique, en Suisse romande et au Tessin. Avec un niveau de fiabilité de 95 %, l’erreur d’échantillonnage est évaluée à  ± 2,9 %.

Vaccination contre le COVID-19 : les jeunes peuvent se faire vacciner à partir de 12 ans

Début juin, Swissmedic a autorisé en Suisse le vaccin contre le COVID-19 de Pfizer/BioNTech pour les 12 à 15 ans. Les données relatives à l’autorisation ont permis à l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) et à la Commission fédérale pour les vaccinations (CFV) de compléter la stratégie de vaccination et les recommandations de vaccination avec vaccins à ARNm. Les deux organismes recommandent la vaccination aux jeunes de 12 à 15 ans qui souhaitent se faire vacciner pour se protéger d’une infection.

L’expérience de la pandémie de COVID-19 a montré que les enfants et les jeunes ne présentent que peu de risques de développer une forme grave de la maladie. À leur âge, la plupart des infections n’entraînent que des symptômes bénins, voire aucun. Cependant, les jeunes doivent également avoir la possibilité de se protéger au moyen d’un vaccin.

Suite à la décision de Swissmedic, l’OFSP et la CFV recommandent donc aux jeunes de 12 à 15 ans qui souhaitent se faire vacciner contre le COVID-19 de le faire. Cette recommandation s’adresse particulièrement aux jeunes qui, déjà soumis de fortes contraintes en raison d’une maladie chronique, souhaitent éviter autant que possible toute infection supplémentaire. Par ailleurs, la vaccination est judicieuse pour tout le monde en cas de cohabitation avec une personne immunodéprimée. La stratégie de vaccination a été adaptée en conséquence, et les jeunes de 12 à 15 ans forment désormais le sixième groupe-cible des recommandations de vaccination pour vaccins à ARNm.

Sur la base des propriétés actuellement connues des vaccins, des données sur la sécurité et la tolérance disponibles pour cette tranche d’âge et de la faible charge de morbidité, une analyse risques-bénéfices individuelle effectuée en présence des parents ou d’une autre personne de confiance doit précéder tout rendez-vous vaccinal. Elle permettra de décider si et quand la vaccination doit avoir lieu.

Même schéma vaccinal que pour les adultes

Seul le vaccin de Pfizer/BioNTech est actuellement autorisé en Suisse pour les jeunes à partir de 12 ans. Lors des essais cliniques, ce produit a atteint une efficacité de presque 100 % au sein de cette tranche d’âge. Les jeunes qui y ont participé ont reçu le même dosage que les adultes. La réaction immunitaire était similaire à celle des 16-25 ans, et les effets secondaires correspondaient également au profil déjà connu. Il s’agissait le plus souvent de douleurs au point d’injection, de fatigue, de maux de tête, de frissons, de douleurs musculaires ou articulaires ou de fièvre. Les effets secondaires duraient normalement entre un et trois jours et pouvaient être plus prononcés après la seconde dose.

Protection vaccinale gratuite pour les jeunes à partir de 12 ans

La vaccination contre le COVID-19 sera également gratuite pour les jeunes à partir de 12 ans. Les cantons décident où elle leur sera proposée. L’OFSP les soutient par du matériel d’informations pour les professionnels de la santé, les parents et les jeunes.

L’approvisionnement est garanti

La Suisse a acheté assez de doses en 2021 pour vacciner les jeunes aussi. Le nombre de vaccins sera également suffisant en 2022 pour proposer un rappel à toute la population si nécessaire.

Le Conseil fédéral décide d’un nouvel assouplissement d’envergure et facilite l’entrée en Suisse

Le samedi 26 juin 2021, les mesures de lutte contre le coronavirus seront largement assouplies et simplifiées. L’obligation de télétravailler et de porter le masque à l’extérieur sera levée. Dans les restaurants, il n’y aura plus de restrictions pour les tablées. Quant aux grandes manifestations accessibles avec le certificat COVID, elles pourront accueillir autant de participants qu’elles le souhaitent et exploiter entièrement leur capacité d’accueil. Ce cinquième assouplissement est plus important que ce qui avait été proposé lors de la consultation. Lors de sa séance du 23 juin 2021, le Conseil fédéral a également simplifié l’entrée sur le territoire suisse. Les mesures de contrôle sanitaire à la frontière se concentrent désormais sur les personnes en provenance de pays dans lesquels un variant de virus préoccupant circule.

Les assouplissements des 19 avril et 31 mai n’ont pas eu de répercussions négatives sur l’évolution de l’épidémie de COVID-19 en Suisse. Le nombre de nouveaux cas et d’hospitalisations a enregistré un nouveau recul marqué. D’ici à la fin juin, environ la moitié de la population adulte sera en outre entièrement vaccinée. La prudence reste toutefois de mise : la Suisse se trouve depuis début juin dans la phase dite « de stabilisation », c’est-à-dire que toutes les personnes qui souhaitent se protéger n’ont pas encore pu être vaccinées. Le Conseil fédéral observe par ailleurs attentivement la propagation du variant Delta, particulièrement contagieux.

Au vu de l’évolution favorable de la situation épidémiologique, de la progression de la vaccination et des retours de la consultation effectuée auprès des cantons, des partenaires sociaux et d’autres acteurs, le Conseil fédéral a décidé d’assouplir les mesures davantage que ce qui était proposé lors de ladite consultation. Les règles sont uniformisées et simplifiées, et l’ordonnance COVID-19 situation particulière a été révisée en profondeur.

Un assouplissement plus important que prévu

Le cinquième assouplissement va plus loin que prévu dans le projet mis en consultation, notamment sur les aspects suivants :

–              le télétravail n’est plus obligatoire mais recommandé ;

–              au restaurant, le nombre de personnes à chaque table n’est plus limité ;

–              les restrictions de la capacité d’accueil et du nombre de participants aux grandes manifestations avec certificat COVID sont levées, et le port du masque n’est plus obligatoire;

–              l’obligation de porter le masque et de respecter les distances est abrogée pour les activités sportives et culturelles ; il n’y a plus de différence entre les amateurs et les professionnels ;

–              il n’y a plus de restriction à l’enseignement présentiel dans les universités, les hautes écoles spécialisées et les établissements de formation continue.

Le port du masque n’est plus obligatoire à l’extérieur

Il n’est plus nécessaire de porter le masque dans les espaces extérieurs des installations accessibles au public, des établissements de loisirs et des restaurants. Dans les transports publics, sont considérés comme espaces extérieurs tous les endroits qui présentent de larges ouvertures sur au moins deux côtés, comme les quais (y compris souterrains), les arrêts, les passages sous-voies et les passerelles ainsi que les halls et les passages commerciaux. Les installations ferroviaires souterraines fermées (Tiefbahnhof Zurich p. ex.) sont considérées comme des espaces intérieurs, zones d’accès comprises, de même que les zones commerciales souterraines et les salles d’attente fermées.

Le port du masque n’est plus obligatoire au travail et au secondaire II  L’obligation de porter le masque sur le lieu de travail est également abrogée. Les employeurs étant toujours tenus de protéger leurs employés, il leur appartient de décider où et quand le port du masque reste nécessaire. Au secondaire II, il n’est plus obligatoire non plus de porter le masque. Les mesures concernant les écoles de maturité, les écoles de culture générale et les écoles professionnelles sont à nouveau de la compétence des cantons.

L’obligation de télétravailler devient une recommandation

Le télétravail obligatoire est abrogé et remplacé par une recommandation de télétravail ; il n’est plus nécessaire de réaliser des dépistages réguliers pour que les employés puissent travailler sur place.

L’enseignement présentiel ne connaît plus de restrictions

Les restrictions en matière d’enseignement présentiel dans la formation professionnelle supérieure et la formation continue ainsi que dans les hautes écoles spécialisées et les universités sont supprimées, de même que l’obligation de réaliser des dépistages réguliers.

Les restrictions de capacité sont elles aussi abrogées

Les magasins et les établissements de sport et de loisirs peuvent à nouveau exploiter toute leur capacité d’accueil. Les parcs aquatiques peuvent rouvrir leurs portes. Seules les manifestations sans certificat COVID-19 doivent limiter le nombre de participants aux deux tiers de leur capacité d’accueil.

Restaurants : les tablées ne sont plus limitées

Dans les restaurants, le nombre de personnes à chaque table n’est plus limité. L’obligation d’être assis est maintenue et il faut garantir le respect des distances entre les groupes de clients. L’enregistrement des coordonnées reste obligatoire, mais celles d’une seule personne par groupe suffisent. Il faut également porter le masque lorsque l’on n’est pas assis à table. A l’extérieur, le nombre de personnes à chaque table n’est plus limité et l’obligation d’être assis pour boire et manger est supprimée. Le respect des distances entre les groupes de clients doit être garanti. Il n’est cependant plus nécessaire d’enregistrer les coordonnées des clients.

Les discothèques et les salles de danse peuvent rouvrir

Les discothèques et les salles de danse peuvent à nouveau accueillir des clients pour autant que ceux-ci possèdent un certificat COVID. Le Conseil fédéral a renoncé à la limite de 250 personnes qui figurait dans le projet mis en consultation ainsi qu’à l’enregistrement des coordonnées des clients. Le port du masque n’est plus nécessaire, comme pour tous les endroits dont l’accès est limité aux personnes avec un certificat COVID.

Manifestation avec certificat : sans masque ni restrictions

Les manifestations réservées aux participants possédant un certificat COVID ne font plus l’objet d’aucune restriction dès samedi. Il est donc à nouveau possible d’organiser des manifestations de plus de 10 000 personnes et d’exploiter pleinement les capacités d’accueil. Il convient toutefois de prévoir un plan de protection indiquant comment l’accès à ladite manifestation est limité aux personnes possédant un certificat. Toute manifestation de plus de 1000 personnes doit en outre être autorisée par le canton.

Manifestations sans certificat

Pour les manifestations n’exigeant pas de certificat COVID, les règles sont les suivantes :

–              si le public est assis, 1000 personnes au maximum peuvent assister à l’événement, qu’il ait lieu à l’intérieur ou à l’extérieur ;

–              si les personnes sont debout ou qu’elles peuvent circuler, le nombre maximal admis est de 250 à l’intérieur et de 500 à l’extérieur ;

–              la capacité des lieux peut être occupée jusqu’aux deux tiers, à l’intérieur comme à l’extérieur ;

–              à l’intérieur, le port du masque est obligatoire, il n’est autorisé de consommer que dans les zones dédiées à la restauration ; la consommation est permise aux places assises à condition que les coordonnées des participants soient enregistrées ;

–              à l’extérieur, le port du masque n’est pas obligatoire ;

–              les manifestations et les concerts au cours desquels le public danse sont interdits.

Réunions privées : 30 à l’intérieur, 50 à l’extérieur

Les réunions privées peuvent toujours compter un maximum de 30 personnes à l’intérieur des espaces privés et un maximum de 50 personnes à l’extérieur.

Foires commerciales : pas de limitations de capacitéL’interdiction des foires et salons commerciaux accueillant moins de 1000 personnes dans des espaces clos et les prescriptions en matière de capacité sont levées, indépendamment du nombre de participants, que l’accès soit réservé ou non aux personnes bénéficiant d’un certificat COVID. Pour les salons n’imposant pas la présentation d’un certificat, le masque est obligatoire à l’intérieur et la consommation n’est possible que dans les zones dédiées à la restauration.

Sport et culture : sans masque

Il n’y a plus de restrictions pour les personnes pratiquant des activités sportives ou culturelles en plein air. Pour les activités en intérieur, il faudra collecter les coordonnées.  L’obligation de porter un masque, l’obligation de respecter la distance ainsi que les restrictions de capacité sont supprimées.

Période de protection des vaccins étendue à 12 mois

Le Conseil fédéral étend la durée de protection des vaccins à ARNm autorisés en Suisse à 12 mois pour les personnes entièrement vaccinées, comme le recommande la Commission fédérale pour les vaccinations (CFV). Par conséquent, les personnes vaccinées sont exemptées de quarantaine de contact et de voyage pendant 12 mois. Conformément aux prescriptions de l’UE pour le certificat COVID, les personnes guéries demeurent exemptées de quarantaine pendant 6 mois. En outre, la validité des tests rapides antigéniques est étendue de 24 à 48 heures.

Autotests disponibles dans les drogueries et les commerces de détail

Les autotests validés peuvent désormais être achetés dans les drogueries et les commerces de détail. En revanche, la distribution de cinq autotests par personne et par mois, financée par la Confédération, continuera de se faire uniquement dans les pharmacies. Elle sera réservée aux personnes non vaccinées ni guéries. La prise en charge des tests effectués avant des camps et à l’entrée des manifestations figure désormais dans l’ordonnance 3 COVID-19.

Entrée en Suisse facilitée

Le Conseil fédéral a aussi décidé d’assouplir les conditions d’entrée en Suisse, comme il l’avait proposé en consultation. L’obligation de quarantaine est levée pour les personnes entrant en Suisse depuis l’espace Schengen. Le dépistage n’est obligatoire que pour les voyageurs arrivant par avion qui n’ont pas été vaccinés et qui n’ont pas le statut de personnes guéries. Les coordonnées sont encore exigées uniquement en cas d’entrée par avion. La Suisse assouplit en outre les restrictions d’entrée encore en place pour les ressortissants de pays tiers qui peuvent prouver qu’ils ont été vaccinés. La liste de pays correspondante du Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) a été adaptée. L’entrée de ressortissants de pays tiers tels que les Etats-Unis, l’Albanie ou la Serbie est de nouveau possible.

Entrée en provenance de pays aux prises avec un variant préoccupant

La liste des régions à risque dressée par l’OFSP est réduite et ne contient plus que les pays et les zones dans lesquels circulent des variants préoccupants pour la Suisse. Les personnes vaccinées ou guéries provenant de ces endroits pourront entrer dans le pays sans subir de test ni de quarantaine tant qu’il sera certain que la vaccination offre une bonne protection. Toute personne qui n’est ni vaccinée ni guérie doit présenter le résultat négatif d’un test PCR ou d’un test rapide antigénique, et se mettre en quarantaine sitôt après son arrivée.

Concrètement, cela signifie que les personnes vaccinées ou guéries n’ont pas à présenter de test négatif, même si elles arrivent d’un pays où le variant Delta prédomine (comme l’Inde ou le Royaume-Uni), et elles ne sont pas soumises à une quarantaine à leur arrivée. Les vaccins utilisés en Suisse offrent une protection très élevée, bien que légèrement réduite, contre le variant Delta.

Compatibilité internationale du certificat COVID

Le Conseil fédéral a aussi adopté deux règlements de l’UE sur le certificat numérique COVID, qui s’appliqueront dans l’espace Schengen. Le processus de reconnaissance du certificat suisse par l’UE a commencé. Pendant une phase transitoire de six semaines à partir du 1er juillet, on peut supposer que d’autres attestations seront également acceptées dans la zone UE/AELE. Il est donc important de se renseigner avec exactitude sur les conditions d’entrée dans les différents pays avant de partir en voyage.

Violence contre les femmes et violence domestique : la Suisse soumet son premier rapport

La Suisse présente le bilan de son action en matière de prévention et de lutte contre la violence faite aux femmes et la violence domestique dans son premier rapport sur la mise en œuvre de la Convention d’Istanbul, que le Conseil fédéral a approuvé lors de sa séance du 18 juin. L’état des lieux qu’il dresse fait ressortir l’importance de la collaboration entre la Confédération, les cantons, les communes et la société civile, en tant que condition indispensable pour garantir l’efficacité de la prévention.

Largement répandues en Suisse, la violence à l’égard des femmes et la violence domestique causent de grandes souffrances. En moyenne, une femme meurt des suites de telles violences toutes les deux semaines et demie, et on estime que 27 000 enfants sont concernés chaque année par la violence domestique. La tendance est en légère hausse depuis des années. Le plus haut niveau de violence domestique a été enregistré en 2020, avec 20 123 infractions commises.

En ratifiant la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (Convention d’Istanbul), la Suisse s’est résolument engagée à renforcer la prévention, la protection des victimes et la poursuite pénale de ces formes de violence dès le 1er avril 2018.

La Suisse présente aujourd’hui son premier rapport étatique sur l’application de la Convention d’Istanbul. Exigé périodiquement de tous les Etats parties, ce type de rapport permet au Conseil de l’Europe d’examiner comment la convention est mise en œuvre. C’est pourquoi ce premier rapport dresse l’état des lieux de toutes les activités menées en Suisse dans le but de prévenir et de combattre la violence domestique et la violence à l’égard des femmes.

La sensibilisation à la problématique s’est accrueLa Convention d’Istanbul a déclenché en Suisse une nouvelle dynamique et renforcé le débat politique sur la lutte contre la violence domestique et la violence à l’égard des femmes. Dans le programme de législature 2019-2023, le Conseil fédéral a décidé de faire de la lutte contre la violence de genre l’un des axes principaux de la Stratégie Egalité 2030. Le Parlement a en outre décidé d’intégrer un plan d’action national pour la mise en œuvre de la Convention d’Istanbul. Lors du dialogue stratégique sur la violence domestique, la Confédération et les cantons ont signé une feuille de route définissant plusieurs mesures, dont la mise en place d’un numéro de téléphone central pour les victimes. Divers cantons et communes ont aussi adopté leurs propres plans d’action et trains de mesures visant à mettre en œuvre la Convention d’Istanbul.

Au niveau national, les organisations privées et publiques ont, depuis cette année, la possibilité de solliciter des aides financières de la Confédération pour leurs projets de prévention et de lutte contre la violence envers les femmes. S’agissant du volet protection et aide, la plateforme en ligne www.aide-aux-victimes.ch fournit depuis 2019 des informations et du soutien aux victimes de violence.

La législation suisse répond dans l’ensemble aux exigences de la Convention d’Istanbul. La loi fédérale sur l’amélioration de la protection des victimes de violence est en vigueur depuis le 1er juillet 2020. La disposition de droit civil concernant la surveillance des décisions d’interdiction géographique ou de contact entrera en vigueur le 1er janvier 2022.

Par ailleurs, au printemps 2021, la Commission des affaires juridiques du Conseil des États a mené une consultation sur une révision des normes pénales punissant les infractions sexuelles. L’infraction de viol devrait être formulée de manière neutre sur le plan du genre, et les actes d’ordre sexuel commis contre la volonté d’une personne devraient être sanctionnés de manière adéquate, même lorsqu’il n’y a ni violence ni menace. Ce dernier point doit améliorer la protection des victimes d’agressions sexuelles sur le plan pénal.

Le rapport l’établit clairement : la mise en œuvre de la Convention d’Istanbul est une tâche collective qui suppose sans conteste la conjonction de différentes politiques publiques, la collaboration des cantons et des communes et l’intégration de la société civile. Le Conseil fédéral considère la lutte contre la violence domestique et la violence envers les femmes comme une priorité.

Un groupe d’expertes et d’experts indépendants examinera le rapportLe premier rapport de la Suisse sert de point de départ au monitorage effectué par le groupe d’expertes et d’experts indépendants GREVIO (Group of experts on action against violence against women and domestic violence). Après avoir examiné ce rapport, ce groupe effectuera une visite en Suisse en mars 2022 et formulera des recommandations pour la Suisse d’ici la fin de l’année 2022.

Thématiques bilatérales et relations Suisse-UE au cœur de la visite d’Ignazio Cassis à Paris

Le 17 juin 2021, le conseiller fédéral Ignazio Cassis s’est entretenu à Paris avec le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères français Jean-Yves Le Drian. Les entretiens ont notamment porté sur les relations entre la Suisse et l’Union européenne (UE) et les relations bilatérales. Plusieurs sujets de l’actualité internationale ont également été abordés.

A l’occasion de sa rencontre avec son homologue français Le Drian, le Chef du DFAE Ignazio Cassis a présenté le souhait du Conseil fédéral de perpétuer le partenariat avec l’UE sur la base des accords bilatéraux. A cet effet, la Suisse a proposé à l’UE l’ouverture d’un dialogue politique afin de définir et d’accompagner des priorités communes dans l’optique de la coopération future. La poursuite de la coopération dans des domaines qui ont fait leurs preuves est également souhaitée par le Conseil fédéral.

Plusieurs questions internationales figuraient à l’ordre du jour du dîner de travail entre les deux ministres. Ils se sont notamment entretenus sur le récent voyage en Afrique sub-saharienne du Chef du DFAE et sur l’évolution de la situation au Mali. A cet égard, le Conseiller fédéral Ignazio Cassis a détaillé l’engagement de la Suisse dans la région du Sahel. Les deux interlocuteurs ont également abordé la situation en Libye et se sont réjouis de leur participation à la Conférence de Berlin sur la Libye, le 23 juin prochain.

Relations bilatérales et transfrontalières riches
Le déplacement du Conseiller fédéral Ignazio Cassis à Paris s’inscrit dans une logique de renforcement des relations bilatérales avec la France. La Suisse partage avec ce pays des liens économiques, humains et culturels très intenses. Lors de cette visite, tant la qualité des relations bilatérales que la richesse et l’intensité de la coopération transfrontalière ont été soulignées, notamment dans le cadre de la pandémie de COVID-19. La situation du droit du travail dans le secteur suisse de l’aéroport de Bâle-Mulhouse ainsi que la question de la gouvernance des eaux du Rhône ont également fait l’objet d’échanges entre les deux interlocuteurs.

Coronavirus : le Conseil fédéral lance la stratégie de transition pour la politique économique

Le 18 juin 2021, le Conseil fédéral a défini le contenu de sa stratégie de transition pour la politique économique. Il accompagnera la reprise économique au moyen des instruments éprouvés de la promotion économique, de la politique en matière de formation et d’innovation ainsi que de la politique du marché du travail. Pour garantir une reprise durable, le Conseil fédéral entend en outre renforcer le potentiel de croissance à long terme de la Suisse.

L’amélioration de la situation épidémiologique a permis de nombreux assouplissements au cours des derniers mois, qui seront suivis par d’autres. Selon le modèle en trois phases du Conseil fédéral, les importantes restrictions sociales et économiques pourront être levées dès que tous les adultes qui le souhaitent auront été entièrement vaccinés. Dès lors, le projet d’une levée quasi intégrale de ces restrictions se concrétise.

Conformément aux attentes, les premiers assouplissements mis en œuvre à la mi-mars ont engendré un redressement vigoureux de l’économie suisse. Les perspectives de l’économie mondiale et donc de l’industrie exportatrice suisse se sont améliorées. Le groupe d’experts de la Confédération s’attend à une croissance du PIB de 3,6 % en 2021, qui serait nettement supérieure à la moyenne. Le taux de chômage devrait continuer de reculer et s’établir à 3,1 % en moyenne annuelle. Le groupe d’experts s’attend à ce que le redressement se poursuive en 2022 et prévoit également une croissance du PIB supérieure à la moyenne cette année-là.

Dans le but d’accompagner la reprise économique escomptée, le Conseil fédéral a approuvé, le 18 juin 2021, le contenu d’une stratégie de transition pour la politique économique basée sur les trois axes suivants : normalisation, accompagnement de la reprise, revitalisation.

Normalisation de la politique économique parallèlement aux assouplissements

Les mesures de soutien extraordinaires prévues par la loi COVID-19 seront progressivement supprimées parallèlement aux assouplissements. Cela ne signifie toutefois pas que les aides seront subitement coupées.

L’allocation pour perte de gain COVID-19 et les aides dans les domaines de la culture et du sport resteront disponibles jusqu’à fin 2021. S’agissant des mesures extraordinaires liées à l’indemnité en cas de réduction de l’horaire de travail (RHT), il est prévu d’augmenter la durée maximale d’indemnisation à 24 mois, soit au-delà de la fin de l’année en cours. De plus, l’application de la procédure de décompte sommaire et l’extension du droit à l’indemnité en cas de RHT aux apprentis, aux travailleurs sur appel ayant un contrat de travail à durée indéterminée et aux personnes exerçant un emploi de durée déterminée devraient être prolongées jusqu’à fin septembre 2021. Le Conseil fédéral a en outre décidé d’apporter des modifications ponctuelles à l’ordonnance COVID-19 cas de rigueur pour offrir aux cantons la possibilité d’accorder un soutien plus important aux entreprises particulièrement touchées. Dans le but d’éviter de nouvelles restrictions, le Conseil fédéral poursuivra ses travaux liés à la vaccination de la population, à la réalisation de tests, au traçage des contacts et à l’acquisition de médicaments.

Accompagner la reprise économique avec des instruments éprouvés

Le Conseil fédéral entend soutenir les entreprises contraintes de procéder à des adaptations en renforçant des instruments éprouvés. Il a déjà lancé le programme d’impulsion Force d’innovation Suisse par l’entremise d’Innosuisse à l’automne 2020 et prévoit de fixer à la fin de l’été les grandes lignes du programme de relance pour le tourisme. La branche de l’événementiel pourra avoir recours entre juin 2021 et avril 2022 au « parapluie de protection pour les manifestations publiques », une mesure destinée à augmenter la prévisibilité pour les organisateurs de grandes manifestations. En ce qui concerne l’assurance-chômage, les cantons disposent avec les mesures du marché du travail d’instruments éprouvés pour soutenir les chômeurs dans leurs recherches d’emploi.

Augmenter le potentiel de croissance durable et revitaliser l’économie

Divers projets en cours pourraient soutenir durablement la reprise durant ces prochaines années, parmi lesquels la suppression du droit de timbre d’émission sur le capital propre ou la suppression des droits de douane sur les produits industriels. Enfin, le Conseil fédéral souhaite saisir les opportunités offertes par la numérisation au moyen de plus de 90 mesures en cours dans le cadre du plan d’action « Suisse numérique », comme le développement du guichet unique EasyGov pour les entreprises.

À l’issue du sommet de Genève, une délégation suisse, emmenée par le président de la Confédération Guy Parmelin, a rencontré le président russe Vladimir Poutine et sa délégation le mercredi 16 juin 2021. Les discussions ont porté principalement sur l’approfondissement des relations bilatérales, des questions de sécurité en Europe et les bons offices de la Suisse.

Les deux parties ont souligné les bonnes relations, empreintes de respect, qui les unissent et les échanges nourris et multiples que comportent celles-ci. Les contacts sont institutionnalisés dans les domaines de l’économie, des finances, de la recherche, de la politique extérieure et de la politique de sécurité, des droits de l’homme, des douanes et de l’agriculture. Le président de la Confédération a souligné que la Russie fait partie des pays prioritaires de la politique étrangère de la Suisse et a mis l’accent sur le potentiel important que recèle l’intensification des échanges économiques.

La situation sécuritaire en Europe a également été au centre des discussions. Le président Parmelin a exprimé la crainte de la Suisse, partagée par d’autres États, face à la dégradation de la situation et à l’érosion de la confiance. La coopération au sein du Conseil de l’Europe et de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), institutions multilatérales au sein desquelles la Russie joue un rôle central, a aussi été abordée. La Suisse s’engage pour un renforcement de l’OSCE, qui aura 50 ans en 2025. Le président de la Confédération a déclaré que le dialogue et la coopération dans un cadre multilatéral sont plus importants que jamais.

Les mandats de puissance protectrice que la Suisse exerce pour la Russie et la Géorgie assument une importance particulière dans les relations entre la Suisse et la Russie. La délégation suisse a souligné l’engagement de la Suisse en faveur de la stabilité au Caucase, en Asie centrale et en Europe de l’Est. Une base stable est la condition d’un développement durable.

Le conseiller fédéral Ignazio Cassis, chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), les secrétaires d’État Marie-Gabrielle Ineichen-Fleisch (Secrétariat d’État à l’économie) et Livia Leu (DFAE) ont également participé aux discussions aux côtés du président de la Confédération. La délégation russe était composée du président Vladimir Poutine et du ministre des affaires étrangères Sergueï Lavrov.

La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga en visite de travail en Californie

Du 21 au 24 juin 2021, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga effectuera une visite de travail virtuelle en Californie. Il s’agit d’une première. La cheffe du DETEC discutera avec deux personnalités politiques de cet État fédéral américain : Eleni Kounalakis, vice-gouverneur de Californie, et David Hochschild, président de la Commission californienne de l’énergie. De plus, elle visitera des entreprises qui investissent dans un avenir respectueux du climat. Elle assistera notamment à des présentations de la fabrication de trains et de véhicules électriques. Cette visite de travail virtuelle est un projet pilote qui se base sur les expériences faites pendant la pandémie de coronavirus. La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga souhaite évaluer dans quelle mesure de telles visites respectueuses du climat peuvent servir de modèle pour certaines destinations.

C’est la première fois qu’un membre du Conseil fédéral effectue une visite de travail sous cette forme. Même si cette visite sera virtuelle, elle se déroulera en temps réel et comprendra les mêmes éléments qu’un voyage classique, comme des visites in situ, des visites d’entreprises et diverses manifestations telles que des entretiens avec des spécialistes du climat et des représentants des milieux économiques. Grâce à des outils numériques et à des drones, il sera possible de faire une randonnée dans les vignobles de la vallée de Napa, qui sont particulièrement affectés par les changements climatiques, et de découvrir la forêt de séquoias « Muir Woods », que le président Theodore Roosevelt a désigné en 1908 comme le premier monument national privé. La cheffe du DETEC visitera également une bibliothèque publique de San Francisco dont les gérantes s’engagent en faveur des personnes défavorisées.

Ce « voyage » constitue un projet pilote basé sur les expériences faites pendant la pandémie de coronavirus, notamment les nombreux entretiens qui ont exceptionnellement eu lieu de manière virtuelle. La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga souhaite évaluer dans quelle mesure de telles visites respectueuses du climat peuvent servir de modèle pour certaines destinations.

La Californie et la Suisse : des investissements dans un avenir sans énergie fossile

La Suisse et l’État de Californie, situé au sud-ouest des États-Unis, sont fortement touchés par les changements climatiques. En Californie, les conséquences sont clairement visibles. Les périodes de sécheresse sont de plus en plus longues, et de plus en plus d’incendies dévastateurs détruisent des habitations et des terres fertiles. Ces phénomènes accélèrent la disparition des espèces et menacent les forêts ainsi que l’avenir des domaines viticoles de la vallée de Napa.

La Californie a donc mis en place des mesures pour remédier à cette situation. Le gouvernement investit énormément dans la protection du climat, restructure le système énergétique pour le baser sur des énergies renouvelables et prévoit d’atteindre la neutralité climatique au plus tard en 2045. Pour ce faire, il encourage une mobilité sans carburants fossiles. Dans cet État américain, de nouvelles idées sont régulièrement développées pour remplacer les énergies fossiles par des énergies renouvelables. Des entrepreneurs suisses s’engagent également en Californie.

À l’occasion de cette visite de travail virtuelle qui aura lieu du 21 au 24 juin 2021, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga s’entretiendra avec des responsables politiques des domaines de l’énergie, de l’environnement et des transports ainsi qu’avec des représentants d’entreprises suisses et américaines qui investissent dans des technologies propres et dans une mobilité respectueuse du climat. En outre, elle assistera à des présentations de ces entreprises, par exemple de l’usine située à Salt Lake City (Utah) de la société suisse Stadler, qui construit des véhicules ferroviaires. La cheffe du DETEC échangera également avec des experts au sujet des changements climatiques et de leurs conséquences sur la diversité des espèces et sur l’agriculture.

Marianne Helfer sera la nouvelle responsable du Service de lutte contre le racisme

Marianne Helfer est responsable suppléante du Service de lutte contre le racisme (SLR) depuis 2018. Avant d’occuper ce poste, elle a travaillé comme spécialiste de l’intégration pour le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) et pendant une dizaine d’années comme responsable de projet au sein du Centre de compétences pour l’intégration (Kompetenzzentrum Integration) de la Ville de Berne. Elle y était notamment chargée de l’élaboration et de la mise en œuvre de la stratégie de la Ville contre le racisme. Marianne Helfer a étudié l’anthropologie sociale, la littérature espagnole et l’histoire contemporaine à l’Université de Berne et décroché sa licence en 2006. Agée de 44 ans, elle est mère de deux enfants.

Marianne Helfer prendra la succession de Michele Galizia le 1er octobre 2021. Ce dernier prend sa retraite après avoir dirigé le SLR pendant près de vingt ans. Dès 1995, il a contribué à la création du secrétariat de la Commission fédérale contre le racisme (CFR). Le Département fédéral de l’intérieur le remercie pour son immense contribution à la lutte contre le racisme au cours de ces vingt-cinq dernières années.

Créé en 2001, le SLR réalise, soutient et coordonne des activités de sensibilisation, de prévention et de lutte contre la discrimination raciale et de défense des droits humains aux niveaux fédéral, cantonal et communal.

Le développement multidimensionnel de Prizren comme destination touristique

Depuis 2019, la municipalité de Prizren a élaboré des stratégies modernes de développement touristique, basées sur des pratiques de tourisme durable. En fait, cette stratégie est conçue selon le modèle suisse de Saint-Gall pour la gestion des destinations. Cette stratégie a mis un accent particulier sur le développement de nouveaux produits et services touristiques par le secteur privé, en tant que catalyseur de la destination Prizren. Augmenter la durée de séjour des touristes, attirer des touristes de différents segments et dépenser plus pour la destination, ce sont là les principaux piliers de ce modèle qui, en plus d’une meilleure promotion de la destination, affecte directement l’économie locale, créant de nouveaux emplois.

Le directrice du tourisme et du développement économique de la municipalité de Prizren, Sevil Kazaz, a déclaré à Albinfo.ch que la stratégie de développement du tourisme à Prizren, élaborée en coopération avec l’organisation suisse Swisscontact, était centrée sur le développement du tourisme de montagne et celui rural. En outre, le développement du tourisme culturel, le développement du tourisme urbain, l’activation des musées, l’ajout de produits touristiques, l’augmentation des offres touristiques et bien d’autres points, font partie de cette stratégie.

«Ces points ont permis à Prizren d’avoir un développement touristique plus prononcé, car notre ville possède toutes les conditions climatiques, géographiques, naturelles, etc.», dit-elle.

Pourquoi la municipalité de Prizren a décidé d’investir dans le développement de Via Ferrata Panorama ?

La municipalité de Prizren a décidé d’investir dans ce produit touristique non seulement parce que ce sport stimule l’adrénaline chez les amateurs de sport mais également car il permet de profiter de beautés naturelles spéciales. Et, d’autre part, grâce à ce produit, la municipalité a eu un avantage économique, car de nombreux touristes ont utilisé ce produit. Il a attiré de nombreux visiteurs et touristes, en particulier ceux qui pratiquent des sports extrêmes.

Quelle est l’importance stratégique de ce produit pour le développement du tourisme dans votre municipalité ?

Ce produit est d’une importance stratégique car la position de ce produit, la connexion avec Prizren et la région de Reçan permet aux touristes de connaître et de toucher les destinations touristiques proposées par Prizren. Notre objectif et notre priorité est que le visiteur reste plus longtemps à Prizren et ne pas avoir notre ville uniquement comme point de référence de transit.

Prizren est déjà une destination de tourisme culturelle et spirituelle, mais à quelle échelle le développement des produits touristiques de plein air a-t-il affecté cette destination?

Le développement des produits de plein air et leur promotion ont influencé les nouveaux lieux de notre commune pour être reconnus par les touristes locaux et étrangers. De plus, le développement de ces produits a permis à la municipalité de Prizren de créer de nouveaux lieux ou de nouvelles destinations qui ont rendu les citoyens heureux et acclimatés à la nature et la respectent.

Au cours des dernières années, nous avons investi dans la destination du village de Korishë et avons créé des installations plus adaptées pour les habitants du village et pour les visiteurs, qui peuvent visiter Korishë et la cascade voisine.

Nous avons également créé un autre espace de tourisme à Jablanica, où on peut y trouver une aire de jeux et de pique-nique.

Le village de Nashec et le village de Vlashnje font l’objet d’investissements récents par notre direction.

Cette année civile également, la Direction du tourisme et du développement économique est en train de mettre en œuvre le projet à Gurra e Poslisht.

Nous sommes également en discussion et nous partons sur le terrain pour vérifier la situation factuelle dans la région pour mettre en œuvre le projet de sentiers de randonnée à Lubinjë e Epërme et Lubinjë iePoshtme.

Il est à noter que depuis deux ans, notre direction s’est engagée en permanence dans le but d’organiser des cours de filigrane pour former tous ceux qui sont intéressés, afin que ce métier ne s’arrête pas.

Quels sont vos plans pour le futur?

Nous planifions d’investir dans de nouveaux produits touristiques tels que le Pumptruck, un projet qui se trouve dans le budget prévisionnel de notre direction. Nous sommes également dans la phase d’ouverture des musées, qui sont des projets prévus dans la stratégie du tourisme, comme le musée des martyrs à Landovicë ainsi que celui de Mère Thérésa. Toutefois, nous examinons les possibilités d’augmenter le nombre de musées et de leur mise en service dans notre ville.

Les nouveaux produits touristiques

Dans le cadre de la stratégie de la municipalité pour le tourisme, les produits suivants ont été développés : Via Ferrata – Panorama; Parapente; Kayak; Camping Downhill; Piste cyclable ; Nouvelles aires de pique-nique.

Stratégie touristique, en collaboration avec Swisscontact

La stratégie de développement touristique de Prizren, rédigée en coopération avec l’organisation suisse Swisscontact, s’est concentrée sur le développement du tourisme de montagne et rural. Vient ensuite le développement du tourisme culturel, le développement du tourisme urbain, l’activation de musées, l’ajout de produits touristiques.

Via Ferrata “Panorama” amène Sharri “dans la paume de votre main”  

Une autre attraction touristique s’est ajoutée à la liste des choses à faire à Prizren. Via Ferrata “Panorama” est un sentier d’escalade de 500 mètres de long dans les gorges de Lumbardh, qui permettra aux passionnés de nature de tester leurs limites dans les montagnes du sud du Kosovo. Ce produit touristique est un bon exemple de coopération pour le développement économique au niveau local vers l’objectif global de croissance économique. Le produit est géré par l’Association des alpinistes, “Sharri”. 

Deni Hameli, créateur de cette attraction touristique, explique la réalisation du projet qui représente une valeur ajoutée pour Prizren comme destination touristique en s’élargissant dans le tourisme de nature. 

Comment est née l’idée pour le développement de Via Ferrata Panorama ? 

En 2011, j’ai fait connaissance avec le concept de Via Ferrata en Slovénie, lors d’une activité alpine. Ensuite, nous avons commencé à réfléchir au potentiel de construction d’une Via Ferrata à Prizren et dans les environs. Mais naturellement, ce n’était qu’une idée. Nous avons suivi la forme de construction et la méthode d’accès aux fondations par les alpinistes de l’organisation “Marimangat” de Peja. Ils ont d’abord été formés et spécialisés par les Italiens pour construire la Via Ferrata. En 2018, nous avons commencé avec l’étude de faisabilité sur l’endroit où la Via Ferrata peut être construite et avec leur aide nous avons commencé par le développement du projet de Via Ferrata “Panorama”. 

En 2019, le projet a vu le jour et nous avons immédiatement poursuivi sa mise en œuvre. Ce projet a été réalisé grâce à la bonne volonté des alpinistes de l’Association d’alpinisme “Sharri”. Les donateurs sont l’Assemblée municipale de Prizren, l’Agence suisse pour le développement et la coopération par le biais du projet Swisscontact, tandis que les, déjà connus pour leur travail professionnel, “Marimangat” de Peja.  

Pourquoi l’avoir baptisé “Panorama”? 

L’idée de le nommer “Panorama” est née alors que nous travaillions sur le site rocheux, dans une position surplombant les montagnes Sharr, qui offrent une vue très panoramique, avec la gorge de Lumbardh. Chaque saison dans cette partie est fabuleuse. 

Quelle organisation gère cette Via Ferrata ? 

L’association d’alpinisme “Sharri” de Prizren est le concepteur du projet et poursuit la gestion de la Via Ferrata, grâce à la coopération et l’accord avec l’Assemblée municipale de Prizren. 

L’expérience et le professionnalisme du groupe d’alpinistes de Prizren dans le domaine de l’alpinisme permet l’entretien et l’inspection continus du sentier en cas de dommage éventuel. Bien entendu, il ne doit jamais y avoir de négligence ou de contournement des normes de sécurité, la gestion est donc confiée à un groupe de professionnels. 

Bref résumé de la mission de l’organisation qui gère la Via Ferrata: date de fondation, quelle sont vos activités principales et votre engagement. 

ShB. “SHARRI” a été fondée en 1951, est une association active comptant plus de 400 membres. Les activités de l’association regroupent de nombreuses disciplines d’alpinisme telles que: l’alpinisme, l’alpinisme, l’escalade sportive, le ski de randonnée, le VTT, la course en montagne, etc. 

En Via Ferrata, nous sommes engagés environ 7 personnes de l’association, les mêmes sont des dirigeants et engagés dans l’entretien des routes. Les leaders sont formés et possèdent de nombreuses années d’expérience dans le leadership en montagne.  

Quel rôle avez-vous joué dans la construction de la Via Ferrata ?  

J’ai personnellement été le principal initiateur depuis le début. J’ai dirigé l’idée du lieu, le travail de recherche et la conception du projet, les réunions de financement et enfin la partie physique de la construction. Mais bien sûr, je n’étais pas seul. Nous étions un groupe très bien organisé et unifié: Osman Uka, Abdurahim Abdushi, Shemsedin Gashi, Nol Krasniqi, Gzim Murati etc. Merci à tous, il y en a beaucoup d’autres qui ont contribué.  

Qui sont les visiteurs principaux de Via Ferrata ? 

Les visiteurs sont principalement des locaux, nous avons peu d’étrangers compte tenu de la situation pandémique, qui a eu un impact très négatif sur le secteur du tourisme. 

Quelles autres activités proposez-vous en combinaison avec la Via Ferrata? 

Prizren est une ville où la nature se mêle à l’histoire. Des services sont proposés sous forme de visites de sites du patrimoine culturel, en continuant sur la Via Ferrata. Après avoir gravi la Via Ferrata, nous proposons également des randonnées en montagne dans certaines zones reliées au sentier de la Via Ferrata. Les forfaits de tourisme de montagne sont désormais étendus. Nous les étudions et les traitons depuis des années. Avec ma femme Nermina Aliti Hameli, nous avons ouvert une agence appelée Albanicum Outdoor et nous opérons dans toute la région. Je vous invite à faire partie des aventures en montagne en profitant d’un Kosovo que vous n’avez jamais vu auparavant.  

Quelle est la particularité de la Via Ferrata de Prizren, en particulier par rapport à des Via Ferrata similaires au Kosovo? 

La Via Ferrata de Prizren est la première de la zone de Sharr. Elle comprend les 3 pays de la zone de Sharr, le Kosovo, la Macédoine et l’Albanie. Ce Via Ferrata se situe dans une région très belle et pittoresque, une zone protégée où la flore et la faune sont très riches. La région de la Via Ferrata possède de nombreuses plantes endémiques et aussi une faune riche, on rencontre souvent une faune, des habitants centenaires de ces zones, dont la présence augmente la valeur touristique et magnifie cette jolie ascension. N’oublions pas que Prizren porte l’épithète de la capitale historique de la République du Kosovo. La présence de nombreux sites du patrimoine culturel, la diversité culturelle ethnique, la riche gastronomie, la proximité du parc national de Sharri et de nombreuses installations hôtelières rendent cette attraction touristique spéciale. 

 Quelle valeur la Via Ferrata ajoute-t-elle à Prizren en tant que destination? 

Prizren possède des valeurs touristiques extraordinaires, grâce à sa position géographique, sa très belle nature et son patrimoine culturel. Via Ferrata Panorama est un nouveau produit touristique à Prizren qui s’ajoute à l’agenda touristique, enrichit le bagage touristique de la ville mais aussi de l’ensemble du Kosovo. 

Quelles sont vos plans pour le futur de votre produit touristique ? 

Pour l’avenir, nous prévoyons de développer davantage les capacités des produits touristiques, en investissant de plus en plus dans des attractions similaires (liées à la nature. Nous devons tous être conscients de la nécessité de protéger la nature et d’investir de manière saine en protégeant la nature, en créant de nouveaux emplois en profitant des beautés que Dieu nous a données. 

 La prèmire Via Ferrata à s’étendre sur trois pays 

La Via Ferrata de Prizren est la première de la zone de Sharr. Elle comprend les 3 pays de la zone de Sharr, le Kosovo, la Macédoine et l’Albanie. Ce Via Ferrata se situe dans une région très belle et pittoresque, une zone protégée où la flore et la faune sont très riches 

SHB “Sharri”, association avec une tradition  

 ShB. “SHARRI” a été fondée en 1951, est une association active comptant plus de 400 membres. Les activités de l’association regroupent de nombreuses disciplines d’alpinisme telles que: l’alpinisme, l’alpinisme, l’escalade sportive, le ski de randonnée, le VTT, la course en montagne, etc. 

 

Karin Keller-Sutter à Luxembourg pour la rencontre des ministres de l’Intérieur de l’UE

La conseillère fédérale Karin Keller-Sutter était à Luxembourg ce 8 juin 2021 pour rencontrer les ministres de l’Intérieur des États Schengen. La réunion du Conseil avait pour thème principal la nouvelle stratégie de la Commission de l’UE pour un espace Schengen plus résilient. La lutte contre le terrorisme était aussi au programme des discussions. La cheffe du Département fédéral de justice et police s’est par ailleurs entretenue dans un cadre bilatéral avec ses homologues slovène, grec et autrichien.

“Après plus d’un an de visioconférences, nous avons enfin pu nous rencontrer à nouveau en personne. Le virtuel, c’est bien, mais les échanges informels directs avec les autres ministres sont tout aussi importants” s’est réjouie la conseillère fédérale. Cette réunion à Luxembourg était la première en présentiel depuis le début de la pandémie de covid-19.

Nouvelle stratégie Schengen

Le principal sujet à l’ordre du jour était la nouvelle stratégie Schengen, présentée par la Commission européenne la semaine dernière. La stratégie vise à renforcer la sécurité et la liberté de circulation à l’intérieur de l’espace Schengen grâce à une gestion plus efficace et mieux coordonnée des frontières extérieures et à une coopération plus étroite. Il est évident, a affirmé la cheffe du DFJP, qu’une optimisation de la collaboration aux frontières extérieures de l’UE et de l’espace Schengen est aussi dans l’intérêt de la Suisse.

Lutte contre le terrorisme

Les ministres ont aussi examiné diverses mesures de lutte contre le terrorisme et la criminalité. Il s’agit notamment d’intensifier la coopération policière et le partage d’informations. La Suisse, en sa qualité d’État membre de l’espace Schengen, est résolue à jouer un rôle actif dans la lutte contre le terrorisme.

Échanges bilatéraux avec plusieurs ministres

Madame Keller-Sutter a pu mettre à profit son déplacement à Luxembourg pour un premier échange avec le ministre slovène de l’Intérieur Ales Hojs. La Slovénie assumera la présidence du Conseil de l’UE le 1er juillet prochain.

La conseillère fédérale a par ailleurs discuté avec le ministre autrichien de l’Intérieur Karl Nehammer et le ministre grec de l’Immigration et de l’Asile Notis Mitarákis des travaux concernant le nouveau paquet sur l’asile et les migrations, ainsi que de la question des migrations secondaires. Madame Keller-Sutter a réaffirmé l’engagement de la Suisse pour une solution à l’échelle européenne et une répartition équitable des responsabilités entre les États Schengen. La Suisse joue dans ce cadre un rôle constructif et œuvre pour rendre le système européen de l’asile plus résilient.

Mesures d’accompagnement et lutte contre le travail au noir durant l’année de pandémie 2020

La pandémie de COVID-19 a impacté l’activité de contrôle des organes d’exécution des mesures d’accompagnement (FlaM) et de la loi sur le travail au noir (LTN) de manière importante. En raison des restrictions associées aux mesures sanitaires, les objectifs n’ont de justesse pas été atteints. En parallèle, les taux d’infraction sont restés pratiquement inchangés par rapport à l’année précédente, comme le montrent les rapports 2020 publiés par le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) le 2 juin 2021.

Au cours de la première vague de la pandémie de COVID-19, en raison des restrictions sanitaires, la plupart des organes d’exécution se sont vus obligés de réduire sensiblement leurs activités, voire, dans certains cas, de les suspendre. En 2020, ils ont néanmoins contrôlé le respect des conditions de salaire et de travail auprès de 34 126 entreprises et de 132 922 personnes en Suisse (2019 : 41 305 entreprises et 165 969 personnes). Ils ont ainsi contrôlé 6 % des employeurs suisses, 30 % des travailleurs détachés et 30 % des prestataires de services indépendants. Pour les raisons susmentionnées, le nombre de contrôles est resté légèrement inférieur aux 35 000 contrôles fixés dans l’ordonnance sur les travailleurs détachés.

Dans les branches couvertes par une convention collective de travail (CCT) étendue, le taux d’infraction constaté par les commissions paritaires auprès des travailleurs détachés en 2020 est resté inchangé à 21 %. S’agissant des branches non-couvertes par une CCT étendue et sans contrat-type de travail, les commissions tripartites (CT) cantonales ont constaté un léger recul des cas de sous-enchère salariale auprès des travailleurs détachés à 13 % (2019 : 15 %). Pour ce qui est des employeurs suisses, les CT cantonales ont enregistré une légére hausse des cas de sous-enchère salariale de 10 % à 12 %. En ce qui concerne les prestataires de services indépendants, 8 % des 4 862 contrôles effectués ont mené à un soupçon d’indépendance fictive toutes branches confondues (2019 : 8 % de 5 993 contrôles).

L’activité de contrôle des organes d’exécution est basée sur une stratégie orientée risque. Par conséquent, les taux d’infraction et de sous-enchère salariale ainsi calculés ne sont pas représentatifs de la situation globale sur le marché du travail et doivent être intérprétés avec prudence.

Les mesures d’accompagnement constituent un dispositif essentiel pour assurer la protection des conditions de salaire et de travail en Suisse. Comme les précédentes années, elles ont également été mises en œuvre de manière ciblée et en étroite coopération entre les partenaires sociaux et les autorités étatiques.

Mise en œuvre de la lutte contre le travail au noir
En 2020, 10 345 contrôles d’entreprises et 29 405 contrôles de personnes ont été effectués dans le cadre de la lutte contre le travail au noir, ce qui représente une diminution de 15 % respectivement de 16 %. Les cantons ont principalement contrôlé des entreprises actives dans la construction, le génie civil et le second œuvre, dans la restauration ainsi que dans le commerce.

Les organes de contrôle ont enregistré 10 716 situations donnant lieu à un soupçon et 3 316 retours d’information des autorités spéciales (p. ex. de la caisse de compensation AVS) concernant les mesures prises ou les sanctions prononcées. Cela représente une diminution de 15 %, respectivement de 1,2 %, comparé à l’année de contrôle 2019. Il convient de noter que les soupçons se basent sur des investigations des organes de contrôle précédant le transfert des cas aux autorités spéciales, et que ces soupçons ne permettent dès lors pas à eux seuls de tirer des conclusions sur l’évolution du travail au noir.

Comme l’année précédente, le recours à la procédure de décompte simplifiée a augmenté : en 2020, le nombre d’employeurs ayant fait usage de cette possibilité pour le décompte des salaires de leurs employés a connu une augmentation de 15 % (93 482 employeurs).

Par leur travail, les organes de contrôle en matière de lutte contre le travail au noir ont fourni une importante contribution à une lutte efficace contre le travail au noir. En collaboration avec les autorités spéciales, ils contribuent de manière essentielle à une concurrence équitable et à un État social sain en Suisse.

Effets indésirables des vaccins contre le Covid-19 en Suisse

En date du 2 juin 2021, 2701 déclarations d’effets indésirables (EI) présumés de vaccins contre le Covid-19 avaient été évaluées en Suisse. La plupart des déclarations mentionnent plus d’une réaction (7065 réactions au total pour 2701 déclarations, soit 2,6 réactions par déclaration en moyenne). Au total, 1751 (64,8 %) soit la majorité, rapportaient des effets indésirables non graves, tandis que 950 (35,2 %) déclarations évoquaient des effets graves.

La plupart des déclarations émanaient de professionnels de la santé, et 413 (15,3 %) provenaient directement de personnes concernées ou de patients.

Les personnes concernées étaient âgées en moyenne de 63,8 ans (au sein d’une fourchette allant de 16 à 101 ans), et parmi elles, 33 % avaient 75 ans ou plus. Dans les cas considérés comme graves l’âge moyen était de 66,5 ans, et dans les déclarations faisant état de décès concomitants à la vaccination la moyenne s’établissait à 83,6 ans.

La majorité des déclarations concernaient des femmes, certains cas ne mentionnaient pas le sexe de la personne. Au total, 1 120 (41,5 %) déclarations concernaient le vaccin Comirnaty® de Pfizer/BioNTech et 1 538 (56,9 %), le vaccin contre le Covid-19 de Moderna. Dans 43 (1,6 %) déclarations, le vaccin qui avait été administré n’était pas précisé.

Ces déclarations confirment le profil d’effets secondaires qui avait été observé lors des essais réalisés avant l’octroi des autorisations, et qui est décrit dans les textes d’information sur le médicament, qui sont publiés sur www.swissmedicinfo.ch et mis à jour en permanence.