Suisse : Le marché du travail est en plein essor, mais il est difficile de pourvoir les postes vacants

Les employeurs en Suisse recherchent depuis des mois du personnel qualifié, mais nombre d’entre eux ne parviennent pas à pourvoir les postes vacants. Des secteurs spécifiques sont concernés.

La Suisse a un “problème” enviable peut-être de la situation d’autres nations : trop d’emplois et pas assez de candidats pour les pourvoir.

Alors que le taux de chômage post-Covid dans l’Union européenne dépasse les 6 %, en Suisse, il n’est que de 2,1 %. Cela signifie effectivement que de nombreux employeurs suisses ne sont pas en mesure de trouver des candidats appropriés pour les postes vacants, rapporte albinfo.ch.

Selon l’Office fédéral de la statistique (OFS), 114’000 offres d’emploi sont actuellement publiées dans toute la Suisse. Cela représente 60% de plus qu’à la même période en 2021 – la première fois que “le nombre total de postes vacants a dépassé les 100 000”, a déclaré l’OFS. Les pénuries de personnel touchent presque toutes les industries, la plus grande demande étant dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration, ainsi que dans les secteurs de la santé, des services sociaux, de la technologie Internet et de la construction. Ce phénomène d’excédent d’offre prouve que le marché du travail suisse s’est bien remis de la pandémie, ce qui, selon les experts, est dû aux atouts du pays, notamment aux conditions politiques, économiques et financières. “Même en temps de crise, la Suisse a marqué grâce à sa stabilité, sa prévisibilité et sa sécurité”, a déclaré Patrick Wermelinger, membre du Conseil Administratif de Switzerland Global Enterprise (SGE), qui promeut le pays à l’étranger pour le compte du gouvernement fédéral et les cantons.

Quelles parties de la Suisse proposent le plus d’emplois ?

La demande est élevée dans le nord-ouest de la Suisse et dans la région lémanique, qui comprend les zones autour des grandes villes et les centres industriels / commerciaux de Bâle, Zurich, Zoug, Genève et Lausanne – des régions où de nombreuses entreprises internationales sont implantées.

Macron, Draghi et Scholz, visite en Ukraine

Leur visite intervient un jour avant que la Commission européenne ne se prononce sur la recommandation relative au statut de l’Ukraine en tant que candidat à l’adhésion à l’Union européenne.

Macron a déclaré qu’il était temps d’envoyer des signaux politiques clairs.

“Nous nous trouvons à un moment où nous devons envoyer des signaux politiques clairs, nous Européens, à l’Ukraine et à son peuple, en ces temps de résistance héroïque”, a déclaré Macron à CNN.

 

Lausanne : Tournoi International Mambo 2022

En prélude à la 4ème édition du Tournoi International Mambo à Lausanne, des élus/parlementaires de Côte d’Ivoire, du Cameroun et du Liberia ont décidé de rencontrer leurs homologues suisses dans le cadre d’un atelier d’échanges Nord-Sud. Cet atelier se veut une opportunité d’échanges dynamiques et bilatéraux au moment où les institutions suisses tendent vers une forme de centralisation.

 

En effet, d’une part, la Suisse est un modèle planétaire de réussite de la décentralisation qui se forge depuis 1848. D’autre part, certaines républiques africaines emboîtent avec plus ou moins de succès les démarches vers la décentralisation.

 

Par ailleurs, la diaspora a également un rôle déterminant à jouer avec une contribution structurée plus directe vers leur région de cœur avec un impact plus durable sur les communautés locales.

 

L’atelier se tiendra le 1er Juillet à 16h00 au complexe sportif de la Tuilière à Lausanne. L’invitée d’honneur, Honorable Yasmina Ouegnin, Députée de la république de Côte d’Ivoire se fera une joie d’intervenir sur les thèmes de décentralisation et de contribution de la diaspora. L’atelier sera suivi le 02 Juillet 2022, du traditionnel tournoi international de football MAMBO qui célèbre la diversité des diasporas résidant dans le canton de Vaud à travers le sport et l’entreprenariat.

 

Programme

01.07.2022 – Conférence-débat inédite Nord-Sud

  • 16h – 18h Décentralisation et contribution de la diaspora
    Allocution d’ouverture par le conseiller d’état vaudois
    Quelques Intervenant(e)s:
    Mme. Honorable Yasmina Ouegnin, Députée
    Huguette Diakabana, Directrice adjointe OMS
    MM.  Jean-François Clément, Syndic de Renens
    Oumar Niang, Municipal de Renens
    Bashkim Iseni, délégué à l’intégration
    Arsène Tema Biwolè, Ingénieur nucléaire
    Félicien Monnier, Président de la ligue vaudoise
  • 18h Apéro & Réseautage

02.07.2022 – Tournoi Mambo 2022 (de 09h00 à 18h00) Animations et garderie pour les familles

  • 24 équipes représentant les diasporas de 4 continents
  • 10 entrepreneurs et associations
  • Spécialités culinaires, animations, nombreux lots à gagner et garderie pour enfants

Pour plus de détails, n’hésitez pas à prendre contact avec le comité du Tournoi Mambo qui organise cet événement inédit.

workshops tournoi mambo 2022

 

 

Le dernier numéro d’albinfo.ch est consacré à la (re) relance des partis dans la diaspora

L’édition du mois de juin du magazine albinfo.ch vient de paraître. Ce numéro est principalement consacré à la (ré)activation des branches des partis politiques, principalement ceux du Kosovo, dans la diaspora et respectivement en Suisse.

Après une période de plusieurs années de silence, on assiste ces derniers mois à une reprise des activités des branches des partis politiques du Kosovo en Suisse.

Comment est perçu le retour d ceses partis avec cet activisme ? Comment les élus albanais au sein des es institutions suisses les perçoivent-ils ? Ce sont quelques unes des questions auxquelles albinfo.ch a tenté de répondre. Pour trouver la réponse, albinfo.ch a tenté de connaitre les points de vue des hommes politiques albanais, de ceux de l’Assemblée des Albanais de Suisse. En outre, des recherches ont été effectuées au sujet l’histoire des activités des partis albanais en Suisse.

En plus du sujet principal, ce numéro d’albinfo.ch propose également de nombreuses informations intéressantes à lire. Citons tout d’abord l’interview exclusive du violoniste albanais de renommée mondiale, Tedi Papavrami, également connu comme le principal traducteur de Kadare vers le français Le portrait de Papavrami, qui vit à Genève, en Suisse, décore la couverture du magazine.

D’autres articles du domaine des affaires, de la santé, du spectacle, etc. sont à lire également dans ce numéro du magazine albinfo.ch, qui est disponible à partir d’aujourd’hui.

Élection de la Suisse au Conseil de sécurité de l’ONU

Le 9 juin 2022, l’Assemblée générale de l’ONU a élu la Suisse membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU pour une période de deux ans à partir du 1er janvier 2023. Durant son mandat, la Suisse pourra faire valoir ses atouts en faveur de la paix et de la sécurité, se positionner en tant que pays neutre pour construire des ponts et renforcer la défense de ses intérêts grâce à un accès direct aux principaux acteurs de l’actualité internationale. Le siège qu’elle occupera au sein du Conseil de sécurité lui permettra de réaffirmer ses propres positions et d’influer sur les développements internationaux grâce à sa crédibilité.

L’Assemblée générale de l’ONU à New York a élu ce jour la Suisse au Conseil de sécurité à New York par 187 voix sur 190. Il s’agit du meilleur résultat obtenu par un pays du Groupe des États d’Europe occidentale et autres États depuis que la Suisse a adhéré à l’ONU en 2002. Il témoigne explicitement du soutien et de la confiance dont jouit la Suisse au sein de la communauté internationale. «Nous nous réjouissons de cette élection. Nous abordons cette tâche avec respect, prêts à nous engager de manière constructive au sein du Conseil de sécurité et à assumer des responsabilités», a déclaré le président de la Confédération Ignazio Cassis après avoir assisté à l’élection sur place.

Objectifs communs pour le Conseil de sécurité de l’ONU et la Suisse

Le mandat du Conseil de sécurité, qui consiste à œuvrer en faveur de la paix et de la sécurité internationales, s’inscrit dans la même ligne que la mission première de la politique extérieure de la Suisse. Conformément à la Constitution fédérale, la Suisse contribue à la coexistence pacifique des peuples et à la préservation des ressources naturelles. Une mission dont elle pourra s’acquitter encore mieux en siégeant pour la première fois au Conseil de sécurité. Cette élection lui permet aussi de réaliser un objectif prioritaire de la stratégie de politique extérieure 2020-2023 dans le domaine de la paix et de la sécurité. «Nous souhaitons mettre à profit l’expertise suisse en faveur de la paix dans le monde, défendre nos valeurs et contribuer, en notre qualité de pays neutre, à la recherche de compromis et de solutions politiques», explique le président de la Confédération à propos du rôle que la Suisse entend jouer au sein du Conseil de sécurité.

L’action de la Suisse au sein du Conseil de sécurité devrait s’articuler autour des quatre priorités suivantes: construire une paix durable, protéger la population civile, agir pour la sécurité climatique et renforcer l’efficience du Conseil de sécurité. Ces priorités seront soumises aux commissions de politique extérieure du Conseil national et du Conseil des États (CPE) dans le courant de l’été, avant d’être adoptées définitivement par le Conseil fédéral.

Élection et attribution d’un siège au Conseil de sécurité: plus de dix ans de préparation

Il y a 20 ans, le peuple suisse se prononçait en faveur d’une adhésion à l’ONU. En 2011, après avoir mené des consultations approfondies avec le Parlement, le Conseil fédéral a déposé la candidature de la Suisse à un siège au Conseil de sécurité. En 2015, un rapport du Conseil fédéral a confirmé la compatibilité de ce mandat avec la neutralité suisse. La Suisse a fait connaître sa candidature et son profil sous le slogan «Un plus pour la paix» et engagé les travaux préparatoires requis. Ces derniers mois, le Conseil fédéral a notamment défini les processus de coordination et de décision applicables au sein de l’administration et fixé, en concertation avec les CPE, les modalités régissant l’implication du Parlement.

Membres permanents et non permanents du Conseil de sécurité

Créé en 1946, le Conseil de sécurité est l’un des principaux organes de l’ONU. Il est composé de cinq membres permanents (France, Russie, États-Unis, Chine et Royaume-Uni – dits P5) et de dix membres non permanents (dits E10) élus par l’Assemblée générale de l’ONU pour une durée de deux ans. La Suisse a été élue aujourd’hui aux côtés de Malte, du Japon, de l’Équateur et du Mozambique pour siéger au Conseil de sécurité durant les années 2023 et 2024. Les cinq pays élus l’année dernière, à savoir l’Albanie, le Brésil, les Émirats arabes unis, le Ghana et le Gabon, seront également représentés en 2023. Bien que les membres permanents disposent d’un droit de veto, ils n’en dépendent pas moins des membres non permanents, puisque les projets de résolution doivent recueillir au moins neuf voix pour être adoptés par le Conseil de sécurité. De plus, les membres non permanents donnent régulièrement des impulsions thématiques importantes aux travaux menés par le Conseil.

COVID-19 : le Conseil fédéral permet l’accès à la vaccination pour les voyageurs

Le nombre de cas de coronavirus reste actuellement faible. Comme la Suisse, qui n’exige aucun certificat pour l’entrée sur son territoire, d’autres pays ont levé la plupart des mesures. Cependant, pour voyager à l’étranger, il est parfois nécessaire de recevoir une nouvelle dose de rappel. Lors de sa séance du 10 juin, le Conseil fédéral a donc décidé de permettre l’accès à la vaccination de rappel pour des raisons non médicales – une décision qui concerne avant tout les voyageurs. Les frais seront à la charge des personnes concernées.

Selon les données les plus récentes, dans la situation actuelle, les personnes complètement vaccinées ou vaccinées et guéries continuent d’être bien protégées contre une forme grave du COVID-19. Sauf pour les personnes dont le système immunitaire est fortement affaibli, une nouvelle vaccination de rappel n’est actuellement pas nécessaire d’un point de vue médical et épidémiologique. Pour les personnes vulnérables aussi, il sera plus judicieux de procéder à un nouveau rappel quand les infections recommenceront à augmenter, car la protection conférée est plus élevée dans les semaines et les mois qui suivent la vaccination. Il est donc probable qu’une nouvelle dose de vaccin soit recommandée à un cercle élargi de personnes à l’automne.

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) et la Commission fédérale pour les vaccinations (CFV) communiqueront sur l’état actuel des connaissances concernant les recommandations de vaccination pour l’automne et l’hiver 2022/2023 avant les vacances d’été.

Dose de rappel pour les voyages à l’étranger

Chaque pays est libre de définir les conditions d’entrée sur son territoire. Par conséquent, pour voyager à l’étranger, il peut être nécessaire de recevoir une nouvelle dose de rappel. À l’avenir, les voyageurs pourront se la faire administrer dans des centres désignés par les cantons, s’acquittant eux-mêmes des frais. Le prix sera fixé par les cantons et les centres de vaccination. Toutes les vaccinations recommandées, comme le deuxième rappel pour les personnes dont le système immunitaire est affaibli, resteront quant à elles gratuites.

Les vaccinations de rappel supplémentaires liées à des voyages se font en dehors de l’autorisation de Swissmedic (hors étiquette) et sans recommandation de l’OFSP et de la CFV. Elles peuvent être administrées par le médecin traitant dans le respect du devoir de diligence.

Reprise des dispositions européennes concernant les certificats

Pour pouvoir voyager à l’étranger avec un certificat COVID suisse, celui-ci doit être compatible avec les prescriptions internationales. Dans ce contexte, le Conseil fédéral a décidé aujourd’hui de la reprise de deux nouveaux règlements de l’Union européenne (UE) concernant le certificat COVID numérique, que l’UE adoptera fin juin. Cette décision permet de prolonger jusqu’au 30 juin 2023 les bases légales relatives au certificat COVID numérique de l’UE.

Conseil aux voyageurs
Actuellement, la Suisse n’impose aucune limitation pour l’entrée sur son territoire, de sorte qu’aucun certificat n’est nécessaire.
Chaque pays est libre de définir les conditions d’entrée sur son territoire (test, vaccination, durée maximale depuis la dernière vaccination, documents exigés, etc.). Par conséquent, il est conseillé aux voyageurs de s’informer en temps voulu des règles en vigueur dans leur pays de destination. Si un pays accepte que la vaccination remonte à plus de 270 jours, alors le certificat établi en Suisse reste valable.
Attention : hors d’Europe, de nombreux pays n’acceptent pas le certificat électronique ou l’application suisse « COVID Certificate ». Les voyageurs doivent donc veiller à toujours avoir avec eux une version imprimée de leur certificat. En outre, il convient de vérifier si le pays de destination exige le carnet de vaccination international (carnet jaune) pour l’entrée sur son territoire.

Incroyable mais vrai : un faux policier est emprisonné pour en avoir arrêté un vrai

Un homme qui s’est fait passer pour un policier à Annemasse a été condamné à 10 mois de prison.

L’homme de 40 ans se trouvait dans la ville française voisine; il portait un brassard de policier et arrêtait des véhicules. Mais la situation a changé quand il a été arrêté il y a deux semaines par un vrai officier en civil, selon la presse suisse.

L’homme a pris la fuite mais a été rattrapé deux jours plus tard. Il a également été établi qu’il conduisait le véhicule sans permis ni assurance.

On a retrouvé un brassard de police et une matraque dans sa voiture.

 

La saison hivernale a enregistré 54% de nuitées en plus

L’hôtellerie en Suisse a enregistré 14,6 millions de nuitées au cours de la saison touristique d’hiver (novembre 2021 à avril 2022). En comparaison avec la même période de l’année passée, le volume a augmenté de 54,0% (+5,1 millions de nuitées). Avec un total de 5,6 millions de nuitées, la demande étrangère a progressé de 196,7% (+3,7 millions). Quant à la demande indigène, elle a évolué positivement de 18,9% (+1,4 million) et a atteint 9,0 millions d’unités. Tels sont les résultats provisoires de l’Office fédéral de la statistique (OFS).

bfs.admin.ch

 

Substituts à l’huile de tournesol ukrainienne : assouplissement des conditions de déclaration

Les producteurs de denrées alimentaires doivent pouvoir remplacer rapidement et de manière flexible l’huile et la lécithine de tournesol par d’autres huiles végétales. La protection des consommateurs contre la tromperie doit dans le même temps rester garantie. À sa séance du 25 mai 2022, le Conseil fédéral a décidé d’envoyer en procédure de consultation raccourcie un projet qui va dans ce sens et qui propose l’assouplissement des déclarations obligatoires sur les emballages de denrées alimentaires. Le Conseil fédéral réagit ce faisant aux difficultés d’approvisionnement dues à la guerre en Ukraine.

Le secteur agroalimentaire craint de se retrouver confronté, dès cet été, à des ruptures de livraison d’huile et de lécithine de tournesol appelées à durer. Le recours à d’autres huiles végétales est certes possible, mais le cas échéant la liste obligatoire des ingrédients figurant sur l’emballage des produits concernés doit être modifiée en conséquence.

Afin que ce genre de changements à court terme n’entraînent pas de retards de livraison supplémentaires ou de fausses déclarations, le Conseil fédéral veut adapter le droit sur les denrées alimentaires. La révision fournira au Département fédéral de l’intérieur (DFI) le cadre légal lui permettant, dans des situations exceptionnelles, d’assouplir pour une durée limitée les prescriptions en matière de déclaration des ingrédients, pour autant que les consommateurs soient toujours informés de la composition des aliments.

À l’avenir, l’industrie agroalimentaire devrait disposer de trois possibilités de signaler des changements concernant l’huile végétale utilisée : soit les nouveaux ingrédients sont mentionnés sur un autocollant rond et rouge, soit un autocollant rond et rouge renvoie le consommateur à un site internet sur lequel sont publiées les informations correspondantes, soit les fabricants indiquent dans la liste des ingrédients une sélection d’huiles végétales dont une au moins est utilisée dans le produit fini. Dans ce dernier cas, l’énumération des huiles végétales est obligatoirement suivie de la précision « en fonction de la situation de l’approvisionnement ».

Les assouplissements réglementaires proposés valent uniquement pour le remplacement d’huile et de lécithine de tournesol en provenance d’Ukraine. Ils ne s’appliquent pas aux autres ingrédients ou aux substituts qui contiennent des organismes génétiquement modifiés ou en sont issus, ni aux ingrédients de remplacement pouvant provoquer des allergies ou d’autres réactions indésirables. Une mise en vigueur transitoire, jusqu’au 31 décembre 2023, est prévue.

La durée de la procédure de consultation a été réduite à deux semaines, afin que les adaptations législatives nécessaires puissent entrer en vigueur le 15 juillet 2022.

Vote électronique : entrée en vigueur des nouvelles bases légales

La première étape de la restructuration de la phase d’essai du vote électronique sera régie par de nouvelles bases légales à partir du 1er juillet 2022. À sa séance du 25 mai 2022, le Conseil fédéral a arrêté la mise en vigueur du projet de révision partielle de l’ordonnance sur les droits politiques (ODP). Il a également pris acte de ce que l’ordonnance de la Chancellerie fédérale sur le vote électronique (OVotE), qui a fait l’objet d’une révision totale, entrera en vigueur en même temps. Une fois ce nouveau cadre réglementaire mis en place, les cantons pourront à nouveau demander au Conseil fédéral de proposer à leurs électeurs le vote électronique.

La Confédération fixe les conditions dans lesquelles il est possible de proposer le vote électronique dans le cadre d’un scrutin fédéral. La révision de l’ODP et de l’OVotE permettra d’améliorer la sécurité des systèmes de vote électronique, d’abord, en prévoyant que seuls seront désormais autorisés les systèmes entièrement vérifiables et ayant été contrôlés par des experts indépendants sur mandat de la Confédération, ensuite, en précisant et en renforçant les exigences de sécurité et de qualité auxquelles ces mêmes systèmes, leur utilisation et leur développement doivent répondre. Ils ne pourront en outre être utilisés que pour 30 % au plus de l’électorat cantonal et 10 % de l’électorat suisse dans son ensemble. Il est à noter que ni les Suisses de l’étranger ni les électeurs handicapés, en tant que destinataires premiers du vote électronique, ne sont pris en compte dans le calcul des plafonds.

Les nouvelles bases légales renforcent les exigences de transparence et prévoient la participation du public et des milieux spécialisés. Les conditions applicables à la publication d’informations sur le système et son exploitation ont ainsi été précisées, et celles qui régissent la participation du public, comme l’obligation de mettre en place un programme permanent de bug bounty (versement d’une prime pour la découverte d’une faille), ont été ajoutées.

La collaboration avec les experts n’aura pas seulement lieu dans le cadre du contrôle indépendant des systèmes, mais sera institutionnalisée sous la forme d’un suivi permanent des essais de vote électronique. Le dialogue avec les milieux scientifiques, qui a déjà eu lieu pour la restructuration des essais, sera poursuivi et même inscrit formellement dans les textes. Il est prévu dans les années à venir de mettre en oeuvre un important catalogue de mesures, qui permettra d’améliorer en continu les systèmes de vote électronique et leur exploitation.

Certains cantons prévoient de reprendre les essais avec le système de la Poste suisse. La Chancellerie fédérale a fait procéder à cet effet à un contrôle indépendant du système et de son exploitation, dont elle a publié les premiers résultats. Les travaux de reprise des essais avec ce système sont en cours, mais non encore achevés. Les résultats de ce contrôle indépendant feront partie des éléments dont le Conseil fédéral tiendra compte lorsqu’il décidera d’accorder ou non une autorisation générale à un canton qui en fera la demande.


Adresse pour l’envoi de questions

Table ronde : étudier après avoir fui son pays

Parmi les personnes déplacées d’Ukraine, mais aussi d’Afghanistan, de Syrie, de Russie ou d’autres pays qui arrivent aujourd’hui en Suisse se trouvent de nombreux étudiants et universitaires qui cherchent à poursuivre leur parcours académique dans notre pays. Le défi est de taille : beaucoup se retrouvent déqualifiés, faute de reconnaissance de leurs formations antérieures. À ces obstacles s’ajoutent la difficulté d’accéder à un cours de langue avancé ou aux examens d’admission et la nécessité de passer par diverses institutions avant de pouvoir intégrer un cursus d’études en Suisse. Pour ces réfugiés comme pour la société suisse, il en résulte une perte de potentiels. Face à ce constat, la Commission fédérale des migrations CFM et l’Union des Étudiant-e-s de Suisse (UNES) ont organisé une table ronde intitulée “Étudier après avoir fui son pays”.

Près de 70 représentants issus d’autorités nationales et cantonales, de hautes écoles suisses et des milieux politiques ainsi que des personnes directement concernées se sont réunis à Berne pour débattre des voies et moyens qui permettraient de faciliter l’accès aux études supérieures en Suisse pour les personnes ayant fui leur pays.

Le coup d’envoi de l’événement a été donné par Dimitri Sudan, responsable du Domaine Relations Internationales swissuniversities, Cornelia Lüthy, vice-directrice du Secrétariat d’État aux migrations SEM, domaine de direction Immigration et intégration, et Mathieu Crettenand, Délégué à l’intégration de l’Université de Genève.

Dans son allocution, Dimitri Sudan a rappelé que “l’accès aux hautes études pour les réfugiés ne concerne pas uniquement le domaine de l’intégration, mais aussi celui de la formation. Ce n’est qu’en coordonnant les efforts de tous les acteurs concernés que les défis tant structurels que financiers peuvent être surmontés.”

Cornelia Lüthy, vice-directrice du Secrétariat d’État aux migrations (SEM), domaine de direction Immigration et intégration, a ajouté que “une intégration durable sur le marché du travail ne fonctionne qu’avec le solide bagage qu’apporte une formation”.

Mathieu Crettenand, Délégué à l’intégration de l’Université de Genève UNIGE, a présenté le programme “Horizon académique” mené sous sa responsabilité par l’UNIGE. Programme de référence pour soutenir les exilés qualifiés dans leur parcours académique, “Horizon académique” compte aujourd’hui 276 participants.

L’initiative revient aujourd’hui à d’autres cantons et hautes écoles

Pour que l’intégration académique des réfugiés qualifiés puisse réussir, d’autres cantons et hautes écoles devront passer à l’action. Quant à savoir qui devra prendre quelles mesures, cette question a été au cœur de la réflexion menée par Metin Turker, responsable de projet du Bureau de l’intégration des étrangers de Genève, René Graf, vice-recteur de la HES-SO, Simone Keller, membre du conseil de direction de l’auditoire populaire de Bâle, Elischa Link, co-président de l’UNES et Julien Eggenberger, député PS du canton de Vaud.

La formation est un droit fondamental. Pour encourager l’accès aux hautes écoles, il faut un commitment politique et des conditions cadres adéquates. Si les autorités, les hautes écoles la société civile et le monde politique tirent à la même corde, alors l’accès aux hautes écoles pourra s’ouvrir pour les réfugiés et les personnes à la recherche de protection.

L’intégration académique : un parcours semé d’embûches

La table ronde a été animée par Fatemeh A. et Sherefedin M., respectivement iranienne et érythréen d’origine, qui ont tous deux étudié en Suisse après y avoir trouvé refuge. Sherefedin M. a étudié la sociopédagogie, tandis que Fatemeh A. est aujourd’hui en deuxième semestre de droit, après avoir obtenu un premier bachelor en droit en Iran. Si elle peut concevoir que ses diplômes ne soient pas automatiquement reconnus en Suisse, elle constate néanmoins que de nombreux obstacles inutiles ont freiné son intégration académique en Suisse. Ainsi, à son arrivée dans le pays, elle a d’abord été hébergée dans un centre pour requérants d’asile situé dans un lieu si reculé qu’elle ne pouvait même pas se rendre au village le plus proche en bus – le centre n’étant desservi que trois fois par jour par une navette. Pour suivre un cours d’allemand gratuit à deux heures de marche du centre, il fallait qu’elle se lève à quatre heures du matin. L’assistante sociale alors en charge de son dossier ne l’a pas vraiment soutenue dans ses démarches. On ne cessait de lui répéter qu’il était illusoire de vouloir s’engager dans des études ici. Il a fallu qu’elle attende le programme “START!” d’intégration à l’Université de Zurich pour trouver le soutien nécessaire. Mais Fatemeh A. est heureuse de ne pas avoir jeté l’éponge et de poursuivre aujourd’hui ses études. Son expérience illustre bien le parcours d’autres réfugiés en Suisse.

La reconstruction au cœur de la conférence sur l’Ukraine à Lugano

À la suite de l’attaque militaire russe du 24 février 2022, la Suisse et l’Ukraine ont décidé de donner une nouvelle orientation à la 5e Conférence sur les réformes en Ukraine et de la consacrer à la reconstruction. Rebaptisée Ukraine Recovery Conference (URC2022), elle se tiendra les 4 et 5 juillet prochains à Lugano. Quelque 40 États et 18 organisations internationales y ont été conviés : les invitations sont parties la semaine passée. Le président de la Confédération Ignazio Cassis, le premier ministre ukrainien Denys Shmyhal et le ministre ukrainien des affaires étrangères Dmytro Kouleba ont présenté mardi 24 mai 2022 les objectifs de la conférence, en marge de la rencontre annuelle 2022 du Forum économique mondial à Davos.

Le chemin vers la reconstruction de l’Ukraine passe par un processus politique et diplomatique qui soit largement soutenu. La Suisse et l’Ukraine entendent lancer ce processus à Lugano, en discutant concrètement d’un plan de reconstruction et de développement de l’Ukraine et des contributions des partenaires internationaux. Il est notamment prévu d’échanger sur les priorités, les principes et les méthodes de la reconstruction et de la forme qu’elle prendra dans les domaines de l’infrastructure, de l’économie, de l’environnement et du social. L’URC2022 contiendra également un volet de promesses de don.

La conférence portera par ailleurs sur des réformes qui peuvent être mises en place malgré la situation actuelle. Comme l’a déclaré le président de la Confédération Ignazio Cassis, la reconstruction et le processus de réforme ne s’opposent pas : c’est au contraire à ses réformes passées que l’Ukraine doit la résilience dont elle a fait preuve. La manière dont la reconstruction se déroulera et les réformes qui l’accompagneront seront tout aussi importantes que les moyens qui y seront alloués, a-t-il ajouté.

Des délégations internationales et des représentants de l’économie privée et de la société civile sont attendus à la conférence. Leur nombre et leurs noms ne sont cependant pas encore connus. Si la participation du président ukrainien Volodymyr Zelensky et de son premier ministre Denys Shmyhal est confirmée, leur présence virtuelle ou physique dépendra de l’évolution de la situation.

Une manifestation destinée spécifiquement aux représentants de l’économie sera organisée dans le cadre de la conférence. Un programme culturel placé sous le signe de la solidarité avec les personnes en Ukraine et les réfugiés est également prévu. Il donnera l’occasion de présenter la diversité de la culture ukrainienne.

Le président de la Confédération a averti qu’il ne fallait pas se mentir : les besoins sont énormes, comme le montrent les images terribles en provenance de la zone de guerre. Il a ajouté que l’objectif de la Suisse était que la conférence soit une étape importante sur le chemin difficile de la reconstruction et qu’elle apporte une contribution à la stabilité en Europe.

Vaccination de rappel supplémentaire ou traitement préventif par anticorps pour protéger les personnes fortement immunosupprimées

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) et la Commission fédérale pour les vaccinations (CFV) adaptent leurs recommandations de vaccination pour les personnes dont le système immunitaire est très affaibli. Ils leur recommandent une vaccination de rappel supplémentaire avec un vaccin à ARNm si le médecin traitant la juge prometteuse. Aucune vaccination de rappel n’est actuellement nécessaire pour les autres personnes de 12 ans et plus. Pour l’heure, l’immunisation de base et un rappel sont suffisants.

Les patients fortement immunosupprimés continuent à courir un risque important de développer une forme grave de la maladie s’ils contractent le COVID-19. Ils ne parviennent pas à constituer une bonne protection immunitaire malgré plusieurs vaccinations contre le SARS-CoV-2. C’est pourquoi l’OFSP et la CFV recommandent à ce groupe de personnes d’effectuer une deuxième vaccination de rappel, à condition qu’un spécialiste ait préalablement confirmé l’efficacité probable d’un tel vaccin pour le patient concerné.

Depuis peu, il est en outre possible d’avoir recours au médicament Tixagevimab/Cilgavimab (Evusheld®) pour les personnes immunosupprimées qui ne réagissent pas suffisamment au vaccin. Cette combinaison d’anticorps monoclonaux qui sert à l’immunisation passive est administrée à titre préventif. Les données disponibles indiquent qu’elle protège bien contre le COVID-19 pendant au moins six mois. Le Tixagevimab/Cilgavimab (Evusheld®) n’a pas encore été autorisé par Swissmedic. Le médicament ne peut être administré que sur ordonnance du médecin et n’est destiné qu’à certains groupes de personnes vulnérables.

Pas de recommandation générale pour une deuxième vaccination de rappel

Il n’est pas nécessaire que le grand public reçoive une vaccination de rappel supplémentaire dans la situation actuelle. Selon les données disponibles, les personnes entièrement vaccinées ou vaccinées et guéries sont encore bien protégées contre les formes graves du COVID-19. Pour les personnes âgées de 12 ans ou plus, l’OFSP et la CFV continuent de recommander l’immunisation de base au moyen de deux doses de vaccin à ARNm et un rappel après quatre mois au plus tôt.

D’ici les vacances d’été, la population sera informée des recommandations de vaccination pour l’automne et l’hiver 2022/23. Pour l’automne, plusieurs scénarios sont possibles. . Il se peut qu’une vaccination de rappel supplémentaire soit recommandée aux personnes vulnérables, à savoir les personnes de plus de 65 ans et celles souffrant de certaines maladies chroniques, mais il est aussi possible qu’elle soit prévue pour toute la population. Quel que soit le scénario retenu, la Suisse dispose d’un nombre suffisant de doses de vaccin.

Voyages à l’étranger

Pour les personnes qui ont besoin d’une vaccination de rappel pour un voyage à venir en été ou en automne, la Confédération évalue les possibilités pour qu’elles puissent y avoir accès à temps.

Comme par le passé, des certificats sont émis à la suite d’une vaccination (immunisation de base, rappels), lorsqu’un test PCR atteste une guérison du COVID-19 ou sur présentation du résultat négatif d’un test.

Situation actuelle et surveillance

La situation épidémiologique reste positive. Grâce à l’immunité élevée de la population, une surcharge du système de santé est improbable quand bien même le virus continue de circuler. À l’heure actuelle, il n’est pas possible de prévoir avec précision l’évolution de la situation durant l’automne et l’hiver.

La Confédération continue de surveiller attentivement et constamment la situation. Le système de déclaration obligatoire des infections au COVID (nombre de cas, tests, taux de positivité) reste en place et est complété par des données provenant du système de déclaration Sentinella. En outre, le monitorage des eaux usées a été beaucoup renforcé. Il permet de suivre activement la propagation du virus parmi plus de 70 % de la population et de détecter rapidement de nouvelles flambées d’envergure. La surveillance génomique met l’accent sur l’identification de variants susceptibles de provoquer une évolution grave de la maladie et de nombreuses hospitalisations.

Parallèlement, la Confédération observe l’immunité au sein de la population. Elle obtient ainsi des indications sur le nombre de personnes qui ont déjà contracté le virus ou qui sont complètement vaccinées et ont développé des anticorps contre le COVID-19. Toutes ces données livrent des bases précieuses pour définir les prochaines démarches nécessaires en vue de maitriser l’épidémie de coronavirus.

FEM de Davos : entretien sur les questions économiques et énergétiques entre la Suisse et l’Allemagne

Le 22 mai 2022, les conseillers fédéraux Simonetta Sommaruga et Guy Parmelin ont rencontré le vice-chancelier et ministre allemand de l’Économie et de la Protection du climat Robert Habeck, en amont du Forum économique mondial (WEF) de Davos. Ils se sont entretenus des effets de la guerre en Ukraine, notamment sur l’approvisionnement en énergie. Les deux pays sont en train de réduire rapidement leur dépendance au gaz russe et d’accélérer la décarbonation. Afin de mieux pouvoir faire face à d’éventuels problèmes d’approvisionnement, ils sont convenus d’entamer des négociations en vue d’un accord de solidarité.

La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga, cheffe du Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC), et le conseiller fédéral Guy Parmelin, à la tête du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR), ont reçu le vice-chancelier Robert Habeck à Davos avant le début du WEF. L’entretien a été dominé par la question de la guerre en Ukraine et de ses répercussions en Europe.

La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a discuté avec le ministre Robert Habeck des mesures prises par les deux pays en vue de réduire la dépendance au gaz russe et de constituer les réserves de gaz nécessaires. Afin de mieux résister à d’éventuelles difficultés d’approvisionnement, plusieurs pays de l’UE ont entrepris de conclure entre eux des accords de soutien mutuel. Un tel accord étant également dans l’intérêt des deux pays, la Suisse et l’Allemagne sont convenues aujourd’hui à Davos d’entamer rapidement des négociations à cet effet.

Les discussions ont également porté sur les mesures visant à renforcer l’approvisionnement en électricité. En raison des fortes fluctuations de prix et des besoins accrus des compagnies d’électricité en matière de liquidités, le Conseil fédéral a mis au point un mécanisme de sauvetage. Le gouvernement allemand a fait de même début avril. La population et l’économie sont tributaires d’un approvisionnement en électricité sûr. La stabilité du réseau et une coopération étroite entre les pays européens, et surtout voisins, sont déterminantes à cet égard. La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a souligné le fait que la Suisse pouvait jouer un rôle important dans la stabilité des réseaux et qu’elle devrait de ce fait être associée aux travaux.

Du côté du DEFR, les relations économiques bilatérales et les relations entre la Suisse et l’UE ont été au cœur des discussions. Le conseiller fédéral Guy Parmelin a souligné que Berlin était le principal partenaire commercial de la Suisse, et que le partenariat avec l’UE était avantageux pour les deux parties. La décision de la Suisse de reprendre les sanctions édictées par l’UE en lien avec la guerre en Ukraine est le dernier exemple en date qui illustre que notre pays estime former une communauté de valeurs avec l’UE. Le conseiller fédéral Guy Parmelin a fait part de la volonté du Conseil fédéral de poursuivre la voie bilatérale avec l’UE, en adoptant dorénavant une large approche par blocs thématiques.

L’Allemagne est de loin le premier partenaire commercial de la Suisse. L’année passée, notre pays a exporté des biens pour une valeur de 51 milliards de francs vers l’Allemagne, et les importations en provenance d’outre-Rhin ont atteint 57 milliards de francs. La Suisse réalise par ailleurs d’importants investissements en Allemagne, et inversement. Fin 2020, les investissements directs suisses en Allemagne s’élevaient à 70 milliards de francs, alors que les investissements allemands en Suisse se montaient à plus de 38 milliards de francs.

En amont de la discussion avec le ministre Robert Habeck dans la station grisonne, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a également rencontré Arifin Tasrif, ministre indonésien de l’Énergie, et Xie Zhenhua, envoyé spécial de la Chine pour les questions ayant trait au climat.

Restaurant “Castello”, un goût albanais dans la tradition suisse

Le restaurant Castello, à 30 minutes de Lausanne, est situé dans un beau village touristique nommé Grandson. Ce village pittoresque est situé au bord du lac de Neuchâtel, à 4 km au nord d’Yverdon-les-Bains. Le village compte plusieurs maisons d’origine médiévale avec une architecture civile de la période tardive gothique.

Le château de la municipalité de Grandson est le deuxième plus grand de Suisse et se situe en plein centre du village. Il accueille environ 30 000 visiteurs chaque année.

Une nature calme et tout droit sortie d’un conte de fées, à laquelle s’ajoute l’hospitalité chaleureuse du restaurant Castello, par des professionnels qui attendent et accompagnent toujours les admirateurs de la pizza, avec une variété d’autres plats à base de viande, de pâtes et de légumes.

Mais qu’y a-t-il de si spécial dans ce restaurant ?

La spécialité du restaurant tenu par Valmir Kastrati et son épouse, Altina, ce sont les pizzas au four à bois, mais aussi la cuisine européenne qui se distingue de la tradition typique suisse.

Si l’on se réfère aux avis des clients, la cuisine italienne et suisse sont l’une des meilleures de la région. Le restaurant se positionne parfaitement dans la nature et le patrimoine culturel de la région.

Si vous vous rendez dans ce restaurant pour la première fois, vous devez absolument essayer les pizzas au feu de bois et parfaitement cuites, chaudes et remplies de saveurs délicieuses, avec une combinaison de viande, de légumes verts ou de différents types d’épices . Une autre proposition est la viande grillée avec ses goûts uniques mais le restaurant sert également plusieurs types de pâtes. En plus des desserts spéciaux qui caractérisent ce restaurant, on peut en outre goûter aux vins du canton, des vignobles français et italiens.

Interrogé sur l’idée de s’occuper de la gastronomie, Valmir déclare : “En général, j’ai toujours aimé la gastronomie, et dès que j’ai terminé certaines formations en cuisine, je n’ai jamais quitté ce métier, que je pratique aujourd’hui avec amour.”

Concernant son travail et celui de l’équipe du restaurant, M. Kastrati les décrit comme fatigants et beaux. Cela commence par l’ordre du jour en fonction des réservations fixées le matin, un plan de travail, puis par la préparation des produits alimentaires de la cuisine le matin, le ménage, les aménagements et ajustements éventuels, la sélection du menu et les caractéristiques de cuisson selon les exigences de la clientèle ».

Four à bois et spécialités préférées

Mais comment a-t-il appris à si bien cuisiner ? “Dans notre famille, la cuisine est une tradition. Je me suis donc intéressé à cette tradition depuis que je suis tout petit. Peut-être la génétique ou la bonne sensation que procure la cuisine avec des arômes ou des ingrédients, des secrets de recettes et l’envie de l’essayer. Puis, depuis que je suis venu en Suisse, j’ai pensé que cela devait être mon objectif. Comme beaucoup d’autres, j’ai eu la belle opportunité de pratiquer dans un restaurant italien. La cuisine italienne a une longue tradition et une variété de produits. Cela m’a attiré dès le début de débuter ma profession de cuisinier dans l’une de mes entreprises avec l’aide de ma femme Altina.

Concernant les spécialités de ce restaurant, Valmir précise que « en général nous avons la cuisson au four à bois, sans exclure d’autres possibilités. Le four à bois donne une saveur particulière aux aliments et a ses propres avantages en cuisine. Selon l’ordre du jour, il y a beaucoup de spécialités, mais nous avons “La portance” comme spécialité préférée. C’est une spécialité particulière.

Travailler dans un village touristique a ses spécificités, précise notre interlocuteur. “D’abord, travailler dans un restaurant demande une équipe et des relations régulières et fortes, notamment en cuisine, jusqu’à ce que le produit soit servi à table. Elle a ses risques et l’un des meilleurs avantages est de travailler avec sa famille. Je travaille aussi avec ma femme, Altina. Elle m’aide à garder l’attention quand les choses ne vont pas bien, elle est ma mémoire, mon organisation et mes conseils, elle est mon orientation principale sur la façon d’aborder la vague de travail, et bien sûr nous partageons les joies et les plaisirs ensemble.

La tradition suisse nous a soutenu dans notre cuisine car nous voulons aussi à la servir le plus possible, à approcher les goûts de la clientèle pour faire naturellement partie de notre restaurant. Pour les servir de manière à ce que ce soit leur maison. Nous voulons non seulement que cette clientèle augmente en quantité, mais que l’idée de venir dans ce restaurant laisse longtemps un goût et une arôme de cuisine à tout client de chaque nationalité qui peut s’essayer à la cuisine. Nous nous efforçons d’y parvenir.

Auteur de l’article : Zamira Bytyqi

Pour plus d’informations, rendez-nous visite :

Castello Grandson
Rue Jean-Lecomte 6
1422 Grandson

024 445 83 19

/Article sponsorisé/

Rencontre annuelle du WEF 2022 : programme des membres du Conseil fédéral

Après avoir été annulée l’an dernier et reportée cette année en raison de la pandémie, la rencontre annuelle du Forum économique mondial (WEF) se tiendra pour la première fois au printemps. Le fondateur du WEF Klaus Schwab et le président de la Confédération Ignazio Cassis inaugureront ensemble la rencontre, le lundi 23 mai 2022.

La rencontre annuelle du WEF est l’occasion pour les membres du Conseil fédéral de nouer de multiples contacts et de mener de nombreuses discussions ; près de 32 rencontres bilatérales sont prévues au programme. Toutefois, des changements de dernière minute restent possibles.

Le président de la Confédération Ignazio Cassis, chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), place la guerre en Ukraine au centre de ses discussions. Il évoquera la situation en Ukraine et ses possibles répercussions sur l’architecture de sécurité en Europe dans son discours d’ouverture. Il abordera aussi principalement ces thèmes lors des rencontres bilatérales auxquelles il participera pendant son séjour à Davos. Des entretiens sont notamment prévus avec le ministre ukrainien des affaires étrangères Dmytro Kuleba et le président du gouvernement espagnol Pedro Sánchez. Le président de la Confédération participera par ailleurs à une manifestation de l’open forum sur la paix en Europe et le potentiel de la coopération multilatérale.

Le conseiller fédéral Alain Berset, chef du Département fédéral de l’intérieur (DFI), participera à un événement du forum consacré à la santé globale et aux politiques de la santé. Il s’exprimera notamment aux côtés des ministres de la santé de l’Indonésie Budi Gunadi Sadikin et de la Malaisie Khairy Jamaluddin. En sa qualité de vice-président, il est prévu qu’il rencontre la première ministre tunisienne Najla Bouden, le premier ministre kosovar Albin Kurti, le président colombien Ivan Duque, et le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa.

La conseillère fédérale Viola Amherd, cheffe du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS), mettra l’accent sur le thème de la sécurité. Elle participera à une table ronde sur l’avenir des relations transatlantiques (IGWEL, Informal Gathering of World Economic Leaders). Un entretien est en outre prévu avec le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg, avec lequel la conseillère fédérale parlera de la situation actuelle en matière de sécurité, de la promotion militaire de la paix dans les Balkans occidentaux – assurée notamment par la SWISSCOY – et de la coopération bilatérale dans le cadre de l’OTAN. La cheffe du DDPS rendra également visite à la Swiss Armed Forces Culinary Team (SACT), l’équipe nationale des cuisiniers militaires suisses, qui cuisinera dans la Maison de la Suisse pendant le WEF.

Le conseiller fédéral Ueli Maurer, chef du Département fédéral des finances (DFF), mènera principalement des entretiens bilatéraux avec ses homologues étrangers, dans le cadre usuel.

Le conseiller fédéral Guy Parmelin, chef du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR), profitera de la rencontre annuelle de Davos pour faire avancer certains dossiers prioritaires dans le domaine de l’économie et du commerce, tels que les relations économiques avec des États partenaires et l’UE ou le développement de plusieurs accords de libre-échange. Dimanche, accompagné de la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga, il rencontrera en amont du WEF Robert Habeck, le vice-chancelier allemand et ministre fédéral de l’économie et du climat. Dans les jours qui suivront, des rencontres sont notamment prévues entre Guy Parmelin et le ministre brésilien de l’économie Paulo Guedes, le ministre indien du commerce et de l’industrie Piyush Goyal, les ministres du commerce du Pérou Roberto Sánchez et de l’Indonésie Muhammad Lutfi, le ministre des transports de Singapour S. Iswaran, la secrétaire d’État britannique au commerce international Anne-Marie Trevelyan et le commissaire européen au commerce Valdis Dombrovskis.

La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga
, cheffe du Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC), rencontrera Robert Habeck, ministre fédéral allemand de l’économie et du climat, en amont du WEF, le dimanche 22 mai 2022. Elle sera à cette occasion accompagnée du ministre de l’économie Guy Parmelin. Lors de cette rencontre, il sera notamment question de l’impact de la guerre en Ukraine sur l’approvisionnement énergétique. Ce même jour, elle s’entretiendra également avec le ministre de l’énergie d’Indonésie Arifin Tasrif et avec l’envoyé spécial de la Chine pour le climat Xie Zhenhua.

La Maison de la Suisse au WEF 2022

Pour la troisième fois cette année, une Maison de la Suisse sera installée à Davos pour représenter la Suisse officielle lors du WEF. Placée sous l’égide de Présence Suisse, unité rattachée au DFAE, la Maison de la Suisse offre à la Suisse, en tant que pays hôte, une plateforme de communication et de réseautage au cœur de Davos. Les manifestations thématiques qui y sont organisées réunissent des acteurs des milieux politiques, économiques et scientifiques et composent un programme varié qui met l’accent sur une reprise durable et les réponses à apporter aux défis globaux. Les sujets qu’il est prévu d’aborder vont du potentiel des nouvelles technologies dans le cadre de l’aide au développement aux innovations dans le domaine de la numérisation et de la réorientation du travail à l’avenir des systèmes alimentaires. La Maison de la Suisse fait aussi office de lieu de rencontres informel pour la délégation suisse, ses invités et ses partenaires internationaux ainsi que pour les journalistes. Cette année, ce sera la Swiss Armed Forces Culinary Team (SACT), l’équipe nationale des cuisiniers militaires suisses, qui veillera au bien-être des convives.

Conseil de l’Europe: la 132e Session ministérielle placée sous le sceau de la guerre en Ukraine

Les 19 et 20 mai, la Secrétaire d’État Livia Leu a participé à la 132e Session ministérielle du Conseil de l’Europe à Turin, organisée par la présidence italienne du Comité des ministres. Marquée par l’agression militaire contre l’Ukraine et l’exclusion de la Russie de l’Organisation, cette session a permis aux Hauts représentants des 46 États membres de réaffirmer leur engagement en faveur des valeurs communes : droits de l’homme, démocratie et état de droit. Dans son discours, la Secrétaire d’État a souligné le partenariat de longue date entre la Suisse et le Conseil de l’Europe en Ukraine et évoqué la prochaine Ukraine Recovery Conference à Lugano (URC2022).

« Nous réaffirmons aujourd’hui notre foi en la coopération multilatérale basée sur les règles et les normes », a déclaré la Secrétaire d’État Livia Leu. Dans le contexte de l’agression militaire russe contre l’Ukraine, le Conseil de l’Europe a fait valoir le rôle indispensable qu’il joue dans l’architecture européenne. Ses normes et instruments ont été et restent particulièrement pertinents pour l’Ukraine.

La Secrétaire d’État a souligné le partenariat de longue date entre la Suisse et le Conseil de l’Europe en Ukraine, notamment par le soutien depuis 2015 du Plan d’action 2018-2022. L’Ukraine Recovery Conference (URC2022), co-organisée par la Suisse et l’Ukraine à Lugano les 4 et 5 juillet, les rassemblera, ainsi que d’autres acteurs impliqués dans la reconstruction de l’Ukraine.

À Turin, les ministres des Affaires étrangères des 46 États membres ont souligné que le Conseil de l’Europe doit disposer des priorités, ressources et de la visibilité nécessaires pour rester un cadre efficace de coopération. Ils ont également validé l’avancement des travaux thématiques du Conseil de l’Europe, notamment en matière d’intelligence artificielle, où l’élaboration d’un instrument juridique est en préparation.

L’Irlande assurera la Présidence du Comité des ministres

Après deux sessions virtuelles sous présidences grecque (2020) et allemande (2021) du Comité des ministres, la session ministérielle de Turin était la première à se tenir en présentiel depuis 2019. Une trentaine de ministres et secrétaires d’État ou vice-ministres étaient présents. Le flambeau a été repris aujourd’hui par l’Irlande. Celle-ci a annoncé vouloir notamment concentrer ses efforts sur la protection des droits de l’homme dans les zones de conflit, la promotion de la démocratie participative et l’engagement des jeunes ainsi que la protection des droits et libertés des minorités et des groupes vulnérables.

Pour rappel, la Suisse a adhéré au Conseil de l’Europe en 1963, 14 ans après sa fondation. Basé à Strasbourg, le Conseil de l’Europe compte 46 États membres. La Russie en a été exclue en mars 2022 suite à son agression militaire contre l’Ukraine.

Ukraine : bilan de l’accueil des réfugiés après trois mois de guerre

La Suisse fait face au plus important mouvement de fuite depuis la Seconde Guerre mondiale. En moins de trois mois, plus de 50 000 personnes venant d’Ukraine ont obtenu la protection de la Suisse. À l’occasion d’une conférence de presse organisée le 20 mai 2022, la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter et la présidente de la Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS), la ministre Nathalie Barthoulot, ont tiré un premier bilan de l’accueil de réfugiés ukrainiens. La collaboration entre la Confédération, les cantons, les communes et les œuvres d’entraide est globalement bonne. Un groupe d’évaluation sera chargé d’identifier les défis et les questions que pose l’application du statut de protection S.

Depuis que les troupes russes ont envahi l’Ukraine le 24 février dernier, quelque 6 millions de personnes ont fui le pays. Près de 50 000 d’entre elles, à ce jour, ont trouvé refuge en Suisse. Il s’agit du plus important mouvement de fuite en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Il est, de plus, extrêmement rapide : en deux mois à peine, la Suisse a accueilli davantage de personnes que durant toute la crise du Kosovo en 1999.

Les pays voisins de l’Ukraine sont le plus fortement touchés par ce mouvement de fuite. Fidèle à sa tradition humanitaire, la Suisse se montre solidaire et s’engage, elle aussi, résolument.

La Confédération et les cantons, mais aussi les œuvres d’entraide et des particuliers ont fait preuve d’une solidarité sans précédent envers les personnes en quête de protection. Le Conseil fédéral a, très tôt, activé pour la première fois le statut de protection S et décidé rapidement de l’octroi d’une aide supplémentaire pour encourager l’apprentissage de la langue. Les cantons font face à l’immense défi de scolariser les 12 000 enfants arrivés d’Ukraine. Ils ont dans le même temps continué à trouver de nouveaux hébergements. Pour l’hébergement, justement, la Confédération et les cantons profitent en outre du grand élan d’entraide de la population : sur les 25 000 personnes hébergées par des particuliers, 21 000 environ ont trouvé elles-mêmes des privés disposés à les accueillir, tandis que les 4000 autres ont été aiguillés par l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés. Même si tout n’a pas été parfait d’emblée, ces résultats montrent avec quelle efficacité la Suisse parvient à faire face à cette crise historique, malgré la pression du temps.

Aujourd’hui, le nombre de personnes venant d’Ukraine qui cherchent refuge en Suisse est plus faible qu’au cours des premières semaines. Le SEM dispose en permanence de créneaux libres pour l’enregistrement des personnes et le nombre des dossiers en attente est en baisse. Mais la guerre n’est pas encore terminée et il faut s’attendre à ce que plus de 10 000 personnes continuent d’arriver en Suisse tous les mois en provenance d’Ukraine. Sans compter que ce chiffre peut repartir à la hausse en fonction de l’évolution de la situation sur le terrain. Il ne faut pas non plus perdre de vue que la Suisse enregistre en moyenne 1500 nouveaux requérants d’asile en provenance d’autres pays tous les mois. La recherche de possibilités d’hébergement doit donc se poursuivre.

Même trois mois après le début de la guerre, de nouvelles questions émergent régulièrement. Aussi la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter a-t-elle décidé de mettre sur pied un groupe d’évaluation chargé d’identifier les défis et les problématiques en lien avec l’application du statut de protection S. Une autre mission du groupe sera d’examiner le statut S dans le contexte global du système suisse de l’asile.

Chronologie : principales étapes depuis le début de la guerre

27 février: Réunion extraordinaire à Bruxelles des ministres de l’intérieur des États Schengen consacrée à l’Ukraine

3 mars: Réunion des ministres de l’intérieur des États Schengen à Bruxelles

7 mars: La Confédération, les cantons et des œuvres d’entraide organisent l’hébergement des réfugiés ukrainiens

11 mars: Le Conseil fédéral active le statut de protection S pour les personnes venant d’Ukraine. Depuis le 12 mars, les réfugiés sont enregistrés et obtiennent le statut de protection S.

16 mars: La conseillère fédérale Karin Keller-Sutter rencontre les partenaires sociaux.

17 mars: Le SEM commence à organiser des rendez-vous pour l’enregistrement.

21 mars: La conseillère fédérale Karin Keller-Sutter convoque l’État-major spécial Asile
(SONAS).

28 mars: Réunion extraordinaire des ministres de l’intérieurs des États Schengen à Bruxelles

6 avril: Le Conseil fédéral convoque la protection civile pour l’hébergement d’urgence des personnes à protéger. La conseillère fédérale Karin Keller-Sutter confie à Thomas Würgler le mandat d’identifier les défis à moyen terme dans le domaine des migrations.

13 avril: Le Conseil fédéral décide d’accorder aux cantons une contribution de 3000 francs par bénéficiaire du statut S pour encourager l’acquisition de connaissances linguistiques.

25 avril: Les réfugiés d’Ukraine sont à nouveau attribués aux cantons conformément à la clé de répartition usuelle, proportionnelle à la population.

La Suisse ouvre de nouveau son ambassade à Kyiv

Compte tenu de la situation sécuritaire qui prévaut désormais à Kyiv, la capitale de l’Ukraine, la Suisse va pouvoir ces prochains jours rouvrir sa représentation sur place, qui avait été temporairement fermée à la fin février. Ainsi en a décidé le président de la Confédération Ignazio Cassis, chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Dans un premier temps, l’ambassadeur Claude Wild va regagner Kyiv avec une équipe de quatre personnes transférables. Le personnel local ukrainien conserve son emploi à l’Ambassade de Suisse.

La présence sur place de l’ambassadeur suisse et de son équipe facilite les contacts avec les autorités ukrainiennes, ce qui revêt une importance dans l’optique de l’ « Ukraine Recovery Conference » (URC2022)  qui aura lieu à Lugano les 4 et 5 juillet prochains. Dans les semaines à venir, l’équipe de l’ambassade s’occupera en priorité de questions décisives telles que la coordination de l’aide humanitaire et des projets de développement et de reconstruction, les bons offices ainsi que les comptes rendus sur la situation en Ukraine.

Sécurité assurée

Une mission d’évaluation menée par le Centre de gestion des crises (KMZ) du DFAE, avec le concours d’experts du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS), a conclu que les conditions de sécurité qui prévalent dans la capitale ukrainienne autorisent la réouverture de l’ambassade et la présence sur place de membres du personnel du DFAE. Si la situation devait toutefois se détériorer, l’équipe doit pouvoir en cas d’urgence quitter rapidement le pays. Les conseillers en sécurité du KMZ et les experts du DDPS veillent à la sécurité du personnel.

Le bureau de l’Aide humanitaire installé à Lviv a été intégré à l’équipe de coopération de l’ambassade et constitue de ce fait une antenne humanitaire de l’Ambassade de Suisse à Kyiv. La phase d’urgence humanitaire a ainsi été remplacée par une phase de programme humanitaire.

L’Ambassade de Suisse à Kyiv était fermée temporairement depuis le 28 février pour des raisons de sécurité. Les prestations assurées par la représentation ont alors été transférées à Berne, à Chişinău, la capitale moldave (prestations diplomatiques), et à Bucarest (prestations consulaires). Le fonctionnement de l’ambassade n’a donc jamais été interrompu.

Au cours des dernières semaines, les représentations d’autres pays ont également rouvert leurs portes. Aujourd’hui, les représentantes et représentants de plus de quarante pays sont revenus à Kyiv.

Le Conseil fédéral prône l’acquisition de biens d’armement supplémentaires et l’accélération du processus d’achat du F-35A

La détérioration de la situation sécuritaire incite le Conseil fédéral à vouloir combler plus rapidement que prévu les lacunes en matière de capacités militaires. Lors de sa séance du 18 mai 2022, il a habilité le DDPS à porter diverses propositions de la Commission de la politique de sécurité du Conseil des États (CPS-E) devant le Parlement pendant les débats relatifs au message sur l’armée 2022. Il s’agit notamment d’acquérir une deuxième série de mortiers 16 et de consolider le domaine Cyber. Le Conseil fédéral soutient aussi la décision de la CPS-E de signer le contrat d’achat pour le nouvel avion de combat F-35A d’ici l’expiration de l’offre. De plus, il entend augmenter les dépenses consacrées à l’armée de 300 millions de francs en 2023 et continuer de le faire progressivement à partir de 2024 de manière à ce qu’elles correspondent au 1% du PIB en 2030.

Comme en attestent le rapport du Conseil fédéral sur la politique de sécurité (2021) et les documents de référence sur l’avenir de la défense aérienne (2017), sur la modernisation des forces terrestres (2019) et sur le renforcement de la cyberdéfense (2022), le DDPS et l’armée avaient anticipé les menaces actuelles. La situation telle qu’elle se présente aujourd’hui en raison de la guerre en Ukraine faisait partie des projections depuis quelques années, avec les capacités et les systèmes nécessaires pour y faire face. Toutefois, les moyens à disposition obligeaient à fixer des priorités, à renoncer à des investissements ou à en repousser certains.

Au vu de la situation sécuritaire, il paraît désormais indiqué de combler au plus vite certaines lacunes. Après s’être penchée début mai sur le message sur l’armée 2022, la CPS-E préconise, sur la base des documents de référence, rapports et planifications du DDPS, d’apporter des modifications notables aux arrêtés fédéraux prévus. Le Conseil fédéral a autorisé ce jour le DDPS à défendre devant le Parlement diverses propositions de la CPS-E lors des débats concernant le message sur l’armée 2022.

Contrats d’achat du F-35A : signature d’ici fin mars 2023 au plus tard

Premièrement, le Conseil fédéral soutient la proposition de signer les contrats d’achat du F-35A avec le gouvernement américain d’ici au 31 mars 2023 au plus tard, soit pendant la durée de validité des offres, sans attendre une éventuelle votation sur l’initiative populaire « Stop F-35 ! ».

En effet, il n’est pas certain que l’acquisition puisse se faire aux mêmes conditions si les contrats devaient être renégociés, notamment en ce qui concerne les prix et les délais de livraison. Depuis que la guerre en Ukraine a éclaté, de nombreux pays ont augmenté leur budget d’armement. Ainsi la Finlande a décidé d’acheter 64 F-35A, l’Allemagne veut en acquérir jusqu’à 35 et le Canada s’est déjà engagé pour 88 de ces appareils, ce qui accroît largement les risques de retard de livraison. Pour que la Suisse puisse protéger sa population des menaces aériennes au-delà de 2030, il importe toutefois qu’elle reçoive ses premiers F-35A dès 2027.
Les initiatives populaires ne déploient aucun effet juridique avant d’être acceptées par le peuple et par les cantons. Seul un oui dans les urnes se traduirait par une nouvelle disposition constitutionnelle.

Programme d’armement supplémentaire 2022 pour 285 millions

Deuxièmement, la CPS-E a déjà décidé d’augmenter de 300 millions de francs les crédits d’engagement destinés aux biens d’armement pour l’année en cours. Le Conseil fédéral soutiendra également ce projet devant le Parlement.

Dans le détail, il s’agit, pour 110 millions de francs, de renforcer l’autoprotection de l’armée dans le cyberespace et dans l’espace électromagnétique (à travers la mise en place d’un centre de suivi de la situation cyber et d’un site de remplacement, à travers l’acquisition de moyens de cyberdéfense mobiles supplémentaires intégrés à des véhicules et à travers l’augmentation du degré de protection du réseau de conduite suisse) et d’investir 175 millions de francs dans une deuxième série de mortiers 12 cm 16. De plus, le crédit d’engagement « Études de projet, essais et préparatifs d’achat » doit aussi recevoir 15 millions de francs supplémentaires afin de pouvoir acquérir un véhicule modèle pour les futurs véhicules de commandement.

Augmentation à court terme des dépenses de l’armée

Troisièmement, le Conseil fédéral habilite le DDPS à augmenter le plafond des dépenses militaires pour les années à venir, soit de 300 millions de francs pour 2023. À compter de 2024, les dépenses militaires devront augmenter progressivement chaque année de manière à correspondre au 1% du PIB en 2030. Il est encore trop tôt pour fixer des montants exacts. Le Conseil national s’était déjà prononcé récemment pour une hausse progressive des dépenses de l’armée à 1 % du PIB jusqu’en 2030. Quant au Conseil des États, il n’a pas encore délibéré sur la motion correspondante.

En revoyant ainsi le budget militaire à la hausse, le Conseil fédéral entend permettre des acquisitions supplémentaires dans les années à venir et anticiper la réalisation de projets déjà prévus. La planification détaillant les années d’acquisition et les biens d’armement prévus reste à fixer concrètement.

Mise hors service des F-5 Tiger maintenue par le Conseil fédéral

La CPS-E s’est prononcée en outre contre la mise hors service des avions de combat F-5 Tiger. Mais le Conseil fédéral juge que les explications contenues dans le message sur l’armée suffisent à justifier une telle procédure, d’autant que les missions encore réalisées par les F-5 Tiger peuvent être assumées autrement. Les économies correspondantes se montent à quelque 44 millions de francs par an, ce qui renforce encore le Conseil fédéral dans sa décision de les mettre hors service.

La Suisse soutient la Banque mondiale dans la lutte contre la pauvreté et la reconstruction durable après la crise du COVID-19

Lors de sa séance du 18 mai 2022, le Conseil fédéral a décidé que la Suisse contribuera à raison de 725 millions de dollars à la 20e reconstitution des ressources de l’Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale. Les fonds seront utilisés, d’une part, pour lutter contre la pauvreté dans les 74 pays les plus pauvres du monde. D’autre part, ils contribueront à soutenir la reconstruction après la crise du COVID-19 et à mettre en œuvre le Programme de développement durable à l’horizon 2030 (Agenda 2030). La Suisse participera en outre à hauteur de 56,87 millions de dollars à l’initiative d’allégement de la dette multilatérale (IADM).

Bon nombre de pays en développement ont été frappés de plein fouet par la crise du COVID-19, qui a fait replonger quelque 100 millions de personnes dans la pauvreté extrême. Afin que la Banque mondiale puisse disposer des fonds nécessaires pour réagir à la crise, la 20e reconstitution des ressources de l’IDA a été avancée de un an.

L’IDA est le fonds de la Banque mondiale pour soutenir les pays les plus pauvres. Entre juillet 2022 et juin 2025, elle investira 93 milliards de dollars pour améliorer les services dans les domaines de la formation et de la santé, promouvoir le secteur privé et la création d’emplois et renforcer la résilience face au changement climatique et aux crises, notamment dans les pays fragiles ou touchés par des conflits.

La Suisse participera à hauteur de 725 millions de dollars à la 20e reconstitution des ressources de l’IDA, qu’elle versera sur neuf ans. Notre pays maintient en outre son engagement en faveur de l’IADM, qu’elle soutient depuis 2005, et versera 56,87 millions de dollars pour deux années supplémentaires. Grâce à cette initiative, les pays en développement surendettés sont exemptés de rembourser leurs crédits IDA, à condition de mettre en œuvre certaines réformes.

Lors des négociations relatives à la reconstitution des ressources de l’IDA, la Suisse s’est engagée avec succès en faveur d’objectifs ambitieux dans les domaines de la formation, de la santé, de la gouvernance, de la gestion de la dette, du développement du secteur privé, de l’égalité des sexes, du climat, de la biodiversité, de la prévention de crise et de la préparation aux situations de crise.

Membre de longue date de la Banque mondiale, la Suisse est représentée au sein des organes directeurs de l’institution, ce qui lui permet de prendre une part active à la définition de la stratégie et des programmes. Elle soutient l’IDA au titre de la Stratégie de coopération internationale 2021-2024. Ses engagements sont imputés au crédit-cadre « Coopération au développement », conformément à l’arrêté fédéral du 21 septembre 2020.