L’équipe nationale féminine de football commence son aventure européenne avec le soutien de Macolin

L’équipe nationale suisse de football féminin s’est qualifiée pour l’UEFA Women’s EURO 2022 (du 6 au 31 juillet 2022) en Angleterre. La Haute école fédérale de sport de Macolin HEFSM a apporté son soutien à la sélection helvétique lors de sa préparation avec des tests de diagnostic de la performance.

La capacité de performance physique des joueuses sera déterminante pour pouvoir rivaliser avec les 15 meilleures équipes à l’Euro féminin. Conscientes de ce fait, les footballeuses suisses se sont préparées au tournoi anglais avec le soutien de la Haute école fédérale de sport de Macolin HEFSM, qui est rattachée à l’Office fédéral du sport OFSPO.

Développement positif

En avril dernier, l’équipe de physiologie du sport dirigée par le Dr Markus Tschopp et Hélène Maystre, responsable du football féminin, ont testé l’explosivité des Suissesses – une qualité physique essentielle dans le football de haut niveau – en mesurant leur force de saut sur des plateformes de force et formulé des recommandations d’entraînement individuelles. Les progrès des athlètes ont été évalués mi-juin lors d’une deuxième phase, révélant une amélioration des valeurs. L’équipe nationale a donc gagné en force-vitesse.

Mobile, rapide et peu contraignant

Afin de pouvoir intégrer au mieux les tests dans le programme de l’équipe nationale, cinq scientifiques du sport de la HEFSM ont participé au camp d’entraînement à Pfäffikon. Pas moins de 24 joueuses ont ainsi pu être évaluées en une heure. Les tests ont été adaptés à partir de ceux réalisés sur les joueurs de l’équipe nationale masculine et comprenaient, outre des composantes liées à la performance, des aspects relatifs à la prévention des blessures.

Un professionnalisme grandissant

La HEFSM collabore depuis de nombreuses années avec l’Association suisse de football ASF. Le diagnostic de la performance dans le football féminin a énormément gagné en importance ces dernières années. Le degré de professionnalisme a nettement augmenté, notamment en Angleterre. La capitaine Lia Wälti peut le confirmer: «Nous effectuons des tests de ce genre régulièrement en club. Les valeurs de référence physiques sont très précieuses pour nous.»

L’Euro féminin se déroule du 6 au 31 juillet en Angleterre. La Suisse sera opposée au Portugal, à la Suède et aux Pays-Bas dans la phase de groupes.

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11 000 interruptions de grossesse en Suisse en 2021 et un taux similaire à celui de 2020

Malgré de légères variations, le taux d’interruptions de grossesse en Suisse est resté stable de 2020 à 2021, passant de 6,8 à 6,7 pour 1000 femmes. En comparaison internationale, ce taux est faible en Suisse, même s’il augmente à nouveau depuis 2017.

Des taux similaires à ceux de 2020 et de 2021 avaient été observés pour la dernière fois de 2010 à 2012. Ce sont là les résultats définitifs établis par l’Office fédéral de la statistique (OFS).

Vous trouverez ce communiqué de presse et d’autres informations sur ce thème sur le site web de l’OFS (cf. lien ci-dessous).

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Début de l’école de recrues 2/22 : 8159 recrues et 2500 cadres attendus

La deuxième école de recrues 2022 débute aujourd’hui, le lundi 4 juillet. On peut de nouveau se passer de la plupart des mesures introduites pour lutter contre la pandémie de COVID-19. Il est uniquement prévu d’effectuer un test de dépistage lors du cours préparatoire de cadres et de la première semaine d’ER. Parmi les 8159 recrues et les 2500 cadres attendus, on compte 4,1 % de femmes, une proportion en constante augmentation.

La situation en lien avec la pandémie de COVID-19 s’étant nettement améliorée, il est possible de renoncer à une convocation échelonnée avec enseignement à distance. L’essentiel des 8159 recrues attendues entrent ainsi au service dès aujourd’hui dans leurs casernes respectives et termineront l’école à l’issue des 18 semaines, le 4 novembre. Pour les Forces spéciales, l’école de recrues débutera une semaine plus tard et durera 23 semaines. Durant l’ER, 49 commandants d’unité, 362 chefs de section, 191 sous-officiers supérieurs et 1898 sous-officiers paieront en outre leurs galons.

Les mesures liées au COVID-19 en grande partie levées

En raison de la nette diminution des cas de COVID-19, les mesures de protection ont pu être en grande partie levées dans les ER. La convocation échelonnée avec enseignement à distance est abandonnée. Le port du masque n’est plus obligatoire depuis le 2 mai 2022. Il est néanmoins toujours recommandé d’appliquer les règles d’hygiène établies, par exemple la distanciation sociale, le lavage des mains régulier ou le fait d’éviter les poignées de main. Le port du masque volontaire est toujours autorisé. De plus, toutes les personnes convoquées seront soumises à un test salivaire de dépistage du COVID-19 au début du cours préparatoire de cadres ou de l’école de recrues.

Augmentation du nombre de femmes dans l’armée

Sur les quelque 8159 recrues attendues, on compte 244 femmes qui accomplissent leur service militaire sur une base volontaire, soit une proportion de 3 %. Ainsi, le nombre de recrues féminines a progressé pour la troisième année consécutive (juillet 2020 : 171 ; juillet 2021 : 212). À ces 244 recrues féminines s’ajoutent 193 cadres féminins qui effectuent leur service pratique. La part des femmes au sein de l’Armée suisse est tout juste supérieure à 1 %.

Sur toutes les personnes entrées au service, 1532 accomplissent leur service selon le modèle du service long et effectuent ainsi tous leurs jours de service d’une traite.

Conseils et assistance

Quiconque paie ses galons au sein de l’Armée suisse a droit à des indemnités de formation. Le montant, qui varie en fonction du grade et de la durée de la formation, peut être utilisé individuellement pour une formation ou un perfectionnement civil.

Les militaires qui ont besoin d’un soutien d’ordre médical, spirituel, psychologique ou social sont encadrés et conseillés. Le Service social de l’armée offre son soutien notamment en cas de problèmes financiers. Les recrues peuvent, pour toute question personnelle, s’adresser directement à leur commandant/e, au médecin de troupe, à l’aumônier/ère de leur école ou à l’Aumônerie de l’armée (0800 01 00 01), au Service psycho-pédagogique de l’armée (0800 11 33 55) ou au Service social de l’armée (0800 855 844).

Le Service de médiation indépendant (058 465 20 10) s’adresse aux militaires incorporés dans l’armée, aux futurs et anciens militaires ainsi qu’à leurs proches et à leurs familles. Il est possible de s’annoncer sans autre formalité lorsqu’un problème en rapport avec le service militaire n’a pas pu être résolu par la voie hiérarchique ordinaire ou par les services internes à l’armée. On peut également contacter le service de médiation si l’on ne sait pas à qui faire appel pour une demande.

Visite du chef de l’Armée à la troupe au Kosovo

Du 30 juin et au 1er juillet 2022, le commandant de corps Thomas Süssli, chef de l’Armée, rend visite à la Swisscoy au Kosovo, comme il a pour habitude de le faire chaque année.

Lors de sa visite à la troupe, le chef de l’Armée entend se faire un aperçu de la situation en matière de sécurité au Kosovo, actuellement certes calme mais toujours instable. Il veut recueillir des impressions sur les diverses prestations fournies par les membres du 46e contingent de la Swisscoy.

Une discussion bilatérale est par ailleurs prévue avec le commandant de la KFOR, le major-général hongrois Ferenc Kajári.

Le commandant de corps Thomas Süssli sera accompagné de Karin Kayser-Frutschi, conseillère d’État du canton de Nidwald, et du conseiller national vaudois François Pointet.

Le Conseil fédéral favorable à une nouvelle exposition nationale

Dans leur position commune, la Confédération et les cantons brossent les grandes lignes des conditions-cadre d’une prochaine exposition nationale. La future exposition devra générer des bénéfices à long terme et être conçue en partant de la base (approche « bottom-up »). L’ancrage régional ainsi que le soutien conceptuel et financier de la ou des régions organisatrices sont essentiels. Les porteurs de projet doivent intégrer les enseignements tirés de l’organisation de grands événements précédents et veiller à la coordination avec les autres grands projets. Les conditions-cadre servent de guide aux porteurs de projets liés à une exposition nationale ainsi qu’aux milieux intéressés dans le monde politique, économique et culturel et dans le grand public.

Projet placé sous la responsabilité de l’association organisatrice

Dans leur position commune, la Confédération et les cantons précisent qu’ils ne souhaitent pas endosser le rôle d’initiateurs d’une exposition nationale. La conduite et la responsabilité du projet doivent être assumées de bout en bout par l’association organisatrice. L’interlocuteur de cette dernière auprès de la Confédération est le Secrétariat d’État à l’économie (SECO), et auprès des cantons, la CdC.

La Confédération et les cantons sont favorables aux initiatives liées à une exposition nationale et sont disposés à accompagner le processus de planification. La question d’un soutien financier de la Confédération et des cantons accueillant l’exposition sera tranchée par les parlements concernés en fonction de la structure et de l’organisation du projet, compte tenu de la situation financière et des autres priorités de la politique budgétaire. La Confédération se penchera sur les rôles et tâches de la Confédération, des cantons et de l’association organisatrice ainsi que sur les principales procédures dans le rapport consacré aux conditions-cadre de l’exposition nationale, qui doit être approuvé par le Conseil fédéral d’ici fin 2023.

La Confédération et les cantons appellent à la collaboration

Plusieurs projets ont actuellement pour objectif la tenue d’une exposition nationale en 2027 ou dans les années suivantes. La Confédération et les cantons invitent les associations organisatrices à dialoguer en vue d’une collaboration ou d’une fusion des projets. Si plusieurs initiatives mènent à des projets concrets, il faudra peut-être envisager une procédure de sélection. Cette dernière sera précisée au plus tard dans le rapport sur les conditions-cadre. La CdC fera une recommandation au Conseil fédéral sur la base des conditions-cadre définies. Le Conseil fédéral et le Parlement se prononceront ensuite au sujet d’un éventuel soutien financier au projet.

Le Conseil fédéral est d’avis que les expositions nationales appartiennent à une certaine tradition en Suisse. Il estime que, en tant que projet intergénérationnel, une exposition nationale peut avoir une vocation identitaire et contribuer à la cohésion nationale. Un tel événement encourage en outre la discussion au sujet des perspectives d’avenir et constitue une occasion de se présenter aux visiteurs venus de Suisse et de l’étranger. Enfin, une Expo peut et doit générer un bénéfice culturel et économique durable pour l’ensemble du pays.

Du Rhin au lac de Lugano : le Conseil fédéral traverse la Suisse du nord au sud

Le président de la Confédération Ignazio Cassis a fait de la diversité de la Suisse l’un des points phares de son année présidentielle. L’excursion 2022 du Conseil fédéral s’inscrit tout naturellement dans cette thématique et emmène le collège gouvernemental du canton le plus au nord au canton le plus au sud du pays. Jeudi 30 juin 2022, en guise de prélude, les sept sages ont visité Schaffhouse et les chutes du Rhin, qui comptent parmi les plus grandes chutes d’eau d’Europe.

Lors du trajet en bateau, les membres du gouvernement ont reçu des informations sur les chutes et leur histoire, puis ont fait halte sur le fameux rocher situé au milieu du fleuve. De retour à Schaffhouse, ils ont rencontré les autorités et la population. Ces rencontres se trouvent au centre des excursions du Conseil fédéral, qui, depuis 1961, se déroulent généralement dans le canton d’origine du président ou de la présidente de la Confédération.

Schaffhouse n’a encore jamais eu de représentant au gouvernement, et il peut arriver que les excursions du Conseil fédéral incluent plusieurs cantons : en 2019, par exemple, le gouvernement avait visité trois cantons de Suisse centrale. À midi, le collège gouvernemental est monté à bord d’un train spécialement affrété pour l’occasion et a traversé la Suisse en direction du canton d’origine du président de la Confédération.

Tir à l’arc à Tenero

Pour leur première étape au Tessin, les conseillers fédéraux et le chancelier de la Confédération ont visité le Centre sportif national de la jeunesse (CST) de Tenero. Le programme d’encouragement Jeunesse+Sport (J+S) fête cette année son 50e anniversaire. Les racines du CST, consacré aussi bien au sport populaire qu’au sport de compétition, plongent encore plus loin dans l’histoire. Le centre propose aujourd’hui des dizaines de sports et peut héberger près de 1000 personnes sur son site, dans des tentes ou des bâtiments.

Le Conseil fédéral y a été accueilli par de nombreux jeunes et a visité le chantier de la nouvelle salle de sport. Financée par la Confédération et conçue par l’architecte tessinois Mario Botta, celle-ci sera inaugurée en 2023.

La visite s’est conclue par un concours de tir à l’arc qui a vu s’affronter des équipes composées chacune de quatre jeunes et d’un membre du gouvernement, du chancelier de la Confédération ou de l’un des deux vice-chanceliers.

Après Tenero, commune située dans la partie nord du canton (Sopraceneri), le Conseil fédéral poursuivra son excursion dans la partie sud (Sottoceneri), où il partagera notamment un apéro avec la population vendredi à Mendrisio.

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La secrétaire d’État du DFAE Livia Leu mène des entretiens bilatéraux en Serbie et au Kosovo

En déplacement à Pristina et à Belgrade les 27 et 28 juin, la secrétaire d’État du DFAE Livia Leu a rencontré, entre autres, le premier ministre du Kosovo Albin Kurti et le secrétaire d’État aux affaires étrangères de Serbie Nemanja Starovic. Les discussions ont avant tout porté sur les relations bilatérales avec ces deux pays, ainsi que sur l’important engagement de la Suisse dans les Balkans occidentaux. La Suisse favorise de diverses manières un ancrage plus solide de ces deux pays dans l’Europe. La promotion de la stabilité et du développement économique des Balkans occidentaux constitue en outre l’une des priorités de sa politique étrangère.

L’entretien à Belgrade entre la secrétaire d’État Livia Leu et son homologue serbe Nemanja Starovic a porté principalement sur les intérêts et les défis communs qui sous-tendent les relations entre les deux pays, ainsi que sur des questions régionales dans le contexte de la guerre en Ukraine. Les perspectives de normalisation des relations entre la Serbie et le Kosovo ont également été examinées.

Les rencontres à Pristina avec le premier ministre du Kosovo Albin Kurti et le vice-ministre des affaires étrangères Kreshnik Ahmeti ont aussi permis de discuter de l’avenir des relations entre le Kosovo et la Serbie, ainsi que de l’impact de la guerre en Ukraine sur la stabilité dans les Balkans occidentaux.

Pour la secrétaire d’État Livia Leu, ces discussions avaient notamment pour but de lui permettre de se faire une idée de la situation sur place. La Suisse entretient des relations étroites avec les deux États et favorise de diverses manières leur ancrage dans l’Europe. L’objectif est entre autres de promouvoir la stabilité et le développement économique des Balkans occidentaux, deux aspects qui sont au cœur des priorités de la politique étrangère de la Suisse conformément à la stratégie de politique extérieure 2020-2023 du Conseil fédéral.

De nouveaux programmes de coopération ont été lancés en mai 2022 pour la Serbie et le Kosovo. La Suisse soutient activement le rapprochement entre la Serbie et le Kosovo et s’engage notamment pour faire avancer le processus de normalisation entre ces deux pays. La rencontre à Pristina entre la secrétaire d’État Livia Leu et Miroslav Lajcak, représentant spécial de l’UE pour les Balkans occidentaux et pour le dialogue entre Belgrade et Pristina, était consacrée à ce sujet. Durant cet échange, les interlocuteurs ont pu évaluer l’état actuel des négociations entre la Serbie et le Kosovo, par exemple concernant la feuille de route sur laquelle se sont accordés les deux États pour la mise en œuvre des accords sur l’énergie. Miroslav Lajcak en a profité pour exprimer sa reconnaissance envers la Suisse pour sa contribution en faveur du processus de normalisation.

La secrétaire d’État Livia Leu a rencontré par ailleurs le major-général Ferenc Kajari, commandant de la mission de soutien de la paix au Kosovo (KFOR). Leurs discussions ont porté essentiellement sur des questions de sécurité et sur les multiples activités de la mission. Cette visite a permis à la secrétaire d’État de se faire une idée personnelle du travail quotidien du contingent suisse de la KFOR (Swisscoy).

Voix d’Exils | 20 ans et le projet Cinéma d’Exils

Voix d’Exils, le média d’information libre des personnes migrantes, fête cette année ses 20 ans. Organisation implantée dans trois cantons romands (Vaud, Valais et Neuchâtel), elle a pour mission de porter la voix des personnes migrantes dans l’espace public. Pour marquer son anniversaire, Voix d’Exils a mené en partenariat avec la Cinémathèque suisse le projet « Cinéma d’Exils ». Il s’agissait de donner le rôle éphémère à une classe de français d’être programmatrice. Elle a en effet participé à une sélection de films pour en choisir un qui a été présenté le 1er juin 2022 à la soirée publique pour marquer ce jubilé. C’est « Soeurs d’armes » de Caroline Fourest (2019) qui a été présenté. Ce film qui a suscité différentes interrogations, a permis de réfléchir et travailler la question de la liberté d’expression et du rapport au cinéma des populations migrantes, ou non.

La soirée des 20 ans de Voix d’Exils a eu lieu le 1er juin 2022 à la Cinémathèque suisse. Elle a été précédée d’une introduction qui a été filmée. Un reportage radio a également été consacré au projet « Cinéma d’Exils » pour bien en saisir les enjeux et les réalisations. Nous les reproduisons ci-dessous. Retrouvez le travail de Voix d’Exils sur son site.

 

 

 

L’union européenne irrite les pays, de l’est du vieux continent, ceux des Balkans occidentaux

Récemment le président français Emmanuel Macron, au parlement européen de Strasbourg, a présenté un projet qui prévoyait une Communauté politique européenne (CPE) visant à renforcer les liens entre l’Union européenne et ceux qui partagent ses valeurs sans en être membre. Il s’agit d’une organisation qui permettrait aux nations européennes démocratiques d’adhérer au socle de valeurs de l’UE et de trouver un nouvel espace de coopération politique, sécuritaire, coopération en matière énergétique, transport, investissements, infrastructures, circulation des personnes et en particulier de jeunesses.

A ce stade, il n’est pas clair si le CPE constitue un nouveau modèle d’adhésion à l’UE qui renverse la logique pratiquée jusqu’ici ! A savoir, la pratique appliquée pour adhérer à l’UE qui est la suivante : si un pays désir rejoindre l’UE, il doit d’abord intégrer l’acquis communautaire, à savoir le droit de l’Union, dans sa législation nationale et que son économie soit compétitive par rapport à celles des Etats membres de l’UE.

Un coup de théâtre a eu lieu le 23 juin, le Conseil européen de l’UE à Bruxelles a donné le feu vert aux trois pays l’Ukraine et la Moldavie (la candidature de la Géorgie en cours) d’obtenir le statut du candidat. Par contre, les pays ceux des Balkans occidentaux (Albanie, Bosnie-Herzégovine, Kosovo, Macédoine du Nord, Monténégro, Serbie) seront invités à patienter de nombreuses années encore !? la prise de décision exige l’unanimité des 27 membres de l’UE pour l’élargissement, c’est la Bulgarie qui a imposé son veto en suivant le « projet Macron ».

En conséquence, une décision du Conseil de l’UE pas trop aimé avec des conséquences bien sûr et en même temps qui risque d’engendrer impatience et frustration dans les pays candidats à l’UE ainsi que lassitude et découragement auprès de leurs opinions publiques. En plus, des craintes que cette nouvelle coopération ait pour effet de retarder leur adhésion à l’UE.

A présent, ce qu’on peut constater chez les pays des Balkans occidentaux c’est qu’ils remplissent les critères politiques qui sont bien sûr présents par l’exigence d’être une démocratie libérale respectueuse de l’état de droit pour devenir État membre de l’UE le respect de ceux-ci n’a pas offert jusqu’ici une première concrétisation d’appartenance à la famille européenne.

En dépit, c’est qui saute aux yeux, des critères économiques et juridiques qui font barrage des démarches qui prennent du temps, beaucoup de temps. L’histoire montre, ainsi, que les pays d’Europe centrale et orientale (PECO) ont le plus souvent mis entre 10 et 12 ans à entrer dans l’Union européenne.

Alors, il reste à choisir entre être avec les Etats qui ne désirent pas faire partie de l’Union européenne, la Suisse, l’Islande et avec ceux qui l’ont quittée comme le Royaume-Uni, et renforcer les liens avec eux tout en écartant l’adhésion à l’UE ou bien suivre le chemin des pays d’Europe centrale et orientale (PECO). Un vrai travail de fourmi semble-t-il reste à faire par les pays candidats à l’UE, les pays, de l’est du vieux continent, ceux des Balkans occidentaux.

Abdulah Ahmedi, docteur en droit

Ukraine : le Conseil fédéral rend possible l’échange d’espèces pour les réfugiés ukrainiens

À compter du 27 juin 2022, les bénéficiaires du statut de protection S auront la possibilité d’échanger, une fois, dans des filiales de banques déterminées, des billets de banque ukrainiens contre des francs suisses jusqu’à concurrence d’un certain montant. Cette solution a été adoptée par le Conseil fédéral lors de sa séance du 22 juin 2022.

Le Conseil fédéral a chargé le Département fédéral des finances d’élaborer, en étroite collaboration avec la Banque nationale suisse (BNS), une proposition concernant les moyens pouvant permettre aux réfugiés ukrainiens en Suisse d’échanger leurs espèces en monnaie ukrainienne (appelée hryvnia) contre des francs suisses. Le Conseil fédéral a approuvé la solution proposée et a décidé, en concertation avec la BNS et les banques commerciales suisses participantes, de permettre l’échange d’espèces ukrainiennes contre des francs suisses. À partir du 27 juin 2022, les adultes bénéficiant du statut de protection S pourront échanger, une fois, un montant pouvant aller jusqu’à 10 000 hryvnias dans certaines filiales d’UBS et de Credit Suisse. Cette somme correspond actuellement à environ 300 francs suisses. Le taux de change est fixé par la banque centrale ukrainienne.

La solution adoptée s’inspire de programmes lancés par l’Union européenne et déjà mis en œuvre dans certains États membres tels que l’Allemagne, l’Italie, la Suède, les Pays-Bas et la Belgique.

Le trafic de paiements sans numéraire en provenance et à destination de l’Ukraine est déjà garanti. En offrant la possibilité d’échanger des espèces en hryvnia contre des francs suisses, la Suisse complète l’assistance de base qu’elle fournit aux réfugiés ukrainiens sur son territoire.

Lutte contre le hooliganisme : la Confédération souhaite soutenir davantage les cantons

Lors de sa séance du 22 juin 2022, le Conseil fédéral a adopté le rapport en réponse au postulat « Lutte contre le hooliganisme ». Ce rapport expose en détail la répartition des compétences entre la Confédération, les cantons, les fédérations et les clubs sportifs pour lutter contre les débordements violents lors des manifestations sportives. Il confirme aussi la volonté de la Confédération de soutenir davantage les cantons, notamment en développant le système d’information HOOGAN.

Les débordements violents dans le cadre de manifestations sportives constituent une atteinte à la sécurité et à l’ordre publics. Pour lutter contre ce phénomène, le postulat 19.3533 « Lutte contre le hooliganisme » de la Commission de la politique de sécurité du Conseil des États chargeait le Conseil fédéral d’examiner sous quelle forme la lutte contre le hooliganisme peut être mieux coordonnée, soutenue et encouragée par la Confédération. Le rapport a maintenant été adopté par le Conseil fédéral.

Développer HOOGAN pour soutenir les cantons

Le rapport expose en détail la répartition des compétences. Il souligne aussi la volonté de la Confédération de soutenir davantage les cantons, notamment en développant le système d’information HOOGAN, qui contient les données de personnes ayant eu un comportement violent lors de manifestations sportives en Suisse et à l’étranger et contre lesquelles une mesure a été prononcée.

Grâce au développement du système HOOGAN, les cantons et les clubs sportifs disposeront d’une analyse de risques pour les matchs, qui est déterminante pour définir les moyens policiers nécessaires. Les améliorations prévoient également davantage de vérifications dans HOOGAN lors des contrôles d’entrées des stades. Il est ainsi possible de savoir si une personne fait l’objet de mesures policières avant qu’elle n’accède au stade.

De plus, le Conseil fédéral demande aux cantons et aux clubs sportifs qu’ils répondent activement de leurs responsabilités. Des mécanismes de contrôle doivent être appliqués, parmi lesquels des visites opérationnelles de matchs. De plus, fedpol peut demander aux autorités cantonales de police d’ordonner une interdiction de périmètre à l’encontre de personnes violentes.

En outre, le rapport rappelle que la Confédération, plus spécifiquement fedpol, soutient déjà les cantons et les clubs sportifs en assurant par exemple la coopération avec les services partenaires étrangers. La Confédération prend également des mesures concrètes, notamment sous la forme d’interdictions de se rendre dans un pays donné et d’interdictions d’entrée à l’encontre de supporters violents.

Procédure accélérée et assouplissements pour les conducteurs professionnels en cas de retrait du permis

Lors de sa séance du 22.06.2022, le Conseil fédéral a décidé de modifier l’ordonnance sur le contrôle de la circulation routière (OCCR), l’ordonnance réglant l’admission à la circulation routière (OAC) et l’ordonnance sur les moniteurs de conduite (OMCo). Il met ainsi en oeuvre les motions 17.4317 « Circulation routière. Procédures plus équitables » et 17.3520 « Non à une double sanction des conducteurs professionnels ! » adoptées par le Parlement. Les modifications proposées entreront en vigueur le 1er avril 2023.

Accélération de la procédure en cas de retrait du permis de conduire

Si la police saisit un permis d’élève conducteur ou un permis de conduire, elle devra désormais le transmettre dans les trois jours ouvrés à l’autorité cantonale chargée des retraits de permis. Le même délai s’applique à la saisie du permis de circulation et des plaques de contrôle. Aujourd’hui, l’OCCR ne fixe aucun délai dans ce domaine.

L’autorité cantonale chargée des retraits de permis dispose d’un délai de dix jours ouvrés pour restituer le permis d’élève conducteur ou le permis de conduire à son titulaire si elle n’a pas de doutes sérieux jusque-là quant à l’aptitude à la conduite de cette personne et ne peut donc pas prononcer au moins un retrait préventif. Aujourd’hui, l’OAC ne fixe aucun délai dans ce domaine. Cette nouvelle disposition permettra d’accélérer la procédure et de réduire le délai durant lequel les permis sont retirés sans décision formelle.

En outre, l’autorité cantonale chargée des retraits devra désormais réévaluer le retrait préventif du permis de conduire tous les trois mois, sur demande écrite de la personne concernée. Le titulaire du permis peut déposer sa demande pour la première fois trois mois après l’entrée en force de la décision de retrait. L’autorité doit se prononcer dans les 20 jours ouvrés suivant la réception de la demande sur le maintien du retrait ou restituer le permis à l’ayant droit.

Les autorités cantonales ne pourront plus garantir l’anonymat à des personnes qui font part de leur doute quant à l’aptitude à la conduite de tiers que si lesdites personnes peuvent prouver qu’elles ont un intérêt digne de protection en la matière. Ce n’est le cas que si la divulgation de l’identité de l’auteur du signalement peut lui porter gravement préjudice.

Régime d’exception applicable aux conducteurs professionnels en cas de retrait de permis pour infraction légère

L’autorité chargée des retraits peut autoriser des personnes à effectuer les trajets nécessaires à l’exercice de leur profession pendant la durée d’un retrait de permis prononcé à la suite d’une infraction légère (par ex. un léger excès de vitesse). Cet assouplissement permet de réduire le risque de perte d’emploi pour les personnes concernées par un retrait de permis.

En cas d’infraction moyennement grave ou grave (par ex. conduite sous l’emprise de stupéfiants), aucune autorisation ne pourra être délivrée pour les trajets professionnels. La nouvelle disposition ne pourra pas non plus s’appliquer aux personnes dont le permis a été retiré pour une durée indéterminée ou de manière définitive pour des raisons de sécurité. Enfin, les trajets nécessaires à l’exercice de la profession ne peuvent être autorisés que si le permis de conduire n’a pas été retiré plus de deux fois en l’espace de cinq ans.

Pourquoi “Sunny Hill” apporte une publicité si précieuse au Kosovo

Le festival Sunny Hill a apporté au Kosovo une publicité inestimable. Cet événement musical apporte au Kosovo un soutien précieux en termes de marketing dû à son importante envergure et est également commenté dans des médias prestigieux, rapporte albinfo.ch.

Plus tôt cette semaine, le gouvernement du Kosovo et les autorités de Prishtina ont uni leurs forces pour ramener à la maison un festival international de musique fondé par l’auteur-compositeur-interprète Dua Lipa, qui avait été déplacé à la suite d’un différend avec ses organisateurs.

Sunny Hill Festival avait annoncé qu’il déménageait en Albanie voisine à la suite d’un différend politique entre le parti au pouvoir au Kosovo et le parti au pouvoir à Prishtina qui a empêché les organisateurs d’obtenir l’autorisation d’organiser le festival, qui a une capacité quotidienne de 15 000 personnes.

Dukagjin Lipa, le père et manager de la chanteuse, né au Kosovo, a déclaré qu’il avait pris la décision “difficile mais nécessaire” d’accueillir l’événement du 4 au 7 août dans la capitale albanaise, Tirana.

Les organisateurs demandent depuis trois ans aux autorités kosovares de leur permettre de gérer une zone de 42 hectares de parc où ils disent qu’ils construiront l’infrastructure adéquate pour le festival annuel et la laisseront également librement utilisée pour le reste de l’année.

Une déclaration conjointe du ministère de la Culture et de la municipalité de Pristina dans laquelle il a été déclaré qu’ils avaient convenu de tenir l’édition de cette année dans un lieu « convenable » à Prishtina et également de continuer à discuter de la tenue du festival à son lieu habituel à partir de l’année prochaine.

Une édition spéciale avec une programmation de différents artistes se tiendra dans la capitale albanaise, Tirana, du 26 au 28 août.

Les organisateurs ont déclaré que les artistes de cette année comprendront Diplo, Skepta, DJ Regard, AJ Tracey, Mahmood et des artistes albanais, ainsi que “deux des plus grands artistes du monde” qui n’ont pas encore été révélés.

Le Sunny Hill Festival a fait ses débuts dans la capitale du Kosovo, Pristina, en 2018 et a eu lieu à nouveau en 2019, attirant des artistes internationaux, dont Dua Lipa.

L’événement a été suspendu en 2020 et 2021 en raison de la pandémie de coronavirus.

La commission fédérale pour la qualité entend améliorer la participation des patients et la qualité du système de santé

La Commission fédérale pour la qualité (CFQ) souhaite que le système de santé coordonne les évaluations de la qualité, développe des concepts à ce propos et applique des mesures concrètes. Les patients en seront les principaux bénéficiaires.

Suite à la révision de la loi fédérale sur l’assurance-maladie (LAMal), le Conseil fédéral a institué la CFQ en avril 2021. Cette commission extraparlementaire se compose de quinze spécialistes provenant de divers domaines de la santé.

Les activités de la commission

Avec la présentation du premier rapport annuel, la CFQ a aujourd’hui présenté et décrit ses activités. Sa tâche consiste à promouvoir le développement de la qualité dans le cadre de la LAMal. Il s’agit notamment de développer des indicateurs et des mesures de qualité, de renforcer la gestion des données, d’utiliser systématiquement les indicateurs dans les processus d’optimisation de la qualité et de mettre en place un système de gestion de la qualité. Enfin, le rôle des patients doit être renforcé et leur perspective mieux intégrée dans la gestion des établissements de santé. Les tâches et les mesures de la CFQ complètent et soutiennent celles des assurances-maladie, des fournisseurs de prestations et de l’administration.

Lancement des deux premiers programmes de développement de la qualité

La mise au concours de programmes nationaux a permis de franchir une première étape importante. Ils visent à développer la qualité des soins, de l’évaluation à l’introduction de mesures à large échelle. Les deux premiers programmes débuteront en 2022. L’un d’entre eux se concentrera sur l’amélioration de la qualité pour les résidents et résidentes dans les EMS. L’autre a pour but de soutenir les professionnels dans les soins intersectoriels d’une maladie donnée. LA CFQ ouvre un processus avec dialogue avec les partenaires intéressés cette année pour choisir le premier tableau clinique à étudier. Les demandes de participation peuvent être envoyées jusqu’à mi-juillet. Les deux programmes dureront plusieurs années.

Collaboration étroite avec la fondation Sécurité des patients Suisse

La CFQ collabore étroitement avec la fondation Sécurité des patients Suisse et la soutient dans sa réorientation stratégique. Un partenariat pluriannuel a commencé en 2022 pour trois projets. L’un d’entre eux aborde le monitorage et la réduction des risques : recenser et analyser les erreurs évitées de justesse permettra d’optimiser les processus. Les deux autres se concentreront sur le transfert des connaissances et les formations qu’il s’agit d’introduire à large échelle partout en Suisse. D’autres projets sont en cours d’élaboration. Par ailleurs, la CFQ finance cette année les activités de la fondation Sécurité des patients Suisse pendant sa semaine d’action annuelle, qui aura lieu en septembre sur le thème « Sécurité de la médication ».

Soutenir les projets issus de la pratique

Une partie du budget de la commission vise à soutenir financièrement des projets issus de la pratique. Deux appels d’offres ont déjà eu lieu. Lors du premier, deux projets de l’Association nationale pour le développement de la qualité dans les hôpitaux et les cliniques (ANQ) ont reçu 175 000 francs. Le second a examiné 29 demandes. Sept grands projets devraient se répartir près de quatre millions de francs. Il est possible de soumettre des projets pour le troisième appel d’offres d’ici à fin août 2022. Le soutien financier peut s’étaler sur plusieurs années. L’important est que les projets aient un impact direct sur la qualité des prestations et puissent aussi bénéficier aux patients.

Autres mandats

Les autres mandats de la CFQ comprennent la mise sur pied d’une page Internet permettant de publier des comparaisons de qualité. Cette dernière ne se contentera pas de recenser et de présenter des indicateurs cliniques : il s’agira également de relever et d’évaluer le ressenti des patients, d’une part sur leur expérience avec le système (PREMs), d’autre part sur leur état de santé et leur qualité de vie après un traitement (PROMs). La commission a aussi pour tâche d’intégrer les patients et leurs proches à la prise de décision dans le système de santé, et ce à différents niveaux.

Enquête sur les répercussions de la non-association de la Suisse à Horizon Europe

La Suisse est actuellement considérée comme un pays tiers non associé au programme-cadre pour la recherche et l’innovation de l’Union européenne (UE) Horizon Europe. Afin de connaître les répercussions de cette non-association, le SEFRI a réalisé une enquête auprès de chercheurs, d’entreprises et d’institutions concernés en Suisse. À la lumière des quelque 900 réponses obtenues, il apparaît que dans la plupart des cas, la situation s’est détériorée par rapport à la période d’association de la Suisse à Horizon 2020.

La Suisse est considérée comme un pays tiers non associé au paquet Horizon 2021-2027 (Horizon Europe, programme Euratom, programme pour une Europe numérique et infrastructure de recherche ITER). Faute de données sur le nombre de participations au programme ‒ qui seront communiquées ultérieurement par la Commission européenne ‒, il n’est pour l’instant pas possible de fournir de chiffres quant à la participation de la Suisse à des projets en dépit de son non-association.

Pour avoir d’ores et déjà un aperçu qualitatif de la situation, le SEFRI a mené en février 2022 une enquête en ligne auprès de chercheurs, d’entreprises et d’institutions concernés en Suisse. Il a reçu 880 réponses, parmi lesquelles 275 étaient accompagnées d’exemples concrets (319 au total) des conséquences de la non-association. Il ressort de la plupart d’entre elles que la situation s’est détériorée par rapport à la période d’association de la Suisse à Horizon 2000. Les principales conséquences négatives mentionnées sont l’accès limité aux possibilités d’encouragement et la mise à l’écart des réseaux européens. Dans leurs exemples, les participants à l’enquête évoquent en premier lieu l’exclusion de certains volets du programme, l’impossibilité de jouer un rôle de coordination ainsi que les difficultés à participer aux projets collaboratifs.

Les résultats correspondent à l’analyse du SEFRI. Celui-ci va s’appuyer sur ces données pour concevoir de futures mesures. À noter cependant qu’une bonne vue d’ensemble ne sera possible qu’une fois que les résultats de cette enquête qualitative auront été complétés par l’évaluation quantitative de la Commission européenne sur les participations au programme.

Actuellement, les chercheurs et les innovateurs de Suisse peuvent participer à environ deux tiers des appels à projets d’Horizon Europe. Les projets ne sont pas financés par la Commission européenne, mais directement par le SEFRI dans le cadre des mesures transitoires. Pour les volets du programme non accessibles, la Confédération a élaboré des solutions transitoires mises en œuvre notamment par le Fonds national suisse (FNS), Innosuisse et l’Agence spatiale européenne (ESA). Le FNS fait état d’un vif intérêt pour les appels à projets correspondants, même de la part de chercheurs de l’étranger. Quant à Innosuisse, elle rapporte un nombre élevé de demandes relatives à la mesure transitoire Swiss Accelerator.

Horizon Europe
Le programme-cadre de l’UE pour la recherche et l’innovation Horizon Europe court de 2021 à 2027 et est doté d’un budget global d’un peu plus de 95 milliards d’euros, ce qui en fait le programme de recherche et d’innovation le mieux doté au monde. Conjointement au plan de relance extraordinaire Next Generation EU, Horizon Europe vise entre autres à accélérer la transition verte et numérique dans toute l’Europe. La Suisse était associée au programme précédent, Horizon 2020. Le Conseil fédéral aspire à ce qu’il en soit de même pour Horizon Europe ainsi que pour les programmes et les initiatives qui y sont liés, à savoir le programme Euratom, l’infrastructure internationale ITER et le programme pour une Europe numérique.

L’Allemagne renforce sa présence militaire dans les Balkans

Afin de maintenir la stabilité à l’approche des élections d’octobre, le gouvernement allemand enverra 50 soldats en mission de maintien de la paix EUFOR / Althea en Bosnie-Herzégovine.

Dix ans après leur départ, les soldats allemands retourneront en Bosnie-Herzégovine. Cette décision a été approuvée par le gouvernement allemand mercredi.

Le premier contingent de 25 membres de la Bundeswehr devrait partir pour la Bosnie-Herzégovine en août. Le mandat est initialement fixé à un an. Il doit être approuvé par le Bundestag avant de pouvoir entrer en vigueur.

Le porte-parole du gouvernement allemand, Steffen Hebestreit, a affirmé que l’augmentation de la présence allemande dans la région est cruciale pour la stabilité et la sécurité de l’UE et de ses États membres en Bosnie-Herzégovine et dans les Balkans occidentaux. “L’Allemagne apportera son aide pour maintenir la stabilité à l’approche des élections d’octobre 2022”, a-t-il déclaré.

De son côté, le porte-parole du ministère de la Défense, David Helmbold, a déclaré que le premier contingent sera composé de moins de 50 soldats. Toujours selon Helmbold, une partie sera stationnée au Commandement central à Sarajevo, tandis qu’une autre partie sera sur le terrain avec observation et liaison équipes et surveillera la situation dans le pays.

“Ils seront les yeux et les oreilles de la mission, de sorte que, si nécessaire, cette dernière réponde au moyen des renforts”, a déclaré Helmbold lors d’une conférence régulière des porte-paroles du gouvernement allemand à Berlin mercredi.

La Suisse perd la première place en tant que pays le plus compétitif au monde

La Suisse perd sa première place dans le dernier classement de la Compétition mondiale établi par l’école de commerce IMD basée à Lausanne.

Parmi les raisons figurent les prix relativement élevés en Suisse et le ralentissement économique pendant la pandémie de Covid.

Cependant, la Suisse s’est particulièrement bien comportée en termes d’efficacité gouvernementale et de qualité de l’infrastructure technique par rapport à ses homologues, écrit Swissinfo.ch, rapporte albinfo.ch.

Le Danemark se hisse en première position en 2022 devant la Suisse, Singapour, la Suède, Hong Kong et les Pays-Bas.

C’est la première fois en 34 ans que l’école basée en Suisse accorde au pays nordique la tête du rapport annuel du concours.

“Le Danemark est le pays le plus avancé au monde numériquement et se classe désormais au premier rang grâce à de bonnes politiques, aux avantages offerts par le fait d’être un pays européen, au fait d’avoir mis l’accent sur la durabilité et à l’impulsion de son secteur d’entreprise agile”, a déclaré IMD Arturo Bris dans un déclaration.

Le rapport note que les pressions inflationnistes ont eu un plus grand impact sur les entreprises que les préoccupations concernant les émissions de gaz à effet de serre et l’élargissement de l’écart entre les riches et les pauvres.

La reconstruction passe par Lugano – le président de la Confédération présente l’URC2022

Le lundi 20 juin, lors de leur rencontre traditionnelle, le président de la Confédération Ignazio Cassis et les membres du gouvernement tessinois ont discuté de la préparation de la conférence internationale « Ukraine Recovery Conference (URC2022) », qui se tiendra les 4 et 5 juillet à Lugano. Des délégations de haut rang de quelque 40 États et 20 organisation internationales sont attendues. Le président de la Confédération Cassis a informé les médias à Bellinzone conjointement avec le conseiller d’État tessinois Norman Gobbi, le commandant de la police cantonale Matteo Cocchi ainsi que des représentants de l’armée et de fedpol.

Le président de la Confédération a remercié les autorités tessinoises pour leur soutien en vue de l’URC2022 et s’est montré confiant quant à la bienveillance de la population de la ville de Lugano pour ce qui est des restrictions qui en découleront début juillet. Il a déclaré que la vive solidarité envers les réfugiés montrait à quel point la population du Tessin et de toute la Suisse étaient bouleversée par la guerre en Ukraine. Il a également souligné que la reconstruction passait par un processus politique et diplomatique bénéficiant d’une large assise et que la Suisse et l’Ukraine entendaient lancer ce processus à Lugano en collaboration avec les partenaires internationaux.

Des délégations de plus de 40 États et une vingtaine d’organisations internationales ont été conviées à participer à l’URC2022. Outre l’Union européenne, des organisations internationales telles que l’OCDE ou la Banque européenne pour la reconstruction et le développement seront représentées au plus haut niveau. Plusieurs premiers ministres et ministres des affaires étrangères ont également confirmé leur participation. Les réponses continuent d’arriver et la composition des délégations ne sera connue qu’en dernière minute. L’Ukraine sera représentée par plusieurs ministres à Lugano. Le président Volodymyr Zelensky et le premier ministre Denys Shmyhal ont confirmé qu’ils participeraient à la conférence, sur place ou en ligne en fonction de l’évolution de la situation en Ukraine. Des représentants de l’économie privée et de la société civile sont également attendus.

Comme l’a décidé le Conseil fédéral lors de sa séance du 10 juin, la Confédération participera à hauteur de 80 % aux coûts de sécurité auxquels le canton du Tessin devra faire face. La direction générale de l’intervention revient aux autorités tessinoises, à savoir la police cantonale tessinoise. Le plan de sécurité sera en permanence adapté à la situation et aura pour objectif de garantir un niveau de sécurité élevé tout en gênant le moins possible la population et les activités commerciales au centre-ville, selon le commandant de la police cantonale tessinoise Matteo Cocchi.

Le Conseil fédéral a également approuvé l’engagement subsidiaire de l’armée en tant que partenaire du Réseau national de sécurité avec un effectif maximum de 1600 militaires et la restriction temporaire de l’usage de l’espace aérien. En coopération avec l’Italie, les Forces aériennes suisses renforceront le service de police aérienne à l’aide d’avions de combat et de systèmes de défense sol-air.

« Déclaration de Lugano »

La forme que prendra la reconstruction ainsi que les contributions des partenaires internationaux seront au cœur des discussions qui auront lieu lors de l’URC2022. Les priorités, les méthodes et les principes de la reconstruction figurent notamment à l’ordre du jour de la conférence. Celle-ci n’est pas une conférence de donateurs. Elle a toutefois pour objectif de souligner le soutien solide des partenaires internationaux en faveur du processus de reconstruction en Ukraine. Ce soutien peut prendre différentes formes : il s’agira, pour les États et les organisations participant à la conférence, d’en fixer les modalités.

En guise de clôture de la conférence, la « déclaration de Lugano » sera présentée avec les principaux résultats de la conférence. En sa qualité de partenaire de longue date de l’Ukraine dans les domaines politique, économique et culturel, la Suisse a été sollicitée pour organiser l’URC2022. Le président de la Confédération a salué lundi les échanges solides et en particulier la bonne collaboration lors de la préparation de la conférence.

Relations culturelles solides

Dans le cadre de l’URC2022, un programme culturel sera proposé à Lugano sous le signe de la solidarité avec la population en Ukraine et les réfugiés, l’occasion de présenter la diversité et la richesse de la culture ukrainienne. Durant les semaines à venir, des affiches montrant les ouvrages historiques d’architectes tessinois dans la ville d’Odessa seront exposées à Lugano pour illustrer les relations culturelles entre les deux pays. Le 4 juillet, un concert classique du pianiste Oleksiy Botvinov est prévu au centre culturel LAC. Un groupe folk ukrainien et un DJ se produiront également sur la Piazza Alessandro Manzoni.

Le libéralisme suisse, entre citoyenneté active et libertés individuelles

Après un premier débat organisé début juin sur l’intégration des étrangers dans les partis de droite, c’est à l’histoire du libéralisme, cette fois-ci, qu’était consacrée la table-ronde organisée le 13 juin dernier par le Cercle démocratique de Lausanne en partenariat avec Albinfo.ch. Plusieurs ouvrages historiques publiés récemment rappellent en effet que la Suisse fut, au début du 19e siècle, un important laboratoire de réflexion de la pensée libérale.

Trois biographies, tout d’abord, mettent à l’honneur ce printemps des personnalités romandes qui, au tournant du siècle des Lumières, initièrent en Suisse, mais aussi à Paris et en Europe, une réflexion destinée à repenser le rôle de l’Etat en faveur des libertés individuelles. Celle du Vaudois Benjamin Constant (1767-1830), grand théoricien du libéralisme, signée par Léonard Burnand, directeur de l’Institut Benjamin Constant, professeur d’histoire moderne et doyen de la faculté des lettres de l’Université de Lausanne. Les Actes d’un colloque dédié à Jean Sismonde de Sismondi (1773-1842), autre grand penseur du début du 19e siècle, genevois celui-ci, édités par la Société d’histoire de la Suisse romande et dirigés par Guillaume Poisson. Et un ouvrage consacré au philosophe, juriste et théologien lausannois Charles Secrétan (1815-1895), sous la plume d’Olivier Meuwly, historien et vice-président du Cercle démocratique de Lausanne. Mais celui-ci est aussi l’auteur de « La Régénération, le libéralisme suisse à l’épreuve du pouvoir (1830-1847)», paru en mai dernier, qui met en scène le contexte politique de ces années cruciales pour la Suisse qui débouchèrent sur la guerre civile du Sonderbund, la Constitution de 1848 et la création de la Suisse moderne.

Questionner nos origines

Quatre ouvrages passionnants sur le libéralisme auxquels il faut ajouter « Mais entrez donc!», le livre du médecin et ancien Conseiller libéral aux Etats Eric Rochat. Il y évoque les cinquante ans de rencontres et d’émotions de sa carrière médicale et les bases de ce qu’est, à ses yeux, le libéralisme social : une liberté, certes, mais une liberté responsable et la capacité à assumer les conséquences de nos décisions.

Le Cercle Démocratique et la Société d’histoire de la Suisse romande a réuni ces auteurs autour d’une table ronde animée par Vjosa Gervalla, directrice de l’association Albinfo.ch. «Car il est essentiel de mettre en avant la question de l’origine et des racines en questionnant l’histoire et la pensée des personnalités du pays d’accueil», estime la modératrice qui n’a par ailleurs pas hésité à aborder les ambivalences du libéralisme: son rapport ambigu à la religion, la place accordées aux femmes ou encore les limites de son action politique.

Droits individuels et action publique

Comment, par exemple, concilier l’exigence de la défense des droits individuels prônée par le libéralisme tout en participant à l’action publique? Ou comment les libéraux du 19e siècle, tiraillés entre le rejet de la religion et leur admiration pour le protestantisme, ont-ils géré cette contradiction?

Certes, les théoriciens de la pensée libérale, Benjamin Constant en tête, étaient méfiants à l’égard du pouvoir. « Mais Constant n’a jamais prôné l’idée d’un individualisme forcené, ni ne s’est fait le porte-parole d’une sorte d’égoïsme ou d’abstentionnisme », affirme Léonard Burnand. « Il a au contraire tenté de réconcilier, à travers le système représentatif, la liberté collective des Anciens, fondée sur la citoyenneté active, et celle des Modernes, basée sur la jouissance de l’indépendance individuelle ». Et si ces derniers ont délégué à leurs représentants une partie de leur pouvoir, ils ne sont pas devenus indifférents à la chose publique pour autant. « Comme nous, qui sommes leurs héritiers, nous devons de garder un devoir de vigilance par rapport aux affaires de l’Etat et constituer une opinion publique responsable, informée, capable de servir de barrage contre les abus », précise Léonard Burnand. Et Guillaume Poisson de rappeler que Jean de Sismondi avait de son côté défendu un temps l’idée, choquante à l’époque, que les débats du Conseil de Genève devaient être publiés et que les citoyens devaient avoir droit à des brochures d’informations.

Le piège de la séparation public-privé

Concernant la question religieuse et la place des femmes, Olivier Meuwly confirme que la séparation entre sphère publique (à priori réservée aux hommes) et sphère privée (traditionnellement assurée par les femmes), si chère aux libéraux de l’époque, les a empêchés de sentir l’évolution du temps. Et ceci bien qu’ils soient entourés de femmes intellectuelles et aient été à l’avant-garde dans de nombreux domaines comme la dénonciation de l’esclavage ou liberté de la presse. Il faudra pourtant attendre Charles Secrétan, homme de la deuxième moitié du 19e siècle, pour plaider pour les droits politiques des femmes.

Quant à la religion, les libéraux de l’époque opéraient aussi une distinction entre la foi, d’ordre privé, et l’institution religieuse, d’ordre public. Et bien qu’opposés à la mainmise du clergé, c’est à la religion qu’ils ont fait appel pour créer une digue morale au libéralisme. « Imprégné par la vision de la société de l’époque, le libéralisme, sur ces questions-là, est resté conservateur et n’a pas évolué assez vite », constate Olivier Meuwly. « Dans sa confrontation au réel, le libéralisme peine parfois à faire des choix et peut devenir ambivalent, d’où les soutiens qu’il a dû trouver dans d’autres courants d’idées  – en Suisse le radicalisme – pour gérer ses contradictions».

Un message d’actualité

Guillaume Poisson, lui, voit dans ces ambivalences un processus évolutif: « Le libéralisme n’est pas né en un jour; ces intellectuels n’étaient ni de gauche ni de droite, ils se nourrissaient de diverses influences et tâtonnaient pour trouver le meilleur type de gouvernement ». Un avis partagé par Eric Rochat qui estime que le libéralisme est en changement permanent et que c’est là son essence. Le message de Constant et des autres n’en reste pas moins d’une actualité frappante, selon Léonard Burnand qui rappelle que la crise sanitaire a posé de façon aigue la question des libertés fondamentales de l’individu et de l’immission éventuelle de l’Etat dans la sphère privée.

 

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Benjamin Constant, par Léonard Burnand, chez Perrin.

Sismondi, les facettes d’une pensée, dirigé par Guillaume Poisson, Institut Benjamin Constant/UNIL – Société d’histoire de la Suisse romande.

La Régénération, le libéralisme à l’épreuve du pouvoir (1830-1847), Olivier Meuwly, Presses polytechniques et universitaires romandes, collection du Savoir suisse.

Charles Secrétan, une utopie libérale, Olivier Meuwly, Infolio, collection Presto.

Mais entrez donc!, Eric Rochat, éditions de l’Aire

 

 

La presse internationale évoque le retour de Sunny Hill à Prishtina

Le gouvernement du Kosovo et les autorités de la capitale ont uni leurs forces lundi pour ramener à la maison le festival international de musique fondé par le père de Dua Lipa, qui avait été déplacé à la suite d’un différend avec les organisateurs – écrit l’Associated Press.

Il y a une semaine, le Sunny Hill Festival a annoncé qu’il déménageait en Albanie voisine après qu’un différend politique entre le parti au pouvoir au Kosovo et le parti au pouvoir à Pristina a empêché les organisateurs d’obtenir l’autorisation d’organiser le festival, qui rassemble quotidiennement plus de de 15 000 personnes.

Dukagjin Lipa, le père et manager de la chanteuse, né au Kosovo, a déclaré qu’il avait pris la décision “difficile mais nécessaire” d’organiser l’événement du 4 au 7 août dans la capitale albanaise, Tirana.

Les organisateurs demandent depuis trois ans aux autorités kosovares de leur permettre de gérer une zone de 17 hectares de parc où ils assurent qu’ils construiront l’infrastructure nécessaire pour accueillir le festival annuel et la laisseront à usage libre pour le reste de l’année.

Une déclaration conjointe du ministère de la Culture et de la municipalité de Pristina a été publiée lundi où il est affirmé qu’ils avaient convenu d’organiser l’édition de cette année à Pristina – “à la maison” – mais également de continuer à discuter de la tenue du festival à son lieu habituel à partir de la prochaine année – poursuit l’article d’AP qui a été diffusé par de nombreux autres médias internationaux.

Une édition spéciale avec une différente programmation d’artistes se tiendra dans la capitale de l’Albanie, Tirana, du 26 au 28 août.

Les organisateurs ont déclaré que les artistes de cette année comprendront Diplo, Skepta, DJ Regard, AJ Tracey, Mahmood et des artistes albanais, ainsi que deux des plus grands artistes du monde dont les noms n’ont pas encore été révélés.

Le Sunny Hill Festival a fait ses débuts dans la capitale du Kosovo, Pristina, en 2018 et a eu lieu à nouveau en 2019, attirant des artistes internationaux, dont Dua Lipa. Le festival a apporté une publicité inestimable au Kosovo. L’événement a été suspendu en 2020 et 2021 en raison de la pandémie.